Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 428 →- (א) שאין קובעים בהם וכו' - עיין הטעם במ"ב:(1) où l'on ne fixe pas, etc. – vois la raison dans le Maguen Avraham.
séif katan 1
- (ב) וביום שיהיה חנוכה וכו' - הנה באמת זה אינו דהא חנוכה אפשר להיות ביום ה"ז ועצרת א"א להיות וכנ"ל אכן באמת שט"ס הוא וצ"ל וביום שיהיה עצרת יהיה חנוכה דהיינו החנוכה שאחריו אכן דזהו דוקא כשהשנה הוא כסדרה דהיינו חשון וכסלו אחד מלא ואחד חסר או שניהם חסרים אבל כששניהם מלאים יבוא יום א' של חנוכה ביום שאחר עצרת כגון אם יום א' של עצרת חל ביום ראשון יבוא חנוכה ביום ב':(2) et le jour où tombe 'Hanouka, etc. – en vérité, cela n'est pas (exact), car 'Hanouka peut tomber un jour HaZ (jeudi ou Chabbat), alors qu'Atséret ne le peut pas, comme (expliqué) plus haut. Mais en vérité, c'est une erreur de copiste, et il faut lire : « et le jour où tombe Atséret tombera 'Hanouka », c'est-à-dire le 'Hanouka qui le suit. Toutefois, cela n'est vrai que lorsque l'année est « régulière », c'est-à-dire que 'Hechvan et Kislev sont l'un plein et l'autre défectif, ou que tous deux sont défectifs ; mais lorsque tous deux sont pleins, le premier jour de 'Hanouka tombera le jour qui suit (celui d')Atséret : par exemple, si le premier jour d'Atséret tombe un dimanche, 'Hanouka tombera un lundi.
séif katan 2
- (ג) שהוקבעו בהם וכו' - כל אלו הימים שהוא חושב אם הר"ח הוא של שני ימים מפני שהחודש שעבר היה מלא קאי הסימן על יום שני של ר"ח שממנו מתחיל למנות מנין ימי החודש:(3) où ont été fixés, etc. – tous ces jours qu'il énumère : si Roch 'Hodech est de deux jours, parce que le mois écoulé était plein, le moyen mnémotechnique se rapporte au deuxième jour de Roch 'Hodech, à partir duquel on commence à compter le nombre des jours du mois.
séif katan 3
- (ד) מרחשון גדו"א - ט"ס הוא וצ"ל בדה"ז ויש שרוצים ליישבו דקאי על יום א' דחודש מרחשוון שחל באלו הימים ודוחק גדול הוא דמאי שנא דבזה החודש נתן הסימן על יום א' שלו מה שלא עשה כן בשאר החדשים [פר"ח]:(4) Mar'hechvan GaDOA – c'est une erreur de copiste, et il faut lire BaDaHaZ (lundi, mercredi, jeudi, Chabbat). Certains veulent l'expliquer (en disant) que cela se rapporte au premier jour du mois de Mar'hechvan, qui tombe ces jours-là ; mais c'est une explication très forcée : pourquoi, pour ce mois-ci, aurait-il donné le moyen mnémotechnique de son premier jour, ce qu'il n'a pas fait pour les autres mois ? [Peri 'Hadach].
séif katan 4
- (ה) שהוא שמחת תורה - היינו לבני חו"ל שעושין שמיני עצרת שני ימים וחל ש"ת ביום כ"ג לחודש תשרי:(5) qui est Sim'hat Torah – c'est-à-dire pour les habitants de l'extérieur d'Israël ('houts laArets), qui célèbrent Chemini Atséret deux jours, et Sim'hat Torah tombe le 23 du mois de Tichri.
