Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 429 →- (א) שואלין בהלכות פסח וכו' - שהרי משה עומד בפסח ראשון ומזהירן על כל הלכות פסח שני וה"ה בשאר יו"ט נמי דורשין קודם לכן ל' יום בהלכותיהן ועיין בביאור הגר"א שדעתו דבעצרת סגי מיום א' בסיון וי"א דהחיוב שלשים יום הוא רק בפסח משום דיש בהן הלכות רבות כגון טחינת חטים ואפיית המצות והגעלת כלים וביעור חמץ שאלו אם אין עושין אותן כהלכותיהן קודם פסח לית להו תקנה בפסח משא"כ בשאר יו"ט די באיזה ימים קודם ועכ"פ ביו"ט גופא לכו"ע צריך לשאול ולדרוש בכל יו"ט בהלכותיה וכדאיתא בסוף מגילה [דף לב] משה תיקן להם לישראל שיהו שואלין ודורשין בענינו של יום הלכות פסח בפסח הלכות עצרת בעצרת והלכות חג בחג:(1) on interroge les lois de Pessa'h, etc. – car Moché, au premier Pessa'h, se tenait et les avertissait de toutes les lois du deuxième Pessa'h (Pessa'h Chéni). Et il en est de même pour les autres fêtes : on expose aussi leurs lois trente jours avant. Et voir le Biour du Gaon de Vilna, dont l'avis est que pour Atséret il suffit (de commencer) dès le premier Sivan. Et certains disent que l'obligation de trente jours ne concerne que Pessa'h, parce qu'il comporte de nombreuses lois, comme la mouture du blé, la cuisson des matsot, la cachérisation (hag'ala) des ustensiles et l'élimination du 'hamets, qui, si on ne les accomplit pas selon leurs lois avant Pessa'h, n'ont plus de remède pendant Pessa'h ; ce qui n'est pas le cas des autres fêtes, pour lesquelles quelques jours avant suffisent. En tout cas, pendant la fête elle-même, selon tous, il faut interroger et exposer, à chaque fête, ses lois, comme il est rapporté à la fin de (traité) Méguila [32a] : « Moché a institué pour Israël qu'ils interrogent et exposent sur le sujet du jour : les lois de Pessa'h à Pessa'h, les lois d'Atséret à Atséret et les lois de la fête (Soukkot) à la fête. »
séif katan 1
- (ב) שלשים יום - ומתחילין מיום הפורים עצמו. ועכשיו נוהגין לדרוש בשבת הגדול [כשאין ע"פ חל בו דאז צריך להקדים בשבת הקודם] ובשבת שובה [והעיקר להורות לעם דרכי ה' ללמד המעשה אשר יעשון דהיינו דיני הגעלה וביעור חמץ ואפיית המצה ושאר הלכות פסח וכן בשבת שובה לדרוש לפניהם הלכות יוה"כ וחג הסוכות לבד מה שדורש מענין התשובה אבל אם יהיה הדרשה רק בפלפול או דרוש בעלמא אין יוצאין בזה ידי חובתן] ומ"מ מצוה לכל אחד לעסוק בהלכות פסח ל' יום קודם וכן בחג עצמו [אחרונים]:(2) trente jours – et l'on commence dès le jour de Pourim lui-même. Aujourd'hui, on a l'usage de faire un discours (drasha) le Chabbat HaGadol [lorsque la veille de Pessa'h n'y tombe pas, car alors il faut l'avancer au Chabbat précédent] et le Chabbat Chouva [l'essentiel étant d'enseigner au peuple les voies de Hachem, de leur apprendre « l'action qu'ils doivent accomplir » (Exode 18, 20), c'est-à-dire les lois de la cachérisation, de l'élimination du 'hamets, de la cuisson de la matsa et les autres lois de Pessa'h ; et de même, le Chabbat Chouva, de leur exposer les lois de Yom Kippour et de la fête de Soukkot, en plus de ce qu'il expose sur le sujet du repentir ; mais si le discours n'est que du pilpoul (dialectique) ou une simple homélie, on ne s'acquitte pas par là de son obligation]. Néanmoins, c'est une mitsva pour chacun de s'occuper des lois de Pessa'h trente jours avant, ainsi que pendant la fête elle-même [A'haronim].
