Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 440 →- (א) אם הוא וכו' - דכתיב שאור לא ימצא בבתיכם משמע אפילו השאור אינו שלו לגמרי ג"כ אסור מן התורה מיהו עכ"פ מיירי בשקיבל עליו אחריות ואחשביה קרא כשלו עי"ז דבפקדון בעלמא שלא באחריות ליכא איסורא להשהות מדכתיב קרא אחרינא לא יראה לך ודרשינן שלך אי אתה רואה אבל אתה רואה של אחרים:(1) S'il, etc. – Car il est écrit : « Le levain ne sera pas trouvé dans vos maisons » (Exode 12, 19), ce qui implique que même si le levain n'est pas entièrement à lui, c'est aussi interdit de la Torah. Toutefois, il s'agit en tout cas du cas où il a accepté sur lui la responsabilité, et le verset l'a considéré comme sien de ce fait ; car pour un simple dépôt, sans responsabilité, il n'y a pas d'interdit à le garder, puisqu'un autre verset est écrit : « Il ne sera pas vu chez toi » (Exode 13, 7), et nous en déduisons : le tien, tu ne le vois pas, mais tu vois celui des autres.
séif katan 1
- (ב) חייב באחריות וכו' - מיירי שקיבל עליו אחריות בהדיא וקנו מידו דאל"ה אין דין שומרים לעכו"ם כדמבואר בחו"מ סימן ש"א ס"א וס"ד. ואם דין המלכות שמתחייב באחריות אפילו בסתמא משעה שנעשה שומר אף בלא קנין נמי הוי ברשותא דישראל ואפילו לא התנה שיהא חייב באחריות גניבה וכדמבואר לקמיה:(2) Responsable, etc. – Il s'agit du cas où il a accepté explicitement sur lui la responsabilité et qu'on a effectué un acte d'acquisition (kinyan) de sa main ; car sinon, il n'y a pas de lois de gardiens (chomrim) à l'égard d'un non-Juif, comme cela est expliqué dans le 'Hochen Michpat, siman 301, séifim 1 et 4. Et si la loi du royaume (la loi civile) est qu'il devient responsable, même sans précision, dès le moment où il est devenu gardien, même sans kinyan, c'est aussi considéré comme en possession du Juif, même s'il n'a pas stipulé qu'il serait responsable du vol, comme cela est expliqué plus loin.
séif katan 2
- (ג) בכ"מ ברשותו - ואפילו השכיר או השאיל לו מקום בפ"ע לחמצו בביתו או בחצירו נמי לא מהני אם קיבל עליו אחריות דקיי"ל שכירות לא קניא וא"כ הרי מונח החמץ בביתו של ישראל. מ"מ בדיעבד אם השהה אצלו החמץ עד לאחר הפסח יש לסמוך על הפוסקים דס"ל דהיכא שמיחד לו מקום לחמצו אינו עובר בבל יראה אף שקיבל עליו אחריות דבעינן שיהא החמץ מצוי תחת ידו של ישראל כפקדון בעלמא שהוא תחת רשותו לטלטל ולהניח בכל פנה שרוצה ובייחד לו מקום בפ"ע לא מיקרי מצוי ומותר החמץ לאכול וליהנות ממנו. ויחוד מקום מיקרי כשמיחד לו בפניו בית או חדר או זוית בתוך ביתו בשכירות או בשאלה אבל אם קיבל ממנו פקדון בלי יחוד מקום ואח"כ יחד לו מקום שלא מדעת העכו"ם בעל הפקדון לא מהני דשמא העכו"ם אינו חפץ שיהיה מונח חמצו אלא ברשות ישראל ואפילו עשה מחיצה ג"כ לא מהני:(3) En tout lieu sous son autorité – Et même s'il lui a loué ou prêté un endroit particulier pour son 'hamets, dans sa maison ou dans sa cour, cela n'est pas non plus efficace s'il a accepté sur lui la responsabilité ; car nous tenons pour règle que la location n'acquiert pas (le lieu loué ne sort pas de la propriété du bailleur), et ainsi, voici que le 'hamets se trouve dans la maison du Juif. Malgré tout, bediavad (a posteriori), s'il a gardé chez lui le 'hamets jusqu'après Pessa'h, on peut s'appuyer sur les décisionnaires qui pensent que là où il lui a réservé un endroit pour son 'hamets, il ne transgresse pas bal yéraé, même s'il a accepté sur lui la responsabilité ; car il faut que le 'hamets se trouve sous la main du Juif, comme un simple dépôt qui est sous son autorité, de sorte qu'il peut le déplacer et le poser dans n'importe quel coin qu'il veut ; et lorsqu'il lui a réservé un endroit particulier, cela ne s'appelle pas « trouvé » (chez lui), et le 'hamets est permis à la consommation et au profit. Et cela s'appelle « réserver un endroit » lorsqu'il lui réserve, en sa présence, une maison, une pièce ou un coin à l'intérieur de sa maison, en location ou en prêt ; mais s'il a reçu de lui un dépôt sans réserver d'endroit, et qu'ensuite il lui a réservé un endroit à l'insu du non-Juif propriétaire du dépôt, cela n'est pas efficace, car peut-être le non-Juif ne souhaite-t-il pas que son 'hamets soit posé ailleurs que dans le domaine du Juif ; et même s'il a fait une cloison, cela n'est pas non plus efficace.
