Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 340 →- (א) בין ביד - וה"ה בשניו [גמרא]:(1) Que ce soit à la main – et il en est de même avec ses dents [Guemara].
séif katan 1
- (ב) בין בכלי - אף דהמחבר השוה יד לכלי הוא רק לאיסורא דבכולן יש איסור אבל לענין חיובא יש חילוק ביניהן דביד פטור בכל גווני שאין דרך גזיזה בכך בחול ובכלי חייב בכל גווני דה"ל תולדה דגוזז ומה שכתב אח"כ דחייב על שתי שערות הוא דוקא בכלי:(2) Que ce soit avec un instrument – bien que l'auteur ait mis sur le même plan la main et l'instrument, ce n'est que pour l'interdit, car dans tous les cas il y a un interdit ; mais quant à la culpabilité (le fait d'être passible), il y a une différence entre eux : à la main, on est exempt dans tous les cas, car ce n'est pas la manière de tondre en semaine ; et avec un instrument, on est passible dans tous les cas, car c'est un dérivé (tolada) du travail de tondre. Et ce qu'il a écrit ensuite, qu'on est passible pour deux cheveux, c'est seulement avec un instrument.
séif katan 2
- (ג) וחייב על שתי שערות - ושער אחד יש בו איסורא דאורייתא כמו כל חצי שיעור של כל האיסורים וכן הדין בכל מלאכות שבת לא בעינן בהו שיעור לענין איסור אלא לענין חיוב חטאת. ולענין נטילת צפרנים כתב הא"ר דאפילו על צפורן אחד חייב וכן מוכח לעיל בסימן שכ"ח סל"א. ואשה ששכחה ליטול הצפרנים מע"ש ואירע טבילתה בליל שבת מסיק המ"א שתאמר לעו"ג ליטול ביד דהוי שבות דשבות במקום מצוה ואם א"א ביד מותר על ידו אפילו בכלי ואם אין עו"ג נראה שיש לסמוך בשעת הדחק על הנקור שתנקר תחת הצפורן ובלבד שתעיין היטב שלא יהיה בו שום טינוף:(3) Et l'on est passible pour deux cheveux – et pour un seul cheveu, il y a un interdit de la Torah, comme pour tout demi-chiour (demi-mesure) de tous les interdits. Et telle est la loi pour tous les travaux du Chabbat : on n'exige pas de mesure pour l'interdit, mais seulement pour être passible d'un sacrifice expiatoire ('hatat). Et quant au fait de couper les ongles, l'Eliya Rabba a écrit que même pour un seul ongle on est passible, et c'est aussi ce qui ressort plus haut, au siman 328, séif 31. Et une femme qui a oublié de couper ses ongles la veille du Chabbat et dont l'immersion (tevila) tombe le soir du Chabbat, le Maguen Avraham conclut qu'elle dira à une non-Juive de les enlever à la main, car c'est un chevout de chevout (double interdit rabbinique) dans le cadre d'une mitsva ; et si c'est impossible à la main, il est permis de le faire par son intermédiaire même avec un instrument. Et s'il n'y a pas de non-Juif, il semble qu'on puisse s'appuyer, en cas de nécessité pressante, sur le nettoyage : qu'elle nettoie sous l'ongle, à condition qu'elle examine bien qu'il n'y reste aucune saleté.
séif katan 3
- (ד) אפילו באחת חייב - והטעם משום דאפילו באחת מקפיד שלא יהיה נראה כזקן לכך חשיבא מלאכה ובתוספתא איתא דה"ה במלקט שחורות מתוך לבנות:(4) Même pour un seul, il est passible – et la raison est que même pour un seul, il tient à ce qu'il ne paraisse pas vieux ; c'est pourquoi c'est considéré comme un travail. Et dans la Tossefta il est rapporté qu'il en est de même pour celui qui arrache des cheveux noirs parmi les blancs.
séif katan 4
- (ה) לא ילבש - שדרך הנשים להקפיד ע"ז להתנאות. ועתה נבאר במקצת דין מלאכת הגזיזה. א) הגוזז צמר או שער בין מן הבהמה בין מן החיה חייב וכמה שעורו לחיוב כדי לטוות ממנו חוט שארכו קרוב לארבעה טפחים להרמב"ם ולרש"י מחצית מזה. ב) החיוב של גזיזה הוא בין כשגוזז מן החי בין כשגוזז מן המת אפילו מן השלח שלהן [היינו עור כשנפשט מן הבהמה] ודוקא גוזז חיובו בכל גווני אבל תולש מן החי פטור דאין דרך לתלוש משום דכאיב לה אלא לגזוז אבל התולש ביד מן המתה דרך לתלוש כמו לגזוז וחייב וע"כ אותן בני אדם המלובשין בעורות של בהמה וחיה צריכין ליזהר שלא יתלשו מן השער שלהן בשבת ובספר חסידים אוסר ליקח הכנים מן העורות ע"ש וכ"ז בבהמה וחיה אבל בעופות דרכן להסיר הנוצות ע"י תלישה כמו בבהמה ע"י גזיזה ולפיכך תולש כנף מן העוף בין מחיים בין לאחר מיתה חייב דתלישתן זו היא גיזתן. ג) הטוה צמר מן החי פטור בין מן הטויה בין מן הגזיזה שאין דרך טויה וגזיזה בכך:(5) Ne revêtira pas – car c'est la manière des femmes de tenir à cela, pour s'embellir. Et maintenant nous expliquerons en partie la loi du travail de tondre. a) Celui qui tond de la laine ou des poils, que ce soit d'un animal domestique ou d'un animal sauvage, est passible ; et quelle est sa mesure pour être passible ? De quoi filer un fil d'une longueur d'environ quatre téfa'him selon le Rambam, et selon Rachi la moitié de cela. b) La culpabilité pour la tonte s'applique aussi bien lorsqu'on tond un animal vivant que lorsqu'on tond un animal mort, même de leur peau [c'est-à-dire la peau lorsqu'elle a été dépouillée de l'animal]. Et c'est seulement celui qui tond qui est passible dans tous les cas ; mais celui qui arrache (le poil) d'un animal vivant est exempt, car ce n'est pas la manière d'arracher, parce que cela lui fait mal, mais de tondre. Mais celui qui arrache à la main d'un animal mort : c'est une manière d'arracher, comme de tondre, et il est passible. C'est pourquoi les gens qui sont vêtus de peaux d'animaux domestiques ou sauvages doivent veiller à ne pas arracher de leurs poils le Chabbat. Et le Séfer 'Hassidim interdit d'enlever les poux des peaux ; voir là-bas. Et tout cela concerne les animaux domestiques et sauvages ; mais pour les oiseaux, la manière est d'enlever les plumes en les arrachant, comme pour l'animal en le tondant ; c'est pourquoi celui qui arrache une plume d'un oiseau, que ce soit de son vivant ou après sa mort, est passible, car cet arrachage est leur tonte. c) Celui qui file de la laine directement sur l'animal vivant est exempt, aussi bien pour le filage que pour la tonte, car ce n'est pas la manière de filer et de tondre ainsi.
séif katan 5
- (ו) לחתוך וכו' - ואפילו היא יבשה דעומדת להתפרך לבסוף מעצמה אפ"ה אסור וכ"ז לענין איסורא אבל לענין חיובא אינו חייב אא"כ נוטלה כשהיא לחה ובכלי דאז הוא בכלל גוזז:(6) De couper etc. – et même si elle (la verrue) est sèche, qu'elle est destinée à s'effriter finalement d'elle-même, malgré tout c'est interdit. Et tout cela pour l'interdit ; mais pour être passible, on ne l'est que si on l'enlève lorsqu'elle est humide et avec un instrument, car alors c'est inclus dans le travail de tondre.
