Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 365 →- (א) מצדו כלפי ראשו - פי' המבוי היה מתוקן בלחי או בקורה ונפרץ אחד מהכתלים שבצד ארכו כלפי ראשו סמוך ללחי או לקורה:(1) Sur son côté, vers son extrémité – Explication : la ruelle était aménagée par un lé'hi (montant latéral) ou par une koré (poutre transversale), et l'un des murs situés sur le côté de sa longueur s'est effondré par une brèche, vers son extrémité, près du lé'hi ou de la koré.
séif katan 1
- (ב) אם נשאר וכו' ארבעה טפחים - שעדיין נשאר שיעור חשוב במבוי לכן לא בטיל הפתח הגדול ואע"ג דבעלמא שיעור אורך מבוי לא פחות מד"א וכנ"ל בסימן שס"ג סכ"ו היינו אם נעשה מבוי בתחלה אבל כאן שכבר היה מבוי אלא שנסתר די בארבעה טפחים שנשאר ממנו:(2) S'il reste, etc., quatre tefa'him – car il reste encore une mesure significative de la ruelle ; c'est pourquoi la grande entrée (celle de la ruelle) n'est pas annulée. Et bien qu'en général la mesure de la longueur d'une ruelle ne soit pas inférieure à quatre coudées, comme mentionné plus haut au siman 363, séif 26, cela concerne le cas où l'on fait une ruelle au départ ; mais ici, où c'était déjà une ruelle mais qu'elle a été démolie, il suffit des quatre tefa'him qui en restent.
séif katan 2
- (ג) והוא וכו' עשר - אמות דעד שיעור זה הוא בכלל פתח יתר מכאן חשוב פרצה וצריך לסתום או לעשות צוה"פ במקום הזה [ריטב"א]:(3) À condition, etc., dix – coudées, car jusqu'à cette mesure l'ouverture est dans la catégorie d'une entrée ; au-delà, elle est considérée comme une brèche, et il faut la fermer ou faire une tsourat hapéta'h (forme de porte) à cet endroit [Ritva].
séif katan 3
- (ד) אסור אלא אם כן וכו' - דאע"ג דבפחות מיו"ד אמות מקרי פתח הכא חיישינן דלמא שבקי בני המבוי פתח המבוי וילכו בפתח זו לקצר דרכם ובטל ליה תיקון דלחי או קורה שהם צריכין להיות בפתח המבוי והוא אין שם פתח מבוי עליו:(4) Il est interdit, à moins que, etc. – Car bien qu'une ouverture de moins de dix coudées soit appelée une entrée, ici on craint que les habitants de la ruelle ne délaissent l'entrée de la ruelle et ne passent par cette ouverture-ci pour raccourcir leur chemin, et l'aménagement du lé'hi ou de la koré se trouverait annulé, puisqu'ils doivent être à l'entrée de la ruelle, et que cette entrée-là n'a plus le nom d'entrée de ruelle.
séif katan 4
- (ה) פחות מג"ט - דחשוב כסתום:(5) Moins de trois tefa'him – car l'ouverture est considérée comme fermée (par le principe de lavoud).
séif katan 5
- (ו) נפרץ מצדו - היינו דלא נפרץ סמוך לראשו אלא בפנים ממנו וא"כ קשה דהיינו דינא דס"א דנשתייר פס ד' טפחים ולמה להמחבר למיהדר ולמיתני ותירצו האחרונים דסעיף זה אינו אלא פרטו ופירושו של הדין הראשון דכל שנשאר פס ד' בראשו הוי נפרץ שלא כלפי ראשו ומשום סיפא נקטיה והוי כאלו אמר בס"ב דהא דאמרינן בס"א דאם נשאר פס ד' מותר עד יו"ד אמות היינו אפילו לא נשאר מן הכותל ביסוד כלום ומיהו לא שרי אלא היכי דלא בקעי בה רבים:(6) Si la brèche s'est faite sur son côté – c'est-à-dire qu'elle ne s'est pas faite près de son extrémité, mais à l'intérieur. S'il en est ainsi, il y a une difficulté : c'est la loi même du séif 1, où il reste un pass de quatre tefa'him ; pourquoi l'auteur la reprend-il et l'enseigne-t-il à nouveau ? Et les A'haronim ont répondu que ce séif n'est que le détail et l'explication de la première loi : chaque fois qu'il reste un pass de quatre tefa'him à son extrémité, c'est une brèche qui n'est pas vers son extrémité ; et l'auteur l'a mentionné en raison de la fin du séif. C'est comme s'il avait dit au séif 2 : ce que nous avons dit au séif 1, que s'il reste un pass de quatre tefa'him, c'est permis jusqu'à dix coudées, s'applique même s'il ne reste rien du mur à la base ; toutefois, ce n'est permis que lorsque le public n'y passe pas.
