Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 363 →- (א) מקום שיש לו ג' מחיצות - היינו כגון מבוי שפתוח לרוח רביעית או חצר שנפרץ אחד מכתליו ובין שפתוח לכרמלית או לר"ה:(1) Un endroit qui a trois cloisons – c'est-à-dire, par exemple, un mavoï (ruelle) ouvert du quatrième côté, ou une cour dont l'un des murs s'est effondré ; que (ce côté) soit ouvert sur une karmelit (domaine intermédiaire) ou sur le réchout harabim (domaine public).
séif katan 1
- (ב) אסרו חכמים לטלטל בו - שיעור ד' אמות וטעם שאסרוהו דכיון שרוח רביעית פתוח לגמרי דומה קצת לר"ה ואי נתיר בזה יבואו לטלטל גם בר"ה ועיין בבה"ל:(2) Les Sages ont interdit d'y transporter – sur une distance de quatre coudées. Et la raison pour laquelle ils l'ont interdit : puisque le quatrième côté est entièrement ouvert, cela ressemble quelque peu au domaine public, et si nous permettions ici, on en viendrait à transporter aussi dans le domaine public. Voir le Biour Halakha.
séif katan 2
- (ג) שום תיקון ברביעית - היינו כמבואר לקמן בסעיף ב' וג' לכל אחד כדינו:(3) Aucune réparation au quatrième (côté) – c'est-à-dire comme expliqué plus loin aux séifim 2 et 3, chacun selon sa règle (la cour et le mavoï).
séif katan 3
- (ד) שנפרץ - ר"ל למקום האסור לה:(4) Qui s'est effondré – c'est-à-dire (ouvert) sur un endroit où il lui est interdit (de transporter).
séif katan 4
- (ה) במילואו - כלומר כל הכותל:(5) Sur toute sa longueur – c'est-à-dire tout le mur.
séif katan 5
- (ו) עד עשר אמות - ועד בכלל דאף דבעלמא קי"ל דאם נפרץ הכותל עשר אמות נחשב הפרצה כפתח הכא שכל הכותל נחסר לא נוכל לחשוב זה המקום לפתח:(6) Jusqu'à dix coudées – dix incluses. Car bien qu'en général nous tenions que si le mur s'est effondré sur dix coudées, la brèche est considérée comme une ouverture (une porte), ici, où tout le mur manque, nous ne pouvons pas considérer cet endroit comme une ouverture.
séif katan 6
- (ז) במקום אחד - היינו בראש הכותל:(7) À un seul endroit – c'est-à-dire à l'extrémité du mur.
séif katan 7
- (ח) טפח מכאן וכו' - לאו דוקא טפח אלא די בשני משהויין וכנ"ל במעמיד פסין לכתחלה וכמו שכתב בב"י ועיין בבה"ל:(8) Un téfa'h d'ici, etc. – pas précisément un téfa'h ; il suffit plutôt de deux (planches de la largeur la plus minime,) machehou, comme dit plus haut à propos de celui qui dresse des passim (planches) lekhat'hila (a priori), et comme l'a écrit le Beit Yossef. Voir le Biour Halakha.
séif katan 8
- (ט) בגובה עשרה טפחים - וא"צ שיהיה שוה בגובה לשאר הכתלים מיהו בפחות מזה אין עליו שם מחיצה כלל:(9) À une hauteur de dix téfa'him – il n'est pas nécessaire qu'il soit de même hauteur que les autres murs ; toutefois, en deçà (de dix téfa'him), il n'a pas du tout le statut de cloison.
séif katan 9
- (י) כיון שהוא במילואו - האי במילואו לאו דוקא דאפילו אם נשתייר מהכותל ב' או ג' טפחים כל שהוא מיעוט לגבי הפרוץ צריך תיקון אלא אתי לאפוקי היכי דהעומד מרובה דבזה קי"ל דרובו ככולו והוי כסתום ואע"פ שאינו מחזיק ד' טפחים כל שהוא משהו יותר מהפרוץ סגי:(10) Puisqu'il est (ouvert) sur toute sa longueur – ce « sur toute sa longueur » n'est pas précis : car même s'il reste du mur deux ou trois téfa'him, tant que c'est une minorité par rapport à la partie ouverte, il faut une réparation. Cela vient plutôt exclure le cas où la partie debout est majoritaire, où nous tenons que « la majorité est comme le tout », et c'est considéré comme fermé ; et bien qu'elle ne fasse pas quatre téfa'him, dès qu'elle dépasse si peu que ce soit la partie ouverte, cela suffit.
séif katan 10
- (יא) עד שיהא בה פחות מג' - פי' שיתקן הפרצה במקצת ולא ישתייר אלא פחות מג' דאז הוי כלבוד וכ"ש אם הפרצה לא היה אלא פחות מג' דאין צריך שום תקון מטעם זה:(11) Jusqu'à ce qu'il y reste moins de trois – c'est-à-dire qu'il répare partiellement la brèche et qu'il n'en reste que moins de trois (téfa'him), car alors c'est considéré comme lavoud (comme joint) ; et à plus forte raison, si la brèche n'était que de moins de trois (téfa'him), il n'a besoin d'aucune réparation pour cette raison.
séif katan 11
- (יב) אפילו אינה במילואה - האי לישנא לאו דוקא דאפילו העומד מרובה על הפרוץ ג"כ אסור דכאלו נפרץ כל הכותל דמי. וצוה"פ מהני אפילו כשהיא במילואה:(12) Même si elle n'est pas sur toute sa longueur – cette formulation n'est pas précise : car même si la partie debout est majoritaire par rapport à la partie ouverte, c'est aussi interdit, car c'est comme si tout le mur s'était effondré. Et une tsourat hapéta'h (forme de porte) est efficace même quand (la brèche) est sur toute la longueur.
séif katan 12
- (יג) התירו בלחי - ואף דבחצר בעינן דוקא פס רחב ד' טפחים הכא הקילו חכמים והטעם שכל שהוא עשוי יותר לדירה ולתשמישי הצנע צריך מחיצות יותר גמורות ולפיכך החצרות שדרכן של בעלי בתים להשתמש בהן יותר בתשמישי הצנע ולאכול צריכות מחיצותיהן להיות יותר גמורות שיהיה שם רה"י עליהן מהמבואות שאין משתמשין בהן בתשמישי הצנע ולפיכך די במבוי בלחי ועיין לקמן סכ"ו שזהו דוקא כשאין רחב פתחו יותר מעשר אמות ועוד פרטים עי"ש:(13) Ils ont permis avec un lé'hi (montant latéral) – bien que dans une cour nous exigions précisément une planche large de quatre téfa'him, ici les Sages ont été plus indulgents. La raison : tout ce qui est davantage destiné à l'habitation et aux usages intimes nécessite des cloisons plus complètes. C'est pourquoi les cours, dont les maîtres de maison ont l'habitude de se servir davantage pour les usages intimes et pour manger, nécessitent des cloisons plus complètes, pour avoir le statut de réchout hayahid (domaine privé), que les ruelles, dont on ne se sert pas pour les usages intimes ; c'est pourquoi, dans un mavoï, un lé'hi suffit. Et voir plus loin, séif 26, que cela ne vaut que lorsque la largeur de son entrée ne dépasse pas dix coudées, ainsi que d'autres détails ; voir là-bas.
séif katan 13
- (יד) כל שהוא - אפילו פחות מאצבע (אחרונים):(14) Si petit soit-il – même moins d'un doigt (A'haronim).
séif katan 14
- (טו) בפתח המבוי - עיין לקמן סל"א:(15) À l'entrée du mavoï – voir plus loin, séif 31.
séif katan 15
- (טז) י' טפחים - מרווחים ולא מצומצמים [חידושי רע"א] ועשרה טפחים מהני אפילו למבוי שגבוה עשרים אמה:(16) Dix téfa'him – larges, et non serrés (mesurés largement, non au plus juste) ['Hidouchei Rabbi Akiva Eiger] ; et dix téfa'him suffisent même pour un mavoï haut de vingt coudées.
séif katan 16
- (יז) ואפילו קשר וכו' - ומיירי שלא הודיעו שהעמידו לשם לחי א"כ בודאי ילך לו שלא יעמוד שם כל היום לכן בעינן דוקא קשר ויש מחמירין אפילו בהודיעו שמא ישכח וילך משם:(17) Et même s'il a attaché, etc. – il s'agit du cas où on ne lui a pas fait savoir qu'on l'a placé là en tant que lé'hi ; dès lors, il s'en ira certainement, car il ne restera pas là toute la journée ; c'est pourquoi nous exigeons précisément qu'il soit attaché. Et certains sont rigoureux même si on l'en a informé, de peur qu'il n'oublie et ne s'en aille.
séif katan 17
- (יח) אם יש קצת כותל וכו' - אף דלא נעשה לשם לחי קי"ל דלחי העומד מאליו ג"כ כשר וכדלקמן בסי"א ע"ש:(18) S'il y a un peu de mur, etc. – bien qu'il n'ait pas été fait en tant que lé'hi, nous tenons qu'un lé'hi qui se tient de lui-même est aussi valable, comme (il est dit) plus loin, séif 11 ; voir là-bas.
séif katan 18
- (יט) רוחב טפח - עיין בבה"ל:(19) Une largeur d'un téfa'h – voir le Biour Halakha.
séif katan 19
- (כ) לחי דאי נשיב וכו' - וה"ה כשעושין צוה"פ דלא עדיף ממחיצה שאינה יכולה לעמוד ברוח מצויה שאינה מחיצה [תו"ש וש"א] ואפילו אין הרוח מפילו לארץ אלא מנידו כמ"ש בסי' שס"ב ס"א:(20) Un lé'hi qui, si (le vent) souffle, etc. – il en est de même lorsqu'on fait une tsourat hapéta'h, car elle ne vaut pas mieux qu'une cloison qui ne peut tenir face à un vent ordinaire, qui n'est pas une cloison [Tossefet Chabbat et d'autres] ; et même si le vent ne le fait pas tomber à terre mais seulement le fait bouger, comme écrit au siman 362, séif 1.
séif katan 20
- (כא) לא חשיב לחי - נ"ל דאם הלחי למטה אינו מתנענע כגון שקבוע במסמר או שקשור היטב להכותל ומחמת זה אינו מתנענע עד משך גבוה עשרה טפחים ורק למעלה הוא מתנענע ע"י הרוח מפני רוב גובהו כשר דדל מה שלמעלה נשאר ג"כ שיעור לחי:(21) N'est pas considéré comme un lé'hi – il me semble que si, en bas, le lé'hi ne bouge pas, par exemple qu'il est fixé par un clou ou bien attaché au mur, et que de ce fait il ne bouge pas sur une hauteur de dix téfa'him, et que c'est seulement en haut qu'il bouge sous l'effet du vent à cause de sa grande hauteur, il est valable : car si l'on retire (en pensée) ce qui est en haut, il reste encore la mesure d'un lé'hi.
séif katan 21
- (כב) צריך שלא יהא - י"א שהטעם משום דאתי אוירא דהאי גיסא ודהאי גיסא ומבטלין ליה ולפ"ז אם הלחי היה רחב יותר מג"ט כשר אף שהלחי היה רחוק ג"ט מן הכותל דהא הוי עומד מרובה על הפרוץ שבצדו ובכגון זה לא אמרינן אתי אוירא ומבטל ליה ויש אומרים דבכל גווני צריך להיות הלחי בתוך ג"ט לכותל ויש להחמיר:(22) Il faut qu'il n'y ait pas – certains disent que la raison est que « l'air de ce côté-ci et de ce côté-là vient et l'annule ». Selon cela, si le lé'hi était large de plus de trois téfa'him, il est valable même si le lé'hi était éloigné de trois téfa'him du mur, puisque la partie debout est majoritaire par rapport à la partie ouverte à côté de lui, et dans un tel cas nous ne disons pas que l'air vient et l'annule. Et d'autres disent que dans tous les cas le lé'hi doit être à moins de trois téfa'him du mur ; et il faut être rigoureux.
séif katan 22
- (כג) הלחי - והיכי שקובע צורת הפתח למבוי דעת הרבה מהפוסקים שא"צ לדקדק שיהא בתוך ג"ט לכותל דצוה"פ מחיצה גמורה היא ויש פוסקים דס"ל דאין חילוק בין צוה"פ ללחי לענין זה ובשעת הדחק יש לסמוך להקל. ואם יש ארבעה טפחים בין צוה"פ להכותל דעת הח"א דצריך להעמיד לחי אצל הכותל ולדידי צ"ע גם בזה כמו שביררתי בבה"ל ולכתחלה בודאי נכון לחוש להחמיר אפילו ברחוק ג' טפחים מן הכותל:(23) Le lé'hi – et lorsqu'on fixe une tsourat hapéta'h pour le mavoï, l'avis de nombreux décisionnaires est qu'il n'est pas nécessaire de veiller à ce qu'elle soit à moins de trois téfa'him du mur, car la tsourat hapéta'h est une cloison complète ; et certains décisionnaires pensent qu'il n'y a pas de différence entre tsourat hapéta'h et lé'hi à cet égard. En cas de nécessité pressante, on peut s'appuyer (sur le premier avis) pour être indulgent. Et s'il y a quatre téfa'him entre la tsourat hapéta'h et le mur, l'avis du 'Hayé Adam est qu'il faut dresser un lé'hi près du mur ; et selon moi, cela aussi demande examen, comme je l'ai clarifié dans le Biour Halakha. Et lekhat'hila, il convient certainement de tenir compte (de l'avis rigoureux) et d'être rigoureux même lorsqu'elle est éloignée de trois téfa'him du mur.
séif katan 23
- (כד) לחי אפילו שברים וכו' - ר"ל מדובקים ובלבד שיוכל לעמוד ברוח מצויה [לבוש]. ולאפוקי קורה דבעינן דוקא שתהיה חזקה כדי לקבל אריח וכדלקמן בסי"ז:(24) Un lé'hi, même de morceaux, etc. – c'est-à-dire collés (ensemble), à condition qu'il puisse tenir face à un vent ordinaire [Levouch]. Cela exclut la koré (poutre transversale), pour laquelle nous exigeons précisément qu'elle soit solide afin de supporter une aria'h (demi-brique), comme plus loin, séif 17.
séif katan 24
- (כה) כשרים בו - וה"ה אבנים היוצאים מן הכותל ומובדלים זו מזו פחות מג"ט הוי לחי ממש והא שיהא בין כולן גבוה עשרה טפחים:(25) Sont valables pour cela – de même, des pierres qui dépassent du mur, séparées les unes des autres de moins de trois téfa'him, constituent un véritable lé'hi, à condition qu'à elles toutes il y ait une hauteur de dix téfa'him.
séif katan 25
- (כו) ולכן עושין לחי וכו' - דלא גרע משברי שברים דמותר בלחי וה"ה לענין צוה"פ דבעינן שיעשה לחיים מכאן ומכאן אם ירא שיפילם הרוח מותר לעשותן ע"י סיד מחוי בכותל מכאן ומכאן והקנה שלמעלה יהיה מכוון על גביהן. ומ"מ בעינן שיהי בו ממשות קצת עכ"פ כחוט אבל מראה סיד לבד או רושם בנתר שקורין קריי"ד או שאר צבע לא מהני [ט"ז וש"א]:(26) C'est pourquoi on fait un lé'hi, etc. – car cela ne vaut pas moins que des morceaux de morceaux, qui sont permis pour un lé'hi. Il en est de même pour la tsourat hapéta'h, pour laquelle nous exigeons qu'on fasse des montants de part et d'autre : s'il craint que le vent ne les fasse tomber, il est permis de les faire au moyen de chaux enduite sur le mur de part et d'autre, et le roseau du haut devra être aligné au-dessus d'eux. Toutefois, nous exigeons qu'il y ait un peu de substance, au moins comme un fil ; mais une simple apparence de chaux, ou une marque à la craie, qu'on appelle « kreid », ou une autre peinture, n'est pas efficace [Taz et d'autres].