séif katan 6
- (ז) יבלת מגופו - וה"ה דאסור לתלוש שאר ציצין של עור שפירשו קצת מעל גבי ידו או ממקומות אחרים וכדלעיל בסימן שכ"ח סל"א עי"ש ועיין בבה"ל:(7) Une verrue de son corps – et il en est de même : il est interdit d'arracher les autres petits lambeaux de peau qui se sont un peu détachés du dos de sa main ou d'autres endroits, comme plus haut au siman 328, séif 31 ; voir là-bas, et voir le Biour Halakha.
séif katan 7
- (ח) בין ביד - וה"ה בשניו:(8) Que ce soit à la main – et il en est de même avec ses dents.
séif katan 8
- (ט) המוחק דיו וכו' - וכ"ש אם הוא מוחק ב' אותיות שנכתבו שלא כהוגן ע"מ לכתוב ב' אותיות אחרות במקומן דחייב דזהו עיקר אב מלאכה דמוחק:(9) Celui qui efface de l'encre etc. – et à plus forte raison s'il efface deux lettres qui ont été écrites de manière incorrecte, afin d'écrire deux autres lettres à leur place, il est passible, car c'est l'essentiel du travail principal (av melakha) d'effacer.
séif katan 9
- (י) שעל הקלף - בזמנם היו רגילין לכתוב על הקלף וה"ה כל כיוצא בזה וכמו שנכתוב לקמן ואפילו על עצים יש כתיבה ומחיקה שכן היה במשכן בקרשים כדי לזווגן ועיין בבה"ל שביארנו דהמחבר מיירי שלא במקום האותיות ומוחק כדי לכתוב במקום זה ועיין בב"ח דה"ה דיש ליזהר כשנופל דיו על האותיות או שנטף שעוה שלא למחוק הטשטוש דע"י מחיקתו מנכר האותיות והוי כמוחק ע"מ לכתוב וחייב ואפילו אם היה הטשטוש על אות אחד יש ליזהר דיש איסור עכ"פ והביאו הע"ש וט"ז והא"ר גם במ"א משמע דהוא סובר דבשעוה שעל ספר יש בו משום מחיקה וה"ה בנטיפת חלב ועיין בה"ל. ואם נמצא כן באמצע הקריאה אף דאסור לסלק השעוה והחלב מ"מ אין להוציא אחרת עבור זה ויקרא אותו התיבה בע"פ [פמ"ג וכ"כ בח"א בהלכות קה"ת ובדה"ח כתב דאם נמצא כן בין גברא לגברא יש להוציא אחרת אם אין האותיות נכרין והעתקתיו לעיל בסימן ל"ב בבה"ל ע"ש]:(10) Sur le parchemin – à leur époque, on avait l'habitude d'écrire sur le parchemin ; et il en est de même pour tout ce qui est semblable, comme nous l'écrirons plus loin ; et même sur du bois il y a un travail d'écriture et d'effacement, car il en était ainsi dans le Michkan (le Tabernacle) sur les planches, afin de les assortir. Et voir le Biour Halakha, où nous avons expliqué que l'auteur parle d'un cas où l'on efface ailleurs qu'à l'endroit des lettres et qu'on efface pour écrire à cet endroit. Et voir le Ba'h : il en est de même, il faut veiller, lorsque de l'encre tombe sur les lettres ou que de la cire a coulé dessus, à ne pas effacer la tache, car en l'effaçant, les lettres deviennent reconnaissables, et c'est comme effacer afin d'écrire, et l'on est passible. Et même si la tache était sur une seule lettre, il faut faire attention, car il y a en tout cas un interdit. Et l'ont rapporté le Olat Chabbat, le Taz et l'Eliya Rabba ; il ressort aussi du Maguen Avraham qu'il estime que pour la cire sur un livre, il y a l'interdit d'effacer, et il en est de même pour une goutte de graisse ; et voir le Biour Halakha. Et si l'on trouve une telle tache au milieu de la lecture (de la Torah), bien qu'il soit interdit d'enlever la cire ou la graisse, malgré tout on ne doit pas sortir un autre rouleau pour cela, et le lecteur lira ce mot par cœur [le Peri Megadim ; et c'est ce qu'a écrit aussi le 'Hayé Adam dans les lois de la lecture de la Torah ; et le Dérekh Ha'Hayim a écrit que si l'on trouve cela entre un appelé et un autre, on doit sortir un autre rouleau si les lettres ne sont pas reconnaissables ; et je l'ai recopié plus haut, au siman 32, dans le Biour Halakha ; voir là-bas].
séif katan 10
- (יא) שעוה שעל הפנקס - היינו שדרכן היה לטוח דפי פנקסיהן בשעוה כדי לרשום עליו ואם נפל איזה טשטוש שעוה על הדף ומחק השעוה העליונה כדי שיוכל לרשום על השעוה כדרכו חייב משום מוחק:(11) De la cire sur la tablette – c'est-à-dire que leur manière était d'enduire les pages de leurs tablettes de cire afin d'y inscrire ; et si une tache de cire est tombée sur la page et qu'il a effacé la cire supérieure afin de pouvoir inscrire sur la cire selon l'usage, il est passible au titre d'effacer.
séif katan 11
- (יב) ב' אותיות - ועל פחות מכן ג"כ יש איסור אלא דנ"מ לענין חיוב חטאת וכנ"ל:(12) Deux lettres – et pour moins que cela, il y a aussi un interdit, mais la différence concerne l'obligation du sacrifice expiatoire, comme dit plus haut.
séif katan 12
- (יג) חייב - והוא שכוונתו בעת המחיקה שיהא ראוי אימת שירצה לכתוב ב' אותיות ולא בעינן שיתכוין לכתוב בשבת וכן בסותר ע"מ לבנות וקורע ע"מ לתפור. נפל דיו או שאר דבר לח על ספר אל ילחכנו בלשונו ואל ירחצנו במים מפני שמוחק. אסור ליתן שעוה על הספר לסימן במקום שרוצה לעיין בה למחר מפני חשש מירוח [אחרונים]:(13) Il est passible – à condition que son intention, au moment de l'effacement, soit que l'endroit soit propre, quand il le voudra, à écrire deux lettres ; et l'on n'exige pas qu'il ait l'intention d'écrire le Chabbat ; et de même pour celui qui démolit afin de construire et qui déchire afin de coudre. Si de l'encre ou un autre liquide est tombé sur un livre, il ne doit pas le lécher avec sa langue ni le laver avec de l'eau, parce qu'il efface. Il est interdit de mettre de la cire sur un livre, comme signet, à l'endroit où il veut l'étudier le lendemain, par crainte d'étaler (mire'ah) [les A'haronim].
séif katan 13
- (יד) אסור לשבר - ומותר ליתנו לתינוק:(14) Il est interdit de briser – mais il est permis de le donner à un enfant.
séif katan 14
- (טו) שכתוב עליה - ודוקא כשכותבין על העוגות אותיות מדבר אחר אבל כשהכתיבה היא מהעוגה עצמה בדפוס או בידים שרי דאין שם כתיבה עליה וממילא לא שייך בזה מחיקה. וכן אם כתב האותיות בדבש המעורב במים או שאר מי פירות ג"כ אין להחמיר:(15) Sur lequel est inscrit – et c'est seulement lorsqu'on écrit sur les gâteaux des lettres faites d'une autre matière ; mais lorsque l'écriture est faite du gâteau lui-même, au moule ou à la main, c'est permis, car il n'y a pas là d'écriture sur lui, et par conséquent la notion d'effacement ne s'y applique pas. Et de même, si l'on a écrit les lettres avec du miel mélangé à de l'eau ou à d'autres jus de fruits, il ne faut pas non plus être rigoureux.