séif katan 6
- (ז) שלא כלפי ראשו - וה"ה כשנפרץ בראשו ממש כגון שהמבוי סתום משלשה רוחות וקצת מרוח רביעית ותיקון המבוי היה ע"י לחי או קורה [שהיה מונח ממקום הסתימה עד הכותל שכנגדו] ונעשה פרצה במקום הסתימה שרי עד עשר אמות כל שעומד הנשאר מרובה על הפרוץ וי"א דהכא שיש פרצה ברוח רביעית בעינן שיהיה מונח הקורה דוקא על כותלי המבוי מקצה אל הקצה אבל רוב האחרונים הסכימו דמה שמונח על מקום העומד הנשאר כאלו היה מונח על כותל המבוי דגם זה שייך להמבוי ומה שיש פרצה בינתיים נתבטל לגבי העומד וה"ה אם עושה שם לחי די וא"צ לחי סמוך לבית:(7) Pas vers son extrémité – Et il en est de même lorsque la brèche s'est faite à son extrémité même, par exemple lorsque la ruelle est fermée sur trois côtés et sur une partie du quatrième côté, et que l'aménagement de la ruelle était fait par un lé'hi ou une koré [posée de l'endroit fermé jusqu'au mur d'en face], et qu'une brèche s'est faite à l'endroit fermé : c'est permis jusqu'à dix coudées, tant que la partie debout restante est plus grande que la partie ouverte. Et certains disent qu'ici, où il y a une brèche au quatrième côté, il faut que la koré soit posée précisément sur les murs de la ruelle, d'un bout à l'autre ; mais la plupart des A'haronim s'accordent à dire que ce qui est posé sur la partie debout restante est comme posé sur le mur de la ruelle, car cela aussi fait partie de la ruelle, et la brèche qui est entre les deux s'annule par rapport à la partie debout. Et de même, si l'on fait là un lé'hi, cela suffit, et il n'est pas nécessaire d'avoir un lé'hi près de la maison.
séif katan 7
- (ח) אפילו לא נשתייר וכו' - ר"ל ואין עיכוב לעבור דרך אותו מקום אפ"ה לא גזרינן משום דלמא שבקי פתחא רבא ועיילי דרך אותו מקום ובטל פתח הגדול:(8) Même s'il ne reste rien, etc. – Cela veut dire : et rien n'empêche de passer par cet endroit ; même ainsi, on ne décrète pas d'interdit de crainte qu'on ne délaisse la grande entrée et qu'on n'entre par cet endroit-là, ce qui annulerait la grande entrée.
séif katan 8
- (ט) דלא בקעי בה רבים - פי' שהיה מקום מטונף או מקולקל בטיט ואין דרך רבים לעבור באותה מחיצה וכ"ש אם נשתיירו מן הכותל ביסוד ג' או ד' טפחים גובה ע"פ כל הפרצה דזה בודאי מעכב הילוך בני אדם:(9) À condition que le public ne passe pas par là – Explication : l'endroit était sale ou dégradé par la boue, et le public n'a pas coutume de passer par cette paroi (brèche) ; et à plus forte raison s'il reste du mur, à la base, trois ou quatre tefa'him de hauteur sur toute la longueur de la brèche, car cela empêche certainement les gens de passer.
séif katan 9
- (י) אבל אי בקעי וכו' - דשוב אינו נקרא פתח רק דרך הרבים [לבוש] והנה בס"ג מבואר דלענין חצר תמיד שיעור פרצתו בעשרה אפילו בקעי בה רבים ומסתפק המ"א דלפי מה דמבואר בסימן שס"ג סכ"ו בהג"ה דמבואות שלנו דין חצרות יש להם אפשר דגם לענין זה דין חצרות יש להם וה"ה בעיר המוקפת חומה ונפרץ בחומתה פרצה בד' טפחים ובקעי בה רבים אם גם לענין זה יש לה דין חצר וסיים דיש להחמיר ועיין בספר בית מאיר שהאריך בזה וסיים דמדינא נוהג כל אלו הדינים במבואות שלנו:(10) Mais si le public passe, etc. – car l'ouverture n'est plus appelée une entrée, mais un chemin public [Levouch]. Or, au séif 3 il est expliqué que, pour une cour, la mesure de sa brèche est toujours de dix coudées, même si le public y passe ; et le Maguen Avraham se demande si, d'après ce qui est expliqué au siman 363, séif 26, dans la glose du Rema, que nos ruelles ont le statut de cours, il est possible qu'à cet égard aussi elles aient le statut de cours ; et de même pour une ville entourée d'une muraille dans laquelle s'est faite une brèche de quatre tefa'him par laquelle le public passe : à cet égard aussi a-t-elle le statut d'une cour ? Et il conclut qu'il faut être rigoureux. Et voir le livre Beit Méïr, qui s'est étendu sur ce point et a conclu que, selon la stricte loi, toutes ces lois s'appliquent à nos ruelles.
séif katan 10
- (יא) צריך לתקנו שם - היינו שימעטנו מד' טפחים או שיעשה שם צוה"פ:(11) Il faut l'aménager à cet endroit – c'est-à-dire la réduire à moins de quatre tefa'him ou faire là une tsourat hapéta'h.