séif katan 3
- (ד) חייב - בשעה שהגיע זמן הביעור אם אין העכו"ם כאן שיחזירו לו ואם מהני בזה ביטול ומכירה כמו בחמץ שלו יש דעות באחרונים דהרבה מהם ס"ל דלא מהני כיון שאין גוף החמץ שלו והרבה מהם מקילין בדבר (עיין בספר שדי חמד במערכת חמץ ומצה סימן ה' אות ל"ג) ולפי דעת מ"א בסק"א יש תקנה שיחזור ויפקידו ביד עכו"ם אחר או שימכור הבית שהחמץ מונח בו לעכו"ם והעכו"ם יקבל עליו אחריות של גניבה ואבידה והנכון שיעשה שניהם דהיינו מכירת הבית וגם מכירת החמץ:(4) Il est obligé – de le détruire au moment où arrive l'heure de la destruction, si le non-Juif n'est pas là pour qu'il le lui rende. Et quant à savoir si l'annulation et la vente sont efficaces dans ce cas, comme pour son propre 'hamets, il y a des avis divergents chez les A'haronim : beaucoup d'entre eux pensent que ce n'est pas efficace, puisque le 'hamets lui-même n'est pas à lui, et beaucoup d'entre eux sont indulgents sur ce point (voir le livre Sdei 'Hemed, section 'Hamets et Matsa, siman 5, paragraphe 33). Et selon l'avis du Maguen Avraham au séif katan 1, il y a une solution : qu'il le dépose à son tour entre les mains d'un autre non-Juif, ou qu'il vende la maison dans laquelle le 'hamets est posé à un non-Juif, et que le non-Juif accepte sur lui la responsabilité du vol et de la perte. Et il convient qu'il fasse les deux, c'est-à-dire la vente de la maison et aussi la vente du 'hamets.
séif katan 4
- (ה) לבערו - ואם עבר ולא ביערו ועבר עליו הפסח דעת הרבה פוסקים דאסור באכילה ובהנאה כמו חמץ של ישראל שעבר עליו הפסח ומכ"מ אם בא אותו הנכרי אחר הפסח רשאי להחזיר לו החמץ ולא איכפת לן במה שנהנה מזה שפורע חובו ובמקום דיש לחוש שיחזור העכו"ם וימכרנו לישראל ויכשל ישראל באיסור חמץ שעבר עליו הפסח י"ל דאסור להחזיר לו ויש מקילין בעיקר דין זה ולדידהו לא גזרו חכמים בחמץ שעבר עליו הפסח אלא בחמצו של ישראל ולא בחמצו של עכו"ם המופקד ביד ישראל ויש לסמוך עלייהו עכ"פ לענין היתר הנאה:(5) De le détruire – Et s'il a transgressé et ne l'a pas détruit, et que Pessa'h est passé dessus, l'avis de nombreux décisionnaires est qu'il est interdit à la consommation et au profit, comme le 'hamets d'un Juif sur lequel Pessa'h est passé. Malgré tout, si ce non-Juif vient après Pessa'h, il est permis de lui rendre le 'hamets, et peu nous importe le profit qu'il en tire en acquittant sa dette. Et là où il y a lieu de craindre que le non-Juif ne le revende à un Juif, et que le Juif ne trébuche dans l'interdit de 'hamets sur lequel Pessa'h est passé, on peut dire qu'il est interdit de le lui rendre. Et certains sont indulgents sur le fond même de cette loi : selon eux, les Sages n'ont décrété l'interdit sur le 'hamets sur lequel Pessa'h est passé que pour le 'hamets d'un Juif, et non pour le 'hamets d'un non-Juif déposé entre les mains d'un Juif ; et on peut s'appuyer sur eux, au moins pour la permission d'en tirer profit.
