Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 339 →- (א) אין רוכבין - לעיל בסימן ש"ה סעיף י"ח בארתי במ"ב הטעם וכל פרטיהן:(1) On ne monte pas (sur un animal) – plus haut, au siman 305, séif 18, j'ai expliqué dans la Michna Beroura la raison et tous leurs détails.
séif katan 1
- (ב) על פני המים - בידיו ורגליו שגם רגליו עקר מן קרקע המים והטעם שמא יעשה חבית של שייטין כדמסיים לקמן והוא כלי של גומא שאורגין אותו ועושין כמין חבית ארוכה ללמוד בו לשוט על המים:(2) Sur la surface de l'eau – avec ses mains et ses pieds, c'est-à-dire qu'il a aussi détaché ses pieds du fond de l'eau. Et la raison de l'interdit : de crainte qu'il ne fabrique un tonneau de nageurs, comme le Choulhan Aroukh le conclut plus loin ; c'est un objet en jonc que l'on tresse, et l'on en fait une sorte de tonneau allongé pour apprendre avec lui à nager sur l'eau.
séif katan 2
- (ג) בבריכה - הוא מקום כנוס מים לכביסה או לשרות פשתן:(3) Dans un bassin – c'est un lieu où l'on rassemble de l'eau pour la lessive ou pour faire tremper le lin.
séif katan 3
- (ד) שבחצר - דאלו כשהבריכה עומדת בר"ה בלא"ה אסור שמא יתיז מים ברגליו חוץ לארבע אמות:(4) Qui est dans la cour – car lorsque le bassin se trouve dans le domaine public, de toute façon c'est interdit, de crainte qu'il ne projette de l'eau avec ses pieds au-delà de quatre coudées.
séif katan 4
- (ה) דמי לנהר - כשהמים יוצאין מן הבריכה ונמשכין בחצר מכחו שדוחה המים בידיו ורגליו בשייטתו והוי בכלל גזירה שאין שטין על פני המים שמא יעשה חבית של שייטין:(5) Cela ressemble à un fleuve – lorsque l'eau sort du bassin et s'écoule dans la cour par sa force, car il repousse l'eau avec ses mains et ses pieds en nageant ; et c'est inclus dans le décret (guezéra) selon lequel on ne nage pas sur la surface de l'eau, de crainte qu'il ne fabrique un tonneau de nageurs.
séif katan 5
- (ו) שפה - היינו כעין כותלים גבוהים מכל צד [מר"ן ומ"מ]:(6) Un rebord – c'est-à-dire une sorte de murs élevés de chaque côté [Maran (le Beit Yossef) et le Maguid Michné].
séif katan 6
- (ז) אין מטפחין וכו' - בין באבלו ובחמתו לעורר הצער ובין מחמת שמחה וכולם משום גזירה שמא יתקן כלי שיר לעורר האבל או השמחה:(7) On ne frappe pas (des mains) etc. – que ce soit dans son deuil et dans sa colère, pour éveiller la peine, ou que ce soit par joie ; et tout cela à cause d'un décret, de crainte qu'il ne répare un instrument de musique pour éveiller le deuil ou la joie.
séif katan 7
- (ח) ולא מרקדין - וביום שמחת תורה מותר לרקד בשעה שאומרים קילוסים דתורה משום כבוד התורה כיון דלית בזה אלא משום שבות אבל בשאר שמחה של מצוה כגון בנשואין אפ"ה אסור וגם לכבוד התורה אין כדאי להתיר אלא טיפוח וריקוד ולא קשקוש בפעמונים וזגים וכ"ש שאר כלי שיר דאסור [אחרונים]:(8) Et on ne danse pas – mais le jour de Sim'hat Torah, il est permis de danser au moment où l'on dit les louanges de la Torah, en l'honneur de la Torah, puisqu'il n'y a là qu'un interdit de chevout (interdit rabbinique). Mais pour une autre joie de mitsva, comme lors d'un mariage, malgré tout c'est interdit. Et même en l'honneur de la Torah, il ne convient de permettre que de frapper des mains et de danser, mais pas d'agiter des cloches et des clochettes, et à plus forte raison les autres instruments de musique, qui sont interdits [les A'haronim].
séif katan 8
- (ט) או אחת כנגד וכו' - כגון אלו שמכין באמה על האגודל בנעימה ועושין בזה תנועות עריבות [ב"י] וזהו שסיים כדרך המשוררים ואם עושה זה בחזקה כדי להקיץ לחבירו משנתו משמע ממ"א דשרי דלאו דרך שיר הוא אכן לפי מה שביאר בתו"ש שיטת רש"י משמע דלרש"י גם בזה יש להחמיר וכן משמע בפמ"ג:(9) Ou l'une contre etc. – comme ceux qui frappent avec le majeur sur le pouce de façon mélodieuse et font ainsi des mouvements agréables [le Beit Yossef], et c'est ce qu'il a conclu : « à la manière des musiciens ». Et s'il fait cela avec force pour réveiller son prochain de son sommeil, il ressort du Maguen Avraham que c'est permis, car ce n'est pas une manière de faire de la musique. Toutefois, selon ce qu'a expliqué le Tossefet Chabbat sur la position de Rachi, il ressort que selon Rachi, même en cela il faut être rigoureux, et c'est aussi ce qui ressort du Peri Megadim.
