Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 415 →- (א) אלא לדבר מצוה - ויש מחלוקת בין הפוסקים די"א דזה דוקא כשעירב בפת אבל במערב ברגליו מותר לכתחלה אף לדבר הרשות דכיון שיושב שם בעצמו וקונה שביתה בישיבתו אפילו לדבר הרשות מותר וי"א דאין חילוק בין פת ובין רגליו לעולם אין מערבין לכתחלה אלא לדבר מצוה. ובמקום צורך יש להקל כדעה הראשונה:(1) Seulement pour une chose relevant d'une mitsva – Il y a une divergence entre les décisionnaires : certains disent que cela ne vaut que lorsqu'on a fait l'érouv avec du pain ; mais celui qui fait l'érouv « avec ses pieds » (en se rendant lui-même à l'endroit choisi) peut le faire lekhat'hila (a priori) même pour une chose facultative, car puisqu'il se tient là lui-même et acquiert son lieu de repos (chevita) par sa présence, c'est permis même pour une chose facultative. Et certains disent qu'il n'y a pas de différence entre le pain et les pieds : on ne fait jamais l'érouv lekhat'hila que pour une chose relevant d'une mitsva. Et en cas de besoin, on peut être indulgent selon le premier avis.
séif katan 1
- (ב) של נישואין - וה"ה סעודת אירוסין או סעודת קנין שנוהגין לעשות עכשיו שגם אלו סעודת מצוה הם. נשואי בת כהן לישראל ע"ה או בת ת"ח לע"ה אינה סעודת מצוה [גמרא] ובתשובת חו"י כתב דעכשיו אין לנו ע"ה שדברו חכמים כאן [אם לא כשידוע שהם מזלזלים במצות דלא עדיפא מע"ה המוזכר בש"ס] וכ"ש אם הוא בת ע"ה לע"ה דלכו"ע הוי סעודת מצוה אכן אם ידוע שלא ינהגו שם כדת וירקדו שם בחורים ובתולות יחד בודאי אין כאן מצוה לערב כדי לילך לשם ולשמחם ועיין לעיל בסי' של"ח בבה"ל ד"ה להקל וגדולה מזו כתבו הפוסקים באה"ע סי' ס"ב דאין נכון לברך בכגון זה שהשמחה במעונו אם לא שבהליכתו שם יוכל למנעם מזה בכגון זה בודאי מצוה לילך שם:(2) De noces – Il en est de même d'un repas de fiançailles (éroussin) ou d'un repas de kinyan (conclusion de l'engagement) qu'on a l'usage de faire aujourd'hui, car ceux-là aussi sont des repas de mitsva. Le mariage d'une fille de Cohen avec un Israël ignorant (am haarets), ou d'une fille de talmid 'hakham (érudit) avec un ignorant, n'est pas un repas de mitsva [Guemara]. Mais dans les responsa 'Havot Yaïr, il est écrit qu'aujourd'hui nous n'avons plus d'ignorant au sens dont ont parlé les Sages ici [à moins qu'on sache qu'ils méprisent les mitsvot, car ils ne valent pas mieux que l'ignorant mentionné dans le Talmud] ; et à plus forte raison, s'il s'agit d'une fille d'ignorant qui épouse un ignorant, de l'avis de tous c'est un repas de mitsva. Toutefois, s'il est connu qu'on ne s'y conduira pas selon la loi et que jeunes gens et jeunes filles y danseront ensemble, il n'y a certainement là aucune mitsva à faire l'érouv pour s'y rendre et les réjouir. Voir plus haut, siman 338, dans le Biour Halakha, au passage commençant par « lehakel ». Et plus encore : les décisionnaires ont écrit dans Even HaEzer, siman 62, qu'il ne convient pas de réciter, dans un tel cas, la bénédiction « che-hasim'ha bimono » (« dont la joie est dans Sa demeure ») ; à moins qu'en s'y rendant il puisse les en empêcher : dans un tel cas, c'est certainement une mitsva d'y aller.
séif katan 2
- (ג) או חבירו - אפילו אינו חכם דחשיב זה מצוה כיון שבא מן הדרך ודעת הא"ר דבחבירו חכם מיירי:(3) Ou son ami – Même s'il n'est pas un Sage, car cela compte comme une mitsva puisqu'il arrive de voyage. Et l'avis de l'Eliya Rabba est qu'il s'agit d'un ami érudit.