séif katan 15
- (טז) כמין אותיות - ויש מחמירין אפילו בציורים:(16) Comme des lettres – et certains sont rigoureux même pour des dessins.
séif katan 16
- (יז) דהוי מוחק - ואף דאינו ע"מ לכתוב איסורא דרבנן מיהו איכא ואף שאינו מכוין למחוק פ"ר הוא ואסור אף בדרבנן וכדמוכח בסימן שי"ו ס"ד ועיין בספר דגול מרבבה שמצדד להקל בעיקר הדין הזה והביאו בשע"ת ויש לסמוך עליו כשאינו שובר במקום האותיות בידו רק בפיו דרך אכילה. וספר שכתוב עליו בראשי חודי דפיו אותיות או תיבות יש אוסרין לפתחו ולנעלו בשבת דע"י הפתיחה שובר האותיות והוי כמוחק וכן כשנועלו הוי ככותב אבל דעת הרמ"א בתשובה להקל בזה וכן דעת הרבה אחרונים וטעמם דכיון דעשוי לנעול ולפתוח תמיד ליכא ביה משום מחיקה וכתיבה והוי כדלת הנסגר ונפתח תמיד דאין בו משום בנין וסתירה וכן המנהג. ומ"מ נכון להחמיר כשיש לו ספר אחר:(17) Car c'est effacer – et bien que ce ne soit pas afin d'écrire, il y a tout de même un interdit d'ordre rabbinique ; et bien qu'il n'ait pas l'intention d'effacer, c'est un pessik reicha (conséquence inévitable), qui est interdit même pour un interdit rabbinique, comme il ressort du siman 316, séif 4. Et voir le livre Dagoul Merevava, qui penche vers l'indulgence quant au fond de cette loi, et le Chaarei Techouva l'a rapporté ; et l'on peut s'appuyer sur lui lorsqu'il ne brise pas à l'endroit des lettres avec sa main, mais seulement avec sa bouche en mangeant. Et un livre sur la tranche duquel sont écrites des lettres ou des mots, certains interdisent de l'ouvrir et de le fermer le Chabbat, car en l'ouvrant il brise les lettres, et c'est comme effacer, et de même lorsqu'il le ferme, c'est comme écrire. Mais l'avis du Rema, dans une responsa, est d'être indulgent en cela, et c'est aussi l'avis de nombreux A'haronim ; et leur raison est que, puisqu'il est fait pour être fermé et ouvert constamment, il n'y a pas là d'interdit d'effacer ni d'écrire, et c'est comme une porte qui se ferme et s'ouvre constamment, où il n'y a pas d'interdit de construire ni de démolir ; et tel est l'usage. Et malgré tout, il convient d'être rigoureux lorsqu'on a un autre livre.
séif katan 17
- (יח) יש ליזהר - ר"ל אף דחיוב חטאת ליכא דבעינן שיכתוב דוקא בדיו או בשאר דבר כיוצא בזה שרישומו מתקיים וכדלקמיה אפ"ה מדרבנן אסור אף באינו מתקיים:(18) Il faut veiller – cela veut dire : bien qu'il n'y ait pas d'obligation de sacrifice expiatoire, car on exige qu'il écrive précisément avec de l'encre ou une autre chose semblable dont la trace est durable, comme il est dit juste après, malgré tout, d'ordre rabbinique, c'est interdit même pour une écriture non durable.
séif katan 18
- (יט) במשקין וכו' - ר"ל שטבל אצבעו באיזה משקה וכתב בו על השלחן וה"ה על נייר וקלף וכיוצא בזה וכתבו האחרונים דאפילו אם כתב בהמשקין על דבר שאינו מתקיים כגון על עלה ירקות וכיו"ב אפ"ה מדרבנן אסור:(19) Avec des liquides etc. – cela veut dire qu'il a trempé son doigt dans un liquide et a écrit avec sur la table ; et il en est de même sur du papier, du parchemin et choses semblables. Et les A'haronim ont écrit que même s'il a écrit avec les liquides sur une chose non durable, comme sur une feuille de légume et choses semblables, malgré tout c'est interdit d'ordre rabbinique.
séif katan 19
- (כ) או באפר - היינו ששרט באצבעו כמין אותיות באפר נגוב וה"ה בחול וכן אסור לרשום כמין אותיות על החלון זכוכית בימי הקור שהם לחים מן הקור. ואם רשם כמין אותיות בדברים הקרושין כגון בדם וחלב שנקרש משמע בתוספתא דחייב:(20) Ou dans la cendre – c'est-à-dire qu'il a tracé avec son doigt comme des lettres dans de la cendre sèche ; et il en est de même dans le sable. Et de même, il est interdit de tracer comme des lettres sur la vitre de la fenêtre, pendant les jours froids, lorsqu'elles sont humides à cause du froid. Et s'il a tracé comme des lettres dans des matières figées, comme du sang ou de la graisse qui s'est figée, il ressort de la Tossefta qu'il est passible.
séif katan 20
- (כא) לרשום - כדי לרמז לחבירו איזה דבר ולא אמרינן דמאמן ידיו בכתיבה עי"ז וה"ה דמותר לראות אומנות בשבת אע"ג שמלמדה [אחרונים] ונראה דהיינו דוקא באקראי שנזדמן לו לראות וגם זה יש לו ליזהר שלא ידבר אז מאומה עם העו"ג בזה וכדלעיל בסימן ש"ז ע"ש אבל לילך בשבת בכוון לבית העו"ג בשביל זה אסור משום ממצוא חפצך ועיין לעיל בסימן ש"ו ס"א:(21) De tracer – afin de faire signe à son prochain d'une certaine chose ; et nous ne disons pas qu'il exerce ainsi ses mains à l'écriture. Et il en est de même : il est permis de regarder un artisanat le Chabbat, bien qu'on l'apprenne ainsi [les A'haronim]. Et il semble que ce soit seulement par hasard, lorsqu'il lui arrive de voir ; et même alors, il doit veiller à ne rien dire à ce sujet avec l'idolâtre, comme plus haut au siman 307 ; voir là-bas. Mais aller le Chabbat exprès chez l'idolâtre pour cela est interdit, à cause du verset : « en t'occupant de tes affaires » (Isaïe 58, 13) ; et voir plus haut, siman 306, séif 1.