séif katan 9
- (י) להקל בכל - האי להקל בכל קאי על טיפוח וסיפוק וריקוד ולא על שאר דברים הנזכרים בסעיף זה ואפילו בטיפוח וריקוד אין כדאי להניח המנהג שלא במקום מצוה אלא משום הנח להם וכו':(10) D'être indulgent en tout – ce « d'être indulgent en tout » se rapporte au fait de frapper des mains, de se frapper (la cuisse) et de danser, et non aux autres choses mentionnées dans ce séif. Et même pour le fait de frapper des mains et de danser, il ne convient de laisser subsister l'usage lorsque ce n'est pas dans le cadre d'une mitsva, qu'en vertu de la règle : « laisse-les (il vaut mieux qu'ils fautent involontairement) etc. ».
séif katan 10
- (יא) אין דנין - היינו אפילו דיני ממונות שמא יבוא לידי כתיבה וה"ה נמי דסדור הטענות לבד לפני הדיינים ג"כ אסור שמא יכתבו הדיינים דברי טענותיהם אבל לקבול ולהציע דברים כגון על טענות בתולים מותר כמ"ש באה"ע סימן ס"ב ותיקן רגמ"ה שלא לבטל התמיד [היינו התפלה הקבועה בצבור לביהכ"נ] בשבת אם לא שביטל כבר ג"פ בחול ולא הועיל או בשביל טענות הקהל:(11) On ne juge pas – c'est-à-dire même des affaires d'argent, de crainte qu'on n'en vienne à écrire. Et de même, le simple fait d'exposer les arguments devant les juges est également interdit, de crainte que les juges n'écrivent les propos de leurs arguments. Mais se plaindre et présenter des faits, par exemple au sujet d'une réclamation de virginité, est permis, comme il est écrit dans l'Even HaEzer, siman 62. Et Rabbénou Guerchom, lumière de l'exil, a institué qu'on n'interrompe pas le tamid [c'est-à-dire la prière fixe en communauté à la synagogue] le Chabbat, à moins qu'on ne l'ait déjà interrompu trois fois en semaine sans succès, ou bien pour des réclamations de la communauté.
séif katan 11
- (יב) דהוה וכו' - וגם יכול לבוא לידי חבורה בשבת:(12) Car c'est etc. – et aussi on pourrait en venir à infliger une blessure le Chabbat.
séif katan 12
- (יג) בכלל דין - ואיתא בירושלמי על מה דכתיב לא תבערו אש בכל מושבותיכם וגו' מכאן לבתי דינין שלא יהו דנין בשבת [היינו מי שהיה מחוייב [בימים הקדמונים] הבערה גלתה התורה דלא יענישוהו בשבת ומינה ילפינן דה"ה לכל עונש והמחבר מיירי מתחלה בד"מ דבזה ג"כ אסור מדרבנן וכנ"ל בסקי"א] ואיתא בספר החינוך הטעם שרצה הקב"ה לכבד יום זה שימצאו בו הכל מנוחה גם החוטאים והחייבים משל וכו':(13) Dans la catégorie du jugement – et il est rapporté dans le Talmud de Jérusalem, sur ce qui est écrit : « Vous n'allumerez pas de feu dans toutes vos demeures » etc. (Exode 35, 3) : de là on apprend, pour les tribunaux, qu'ils ne doivent pas juger le Chabbat [c'est-à-dire que celui qui était passible [aux temps anciens] de la peine du feu, la Torah a révélé qu'on ne doit pas le punir le Chabbat, et de là nous apprenons qu'il en est de même pour toute punition ; et l'auteur (le Choulhan Aroukh) parle d'abord des affaires d'argent, car en cela aussi c'est interdit d'ordre rabbinique, comme expliqué plus haut, séif katan 11]. Et il est rapporté dans le Séfer Ha'Hinoukh que la raison est que le Saint, béni soit-Il, a voulu honorer ce jour, afin que tous y trouvent le repos, même les fauteurs et les coupables ; parabole etc.