séif katan 3
- (ד) וכיוצא באלו - כגון שצריך לצאת לפקח על עסקי רבים או ללכת לברית מילה או להתפלל במנין וכן כשהיה חוץ לעירו ורוצה לבוא לביתו להתפלל בשבת ויו"ט אכן לפדיון שבויים וחכמה הבאה ליילד והבא להציל מן הכותים יוצאים אף בלא עירוב [אחרונים]:(4) Et ce qui est semblable – Par exemple s'il doit sortir pour s'occuper des affaires publiques, ou aller à une circoncision (brit mila), ou prier avec un minyan ; de même s'il était hors de sa ville et veut rentrer chez lui pour prier chez lui le Chabbat et le Yom Tov. Mais pour le rachat de captifs, pour la sage-femme qui vient accoucher une femme, et pour celui qui vient sauver quelqu'un des non-Juifs, on sort même sans érouv [A'haronim].
séif katan 4
- (ה) בפרדס שיש בו שמחה - מיהו פשוט דמיירי בשמחה של היתר אבל לפי מה שמצוי בעו"ה באיזה מקומות בעיירות גדולות שעוסקין שם בהוללות ובהתערבות זכרים ונקבות לזה בודאי אין לערב דמקרי דבר עבירה ולא דבר מצוה וכבר צוחו על הוללות זו כמה גדולים והשומר נפשו ירחק מלילך שם וע"ז אמר דהע"ה אשרי האיש אשר לא הלך וגו':(5) Dans un verger où il y a une réjouissance – Cependant, il est évident qu'il s'agit d'une réjouissance permise ; mais selon ce qui se trouve, à cause de nos nombreuses fautes, en certains endroits des grandes villes, où l'on se livre à la frivolité et au mélange des hommes et des femmes, pour cela on ne fait certainement pas d'érouv, car cela s'appelle une chose de transgression et non une chose de mitsva. De nombreux grands maîtres ont déjà protesté contre cette frivolité, et celui qui préserve son âme s'éloignera d'y aller ; et c'est à ce propos que le roi David, que la paix soit sur lui, a dit : « Heureux l'homme qui n'a pas marché dans le conseil des méchants » etc. (Psaumes 1, 1).
séif katan 5
- (ו) מן הכותים - שיצערו אותו או יגבו ממנו ממון. ואם יש בזה חשש סכנה אף בלא עירוב מותר לברוח [אחרונים]:(6) Des non-Juifs – Qui le tourmenteraient ou lui extorqueraient de l'argent. Et s'il y a là une crainte de danger pour sa vie, il est permis de fuir même sans érouv [A'haronim].
séif katan 6
- (ז) ואז מותר - קאי על כל הסעיף הנ"ל ור"ל דכיון דקנה שם עירובו משום צורך מצוה מותר לו ללכת אלפים אף לדבר הרשות:(7) Et alors il est permis – Cela se rapporte à tout le séif ci-dessus, et il veut dire : puisque son érouv lui a fait acquérir son lieu de repos là-bas en raison d'un besoin de mitsva, il lui est permis de marcher les deux mille coudées même pour une chose facultative.
séif katan 7
- (ח) עירובי תחומין - דעירובי חצרות מותר לכתחלה ביה"ש וכדלעיל בסימן רס"א ס"א ועירובי תחומין חמיר ממנו דיש סמך לע"ת מקרא:(8) Érouvé te'houmin (érouv des limites) – Car l'érouv 'hatserot (érouv des cours) est permis lekhat'hila pendant le crépuscule (bein hachmachot), comme il est dit plus haut, siman 261, séif 1 ; et l'érouv te'houmin est plus strict que lui, car l'érouv te'houmin a un appui dans le verset.
séif katan 8
- (ט) ואם עירב וכו' - משום דאיסור תחומין הוא דרבנן וספיקא לקולא ומ"מ ספק הונח העירוב או לא גרע מזה וכמבואר לעיל בסימן ת"ט ס"ו עי"ש:(9) Et s'il a fait l'érouv etc. – Parce que l'interdit des limites (te'houmin) est d'ordre rabbinique, et qu'en cas de doute on tranche vers l'allègement. Néanmoins, le doute sur le point de savoir si l'érouv a été déposé ou non est pire que cela, comme il est expliqué plus haut, siman 409, séif 6 ; voir là-bas.
séif katan 9
- (י) עירובו עירוב - והיש חולקין דס"ג ס"ל גם בזה דפסול כיון שלא היה לעירוב חזקת כשרות:(10) Son érouv est un érouv valable – Et ceux qui divergent, au séif 3, estiment que dans ce cas aussi il est invalide, puisque l'érouv n'avait pas de présomption de validité ('hezkat kachrout).