séif katan 11
- (יב) מבוי וכו' - מפני שסעיף זה יש בו הרבה פרטים לכן אקדים הקדמה קצרה והוא. ידוע מסימן שס"ד דמבוי המפולש לר"ה חמור משאינו מפולש דצריך בו צורת הפתח מצד אחד. ויבואר בסעיף זה אם מפסיק חצר בין קצה המבוי לר"ה ונפרץ החצר משני צדדיו כעשר אמות [ונשארו גיפופין מכאן ומכאן] דנמצא העומד במבוי רואה ר"ה כנגדו דלא היה לחצר דופן אחר כ"א דופן המבוי הנכנס בתוכו מהו דינו של המבוי וחצר אם מותר לטלטל בם אולי נידון המבוי מחמת זה כמפולש לר"ה [ויבואר בו שיש חילוק אם פרצת החצר שלצד ר"ה מכוון כנגד פרצת החצר שלצד המבוי אז נידון כמפולש ואי לא לא] וגם הלא אנשי החצר יכולין לאסור עליו אם לא ערבו יחד ואיך הדין לענין חצר הלא פרוץ לר"ה:(12) Une ruelle, etc. – Comme ce séif contient de nombreux détails, je ferai précéder une brève introduction, que voici. On sait, d'après le siman 364, qu'une ruelle traversante vers le domaine public est plus rigoureuse que celle qui n'est pas traversante, car il y faut une tsourat hapéta'h d'un côté. Et il sera expliqué dans ce séif le cas où une cour s'interpose entre l'extrémité de la ruelle et le domaine public, et où la cour s'est ouverte par une brèche de ses deux côtés, d'environ dix coudées [et il reste des rebords (guipoufim) de part et d'autre], de sorte que celui qui se tient dans la ruelle voit le domaine public en face de lui, car la cour n'avait pas d'autre paroi que la paroi de la ruelle qui y pénètre : quel est le statut de la ruelle et de la cour, est-il permis d'y porter ? Peut-être la ruelle est-elle jugée, de ce fait, comme traversante vers le domaine public [et il sera expliqué qu'il y a une distinction : si la brèche de la cour du côté du domaine public est alignée en face de la brèche de la cour du côté de la ruelle, alors elle est jugée comme traversante, et sinon, non] ; et de plus, les gens de la cour ne peuvent-ils pas la lui interdire s'ils n'ont pas fait d'érouv ensemble ? Et quelle est la loi pour la cour, puisqu'elle est ouverte par une brèche sur le domaine public ?
séif katan 12
- (יג) שנפרץ במילואו - לאפוקי כשנשארו בו גיפופין נידון כלחי ואין יכול החצר לאסור עליו אף כשלא ערבו יחד:(13) Qui s'est ouverte par une brèche sur toute sa largeur – à l'exclusion du cas où il y reste des rebords : ils sont alors considérés comme un lé'hi, et la cour ne peut pas lui interdire de porter, même lorsqu'ils n'ont pas fait d'érouv ensemble.
séif katan 13
- (יד) אם לא ערבו וכו' - נקט לא ערבו לרבותא דאפילו בזה דבמבוי אסור לטלטל וכדלקמיה אפי' הכי בחצר מותר ואין המבוי יכול לאסור עליו:(14) S'ils n'ont pas fait d'érouv, etc. – Il a mentionné « ils n'ont pas fait d'érouv » pour inclure un cas extrême : même dans ce cas, où il est interdit de porter dans la ruelle, comme il est dit ensuite, néanmoins dans la cour c'est permis, et la ruelle ne peut pas lui interdire de porter.
séif katan 14
- (טו) חצר מותר - דהפרצות שיש בכתליו לצד המבוי ולצד ר"ה כיון שאין בהם יותר מעשר אמות הוו כפתחים ובני המבוי ג"כ אין יכולים לאסור עליו כיון שאין להמבוי דריסת הרגל על החצר:(15) La cour est permise – car les brèches qui sont dans ses murs, du côté de la ruelle et du côté du domaine public, puisqu'elles ne font pas plus de dix coudées, sont comme des entrées ; et les habitants de la ruelle non plus ne peuvent pas la lui interdire, puisque la ruelle n'a pas de droit de passage sur la cour.
séif katan 15
- (טז) אפילו נפרץ נגד וכו' - ור"ל אף דלגבי מבוי איתא לקמיה דאם היה פרצתה מכוונת נגד פרצת החצר חשבינן ליה כמפולש לר"ה ואסור בכל גווני מ"מ לענין חצר לא מחמרינן בזה:(16) Même si sa brèche s'est faite en face, etc. – Cela veut dire : bien qu'à l'égard de la ruelle il soit dit plus loin que, si sa brèche était alignée en face de la brèche de la cour, on la considère comme traversante vers le domaine public, et qu'elle est interdite dans tous les cas, néanmoins, à l'égard de la cour, on n'est pas rigoureux en cela.