séif katan 2
- (ג) ומנהג וכו' - הוא מנהג קדום מזמן הגמרא והובא דבר זה בירושלמי פ"ק דב"ב ויכולין בני העיר לכפות זה לזה לענין זה:(3) et l'usage, etc. – c'est un usage ancien, depuis l'époque de la Guemara, et cela est rapporté dans le Talmud de Jérusalem, premier chapitre de Baba Batra ; et les habitants de la ville peuvent se contraindre mutuellement à ce sujet.
séif katan 3
- (ד) חטים לחלקן - ובמדינותינו המנהג לחלק להן קמח שעי"ז מקרבא הנייתה טפי ושיעור הנתינה הוא כפי צרכו לכל ימי הפסח ופשוט דאם הוא עני גדול ואין לו במה לאפות המצה צריך ליתן לו גם דמי האפיה דהוא בכלל די מחסורו אשר יחסר לו:(4) du blé pour le distribuer – et dans nos contrées, l'usage est de leur distribuer de la farine, car ainsi le profit en est plus immédiat ; et la mesure du don est selon ses besoins pour tous les jours de Pessa'h. Et il est évident que, s'il est très pauvre et n'a pas de quoi cuire la matsa, il faut lui donner aussi le coût de la cuisson, car cela fait partie de « ce qui suffit à son manque, ce qui lui manque » (Deutéronome 15, 8).
séif katan 4
- (ה) י"ב חודש - ואם אנו רואין שנכנס בעיר ע"ד להשתקע שם לאלתר חייב ועיין בשע"ת. ודין זה די"ב חודש שייך גם לעני שאז חייבים ליתן לו כשאר עניי העיר ואם דעתו להשתקע לאלתר חייבים ליתן לו וכתבו האחרונים בשם הסמ"ג דהאידנא נוהגים בכל הצדקות בין לענין בעה"ב בין לענין העניים בשלשים יום. ואפילו העני שאין דר פה ל' יום אף שאין מחויבים ליתן לו קמח לכל ימי הפסח בבת אחת מ"מ חייבים ליתן לו מצה בפסח כדרך שחייבים ליתן לו פת כל ימות השנה מזון ב' סעודות לכל יום ויום מימות החול שהוא שוהה בעיר ובשבת מזון ג' סעודות כמ"ש ביו"ד סימן רנ"ו ע"ש:(5) douze mois – et si nous voyons qu'il est venu dans la ville dans l'intention de s'y établir, il est obligé immédiatement ; et voir le Chaarei Techouva. Cette règle des douze mois s'applique aussi au pauvre : alors on est obligé de lui donner comme aux autres pauvres de la ville ; et si son intention est de s'y établir, on est obligé de lui donner immédiatement. Les A'haronim ont écrit au nom du Semag qu'aujourd'hui l'usage, pour toutes les tsedakot, tant en ce qui concerne le maître de maison (qui donne) qu'en ce qui concerne les pauvres, est (de fixer le délai) à trente jours. Et même au pauvre qui n'habite pas ici depuis trente jours, bien qu'on ne soit pas obligé de lui donner de la farine pour tous les jours de Pessa'h en une fois, on est néanmoins obligé de lui donner de la matsa à Pessa'h, de même qu'on est obligé de lui donner du pain tous les jours de l'année : la nourriture de deux repas pour chaque jour ouvrable où il séjourne dans la ville, et le Chabbat la nourriture de trois repas, comme il est écrit dans Yoré Dé'a, siman 256 ; voir là-bas.