séif katan 21
- (כב) באויר - ה"ה אם מוליך באצבעו על דף נגוב כעין צורת אותיות ג"כ שרי כיון דאין רישומו ניכר כלל ולא דמי למשקין ואפר [ט"ז]. ואגב נבאר פה מן הגמרא והפוסקים עיקרי דיני כותב ומוחק בדבר שיש בו חיוב חטאת ובדבר שהוא פטור ואסור כי השו"ע קיצר בזה. א) אין הכותב חייב עד שיכתוב בדבר הרושם ועומד כגון דיו ושחור [היינו פחם רש"י] וסקרא [צבע אדום] וקומוס [שרף אילן] ומי עפצים וקנקנתום וכלי עופרת וכל כיוצא בהם שהוא דבר המתקיים וכן אינו חייב עד שיכתוב על דבר שמתקיים הכתב עליו כגון על עור וקלף ונייר ועץ וכיוצא בהם אבל הכותב בדבר שאין רשומו עומד כגון במשקין ומי פירות או שכתב בדיו וכיוצא בו על עלי ירקות ועל כל דבר שאינו עומד פטור ואינו חייב עד שיכתוב בדבר העומד על דבר העומד וכן אין המוחק חייב עד שימחוק כתב העומד מע"ג דבר העומד וכ"ז לענין חיוב חטאת אבל איסור דרבנן יש אפילו כתב בדבר שאינו עומד על דבר שאינו עומד וכן לענין מחיקה. ב) הכותב על בשרו בדיו חייב מפני שהוא עור אע"פ שחמימות בשרו מעברת הכתב לאחר זמן ה"ז דומה לכתב שנמחק אבל המשרט על בשרו צורת כתב פטור שאין דרך כתיבה בכך. הקורע על העור כתבנית כתב חייב משום כותב הרושם על העור כתבנית כתב פטור [ובתוספתא שלנו איתא להיפך דבקורע פטור וברושם חייב וכבר נתחבטו בזה הראשונים עיין בדברי הרשב"א בחידושיו ובדברי הרה"מ כאן ובפ"ד דגירושין]. ג) הכותב כתב על גבי כתב דהיינו שהעביר קולמוס על אותיות הכתובים כבר וחידשם פטור דהא לא אהני מידי וה"מ שהיה דיו ע"ג דיו או סיקרא על גבי סיקרא אבל אם העביר דיו על גבי סיקרא חייב שתים אחת משום כותב שעכשיו הוא כתב הגון יותר מבראשונה ואחת משום מוחק שמוחק בכתיבתו את ב' אותיות התחתונות ואם העביר סיקרא ע"ג דיו פטור דמקלקל הוא. ד) אין הכותב חייב חטאת עד שיכתוב שתי אותיות אבל אם כתב אות אחת אפילו היתה גדולה כשתים פטור מחטאת ומ"מ איסור דאורייתא איכא אפילו באות אחת וכנ"ל בריש הסימן. ואות אחת שאמרנו דפטור הוא אפילו היתה סמוכה לכתב שהיה כתוב מקודם כיון דבשבת לא כתב אלא אות אחת אבל אם בזה האות השלים את הספר חייב דאהני מעשיו טובא. הכותב אות אחת ונקד עליה לסימן אע"פ שקורים ממנה עי"ז תיבה שלמה פטור כיצד כגון שכתב אות מ' והכל קורין אותה מעשה או שכתבה במקום מנין שהרי היא כמו שכתב ארבעים אפ"ה פטור. המגיה אות אחת ועשה אותה שתים כגון שחלק גג החי"ת ונעשה שני זייני"ן והוא צריך לזה חייב וכן כל כיוצא בזה. התכוין לכתוב חי"ת וכתב שני זייני"ן או שהתכוין לכתוב מ ועלה בידו כו ע"י שדילג הקולמוס ולא נמשך האות כראוי וכל כיוצא בזה ה"ז פטור שהרי לא נתכוין אלא לאות אחת. ה) שתי אותיות שאמרנו לחיוב הוא אפילו אם לא נעשה תיבה עי"ז כגון אל"ף גימ"ל וכיוצא בזה. ואפילו אם היו שתיהן שוות משם אחד כגון תת גג חח דד וכדומה ג"כ חייב. ואפילו אם היה דעתו מתחלה לכתוב יותר כגון תתנו או גגות וכתב רק שתי אותיות אלו מהן אעפ"כ חייב. ודע דלפי מה שנפסק לעיל בסימן ל"ו דאין הזיונין של אותיות שעטנ"ז ג"ץ מעכב אלמא דמקרי כתב בלא זה א"כ אם כותב שתי אותיות אפילו בסת"ם בלי זיונין ג"כ חייב וכ"ש בכתב בעלמא דמקרי כתב וחייב וכן נוהגין בגיטין שכותבין בלי זיונין כמבואר באבן העזר סימן קכ"ו אלמא דהוי כתב גמור אפי' בלי זיונין. גם דמלאכת כתיבה הוא מדאורייתא בכל כתב ובכל לשון ועיין לעיל בסימן ש"ו בבה"ל שבארנו דכן הוא הסכמת כל הפוסקים וכתב הרמב"ם דאפילו משני סימניות חייב והיינו כגון שעשה הסימנים המורים על המספר. ו) שתי אותיות שאמרנו לחיוב הוא אפילו אם כתבן בשני דפי פנקס והן נהגין זה עם זה דהיינו שכתבן בשפתיהן שיוכל לקרותן כאחת ואפילו אם כתבן בשני כותלי זוית מבפנים חייב הואיל שהיו זו כנגד זו ויכול לקרותן כאחת. ואפילו לקח גויל וכיוצא בזה וכתב על שפתו אות אחת במדינה זו והלך באותו היום וכתב אות שניה במדינה אחרת ובמגילה אחרת על שפתה חייב שבזמן שמקרבן נהגין זה עם זה ואין מחוסר מעשה לקריבתן אבל אם כתב אות אחת בארץ ואות אחת בקורה או שכתב על ב' כותלי הבית והיו רחוקין זה מזה או על שני דפי פנקס באופן שאין נהגין זה עם זה פטור. ז) הכותב בשמאל או לאחר ידו [דהיינו בגב ידו שאחז הקולמוס באצבעותיו והפך ידו וכתב] ברגלו בפיו ובמרפקו [אצילי ידיו] פטור מפני שאין דרך כתיבה בכך ומ"מ איסורא יש אפי' ברגלו וכה"ג. איטר שכתב בימינו שהיא לו כשמאל כל אדם פטור ואם כתב בשמאלו חייב והשולט בשתי ידיו בשוה וכתב בין בימינו בין בשמאלו חייב. קטן אוחז בקולמוס וגדול אוחז בידו וכותב חייב שהוא העיקר במלאכה והקטן לאו כלום עביד. גדול אוחז בקולמוס וקטן אוחז בידו וכותב פטור דבזה הגדול לא עביד כלום ואם האוחז בקולמוס נתכוין לסייעו תליא החיוב בהאוחז בקולמוס [כן הוא לפי נוסחת הגר"א בתוספתא ע"ש]. הכותב ע"מ לקלקל העור חייב שאין חיובו על מקום הכתב אלא על הכתב אבל המוחק ע"מ לקלקל פטור. ח) הרושם רשמים וצורות בכותל בששר וכיוצא בהן כדרך שהציירים רושמים ה"ז תולדת כותב וחייב משום כותב [ואם עושה צורה בכלי צורה [היינו שהכלי עומד לכך לנאותה. רש"י] אפי' עושה מקצתה חייב משום מכה בפטיש שהיא גמר מלאכתה של הכלי] וכן המוחק את הרשום כדי לתקן ה"ז תולדת מוחק וחייב. אסור לחבר אותיות של כסף לפרוכת וכיוצא בו דהוא כעין כותב וכן אסור להסיר ממנו דהוא כעין מוחק ועיין בח"א כלל ל"ז מה שכתב בזה. ועתה נבאר קצת מעניני מחיקה ושרטוט. המוחק כתב ע"מ לכתוב במקום המחק שתי אותיות חייב ואפילו אות אחת אם היא גדולה ויש במקומה כדי לכתוב שתים חייב. והמוחק ע"מ לתקן אפי' שלא ע"מ לכתוב כגון שהיו אותיות יתירות בתורה ומחקן ג"כ חייב. כתב הח"א דכל המלאכות חוץ מכותב חייב בין בימינו בין בשמאלו והביא ראיה לזה מתוספתא פ"י אך ברגלו בפיו ומרפקו משמע שם דפטור ואסור. המשרטט נייר וקלף וכיוצא בו כדי לכתוב שתי אותיות תחת אותו שרטוט חייב וכן כשרוצה לחתוך עור או שאר דברים ומשרטטו תחלה כדי שיכוין חתוכו גם זה הוא בכלל משרטט. וה"ה חרשי עצים שמעבירין חוט של סקרא ע"ג הקורה כדי שינסור בשוה או הגבלים שעושין כן באבנים כדי שיפצל האבן בשוה כ"ז הוא בכלל משרטט ואחד המשרטט בצבע או בלא צבע ה"ז חייב. הנה הארכתי בכ"ז כדי לברר איזה דבר הוא דאורייתא או שפטור ואסור מדרבנן ונ"מ ע"י א"י במקום מצוה דקי"ל בסי' ש"ז דאיסור דאורייתא אין מתירין ע"י א"י אפי' במקום מצוה:(22) Dans l'air – il en est de même s'il promène son doigt sur une planche sèche en forme de lettres : c'est aussi permis, puisque sa trace n'est pas du tout reconnaissable, et cela ne ressemble pas aux liquides et à la cendre [le Taz]. Et à cette occasion, nous expliquerons ici, d'après la Guemara et les décisionnaires, les principales lois de celui qui écrit et de celui qui efface, pour ce qui entraîne l'obligation d'un sacrifice expiatoire et pour ce qui est exempt mais interdit, car le Choulhan Aroukh a été bref à ce sujet.