séif katan 16
- (יז) ואפילו בקעי בה רבים - אע"ג דלעיל במבוי פוסל בקעי רבים כאן לענין חצר לא משגחינן בבקעי רבים:(17) Et même si le public y passe – Bien que plus haut, pour la ruelle, le passage du public invalide (l'ouverture), ici, à l'égard de la cour, on ne tient pas compte du passage du public.
séif katan 17
- (יח) ובלבד וכו' - ר"ל בין הפרצה שלצד ר"ה ובין הפרצה שלצד המבוי דאז חשיבי כפתחים אבל אם היה הפרצה יותר מעשר אמות חשוב פרצה גמורה והרי נפרץ למקום האסור לה ואינו ניתר אלא בצורת הפתח וכדלעיל בסימן שס"ג ס"ב:(18) Pourvu que, etc. – Cela veut dire : aussi bien la brèche du côté du domaine public que la brèche du côté de la ruelle, car alors elles sont considérées comme des entrées ; mais si la brèche faisait plus de dix coudées, elle est considérée comme une brèche complète, et voici que la cour s'est ouverte sur un endroit qui lui est interdit, et elle n'est rendue permise que par une tsourat hapéta'h, comme plus haut au siman 363, séif 2.
séif katan 18
- (יט) אפילו אינו כנגד - ר"ל אפילו אם הפרצה שלצד ר"ה לא היה מכוון נגד פרצת החצר שכנגדו וא"כ אין אנו יכולים לאסור לטלטל במבוי משום מפולש לר"ה אפילו הכי אסור מטעם חסרון העירוב וכמו שמפרש והולך ואסור אפילו לא בקעי רבים מר"ה למבוי דרך החצר:(19) Même si sa brèche n'est pas en face – Cela veut dire : même si la brèche du côté du domaine public n'était pas alignée en face de la brèche de la cour qui lui fait face, et que, s'il en est ainsi, nous ne pouvons pas interdire de porter dans la ruelle au motif qu'elle serait traversante vers le domaine public, même ainsi c'est interdit, en raison du manque d'érouv, comme l'auteur continue de l'expliquer ; et c'est interdit même si le public ne passe pas du domaine public à la ruelle à travers la cour.
séif katan 19
- (כ) שנכנסו כתלי המבוי בחצר - היינו שקצה כותלי אורך המבוי נכנסין להלן בתוך החצר ועי"ז נראו גיפופי החצר מכאן ומכאן שהם רק כותלי החצר משו"ה לא נוכל לצרף הגיפופין להמבוי אבל אם לא נכנסו לפנים חשבינן הגיפופים גם להמבוי ונחשבין כלחיים מכאן ומכאן ושוב אין החצר יכול לאסור עליו:(20) Où les murs de la ruelle pénètrent dans la cour – c'est-à-dire que l'extrémité des murs de la longueur de la ruelle pénètre plus loin à l'intérieur de la cour, et de ce fait les rebords de la cour, de part et d'autre, apparaissent comme n'étant que les murs de la cour ; c'est pourquoi nous ne pouvons pas rattacher les rebords à la ruelle. Mais s'ils ne pénètrent pas à l'intérieur, nous comptons les rebords aussi pour la ruelle, et ils sont considérés comme des lé'hayim de part et d'autre, et dès lors la cour ne peut pas lui interdire de porter.
séif katan 20
- (כא) אינו מצד החצר - אלא באמצע החצר דאלו היה כן שכותל המבוי שוה באורך כותל החצר אפילו מצד אחד נראה כמבוי ארוך ומושך עד ר"ה שכנגדו ומפולש ואסור:(21) N'est pas sur le côté de la cour – mais au milieu de la cour ; car s'il en était ainsi, que le mur de la ruelle soit dans l'alignement du mur de la cour, même d'un seul côté, elle apparaîtrait comme une longue ruelle s'étendant jusqu'au domaine public qui lui fait face, et traversante, et ce serait interdit.
séif katan 21
- (כב) מצד השני כנגדה - דעי"ז נידון המבוי כמפולש ונמשך עד ר"ה שכנגדו:(22) De l'autre côté, en face d'elle – car de ce fait la ruelle est jugée comme traversante et s'étendant jusqu'au domaine public qui lui fait face.
séif katan 22
- (כג) של יחיד אסור - דשמא ימלך ויבנה בתים ברוחב החצר העודף על המבוי והו"ל מבוי נפרץ מצדו של חצר ואסור וכנ"ל:(23) À un seul particulier, il est interdit – car peut-être changera-t-il d'avis et construira-t-il des maisons sur la largeur de la cour qui excède la ruelle, et ce serait une ruelle ouverte par une brèche sur le côté de la cour, ce qui est interdit, comme mentionné plus haut.