séif katan 26
- (כז) שלא יתמחה יותר וכו' - היינו ע"י כלבים וחזירים שרגילים להתחכך בכתלים ומוחקין מן הכתלים את מיחוי הסיד הסמוך לארץ ואז לא מהני שוב לא ללחי ולא לצוה"פ:(27) Qu'il ne s'efface pas davantage, etc. – c'est-à-dire (par) les chiens et les porcs, qui ont l'habitude de se frotter contre les murs et effacent des murs l'enduit de chaux proche du sol ; alors cela n'est plus efficace, ni pour un lé'hi ni pour une tsourat hapéta'h.
séif katan 27
- (כח) יותר משלש לארץ - האי לישנא לאו דוקא דאפילו נמחה רק שלש בצמצום ג"כ בטל ממנו שם לחי וכדלקמיה בסעיף יו"ד:(28) Plus de trois (téfa'him) au-dessus du sol – cette formulation n'est pas précise : car même s'il ne s'est effacé que trois (téfa'him) exactement, il perd aussi le statut de lé'hi, comme (il est dit) juste après, au séif 10.
séif katan 28
- (כט) לחי שעשאו וכו' - בגמרא איתא דעושין לחי אשרה ומשמע אפילו לכתחלה. ואין להקשות נהי דבלחי כיון דאין צריך שיעור לא שייך בזה כתותי מיכתת שיעוריה וכדלקמיה מ"מ הא אסור בהנאה י"ל כיון דהלחי אינו אלא לצורך מחיצה ובה גופא לא משתמש במידי לא חשיב הנאה מה שנהנה על ידה היתר טלטול [בית מאיר ע"ש]:(29) Un lé'hi qu'il a fait, etc. – dans la Guemara, il est dit qu'on fait un lé'hi avec une achéra (arbre voué à l'idolâtrie), ce qui implique même lekhat'hila. Et il ne faut pas objecter : admettons que pour un lé'hi, puisqu'il ne nécessite pas de mesure, le principe « sa mesure est considérée comme réduite en miettes » ne s'applique pas, comme (il est dit) juste après ; toutefois, il est interdit d'en tirer profit ! On peut répondre : puisque le lé'hi ne sert qu'en tant que cloison, et qu'on ne se sert de lui-même pour rien, la permission de transporter qu'on obtient grâce à lui n'est pas considérée comme un profit [Beit Méïr ; voir là-bas].
séif katan 29
- (ל) כשר - הטעם משום דכיון דלחי א"צ שיעור דבכל שהוא סגי וכדלעיל בס"ג אפי' מעצי אשרה מהני אע"ג דעצי אשרה עומד לשריפה וכמאן דשרוף דמי ומכתת כתות שיעוריה מ"מ הא לא בעי שיעור ואע"ג דהא מ"מ בעי עכ"פ שיעור בגובהו י' טפחים כיון דיכול לעשותו קו דק מאוד של כל שהוא לא החמירו חכמים בשיעור זוטא כי האי ועוד תירצו בזה דבלחי אפילו היה נשרף העץ לאפר והיה מגבל לאפר ומדבק לכותל ג"כ חשיב לחי ובלבד שלא יהא ניטל ברוח ולכן אין נפסל מחמת שעומד לשריפה:(30) Est valable – la raison : puisqu'un lé'hi ne nécessite pas de mesure, car si peu que ce soit suffit, comme plus haut au séif 3, même (fait) de bois d'achéra il est efficace. Bien que le bois d'achéra soit destiné à être brûlé et soit considéré comme déjà brûlé, et que « sa mesure soit réduite en miettes », toutefois il ne requiert pas de mesure. Et bien qu'il requière néanmoins une mesure en hauteur de dix téfa'him, puisqu'on peut le faire comme une ligne très fine, de taille minime, les Sages n'ont pas été rigoureux pour une mesure si minime. On a aussi répondu à ce sujet que, pour un lé'hi, même si le bois avait été brûlé et réduit en cendres, et qu'on pétrissait la cendre et la collait au mur, cela serait aussi considéré comme un lé'hi, pourvu qu'il ne soit pas emporté par le vent ; c'est pourquoi il n'est pas invalidé du fait qu'il est destiné à être brûlé.
séif katan 30
- (לא) ואינה נראית לעומדים בחוץ - כגון שהעמיד הלחי רחבו לצד ארכו של מבוי ולא משך קצה רחבו קימעא כלפי חוץ אלא השוה חודו החיצון לעובי כותל המבוי ודומה כמי שמוסיף על עובי הכותל ואינו נראה מבחוץ כלחי אבל חודו הפנימי נראה לעומדים שם בפנים כזה /במקור מופיע ציור/:(31) Et qu'il n'est pas visible pour ceux qui se tiennent à l'extérieur – par exemple, il a dressé le lé'hi avec sa largeur dans le sens de la longueur du mavoï, et n'a pas fait dépasser un peu le bord de sa largeur vers l'extérieur, mais a aligné son arête extérieure sur l'épaisseur du mur du mavoï ; cela ressemble à celui qui ajoute à l'épaisseur du mur, et il n'est pas visible de l'extérieur comme un lé'hi ; mais son arête intérieure est visible pour ceux qui se tiennent là, à l'intérieur, comme ceci : (dans l'original figure un dessin).
séif katan 31
- (לב) נגד חלל המבוי - כגון שנתן כל הלחי לחוץ המבוי וחודו הפנימי עומד אצל עובי הכותל אבל לא העמידו בשוה לשפת עובי הכותל של צד תוך המבוי דא"כ לא היה נראה כלחי אלא כמוסיף על הכותל אף להעומדים בר"ה אלא הרחיקו מזוית עובי הכותל של צד פנים והעמידו לשפת עובי של צד אחורי המבוי דעי"ז ניכר להעומדים בחוץ בר"ה נגד חלל המבוי שהוא לחי כזה /במקור מופיע ציור/:(32) Face à l'espace du mavoï – par exemple, il a placé tout le lé'hi à l'extérieur du mavoï, et son arête intérieure se trouve près de l'épaisseur du mur ; mais il ne l'a pas dressé aligné sur le bord de l'épaisseur du mur du côté de l'intérieur du mavoï — car alors il ne paraîtrait pas comme un lé'hi mais comme un ajout au mur, même pour ceux qui se tiennent dans le domaine public —, mais il l'a éloigné de l'angle de l'épaisseur du mur du côté intérieur et l'a dressé au bord de l'épaisseur, du côté arrière du mavoï ; car de ce fait, il est reconnaissable pour ceux qui se tiennent à l'extérieur, dans le domaine public, face à l'espace du mavoï, que c'est un lé'hi, comme ceci : (dans l'original figure un dessin).
séif katan 32
- (לג) לעומדים בפנים - ר"ל לאותן העומדים תוך המבוי אין הלחי נראית שאין עשויה בפנים:(33) Pour ceux qui se tiennent à l'intérieur – c'est-à-dire que pour ceux qui se tiennent à l'intérieur du mavoï, le lé'hi n'est pas visible, car il n'est pas fait à l'intérieur.
séif katan 33
- (לד) הרחיק מהכותל שלש - אע"ג דכבר שנאו בס"ו חזר ושנאו לאשמועינן שהוא לעיכובא:(34) Il l'a éloigné du mur de trois – bien qu'il l'ait déjà enseigné au séif 6, il l'a répété pour nous apprendre que c'est indispensable.
séif katan 34
- (לה) או שהגביהו מהארץ שלש - היינו אף דאית בלחי עשרה טפחים והטעם דלא עדיפא ממחיצה שנטולה שלשה טפחים מן הארץ דפסולה משום דהוי מחיצה שהגדיים בוקעין תחתיה דלא שמה מחיצה:(35) Ou qu'il l'a surélevé de trois au-dessus du sol – c'est-à-dire même si le lé'hi a dix téfa'him (de haut). La raison : il ne vaut pas mieux qu'une cloison relevée de trois téfa'him au-dessus du sol, qui est invalide parce que c'est une cloison sous laquelle les chevreaux passent, qui ne porte pas le nom de cloison.
séif katan 35
- (לו) כשר - מטעם לבוד והוי כמלא זה המקום הפנוי:(36) Valable – en vertu du (principe de) lavoud, et c'est comme si cet espace vide était comblé.
séif katan 36
- (לז) שנזדמן לו שם מאליו - כגון שיצא בליטה מכותל המבוי בראשו בשיעור משך גבוה עשרה טפחים או שהועמד שם לאיזה ענין ואפילו לא קבעו הוא בעצמו אלא מעולם הוא שם ג"כ כשר דלחי משום מחיצה ומחיצה העומדת מאליה כשרה:(37) Qui s'est trouvé là de lui-même – par exemple, une saillie est sortie du mur du mavoï à son extrémité, sur une hauteur de dix téfa'him, ou bien elle a été dressée là pour quelque autre usage ; et même s'il ne l'a pas fixée lui-même, mais qu'elle était là depuis toujours, c'est aussi valable, car le lé'hi (sert) en tant que cloison, et une cloison qui se tient d'elle-même est valable.
séif katan 37
- (לח) כגון שהיה שם לחי אחר וכו' - דהו"ל כאלו אמר ע"ז אני סומך ולא ע"ז והו"ל האי כאלו אדחי מתורת לחי [א"ז]:(38) Par exemple, s'il y avait là un autre lé'hi, etc. – car c'est comme s'il avait dit : « C'est sur celui-ci que je m'appuie, et non sur celui-là », et celui-ci est comme écarté du statut de lé'hi [Or Zaroua].
séif katan 38
- (לט) כאלו סמכו עליו - ר"ל אע"פ שלא סמכו עליו בפירוש אכן אם בפירוש לא סמכו עליו כגון שלא טלטלו בשבת שעברה ע"י לחי זו ולא היה שם לחי אחר אינו מועיל לשבת הבאה עד שיסמכו עליו מע"ש בפירוש:(39) C'est comme s'ils s'étaient appuyés sur lui – c'est-à-dire bien qu'ils ne se soient pas appuyés sur lui explicitement. Toutefois, si de fait ils ne se sont pas appuyés sur lui, par exemple s'ils n'ont pas transporté le Chabbat précédent grâce à ce lé'hi et qu'il n'y avait pas là d'autre lé'hi, cela n'est pas efficace pour le Chabbat suivant, tant qu'ils ne se sont pas appuyés sur lui explicitement dès la veille de Chabbat.
séif katan 39
- (מ) לחי העומד וכו' - שיעור דבריו כך הוא דהא דכתב בסי"א דלחי העומד מאליו וסמכו עליו מהני דוקא אם הלחי אינו בולט לרחבו של מבוי ד"א אבל אם הוא בולט ויוצא מכותל הבית לרחבו של מבוי ד"א אז נפק ליה מתורת לחי [משום שיש בו שיעור הכשר של אורך מבוי שהוא בד"א וכדלקמיה בסכ"ו] ושם כותל מבוי עליה וצריך לחי אחר לפתח המבוי להתירו אם לא שהמבוי אינו מחזיק רחבו רק ח' אמות דאז מותר בלא לחי אחר דהוי עומד כפרוץ וחשיב המבוי כסתום מכל הצדדין וכנ"ל בסימן שס"ב ס"ט:(40) Un lé'hi qui se tient, etc. – le sens de ses paroles est le suivant : ce qu'il a écrit au séif 11, qu'un lé'hi qui se tient de lui-même et sur lequel on s'est appuyé est efficace, ne vaut que si le lé'hi ne dépasse pas de quatre coudées dans la largeur du mavoï ; mais s'il dépasse et sort du mur de la maison dans la largeur du mavoï sur quatre coudées, alors il sort du statut de lé'hi [car il a la mesure valable de la longueur d'un mavoï, qui est de quatre coudées, comme juste après, au séif 26], et il a le statut de mur de mavoï ; il faut alors un autre lé'hi à l'entrée du mavoï pour le permettre ; à moins que le mavoï n'ait que huit coudées de large, car alors c'est permis sans autre lé'hi, puisque la partie debout est égale à la partie ouverte, et le mavoï est considéré comme fermé de tous côtés, comme dit plus haut au siman 362, séif 9.
séif katan 40
- (מא) מאיליו - דאם העמידו לשם לחי אפילו רחב ד' אמות הוי לחי כמו שכתב בהג"ה:(41) De lui-même – car s'il l'a dressé en tant que lé'hi, même large de quatre coudées, c'est un lé'hi, comme il est écrit dans la haga (glose du Rema).
séif katan 41
- (מב) ד' אמות - דד"א הוי שיעור כותל מבוי וליכא הכירא כלל דהוא לחי אבל עד ד' אמות נוכל לחשבו ללחי והוא דסמכו עליו מע"ש וכנ"ל בסי"א:(42) Quatre coudées – car quatre coudées sont la mesure d'un mur de mavoï, et il n'y a aucun signe distinctif qu'il s'agit d'un lé'hi ; mais jusqu'à quatre coudées, nous pouvons le considérer comme un lé'hi, à condition qu'on se soit appuyé sur lui dès la veille de Chabbat, comme dit plus haut au séif 11.
séif katan 42
- (מג) אפילו רחב ד"א - וה"ה יותר מזה והטעם דמשום דריבה בפתח המבוי בסתימתו לא גרע מלחי דעלמא [רש"י]:(43) Même large de quatre coudées – et de même plus que cela. La raison : puisqu'il a augmenté la fermeture de l'entrée du mavoï, il ne vaut pas moins qu'un lé'hi ordinaire [Rachi].
séif katan 43
- (מד) המושך עם דפנו וכו' - לאורך המבוי:(44) Qui se prolonge avec sa paroi, etc. – dans la longueur du mavoï.
séif katan 44
- (מה) שאין חודו של לחי מכסה וכו' - אלא קצר ממנו ונמשך להלאה לצד אחורי המבוי וכמו שציירנו לעיל בס"ט במ"ב:(45) Que l'arête du lé'hi ne recouvre pas, etc. – mais il est plus court que lui et se prolonge plus loin, vers l'arrière du mavoï, comme nous l'avons illustré plus haut, au séif 9, dans la Michna Beroura.
séif katan 45
- (מו) עם חודו הפנימי - ר"ל שמותר ע"י הלחי להשתמש בכל המבוי עד חודו הפנימי של הלחי ולא יותר דאף דקי"ל בסימן שס"ה ס"ד דבין הלחיים מותר להשתמש הכא שאני דהא הצד השני קצר מזה שאין דופן כנגד הלחי:(46) Jusqu'à son arête intérieure – c'est-à-dire qu'il est permis, grâce au lé'hi, de se servir de tout le mavoï jusqu'à l'arête intérieure du lé'hi, et pas au-delà. Car bien que nous tenions, au siman 365, séif 4, qu'il est permis de se servir (de l'espace) entre les lé'hayim, ici c'est différent, puisque l'autre côté est plus court que celui-ci, de sorte qu'il n'y a pas de paroi en face du lé'hi.
