Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 342 →- (א) כל הדברים וכו' - לישנא דכל לאו דוקא דיש דברים שאיסורן מדברי סופרים וגזרו עליהן ביה"ש אף לצורך מצוה כגון המבואר לקמן בסימן ת"ט ס"ג בשו"ע וכן להעביר פחות פחות מד"א וכמו שמובא שם במ"א בשם הרה"מ והטעם משום דהם קרובים לבוא לידי מלאכה גמורה דאורייתא גזרו בהם טפי וכן הרבה פוסקים סוברים דאין מערבין עירובי תחומין ביה"ש אף שהוא לצורך מצוה וכן מלאכה שאינו צריך לגופה חמור משאר איסור דרבנן ואסור בכל גווני ביה"ש אף אם נימא דעצם איסורו הוא דרבנן וכ"ש דלהרמב"ם הוא דאורייתא. ודע דכל סעיף זה לא מיירי כשקבל עליו שבת אבל אם קבל עליו שבת [כגון ע"י מזמור שיר ליום השבת או לכה דודי בזמנינו] מבואר לעיל בסימן רס"א שאפילו הוא מבע"י ואפילו אם רק הצבור קבלו עליו שאז חל עליו שבת בע"כ אסור לו לעשות כל שבות בעצמו אפילו לדבר מצוה אם לא ע"י עו"ג:(1) Toutes les choses etc. – l'expression « toutes » n'est pas à prendre à la lettre, car il y a des choses dont l'interdit est d'ordre rabbinique et que l'on a décrétées au crépuscule même pour les besoins d'une mitsva, comme ce qui est expliqué plus loin au siman 409, séif 3, dans le Choulhan Aroukh ; et de même transporter (dans le domaine public) par étapes de moins de quatre coudées, comme le rapporte là le Maguen Avraham au nom du Rav Maguid Michné. Et la raison est que, puisqu'elles sont proches d'aboutir à un travail complet de la Torah, on a décrété davantage à leur sujet. Et de même, de nombreux décisionnaires estiment qu'on ne fait pas d'érouv te'houmin au crépuscule, même si c'est pour les besoins d'une mitsva. Et de même, un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même (melakha ché-eina tsrikha legoufa) est plus grave que les autres interdits rabbiniques, et il est interdit dans tous les cas au crépuscule, même si l'on dit que son interdit lui-même est rabbinique ; et à plus forte raison selon le Rambam, pour qui il est de la Torah. Et sache que tout ce séif ne parle pas du cas où il a accepté sur lui le Chabbat ; mais s'il a accepté sur lui le Chabbat [par exemple par la récitation du « Mizmor chir leyom haChabbat », ou du « Lekha Dodi » à notre époque], il est expliqué plus haut au siman 261 que, même s'il fait encore jour, et même si seule la communauté l'a accepté, de sorte que le Chabbat s'applique alors à lui malgré lui, il lui est interdit de faire lui-même tout interdit de chevout, même pour une chose de mitsva, sinon par l'intermédiaire d'un idolâtre.
séif katan 1
- (ב) בין השמשות - וזמנה מבואר לעיל בסימן רס"א עי"ש ועיין במ"א שנסתפק בבין השמשות של מוצאי שבת דאפשר דהשו"ע מיירי רק בע"ש ושאני אפוקי יומא מעיולי יומא דמספיקא לא פקעה קדושה ובח"א כתב להחמיר ועיין בה"ל שהבאנו דהבית מאיר הכריע דמדינא אין חילוק ואף במו"ש ביה"ש מותר שבות לצורך מצוה [וכן בברכי יוסף כתב כן בשם רשב"א כת"י דעירובין דשוה ביה"ש של מו"ש עם ביה"ש דע"ש] ומ"מ למעשה כתב דיש להחמיר במו"ש משום דאין אנו בקיאין בזמן ביה"ש מתי מתחיל הזמן שאיננו ודאי יום ועיין בה"ל:(2) Au crépuscule – et son moment est expliqué plus haut au siman 261 ; voir là-bas. Et voir le Maguen Avraham, qui est dans le doute concernant le crépuscule de la sortie du Chabbat : il est possible que le Choulhan Aroukh ne parle que de la veille du Chabbat, et la sortie du jour est différente de l'entrée du jour, car en cas de doute la sainteté n'est pas levée. Et le 'Hayé Adam a écrit d'être rigoureux. Et voir le Biour Halakha, où nous avons rapporté que le Beit Méïr a tranché que, selon la stricte loi, il n'y a pas de différence, et que même à la sortie du Chabbat, au crépuscule, un chevout est permis pour les besoins d'une mitsva [et de même le Birké Yossef a écrit cela au nom du Rachba, dans un manuscrit sur le traité Erouvin : le crépuscule de la sortie du Chabbat est semblable au crépuscule de la veille du Chabbat]. Et malgré tout, en pratique, il a écrit qu'il faut être rigoureux à la sortie du Chabbat, parce que nous ne sommes pas experts dans le moment du crépuscule, quand commence le moment où il n'est plus certainement jour ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 2
- (ג) וכן מוריד מהאילן וכו' - וחשיב צורך מצוה אף שא"צ לזה עתה כ"כ בשבת משום דמתחלה אין מערבין עירובי תחומין אלא לדבר מצוה ואם יהיה אסור להורידו ולהביאו אצלו לא יחול עירובו והלכך צורך מצוה היא:(3) Et de même, il descend de l'arbre etc. – et c'est considéré comme un besoin de mitsva, bien qu'il n'en ait pas tellement besoin maintenant, le Chabbat, parce qu'au départ on ne fait d'érouv te'houmin que pour une chose de mitsva ; et s'il était interdit de le descendre et de l'apporter auprès de lui, son érouv ne prendrait pas effet ; c'est pourquoi c'est un besoin de mitsva.