séif katan 5
- (ו) מבה"ח מעוברת - הוא סימן שהה"א מורה שיום ר"ה היה חל ביום ה' והחי"ת מורה שאותה השנה היתה חסרה [ר"ל שחשוון וכסלו היו שניהם חסרים] ורמ"א מוסיף וה"ש מעוברת וזה ג"כ סימנא שהה"א מורה על יום ר"ה שחל ביום ה"א והשי"ן מורה שאותה השנה היתה שלמה [דהיינו שחשוון וכסלו היו מלאים] ור"ל כשחל ר"ה ביום ה' והשנה היתה מעוברת בין שאלו החדשים שלמים או חסרים קורין פרשת נח בר"ח חשוון וממילא ניתוסף שבת אחת לקריאה וע"כ קורין פרשת אחרי קודם הפסח:(6) sauf dans Ha'h embolismique – c'est un moyen mnémotechnique : le hé indique que Roch Hachana tombait le jeudi (5e jour), et le 'het indique que cette année était défective [c'est-à-dire que 'Hechvan et Kislev étaient tous deux défectifs]. Et le Rema ajoute : « et Hach embolismique », et c'est aussi un moyen mnémotechnique : le hé indique que Roch Hachana tombait le 5e jour, et le chin indique que cette année était complète [c'est-à-dire que 'Hechvan et Kislev étaient pleins]. Il veut dire : lorsque Roch Hachana tombe un jeudi et que l'année est embolismique, que ces mois soient complets ou défectifs, on lit la paracha Noa'h à Roch 'Hodech 'Hechvan ; de ce fait, il s'ajoute un Chabbat pour la lecture, et c'est pourquoi on lit la paracha A'harei (Mot) avant Pessa'h.
séif katan 6
- (ז) ביום ב"ג - ר"ל שחל יום א' של ר"ה ביום ב' או ביום ג':(7) un jour BaG – c'est-à-dire que le premier jour de Roch Hachana tombe le lundi ou le mardi.
séif katan 7
- (ח) ב"ג המלך - פי' המלך היינו ר"ה שאומרים המלך המשפט כשחל ביום ב' או ג' פת וילך מלשון פתות אותה פתים שמחלקים נצבים וילך לשתים:(8) BaG HaMélekh – explication : « HaMélekh » (le Roi) désigne Roch Hachana, où l'on dit « HaMélekh hamichpat » (le Roi du jugement) ; (cela s'applique) lorsqu'il tombe le lundi ou le mardi. « Pat Vayélekh » vient de l'expression : « Tu la rompras en morceaux (patot ota pitim) » (Lévitique 2, 6), car on divise Nitsavim et Vayélekh en deux.
séif katan 8
- (ט) כשראש השנה ביום ה"ו - כשר"ה ביום ה"ז כצ"ל. וכן איתא בטור ובספרי ש"ע ישנים ור"ל שחל יום א' של ר"ה ביום ה' או ביום ז' דביום וי"ו א"א לחול כנ"ל:(9) lorsque Roch Hachana est un jour HO – il faut lire : « lorsque Roch Hachana est un jour HaZ » (jeudi ou Chabbat), et c'est ainsi dans le Tour et dans les anciennes éditions du Choulhan Aroukh. Il veut dire : que le premier jour de Roch Hachana tombe le jeudi ou le Chabbat, car le vendredi il ne peut pas tomber, comme (expliqué) plus haut.
séif katan 9
- (י) פקדו ופסחו - פקדו לשון צוו כלומר צו קורין סמוך לפסח. סגרו לשון מצורע מוסגר. מנו ועצרו פי' במדבר שהוא מנין בני ישראל קודם עצרת. צומו היינו ט"ב וצלו היינו ואתחנן. קומו ותקעו היינו נצבים קודם תקיעת ר"ה. כשחל יום א' של פסח בשבת דאז בני א"י שעושין פסח רק שבעה ימים קורין בשבת שאחריו פ' שמיני וא"כ ממילא יותר להם בשנה שבת אחת בלי סדרה וע"כ יש מפרידין אפילו בשנה פשוטה תזריע ומצורע ויש מפרידין בהר ובחוקותי ואם היא מעוברת מפרידין גם מטות ומסעי [מהרי"ט ומ"א]:(10) Pikdou ouFis'hou – « Pikdou » au sens de « ordonnez » (tsavou), c'est-à-dire : on lit Tsav près de Pessa'h. « Sigrou », au sens du lépreux « enfermé » (moussgar : Metsora). « Manou veItsrou », explication : Bamidbar, qui est le dénombrement des Bnei Israël, (est lu) avant Atséret. « Tsoumou », c'est-à-dire Ticha Be'Av, et « tsalou » (priez), c'est-à-dire Vaet'hanan (« j'ai imploré »). « Koumou veTik'ou », c'est-à-dire Nitsavim (« vous vous tenez debout »), avant la sonnerie (du chofar) de Roch Hachana. Lorsque le premier jour de Pessa'h tombe un Chabbat, alors les habitants d'Erets Israël, qui ne célèbrent Pessa'h que sept jours, lisent le Chabbat suivant la paracha Chemini ; il leur reste donc dans l'année un Chabbat de plus sans paracha. C'est pourquoi certains séparent, même dans une année simple, Tazria et Metsora, et certains séparent Behar et Be'houkotaï ; et si elle est embolismique, on sépare aussi Matot et Masse'ei [Maharit et Maguen Avraham].