séif katan 46
- (מז) ד"א נידון משום מבוי - דכיון דהוא ד"א שהוא בעלמא שיעור אורך מבוי יוצא מתורת לחי ונחשב לכותל מבוי וכן מבוי שעשה לאורך המבוי לפנים לחיים קטנים הרבה רצופים בפחות מג"ט זה אצל זה במשך ארבע אמות אינו ניתר המבוי בזה דכיון שהם בפחות מג"ט זה מזה חשובים כולם כלחי אחד שמחזיק ד' אמות ברחבו ויוצא מתורת לחי ונחשב ככותל ואין לחי למבוי זה. ומ"מ אם הלחי הראשון שעומד בקצה המבוי אינו עומד בשוה עם קצה המבוי אלא נמשך קצת מן המבוי ולפנים נידון משום לחי כיון שנראה מבחוץ:(47) Quatre coudées, il est jugé comme (mur de) mavoï – car puisqu'il fait quatre coudées, ce qui est d'ordinaire la mesure de la longueur d'un mavoï, il sort du statut de lé'hi et est considéré comme un mur de mavoï. De même, un mavoï où l'on a fait, dans la longueur du mavoï, vers l'intérieur, de nombreux petits lé'hayim successifs, à moins de trois téfa'him l'un de l'autre, sur une étendue de quatre coudées : le mavoï n'est pas permis par cela ; car puisqu'ils sont à moins de trois téfa'him l'un de l'autre, ils sont tous considérés comme un seul lé'hi qui occupe quatre coudées dans sa largeur ; il sort du statut de lé'hi et est considéré comme un mur, et ce mavoï n'a pas de lé'hi. Toutefois, si le premier lé'hi, qui se tient à l'extrémité du mavoï, n'est pas aligné sur l'extrémité du mavoï mais se prolonge un peu à l'intérieur du mavoï, il est jugé comme un lé'hi, puisqu'il est visible de l'extérieur.
séif katan 47
- (מח) ואסור להשתמש - דזה אסור אפילו הועמד לשם לחי ואינו דומה להנ"ל בסי"ב דמתירין שם כשהעמידו לשם לחי דהתם הלא העמיד הבליטה לרוחב המבוי ונסתם עי"ז פתיחתה וע"כ לא גרע מלחי משהו משא"כ הכא דהעמידו לארכו ומחזי כמוסיף עוד על הכותל:(48) Et il est interdit de se servir – car cela est interdit même s'il a été dressé en tant que lé'hi ; ce n'est pas comparable au cas mentionné plus haut, au séif 12, où l'on permet lorsqu'on l'a dressé en tant que lé'hi : là, il a placé la saillie dans la largeur du mavoï, et son ouverture s'en est trouvée (en partie) fermée ; c'est pourquoi cela ne vaut pas moins qu'un lé'hi minime. Ce qui n'est pas le cas ici, où il l'a dressé dans sa longueur, et cela paraît comme un ajout au mur.
séif katan 48
- (מט) בקורה - שעי"ז יהיה היכר שלא יבואו להחליף ולטלטל בר"ה גמורה וגם שלא יבואו לטלטל ממנו ולחוץ:(49) Par une koré – car grâce à elle il y aura un signe distinctif, afin qu'on n'en vienne pas à confondre et à transporter dans un véritable domaine public, et aussi qu'on n'en vienne pas à transporter de lui (le mavoï) vers l'extérieur.
séif katan 49
- (נ) על ראש המבוי - ר"ל בקצה המבוי ואם העמידו באמצע המבוי עיין לקמן בסל"ב:(50) Au-dessus de l'entrée du mavoï – c'est-à-dire à l'extrémité du mavoï ; et s'il l'a placée au milieu du mavoï, voir plus loin, séif 32.
séif katan 50
- (נא) אבל אם נעץ וכו' - היינו שתחב שני יתדות בשני הכתלים מזה ומזה לצד ר"ה ומש"כ אפילו בסמוך לו היינו שהיתדות היו קצרות מאוד וממילא כשהניח הקורה עליהם היה סמוך להכתלים בלא שום הפסק בינתים אפ"ה פסול והטעם דקורה ע"ג כתלים בעינן שאין נראית שבא להכשיר המבוי אלא כשהוא תוך חללו של מבוי שאין דרך שום תקרה ושום קורה לתתה אלא ע"ג הכתלים ולא מבחוץ ודוקא קורה אבל לחי לא בעינן תוך חללו של מבוי אלא אפילו חוץ לחלל המבוי וכעין ההיא דסי"ג הנ"ל וטעמא דמלתא דלחי אפילו עומד בחוץ ניכר שבא להכשיר המבוי משא"כ בקורה וכנ"ל:(51) Mais s'il a planté, etc. – c'est-à-dire qu'il a enfoncé deux chevilles dans les deux murs, de part et d'autre, du côté du domaine public. Et ce qu'il a écrit, « même tout près de lui », signifie que les chevilles étaient très courtes et que, de ce fait, lorsqu'il a posé la koré sur elles, elle était tout près des murs, sans aucune séparation entre eux ; même ainsi, c'est invalide. La raison : nous exigeons une koré sur les murs, car il n'est visible qu'elle vient rendre le mavoï valable que lorsqu'elle est à l'intérieur de l'espace du mavoï ; en effet, on n'a l'habitude de poser aucun plafond ni aucune poutre ailleurs que sur les murs, et non à l'extérieur. Et cela ne vaut que pour une koré ; mais pour un lé'hi, nous n'exigeons pas qu'il soit à l'intérieur de l'espace du mavoï, mais (il est valable) même hors de l'espace du mavoï, à l'instar du cas du séif 13 mentionné plus haut. Et la raison de la chose : un lé'hi, même s'il se tient à l'extérieur, il est reconnaissable qu'il vient rendre le mavoï valable, ce qui n'est pas le cas d'une koré, comme dit plus haut.
séif katan 51
- (נב) פסול - ואם נעץ שתי יתדות בקרקע סמוך לכותלי המבוי מזה ומזה מבחוץ והניח הקורה עליהן כשר מטעם לחי [עו"ש וא"ר וש"א]:(52) Invalide – et s'il a planté deux chevilles dans le sol près des murs du mavoï, de part et d'autre, à l'extérieur, et a posé la koré sur elles, c'est valable en tant que lé'hi [Olat Chabbat, Eliya Rabba et d'autres].
séif katan 52
- (נג) אבל אם לא וכו' - כאותו שנותנין קורה מכותל לכותל לחזק הכתלים וכל כה"ג:(53) Mais s'il ne, etc. – comme celle qu'on pose d'un mur à l'autre pour renforcer les murs, et tout cas semblable.
séif katan 53
- (נד) אפילו סמכו עליה וכו' - ואף דבלחי קי"ל בסי"ב דאם סמכו עליו מע"ש מהני אפילו בעומד מאליו שאני התם דלחי משום מחיצה ומחיצה העומדת מאליה ג"כ הוי מחיצה אבל קורה משום היכר וכשלא הונחה לשם כך לא הוי היכר ועיין בפמ"ג שמצדד דאפילו היה הקורה רחבה ד' טפחים ג"כ לא מהני ועיין בה"ל:(54) Même s'ils se sont appuyés sur elle, etc. – et bien que, pour le lé'hi, nous tenions au séif 12 que si l'on s'est appuyé sur lui dès la veille de Chabbat, il est efficace même s'il se tient de lui-même, là c'est différent : le lé'hi (sert) en tant que cloison, et une cloison qui se tient d'elle-même est aussi une cloison ; mais la koré (sert) de signe distinctif, et lorsqu'elle n'a pas été posée à cette fin, ce n'est pas un signe distinctif. Et voir le Peri Megadim, qui penche pour dire que même si la koré était large de quatre téfa'him, ce n'est pas non plus efficace ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 54
- (נה) צריכה שיעור - וכדלקמיה בסי"ז:(55) Nécessite une mesure – comme (il est dit) juste après, au séif 17.
séif katan 55
- (נו) ולפיכך וכו' - וה"ה לכל דבר שצריך שיעור כגון מה שנזכר לעיל בס"ב פס של ד' טפחים בצד א' או טפח מכאן וטפח מכאן:(56) C'est pourquoi, etc. – et il en est de même pour toute chose qui nécessite une mesure, par exemple ce qui a été mentionné plus haut au séif 2 : une planche de quatre téfa'him d'un côté, ou un téfa'h d'ici et un téfa'h de là.
séif katan 56
- (נז) מעצי אשרה - שעבדה ישראל שאין לה ביטול או אפילו של עכו"ם וקצצה ישראל [דאי קצצה עכו"ם הלא נתבטלה ממילא וכדאיתא ביו"ד סימן קמ"ו ס"ו] ונטלה לזכות בה דעי"ז נעשה עכו"ם של ישראל דאין לה ביטול ולפיכך אמרינן דכתותיה מכתת אבל אם לא נטל הישראל לזכות בה הו"ל עכו"ם של נכרי דיש לה ביטול וכיון דיש לה ביטול לא אמרינן ביה כתותי מכתת אפילו קודם שנתבטל:(57) De bois d'achéra – qu'un Juif a adorée, laquelle ne peut être annulée ; ou même (une achéra) d'un idolâtre, qu'un Juif a coupée [car si c'est l'idolâtre qui l'a coupée, elle s'est annulée d'elle-même, comme il est dit dans le Yoré Déa, siman 146, séif 6] et qu'il a prise pour l'acquérir : car de ce fait, elle devient une idole appartenant à un Juif, qui ne peut être annulée ; c'est pourquoi nous disons que « sa mesure est réduite en miettes ». Mais si le Juif ne l'a pas prise pour l'acquérir, c'est une idole d'un non-Juif, qui peut être annulée ; et puisqu'elle peut être annulée, nous ne disons pas à son sujet que « sa mesure est réduite en miettes », même avant qu'elle ait été annulée.
séif katan 57
- (נח) רחבה טפח - ואף שצריכה שיעור לקבל עליה אריח שהוא רחב טפח ומחצה יוכל לחבר כרביע טפח ממנו בטיט בכאן ורביע טפח ממנו בכאן [גמרא]:(58) Large d'un téfa'h – et bien qu'elle doive avoir la mesure pour supporter une aria'h, qui est large d'un téfa'h et demi, il peut en coller environ un quart de téfa'h au mortier d'un côté et un quart de téfa'h de l'autre [Guemara].
séif katan 58
- (נט) לקבל אריח וכו' - ר"ל אריחים שכל אחד מהם מחזקת בארכו ג' טפחים וברחבו טפח ומחצה שוכבים עליה בכל ארכה כשיעור רוחב פתח אותו המבוי [ומ"מ אם היה רוחב פתח המבוי עשר אמות א"צ שתהא ראויה לקבל אריחים לכל ארכה ממש אלא דיה אם תקבל אריחים באורך ט' אמות ושני משהויין שהן י"ח אריחים לאורכן לפי שקורת ט' אמות ושתי משהויין מתרת במבוי של רוחב עשר אמות מדין לבוד דהיינו שלא תגיע פחות מג' טפחים לכותל זה ופחות מג"ט לכותל זה כדלקמיה בסכ"א] והטעם שצריכה לקבלת אריחים שאל"כ לא יהיה בה היכר כ"כ שסבורים בני ר"ה שלפי שעה הניחו שם אבל כשהיא בריאה וחזקה לקבל בנין כזה ניכר לכל שלקביעות בנין הונחה לשם:(59) Pour supporter une aria'h, etc. – c'est-à-dire des ari'him (demi-briques) dont chacune mesure trois téfa'him de long et un téfa'h et demi de large, posées sur elle sur toute sa longueur, à la mesure de la largeur de l'entrée de ce mavoï [toutefois, si la largeur de l'entrée du mavoï était de dix coudées, il n'est pas nécessaire qu'elle soit apte à recevoir des ari'him réellement sur toute sa longueur ; il suffit qu'elle reçoive des ari'him sur une longueur de neuf coudées et deux machehou (largeurs minimes), soit dix-huit ari'him dans leur longueur ; car une koré de neuf coudées et deux machehou permet un mavoï de dix coudées de large en vertu de la règle de lavoud, c'est-à-dire (que l'espace) où elle n'atteint pas (soit) de moins de trois téfa'him vers un mur et de moins de trois téfa'him vers l'autre, comme juste après, au séif 21]. La raison pour laquelle elle doit pouvoir supporter des ari'him : sinon, il n'y aurait pas en elle un signe distinctif suffisant, car les gens du domaine public penseraient qu'on l'a posée là provisoirement ; mais lorsqu'elle est robuste et solide pour supporter une telle construction, il est reconnaissable pour tous qu'elle a été posée là comme construction fixe.
séif katan 59
- (ס) שאין ברחבן טפח וכו' - דאל"ה היו המעמידין בעצמן תורת קורה עליהם וגם לא היה בארכן שלש כדי שתהיה הקורה לבוד להכותל וכמבואר הכל בסכ"ה:(60) Qui n'ont pas en largeur un téfa'h, etc. – car sinon, les supports eux-mêmes auraient le statut de koré ; et aussi, ils n'avaient pas trois (téfa'him) de long, de sorte que la koré soit lavoud au mur ; et tout cela est expliqué au séif 25.
séif katan 60
- (סא) ולקבל חצי לבנה - וכפי המבואר בסעיף י"ז:(61) Et pour supporter une demi-brique – comme expliqué au séif 17.
séif katan 61
- (סב) אלא כדי לקבלה - דהא אין נותנין אריח עליה ובקורה הוא דבעינן קביעות כי היכי דתהוי הכירא מעליא אבל מעמידיה לא תלי הכירא בדידהו [רש"י] ולכתחלה נכון להחמיר כדעה הראשונה:(62) Mais (il suffit) de pouvoir la supporter – car on ne pose pas d'aria'h sur eux (les supports) ; c'est pour la koré que nous exigeons une fixité, afin qu'il y ait un bon signe distinctif ; mais le signe distinctif ne dépend pas de ses supports [Rachi]. Et lekhat'hila, il convient d'être rigoureux selon le premier avis.
séif katan 62
- (סג) הקורה עגולה וכו' - ואף דהשתא כשהיא עגולה אינה יכולה לקבל עליה אריח אפ"ה כשרה דחשבינן אותה כאלו היתה מתחלקת לשנים [רש"י]:(63) Si la koré est ronde, etc. – et bien que maintenant, étant ronde, elle ne puisse pas supporter d'aria'h, elle est néanmoins valable, car nous la considérons comme si elle était divisée en deux [Rachi].
séif katan 63
- (סד) נוטה חוץ למבוי וכו' - דכל אלו דברים שפוסלים בקורה:(64) Qui penche hors du mavoï, etc. – car toutes ces choses invalident la koré.
séif katan 64
- (סה) רואים כל שאלו ינטל וכו' - והטעם דאמרינן לבוד:(65) On considère : si elle était retirée, etc. – la raison est que nous appliquons (la règle de) lavoud.
séif katan 65
- (סו) ואם לאו פסולה - היינו דוקא באופן זה שקצת קורה העקומה הוא חוץ לשיעור הכשר מבוי אבל אם היא כולה בתוך המבוי כדין אפילו אם העיקום הוא הרבה יותר מג' טפחים כשרה דאמרינן רואין כאלו היתה פשוטה [כן מוכח מסתימת לשון הרמב"ם בפי"ז הלכה כ"ו ע"ש וכן משארי הראשונים אמנם בספר גאון יעקב וכן בחידושי אה"ע מפקפקין בזה עי"ש]:(66) Et sinon, elle est invalide – c'est-à-dire seulement dans ce cas, où une partie de la koré courbée est hors de la zone valable du mavoï ; mais si elle est entièrement à l'intérieur du mavoï, comme il se doit, même si la courbure dépasse largement trois téfa'him, elle est valable, car nous disons : on la considère comme si elle était droite [c'est ce qui ressort de la formulation générale du Rambam, chapitre 17, halakha 26 — voir là-bas —, ainsi que des autres Richonim ; cependant, dans le livre Gaon Yaakov ainsi que dans les 'Hidouchei Even HaOzer, on émet des doutes à ce sujet ; voir là-bas].