séif katan 23
- (כד) כאלו נפרץ לכרמלית - וע"כ אפילו אם אין נכנסין כותלי המבוי בפנים בתוך הרחבה והגיפופין נראין מבחוץ אפ"ה אסור לטלטל בתוך המבוי דהשתא לרחבה גופא לא מהני הגיפופין להיות מותר לטלטל בה דהא כרמלית היא איך יועיל זה להמבוי. מבוי שפתוח רוח רביעית שלו לצד הנהר אם שפת הנהר שאצל הבתים הוא עמוק יו"ד טפחים או עכ"פ הוא משופע כ"כ שבתוך שיפוע ד"א עולה לשיעור יו"ד טפחים א"כ נחשב המדרון הזה למחיצה וא"צ שום תיקון דמיא לא מבטלי מחיצתא אבל אם מצד העיר אין משופע כ"כ אע"פ שמצד השני של הנהר הוא עמוק עשרה אם הוא רחב יותר מעשר אמות בין הבתים למקום הזה פשיטא דאסור שהרי יש פרצה המפסקת בין המחיצה להבתים ואפילו בפחות משיעור זה אפשר ג"כ שיש לאסור שלא יעלה על דעתם שההיתר הוא מפני השפה שמעבר הנהר שמתלקט יו"ד טפחים מתוך ד"א ויבואו להתיר אף במפולש לגמרי בלי שום תיקון ועיין בבה"ל שביארנו שבמקום הצורך יש להקל בזה:(24) Comme si elle s'était ouverte sur une karmelit – C'est pourquoi, même si les murs de la ruelle ne pénètrent pas à l'intérieur de l'enclos et que les rebords sont visibles de l'extérieur, même ainsi il est interdit de porter à l'intérieur de la ruelle ; car maintenant, pour l'enclos lui-même, les rebords ne sont pas efficaces pour permettre d'y porter, puisque c'est une karmelit : comment cela serait-il efficace pour la ruelle ? Une ruelle dont le quatrième côté est ouvert vers le fleuve : si la rive du fleuve proche des maisons a une profondeur de dix tefa'him, ou du moins est en pente au point qu'à l'intérieur d'une pente de quatre coudées elle atteigne la mesure de dix tefa'him, alors cette pente est considérée comme une cloison, et il n'est besoin d'aucun aménagement, car l'eau n'annule pas les cloisons. Mais si, du côté de la ville, la pente n'est pas aussi forte, même si de l'autre côté du fleuve la rive a une profondeur de dix tefa'him, s'il y a plus de dix coudées de large entre les maisons et cet endroit, il est évident que c'est interdit, puisqu'il y a une brèche qui sépare la cloison des maisons ; et même pour moins que cette mesure, il est possible qu'il faille aussi interdire, afin qu'ils ne s'imaginent pas que la permission vient de la rive située de l'autre côté du fleuve, qui s'élève de dix tefa'him sur quatre coudées, et qu'ils n'en viennent à permettre même une ruelle entièrement traversante, sans aucun aménagement. Et voir dans le Biour Halakha, où nous avons expliqué qu'en cas de nécessité on peut être indulgent en cela.
séif katan 24
- (כה) וכנגד הלחי - ר"ל בין שתיקון המבוי בקורה או בלחי מותר להשתמש כנגדם מיהו יש פוסקים דסוברים דוקא כשזה המקום שכנגד הלחי לא היה בו כשיעור ד' טפחים על ד' טפחים דאז בטל לגבי פנים ומותר להשתמש תחתיו וכן להכניס משם לפנים אבל כשיש בזה השטח דע"ד וכש"כ יותר נחשב זה המקום ככרמלית לענין שאסור לטלטל בו רק תוך ד' אמות וכן להוציא ממנו לר"ה או להכניס לרה"י אסור ויש פוסקים שאין מחלקים בזה וסוברים דאפילו יש בו דע"ד ג"כ בטל לגבי פנים:(25) Et de celui situé au niveau du lé'hi – Cela veut dire : que l'aménagement de la ruelle soit fait par une koré ou par un lé'hi, il est permis de se servir de l'espace qui leur fait face. Toutefois, certains décisionnaires sont d'avis que ce n'est permis que lorsque cet endroit situé au niveau du lé'hi n'avait pas la mesure de quatre tefa'him sur quatre tefa'him ; car alors il s'annule par rapport à l'intérieur, et il est permis de se servir de l'espace sous lui, et de même d'en faire entrer des objets vers l'intérieur ; mais lorsque cette surface fait quatre sur quatre tefa'him, et à plus forte raison davantage, cet endroit est considéré comme une karmelit, en ce sens qu'il est interdit d'y porter si ce n'est à l'intérieur de quatre coudées, et de même il est interdit d'en sortir des objets vers le domaine public ou d'en faire entrer vers le domaine privé. Et certains décisionnaires ne font pas de distinction en cela et sont d'avis que, même s'il fait quatre sur quatre tefa'him, il s'annule également par rapport à l'intérieur.