séif katan 10
- (יא) מחלקין פרשיותיה כדרך וכו' - והטעם מפני שהם דברי תוכחה שיחזרו העם בתשובה [רמב"ם] ואפילו יש חיובים לא יחלקו הפרשה יותר [מ"א]:(11) on divise ses sections de la manière, etc. – et la raison en est que ce sont des paroles de remontrance, afin que le peuple revienne en techouva (repentir) [Rambam] ; et même s'il y a des « obligés » ('hiyouvim, personnes tenues de monter à la Torah ce jour-là), on ne divisera pas davantage la paracha [Maguen Avraham].
séif katan 11
- (יב) פ"א לששת ימי השבוע - והיו מחלקין אותה לששה חלקים לששת ימי המעשה:(12) une fois pour les six jours de la semaine – et on la divisait en six parties pour les six jours ouvrables.
séif katan 12
- (יג) לו חכמו כי אשא - ויש פוסקים שסוברין דתיבת ל"ך מרמז על לולי כעס וגו' כי ידין וגו' וכן נוהגים במדינתנו [אחרונים]:(13) « Lou 'hakhmou » ; « Ki essa » – certains décisionnaires sont d'avis que le mot LaKh (dans le moyen mnémotechnique) fait allusion à « Loulei kaas », etc. (Deutéronome 32, 27) et « Ki yadin », etc. (32, 36) ; et tel est l'usage dans nos contrées [A'haronim].
séif katan 13
- (יד) מסוף השירה וכו' - ובמקום שמוסיפין בשבת רשאין להוסיף אחר הזי"ו ל"ך מויבא ולהלן:(14) depuis la fin du Cantique, etc. – et là où l'on ajoute (des appelés) le Chabbat, on peut ajouter, après HaZYOu LaKh, à partir de « Vayavo » (Deutéronome 32, 44) et au-delà.
séif katan 14
- (טו) אין מפסיקין בהם - וסמכוה זה אקרא דמשלי דכתיב מוסר ד' בני אל תמאס ואל תקוץ בתוכחתו ואם היה זה הקורא מפסיק בהן והיו צריכין לקרות אחר היה נראה כאלו קץ זה בתוכחת הש"י:(15) on ne s'interrompt pas en elles – on l'a appuyé sur le verset des Proverbes, où il est écrit : « La leçon de Hachem, mon fils, ne la méprise pas, et ne te dégoûte pas de Sa remontrance » (Proverbes 3, 11) ; or, si ce lecteur s'interrompait en elles et qu'il fallait faire lire un autre, ce serait comme si celui-ci se dégoûtait de la remontrance de D.ieu, béni soit-Il.
séif katan 15
- (טז) ומתחילין וכו' - דאחז"ל שאמר הקב"ה אינו בדין שיהיו בני מברכוני על הצרות שלהם אלא יקרא אחד הכל ויתחיל בדבר אחד ויסיים בדבר אחד ויוכל לברך תחלה וסוף עכ"ל ומשום זה לבד היה די שיתחיל בפסוק אחד מלפני התוכחה ופסוק אחד אחר התוכחה אלא מפני דקי"ל דאין מתחילין בפרשה פחות מג"פ וכן אין מסיימין סמוך לפרשה פחות מג"פ לכך צריך להתחיל ג"פ מקודם התוכחה וכן ג"פ אחר התוכחה (וזהו בפרשת בחוקותי שיש שם ג"פ קודם כלות הפרשה ובפרשת תבא די בפסוק אחד אלה דברי הברית שמסתיים בזה הפרשה):(16) et l'on commence, etc. – car nos Sages, de mémoire bénie, ont dit que le Saint, béni soit-Il, a dit : « Il n'est pas juste que Mes enfants Me bénissent sur leurs malheurs ; mais qu'un seul lise le tout, qu'il commence par une chose et termine par une chose (positive), et il pourra bénir au début et à la fin. » Fin de citation. Pour cette seule raison, il aurait suffi qu'il commence un verset avant la remontrance et (termine) un verset après la remontrance ; mais parce que nous tenons qu'on ne commence pas dans une section à moins de trois versets (de son début) et, de même, qu'on ne termine pas près (de la fin) d'une section à moins de trois versets, il faut commencer trois versets avant la remontrance et, de même, (terminer) trois versets après la remontrance. (Cela vaut pour la paracha Be'houkotaï, où il y a trois versets avant la fin de la paracha ; mais dans la paracha Tavo, un seul verset suffit : « Voici les paroles de l'alliance » (Deutéronome 28, 69), par lequel se termine la paracha.)