séif katan 13
- (יד) ואם יברח וכו' - ואין בכלל זה אם אחד רוצה לברוח כדי לעגן אשתו דבזה מותר היה לחבשו וכן מותר לקבל עדות מאיש מסוכן וקרוב למות על אשה שמת בעלה היכא דחיישינן שלא ימצא אח"כ עדות אחרת [חידושי רע"א וש"א]:(14) Et s'il s'enfuit etc. – n'est pas inclus dans cela le cas où quelqu'un veut s'enfuir afin de laisser sa femme agouna (liée, sans pouvoir se remarier) : dans ce cas, il était permis de l'emprisonner. Et de même, il est permis de recevoir le témoignage d'un homme en danger et proche de la mort au sujet d'une femme dont le mari est mort, lorsqu'on craint de ne pas trouver ensuite d'autre témoignage ['Hidouché Rabbi Akiva Eiger et d'autres A'haronim].
séif katan 14
- (טו) ולא מקדשין - גם זה מחמת גזירה שמא יכתוב אבל לא מטעם דהוא כקונה קנין בשבת דהא בקידושין לבד בלא חופה לא קנאה עדיין ליורשה ולמציאתה ולמעשה ידיה וכן אם אפילו היו הקידושין מבעוד יום מבואר בהמחבר לקמיה דאסור להכניסה לחופה בשבת והיינו מטעם דע"י החופה קונה אותה לכל הדברים האלו הנ"ל והוי כמקח וממכר דאסור בשבת:(15) Et on ne consacre pas (une femme par les kiddouchin) – cela aussi est à cause d'un décret, de crainte qu'il n'écrive, mais non pour la raison que ce serait comme effectuer une acquisition le Chabbat, car par les kiddouchin seuls, sans 'houppa, il ne l'a pas encore acquise pour hériter d'elle, ni pour ses trouvailles, ni pour le produit de son travail. Et de même, même si les kiddouchin avaient eu lieu pendant qu'il faisait encore jour, il est expliqué chez l'auteur (le Choulhan Aroukh) juste après qu'il est interdit de la faire entrer sous la 'houppa le Chabbat ; et c'est pour la raison que par la 'houppa il l'acquiert pour toutes ces choses mentionnées, et c'est comme un achat et une vente, qui sont interdits le Chabbat.
séif katan 15
- (טז) היכא דאין לו אשה ובנים - וה"ה ביש לו בנים ואין לו אשה ג"כ מותר לדעה זו דמצוה קעביד כדאמרינן ביבמות [ס"ב] מקרא בבקר זרע את זרעך ולערב אל תנח ידך וגו':(16) Lorsqu'il n'a pas de femme ni d'enfants – et il en est de même s'il a des enfants mais n'a pas de femme : c'est aussi permis selon cet avis, car il accomplit une mitsva, comme nous le disons dans le traité Yevamot [62b], d'après le verset : « Le matin, sème ta semence, et le soir, ne laisse pas reposer ta main » etc. (Ecclésiaste 11, 6).
séif katan 16
- (יז) ואפשר דה"ה וכו' - ר"ל אף דע"י החופה קונה אותה לכמה דברים וכנ"ל אפ"ה כיון דלית ליה אשה ובנים ויש בזה מצות פו"ר סבירא ליה דיש להקל בזה:(17) Et il est possible qu'il en soit de même etc. – cela veut dire : bien que par la 'houppa il l'acquière pour plusieurs choses, comme expliqué plus haut, malgré tout, puisqu'il n'a ni femme ni enfants et qu'il y a là la mitsva de « croître et multiplier », il (le Rema) estime qu'on peut être indulgent en cela.
séif katan 17
- (יח) דלא קי"ל הכי - ר"ל דמעיקר הדין קי"ל כשיטת רש"י ושארי ראשונים דקדושין ואף החופה אסור בשבת ויו"ט:(18) Car nous ne tenons pas ainsi – cela veut dire que, selon la stricte loi, nous tenons selon la position de Rachi et des autres Richonim, selon laquelle les kiddouchin et même la 'houppa sont interdits le Chabbat et le Yom Tov.