séif katan 5
- (ו) ואפילו חזר והפקידו וכו' - שהרי הוא כשלו מכיון שקיבל עליו אחריות וא"כ הו"ל כמפקיד חמצו ביד נכרי דאסור כמבואר בס"ד. ואפילו אם הנכרי האחר קיבל עליו כל האחריות שהיה על הישראל אעפ"כ אסור דהא לא נפקע עי"ז האחריות מן הישראל לגבי עכו"ם ראשון ויש מקילין בזה כיון דמ"מ גוף החמץ אינו שלו וגם אינו בביתו ואי משום דקיבל עליו אחריות דגניבה ואבידה הרי כנגדו קיבל העכו"ם השני על עצמו. ולדעתם הוא הדין כשמכר החדר שהחמץ מונח בו לעכו"ם ג"כ שרי אם העכו"ם זה קיבל עליו אחריות של גניבה ואבידה [פמ"ג]:(6) Et même s'il l'a ensuite déposé à son tour, etc. – Car voici qu'il est comme le sien, puisqu'il a accepté sur lui la responsabilité ; et ainsi, c'est comme celui qui dépose son 'hamets entre les mains d'un non-Juif, ce qui est interdit, comme cela est expliqué au séif 4. Et même si l'autre non-Juif a accepté sur lui toute la responsabilité qui incombait au Juif, c'est malgré tout interdit, car la responsabilité du Juif envers le premier non-Juif n'a pas été supprimée par là. Et certains sont indulgents sur ce point, puisque de toute façon le 'hamets lui-même n'est pas à lui et qu'il n'est pas non plus dans sa maison ; et quant au fait qu'il ait accepté sur lui la responsabilité du vol et de la perte, voici qu'en contrepartie le second non-Juif l'a acceptée sur lui-même. Et selon leur avis, il en va de même lorsqu'il a vendu à un non-Juif la pièce dans laquelle le 'hamets est posé : c'est aussi permis, si ce non-Juif a accepté sur lui la responsabilité du vol et de la perte [Peri Megadim].
séif katan 6
- (ז) נכרי אחר - שאינו בעליו לאפוקי כשחזר והפקידו ביד בעליו דשרי דהו"ל כמקבל אחריות על חמצו של עכו"ם בבית עכו"ם דשרי:(7) Un autre non-Juif – Qui n'en est pas le propriétaire ; à l'exclusion du cas où il l'a déposé à son tour entre les mains de son propriétaire, ce qui est permis, car c'est comme un Juif qui accepte la responsabilité du 'hamets d'un non-Juif se trouvant dans la maison du non-Juif, ce qui est permis.