séif katan 5
- (ו) ליתן לזה - ואפילו ת"ח הפטור ממס [אחרונים] ועיין בפמ"ג ושיעור הנתינה צריך להעריך על כל אחד לפי ממונו ואלה המשתמטים עצמם מליתן קמח עניים יש עון בידם. והנה ידוע שעיני העניים נשואות לזה וכשהם ישארו בדוחק וברעבון והוא יעלים עין בזה ידוע מה שאמר הגמרא סנהדרין ל"ה כל תענית וכו' ע"ש בפירש"י והוא ג"כ כעין זה:(6) doit donner pour cela – même un érudit (talmid 'hakham) exempté d'impôt [A'haronim] ; et voir le Peri Megadim. La mesure du don doit être évaluée pour chacun selon ses biens ; et ceux qui se dérobent pour ne pas donner (à la collecte de) « farine des pauvres » ont une faute à leur charge. Il est bien connu que les yeux des pauvres sont tournés vers cela ; et s'ils restent dans la gêne et la faim et que (le riche) ferme les yeux là-dessus, on sait ce qu'a dit la Guemara (Sanhédrin 35a) : « Tout jeûne, etc. » ; voir là-bas l'explication de Rachi : ceci aussi est du même ordre.
séif katan 6
- (ז) בכל חדש ניסן - מפני שי"ב נשיאים הקריבו בי"ב ימים וכל ימי הקרבן היה יו"ט שלו וע"פ וימי הפסח גופא ואסרו חג א"כ יצא רוב החודש בקדושה לפיכך עושין כולו קודש:(7) pendant tout le mois de Nissan – parce que les douze princes (nessiim) ont apporté (leurs offrandes) pendant douze jours, et chaque jour d'offrande était sa fête (pour le prince qui l'apportait) ; puis la veille de Pessa'h, les jours de Pessa'h eux-mêmes et Issrou 'Hag ; ainsi, la majeure partie du mois s'est passée dans la sainteté ; c'est pourquoi on en fait tout entier (un temps) saint.
séif katan 7
- (ח) צדקתך - גם אין אומרים בחודש ניסן הַיְּהִי רצון שאחר קריאת התורה ואין מזכירין בו נשמות וגם צדוק הדין והקדיש שאחריו אין אומרים. והכלל דצדוק הדין וצ"צ ורחום וחנון שוין וכן בע"ש ועיו"ט אחר חצות אין אומרים אבל בער"ח וערב חנוכה אחר חצות אומרים צדוק הדין. וטוב לקרות בניסן בכל יום הנשיא שלו וביום י"ג פרשת בהעלתך עד כן עשה את המנורה [אחרונים]:(8) « Tsidkatekha » – on ne dit pas non plus, au mois de Nissan, le « Yehi ratson » qui suit la lecture de la Torah, et on n'y fait pas le rappel des âmes (hazkarat nechamot) ; on ne dit pas non plus « Tsidouk HaDin » ni le Kaddich qui le suit. La règle est que « Tsidouk HaDin », « Tsidkatekha Tsédek » et « Ra'houm VeHanoun » sont équivalents. De même, la veille de Chabbat et la veille de Yom Tov après midi, on ne (les) dit pas ; mais la veille de Roch 'Hodech et la veille de 'Hanouka après midi, on dit « Tsidouk HaDin ». Et il est bien de lire, en Nissan, chaque jour (la section du) prince de ce jour, et le 13 (du mois) la paracha Beha'alotekha jusqu'à « ainsi il fit la Ménora » [A'haronim].
séif katan 8
- (ט) להזכיר בצבור - פי' דאין מזכירין התענית בצבור אבל מ"מ היחיד שנהג להתענות בה"ב מותר להתענות בו לדעת המחבר ומנהגנו כהרמ"א שאין להתענות כלל [אחרונים]:(9) de le mentionner en public – explication : on ne mentionne pas le jeûne en public ; mais néanmoins, un particulier qui a l'habitude de jeûner les lundi-jeudi-lundi (BaHaB) peut y jeûner selon l'avis de l'auteur (du Choulhan Aroukh) ; et notre usage suit le Rema : ne pas jeûner du tout [A'haronim].