séif katan 66
- (סז) ואינה נוגעת וכו' - ואפילו מרוחקת משני הכתלים כה"ג כגון שנעץ עץ באמצע המבוי והניח קורה עליה אמרינן לבוד משני רוחות:(67) Et elle ne touche pas, etc. – et même lorsqu'elle est éloignée des deux murs de cette manière, par exemple s'il a planté un bois au milieu du mavoï et posé une koré sur lui, nous disons lavoud des deux côtés.
séif katan 67
- (סח) פסולה - אלא יביא קורה אחרת או יראה למלא הריוח ההוא בחתיכת קורה:(68) Invalide – il doit plutôt apporter une autre koré, ou veiller à combler cet intervalle par un morceau de poutre.
séif katan 68
- (סט) דהיינו טפח - ר"ל שיהיו שניהן רחבין ביחד טפח:(69) C'est-à-dire un téfa'h – c'est-à-dire que les deux ensemble soient larges d'un téfa'h.
séif katan 69
- (ע) ואין בין זל"ז ג"ט - חשבינן להו כאלו סמוכות זו לזו מטעם לבוד:(70) Et qu'il n'y ait pas entre l'une et l'autre trois téfa'him – nous les considérons comme si elles étaient contiguës, en vertu de lavoud.
séif katan 70
- (עא) וי"א וכו' - ס"ל דלא שייך כאן להתיר משום לבוד דהא בעינן שיהיה הקורה ראויה לקבל אריח לרחבה וכשהן פרודות הרבה אין יכולת לקבל אריח עליהן:(71) Et certains disent, etc. – ils pensent qu'il n'y a pas lieu ici de permettre en vertu de lavoud, puisque nous exigeons que la koré soit apte à recevoir une aria'h dans sa largeur, et lorsqu'elles sont très écartées, elles ne peuvent pas recevoir d'aria'h sur elles.
séif katan 71
- (עב) בתוך טפח - דהא האריח לרחבו היא מחזקת טפח ומחצה וצריך שיהיה עכ"פ נסמך ממנו כרבע טפח על קורה זו וכרבע על השניה וא"כ לא ישאר פירוד ביניהן אלא כשיעור טפח ולא יותר:(72) À moins d'un téfa'h – car l'aria'h, dans sa largeur, occupe un téfa'h et demi, et il faut qu'au moins environ un quart de téfa'h repose sur cette koré-ci et environ un quart sur la seconde ; dès lors, il ne restera entre elles qu'un écart d'environ un téfa'h, et pas plus.
séif katan 72
- (עג) היתה וכו' - כאן בא להוסיף רבותא על סעיף הקודם דאפילו אם לא היו שתי הקורות שאין בכל אחת לקבל אריח עומדות בשוה אלא אחת גבוהה מחברתה עד ג' טפחים ג"כ כשירה דאמרינן רואין וכו':(73) Si elle était, etc. – ici, il vient ajouter une nouveauté par rapport au séif précédent : même si les deux korot, dont aucune ne peut (à elle seule) recevoir une aria'h, ne se trouvaient pas au même niveau, mais que l'une était plus haute que l'autre jusqu'à trois téfa'him, c'est aussi valable, car nous disons : on considère, etc.
séif katan 73
- (עד) ואת התחתונה וכו' - ר"ל או את התחתונה [רש"י]:(74) Et l'inférieure, etc. – c'est-à-dire : ou bien l'inférieure [Rachi].
séif katan 74
- (עה) ובלבד וכו' מעשרים - דאם היא למעלה מעשרים אז אפילו התחתונה סמוכה לה בתוך ג' טפחים לא אמרינן כאלו היא למטה מעשרים כיון דעתה עומדת במקום פסול וכן אם התחתונה למטה מיו"ד והעליונה סמוכה לה בתוך ג' טפחים לא אמרינן רואין את התחתונה כאלו היתה עומדת בשוה עם העליונה כיון דעכשיו אין בה הכשר קורה:(75) À condition que, etc., de vingt – car si elle est au-dessus de vingt (coudées), alors, même si l'inférieure est proche d'elle à moins de trois téfa'him, nous ne disons pas que c'est comme si elle était au-dessous de vingt, puisque maintenant elle se trouve à un emplacement invalide. De même, si l'inférieure est au-dessous de dix (téfa'him) et que la supérieure est proche d'elle à moins de trois téfa'him, nous ne disons pas : on considère l'inférieure comme si elle se trouvait au même niveau que la supérieure, puisque maintenant elle n'a pas la validité d'une koré.
séif katan 75
- (עו) בכוונה - ר"ל מכוונת והיינו דאפילו אם נחשוב שכבר עלתה זו למטה קצת והתחתונה עלתה למעלה קצת עד שנעשו זו כנגד זו בשוה לא יהיו אז מרוחקין רק פחות מג' טפחים דאז שייך לומר לבוד וכנ"ל בסעיף הקודם בדעה ראשונה:(76) En alignement – c'est-à-dire alignées ; autrement dit, même si nous considérons que celle-ci (la supérieure) est déjà descendue un peu et que l'inférieure est montée un peu, jusqu'à ce qu'elles soient exactement l'une en face de l'autre, elles ne seraient alors éloignées que de moins de trois téfa'him ; car alors on peut dire lavoud, comme dit plus haut au séif précédent, selon le premier avis.
séif katan 76
- (עז) ויש פוסלין - משום דס"ל דלא אמרינן רואין את העליונה וכו' ואע"ג דלקמן בהל' סוכה בסימן תרל"א פסק המחבר בפשיטות בס"ה דאם הסיכוך הוא מבולבל ואחד למעלה ואחד למטה דאם אין ביניהם ג"ט דאמרינן לבוד שאני הכא דבעינן שיהו ראויין לקבל אריח ובאחד למעלה ואחד למטה אין ראויין לקבל אריח [עו"ש] והיינו דאפילו אם גבוהות טפח אחד מחבירו ג"כ לא מהני ואפילו אם עומדות בשוה ממש ס"ל להדעה זו כדעה שניה הנ"ל דבעינן דוקא שיהא סמוכות אחד לחבירו לא יותר מטפח וכתב בא"ר דיש להחמיר כדעה זו:(77) Et certains invalident – car ils pensent que nous ne disons pas « on considère la supérieure, etc. ». Et bien que plus loin, dans les lois de la soucca, au siman 631, séif 5, l'auteur (du Choulhan Aroukh) ait tranché simplement que si la couverture (skhakh) est désordonnée, une partie en haut et une partie en bas, et qu'il n'y a pas entre elles trois téfa'him, nous disons lavoud, ici c'est différent, car nous exigeons qu'elles soient aptes à recevoir une aria'h, et lorsque l'une est en haut et l'autre en bas, elles ne sont pas aptes à recevoir une aria'h [Olat Chabbat]. Autrement dit, même si l'une est plus haute que l'autre d'un seul téfa'h, ce n'est pas efficace non plus ; et même si elles sont exactement au même niveau, cet avis pense comme le deuxième avis mentionné plus haut, à savoir que nous exigeons précisément qu'elles soient proches l'une de l'autre de pas plus d'un téfa'h. Et l'Eliya Rabba a écrit qu'il faut être rigoureux selon cet avis.
séif katan 77
- (עח) מחצלת - שרצה ליפות כח ההיתר ופירס עליה מחצלת וגם קשרה לכותל שלא תנידה הרוח כדי שיהיה עליה שם מחיצה ג"כ:(78) Une natte – il voulait renforcer la permission et a étendu sur elle (la koré) une natte, et l'a aussi attachée au mur pour que le vent ne la fasse pas bouger, afin qu'elle ait aussi le statut de cloison.
séif katan 78
- (עט) פסולה - אפילו אם המחצלת בעצמה גבוהה עשרה:(79) Invalide – même si la natte elle-même a dix (téfa'him) de haut.
séif katan 79
- (פ) ואינה נראית - א"כ לית כאן היכר:(80) Et elle n'est pas visible – dès lors, il n'y a pas ici de signe distinctif.
séif katan 80
- (פא) קורה רחבה - ר"ל שהיא רחבה עשרה טפחים והו"א כיון שהיא רחבה כ"כ שם מחיצה עליה ולא שם קורה ומחיצה כשרה אינה דהא גבוה מן הארץ הרבה וכמו במחצלת קמ"ל דכשרה דמפני גדלותה לא נתבטל מינה שם קורה ומחצלת שאני דכיסה את הקורה ואינה ניכרת:(81) Une koré large – c'est-à-dire qu'elle est large de dix téfa'him ; on aurait pu penser que, puisqu'elle est si large, elle a le statut de cloison et non de koré, et ce n'est pas une cloison valable puisqu'elle est très haut au-dessus du sol, comme pour la natte ; il nous apprend donc qu'elle est valable, car du fait de sa grandeur, le statut de koré ne lui est pas retiré ; et la natte est différente, car elle a recouvert la koré, qui n'est plus reconnaissable.
séif katan 81
- (פב) ונמשכת קצת למטה מעשרה - כמה אחרונים נתקשו בדבריו דמשמע מלשונו דבא לאשמעינן דאפילו קצת מהקורה הרחבה נכנס בתוך עשרה טפחים התחתונים של המבוי ג"כ כשר דאמרינן רואין את המקצת הזה כאלו אינו והקורה עומדת רק למעלה מעשרה כדין הכשר קורה המבואר בסכ"ו אבל באמה זה אינו דאם היה נכנס קצת מרוחב הקורה בתוך האויר של יו"ד התחתונים פסולה דבעינן שיהא החלל של המבוי עד הקורה עשרה טפחים דוקא:(82) Et qui descend un peu au-dessous de dix – plusieurs A'haronim ont eu des difficultés avec ses paroles : car de sa formulation, il ressort qu'il veut nous apprendre que même si une partie de la koré large pénètre dans les dix téfa'him inférieurs du mavoï, elle est aussi valable, car nous disons : on considère cette partie comme si elle n'existait pas, et la koré ne se trouve qu'au-dessus de dix, selon la règle de validité de la koré expliquée au séif 26. Mais en vérité, ce n'est pas ainsi : si une partie de la largeur de la koré pénétrait dans l'espace des dix (téfa'him) inférieurs, elle serait invalide, car nous exigeons que l'espace du mavoï jusqu'à la koré soit précisément de dix téfa'him.
séif katan 82
- (פג) עקומות על שני וכו' - ר"ל דהיו עומדות היתדות על שני הצדדים בשיפוע וראשיהם בולטות למעלה מגובה הכתלים:(83) Courbées sur les deux, etc. – c'est-à-dire que les chevilles se tenaient des deux côtés en oblique, et que leurs extrémités dépassaient au-dessus de la hauteur des murs.
séif katan 83
- (פד) ונתן הקורה עליהם - ר"ל ויש כאן שני ריעותות אחת דאינה מונחת הקורה על הכותל ממש ורק באויר מלמעלה על היתדות שנית דהקורה קצרה מאורך השטח שבין שני הכתלים:(84) Et il a posé la koré sur elles – c'est-à-dire qu'il y a ici deux défauts : l'un, que la koré n'est pas posée sur le mur lui-même, mais seulement en l'air, au-dessus, sur les chevilles ; le second, que la koré est plus courte que la longueur de l'espace entre les deux murs.
séif katan 84
- (פה) ואין ביתידות טפח - דאי הוי היתדות רחב טפח לא איכפת לן במה שהקורה עצמה קצרה דהלא היתדות עצמן נחשבין כקורה:(85) Et les chevilles n'ont pas un téfa'h – car si les chevilles étaient larges d'un téfa'h, peu nous importerait que la koré elle-même soit courte, puisque les chevilles elles-mêmes sont considérées comme une koré.
séif katan 85
- (פו) כשרה וכו' - דבמה שאין גבוהים היתדות מכותלי המבוי ג' טפחים אמרינן חבוט רמי והיינו כאלו הקורה נחבט ונשפל אצל הכתלים ואף שעדיין קצר היא כיון שאין בנטייתן של היתדות שלשה וא"כ הקורה אינה רחוקה ג' טפחים מהכתלים אמרינן לבוד:(86) Valable, etc. – car, puisque les chevilles ne dépassent pas les murs du mavoï de trois téfa'him, nous disons 'havout rami (« considère-la comme rabattue »), c'est-à-dire comme si la koré était rabattue et abaissée près des murs ; et bien qu'elle soit encore courte, puisque l'inclinaison des chevilles n'atteint pas trois (téfa'him), et que dès lors la koré n'est pas éloignée de trois téfa'him des murs, nous disons lavoud.
séif katan 86
- (פז) פסולה - דבשיעור שלשה לא אמרינן חבוט בקורה ולא לבוד:(87) Invalide – car à la mesure de trois (téfa'him), nous ne disons pour la koré ni 'havout ni lavoud.
séif katan 87
- (פח) כשאינו נמוך - ר"ל שאם הקרקע שבמבוי אינו נמוך מבפנים נגד הכתלים שיעור עשרה טפחים נחשב כאלו אין למבוי מחיצות דאין מחיצה פחותה מעשרה:(88) Lorsqu'il n'est pas bas – c'est-à-dire que si le sol du mavoï, à l'intérieur, n'est pas plus bas que (le sommet des) murs de la mesure de dix téfa'him, c'est considéré comme si le mavoï n'avait pas de cloisons, car il n'y a pas de cloison de moins de dix (téfa'him).
séif katan 88
- (פט) מרווחים - ובסיפא מצומצמות דאזלינן לחומרא בכל מקום לענין זה. ושיעור מרווחים יותר על מצומצמות הוא חצי אצבע לאמה:(89) Larges – et dans la fin (du séif), serrées, car on va partout dans le sens de la rigueur à cet égard. Et la mesure dont les (téfa'him) larges dépassent les serrés est d'un demi-doigt par coudée.
séif katan 89
- (צ) יותר מעשר - דאם הוא יותר מעשר אין עליו שם פתח ולא מהני לזה לחי וקורה:(90) Plus de dix – car si (l'entrée) fait plus de dix (coudées), elle n'a pas le statut d'ouverture, et ni lé'hi ni koré n'y sont efficaces.
séif katan 90
- (צא) מצומצמות - ר"ל שמודדין לכל אמה את הששה טפחים מצומצמות וכן בסיפא לענין אורך המבוי דבעינן ד"א מרווחות נמי הכי הוא דמודדין טפחיו מרווחים וא"כ יתוסף על ד"א שני אצבעות וכנ"ל:(91) Serrées – c'est-à-dire qu'on mesure pour chaque coudée les six téfa'him serrés ; et de même dans la fin (du séif), concernant la longueur du mavoï, pour laquelle nous exigeons quatre coudées larges, il en est aussi ainsi : on mesure ses téfa'him larges ; dès lors, on ajoutera aux quatre coudées deux doigts, comme dit plus haut.
séif katan 91
- (צב) ארכו ד' אמות וכו' - דבפחות משיעור זה לא חשובה כמבוי אלא כחצר:(92) Sa longueur de quatre coudées, etc. – car en deçà de cette mesure, il n'est pas considéré comme un mavoï mais comme une cour.