a) Celui qui écrit n'est passible que s'il écrit avec une matière qui marque et demeure, comme de l'encre, du noir [c'est-à-dire du charbon, Rachi], du sikra [une teinture rouge], du koumos [résine d'arbre], de l'eau de noix de galle, du vitriol, un instrument en plomb, et tout ce qui leur est semblable, qui est une chose durable. Et de même, il n'est passible que s'il écrit sur une chose sur laquelle l'écriture se maintient, comme sur du cuir, du parchemin, du papier, du bois et choses semblables. Mais celui qui écrit avec une matière dont la trace ne demeure pas, comme avec des liquides et des jus de fruits, ou qui a écrit avec de l'encre et choses semblables sur des feuilles de légumes ou sur toute chose qui ne demeure pas, est exempt ; et il n'est passible que s'il écrit avec une chose durable sur une chose durable. Et de même, celui qui efface n'est passible que s'il efface une écriture durable sur une chose durable. Et tout cela pour l'obligation du sacrifice expiatoire ; mais il y a un interdit d'ordre rabbinique même s'il a écrit avec une chose non durable sur une chose non durable, et de même pour l'effacement.
b) Celui qui écrit sur sa chair avec de l'encre est passible, parce que c'est une peau ; bien que la chaleur de sa chair fasse disparaître l'écriture au bout d'un certain temps, cela ressemble à une écriture qui s'est effacée. Mais celui qui grave (égratigne) sur sa chair une forme d'écriture est exempt, car ce n'est pas la manière d'écrire. Celui qui incise sur la peau la forme d'une écriture est passible au titre d'écrire ; celui qui marque (sans inciser) sur la peau la forme d'une écriture est exempt [et dans notre Tossefta il est rapporté l'inverse : celui qui incise est exempt et celui qui marque est passible ; et les Richonim se sont déjà débattus à ce sujet ; voir les propos du Rachba dans ses 'Hidouchim, et les propos du Rav Maguid Michné ici et au chapitre 4 des lois du divorce].
c) Celui qui écrit une écriture sur une écriture, c'est-à-dire qui a passé la plume sur des lettres déjà écrites et les a renouvelées, est exempt, car il n'a rien accompli. Et cela, lorsque c'était de l'encre sur de l'encre ou du sikra sur du sikra ; mais s'il a passé de l'encre sur du sikra, il est passible deux fois : une fois au titre d'écrire, car maintenant c'est une écriture plus convenable qu'auparavant, et une fois au titre d'effacer, car par son écriture il efface les deux lettres du dessous. Et s'il a passé du sikra sur de l'encre, il est exempt, car il abîme.
d) Celui qui écrit n'est passible d'un sacrifice expiatoire que s'il écrit deux lettres ; mais s'il a écrit une seule lettre, même si elle était grande comme deux, il est exempt du sacrifice expiatoire ; et malgré tout, il y a un interdit de la Torah même pour une seule lettre, comme dit plus haut au début du siman. Et une seule lettre, dont nous avons dit qu'on est exempt, c'est même si elle était adjacente à une écriture qui était écrite auparavant, puisque le Chabbat il n'a écrit qu'une seule lettre ; mais si par cette lettre il a achevé le livre, il est passible, car son acte a beaucoup accompli. Celui qui écrit une seule lettre et met un point dessus comme signe, bien qu'on lise grâce à cela un mot entier, est exempt. Comment ? Par exemple, s'il a écrit la lettre mem et que tous la lisent « ma'assé », ou s'il l'a écrite à la place d'un nombre, de sorte que c'est comme s'il avait écrit « quarante », malgré tout il est exempt. Celui qui corrige une lettre et en fait deux, par exemple en divisant le toit du 'het, qui devient deux zayin, et qu'il en a besoin, est passible ; et de même pour tout cas semblable. S'il avait l'intention d'écrire un 'het et a écrit deux zayin, ou s'il avait l'intention d'écrire un mem et qu'il en est résulté les lettres kaf vav, parce que la plume a sauté et que la lettre ne s'est pas tracée comme il faut, et tout cas semblable, il est exempt, car il n'avait l'intention que d'une seule lettre.
e) Les deux lettres dont nous avons dit qu'on est passible, c'est même si elles ne forment pas un mot, comme alef guimel et choses semblables. Et même si elles étaient toutes deux identiques, d'un même nom, comme tav tav, guimel guimel, 'het 'het, dalet dalet et choses semblables, on est aussi passible. Et même s'il avait l'intention au départ d'écrire davantage, par exemple « titnou » ou « gaggot », et qu'il n'en a écrit que ces deux lettres, malgré tout il est passible. Et sache que, selon ce qui a été tranché plus haut au siman 36, que les couronnes (ziyounin) des lettres chin, ayin, tet, noun, zayin, guimel, tsadi ne sont pas indispensables, il en ressort que cela s'appelle une écriture sans elles ; s'il en est ainsi, s'il écrit deux lettres, même dans l'écriture des Sifré Torah, Téfilines et Mezouzot, sans couronnes, il est aussi passible ; et à plus forte raison pour une écriture ordinaire, qui s'appelle écriture, et il est passible. Et tel est l'usage pour les guittin (actes de divorce), qu'on écrit sans couronnes, comme il est expliqué dans l'Even HaEzer, siman 126, ce qui montre que c'est une écriture complète même sans couronnes. De même, le travail d'écrire est de la Torah dans toute écriture et dans toute langue ; et voir plus haut, au siman 306, dans le Biour Halakha, où nous avons expliqué que tel est l'accord de tous les décisionnaires. Et le Rambam a écrit que même pour deux signes on est passible, c'est-à-dire par exemple s'il a fait des signes qui indiquent un nombre.