séif katan 7
- (ח) וי"א וכו' - ולכתחלה יש לחוש לדעה זו לפיכך אם העכו"ם בעל הפקדון לפניו צריך להחזיר לו ואם אין העכו"ם כאן יעשה מכירת חמץ ויבטל ג"כ (ואף דלהרבה פוסקים אין מועיל מכירה ובטול בחמץ שאין הגוף שלו מ"מ בכגון זה יש לסמוך על המקילין) אך בדיעבד כשכבר הגיע שעה ששית שאי אפשר למוכרו לעכו"ם כמו שיתבאר בסימן תמ"ג יש לסמוך אסברא ראשונה ואין הישראל חייב לבערו מן העולם אלא מותר להשהות חמץ זה עד שיביא בעליו העכו"ם לעיר אפילו בא בתוך הפסח יחזיר לו חמצו מיד בבואו כדי לצאת מחשש איסור של תורה שיש בשהיה זו לפי סברת הי"א (רק שיזהר שלא יגע בידיו כמו שיתבאר בסימן תמ"ד) ואחר הפסח מותר לאכול ממנו אפילו לא החזירו לבעליו:(8) Et certains disent, etc. – Et lekhat'hila, il faut tenir compte de cet avis. C'est pourquoi, si le non-Juif propriétaire du dépôt est devant lui, il doit le lui rendre ; et si le non-Juif n'est pas là, il fera une vente du 'hamets et l'annulera aussi (et bien que, selon de nombreux décisionnaires, la vente et l'annulation ne soient pas efficaces pour un 'hamets dont le corps n'est pas à lui, malgré tout, dans un cas comme celui-ci, on peut s'appuyer sur les indulgents). Mais bediavad, lorsque la sixième heure est déjà arrivée, où il n'est plus possible de le vendre à un non-Juif, comme cela sera expliqué au siman 443, on peut s'appuyer sur le premier avis, et le Juif n'est pas obligé de le détruire du monde ; il est plutôt permis de garder ce 'hamets jusqu'à ce que son propriétaire non-Juif vienne en ville. Même s'il vient pendant Pessa'h, il lui rendra son 'hamets dès son arrivée, afin de sortir du doute d'interdit de la Torah que comporte cette garde selon l'opinion des « certains disent » (seulement, qu'il prenne garde à ne pas le toucher de ses mains, comme cela sera expliqué au siman 444). Et après Pessa'h, il est permis d'en manger, même s'il ne l'a pas rendu à son propriétaire.
séif katan 8
- (ט) ויש חולקים - דכיון שהישראל לא קיבל עליו אחריות והוא פטור מדין התורה ומדין המלכות אין החמץ נחשב כשלו ע"י כפיית העכו"ם. ומ"מ העיקר כדעה הראשונה ועיין לעיל ס"ק ד' ומ"מ אם עבר עליו ולא ביערו ועבר עליו הפסח אין להחמיר ואפילו באכילה מותר:(9) Mais certains sont en désaccord – Car puisque le Juif n'a pas accepté sur lui la responsabilité et qu'il est exempt selon la loi de la Torah et selon la loi du royaume, le 'hamets n'est pas considéré comme le sien du fait de la contrainte du non-Juif. Malgré tout, l'essentiel est conforme au premier avis ; et voir plus haut, séif katan 4. Mais s'il a transgressé, ne l'a pas détruit et que Pessa'h est passé dessus, il n'y a pas lieu d'être rigoureux, et même à la consommation il est permis.
séif katan 9
- (י) אינו חייב לבערו - אבל בפסח אינו רשאי לכתחלה לקבל כלל פקדון חמץ אפי' בלא אחריות ואפילו בחנם (אחרונים):(10) Il n'est pas obligé de le détruire – Mais pendant Pessa'h, il n'a pas le droit, lekhat'hila, d'accepter le moindre dépôt de 'hamets, même sans responsabilité et même gratuitement (A'haronim).
séif katan 10
- (יא) כגון שהוא גר תושב - ר"ל שנתיישב בארצך ויד ישראל שולטת עליו והו"א שממונו כממונך וצריך אתה להוציא פקדונו מרשותך קמ"ל דלא:(11) Par exemple s'il est un guer tochav – C'est-à-dire un non-Juif qui s'est installé dans ton pays et sur lequel la main d'Israël domine ; on aurait pu penser que son argent est comme ton argent et que tu dois faire sortir son dépôt de ton domaine : il nous enseigne que non.
séif katan 11
- (יב) מחיצה - ומחיצה של סדין לא סגי לפי שהולכין ובאין תחתיו:(12) Une cloison – Et une cloison de drap ne suffit pas, car on va et vient par-dessous.