séif katan 92
- (צג) אלא בצורת הפתח - היינו דאפילו היה נמוך פחות מעשרה טפחים ג"כ מהני צוה"פ וכן ברחב מעשר אמות או שלא היה ארכו ד"א אבל הרבה אחרונים הסכימו לדינא דאם היה חלל המבוי נמוך פחות מעשרה טפחים לא מהני צורת הפתח דאפילו מחיצה לא מהני כל שאינו גבוה יו"ד וכ"ש צוה"פ בעלמא. אכן אם חלל המבוי היה גבוה עשרה טפחים ורק במקום פתח המבוי היה נמוך מעשרה בזה מהני צוה"פ והוא שהיה עשוי כדין דהיינו שהיו הקנים גבוהין יו"ד טפחים [הגר"א]. ודע עוד דאם לא היה ארכו ד"א דעת כמה פוסקים דדינו כחצר וע"כ ניתר ג"כ בפס ארבעה מצד אחד או שני פסין של משהויין משני הצדדין וכן סתם המחבר בעצמו לקמן בסל"ב והמחבר שכתב אלא בצוה"פ לאו דוקא נקט:(93) Sauf par une tsourat hapéta'h – c'est-à-dire que même s'il était bas, de moins de dix téfa'him, la tsourat hapéta'h est aussi efficace ; et de même s'il était plus large que dix coudées, ou si sa longueur n'était pas de quatre coudées. Mais de nombreux A'haronim ont conclu, pour la halakha, que si l'espace du mavoï était bas, de moins de dix téfa'him, la tsourat hapéta'h n'est pas efficace : car même une cloison n'est pas efficace tant qu'elle n'est pas haute de dix (téfa'him), à plus forte raison une simple tsourat hapéta'h. Cependant, si l'espace du mavoï était haut de dix téfa'him et que c'est seulement à l'emplacement de l'entrée du mavoï qu'il était plus bas que dix, dans ce cas la tsourat hapéta'h est efficace, à condition qu'elle ait été faite selon la règle, c'est-à-dire que les roseaux aient été hauts de dix téfa'him [le Gaon de Vilna]. Sache encore que si sa longueur n'était pas de quatre coudées, l'avis de plusieurs décisionnaires est que sa règle est celle d'une cour ; c'est pourquoi il est aussi permis par une planche de quatre (téfa'him) d'un côté, ou par deux planches minimes des deux côtés ; et ainsi l'auteur lui-même l'a écrit sans réserve plus loin, au séif 32 ; et l'auteur, qui a écrit « sauf par une tsourat hapéta'h », ne l'a pas formulé de façon précise.
séif katan 93
- (צד) בגובה חללו וכו' - אבל אם גובה חללה של המבוי עד הקורה אינו אלא עשרים מצומצמות אע"פ שהקורה היא למעלה מעשרים כשרה:(94) À la hauteur de son espace, etc. – mais si la hauteur de l'espace du mavoï jusqu'à la koré n'est que de vingt (coudées) serrées, bien que la koré (elle-même) soit au-dessus de vingt, elle est valable.
séif katan 94
- (צה) אינו ניתר בקורה - דקורה משום היכר ולמעלה מעשרים אין היכר דלא שלטא ביה עינא אבל לחי שהוא סמוך לקרקע וסגי בגובה י"ט א"כ מה מזיק מה שהוא גבוה הרבה:(95) Il n'est pas permis par une koré – car la koré (sert) de signe distinctif, et au-dessus de vingt (coudées) il n'y a pas de signe distinctif, car l'œil ne l'atteint pas ; mais le lé'hi, qui est proche du sol et pour lequel une hauteur de dix téfa'him suffit, en quoi cela nuirait-il qu'il soit très haut ?
séif katan 95
- (צו) למעטו מכ' - וה"ה דיכול להשפיל את הקורה גופא ולהניחה בתוך חלל המבוי על יתדות היוצאים מן הכתלים למטה מכ':(96) Pour le réduire au-dessous de vingt – et de même, il peut abaisser la koré elle-même et la poser à l'intérieur de l'espace du mavoï, sur des chevilles qui sortent des murs, au-dessous de vingt (coudées).
séif katan 96
- (צז) בבנין רחב טפח - וה"ה עפר כשיעור זה וצריך ליזהר כשנדרס ברגלים שלא יתמעט מכשיעור ברחבו וה"ה לענין גובהו שלא יתמעט ויהיה יותר מעשרים:(97) Par une construction large d'un téfa'h – de même de la terre à cette mesure. Et il faut veiller, lorsqu'elle est piétinée, à ce qu'elle ne diminue pas au-dessous de la mesure en largeur ; et de même pour sa hauteur, qu'elle ne diminue pas et que (le mavoï) n'ait pas plus de vingt (coudées).
séif katan 97
- (צח) ברוחב הקורה - דשיעורו טפח וכנ"ל בסי"ז. והטעם דמהני רוחב טפח דהא קיי"ל מותר להשתמש תחת הקורה והעומד על אותו מקום יוכל לראות את הקורה דהא על אותו המקום אינו גבוה יותר מעשרים ואית ביה משום הכירא:(98) De la largeur de la koré – dont la mesure est d'un téfa'h, comme dit plus haut au séif 17. Et la raison pour laquelle une largeur d'un téfa'h est efficace : nous tenons qu'il est permis de se servir sous la koré, et celui qui se tient à cet endroit peut voir la koré, puisqu'à cet endroit (la hauteur) ne dépasse pas vingt (coudées), et il y a là un signe distinctif.
séif katan 98
- (צט) צריך לחוק ד"א - והא דלעיל סגי בטפח שאני הכא דבפחות מעשרה טפחים לא מקרי דופן כלל וצריך לשויה דופן ולכך צריך דוקא כשיעור משך המבוי דהוא ד"א וכנ"ל בריש הסעיף אבל התם מקרי דופן אלא שהוא גבוה יותר מעשרים אמות ולהכי סגי בטפח כשיעור רוחב הקירה (רש"י):(99) Il faut creuser quatre coudées – et si plus haut un téfa'h suffit, ici c'est différent : car en deçà de dix téfa'him, ce n'est pas du tout appelé une paroi, et il faut en faire une paroi ; c'est pourquoi il faut précisément la mesure de l'étendue du mavoï, qui est de quatre coudées, comme dit plus haut au début du séif ; tandis que là-bas, c'est appelé une paroi, mais elle est plus haute que vingt coudées, et c'est pourquoi un téfa'h suffit, à la mesure de la largeur de la koré (Rachi).
séif katan 99
- (ק) לתוך המבוי - ואם חקק בפחות מזה צריך דוקא פס ד' או שני פסין שני משהויין כדין חצר וכנ"ל סוף ד"ה אלא:(100) À l'intérieur du mavoï – et s'il a creusé moins que cela, il faut précisément une planche de quatre (téfa'him) ou deux planches de deux machehou, selon la règle de la cour, comme dit plus haut à la fin du passage commençant par « sauf » (séif katan 93).
séif katan 100
- (קא) על פני כל רחבו - דאם ישאר הפסק בין החקיקה ובין הכתלים לא יוכלו הכתלים להצטרף להן וכאין כתלים להמבוי דמי. אכן אם ההפסק בין החקיקה ובין הכתלים הוא רק פחות מג' טפחים י"ל דמהני [פמ"ג]:(101) Sur toute sa largeur – car s'il reste une séparation entre le creusement et les murs, les murs ne pourront pas s'y joindre, et c'est comme si le mavoï n'avait pas de murs. Cependant, si la séparation entre le creusement et les murs n'est que de moins de trois téfa'him, on peut dire que c'est efficace [Peri Megadim].
séif katan 101
- (קב) שני חצרות - הטעם בזה משום דהא דהתירו במבוי בלחי וקורה מחמת דיש בו ריבוי דיורין ואין משתמשין בו בהצנע כ"כ לפיכך סגי בתיקון כזה משא"כ בחצר שאין מצוי בו דיורין כ"כ משתמשין בו בהצנע טפי לכך צריך הכשר טפי שני פסין או פס ד"ט ולכך ה"נ במבוי שאין בו שני חצרות פתוחין דיוריהן מועטין ועושין בו תשמישי הצנע ולכן לא סגי בלחי וקורה:(102) Deux cours – la raison en est que, si l'on a permis dans un mavoï par un lé'hi et une koré, c'est parce qu'il y a beaucoup d'habitants et qu'on ne s'en sert pas tellement pour les usages intimes ; c'est pourquoi une telle réparation suffit. Ce qui n'est pas le cas d'une cour, où il n'y a pas tant d'habitants : on s'en sert davantage pour les usages intimes ; c'est pourquoi il faut une validation plus importante, deux planches ou une planche de quatre téfa'him. Et c'est pourquoi ici aussi, dans un mavoï où il n'y a pas deux cours qui y ouvrent, ses habitants sont peu nombreux et on y fait des usages intimes ; c'est pourquoi un lé'hi et une koré ne suffisent pas.
séif katan 102
- (קג) ויש חולקין - דכיון דיכולין לערב יחד דרך הפתחים נחשבו כחצר אחת וה"ה בבתים הפתוחים זה לזה וכתבו האחרונים דכיון שהוא מלתא דרבנן נקטינן לקולא:(103) Et certains contestent – car puisqu'ils peuvent faire un érouv ensemble par les portes (qui les relient), elles sont considérées comme une seule cour ; et il en est de même pour des maisons qui ouvrent l'une sur l'autre. Et les A'haronim ont écrit que, puisque c'est une règle d'ordre rabbinique, nous retenons l'allègement.
séif katan 103
- (קד) ואוכל בביתו - לאפוקי אם דרך אכילתו בבית האב:(104) Et il mange dans sa maison – cela exclut le cas où il a l'habitude de manger dans la maison de son père.
séif katan 104
- (קה) שיהא ארכו וכו' - שכן דרך המבוי להיות:(105) Que sa longueur soit, etc. – car tel est l'usage d'un mavoï d'être ainsi.
séif katan 105
- (קו) יותר על רחבו - אפילו משהו [וארכו מקרי דרך כניסתו למבוי ומה שאינו דרך כניסתו מקרי רוחב] דאם ארכו כרחבו הו"ל כחצר וכדלקמיה:(106) Plus que sa largeur – même si peu que ce soit [et on appelle « longueur » le sens de l'entrée dans le mavoï, et ce qui n'est pas le sens de l'entrée est appelé « largeur »] ; car si sa longueur est égale à sa largeur, c'est comme une cour, comme (il est dit) juste après.
séif katan 106
- (קז) אחד מאלו - קאי על כל מה שמבואר כאן מן אין מבוי ניתר וכו' וכן הדין לענין כשלא היה אורך המבוי ד"א:(107) L'une de celles-ci – cela se rapporte à tout ce qui est expliqué ici à partir de « un mavoï n'est permis, etc. » ; et la règle est la même lorsque la longueur du mavoï n'était pas de quatre coudées.
séif katan 107
- (קח) אינו ניתר וכו' - דדינו כחצר וע"כ צריך לזה פס ד' טפחים וכו' וכדלעיל בס"ב:(108) N'est pas permis, etc. – car sa règle est celle d'une cour ; c'est pourquoi il faut pour cela une planche de quatre téfa'him, etc., comme plus haut au séif 2.
séif katan 108
- (קט) או צורת פתח - וזה מהני אפילו ברחב מעשר וכדלעיל בס"ב:(109) Ou une tsourat hapéta'h – et cela est efficace même pour une largeur supérieure à dix (coudées), comme plus haut au séif 2.
séif katan 109
- (קי) כל המבואות וכו' - בין סתום מצד אחד בין מפולש משני הצדדין בין רחב עד עשר אמות בין יותר מעשר אמות:(110) Toutes les ruelles, etc. – qu'elle soit fermée d'un côté ou ouverte des deux côtés, qu'elle soit large jusqu'à dix coudées ou de plus de dix coudées.
séif katan 110
- (קיא) דכל המבואות שלנו וכו' - היינו משום דבמבואותינו אין בתים וחצרות פתוחות לתוכו ולכן אין ניתר בלחי וקורה כדין היתר מבוי ואף דבחצר סגי בשני לחיים משני הצדדים בלא צוה"פ מ"מ משום דלפעמים המבוי מפולש משני צדדין ואז בודאי צריך להחמיר בו שיצטריך צוה"פ אף באין בתים וחצרות פתוחות לתוכו מחמת שבראשה פתוח לר"ה או לכרמלית או שלפעמים רחב יותר מעשר דבזה אפילו בחצר צריך מדינא צוה"פ וכנ"ל בס"ב לכן הנהיגו תמיד לעשות צוה"פ. והנה לצד השני של מבוי אם אין רחב יותר מעשר אמות יש דעות בין האחרונים דדעת הרבה מהם דשם סגי עכ"פ בשני לחיים משני הצדדים ולא בעי צוה"פ וטעמם דממ"נ אם דינו כמבוי מפולש הלא גם בו קי"ל לקמן בסימן שס"ד דא"צ צוה"פ רק מצד אחד ובצד השני סגי בלחי אחד או קורה ואם דינו כחצר וכנ"ל הלא עכ"פ די בשני לחיים ויש מאחרונים שמצדדין דמצד המנהג יש לעשות בכל צד צוה"פ. ובודאי צריך לכתחלה ליזהר בזה אך במקום הדחק שנפסק החבל שע"ג הלחיים בשבת או כל כה"ג נראה דיש לסמוך עליהם להקל היכא שאין רחב יותר מעשר אמות אף דהוא פרוץ במילואו. והנה במבואות שלנו הנ"ל שאין בתים וחצרות פתוחות לתוכו אם הוא מבוי עקום יש דעות בין האחרונים אם צריך לעשות תיקון בעקמימותו כדין המבואר לקמן בסימן שס"ד ס"ג דיש לומר כיון דמעיקר הדין יש לו דין חצר אין צריך שום תיקון שם ודי במה שעושה התיקון בשני ראשיו ויש מחמירין בזה והמנהג להקל ודע עוד דהא דמבואר דבעיירות שלנו צריך צוה"פ היינו בעיירות שאינן מוקפות חומה או שמוקפין חומה והחומה נפרצה לר"ה או לכרמלית ביותר מעשר אמות אבל כשמוקף חומה והחומה לא נפרצה רק שצריך לתקן ולחלק בין מקום שהיהודים דרים שם ובין מקום שהעו"ג דרים שם כדי שלא יאסרו על היהודים לטלטל אין צריך לעשות שם צוה"פ רק די בפס רחב ד' טפחים או שני פסין של שני משהויין כשנפרץ שם במלואו ואינו רחב שם יותר מעשר אמות במקום שרוצה לעשות התיקון (אף שהמבוי באמצע רחב יותר מעשר אמות) כי העיר הזו יש לה דין חצר לגמרי. וכשלא עשה שום תיקון בין יהודי לעו"ג ג"כ הדין כאן כמו בחצר דמותר לטלטל בכלים ששבתו בתוכו אבל לא לבית ולא מבית לחצר:(111) Car toutes nos ruelles, etc. – c'est-à-dire parce que dans nos ruelles, il n'y a pas de maisons et de cours qui y ouvrent ; c'est pourquoi elles ne sont pas permises par un lé'hi et une koré, selon la règle de la permission du mavoï. Et bien que pour une cour, deux lé'hayim des deux côtés suffisent sans tsourat hapéta'h, toutefois, parce que parfois la ruelle est ouverte des deux côtés, et qu'alors il faut certainement être rigoureux en exigeant une tsourat hapéta'h, même s'il n'y a pas de maisons et de cours qui y ouvrent, du fait qu'à son extrémité elle est ouverte sur le domaine public ou sur une karmelit ; ou bien parce que parfois elle est large de plus de dix (coudées), auquel cas, même dans une cour, il faut selon la stricte loi une tsourat hapéta'h, comme dit plus haut au séif 2 — c'est pourquoi on a instauré l'usage de toujours faire une tsourat hapéta'h. Or, pour l'autre côté de la ruelle, s'il n'est pas large de plus de dix coudées, il y a des avis divergents parmi les A'haronim : l'avis de nombre d'entre eux est que là, deux lé'hayim des deux côtés suffisent en tout cas, et qu'il n'est pas besoin de tsourat hapéta'h. Leur raison : de toute façon, si sa règle est celle d'un mavoï ouvert des deux côtés, nous tenons aussi à son sujet, plus loin au siman 364, qu'il n'est besoin de tsourat hapéta'h que d'un côté, et que de l'autre côté un seul lé'hi ou une koré suffit ; et si sa règle est celle d'une cour, comme dit plus haut, deux lé'hayim suffisent en tout cas. Et certains A'haronim penchent pour dire que, du point de vue de l'usage, il faut faire de chaque côté une tsourat hapéta'h. Il faut certainement y veiller lekhat'hila ; mais en cas de nécessité pressante, lorsque la corde tendue au-dessus des lé'hayim s'est rompue pendant Chabbat, ou dans tout cas semblable, il semble qu'on puisse s'appuyer sur eux (les premiers) pour être indulgent, là où (l'entrée) n'est pas large de plus de dix coudées, bien qu'elle soit ouverte sur toute sa longueur. Or, dans nos ruelles mentionnées plus haut, dans lesquelles n'ouvrent pas de maisons et de cours, s'il s'agit d'une ruelle coudée, il y a des avis divergents parmi les A'haronim pour savoir s'il faut faire une réparation à son coude, selon la règle expliquée plus loin au siman 364, séif 3 : on peut dire que, puisque selon la stricte loi elle a la règle d'une cour, elle n'a besoin d'aucune réparation à cet endroit, et que la réparation faite à ses deux extrémités suffit ; et certains sont rigoureux en cela ; et l'usage est d'être indulgent. Sache encore que ce qui est expliqué, que dans nos villes il faut une tsourat hapéta'h, concerne les villes qui ne sont pas entourées d'une muraille, ou qui sont entourées d'une muraille mais dont la muraille présente une brèche vers le domaine public ou vers une karmelit de plus de dix coudées. Mais lorsqu'elle est entourée d'une muraille et que la muraille n'a pas de brèche, et qu'il faut seulement faire une réparation pour séparer l'endroit où habitent les Juifs de l'endroit où habitent les non-Juifs, afin que ceux-ci n'interdisent pas aux Juifs de transporter, il n'est pas nécessaire d'y faire une tsourat hapéta'h ; il suffit d'une planche large de quatre téfa'him ou de deux planches de deux machehou, lorsque c'est ouvert là sur toute sa longueur et que ce n'est pas large de plus de dix coudées à l'endroit où l'on veut faire la réparation (même si la ruelle, en son milieu, est large de plus de dix coudées), car cette ville a pleinement la règle d'une cour. Et lorsqu'on n'a fait aucune réparation entre Juifs et non-Juifs, la règle ici est aussi comme pour une cour : il est permis (d'y) transporter des objets qui y ont « reposé » (qui s'y trouvaient à l'entrée de Chabbat), mais pas vers la maison, ni de la maison vers la cour.