séif katan 25
- (כו) אבל בפתוח לכרמלית וכו' - אע"ג דבעלמא כרמלית קיל מרה"ר מ"מ לענין זה אמרינן מצא מין את מינו וניעור פי' דכרמלית שבין לחיים אף אם לא היה בו שיעור כרמלית מתחלה שלא היה דע"ד טפחים מצא מין את מינו שחוצה לו וניעור משנתו ונתחזק להצטרף לכרמלית שבצדו ושם כרמלית עליו ואסור להשתמש תחתיו וגם להכניסו לפנים משא"כ בפתוח לר"ה שהוא אין מינו כלל אין מצטרף עמו ובטל לגבי פנים:(26) Mais pour une ruelle ouverte sur une karmelit, etc. – Bien qu'en général la karmelit soit moins rigoureuse que le domaine public, néanmoins, à cet égard, on dit : « il a trouvé son semblable et s'est réveillé ». Explication : la karmelit qui est entre les lé'hayim, même si elle n'avait pas au départ la mesure d'une karmelit, n'ayant pas quatre sur quatre tefa'him, a trouvé son semblable qui est à l'extérieur d'elle, s'est « réveillée de son sommeil » et s'est renforcée pour se joindre à la karmelit qui est à côté d'elle ; elle porte alors le nom de karmelit, et il est interdit de se servir de l'espace sous la koré ainsi que d'en faire entrer des objets vers l'intérieur. Ce qui n'est pas le cas pour une ruelle ouverte sur le domaine public, qui n'est pas du tout de son espèce : elle ne se joint pas à lui et s'annule par rapport à l'intérieur.
séif katan 26
- (כז) בין תחת הקורה - ובספר א"ר מצדד להקל להשתמש תחת הקורה אפילו פתוח לכרמלית וכן פסק בספר אבן העוזר ובפרט אם הקורה רחבה ד' טפחים ובריאה לקבל מעזיבה בודאי מותר אפילו פתוח לכרמלית דפי תקרה יורד וסותם וחשיבא מחיצה:(27) Aussi bien sous la koré – Et le livre Eliya Rabba penche pour l'indulgence, permettant de se servir de l'espace sous la koré même pour une ruelle ouverte sur une karmelit ; et c'est ainsi qu'a tranché le livre Even HaOzer. Et en particulier, si la koré est large de quatre tefa'him et assez solide pour supporter un enduit de toit, c'est certainement permis même pour une ruelle ouverte sur une karmelit, car on applique le principe « le bord du toit descend et ferme » (pi tikra yored vessotem), et cela est considéré comme une cloison.
séif katan 27
- (כח) אע"פ שמותר להשתמש וכו' - ר"ל דדוקא על צד המקרה וההזדמן מותר לטלטל שם חפציו לעת הצורך אבל לא ישב שם בקביעות וחפץ בידו וכו' [מאמר מרדכי]:(28) Bien qu'il soit permis de se servir, etc. – Cela veut dire : ce n'est que de façon occasionnelle et fortuite qu'il est permis d'y porter ses objets en cas de besoin, mais on ne s'y assiéra pas de façon fixe avec un objet à la main, etc. [Maamar Mordekhaï].
séif katan 28
- (כט) תחת הקורה - וה"ה שלא ישב אצל הלחי [גמרא] ואפשר דכשיש בו צורת הפתח שרי דמקרי הכירא ומיהו בצוה"פ שלנו שגבוה מאוד בודאי אסור דלית הכירא ואפילו אם המבוי פתוח לכרמלית דהוא רק חששא במלתא דרבנן ג"כ אסור דשכיחא לאיתשולי [מ"א ומא"מ]:(29) Sous la koré – Et de même, on ne s'assiéra pas près du lé'hi [Guemara]. Et il est possible que, lorsqu'il y a une tsourat hapéta'h, ce soit permis, car cela s'appelle un signe distinctif. Toutefois, avec nos tsourot hapéta'h, qui sont très hautes, c'est certainement interdit, car il n'y a pas de signe distinctif ; et même si la ruelle est ouverte sur une karmelit, où il ne s'agit que d'une crainte dans une chose d'ordre rabbinique, c'est également interdit, car il est fréquent de s'oublier [Maguen Avraham et Maamar Mordekhaï].
séif katan 29
- (ל) דמידי דרבנן הוא - ואפילו במידי דאורייתא אי ידעינן שלא ישמעו לנו אין לומר להם אם לא דבר שמפורש בקרא בהדיא כדלקמן בסימן תר"ח ס"ב ע"ש:(30) Puisqu'il s'agit d'une chose d'ordre rabbinique – Et même pour une chose interdite par la Torah, si nous savons qu'ils ne nous écouteront pas, il ne faut pas le leur dire, sauf pour une chose qui est explicitement écrite dans le verset, comme plus loin au siman 608, séif 2 ; voir là-bas.
séif katan 30
- (לא) שנטלו קורותיו או לחייו - ר"ל לחי או קורה שלו דאין במבוי אלא קורה אחד ולחי אחד וה"ה כשניטל צוה"פ לפי מנהגנו שאנו עושין צוה"פ:(31) Dont les korot ou les lé'hayim ont été enlevés – Cela veut dire : son lé'hi ou sa koré (au singulier), car une ruelle n'a qu'une seule koré et un seul lé'hi. Et il en est de même lorsque la tsourat hapéta'h a été enlevée, selon notre usage, où nous faisons des tsourot hapéta'h.