séif katan 18
- (יט) הואיל וכו' - ר"ל ויש הפסד רב עי"ז ועיין בח"א שכתב שאין להקל בכל זה רק אם נשלמו השלשה פרטים דהיינו אם לא קיים פו"ר עדיין ויש הפסד רב וגם ביוש לחתן וכלה אם לא יכנוס אז ועיין מה שכתבנו בסקט"ז דלדעת ר"ת אף ביש לו בנים כיון שאין לו אשה ג"כ מצוה קעביד ומותר ואפשר דס"ל דאין סומכין עליו בזה. ובבין השמשות בודאי אין להחמיר בדיעבד דלא גזרו על שבות בין השמשות לצורך מצוה לכו"ע אך לכתחלה יש ליזהר מאד שלא לאחר כ"כ כי כמה עבירות באין עי"ז טלטול מוקצה של הנרות וגם כמה נשים ההולכות לחופה מאחרות זמן הדלקת הנרות עי"ז ומדליקות בביה"ש ויותר טוב היה שלא להדליק אז כלל וע"כ מה נכון מאד למי שהיכולת בידו שלא לעשות הנשואין כלל בע"ש ובפרט סמוך לחשכה כי אף אם הנשואין יהיה בזמנם עכ"פ מסתעף מזה עוד כמה קלקולים וכנ"ל. אם נתאחר החופה עד חשכה ובידי השושבינין נרות אף דקי"ל דמוקצה כ"ז שהוא בידו מוליכו למקום שירצה מ"מ הכא יתן הנרות לא"י דכל שאפשר לסלק המוקצה מידו מחוייב לסלק [פמ"ג]:(19) Puisque etc. – cela veut dire : et il y a une grande perte de ce fait. Et voir le 'Hayé Adam, qui a écrit qu'on ne doit être indulgent en tout cela que si les trois éléments sont réunis, à savoir : s'il n'a pas encore accompli la mitsva de « croître et multiplier », qu'il y a une grande perte, et aussi une honte pour le marié et la mariée s'il ne l'épouse pas alors. Et voir ce que nous avons écrit au séif katan 16, que selon Rabbénou Tam, même s'il a des enfants, puisqu'il n'a pas de femme, il accomplit aussi une mitsva et c'est permis ; et il est possible qu'il (le 'Hayé Adam) estime qu'on ne s'appuie pas sur lui (Rabbénou Tam) en cela. Et au crépuscule (bein hachmachot), certainement, on ne doit pas être rigoureux bediavad (a posteriori), car on n'a pas décrété les interdits de chevout au crépuscule pour les besoins d'une mitsva, selon tous les avis. Mais lekhat'hila (a priori), il faut faire très attention à ne pas tarder autant, car plusieurs transgressions en découlent : le déplacement de mouktsé des bougies, et aussi plusieurs femmes qui vont à la 'houppa retardent de ce fait l'heure de l'allumage des bougies et allument au crépuscule, et il aurait mieux valu ne pas allumer du tout à ce moment-là. C'est pourquoi il est très convenable, pour celui qui en a la possibilité, de ne pas du tout célébrer le mariage la veille du Chabbat, et en particulier près de la tombée de la nuit, car même si le mariage a lieu à son heure, en tout cas il en découle encore plusieurs fautes, comme dit plus haut. Si la 'houppa a été retardée jusqu'à la nuit et que les garçons d'honneur ont des bougies à la main, bien que nous tenions que pour un objet mouktsé, tant qu'il l'a en main, il peut le porter là où il veut, malgré tout, ici, il doit donner les bougies à un non-Juif, car chaque fois qu'il est possible d'écarter le mouktsé de sa main, on est obligé de l'écarter [le Peri Megadim].
séif katan 19
- (כ) ולא חולצין - שמא יכתוב שטר חליצה לחלוצה [רש"י] ואפילו לקבוע מקום לחליצה אסור שלא יהא נראה כאלו דנין בשבת ויכול לקבוע בליל מו"ש שתהיה החליצה ביום א' ואם יש צורך גדול יכול לקבוע אפילו בבין השמשות בע"ש על יום א' אם א"א בענין אחר [פמ"ג בא"א סק"ג]:(20) Et on ne fait pas la 'halitsa – de crainte qu'on n'écrive un acte de 'halitsa pour la femme déchaussée [Rachi]. Et même fixer le lieu de la 'halitsa est interdit, afin qu'il ne paraisse pas qu'on juge le Chabbat ; et l'on peut fixer, le soir de la sortie du Chabbat, que la 'halitsa aura lieu le dimanche. Et s'il y a un grand besoin, on peut fixer, même au crépuscule de la veille du Chabbat, pour le dimanche, s'il est impossible de faire autrement [le Peri Megadim, Echel Avraham, séif katan 3].
séif katan 20
- (כא) ולא מיבמין - דבמה שמיבם אותה נקנית לו להיות אשתו לכל דבר כנשואה ממש והוי כקונה קנין בשבת ועוד שמא יכתוב כתובה:(21) Et on ne fait pas le yiboum (lévirat) – car en épousant sa belle-sœur par le lévirat, elle lui est acquise pour être sa femme à tous égards, comme une femme réellement mariée, et c'est comme effectuer une acquisition le Chabbat ; et de plus, de crainte qu'il n'écrive une ketouba.
séif katan 21
- (כב) ואין כונסין - היינו אפילו קידש אותה מבע"י אסור להכניסה בשבת לחופה דבחופה קונה אותה לכמה דברים וכנ"ל:(22) Et on ne fait pas entrer (sous la 'houppa) – c'est-à-dire que même s'il l'a consacrée pendant qu'il faisait jour, il est interdit de la faire entrer sous la 'houppa le Chabbat, car par la 'houppa il l'acquiert pour plusieurs choses, comme dit plus haut.