séif katan 111
- (קיב) תחת החבל וכו' - וכיון שהקנים שלמטה גבוהין עשרה טפחים א"צ עוד קנים למעלה לקשור החבל בהן אלא יכול לקשור החבל נגדן אפילו בגג למעלה מזה ומזה וכדקי"ל לעיל בסוף סימן שס"ב דהקנה של מעלה א"צ ליגע בקנים שלמטה. גם הא דמבואר לעיל בסוף סימן שס"ב דאין לקשור הקנה של מעלה או החבל מן הצד של הקנים רק למעלה על גביהן הכא כשקושר החבל למעלה על הגג באיזה קנה לא שייך לדקדק באופן הקשירה אם ע"ג או מצדו כל שהקנים שלמטה מכוונים תחת החבל כשר. אם יש גג שמפסיק בין גובה החבל להקנים שלמטה לא הוי צוה"פ בזה כיון שהגג מפסיק בין החבל להקנים ואין עושין צוה"פ בענין זה אלא צריך שיפתח נקב גדול בגג למעלה נגד הקנים בענין שיהיו הקנים מכוונים תחת החבל בלי הפסק:(112) Sous la corde, etc. – et puisque les roseaux d'en bas sont hauts de dix téfa'him, il n'est pas besoin d'autres roseaux en haut pour y attacher la corde ; il peut attacher la corde en face d'eux, même sur le toit, au-dessus, de part et d'autre, comme nous le tenons plus haut, à la fin du siman 362 : le roseau du haut n'a pas besoin de toucher les roseaux d'en bas. De même, ce qui est expliqué plus haut à la fin du siman 362, qu'on ne doit pas attacher le roseau du haut ou la corde sur le côté des roseaux mais seulement au-dessus d'eux : ici, lorsqu'il attache la corde en haut, sur le toit, à quelque roseau, il n'y a pas lieu d'être pointilleux sur la manière d'attacher, au-dessus ou sur le côté ; tant que les roseaux d'en bas sont alignés sous la corde, c'est valable. S'il y a un toit qui sépare la hauteur de la corde des roseaux d'en bas, ce n'est pas une tsourat hapéta'h, puisque le toit sépare la corde des roseaux, et on ne fait pas de tsourat hapéta'h de cette manière ; il faut plutôt ouvrir un grand trou dans le toit, en haut, face aux roseaux, de sorte que les roseaux soient alignés sous la corde sans séparation.
séif katan 112
- (קיג) שני קנים - על הארץ אבל כותלי המבוי אין נחשבין במקום הקנים. ואם איכא עמוד בכותל בולט נידון משום קנה אם סמך עליו מע"ש דלא גרע מלחי בסי"א. וה"ה כשיוצאים מהכותל חיפופים פחות פחות מג"ט עד פחות מג"ט סמוך לארץ יש לסמוך עליהם מע"ש לשם קנים של צוה"פ ובלבד שיהיו מגולים למעלה תחת החבל ויש מחמירין בחיפופים כאלה שאינם עשויים דרך מזוזת הפתח ולא חשיב פתח. אם מעמיד הקנים בתוך הבית או בתוך גדר המוקף מד' רוחותיו לאו כלום הוא ואפילו אם קנה אחד העמיד שם ג"כ לא מהני:(113) Deux roseaux – sur le sol ; mais les murs du mavoï ne sont pas considérés comme tenant lieu de roseaux. Et s'il y a une colonne qui dépasse dans le mur, elle est jugée comme un roseau, si l'on s'est appuyé sur elle dès la veille de Chabbat, car elle ne vaut pas moins qu'un lé'hi du séif 11. De même, lorsque des saillies sortent du mur, à moins de trois téfa'him l'une de l'autre, jusqu'à moins de trois téfa'him du sol, on peut s'appuyer sur elles dès la veille de Chabbat en tant que roseaux de tsourat hapéta'h, pourvu qu'elles soient découvertes en haut, sous la corde. Et certains sont rigoureux pour de telles saillies, qui ne sont pas faites à la manière des montants d'une porte, et ce n'est pas considéré comme une ouverture. S'il place les roseaux à l'intérieur d'une maison, ou à l'intérieur d'une clôture entourée de ses quatre côtés, cela n'a aucune valeur ; et même s'il n'y a placé qu'un seul roseau, ce n'est pas efficace non plus.
séif katan 113
- (קיד) מכוונים תחת החבל - ואם משהו יוצא מן הצד פסול:(114) Alignés sous la corde – et si (un roseau) dépasse si peu que ce soit sur le côté, c'est invalide.
séif katan 114
- (קטו) בתורת צורת פתח - ר"ל ומהני אפילו ביותר מעשר אמות:(115) En tant que tsourat hapéta'h – c'est-à-dire qu'elle est efficace même pour plus de dix coudées.
séif katan 115
- (קטז) שארכו יותר על רחבו - אפילו משהו [גמרא] וארכו מקרי דרך כניסתו. ואינו נידון משום חצר אלא אם ארכו ורחבו שוה או שרחבה יתר על ארכה [המ"מ]:(116) Dont la longueur dépasse la largeur – même si peu que ce soit [Guemara] ; et on appelle « longueur » le sens de son entrée. Et il n'est jugé comme une cour que si sa longueur et sa largeur sont égales, ou si sa largeur dépasse sa longueur [le Maguid Michné].
séif katan 116
- (קיז) שאין ברחבו ג' טפחים - וכתבו המפרשים דאם אין בפתחו רוחב ג' א"צ תיקון אע"פ שבתוכו רחב הרבה, וכן להי"א דס"ל דבעינן דוקא רוחב ד' ג"כ מיירי שהיה רוחב ד' בכל הכתלים אבל היכי שמתקצר סמוך לפתחו א"צ תיקון אפילו תוכו רחב הרבה. והנה מהמחבר משמע דס"ל לעיקר כדעה ראשונה דהיכי שרחב ג' צריך תיקון ועיין בד"מ שחולק ודעתו דנוכל להקל בזה כדעה אחרונה עי"ש ולענ"ד נראה דאף אם נחמיר כדעה ראשונה דהיכא שרחב ג' צריך תיקון היינו דוקא היכא שמבפנים היה עכ"פ רחב ד' אלא שמתקצר בפתחו כנ"ל אבל היכי שבכולו אינו רחב ד' בודאי יש להקל:(117) Qui n'a pas trois téfa'him de large – les commentateurs ont écrit que si son entrée n'a pas trois (téfa'him) de large, il n'a pas besoin de réparation même si, à l'intérieur, il est très large ; et de même, selon « certains disent », qui pensent qu'il faut précisément une largeur de quatre, il s'agit aussi du cas où il y avait une largeur de quatre entre tous les murs ; mais lorsqu'il se rétrécit près de son entrée, il n'a pas besoin de réparation, même si son intérieur est très large. Or, de l'auteur (du Choulhan Aroukh), il ressort qu'il retient comme essentiel le premier avis, selon lequel, lorsqu'il est large de trois, il faut une réparation ; et voir le Darkhei Moché, qui conteste et pense que nous pouvons être indulgents en cela selon le dernier avis ; voir là-bas. Et à mon humble avis, il semble que même si nous sommes rigoureux selon le premier avis, que là où il est large de trois une réparation est nécessaire, cela ne vaut que lorsqu'à l'intérieur il était au moins large de quatre et qu'il se rétrécit à son entrée, comme dit plus haut ; mais lorsqu'il n'est large de quatre nulle part, il faut certainement être indulgent.
séif katan 117
- (קיח) כלה לים - ר"ל שהיה להמבוי שני צדדים מבתים וחצרות ושני ראשיה שממזרח וממערב אחד היה כלה לים ואחד היה כלה לאשפה שגבוה יו"ד טפחים מן הקרקע ועל כן אינו צריך כלום שגם הים נחשב למחיצה שעמוק יו"ד טפחים בשפתו והמים אינם מבטלין המחיצה כמש"כ סימן שנ"ו וכתב המ"א דהכא מיירי במקום שאין הספינות עוברות שם לנמל דאל"ה אתו רבים ומבטלי מחיצתא אבל כמה אחרונים פליגי ע"ז וס"ל דאפילו כשהספינות עוברות שם לא נתבטל עי"ז שם מחיצה משפת הים. [אכן כשראש אחד מן המבוי כלה לנהר ויש גשר עליו שמהלכין בו רבים לעבר השני משמע מכמה אחרונים דע"י הגשר מתבטל המחיצה וצריך לעשות צורת הפתח במקום הגשר]. וכל זה דוקא כששפת הים או הנהר היה עמוק עשרה טפחים אבל אם שפת הים והנהר משופע והולך אם כשהולך השיפוע ד' אמות עדיין אינו גבוה יו"ד טפחים אינה מחיצה דכקרקע שוה דמי:(118) Qui aboutit à la mer – c'est-à-dire que le mavoï avait deux côtés (bordés) de maisons et de cours, et que de ses deux extrémités, à l'est et à l'ouest, l'une aboutissait à la mer et l'autre à un tas d'ordures haut de dix téfa'him au-dessus du sol ; c'est pourquoi il n'a besoin de rien, car la mer aussi est considérée comme une cloison, puisqu'elle est profonde de dix téfa'him sur son rivage, et l'eau n'annule pas la cloison, comme écrit au siman 356. Le Maguen Avraham a écrit qu'il s'agit ici d'un endroit où les bateaux ne passent pas pour aller au port, car sinon le public viendrait et annulerait la cloison ; mais plusieurs A'haronim le contestent et pensent que même lorsque les bateaux y passent, le rivage ne perd pas de ce fait son statut de cloison. [Cependant, lorsqu'une extrémité du mavoï aboutit à un fleuve, et qu'il y a sur celui-ci un pont par lequel le public passe sur l'autre rive, il ressort de plusieurs A'haronim que, du fait du pont, la cloison est annulée, et il faut faire une tsourat hapéta'h à l'emplacement du pont.] Et tout cela ne vaut que lorsque le rivage de la mer ou du fleuve était profond de dix téfa'him ; mais si le rivage de la mer et du fleuve descend en pente progressive, si, lorsque la pente s'étend sur quatre coudées, elle n'atteint pas encore dix téfa'him de haut, ce n'est pas une cloison, car c'est comme un sol plat.
séif katan 118
- (קיט) אינה עשויה להתפנות - שהרי כל היום משליכין שופכיהן וזבליהן שם ולא תחסר גובהה אבל אשפה דיחיד אע"ג דהשתא גבוה יו"ד טפחים למחר ינקנה ויחסר גבהותה ואם נתיר עתה לטלטל יטלטל גם אח"כ כשיחסר גבהותה:(119) N'est pas destiné à être évacué – car toute la journée on y jette ses eaux usées et ses ordures, et sa hauteur ne diminuera pas ; mais un tas d'ordures d'un particulier, bien que maintenant il soit haut de dix téfa'him, demain il le videra et sa hauteur diminuera ; et si nous permettions maintenant de transporter, il transporterait aussi ensuite, quand sa hauteur aura diminué.
séif katan 119
- (קכ) ואין חוששין וכו' - ר"ל שגם אין חוששין שמא יתקלקל המחיצה שלצד הים ונמצא שאין למבוי מחיצה רביעית:(120) Et on ne craint pas, etc. – c'est-à-dire qu'on ne craint pas non plus que la cloison du côté de la mer ne se dégrade, de sorte que le mavoï se trouverait sans quatrième cloison.
séif katan 120
- (קכא) יעלה הים שרטון - שכן דרך הים שמעלה חול ואבנים אצל שפתו ומתקצר ונעשה קרקע ברוחב פרסה ובטלי המחיצות ומטלטלי נמי במבואות כדמעיקרא [וכ"ז כשאין מדרון אלא במקום המים בלבד אבל אם יש על שפתו מדרון המתלקט עשרה טפחים מתוך ד' אמות ה"ז נחשב למחיצה בכל ענין] והסכימו האחרונים להחמיר כדעה זו ודוקא בימים אבל בנהרות לא חיישינן שיעלה שירטון ונחשב שפת הנהר למחיצה כשיש בגובהו יו"ד טפחים [אכן הנהרות שדרכן להתייבש בקיץ וכשמתיבשין אין במדרון שלהם גבוה יו"ד טפחים מתוך ד"א יש לאסור בלא תיקון אפילו כשלא נתייבש דחיישינן שיתייבש ולאו אדעתיה] ועכ"פ בעינן שיהא הנהר סמוך ממש לראש המבוי אבל אם הוא רחוק מהבתים יותר מעשר אמות צריך תיקון דאותו מקום הוי פרוץ ואם נקרשין בימות הגשמים בטלה אז המחיצה ואסור לטלטל ויש מאחרונים שסוברין דלא נתבטל המחיצה ע"י הקרישה. ואם שפת הנהר גבוה ומתלקט עשרה טפחים מתוך ארבע אמות עד מקום הקרישה בודאי יש להקל:(121) La mer fera monter des alluvions (chirton) – car tel est l'usage de la mer de faire monter du sable et des pierres près de son rivage ; elle recule, et cela devient de la terre sur une largeur d'une parsa ; les cloisons s'annulent, et l'on continuerait à transporter dans les ruelles comme auparavant [et tout cela lorsqu'il n'y a de pente qu'à l'endroit de l'eau seulement ; mais s'il y a sur son rivage une pente qui s'élève de dix téfa'him sur quatre coudées, elle est considérée comme une cloison dans tous les cas]. Et les A'haronim ont convenu d'être rigoureux selon cet avis, mais seulement pour les mers ; pour les fleuves, en revanche, nous ne craignons pas qu'ils fassent monter des alluvions, et le rivage du fleuve est considéré comme une cloison lorsqu'il a dix téfa'him de haut [cependant, pour les fleuves qui ont l'habitude de s'assécher en été, et dont la pente, lorsqu'ils s'assèchent, n'a pas dix téfa'him de haut sur quatre coudées, il faut interdire sans réparation, même lorsqu'ils ne sont pas asséchés, car nous craignons qu'ils s'assèchent sans qu'on y prête attention]. Et en tout cas, nous exigeons que le fleuve soit vraiment proche de l'extrémité du mavoï ; mais s'il est éloigné des maisons de plus de dix coudées, il faut une réparation, car cet endroit est ouvert. Et s'il gèle pendant la saison des pluies, la cloison est alors annulée, et il est interdit de transporter ; et certains A'haronim pensent que la cloison n'est pas annulée par le gel. Et si le rivage du fleuve est haut et s'élève de dix téfa'him sur quatre coudées jusqu'à l'endroit du gel, on peut certainement être indulgent.