séif katan 16
- (יז) בפסוקים שלפניהם - ובמקום שנוהגים שהרב אב"ד יהיה שלישי אפילו בפרשת בחוקותי וא"כ שוב לא ישאר להתחיל ג"פ מקודם קריאת התוכחה יש להתחיל עוד הפעם לקרות ג"פ למפרע אך נכון הדבר שהרב ימחול על כבודו ויעלה לרביעי באותו שבת. מהרי"ל הקפיד על מי שעלה לתוכחה דדוקא השמש ששוכרין אותו לזה אין קפידא. ומ"מ אם קראוהו בודאי צריך לעלות (דמי שקראוהו לעלות לס"ת ואינו עולה גורם שיתקצרו ימיו) ולא יארע לו שום דבר רע דכיון שעולה משום כבוד התורה שומר מצוה לא ידע דבר רע. ובהרבה מקומות נוהגין שהש"ץ הקורא בעצמו עולה ונכון הוא ואפילו אם הוא כהן יכול לקרות מתחלת פרשת בחוקותי עד אחר התוכחה ומנין הקרואים ישלים משם והלאה ובפרשת תבא יצמצם שישתלם מנין הקרואים עד שם והוא יהיה אחרון ועיין בבה"ל:(17) par les versets qui les précèdent – et là où l'on a l'usage que le rav, président du tribunal (av beit din), soit (appelé) troisième même dans la paracha Be'houkotaï, de sorte qu'il ne reste plus (de quoi) commencer trois versets avant la lecture de la remontrance, il faut recommencer à lire trois versets en arrière ; mais il convient que le rav renonce à son honneur et monte quatrième ce Chabbat-là. Le Maharil était mécontent de celui qui montait pour la remontrance ; seul (pour) le bedeau (chamach) qu'on engage à cet effet, il n'y a pas d'objection. Néanmoins, si on l'a appelé, il doit assurément monter (car celui qu'on appelle à monter au Séfer Torah et qui ne monte pas provoque l'abrègement de ses jours), et rien de mal ne lui arrivera : puisqu'il monte pour l'honneur de la Torah, « celui qui observe le commandement ne connaîtra rien de mal » (Ecclésiaste 8, 5). En beaucoup d'endroits, on a l'usage que l'officiant qui lit monte lui-même, et c'est bien ; et même s'il est Cohen, il peut lire depuis le début de la paracha Be'houkotaï jusqu'après la remontrance, et compléter le nombre des appelés à partir de là ; et dans la paracha Tavo, il calculera de façon que le nombre des appelés soit complet jusque-là, et lui sera le dernier. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 17
- (יח) יכולין להפסיק בהם - שהם אינן חמורות כ"כ שנאמרו רק בלשון יחיד ומשה מפי עצמו אמרו שהרי במשנה תורה כתיב ידבק ה' בך ישלח ה' בך [שאף שהכל היה ע"י צווי השי"ת כמו שנאמר בסוף הפרשה אלה דברי הברית אשר צוה ה' את משה לכרות את בני ישראל וגו' עכ"ז בשעה שאמרן היה מפי עצמו] משא"כ בתו"כ הדברות נאמרו מפי הגבורה כי שכינה היתה מדברת מתוך גרונו של משה שהרי אמרו בלשון משלחו ונתתי והפקדתי והשלכתי מי שהיכולת בידו לעשות כך:(18) on peut s'interrompre en elles – car elles ne sont pas aussi graves, puisqu'elles ont été dites seulement au singulier, et Moché les a dites de lui-même ; en effet, dans Michné Torah il est écrit : « Hachem fera s'attacher à toi », « Hachem enverra contre toi » [car bien que tout se fît sur l'ordre de D.ieu, béni soit-Il, comme il est dit à la fin de la paracha : « Voici les paroles de l'alliance que Hachem a ordonné à Moché de conclure avec les Bnei Israël », etc., néanmoins, au moment où il les a dites, c'était de lui-même] ; ce qui n'est pas le cas dans Torat Cohanim, où les paroles ont été dites de la bouche de la Toute-Puissance (HaGuevoura), car la Présence divine (Chekhina) parlait par la gorge de Moché ; en effet, elles ont été dites dans le langage de Celui qui l'a envoyé : « Je donnerai », « Je ferai venir », « Je jetterai » – (langage de) Celui qui a le pouvoir de faire ainsi.