séif katan 3
- (ד) או מוציא מהכרמלית וכו' - ר"ל והוא התכוין לקנות שביתה ברה"ר או ברה"י הסמוך אצל הכרמלית ואם לא יהיה רשאי ביה"ש שהוא זמן חלות עירוב להוציא מהכרמלית להביאו אצלו לא יחול עירובו ולכן שרי:(4) Ou fait sortir d'un karmelit etc. – cela veut dire : et il avait l'intention d'acquérir son lieu de repos (chevita) dans le domaine public ou dans le domaine privé voisin du karmelit ; et s'il n'avait pas le droit, au crépuscule, qui est le moment où l'érouv prend effet, de le faire sortir du karmelit pour l'apporter auprès de lui, son érouv ne prendrait pas effet ; c'est pourquoi c'est permis.
séif katan 4
- (ה) וכן אם היה טרוד וכו' - בא לפרש בזה האי או דוחק שכתב לעיל דהיינו אם היה טרוד ונחפז לזה דאז מן הסתם נצרך לו צורך הרבה ושעת הדחק הוא ולכן התירו לו ועיין בבאור הגר"א סימן רס"א שמשמע מיניה שמה שמתיר הרמב"ם מפני שהוא טרוד ונחפז היינו כשהוא שעת הדחק גדול כגון שרוצה לערב מפני שהוא טרוד ונחפז לברוח מפני כותי בזה שוה הענין לדבר מצוה והתירו שבות בין השמשות דהיינו אפילו כשהעירוב מונח על האילן או בכרמלית:(5) Et de même, s'il était affairé etc. – il vient expliquer par là ce « ou une urgence » qu'il a écrit plus haut, c'est-à-dire s'il était affairé et pressé pour cela, car alors, selon toute vraisemblance, il en a grandement besoin et c'est un moment de nécessité pressante ; c'est pourquoi on le lui a permis. Et voir le Biour du Gaon de Vilna, siman 261, d'où il ressort que ce que permet le Rambam parce qu'il est affairé et pressé, c'est lorsque c'est un moment de grande nécessité, par exemple s'il veut faire un érouv parce qu'il est affairé et pressé de fuir devant un Couthéen : en cela la situation est semblable à une chose de mitsva, et on a permis un chevout au crépuscule, c'est-à-dire même lorsque l'érouv est posé sur l'arbre ou dans un karmelit.
séif katan 5
- (ו) ונחפז - עיין מה שכתבנו בסימן רס"א במ"ב סקט"ז בשם רש"ל:(6) Et pressé – voir ce que nous avons écrit au siman 261, dans la Michna Beroura, séif katan 16, au nom du Rachal.
séif katan 6
- (ז) נר בשבת - האי בשבת ר"ל שידליק תיכף ביה"ש לצורך שבת אבל אם מבקשו שידליק אח"כ בשבת גופא זה אסור אפילו אם בקשו מבע"י וכמבואר לעיל בסימן ש"ז ס"ב. ולאו דוקא לצורך סעודה מתיר המחבר דה"ה אם מבקשו שידליק בחדר שישן שם ג"כ יש להקל:(7) Une lumière pour le Chabbat – ce « pour le Chabbat » veut dire qu'il allumera immédiatement au crépuscule, pour les besoins du Chabbat ; mais s'il lui demande d'allumer ensuite, pendant le Chabbat lui-même, c'est interdit, même s'il le lui a demandé pendant qu'il faisait jour, comme il est expliqué plus haut au siman 307, séif 2. Et ce n'est pas seulement pour les besoins du repas que l'auteur permet : il en est de même s'il lui demande d'allumer dans la chambre où il dort, on peut aussi être indulgent.
séif katan 7