séif katan 121
- (קכב) ואין כאן מחיצה - וע"כ צריך תיקון כשאר מבוי הפרוץ ברוח רביעית בצורת הפתח או בלחי או בקורה. עיר שמוקף סביבה חריץ שעמוק עשרה טפחים ורחבה ארבעה טפחים הוי כמוקף חומה סביבה וא"צ שום תיקון ואם יש גשר ע"ג החריץ שהולכין דרך שם למבואות העיר נתבאר למעלה שצריך לעשות שם תיקון:(122) Et il n'y a pas ici de cloison – c'est pourquoi il faut une réparation comme pour tout autre mavoï ouvert au quatrième côté, par une tsourat hapéta'h, par un lé'hi ou par une koré. Une ville entourée d'un fossé profond de dix téfa'him et large de quatre téfa'him est comme entourée d'une muraille et n'a besoin d'aucune réparation ; et s'il y a un pont sur le fossé, par lequel on passe vers les ruelles de la ville, il a été expliqué plus haut (séif katan 118) qu'il faut y faire une réparation.
séif katan 122
- (קכג) שצדו אחד ארוך - ונמשך כותלו לר"ה יותר מכותל השני:(123) Dont un côté est long – et son mur se prolonge vers le domaine public plus que l'autre mur.
séif katan 123
- (קכד) אפילו אין צד וכו' ארבע אמות - וה"ה אפילו פחות מזה ג"כ אין מניח אלא כנגד הקצר דוקא ולא באלכסון והטעם דקורה משום היכר עשויה כדי דלא ליתי למיחלף בר"ה ובאלכסון לא הוי היכר והיינו דאם יניחו באלכסון וישתמש בצד הארוך נגד הארוך שאין דופן כנגדו הרואה זה יאמר שמותר להשתמש בר"ה לפי שאין אותו עודף דומה שיהא מן המבוי וזהו הטעם דהתיר אח"כ בשו"ע להניח הקורה בתוך המבוי באלכסון ששם לא יבואו עי"ז לטעות להתיר להשתמש בר"ה:(124) Même si le côté, etc., n'est pas (plus long de) quatre coudées – et de même, même moins que cela, il ne la pose qu'en face du (côté) court précisément, et non en diagonale. La raison : la koré (sert) de signe distinctif, elle est faite pour qu'on n'en vienne pas à confondre avec le domaine public, et en diagonale ce n'est pas un signe distinctif. Autrement dit, si on la posait en diagonale et qu'on se servait du côté long, face au (prolongement) long qui n'a pas de paroi en face de lui, celui qui verrait cela dirait qu'il est permis de se servir du domaine public, car cet excédent ne paraît pas faire partie du mavoï. Et c'est la raison pour laquelle le Choulhan Aroukh a ensuite permis de poser la koré à l'intérieur du mavoï en diagonale, car là on n'en viendra pas, de ce fait, à se tromper et à permettre de se servir du domaine public.
séif katan 124
- (קכה) יעשה שם צו"פ באלכסון - וישתמש בקצר כנגד קצר ובארוך כנגד הארוך והטעם דצו"פ הוי כמו מחיצה גמורה ומחיצה גמורה בודאי מהני אפילו באלכסון ואפילו היה רחב פתח המבוי יותר מעשר אמות ג"כ מותר ע"י צוה"פ כדלעיל בריש סכ"ו אבל אם יעמיד לחי אחד אצל הארוך ולחי אחד אצל הקצר אינן מועילים להשתמש באלכסון ואפילו לא היה האלכסון יותר מעשר אמות שאף שהלחי אינו משום היכר בלבד אלא משום מחיצה מ"מ לחי שבצד הארוך אינו מועיל להתיר להשתמש אצלו הואיל ואין שם מחיצה כנגדו ואינו מותר להשתמש אלא נגד הלחי שעומד בצד הקצר שהוא מתיר רק נכחו ביושר. אמנם זהו דוקא במבוי שמותר בלחי אחד אבל בחצר שצריך שני פסין או במבואות שלנו שיש להן דין חצרות אפילו עד מקום הקצר ג"כ אינו מותר להשתמש אחרי שלא נוכל לצרף אליו הלחי האחר שאינו עומד נגדו וע"כ צריך ליזהר במקום שמעמיד שני לחיים שיעמידם בשוה זה נגד זה ולא באלכסון [ח"א] ובצורת הפתח מהני אפילו באלכסון וכנ"ל. כתב בחידושי הרשב"א דצוה"פ מהני אפילו היה צד אחד עודף על חבירו ד' אמות ויותר דהוא כמו מחיצה גמורה:(125) Il fera là une tsourat hapéta'h en diagonale – et il se servira dans la partie courte face au (côté) court et dans la longue face au (côté) long. La raison : la tsourat hapéta'h est comme une cloison complète, et une cloison complète est certainement efficace même en diagonale ; et même si l'entrée du mavoï était large de plus de dix coudées, c'est aussi permis par une tsourat hapéta'h, comme plus haut au début du séif 26. Mais s'il dresse un lé'hi près du (côté) long et un lé'hi près du court, ils ne sont pas efficaces pour se servir en diagonale, même si la diagonale ne dépasse pas dix coudées : car bien que le lé'hi ne soit pas seulement un signe distinctif mais aussi une cloison, toutefois le lé'hi du côté long n'est pas efficace pour permettre de se servir près de lui, puisqu'il n'y a pas là de cloison en face de lui ; et il n'est permis de se servir qu'en face du lé'hi qui se tient du côté court, lequel ne permet que ce qui est droit en face de lui. Cependant, cela ne vaut que pour un mavoï qui est permis par un seul lé'hi ; mais dans une cour, qui nécessite deux planches, ou dans nos ruelles, qui ont la règle des cours, même jusqu'à l'endroit du côté court il n'est pas permis de se servir, puisque nous ne pouvons pas lui joindre l'autre lé'hi, qui ne se tient pas en face de lui. C'est pourquoi il faut veiller, là où l'on dresse deux lé'hayim, à les dresser alignés l'un en face de l'autre, et non en diagonale ['Hayé Adam] ; et une tsourat hapéta'h est efficace même en diagonale, comme dit plus haut. Il est écrit dans les 'Hidouchei HaRachba que la tsourat hapéta'h est efficace même si un côté dépassait l'autre de quatre coudées et plus, car elle est comme une cloison complète.
séif katan 125
- (קכו) יכול להניח וכו' - עיין בט"ז שמצדד דדוקא אם באלכסון אינו יותר מעשר אמות דאל"ה אסור ועיין בבה"ל:(126) Il peut la poser, etc. – voir le Taz, qui penche pour dire que ce n'est que si, en diagonale, elle ne dépasse pas dix coudées ; sinon, c'est interdit ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 126
- (קכז) עד שיערבו יחד - ר"ל שישתתפו יחד. וטעם הדבר דהנה דרך המבואות לאחר שתקנום בלחי או קורה להשתתף כל הדרים במבוי יחד [דכשלא ישתתפו יהיו אסורים להוציא מהחצרות למבוי] וכיון שההרגל כן הוא שוב אסורים בני מבוי ליחלק לחצאין ולעשות כל אחד שיתוף בפ"ע דאסרי הני אהני משום דהוי כמבוי ששכח אחד מן החצרות ולא נשתתפה בו דאסרה אכולה:(127) Jusqu'à ce qu'ils fassent un érouv ensemble – c'est-à-dire qu'ils s'associent ensemble (par un chitouf). La raison de la chose : l'usage des ruelles est qu'après les avoir réparées par un lé'hi ou une koré, tous les habitants du mavoï s'associent ensemble [car s'ils ne s'associaient pas, il leur serait interdit de sortir (des objets) des cours vers le mavoï] ; et puisque telle est l'habitude, il est dès lors interdit aux gens du mavoï de se diviser en moitiés et de faire chacun un chitouf à part, car ceux-ci interdiraient à ceux-là, comme un mavoï dont l'une des cours a oublié de participer au chitouf, ce qui interdit à tous.
séif katan 127
- (קכח) ולא עשו וכו' - דכיון שלא עשו לחי ואין יכולין לטלטל במבוי א"כ אינם ראוים להשתתף יחד לכן אין בכחן לאסור על הפנימית ואפילו יש להם דריסת הרגל עליהם [פמ"ג]:(128) Et ils n'ont pas fait, etc. – car puisqu'ils n'ont pas fait de lé'hi et ne peuvent pas transporter dans le mavoï, ils ne sont pas aptes à s'associer ensemble ; c'est pourquoi ils n'ont pas le pouvoir d'interdire à l'intérieure, même s'ils ont sur eux un droit de passage [Peri Megadim].
séif katan 128
- (קכט) ממנו ולחוץ אסורים - דחשבינן כאלו המבוי הותחל מן הלחי ולפנים:(129) À partir de lui vers l'extérieur, c'est interdit – car nous considérons que le mavoï commence à partir du lé'hi vers l'intérieur.
séif katan 129
- (קל) אבל אם עשו באמצע וכו' - בזה מתחלקים הרשויות מהדדי והוי כאלו מחיצה ביניהם ואין יכולין לאסור אלו על אלו ודוקא כשאין להם דריסת הרגל זה על זה כגון שיש להם פתח אחר אבל בלא"ה אפילו דלת לא מהני:(130) Mais s'ils ont fait au milieu, etc. – dans ce cas, les domaines se séparent l'un de l'autre, et c'est comme s'il y avait une cloison entre eux ; ils ne peuvent pas s'interdire les uns aux autres. Mais cela ne vaut que lorsqu'ils n'ont pas de droit de passage les uns sur les autres, par exemple qu'ils ont une autre porte ; sinon, même une porte (battante) n'est pas efficace.
séif katan 130
- (קלא) שני פסים - של משהויין משהו מכאן ומשהו מכאן. ואפילו חצר יכולין לחלק בכה"ג עיר המוקפת חומה וננעלו הפתחים בלילה ופתח אחד אין ננעל ומ"מ הוי כלחי ע"י פתח ההוא אין מערבין אותה לחצאין אבל אם נפרץ פרצה בטל הכשרה [ועיין סי' שס"ה ס"ב ע"י איזה פרצה בטל ההכשר] של העיר ויכולין לערב חציה ולהניח חציה:(131) Deux planches – minimes, un machehou d'ici et un machehou de là. Et même une cour, on peut la diviser de cette manière. Une ville entourée d'une muraille, dont les portes sont fermées la nuit mais dont une porte n'est pas fermée — et néanmoins c'est comme un lé'hi, grâce à cette porte —, on ne fait pas d'érouv pour elle par moitiés ; mais si une brèche s'est ouverte, la validation de la ville est annulée [et voir siman 365, séif 2, par quelle brèche la validation est annulée], et l'on peut faire un érouv pour une moitié et laisser l'autre moitié.
séif katan 131
- (קלב) וכל זה ביש וכו' - האי וכל זה קאי אמה שהכשרנו בהעמיד לחי באמצע המבוי כשלא עשו לחי בראש המבוי וקאמר דהוא דוקא שבחצי המבוי זה לבד ג"כ יש עליו שם מבוי דיש לו כל התנאים הצריך לזה [וכדמסיים השו"ע וכמ"ש לעיל בסכ"ו] הא לא"ה יש לו דין חצר וצריך פס משהו וכו' וכדלעיל בס"ב ולא קאי השו"ע באם עשו גם לחי בחוץ וערבו יחד דע"ז לא צריך שבאותו חצי המבוי יהיו לו כל הפרטים דמצטרף כל המבוי ביחד לזה [פמ"ג] וע"ש מה שכתב עוד בזה:(132) Et tout cela lorsqu'il y a, etc. – ce « et tout cela » se rapporte à ce que nous avons validé lorsqu'on a dressé un lé'hi au milieu du mavoï, alors qu'on n'avait pas fait de lé'hi à l'entrée du mavoï ; et il dit que cela ne vaut que si cette moitié du mavoï, à elle seule, a aussi le statut de mavoï, ayant toutes les conditions requises pour cela [comme le conclut le Choulhan Aroukh, et comme écrit plus haut au séif 26] ; sinon, elle a la règle d'une cour, et il faut une planche minime, etc., comme plus haut au séif 2. Et le Choulhan Aroukh ne se réfère pas au cas où l'on a aussi fait un lé'hi à l'extérieur et fait l'érouv ensemble : pour cela, il n'est pas nécessaire que cette moitié du mavoï ait tous les détails, car tout le mavoï se joint ensemble pour cela [Peri Megadim] ; et voir là-bas ce qu'il a encore écrit à ce sujet.
séif katan 132
- (קלג) שהוא רחב כ' אמות - ומיירי שאינו רוצה לעשות צוה"פ בפתח המבוי דזה מהני אפילו רוחב המבוי כמה כדלעיל בסוף סכ"ו:(133) Qui est large de vingt coudées – il s'agit du cas où il ne veut pas faire de tsourat hapéta'h à l'entrée du mavoï, car celle-ci est efficace quelle que soit la largeur du mavoï, comme plus haut à la fin du séif 26.
séif katan 133
- (קלד) רחב ד"א - ובפחות מכאן לא מהני אע"פ שכל צד הוא פחות מיו"ד דאתי אוירא דהאי גיסא ודהאי גיסא ומבטל ליה משא"כ כשעושהו רחב ד"א כשיעור משך כותל מבוי וכנ"ל בסכ"ו אין אויר שמכאן ומכאן יכול לבטלו שאין אויר יכול לבטל כותל מבוי. ומש"כ ומעמידו באמצע היינו לארכו של מבוי:(134) Large de quatre coudées – et moins que cela n'est pas efficace, bien que chaque côté fasse moins de dix (coudées), car l'air de ce côté-ci et de ce côté-là vient et l'annule ; ce qui n'est pas le cas lorsqu'on la fait large de quatre coudées, à la mesure de l'étendue d'un mur de mavoï, comme dit plus haut au séif 26 : l'air d'ici et de là ne peut pas l'annuler, car l'air ne peut pas annuler un mur de mavoï. Et ce qu'il a écrit, « et la dresse au milieu », signifie dans la longueur du mavoï.