séif katan 12
- (יג) כדי שלא ישכח וכו' - ואע"ג דבשאר איסורי אכילה והנאה לא בעינן מחיצה הכא שאני משום דלא בדילי מיניה כולי שתא חיישינן שלא יבא לאכלו להכי בעינן מחיצה להיכרא ובכפיית כלי ע"ג החמץ לא סגי דדילמא ינטל הכלי לצורך תשמישו ויתגלה החמץ ולא התירו כפיית כלי [בסימן תמ"ו ס"א] אלא במוצא חמץ בביתו ביו"ט שא"א לעשות מחיצה וגם שאינו אלא לזמן מועט דבלילה יבערנו:(13) Afin qu'il n'oublie pas, etc. – Et bien que pour les autres interdits de consommation et de profit nous n'exigions pas de cloison, ici c'est différent : comme on ne s'en abstient pas de toute l'année, nous craignons qu'il ne vienne à le manger ; c'est pourquoi nous exigeons une cloison comme signe distinctif. Et retourner un ustensile sur le 'hamets ne suffit pas, car peut-être l'ustensile sera-t-il pris pour son usage et le 'hamets sera découvert ; et ils n'ont permis de retourner un ustensile [au siman 446, séif 1] que pour celui qui trouve du 'hamets dans sa maison le Yom Tov, où il est impossible de faire une cloison, et aussi parce que ce n'est que pour peu de temps, car le soir il le détruira.
séif katan 13
- (יד) ונכרי שהניח וכו' - אשמעינן דגם בעכו"ם שהניח בלי רשותו כלל ג"כ דינא כמו בחמצו או בחמץ של נכרי שהופקד תחת ידו דקודם יו"ט צריך לעשות מחיצה דוקא וביו"ט שא"א לעשות מחיצה צריך עכ"פ כפיית כלי והטעם דגם בזה חיישינן שמא יבא לאכלו:(14) Et un non-Juif qui a laissé, etc. – Il nous enseigne que même pour un non-Juif qui l'a laissé tout à fait sans sa permission, la loi est aussi comme pour son 'hamets (celui du guer tochav) ou pour le 'hamets d'un non-Juif déposé sous sa main : avant le Yom Tov, il faut faire précisément une cloison ; et le Yom Tov, où il est impossible de faire une cloison, il faut au moins retourner un ustensile ; et la raison est qu'ici aussi nous craignons qu'il ne vienne à le manger.
séif katan 14
- (טו) אבל אם הוא קודם יו"ט וכו' - שאפשר לעשות מחיצה וה"ה במוצאי יו"ט דהיינו בלילה הראשון של חול המועד מכיון שאפשר לו בעשית מחיצה צריך לעשות מחיצה וכן אם הניח העכו"ם בחול המועד ג"כ צריך מחיצה עשרה אפילו יודע שהעכו"ם יחזור ויקחהו אחר יום או יומים מיהו אם יודע שהעכו"ם יחזור ויקחהו באותו יום גופא יש להקל דדי בכפיית כלי:(15) Mais si c'est avant le Yom Tov, etc. – Où il est possible de faire une cloison. Et il en va de même à l'issue du Yom Tov, c'est-à-dire la première nuit de 'Hol HaMoèd : puisqu'il lui est possible de faire une cloison, il faut faire une cloison. Et de même, si le non-Juif l'a laissé pendant 'Hol HaMoèd, il faut aussi une cloison de dix téfa'him, même s'il sait que le non-Juif reviendra le prendre après un jour ou deux. Toutefois, s'il sait que le non-Juif reviendra le prendre le jour même, on peut être indulgent : il suffit de retourner un ustensile.
séif katan 15
- (טז) אין בכך כלום - דשלך אי אתה רואה אבל אתה רואה של אחרים. ולשמא יבא לאוכלו ליכא למיחש (כמו שחששו במופקד בידו והצריכוהו משום זה לעשות מחיצה) דהא החמץ הוא תחת יד העכו"ם והוא משמרו:(16) Cela ne pose aucun problème – Car le tien, tu ne le vois pas, mais tu vois celui des autres. Et il n'y a pas à craindre qu'il ne vienne à le manger (comme on l'a craint pour le 'hamets déposé entre ses mains, et qu'on l'a obligé pour cela à faire une cloison), car le 'hamets est sous la main du non-Juif, et c'est lui qui le garde.
séif katan 16
- (יז) להעלותו עמו - ר"ל שלא יאכלו יחדו על השלחן שמא יתערב חמץ במאכלו של ישראל:(17) De le faire monter avec lui – C'est-à-dire qu'ils ne mangent pas ensemble à table, de peur que du 'hamets ne se mélange à la nourriture du Juif.