séif katan 31
- (לב) אסור משם ואילך - לטלטל אלא בתוך ד"א וכן אסור להוציא מבית לשם ולא אמרינן כאן שבת הואיל והותרה הותרה כמו בסימן ש"ס ס"ב הואיל וליתנהו למחיצות:(32) Il est interdit d'y porter à partir de ce moment – si ce n'est à l'intérieur de quatre coudées ; et de même, il est interdit de sortir des objets d'une maison vers là. Et on ne dit pas ici : « Chabbat, puisqu'il a été permis, reste permis », comme au siman 360, séif 2, puisque les cloisons n'existent plus.
séif katan 32
- (לג) מוקפת חומה מותר - דהרי ע"י החומה הויא כל העיר רה"י גמור ותיקון המבוי לא היה אלא כדי לסלק דיורי הנכרים מעליהן ולכן אף שנסתר תיקון המבוי בשבת מותר דהוי כשתי חצירות שלא עירבו יחד ונפל כותל המפסיק ביניהן דאמרינן שבת הואיל והותרה הותרה משום דמחיצות החיצונות קיימות וה"נ בכהאי גוונא. וכתב הט"ז דוקא ישבה ולבסוף הוקפה בסתם עיירות שלנו דאז הוי רה"י אבל אם הוקפה ולבסוף ישבה דיש עליה דין כרמלית מדרבנן ועשו תיקון במבוי להתיר הטלטול ונפל התיקון אסור דהרי מיחסרא מחיצתא ופתוח לכרמלית:(33) Entourée d'une muraille, c'est permis – car du fait de la muraille, toute la ville est un domaine privé complet, et l'aménagement de la ruelle n'avait pour but que d'écarter l'effet de la résidence des non-Juifs parmi eux ; c'est pourquoi, bien que l'aménagement de la ruelle ait été démoli pendant Chabbat, c'est permis. Car c'est comme deux cours qui n'ont pas fait d'érouv ensemble et dont le mur qui les séparait est tombé pendant Chabbat, où l'on dit : « Chabbat, puisqu'il a été permis, reste permis », parce que les cloisons extérieures sont debout ; et ici aussi, il en est de même. Et le Taz a écrit que cela ne vaut que dans le cas où elle a été habitée puis entourée de muraille, pour nos villes ordinaires, car alors c'est un domaine privé ; mais si elle a été entourée puis habitée, elle a le statut de karmelit d'ordre rabbinique, et si on a fait un aménagement dans la ruelle pour permettre de porter et que l'aménagement est tombé, c'est interdit, car voici qu'il manque une cloison et la ruelle est ouverte sur une karmelit.
séif katan 33
- (לד) עומד ליסתר - כגון במקומות שמצויים נכרים שמקלקלים אותם בליל שבת וקרוב לודאי הוא שיקלקלוהו:(34) Destiné à être démoli – par exemple dans les endroits où se trouvent des non-Juifs qui les détériorent la nuit de Chabbat, et où il est quasi certain qu'ils le détérioreront.
séif katan 34
- (לה) ואם ספק וכו' - אאין עומד לסתור קאי:(35) Et s'il y a doute, etc. – Cela se rapporte au cas où l'aménagement n'était pas destiné à être démoli.
séif katan 35
- (לו) אזלינן לקולא - דמוקמינן ליה אחזקתיה והשתא הוא דנשבר [ב"י]:(36) On suit l'allègement – car on le maintient dans son statut antérieur ('hazaka), et on considère que c'est maintenant qu'il s'est brisé [Beit Yossef].
séif katan 36
- (לז) שנשתתפו בו - ר"ל שעשו רק שיתופי מבואות ולא עשו עירובי חצרות כל אחד בפני עצמו בחצרו ואעפ"כ מהני כדקי"ל לקמן בסימן שפ"ז דסומכין על שיתוף במקום עירוב:(37) Dans laquelle on s'est associé – Cela veut dire : on a fait seulement un chitouf mevo'ot (association des ruelles), et on n'a pas fait d'érouvé 'hatsérot (érouv des cours) chacun séparément dans sa cour ; et pourtant cela est efficace, comme nous l'établissons plus loin au siman 387, qu'on s'appuie sur le chitouf à la place de l'érouv.
séif katan 37
- (לח) הפתוחות לו - ר"ל שיש פתח או חלון שיכולין לטלטל ולהביא מזו לזו שלא דרך המבוי:(38) Qui s'ouvrent sur elle – Cela veut dire : il y a une porte ou une fenêtre entre elles, de sorte qu'on peut porter et apporter des objets de l'une à l'autre sans passer par la ruelle.