f) Les deux lettres dont nous avons dit qu'on est passible, c'est même s'il les a écrites sur deux pages d'une tablette et qu'elles se lisent l'une avec l'autre, c'est-à-dire qu'il les a écrites sur leurs bords, de sorte qu'on puisse les lire ensemble. Et même s'il les a écrites sur deux murs d'un angle, à l'intérieur, il est passible, puisqu'elles étaient l'une en face de l'autre et qu'on peut les lire ensemble. Et même s'il a pris un parchemin brut (guevil) ou chose semblable et a écrit sur son bord une lettre dans une ville, puis est allé le même jour et a écrit une seconde lettre dans une autre ville, sur un autre rouleau, sur son bord, il est passible, car lorsqu'on les rapproche, elles se lisent l'une avec l'autre et il ne manque aucun acte pour les rapprocher. Mais s'il a écrit une lettre sur le sol et une lettre sur une poutre, ou s'il a écrit sur deux murs de la maison et qu'elles étaient éloignées l'une de l'autre, ou sur deux pages d'une tablette de telle façon qu'elles ne se lisent pas l'une avec l'autre, il est exempt.
g) Celui qui écrit de la main gauche, ou avec le revers de sa main [c'est-à-dire avec le dos de sa main : il a tenu la plume avec ses doigts, a retourné sa main et a écrit], avec son pied, avec sa bouche ou avec son coude [ses avant-bras], est exempt, parce que ce n'est pas la manière d'écrire ; et malgré tout il y a un interdit, même avec son pied et choses semblables. Un gaucher qui a écrit de sa main droite, qui est pour lui comme la gauche de tout homme, est exempt ; et s'il a écrit de sa gauche, il est passible. Et celui qui maîtrise également ses deux mains et a écrit, que ce soit de sa droite ou de sa gauche, est passible. Un enfant tient la plume et un adulte tient sa main et écrit : il est passible, car c'est lui l'essentiel dans le travail, et l'enfant ne fait rien. Un adulte tient la plume et un enfant tient sa main et écrit : il est exempt, car dans ce cas l'adulte ne fait rien ; et si celui qui tient la plume avait l'intention de l'aider, la culpabilité dépend de celui qui tient la plume [il en est ainsi selon la version du Gaon de Vilna dans la Tossefta ; voir là-bas]. Celui qui écrit afin d'abîmer le cuir est passible, car sa culpabilité ne porte pas sur l'endroit de l'écriture, mais sur l'écriture ; mais celui qui efface afin d'abîmer est exempt.
h) Celui qui trace des marques et des formes sur un mur avec du vermillon et choses semblables, à la manière dont les peintres tracent, c'est là un dérivé (tolada) d'écrire, et il est passible au titre d'écrire [et s'il fait une forme sur un objet à formes [c'est-à-dire que l'objet est destiné à cela, pour l'embellir, Rachi], même s'il en fait une partie, il est passible au titre de « frapper du marteau » (makké bapatich), car c'est l'achèvement du travail de l'objet]. Et de même, celui qui efface la marque afin d'améliorer, c'est là un dérivé d'effacer, et il est passible. Il est interdit de fixer des lettres d'argent sur un rideau (parokhet) et choses semblables, car c'est comme écrire ; et de même il est interdit de les en ôter, car c'est comme effacer ; et voir le 'Hayé Adam, règle 37, ce qu'il a écrit à ce sujet.
Et maintenant nous expliquerons un peu des questions d'effacement et de traçage de lignes. Celui qui efface une écriture afin d'écrire, à l'endroit effacé, deux lettres, est passible ; et même pour une seule lettre, si elle est grande et qu'il y a à sa place assez pour en écrire deux, il est passible. Et celui qui efface afin de corriger, même non afin d'écrire, par exemple s'il y avait des lettres superflues dans un Séfer Torah et qu'il les a effacées, est aussi passible. Le 'Hayé Adam a écrit que pour tous les travaux, sauf l'écriture, on est passible que ce soit de la main droite ou de la main gauche, et il en a apporté une preuve de la Tossefta, chapitre 10 ; mais avec son pied, sa bouche ou son coude, il ressort de là qu'on est exempt mais que c'est interdit. Celui qui trace des lignes sur du papier, du parchemin et choses semblables afin d'écrire deux lettres sous cette ligne est passible. Et de même, lorsqu'il veut découper du cuir ou d'autres choses et qu'il le trace d'abord afin de bien diriger sa découpe, cela aussi est inclus dans le travail de tracer des lignes. Et il en est de même des charpentiers qui passent un fil de sikra sur la poutre afin de scier droit, ou des tailleurs de pierre qui font ainsi sur les pierres afin de fendre la pierre droit : tout cela est inclus dans le travail de tracer des lignes ; et que l'on trace avec de la couleur ou sans couleur, on est passible.
Voici que je me suis étendu sur tout cela afin d'éclaircir quelle chose est de la Torah, ou ce dont on est exempt mais qui est interdit d'ordre rabbinique ; et la différence pratique concerne le fait de le faire par l'intermédiaire d'un non-Juif dans le cadre d'une mitsva, car nous tenons, au siman 307, qu'un interdit de la Torah, on ne le permet pas par l'intermédiaire d'un non-Juif, même dans le cadre d'une mitsva.séif katan 22
- (כג) מותר וכו' - ויש מחמירין בזה ועי' בבה"ל:(23) Il est permis etc. – et certains sont rigoureux en cela ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 23
- (כד) לרשום בצפורן - ודוקא רשימה כעין קו בעלמא לזכרון שיש בזה איזה ט"ס ומשום דלא חשיב כתב כלל בלא"ה אבל לעשות כמין אות ודאי אסור אפילו באות אחת:(24) De marquer avec l'ongle – et c'est seulement une marque comme un simple trait, pour mémoire, comme lorsqu'il y a là une faute de copiste (à signaler), et parce que de toute façon cela n'est pas du tout considéré comme une écriture ; mais faire comme une lettre est certainement interdit, même pour une seule lettre.
séif katan 24
- (כה) שאין זה וכו' - ודוקא בקלף הקשה דבזמנם היו כותבין על הקלף אבל על הנייר אסור דמתקיים הוא [אחרונים] ודוקא בצפורן אבל אם רושם באיזה כלי שעושה רשימה עמוקה יותר אף על קלף ועץ אסור דמנכר היטב ומתקיים:(25) Car ce n'est pas etc. – et c'est seulement sur le parchemin dur, car à leur époque on écrivait sur le parchemin ; mais sur le papier c'est interdit, car la marque est durable [les A'haronim]. Et c'est seulement avec l'ongle ; mais s'il marque avec un instrument qui fait une marque plus profonde, même sur du parchemin et du bois c'est interdit, car elle est bien reconnaissable et durable.
séif katan 25
- (כו) למתחו - היינו שנתפרדו שתי חתיכות הבגד זו מזו במקצת וחוטי התפירות נמשכין ורוצה למתוח ראש החוט כדי להדק ולחבר:(26) De le tendre – c'est-à-dire que deux morceaux du vêtement se sont un peu séparés l'un de l'autre, et que les fils des coutures s'étirent, et il veut tendre le bout du fil afin de resserrer et de réunir (les morceaux).