séif katan 22
- (כג) ולא מקדישין - שום דבר לגבוה שיאמר הרי זו הקדש משום דכיון שמקדיש באמירתו החפץ להקדש הרי מוציאו באמירה זו החפץ מרשותו לרשות גבוה ודמי למקח וממכר משא"כ לפסוק צדקה לעניים מותר וכן כשיאמר הרי עלי להקדש כך וכך ג"כ מותר ועיין לעיל בסימן ש"ו במ"ב סקכ"ז:(23) Et on ne consacre pas – aucune chose au Très-Haut (au Temple), en disant : « Ceci est hekdech (consacré) », car puisqu'il consacre par sa parole l'objet au hekdech, il fait sortir par cette parole l'objet de sa possession vers la possession du Très-Haut, et cela ressemble à un achat et une vente. Il n'en est pas ainsi pour promettre de la tsedaka aux pauvres, qui est permis ; et de même lorsqu'il dit : « Je m'engage à donner au hekdech telle et telle somme », c'est aussi permis. Et voir plus haut, au siman 306, dans la Michna Beroura, séif katan 27.
séif katan 23
- (כד) ולא מעריכין - שיאמר ערכי עלי או ערך פלוני עלי שנותן להקדש כפי שניו דהוי כמו"מ:(24) Et on ne fait pas d'estimation (erekh) – en disant : « Ma valeur (erekh) est à ma charge » ou « La valeur d'untel est à ma charge », c'est-à-dire qu'il donne au hekdech selon ses années (selon le barème de la Torah) ; car c'est comme un achat et une vente.
séif katan 24
- (כה) ולא מחרימין - בהמה או שום דבר לגבוה שיאמר הרי דבר זה חרם והכל מטעם הנ"ל ומש"כ ולא מפרישין וכו' שהוא דומה כמקדיש אותן פירות שהפריש ועוד שהוא כמתקן דבר שאינו מתוקן ואם עבר והפריש במזיד לא יאכל בין לו בין לאחרים עד מו"ש מטעם קנס ואם היה בשוגג מותר אפילו לו מיד:(25) Et on ne voue pas au 'hérem – un animal ou quelque chose au Très-Haut, en disant : « Cette chose est 'hérem (vouée) » ; et tout cela pour la raison mentionnée plus haut. Et ce qu'il a écrit : « et on ne prélève pas etc. » (les teroumot et ma'asserot), c'est parce que cela ressemble à consacrer ces fruits qu'il a prélevés, et de plus c'est comme réparer une chose qui n'est pas réparée (metakken). Et s'il a transgressé et prélevé volontairement, il ne doit pas en manger, ni lui ni les autres, jusqu'à la sortie du Chabbat, en guise d'amende (kenass). Et si c'était par inadvertance, c'est permis même pour lui, immédiatement.
séif katan 25
- (כו) תרומות ומעשרות - וה"ה חלה ועיין לעיל בסימן רס"א במ"ב סק"ד:(26) Les teroumot et ma'asserot (prélèvements et dîmes) – et il en est de même de la 'hala (prélèvement sur la pâte). Et voir plus haut, au siman 261, dans la Michna Beroura, séif katan 4.
séif katan 26
- (כז) ואין פודין - אפילו בכלי ששוה ה' סלעים שדומה למקח וממכר ואין לומר יתן המעות לכהן בע"ש וכשיגיע היום ל"א בשבת שאז הוא זמן פדיה יחול הפדיון לפי שאז לא יוכל לברך שכיון שעדיין לא חלה המצוה עליו איך יאמר וצונו ובשבת נמי לא יוכל לברך כיון שאז אינו עושה כלום לכן ימתין עד אחר השבת ואפילו אם כלו לו בע"ש כ"ט יום וי"ב שעות ותשצ"ג חלקים משעה (שהשעה נחלקת לתתר"ף חלקים כידוע) שהוא החשבון של כל חודש אם יתחלק השנה לי"ב חלקים בשוה אפ"ה לא יפדוהו ביום וי"ו לפי שהחודש שבתורה הוא שלשים יום שלמים ולכן צריך שיגיע ליום ל"א בשעת הפדיון וכיון שיום ל"א הוא בשבת ידחה עד אחר שבת:(27) Et on ne rachète pas (le premier-né) – même avec un objet qui vaut cinq sela'im, car cela ressemble à un achat et une vente. Et on ne peut pas dire qu'il donnera l'argent au Cohen la veille du Chabbat et que, lorsqu'arrivera le trente et unième jour, le Chabbat, qui est alors le moment du rachat, le rachat prendra effet : car alors il ne pourrait pas réciter la bénédiction, puisque la mitsva ne lui incombe pas encore, comment dirait-il « et Il nous a ordonné » ? Et le Chabbat non plus il ne pourra pas réciter la bénédiction, puisqu'à ce moment-là il ne fait rien. C'est pourquoi il attendra jusqu'après le Chabbat. Et même si se sont accomplis pour lui, la veille du Chabbat, vingt-neuf jours, douze heures et sept cent quatre-vingt-treize 'halakim depuis l'heure de la naissance (car l'heure se divise en mille quatre-vingts 'halakim, comme on le sait), ce qui est le compte de chaque mois si l'on divise l'année en douze parts égales, malgré tout on ne le rachètera pas le vendredi, car le mois dont il est question dans la Torah est de trente jours complets ; c'est pourquoi il faut que l'on soit arrivé au trente et unième jour au moment du rachat. Et puisque le trente et unième jour tombe un Chabbat, on reportera à après le Chabbat.