séif katan 38
- (לט) שאין פתוחות וכו' - ר"ל אפילו העומדות בצד חצר זו כיון שאין להם פתח או חלון לאותו חצר אסורות דליתא לעירוב גבייהו ולא מצי לאתויי להעירוב דרך המבוי כיון שנשברה הקורה. ודוקא כשנשבר תיקון המבוי בחול אבל נשבר בשבת שרי לטלטל בכל החצרות כיון שהעירוב היה קיים בין השמשות ואפילו מחצר לחצר שרי בין דרך פתחים שביניהם בין דרך חורין דכיון שהותר במקצת שבת הותר לכל השבת וכדלקמן בריש סימן שע"ד ורק דרך המבוי אסור לטלטל:(39) Qui ne s'ouvrent pas, etc. – Cela veut dire : même celles qui se trouvent à côté de cette cour, puisqu'elles n'ont pas de porte ou de fenêtre vers cette cour, sont interdites, car l'érouv n'est pas chez elles, et on ne peut pas leur apporter l'érouv par la ruelle, puisque la koré s'est brisée. Et cela ne vaut que lorsque l'aménagement de la ruelle s'est brisé en semaine ; mais s'il s'est brisé pendant Chabbat, il est permis de porter dans toutes les cours, puisque l'érouv existait au crépuscule (bein hachmachot) ; et même d'une cour à l'autre, c'est permis, que ce soit par les portes qui sont entre elles ou par des trous, car puisque cela a été permis pendant une partie de Chabbat, c'est permis pour tout le Chabbat, comme plus loin au début du siman 374 ; et ce n'est que par la ruelle qu'il est interdit de porter.
séif katan 39
- (מ) אסורות - דע דאותן חצרות האסורות לטלטל אפילו בבית אחד אסור מחדר לחדר אם בכל חדר דר אדם אחד בפ"ע ואין לחבירו תפיסת יד בהן כמו שמוכח סי' ש"ע ס' ב' וג'. וצריך להזהיר ע"ז במקומות שאין להם תיקון מבואות בעיר דאף בבית אחד לא יטלטלו שני שכנים הדרים בשני חדרים אם לא שעשו עירובי חצרות ביניהם וכן צריך להזהיר במקומות שיש שם לחי או קורה או צוה"פ ונשבר התיקון באותו מבוי של ביהכ"נ [שמונח שם העירוב וכה"ג] אם נשבר בחול שלא יטלטלו שוב בכל המבואות אפילו יש להם תיקון בפ"ע אא"כ הוא בענין שיכולין להביא העירוב אצלן מביהכ"נ. ודע עוד דבמקום שאין עושין תיקון מבואות בעיר צריך ליזהר שלא יעשו עירובי חצרות אא"כ יש עכ"פ באותו חצר שני בתים [וכן ה"ה שני בתים זה נגד זה ופירהויז ביניהם או שני חדרים הפתוחים לבית אחד] או בחצר הסמוכה להם בענין שיכולין להביא העירוב אצלם דרך פתח או חלון בשבת וכתבו האחרונים דבאופן זה שלא עשו תיקון למבואות לא יניחו העירוב בביהכ"נ כנהוג רק באחד הבתים ואם לא עשו כן אסור לטלטל אפילו בחצר בהכ"נ על סמך העירוב שמונח בבית הכנסת:(40) Sont interdites – Sache que, dans ces cours où il est interdit de porter, même dans une seule maison il est interdit de porter d'une pièce à l'autre, si dans chaque pièce habite une personne séparément et que son voisin n'y a pas de mainmise, comme cela ressort clairement du siman 370, séifim 2 et 3. Et il faut avertir à ce sujet dans les endroits où il n'y a pas d'aménagement des ruelles dans la ville : même dans une seule maison, deux voisins habitant dans deux pièces ne doivent pas porter, à moins d'avoir fait un érouvé 'hatsérot entre eux. Et de même, il faut avertir dans les endroits où il y a un lé'hi, une koré ou une tsourat hapéta'h, et où l'aménagement s'est brisé dans la ruelle de la synagogue [où est déposé l'érouv, et autres cas semblables] : s'il s'est brisé en semaine, on ne doit plus porter dans aucune des ruelles, même si elles ont leur propre aménagement, à moins que ce ne soit dans une situation où l'on peut leur apporter l'érouv depuis la synagogue. Et sache encore que, dans un endroit où l'on ne fait pas d'aménagement des ruelles dans la ville, il faut veiller à ne pas faire d'érouvé 'hatsérot, à moins qu'il n'y ait au moins dans cette cour deux maisons [et de même deux maisons l'une en face de l'autre avec un vestibule (firhoyz) entre elles, ou deux pièces ouvertes sur une même maison], ou que l'érouv ne soit dans la cour voisine, de sorte qu'on puisse leur apporter l'érouv par une porte ou une fenêtre pendant Chabbat. Et les A'haronim ont écrit que, dans ce cas où l'on n'a pas fait d'aménagement pour les ruelles, on ne déposera pas l'érouv à la synagogue selon l'usage, mais seulement dans l'une des maisons ; et si l'on n'a pas fait ainsi, il est interdit de porter même dans la cour de la synagogue en s'appuyant sur l'érouv déposé à la synagogue.
séif katan 40