séif katan 9
- (י) אפילו יום וכו' - היינו בכל החודש ניסן וכן ער"ח אייר ג"כ אין מתענין אפילו הנוהגים להתענות בכל ער"ח אבל החתן והכלה ביום חופתם נוהגים להתענות אפילו בר"ח ניסן מטעם שיתבאר בסימן תקע"ג [אחרונים]:(10) même le jour, etc. – c'est-à-dire pendant tout le mois de Nissan ; et de même, la veille de Roch 'Hodech Iyar, on ne jeûne pas non plus, même ceux qui ont l'habitude de jeûner chaque veille de Roch 'Hodech. Mais le fiancé et la fiancée, le jour de leur 'houppa (dais nuptial), ont l'usage de jeûner même à Roch 'Hodech Nissan, pour une raison qui sera expliquée au siman 573 [A'haronim].
séif katan 10
- (יא) אבל תענית חלום מתענין - ואין צריך למיתב תענית לתעניתו בחודש אייר כדי שיכופר לו על מה שהתענה בחודש ניסן על חלומו כמו שצריך לעשות מי שמתענה ת"ח בשבת ויו"ט ור"ח וחוש"מ שהוא צריך לישב בתענית על תעניתו כמו שנתבאר בסי' תי"ח. ואם התענה בשבת שבתוך ניסן ת"ח מותר להתענות ליום מחר ביום א' על מה שהתענה בשבת כיון שאיסור תענית זה אינו אלא מנהג. ואפילו אם חל ר"ח ניסן באחד בשבת ובשבת שלפניו התענה ת"ח מותר לו לישב בתענית בר"ח ניסן על מה שהתענה בשבת [אחרונים]:(11) mais un jeûne pour un rêve, on le jeûne – et il n'est pas nécessaire de jeûner, au mois d'Iyar, un jeûne pour son jeûne afin d'obtenir le pardon pour avoir jeûné au mois de Nissan à cause de son rêve, comme doit le faire celui qui fait un jeûne de rêve le Chabbat, à Yom Tov, à Roch 'Hodech et à 'Hol HaMoed, qui doit jeûner pour son jeûne, comme expliqué au siman 418. Et s'il a fait un jeûne de rêve un Chabbat de Nissan, il lui est permis de jeûner le lendemain, dimanche, pour avoir jeûné le Chabbat, puisque l'interdit de ce jeûne (en Nissan) n'est qu'un usage. Et même si Roch 'Hodech Nissan tombe un dimanche et qu'il a fait un jeûne de rêve le Chabbat précédent, il lui est permis de jeûner à Roch 'Hodech Nissan pour avoir jeûné le Chabbat [A'haronim].
séif katan 11
- (יב) מזמור לתודה - שלחמי תודה היו חמץ ואפילו בער"פ אסור להקריבה שיבוא לידי נותר:(12) « Mizmor letoda » – car les pains de l'offrande de reconnaissance (toda) étaient du 'hamets, et même la veille de Pessa'h il est interdit de l'apporter, car on en viendrait à (laisser) un reste (notar, consommé hors de son temps).
séif katan 12
- (יג) בערב פסח - ומשכימין לבהכ"נ בע"פ כדי שיגמור סעודתו קודם ד' שעות [מהרי"ל]:(13) la veille de Pessa'h – on se lève tôt pour (aller) à la synagogue la veille de Pessa'h, afin de terminer son repas avant (la fin de) la quatrième heure [Maharil].
séif katan 13
- (יד) אסרו חג - המנהג שלא להתענות בכל אסרו חג. ולהטיל איסור בבהכ"נ לצורך גדול מותר בניסן אף שאסור בתשרי [אחרונים]:(14) Issrou 'Hag – l'usage est de ne jeûner à aucun Issrou 'Hag. Et prononcer un interdit ('hérem) à la synagogue pour un besoin important est permis en Nissan, bien que ce soit interdit en Tichri [A'haronim].
séif katan 14