séif katan 17
- (יח) ואפילו בהפסק מפה - ואע"פ דאם א' אוכל בשר וא' אוכל חלב על שלחן א' שרי אם מפה מפסקת חמץ שאני שהוא במשהו ורחוק הדבר שלא יתערב פרור אחד של העכו"ם בשל ישראל ואסור והסכימו האחרונים דאפילו אם אין לו היכרות עם עכו"ם זה דאין לחוש שמא ישכח ויאכל מחמצו ג"כ אסור ומטעם הנ"ל שמא מתערב פרור חמץ מעצמו במאכלו של ישראל. וכ"ז שאוכלים בשעה אחת אבל בשעה שאינו אוכל מותר לו להניח לעכו"ם לאכול על שלחנו רק שיזהר הישראל לנקות השלחן ולהדיחו יפה אחר אכילת העכו"ם שלא ישארו שם פרורין מחמצו וכן צריך ליזהר כשילך העכו"ם מביתו שיטול כל חמצו ולא ישתייר ממנו מאומה:(18) Même avec une nappe interposée – Et bien que si l'un mange de la viande et l'autre du lait à une même table, ce soit permis si une nappe les sépare, le 'hamets est différent, car il interdit en quantité infime (bemachehou), et il est improbable qu'une seule miette du non-Juif ne se mélange pas à la nourriture du Juif ; c'est donc interdit. Et les A'haronim ont convenu que même s'il n'a pas de familiarité avec ce non-Juif, de sorte qu'il n'y a pas à craindre qu'il n'oublie et ne mange de son 'hamets, c'est aussi interdit, pour la raison mentionnée : de peur qu'une miette de 'hamets ne se mélange d'elle-même à la nourriture du Juif. Et tout cela lorsqu'ils mangent en même temps ; mais au moment où il ne mange pas, il lui est permis de laisser le non-Juif manger sur sa table, seulement le Juif doit prendre garde à nettoyer la table et à bien la rincer après le repas du non-Juif, afin qu'il n'y reste pas de miettes de son 'hamets. Et de même, il faut prendre garde, lorsque le non-Juif quitte sa maison, qu'il emporte tout son 'hamets et qu'il n'en reste rien.
séif katan 18
- (יט) אע"פ שקבל עליו וכו' - שהרי מ"מ גוף הממון הוא שלו ולא אמרו לעיל בס"א דקבלת אחריות נחשב כשלו אלא לענין זה דע"י קבלת אחריות יש לו שייכות וזכות בגוה אע"ג שאינו שלו בעצם ומשום זכות זה חייביה רחמנא בביעור אבל בהיפוך היכי שהדבר הוא שלו רק שאחר קיבל עליו אחריות בזה אין סברא לומר דהחמץ נפקע מרשותו ע"י קבלת אחריות של אחר:(19) Bien que le dépositaire ait accepté sur lui, etc. – Car malgré tout, le bien lui-même est à lui (au déposant) ; et l'on n'a dit plus haut, au séif 1, que l'acceptation de la responsabilité est considérée comme si le bien était à lui que pour ceci : par l'acceptation de la responsabilité, il a un lien et un droit sur le bien lui-même, bien qu'il ne soit pas à lui en substance, et à cause de ce droit, la Torah l'a obligé à le détruire. Mais dans le cas inverse, où la chose est à lui et que seul un autre a accepté sur lui la responsabilité, il n'y a pas de raison de dire que le 'hamets sort de son domaine par l'acceptation de la responsabilité par un autre.
séif katan 19
- (כ) עובר עליו - עובר עליו אף המפקיד כצ"ל. דהנפקד ג"כ עובר אף שאינו שלו דהא קיבל עליו אחריות ויש לו שייכות בגוה וכההיא דלעיל ס"א וכנ"ל ואם אין המפקיד בביתו כיצד יעשה הנפקד בערב פסח יתבאר לקמן סימן תמ"ג עי"ש:(20) Transgresse à son sujet – Il faut lire : « même le déposant transgresse à son sujet ». Car le dépositaire transgresse aussi, bien qu'il ne soit pas à lui, puisqu'il a accepté sur lui la responsabilité et qu'il a un lien avec le bien lui-même, comme dans le cas plus haut, au séif 1, et comme mentionné. Et si le déposant n'est pas chez lui, ce que doit faire le dépositaire la veille de Pessa'h sera expliqué plus loin, au siman 443 ; voir là-bas.
séif katan 20