séif katan 26
- (כז) משום תופר - והעושה כן חייב חטאת [גמרא] והוא שעשה הקשר לבסוף אפי' אינו של קיימא אבל בלא קשר כלל פטור ואם יתפרדו ג' תפירות ומתחן חייב אף בלא קשר [אחרונים]. ואגב נבאר קצת דין תופר. התופר שתי תפירות חייב והוא שקשר ראשי החוט מכאן ומכאן כדי שלא תשמוט ואפי' לא היה של קיימא ואם היה של קיימא חייב גם משום קושר וכ"ז לענין חיובא אבל לענין איסורא יש אומרים דאסור ואפי' לא עשה קשר כלל וע"כ אותן האנשים שתוחבין הקרייז עם הבגד במחט בשתי תכיפות לאו שפיר עבדי [קרבן נתנאל] ואם עשה ג' תפירות חייב אף בלי קשר שהרי מתקיימת התפירה [רמב"ם]:(27) À cause du travail de coudre – et celui qui fait cela est passible d'un sacrifice expiatoire [Guemara], à condition qu'il ait fait le nœud à la fin, même s'il n'est pas durable ; mais sans aucun nœud, il est exempt. Et si trois points de couture se sont défaits et qu'il les a tendus, il est passible même sans nœud [les A'haronim]. Et à cette occasion nous expliquerons un peu la loi de coudre. Celui qui coud deux points est passible, à condition qu'il ait noué les bouts du fil de part et d'autre afin qu'il ne glisse pas, même si ce n'était pas un nœud durable ; et si c'était un nœud durable, il est passible aussi au titre de nouer. Et tout cela pour être passible ; mais pour l'interdit, certains disent que c'est interdit même s'il n'a fait aucun nœud. C'est pourquoi ces gens qui fixent le col au vêtement avec une aiguille en deux points n'agissent pas bien [Korban Netanel]. Et s'il a fait trois points, il est passible même sans nœud, car la couture tient [le Rambam].
séif katan 27
- (כח) אותן שמהדקין - דרכן היה ליתן חוט בתוך הבית יד שעל זרועו דכשרוצה להדקו היה מותח החוט ומתהדק היטב:(28) Ceux qui serrent – leur manière était de mettre un fil dans la manche (beit yad) qui est sur le bras ; lorsqu'il voulait la serrer, il tendait le fil et elle se resserrait bien.
séif katan 28
- (כט) רחבים קצת ומתוקנים - דאז אינו דומה כלל לתופר דהוי כמאן דמכניס קרסים בלולאות כיון דמתוקן לזה בתמידות למתחו ולהדקו כשלובשו וכן לרפאותו כשרוצה לפשטו ואם אין מהדקו יפה ונמלך לפעמים להניחו כך לעולם ולפשטו כשהוא מהודק אסור להדקו בשבת:(29) Un peu larges et renforcés – car alors cela ne ressemble pas du tout à coudre, et c'est comme celui qui introduit des agrafes dans des boucles, puisque c'est fait en permanence pour cela : le tendre et le serrer lorsqu'on le met, et de même le relâcher lorsqu'on veut l'enlever. Et s'il ne le serre pas bien et qu'il décide parfois de le laisser ainsi pour toujours et de l'enlever alors qu'il est serré, il est interdit de le serrer le Chabbat.
séif katan 29
- (ל) בתפירה - סביב הנקב ואז אפי' החוט תחוב במחט נקובה שהוא תלוי שם בתמידות כדי להכניסו על ידו בהנקבים שרי ואין בו משום טלטול כיון שהמחט תלוי בפתיל והפתיל בבגד ואין נפרד ממנו לעולם:(30) Par une couture – autour du trou ; et alors, même si le fil est passé dans une aiguille percée qui y est suspendue en permanence afin de l'introduire grâce à elle dans les trous, c'est permis, et il n'y a pas là d'interdit de déplacer (mouktsé), puisque l'aiguille est suspendue au cordon et le cordon au vêtement, et il n'en est jamais séparé.
séif katan 30
- (לא) מוכין - כל דבר רך קרוי מוכין כגון צמר גפן וגרירת בגדים בלויים וכה"ג וה"ה נוצות:(31) Des flocons – toute matière molle s'appelle « flocons » (mokhin), comme le coton, la charpie de vêtements usés et choses semblables ; et il en est de même des plumes.
séif katan 31
- (לב) מותר להחזירם - לאותו הכסת דכיון דכבר היו שם אין בזה משום תיקון מנא אך שיזהר שלא יתפור:(32) Il est permis de les remettre – dans ce même coussin, car puisqu'ils y étaient déjà, il n'y a pas là d'interdit de fabriquer un objet ; mais il faut veiller à ne pas coudre.
séif katan 32
- (לג) בתחלה - דהשתא עביד ליה מנא ויש בזה חיובא דאורייתא:(33) Pour la première fois – car alors il en fait un objet, et il y a là une culpabilité de la Torah.
séif katan 33
- (לד) ממשרפות המלח - שיש מקומות שממשיך לתוכן מים מן הים והחמה שורפתן והן נעשין מלח:(34) Des salines – car il y a des endroits où l'on fait couler de l'eau de la mer dans des bassins, et le soleil les brûle, et elles deviennent du sel.
séif katan 34
- (לה) שדומה וכו' - דמלאכת מעמר הוא לאסוף השבולין וגם הוא כעין זה ודוקא במקום המשרפות ששם הוא מקום גידולו של המלח דומיא דשבלין שבשדה אבל אם נתפזר במקום אחר מותר לקבצן למקום אחד:(35) Car cela ressemble etc. – car le travail de mettre en gerbes consiste à rassembler les épis, et cela aussi est semblable. Et c'est seulement à l'endroit des salines, qui est le lieu de production du sel, semblable aux épis qui sont dans le champ ; mais s'il s'est éparpillé dans un autre endroit, il est permis de le rassembler en un seul endroit.
séif katan 35
- (לו) למעמר - ולכך אסור מדרבנן אבל עימור גופא ליכא דאין עימור אלא בגידולי קרקע:(36) À celui qui met en gerbes – et c'est pourquoi c'est interdit d'ordre rabbinique ; mais il n'y a pas là le travail de mettre en gerbes lui-même, car il n'y a « mise en gerbes » que pour les produits du sol.
séif katan 36
- (לז) כל דבר - היינו פירות וירקות ועצים ועשבים וכל דבר הגדל מן הקרקע ובזה חיובא נמי איכא כשמקבצן במקום גידולן דזהו מלאכת מעמר גופא והאי דנקט המחבר בלשון אסור להורות לנו דשלא במקום גידולן כגון שנתפזרו פירות בבית אפילו איסורא נמי ליכא כשמקבצן יחד וע"ל סימן של"ה ס"ה. ושומרי גנות ופרדסים צריכין ליזהר מאד בזה אפי' בפירות שנשרו מבעוד יום שלא לאספן בשבת אפילו מעט כי יש בזה חיוב חטאת דשיעור עימור הוא שיעור קטן מאד וכמו שכתב הרמב"ם המעמר אוכלין אם לאכילה שיעורו כגרוגרת ואם לבהמה שיעורו כמלא פי הגדי ואם להסקה שיעורו כדי לבשל ביצה ע"ש:(37) Toute chose – c'est-à-dire les fruits, les légumes, le bois, les herbes et toute chose qui pousse du sol ; et pour cela il y a aussi une culpabilité (de la Torah) lorsqu'on les rassemble à l'endroit où ils poussent, car c'est le travail même de mettre en gerbes. Et si l'auteur s'est exprimé par le terme « il est interdit », c'est pour nous enseigner qu'en dehors de l'endroit où ils poussent, par exemple si des fruits se sont éparpillés dans la maison, il n'y a même pas d'interdit lorsqu'on les rassemble ensemble ; et voir plus haut, siman 335, séif 5. Et les gardiens de jardins et de vergers doivent faire très attention en cela, même pour des fruits tombés pendant qu'il faisait encore jour, à ne pas les ramasser le Chabbat, même un peu, car il y a là une obligation de sacrifice expiatoire, puisque la mesure de la mise en gerbes est une très petite mesure, comme l'a écrit le Rambam : celui qui met en gerbes des aliments, si c'est pour manger, sa mesure est le volume d'une figue sèche ; si c'est pour un animal, sa mesure est une bouchée de chevreau ; et si c'est pour le chauffage, sa mesure est de quoi cuire un œuf ; voir là-bas.