séif katan 18
- (יט) מי שירצה - דשמא לא ירצה לעלות אותו שיקראוהו ויבוא לקוץ בתוכחות ועיין בבה"ל:(19) qui le veut – car peut-être celui qu'on appellerait ne voudrait pas monter, et il en viendrait à se dégoûter des remontrances. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 19
- (כ) שמונה וכו' - דהיינו מוימת שם משה:(20) les huit, etc. – c'est-à-dire à partir de « Moché mourut là » (Deutéronome 34, 5).
séif katan 20
- (כא) אין מפסיקין בהם - לחלקן לשני קרואים והטעם דיש בהן שינוי משאר ס"ת דיהושע כתבן ואפילו למ"ד דמשה כתבן בדמע הואיל שיש שינוי בהן שנכתבו בדמע נשתנו שלא לחלקן כשאר ס"ת. כתב בספר צרור המור מ"ב מסעות שבפרשת אלה מסעי אין להפסיק בהם שהם כנגד שם מ"ב [מ"א]:(21) on ne s'interrompt pas en eux – (c'est-à-dire) pour les répartir entre deux appelés. La raison est qu'ils diffèrent du reste du Séfer Torah, car c'est Yehochoua qui les a écrits ; et même selon celui qui dit que Moché les a écrits avec des larmes, puisqu'ils diffèrent en ce qu'ils ont été écrits avec des larmes, on les a distingués en ne les répartissant pas comme le reste du Séfer Torah. Il est écrit dans le livre Tseror HaMor : les quarante-deux étapes de la paracha Elé Masse'ei, il ne faut pas s'interrompre en elles, car elles correspondent au Nom de quarante-deux (lettres) [Maguen Avraham].
séif katan 21
- (כב) שמעו - ואם טעה והפטיר בשבת ראשון בפרשה דיומא יפטיר בשבת הבאה דברי ירמיהו וגם שמעו מפני שהם סמוכות זו לזו [מ"א בשם צ"צ]. מה שכתוב בחומשים הפטרת וישלח ויברח יעקב הוא טעות אלא בויצא מפטירין מן ויברח עד סוף הושע ואח"כ פסוקים מיואל ואכלתם אכול וכו' וידעתם וכו' והוא מטעם שצריך לסיים בדבר טוב ובהושע נסתיים ופושעים יכשלו בם ובוישלח מפטירין מן ועמי תלואים וגם מקצת ויברח יעקב עד ומושיע אין בלתי וע"פ הגר"א נוהגין להפטיר בפרשת וישלח חזון עובדיה [ח"א]:(22) « Chim'ou » – et si l'on s'est trompé et qu'on a lu, le premier Chabbat, la haftara de la paracha du jour, on lira le Chabbat suivant « Divrei Yirmeyahou » et aussi « Chim'ou », car elles se suivent [Maguen Avraham au nom du Tsema'h Tsedek]. Ce qui est écrit dans les 'Houmachim : « haftara de Vayichla'h : Vayivra'h Yaakov », est une erreur ; en fait, pour Vayétsé, on lit depuis « Vayivra'h » jusqu'à la fin de Hochéa, puis des versets de Yoël : « Vaakhaltem akhol », etc., « Vidatem », etc. ; et cela pour la raison qu'il faut terminer par une bonne parole, alors que Hochéa se termine par « et les impies y trébucheront » (Hochéa 14, 10). Et pour Vayichla'h, on lit depuis « Veami telouïm » (Hochéa 11, 7), et aussi une partie de « Vayivra'h Yaakov », jusqu'à « et il n'est pas de sauveur en dehors de Moi » (Hochéa 13, 4) ; et selon le Gaon de Vilna, on a l'usage de lire pour la paracha Vayichla'h « 'Hazon Ovadia » ['Hayé Adam].