séif katan 134
- (קלה) כיון שאורך וכו' - וצריך ג"כ שלא יהיה הפס נמוך מעשרה טפחים וכדין כותל של מבוי וכנ"ל בסכ"ו:(135) Puisque la longueur, etc. – et il faut aussi que la planche ne soit pas plus basse que dix téfa'him, selon la règle d'un mur de mavoï, comme dit plus haut au séif 26.
séif katan 135
- (קלו) בראשו - היינו שיגיע מכותל אחד של מבוי עד הכותל שכנגדו כדי להתיר שני הצדדים וה"ה שיכול לתקנן ע"י לחיים לחי מכאן ולחי מכאן או לחי באחד וקורה באחד [היינו שראש אחד על כותל המבוי וראשו השני על הפס] כשאר מבואות:(136) À son extrémité – c'est-à-dire qu'elle atteigne d'un mur du mavoï jusqu'au mur opposé, afin de permettre les deux côtés. Et de même, il peut les réparer par des lé'hayim, un lé'hi d'ici et un lé'hi de là, ou par un lé'hi dans l'un et une koré dans l'autre [c'est-à-dire une extrémité sur le mur du mavoï et l'autre extrémité sur la planche], comme les autres ruelles.
séif katan 136
- (קלז) מונחת על הפס וכו' - לאפוקי אם הפס נמוך אף שהקורה מגעת מכותל זה עד הכותל שכנגדו לא מהני דהרי ע"י הפס נחשב כשני מבואות דהוא חשוב ככותל וא"כ כל מבוי אין הקורה שלו מונח רק על כותל אחד:(137) Posée sur la planche, etc. – cela exclut le cas où la planche est basse : bien que la koré atteigne d'un mur jusqu'au mur opposé, ce n'est pas efficace, car du fait de la planche, c'est considéré comme deux ruelles, puisqu'elle est considérée comme un mur ; dès lors, pour chaque mavoï, sa koré n'est posée que sur un seul mur.
séif katan 137
- (קלח) או תוך וכו' - דהוי כלבוד:(138) Ou à moins de, etc. – car c'est comme lavoud.
séif katan 138
- (קלט) וכל תנאי מבוי - המבואר לעיל בסכ"ו דלא"ה דינו כחצר ואין קורה מועיל בו אלא שני לחיים של משהו בשני צדיו כמבואר לעיל בס"ב:(139) Et toutes les conditions du mavoï – expliquées plus haut au séif 26 ; car sinon, sa règle est celle d'une cour, et une koré n'y est pas efficace, mais (il faut) deux lé'hayim minimes de ses deux côtés, comme expliqué plus haut au séif 2.
séif katan 139
- (קמ) ומה שמן הפס וכו' - ר"ל חוץ תיקון הקורה שעושה בפתח המבוי צריך לעשות עוד תקון בסוף אורך הפס כדין מבוי עקום המבואר בסימן שס"ד סוף ס"ג ואפי' אין שם עשר אמות מן סוף אורך הפס עד כותל האמצעי:(140) Et ce qui, de la planche, etc. – c'est-à-dire qu'en plus de la réparation par la koré qu'il fait à l'entrée du mavoï, il doit faire une autre réparation à la fin de la longueur de la planche, selon la règle du mavoï coudé expliquée au siman 364, à la fin du séif 3 ; et ce, même s'il n'y a pas là dix coudées depuis la fin de la longueur de la planche jusqu'au mur du milieu.
séif katan 140
- (קמא) מתעקמים ובאמצע פתוחים - צ"ל מתעקמים באמצע ופתוחים:(141) Qui se courbent, et au milieu sont ouvertes – il faut lire : « qui se courbent au milieu, et sont ouvertes ».
séif katan 141
- (קמב) בשני ראשיהן לר"ה - וע"כ צריך לעשות צוה"פ בסוף אורך הפס עד כותל האמצעי כנגדו ודמי כמו שהיה עושה פס לאורך כל המבוי:(142) Par leurs deux extrémités vers le domaine public – c'est pourquoi il faut faire une tsourat hapéta'h depuis la fin de la longueur de la planche jusqu'au mur du milieu, en face d'elle ; et c'est comme s'il avait fait une planche sur toute la longueur du mavoï.
séif katan 142
- (קמג) דאין לו דין מבוי עקום וכו' - דאע"ג דמבואר לקמן בסימן שס"ד במבוי עקום שעשוי כמין חי"ת אפילו אין מפתיחת עקמימותו עד כותל האמצעי עשר אמות נמי צריך שם תיקון שאני התם דהוא עקום ממש אבל הכא יש לומר שע"י הפס נעשים כשני מבואות שמחולקים לגמרי עד סופם ואף דאין הפס מגיע עד כותל האמצעי מ"מ כיון דאין מן סוף הפס עד כותל שכנגדו יותר מיו"ד אמות נחשב כפתח ודמי כשני מבואות שמחולקים לגמרי אלא שיש פתח מאחד לחבירו משא"כ ביותר מעשר אמות א"א לומר דהוי כפתח וע"כ דינו כמבוי עקום ולדינא הסכימו האחרונים דהעיקר כסברא הראשונה ועיין בבה"ל:(143) Qu'il n'a pas la règle d'un mavoï coudé, etc. – car bien qu'il soit expliqué plus loin, au siman 364, qu'un mavoï coudé fait en forme de 'het, même s'il n'y a pas dix coudées depuis l'ouverture de sa courbure jusqu'au mur du milieu, nécessite aussi une réparation à cet endroit, là c'est différent, car il est vraiment coudé ; mais ici, on peut dire que, du fait de la planche, ils deviennent comme deux ruelles complètement séparées jusqu'à leur fin. Et bien que la planche n'atteigne pas le mur du milieu, toutefois, puisqu'il n'y a pas plus de dix coudées de la fin de la planche jusqu'au mur opposé, c'est considéré comme une ouverture, et c'est comme deux ruelles complètement séparées, sauf qu'il y a une ouverture de l'une à l'autre ; ce qui n'est pas le cas pour plus de dix coudées : on ne peut pas dire que c'est comme une ouverture, et c'est pourquoi sa règle est celle d'un mavoï coudé. Et pour la halakha, les A'haronim ont convenu que l'essentiel est selon le premier raisonnement ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 143
- (קמד) יותר מעשר אמות - כצ"ל:(144) Plus de dix coudées – c'est ainsi qu'il faut lire.
séif katan 144
- (קמה) ויעשה פס רחב ג"א - דנעשה עי"ז עומד מרובה על הפרוץ שבצדו ונחשב כסתום ואע"ג דבעלמא קי"ל דפרוץ כעומד נמי שרי כמבואר בשס"ב ס"ט שאני הכא דהוא פרוץ גם מצד השני ובכגון זה דשוין אמרינן אתי אוירא דהאי גיסא ודהאי גיסא ומבטל ליה:(145) Et qu'il fasse une planche large de trois coudées – car de ce fait, la partie debout devient majoritaire par rapport à la partie ouverte à côté d'elle, et c'est considéré comme fermé. Et bien qu'en général nous tenions que, lorsque la partie ouverte est égale à la partie debout, c'est aussi permis, comme expliqué au siman 362, séif 9, ici c'est différent, car c'est ouvert aussi de l'autre côté ; et dans un tel cas, où elles sont égales, nous disons que l'air de ce côté-ci et de ce côté-là vient et l'annule.
séif katan 145
- (קמו) וישאר פתח רחב עשר אמות - ומ"מ צריך לחי או קורה להתיר המבוי דלא עדיף משאר מבואות דעלמא. ונותן הקורה רק על שטח העשר אמות [וכן כשעושה הלחי יעמידו בראש העשר אמות] דמן הפסין ולהלן עד הכתלים ניתרין בלא"ה משום עומד מרובה על הפרוץ:(146) Et il restera une ouverture large de dix coudées – toutefois, il faut un lé'hi ou une koré pour permettre le mavoï, car il ne vaut pas mieux que les autres ruelles ordinaires. Et il ne pose la koré que sur l'étendue des dix coudées [et de même, lorsqu'il fait le lé'hi, il le dressera à l'extrémité des dix coudées] ; car à partir des planches et au-delà, jusqu'aux murs, c'est permis sans cela, en vertu de (la règle :) « la partie debout est majoritaire par rapport à la partie ouverte ».
séif katan 146
- (קמז) וכן כל כיו"ב - דהיינו שירחיק ארבע אמות מהכותל ויעשה פס של שש אמות [רש"י]:(147) Et de même dans tout cas semblable – c'est-à-dire qu'il s'éloigne de quatre coudées du mur et fait une planche de six coudées [Rachi].
séif katan 147
- (קמח) וצריך ליזהר וכו' - אבל מן הסתם אין חוששין שמא ילכו בקטן ויניחו הגדול שחזקה אין אדם מניח פתח גדול ונכנס בקטן:(148) Et il faut veiller, etc. – mais par défaut, nous ne craignons pas qu'on passe par la petite (ouverture) et qu'on délaisse la grande, car il est présumé que personne ne délaisse une grande ouverture pour entrer par une petite.
séif katan 148
- (קמט) שאם עשה כן וכו' - ר"ל שעי"ז יתבטל תורת פתח מן הגדול ובטל הלחי או הקורה המתוקן בו ונמצא מבוי זה בלא תיקון:(149) Car s'il fait ainsi, etc. – c'est-à-dire que de ce fait, la grande perd son statut d'ouverture, et le lé'hi ou la koré qui y a été installé est annulé ; ce mavoï se retrouve donc sans réparation.
séif katan 149
- (קנ) לזוטא - עיין בחידושי רע"א שמתמה מאי מהני במה דעושה צוה"פ לזוטא אחרי שנתבטל תורת פתח מן הגדול והנכון כמו שכתב בספר תפארת שמואל שט"ס הוא וצ"ל לרבא והשתא אתי שפיר דאחרי שנעשה צוה"פ לא נתבטל שם פתח ממנו אף אם לא ילכו בו:(150) À la petite (zouta) – voir les 'Hidouchei Rabbi Akiva Eiger, qui s'étonne : à quoi sert de faire une tsourat hapéta'h à la petite, après que la grande a perdu son statut d'ouverture ? Et ce qui est juste est ce qu'a écrit le livre Tiféret Chemouel : c'est une faute de copiste, et il faut lire « à la grande » (raba) ; et maintenant tout s'explique bien : après qu'on a fait une tsourat hapéta'h (à la grande), elle ne perd pas son statut d'ouverture, même si l'on n'y passe pas.
séif katan 150
- (קנא) כשלם דמי - ר"ל וע"כ אין שייך לומר בזה אתי אוירא דהאי גיסא ודהאי גיסא ומבטל ליה:(151) Est considéré comme entier – c'est-à-dire que, de ce fait, il n'y a pas lieu de dire ici que l'air de ce côté-ci et de ce côté-là vient et l'annule.
séif katan 151
- (קנב) ומדרון לר"ה - שהיה קרקע המבוי גבוה מקרקע ר"ה והוצרך לשפע אצל פתחו לצד ר"ה:(152) Et une pente vers le domaine public – c'est-à-dire que le sol du mavoï était plus haut que le sol du domaine public, et qu'il a fallu le faire descendre en pente près de son entrée, du côté du domaine public.
séif katan 152
- (קנג) או ששוה לר"ה וכו' - שהיה ר"ה גבוה מקרקע המבוי וכניסת המבוי נמי מן הפתח ולפנים גבוה כקרקע ר"ה ברוחב אמה או חצי אמה ואח"כ הוא נעשה מדרון לצד דופן האמצעי:(153) Ou qu'il est au niveau du domaine public, etc. – c'est-à-dire que le domaine public était plus haut que le sol du mavoï, et que l'entrée du mavoï aussi, de l'ouverture vers l'intérieur, était haute comme le sol du domaine public sur une largeur d'une coudée ou d'une demi-coudée, et qu'ensuite elle devient une pente vers la paroi du milieu.
séif katan 153
- (קנד) שמגביה עשרה וכו' - ר"ל שאם השיפוע ארכה ד' אמות אז כבר הוגבה הקרקע למעלה עשרה טפחים הוי כמחיצה אבל אם מתלקט יו"ד מתוך ה' אמות כמאן דליתא דמיא וכשאר קרקע דמיא דניחא תשמישתיה להילוך:(154) Qui s'élève de dix, etc. – c'est-à-dire que si, lorsque la pente s'étend sur quatre coudées, le sol s'est alors déjà élevé de dix téfa'him, c'est comme une cloison ; mais si elle s'élève de dix (téfa'him) sur cinq coudées, c'est comme si elle n'existait pas, et c'est comme un sol ordinaire, dont l'usage pour la marche est commode.
séif katan 154
- (קנה) ואינו צריך שום תיקון - דאותו גובה שבצד הפתח הו"ל מחיצה אע"פ שהוא משפע והולך וזהו שמסיים רמ"א ובזה התל וכו':(155) Et il n'a besoin d'aucune réparation – car cette hauteur, du côté de l'ouverture, est une cloison, bien qu'elle soit en pente progressive ; et c'est ce que conclut le Rema : « et de même pour une butte, etc. ».
séif katan 155
- (קנו) ובזה התל וכו' - ואם כל העיר מוקפת תל ואח"כ בנו בה בתים אסור דלא הוי מוקף לדירה וכמש"כ סימן שנ"ח ס"ב וע"ש ס"ח דאפילו בנה מחיצות גבוה יו"ד על התל לא מהני ואם התל היה פחות מיו"ד טפחים והשלים עד יו"ד טפחים מהני דזה ההיקף הוי מוקף לדירה דנעשה אחר שנבנה העיר. וע"כ יכול לתקן אפילו אם היה התל סביב העיר כולו דהיינו שיפחות מהתל בשטח יותר מעשר אמות ברוחב עד שלא יהיה בגובה עשרה טפחים דבזה חשוב כפרצה ואח"כ ישלים זה השיעור ובזה מהני וכדלעיל בסימן שנ"ח ס"ב ע"ש:(156) Et de même pour une butte, etc. – et si toute la ville est entourée d'une butte, et qu'ensuite on y a construit des maisons, c'est interdit, car ce n'est pas (une enceinte) entourée pour l'habitation, comme écrit au siman 358, séif 2 ; et voir là-bas, séif 8, que même s'il a construit des cloisons hautes de dix (téfa'him) sur la butte, ce n'est pas efficace. Mais si la butte avait moins de dix téfa'him et qu'il l'a complétée jusqu'à dix téfa'him, c'est efficace, car cette enceinte est entourée pour l'habitation, puisqu'elle a été faite après que la ville a été construite. C'est pourquoi on peut réparer même si la butte entourait toute la ville : c'est-à-dire qu'il réduira la butte sur une étendue de plus de dix coudées de large, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus dix téfa'him de haut — car ainsi c'est considéré comme une brèche —, puis il complétera cette mesure ; et ainsi c'est efficace, comme plus haut au siman 358, séif 2 ; voir là-bas.
séif katan 156
- (קנז) כמחיצה - ואם יש סביב העיר חריץ עמוק יו"ד טפחים ורוחב ד' טפחים דהוי כמחיצה ונסתם החריץ ע"י עפר וצרורות אם אין הסתימה עולה ביותר מעשר אמות הרי הוא כפתח ואינו אוסר אבל אם הוא יותר מעשר אמות הרי הוא כפרצה:(157) Comme une cloison – et s'il y a autour de la ville un fossé profond de dix téfa'him et large de quatre téfa'him, qui est comme une cloison, et que le fossé a été comblé par de la terre et des cailloux : si le comblement ne dépasse pas dix coudées, c'est comme une ouverture et cela n'interdit pas ; mais s'il dépasse dix coudées, c'est comme une brèche.
séif katan 157