séif katan 37
- (לח) הרי זה תולדות מעמר - שדרכן של אותן הפירות לחברן באופן זה ועיין בנשמת אדם שמצדד דאף כשעושה כן בבית חייב משום מעמר דבאופן כזה עשוי לעשות גם בבית כבשדה וכ"כ בספר מעשה רוקח ע"ש:(38) C'est là un dérivé de mettre en gerbes – car la manière de ces fruits est de les réunir de cette façon. Et voir le Nichmat Adam, qui penche vers l'avis que même lorsqu'on fait cela à la maison, on est passible au titre de mettre en gerbes, car de cette façon on a l'habitude de le faire aussi bien à la maison qu'au champ ; et c'est aussi ce qu'a écrit le livre Ma'assé Roka'h ; voir là-bas.
séif katan 38
- (לט) לא יחבצם בידו - ר"ל שמהדק בידו האגוזים ועי"ז מפריד הדבש מבחוץ דהוי בורר ועיין לעיל בסימן שי"ט בסופו שבררנו דבר זה:(39) Il ne doit pas les presser avec sa main – cela veut dire qu'il comprime avec sa main les noix et, par là, sépare le miel à l'extérieur, ce qui est le travail de trier (borer) ; et voir plus haut, à la fin du siman 319, où nous avons éclairci cette chose.
séif katan 39
- (מ) אין שוברים החרס ואין וכו' - כדי להניח עליהם וכה"ג:(40) On ne brise pas le tesson et on ne etc. – afin de poser quelque chose dessus, et choses semblables.
séif katan 40
- (מא) מפני וכו' - ומיירי בשאין מקפיד על המדה דאל"ה יש בו גם משום מחתך ואם קורע נייר לקרעים כדי לקנח א"ע בהן או לשאר איזה תשמיש חייב משום קורע שהוא קורע ע"מ לתקן וכדלקמן בסי"ד והמחבר שלא הזכיר כאן הטעם משום קורע עיין בבה"ל. ולקרוע אגרת המחותם אפילו אם יזהר שלא ישבור אותיות החתימה רק יקרע הנייר שסביבה ג"כ אסור לכו"ע ואפילו לומר לא"י יש ליזהר אם לא לצורך גדול ובאגודה כתוב שיאמר לא"י איני יכול לקרותו כ"ז שאין פתוח ואם יבין הא"י מעצמו ויפתחנו לית לן בה:(41) Parce que etc. – et il s'agit d'un cas où il ne tient pas à la mesure, car sinon il y a là aussi le travail de découper (me'ha'tekh). Et s'il déchire du papier en morceaux afin de s'essuyer avec, ou pour un autre usage, il est passible au titre de déchirer, car il déchire afin d'améliorer, comme il est dit plus loin au séif 14 ; et sur le fait que l'auteur n'a pas mentionné ici la raison « au titre de déchirer », voir le Biour Halakha. Et déchirer une lettre scellée, même s'il veille à ne pas briser les lettres du sceau et qu'il déchire seulement le papier qui l'entoure, est aussi interdit selon tous les avis ; et même le dire à un non-Juif, il faut s'en garder, sauf pour un grand besoin. Et dans l'Agouda il est écrit qu'il dira au non-Juif : « Je ne peux pas la lire tant qu'elle n'est pas ouverte » ; et si le non-Juif comprend de lui-même et l'ouvre, cela ne nous pose pas de problème.
séif katan 41
- (מב) ה"ז תולדת תופר - ומסתברא דשעורו ג"כ כמו בתופר דהיינו שעור ב' תפירות לחיוב ועיין בבה"ל:(42) C'est là un dérivé de coudre – et il est logique que sa mesure aussi soit comme pour coudre, c'est-à-dire la mesure de deux points de couture pour être passible ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 42
- (מג) בלבד - אלא בשביל איזה תועלת אף שלא נתכוין בזה כדי לדבקם עוד ביותר מ"מ חייב משום קורע דלא בעינן בקורע דוקא ע"מ לתפור אלא בשביל איזה תיקון כדי שלא יהיה מקלקל. ואם מכוין לקלקל בלבד פטור ואסור לכתחלה ככל מקלקלין דשבת:(43) Seulement – mais s'il le fait pour une certaine utilité, même s'il n'avait pas en cela l'intention de les recoller davantage, il est malgré tout passible au titre de déchirer, car on n'exige pas pour déchirer que ce soit précisément afin de coudre, mais qu'il le fasse pour une certaine amélioration, afin que ce ne soit pas un acte qui abîme. Et s'il a l'intention seulement d'abîmer, il est exempt, mais c'est interdit lekhat'hila, comme tous ceux qui abîment (mekalkelin) le Chabbat.
séif katan 43
- (מד) הרי זה תולדת קורע - וכ"ש בקורע בבגד במקום התפירה לאיזה תועלת דחייב [תו"ש]:(44) C'est là un dérivé de déchirer – et à plus forte raison celui qui déchire un vêtement à l'endroit de la couture pour une certaine utilité est passible [Tossefet Chabbat].
séif katan 44
- (מה) וחייב - ודוקא בזה שדיבוק זה נעשה לקיום אבל היכא שנדבקו הדפין להדדי ע"י שעוה או בשעת הקשירה מותר לפתחן כמש"כ סימן שי"ד ס"י כיון דלא נעשה לקיום כ"ש הכא דנעשה ממילא בלא מתכוין לפיכך אינו דומה כלל לתופר ואין בו משום קורע [מ"א] ואם נדבקו במקום האותיות אסור לפרקן ועיין לעיל בס"ג בבה"ל שם. ולקרוע מחדש דפין של הספרים שלא נחתכו מבעוד יום יש בהן חיובא ואפי' ע"י א"י אסור [פמ"ג ועיין בבה"ל]. מי שנסתבכו בגדיו בקוצים מפרישן בצנעה ובנחת שלא יקרע ואם נקרע נקרע וכן מותר ללבוש בגדים חדשים ואם נקרע נקרע שאינו מתכוין לקריעה. ופוצעין אגוזים במטלית [היינו שמכה על המטלית כדי לשברם] ואינו חושש שמא תקרע [רמב"ם בפכ"ב]:(45) Et il est passible – et c'est seulement dans ce cas, où ce collage a été fait pour durer ; mais lorsque les pages se sont collées l'une à l'autre à cause de la cire, ou au moment de la reliure, il est permis de les ouvrir, comme il est écrit au siman 314, séif 10 : puisque cela n'a pas été fait pour durer, à plus forte raison ici où cela s'est fait de soi-même sans intention ; c'est pourquoi cela ne ressemble pas du tout à coudre, et il n'y a pas là d'interdit de déchirer [le Maguen Avraham]. Et si elles se sont collées à l'endroit des lettres, il est interdit de les séparer ; et voir plus haut, au séif 3, dans le Biour Halakha. Et découper pour la première fois les pages des livres qui n'ont pas été coupées pendant qu'il faisait jour entraîne une culpabilité, et même par l'intermédiaire d'un non-Juif c'est interdit [le Peri Megadim ; et voir le Biour Halakha]. Celui dont les vêtements se sont accrochés à des épines les dégage discrètement et doucement afin qu'ils ne se déchirent pas, et s'ils se déchirent, qu'ils se déchirent. Et de même, il est permis de revêtir des vêtements neufs, et s'ils se déchirent, qu'ils se déchirent, car il n'a pas l'intention de déchirer. Et on casse des noix dans un chiffon [c'est-à-dire qu'il frappe sur le chiffon afin de les briser] et on ne craint pas qu'il ne se déchire [le Rambam, au chapitre 22].
séif katan 45