séif katan 10
- (יא) אמרו לו שנים וכו' - דין זה נזכר לעיל בסימן שצ"ג ס"ג אלא דשם מיירי לענין ע"ח והכא קמ"ל דאף לענין עירובי תחומין ג"כ דינא הכי והיש חולקים ס"ל דדוקא בע"ח הקילו בזה אבל לא בעירובי תחומין ואינו קונה העירוב אלא דוקא הראשון משום דמוקמינן לעירוב אחזקתיה ובודאי היה קיים עד הזמן שצריך להתקיים אבל לא לשני דהניח בין השמשות דאין שייך בזה חזקה ועיין בבה"ל שכתבנו דרוב ראשונים ס"ל כדעה זו:(11) Deux personnes lui ont dit etc. – Cette loi est mentionnée plus haut, siman 393, séif 3, mais là il s'agit de l'érouv 'hatserot, et ici l'auteur nous enseigne que même pour l'érouv te'houmin la loi est aussi ainsi. Et ceux qui divergent estiment que c'est seulement pour l'érouv 'hatserot qu'on a été indulgent sur ce point, mais pas pour l'érouv te'houmin ; et l'érouv ne fait acquérir le lieu de repos qu'au premier seulement, parce qu'on maintient l'érouv dans sa présomption d'existence, et il existait certainement jusqu'au moment où il devait exister ; mais pas au second, qui l'a déposé pendant le crépuscule, car la présomption ne s'applique pas à cela. Voir dans le Biour Halakha, où nous avons écrit que la plupart des Richonim adoptent cet avis.
séif katan 11
- (יב) שניהם קנו עירוב - דלכל אחד נקטינן להקל משום דהוא מילתא דרבנן ועיין לעיל בסימן שצ"ג ס"ג במ"ב ובה"ל במה שכתבנו שם:(12) Tous deux ont acquis l'érouv – Car pour chacun on tranche vers l'allègement, parce que c'est une chose d'ordre rabbinique. Voir plus haut, siman 393, séif 3, dans la Michna Beroura et le Biour Halakha, ce que nous y avons écrit.
séif katan 12
- (יג) מברך וכו' - אע"ג שאם לא ירצה לילך חוץ לאלפים א"צ עירוב מ"מ שייך לומר וצונו שלא לילך בלי עירוב כענין שחיטה שמברך עליה אע"ג שאינו מחוייב לאכול בשר:(13) Il récite la bénédiction etc. – Bien que, s'il ne veut pas aller au-delà des deux mille coudées, il n'ait pas besoin d'érouv, on peut néanmoins dire « et Il nous a ordonné » au sens de ne pas marcher sans érouv, à l'instar de l'abattage rituel (che'hita), sur lequel on récite une bénédiction bien qu'on ne soit pas obligé de manger de la viande.
séif katan 13
- (יד) על מצות עירוב - ואם לא בירך אינו מעכב:(14) « Sur la mitsva de l'érouv » – Et s'il n'a pas récité la bénédiction, cela n'empêche pas la validité de l'érouv.
séif katan 14
- (טו) ואומר בזה העירוב וכו' - ואם לא אמר לא הוי עירוב (מ"א) מיהו אם אמר יהא זה לעירוב מהני בדיעבד [ח"א] וכ"ז כשעירב בפת אבל אם עירב ברגליו בכונה לחוד סגי כשהלך לשם [פמ"ג]:(15) Et il dit : « Par cet érouv » etc. – Et s'il ne l'a pas dit, ce n'est pas un érouv (Maguen Avraham). Cependant, s'il a dit : « Que ceci soit pour l'érouv », cela est efficace bediavad (a posteriori) ['Hayé Adam]. Et tout cela, quand il a fait l'érouv avec du pain ; mais s'il a fait l'érouv avec ses pieds, l'intention seule suffit quand il est allé là-bas [Peri Megadim].
séif katan 15
- (טז) לילך - בלבוש הנוסח לילך למחר וכן איתא לעיל בסימן ת"ט ס"ז ואם מערב לכל השבתות יאמר לכל שבתות השנה:(16) Marcher – Dans le Levouch, la formule est « marcher demain », et c'est ce qui figure aussi plus haut, siman 409, séif 7. Et s'il fait l'érouv pour tous les Chabbatot, il dira : « pour tous les Chabbatot de l'année ».
séif katan 16
- (יז) פלוני - פי' ממקום זה דהא אומר בשעה שמניח:(17) Untel – Cela signifie : « de cet endroit-ci », puisqu'il le dit au moment où il le dépose.
séif katan 17