séif katan 27
- (כח) ואין מגרשין - אפילו בגט שנכתב קודם שבת שמא יבא לכתיבה:(28) Et on ne divorce pas – même avec un get écrit avant le Chabbat, de crainte qu'on n'en vienne à écrire.
séif katan 28
- (כט) דתקיף ליה עלמא - היינו שרוצה לגרש אשתו כדי שלא תזקק ליבום התירו לו לגרש בשבת כדי שלא תטרף דעתו עליו אם לא יעשו רצונו ומיירי באופן דלית ביה פסול משום מוקדם כגון שכשנכתב הגט מע"ש לא נכתב בו זמן היום אלא כתוב בו שבוע זו סתם דכשר בכה"ג כמ"ש באה"ע סימן קכ"ז:(29) Car le monde le presse – c'est-à-dire qu'il veut divorcer de sa femme afin qu'elle ne soit pas liée au yiboum (lévirat) : on lui a permis de divorcer le Chabbat afin que son esprit ne se trouble pas si l'on ne fait pas sa volonté. Et il s'agit d'un cas où il n'y a pas d'invalidité pour cause de get « antidaté », par exemple lorsque, quand le get a été écrit la veille du Chabbat, on n'y a pas inscrit la date du jour, mais on y a écrit simplement « cette semaine », ce qui est valable dans un tel cas, comme il est écrit dans l'Even HaEzer, siman 127.
séif katan 29
- (ל) וכולם וכו' - אכל המבואר בסעיף זה קאי חוץ מהפרשת תרומות ומעשרות דבארנו לעיל דאם הפרישן במזיד אסור בו ביום:(30) Et tous etc. – cela se rapporte à tout ce qui est expliqué dans ce séif, sauf le prélèvement des teroumot et ma'asserot, car nous avons expliqué plus haut (séif katan 25) que s'il les a prélevés volontairement, c'est interdit le jour même.
séif katan 30
- (לא) שוגגין וכו' - שוגג הוא כגון ששכח שהיום שבת או שחשב שדבר זה מותר לעשות:(31) Par inadvertance etc. – l'inadvertance, c'est par exemple s'il a oublié que c'est aujourd'hui Chabbat, ou s'il pensait que cette chose est permise.
séif katan 31
- (לב) האלמנה וכו' ראשונה - הטעם דבאלמנה וכן בגרושה כיון שהיא בעולה עיקר הקנין לירושתה ולמעשה ידיה היא הביאה ולא החופה ונמצא כקונה קנין בשבת ועיין באבן העזר סימן ס"ד ס"ה דביאר שם המחבר דאף באלמנה לא בעינן ביאה ממש וסגי אם היתה יחוד הראוי לביאה לקנותה עי"ז קנין גמור למהוי כנשואה לכל דבר וכן הסכימו הרבה פוסקים ולפ"ז אם כנס אותה בע"ש והיתה טהורה והכניסה אחר החופה לחדר מבע"י ונתיחד עמה ולא היו שם בני אדם קנה אותה קנין גמור ומותר אח"כ לבוא עליה בשבת אבל אם לא היתה טהורה מבע"י או שלא נתיחד עמה בחדר מיוחד מבע"י אסור לבוא עליה בשבת ולכן יש ליזהר מאד כשעושין חופת אלמנה בע"ש שיעשו את החופה מבע"י גדול כדי שיהיה ראוי ליחד עמה אחר החופה. ודע דהרבה אחרונים כתבו דאפילו בבתולה יש ליזהר לכתחלה שיתיחדו אחר החופה בע"ש מבע"י די"א דחופה שלנו מה שמעמידין אותן תחת הכלונסאות לא מקרי עדיין חופה והיא כמקודשת בעלמא וא"כ כשבא עליה בלילה ביאה הראשונה הוא קונה קנין בשבת ואך דבבתולה סגי אפילו ביחוד בעלמא מבע"י ולא בעינן דוקא יחוד הראוי לביאה ולכן אפילו אם היתה נדה או שבני אדם נכנסין ויוצאין שם באותו חדר ולא הוי יחוד הראוי לביאה אעפ"כ הוי חופה גמורה וקונה בבתולה קנין גמור למהוי כנשואה בכל הדברים וצריך ליחד להחתן אותו החדר והוי כהכניסה לביתו וע"כ אם כנס את הבתולה בע"ש והכניס אותה לחדר מבע"י אף שהיא עדיין לא טבלה ובני אדם נכנסין ויוצאין באותו חדר [דבלא"ה אסורה להתיחד עמו קודם ביאה ראשונה] אפ"ה קונה אותה בזה שהביאה לחדר מיוחד לו ואח"כ כשטובלת מותר לו לבוא עליה ביאה ראשונה בשבת וליכא איסור משום שקונה קנין בשבת שכבר קנה אותה מבע"י ולפ"ז אפילו בחופת בתולה יש ליזהר לכתחלה כשעושין החופה בע"ש שיעשו החופה מבע"י גדול:(32) La veuve etc. première (relation) – la raison est que pour une veuve, et de même pour une divorcée, puisqu'elle n'est plus vierge, l'essentiel de l'acquisition