séif katan 22
- (כג) מפטירין לעולם שובה - ולפי שבהושע הוא סיום ההפטרה זו ופושעים יכשלו בם ואין מסיימין בזה לכך מוסיפין בו פסוקים. יש שכתבו שמוסיפין פסוקי מיכה מי אל כמוך וגו' ויש שכתבו שמוספין פסוקי יואל תקעו שופר וגו' ובא"ר כתב שבפראג נהגו להוסיף פסוקי מיכה וגם פסוקי יואל ובדגול מרבבה הכריע דאין צריך להוסיף משתיהם אלא דכשקורין וילך בשבת שובה יש לסיים בפסוקי מיכה [דהוא מעין הפרשה וילך דכתיב וחרה אפי וכו' ובפסוקי מיכה כתיב לא החזיק לעד אפו] וכשקורין האזינו בשבת שובה יש לסיים בפסוקי יואל [דהוא ג"כ מעין הפרשה דכתיב בה יערוף כמטר לקחי וגו' כשעירים וגו' וכרביבים עלי עשב ובפסוקי יואל כתיב ויורד לכם גשם מורה וגו'] ועיין בשע"ת שמסיים בזה שהכל כפי המנהג:(23) on lit toujours « Chouva » – et parce que, dans Hochéa, la fin de cette haftara est « et les impies y trébucheront », et qu'on ne termine pas par cela, on y ajoute des versets. Certains ont écrit qu'on ajoute les versets de Mikha : « Qui est un D.ieu comme Toi », etc. ; et certains ont écrit qu'on ajoute les versets de Yoël : « Sonnez du chofar », etc. ; et l'Eliya Rabba a écrit qu'à Prague on avait l'usage d'ajouter les versets de Mikha et aussi les versets de Yoël. Et le Dagoul Merevava a tranché qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter les deux, mais que, lorsqu'on lit Vayélekh le Chabbat Chouva, il faut terminer par les versets de Mikha [car ils ressemblent à la paracha Vayélekh, où il est écrit : « Ma colère s'enflammera », etc., et dans les versets de Mikha il est écrit : « Il ne maintient pas à jamais Sa colère »], et lorsqu'on lit Haazinou le Chabbat Chouva, il faut terminer par les versets de Yoël [car ils ressemblent aussi à la paracha, où il est écrit : « Que mon enseignement ruisselle comme la pluie », etc., « comme les ondées », etc., « et comme les averses sur l'herbe », et dans les versets de Yoël il est écrit : « Il vous fera descendre la pluie, la pluie d'automne », etc.]. Et voir le Chaarei Techouva, qui conclut à ce sujet que tout dépend de l'usage.
séif katan 23
- (כד) מפטירין בו דרשו - משום דכתיב דרשו ד' בהמצאו ואמרו חז"ל זהו בעשרה ימים שבין ר"ה ליוה"כ:(24) on y lit « Dirchou » – car il est écrit : « Recherchez Hachem quand Il se laisse trouver » (Isaïe 55, 6), et nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : ce sont les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour.
séif katan 24
- (כה) מפטירין שובה - דיפה צעקה לאדם בין קודם גזר דין בין לאחר גז"ד:(25) on lit « Chouva » – car le cri (de prière) est bénéfique à l'homme, aussi bien avant le décret qu'après le décret.
séif katan 25
- (כו) שהיא הפטרת אחרי מות - מפני שההפטרה של פרשה שניה מזכרת מתועבת ירושלים משא"כ כשהן נפרדות שכבר קראו הלוא כבני כושיים בפרשת אחרי בהכרח להפטיר בפרשת קדושים התשפוט. והנה הלבוש חולק על רמ"א ודעתו דגם כשהיא כפולה קוראין הפטרה אחרונה דהיינו של פרשת קדושים אבל הב"ח וש"א כתבו שנתפשט המנהג בכל הקהלות כהרמ"א בזה וה"ה אם שבת פ' אחרי היה ער"ח ומפטירין מחר חודש דמפטירין בשבת פרשת קדושים הלוא כבני כושיים [חי' רע"א]:(26) qui est la haftara d'A'harei Mot – car la haftara de la seconde paracha (Kedochim) rappelle les abominations de Jérusalem ; ce qui n'est pas le cas lorsqu'elles sont séparées : comme on a déjà lu « Halo khivnei Kouchiyim » pour la paracha A'harei, on est obligé de lire pour la paracha Kedochim « Hatichpot ». Le Levouch conteste le Rema : son avis est que, même lorsqu'elles sont jumelées, on lit la dernière haftara, c'est-à-dire celle de la paracha Kedochim ; mais le Ba'h et d'autres décisionnaires ont écrit que l'usage s'est répandu dans toutes les communautés selon le Rema sur ce point. Et de même, si le Chabbat de la paracha A'harei était la veille de Roch 'Hodech et qu'on y a lu « Ma'har 'Hodech », on lira le Chabbat de la paracha Kedochim « Halo khivnei Kouchiyim » ['Hidouchei Rabbi Akiva Eiguer].
séif katan 26