pour hériter d'elle et pour le produit de son travail, c'est la relation conjugale et non la 'houppa ; il se trouve donc qu'il serait comme effectuant une acquisition le Chabbat. Et voir l'Even HaEzer, siman 64, séif 5, où l'auteur explique que même pour une veuve on n'exige pas une relation effective, et il suffit qu'il y ait eu un isolement (yi'houd) propre à la relation pour l'acquérir par là d'une acquisition complète, pour qu'elle soit comme une femme mariée à tous égards ; et de nombreux décisionnaires sont de cet avis. Selon cela, s'il l'a épousée la veille du Chabbat, qu'elle était pure et qu'il l'a fait entrer, après la 'houppa, dans une chambre pendant qu'il faisait jour et s'est isolé avec elle sans que des gens soient là, il l'a acquise d'une acquisition complète et il lui est ensuite permis d'avoir une relation avec elle le Chabbat. Mais si elle n'était pas pure pendant qu'il faisait jour, ou s'il ne s'est pas isolé avec elle dans une chambre réservée pendant qu'il faisait jour, il lui est interdit d'avoir une relation avec elle le Chabbat. C'est pourquoi il faut faire très attention, lorsqu'on célèbre la 'houppa d'une veuve la veille du Chabbat, à faire la 'houppa bien avant la nuit, afin qu'il soit possible de s'isoler avec elle après la 'houppa. Et sache que de nombreux A'haronim ont écrit que même pour une vierge, il faut veiller lekhat'hila à ce qu'ils s'isolent après la 'houppa, la veille du Chabbat, pendant qu'il fait jour ; car certains disent que notre 'houppa, le fait qu'on les place sous les perches (le dais), ne s'appelle pas encore 'houppa, et elle est comme une simple fiancée (consacrée) ; s'il en est ainsi, lorsqu'il a avec elle la nuit la première relation, il effectue une acquisition le Chabbat. Toutefois, pour une vierge, il suffit même d'un simple isolement pendant qu'il fait jour, et l'on n'exige pas forcément un isolement propre à la relation. C'est pourquoi, même si elle était nidda, ou si des gens entraient et sortaient de cette chambre, de sorte que ce n'était pas un isolement propre à la relation, malgré tout c'est une 'houppa complète, et il acquiert la vierge d'une acquisition complète pour qu'elle soit comme une femme mariée à tous égards ; et il faut réserver cette chambre au marié, et c'est comme s'il l'avait fait entrer dans sa maison. C'est pourquoi, s'il a épousé la vierge la veille du Chabbat et l'a fait entrer dans la chambre pendant qu'il faisait jour, bien qu'elle ne se soit pas encore immergée et que des gens entrent et sortent de cette chambre [car de toute façon il lui est interdit de s'isoler avec lui avant la première relation], malgré tout il l'acquiert par le fait de l'avoir amenée dans une chambre qui lui est réservée ; et ensuite, lorsqu'elle s'immerge, il lui est permis d'avoir avec elle la première relation le Chabbat, et il n'y a pas d'interdit pour la raison qu'il effectue une acquisition le Chabbat, car il l'a déjà acquise pendant qu'il faisait jour. Selon cela, même pour la 'houppa d'une vierge, il faut veiller lekhat'hila, lorsqu'on fait la 'houppa la veille du Chabbat, à faire la 'houppa bien avant la nuit.
séif katan 32
- (לג) אסור לאדם וכו' - שזהו ג"כ בכלל הגזרה שלא לשוט בשבת:(33) Il est interdit à un homme etc. – car cela aussi est inclus dans le décret de ne pas nager le Chabbat.
séif katan 33
- (לד) אסור להפצילן - וכ"ז בנהר אבל בכלי או בבריכה שיש לה שפה לא גזרו כמו שנתבאר למעלה [אחרונים]:(34) Il est interdit de les faire flotter – et tout cela concerne un fleuve ; mais dans un récipient ou dans un bassin qui a un rebord, on n'a pas décrété, comme cela a été expliqué plus haut [les A'haronim].
séif katan 34
- (לה) ואינה שטה כלל - אבל אם שטה אסור ליכנס בספינה וכן במעבר שקורין פרא"ם מפני דנראה כשט בעצמו:(35) Et il ne flotte pas du tout – mais s'il flotte, il est interdit d'entrer dans le bateau, et de même dans le bac de passage qu'on appelle « pram », parce que cela paraît comme s'il nageait lui-même.
séif katan 35
- (לו) מותר ליכנס בה - ואסור לכל אדם להערים ליכנס לישן בתוכה ויודע שהא"י יוליכנה מעבר השני בשבת ואפילו לתוך התחום ועיין סימן רמ"ח ס"ג בהג"ה דאם נכנס בה מע"ש וקנה שם שביתה שרי דתו הוי כביתו ואינו נראה אח"כ כשט ואפילו אם יוליכנה חוץ לתחום שרי ומ"מ אסור לצאת מספינה לספינה דרק בספינה ראשונה מהלך את כולה כיון ששבת באויר מחיצותיה מבע"י ולעיל בסימן רמ"ח ולקמן בסימן ת"ד ות"ה מבואר כל פרטי הדינים אלו. אחד היה לו חוב גדול אצל עו"ג ונודע שהוא חולה אסור לו להשכיר ספינה קטנה ללכת אצלו דלא ברי הזיקא דשמא לא ימות או יצוה לפרוע [ר"י הלוי] והיינו אפילו בתוך התחום ומ"א כתב דאפילו ברי הזיקא אסור דהא אפילו לדבר מצוה אסור עיין סימן תרי"ג ס"ו ובח"א כלל מ"ד אות כ' כתב דאם צריך לעבור במעבר למצוה עוברת וא"א בענין אחר וכן מי שיש לו חוב אצל עו"ג והוא ברי הזיקא אם לא יעבור בשבת בספינה אפשר שיש לסמוך ולהתיר אך כשהוא חוץ לתחום נראה שאין להקל כלל ועיין בשע"ת בסימן זה ובסימן רמ"ח:(36) Il est permis d'y entrer – et il est interdit à quiconque d'user d'un subterfuge en y entrant pour dormir, sachant que le non-Juif le conduira sur l'autre rive le Chabbat, et même à l'intérieur du te'houm (limite de déplacement du Chabbat). Et voir le siman 248, séif 3, dans la glose (du Rema), que s'il y est entré la veille du Chabbat et y a acquis son lieu de repos (chevita), c'est permis, car c'est alors comme sa maison et il ne paraît pas ensuite nager ; et même si on le conduit hors du te'houm, c'est permis. Et malgré tout, il est interdit de passer d'un bateau à un autre, car ce n'est que dans le premier bateau qu'il peut le parcourir en entier, puisqu'il a commencé le Chabbat dans l'espace de ses cloisons pendant qu'il faisait jour. Et plus haut, au siman 248, et plus loin, aux simanim 404 et 405, sont expliqués tous les détails de ces lois. Quelqu'un avait une grosse créance auprès d'un idolâtre, et il apprit que celui-ci était malade : il lui est interdit de louer un petit bateau pour aller chez lui, car le dommage n'est pas certain, puisque peut-être il ne mourra pas, ou il ordonnera de payer [Rabbi Yits'hak HaLévi] ; et cela, même à l'intérieur du te'houm. Et le Maguen Avraham a écrit que même si le dommage est certain, c'est interdit, car même pour une chose de mitsva c'est interdit ; voir le siman 613, séif 6. Et dans le 'Hayé Adam, règle 44, paragraphe 20, il a écrit que s'il a besoin de traverser par un bac pour une mitsva qui passe (qui ne pourra plus être accomplie) et qu'il est impossible de faire autrement, et de même celui qui a une créance auprès d'un idolâtre et pour qui le dommage est certain s'il ne traverse pas le Chabbat en bateau, il est possible qu'on puisse s'appuyer sur cela et permettre ; mais lorsque c'est hors du te'houm, il semble qu'on ne doive pas du tout être indulgent. Et voir le Chaarei Techouva sur ce siman et sur le siman 248.
séif katan 36
- (לז) קשורה - וצריך שיהא קשר קשור בראשו האחד בספינה ובשני ביבשה [אחרונים]:(37) Attachée – et il faut qu'il y ait un nœud attaché, à une extrémité au bateau et à l'autre à la terre ferme [les A'haronim].
séif katan 37