Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 338 →- (א) בכלי שיר - לאו דוקא בכלי שיר אלא אף ביד כגון להכות כף אל כף היכא שהוא דרך שמחה ושיר אסור כמ"ש בסימן של"ט ס"ג מטעם שמא יתקן כלי שיר [ומה דאסרו בס"ד להכות כף אל כף כשמשמר הפירות כדי להבריח העופות אף שהוא אינו דרך שיר הטעם שמא יטול צרור ויזרוק לר"ה כשירצה להבריחם וכדמפרש שם] ואם ירצה להכות כף אל כף כדי לשמח התינוק ולהשתיקו יראה לעשות זה כלאחר יד דשרי וכמו שמבואר שם. ואם נותן מים בכלי מלא נקבים להטיף לתוך כלי מתכות כדי להשמיע קול נעים ע"י הנטיפה אסור דזה הוי ג"כ ככלי שיר ולחולה כדי להרדימו שיישן שרי ואם מטיף בחוזק כדי שיקיץ את הבריא משנתו שרי דלא הוי ככלי שיר כיון שאין עושה בנעימה ובנחת דקול כזה אדרבה היה מרדימו יותר אלא עושהו בחוזק כדי שייקץ ע"י הקול וע"כ שרי:(1) Avec un instrument de musique – pas seulement avec un instrument de musique, mais même avec la main, par exemple frapper une paume contre l'autre, lorsque c'est à la manière de la joie et du chant, c'est interdit, comme il est écrit au siman 339, séif 3, pour la raison qu'on craint qu'il ne répare un instrument de musique [et ce qu'on a interdit au séif 4 de frapper une paume contre l'autre lorsqu'on garde les fruits pour chasser les oiseaux, bien que ce ne soit pas à la manière d'une mélodie, la raison en est qu'on craint qu'il ne prenne un caillou et ne le lance dans le domaine public (rechout harabim) lorsqu'il voudra les chasser, comme il est expliqué là-bas]. Et s'il veut frapper une paume contre l'autre pour réjouir un petit enfant et le calmer, qu'il veille à le faire de façon inhabituelle (kil'a'har yad), ce qui est permis, comme il est expliqué là-bas. Et si l'on met de l'eau dans un récipient plein de trous pour qu'elle goutte dans un récipient de métal afin de produire un son agréable par l'égouttement, c'est interdit, car cela aussi est comme un instrument de musique ; et pour un malade, afin de l'assoupir pour qu'il dorme, c'est permis. Mais s'il fait goutter fortement afin de réveiller une personne en bonne santé de son sommeil, c'est permis, car ce n'est pas comme un instrument de musique, puisqu'il ne le fait pas de façon agréable et douce — car un tel son, au contraire, l'endormirait davantage — mais il le fait fortement afin qu'elle se réveille par le son ; c'est pourquoi c'est permis.
séif katan 1
- (ב) אבל להקיש וכו' - ר"ל אף שכונתו להשמיע קול כדי שיפתחו לו מותר ואפילו אם מקיש בכלי כיון שאינו דרך שיר:(2) Mais frapper, etc. – cela veut dire que, bien que son intention soit de produire un son pour qu'on lui ouvre, c'est permis, et même s'il frappe avec un objet, puisque ce n'est pas à la manière d'une mélodie.
séif katan 2
- (ג) אלו שקורין לחבריהם וכו' - היינו אפילו אם מנעים הקול כעין שיר שרי דלא גזרו בזה היכי דעביד בפה:(3) Ceux qui appellent leurs compagnons, etc. – c'est-à-dire même s'ils rendent le son agréable, à la manière d'une mélodie, c'est permis, car les Sages n'ont pas décrété en cela lorsqu'on le fait avec la bouche.
séif katan 3
- (ד) מיוחד לכך - ר"ל שמיוחד להשמיע קול חיישינן שמא יכוין לשיר וכ"ש להשמיע קול בכלי [שקורין קאמער טאן] פשיטא דאסור דכלי שיר הוא וגם הוא מכוין לשיר ובברזל שהפתח ננעל ונפתח בו נראה דמותר להקיש בו על הדלת כדי שישמעו אנשי הבית לפתוח לו שזה הברזל מיוחד רק לפתוח בו את הדלת או לנעול:(4) Destiné à cela – cela veut dire que, puisqu'il est destiné à produire un son, on craint qu'il n'ait l'intention de faire une mélodie. Et à plus forte raison, produire un son avec un objet [appelé diapason (kamertone)], il est évident que c'est interdit, car c'est un instrument de musique, et de plus il a l'intention de faire une mélodie. Et avec le fer par lequel la porte se ferme et s'ouvre (le loquet), il semble qu'il soit permis de frapper à la porte afin que les gens de la maison entendent et lui ouvrent, car ce fer n'est destiné qu'à ouvrir la porte ou à la fermer.
séif katan 4
- (ה) אסור - עיין בא"ר ופמ"ג דמזה נשמע דה"ה דאסור למשוך בחוט העינבל בשבת כדי שישמעו אנשי הבית והחצר ויפתחו לו שזה הכלי מיוחד להשמיע קול והוא כונתו ג"כ לזה ועיין בה"ל ולענין אם מותר לפתוח הדלת כשיודע שיש בו עינבל עיין לקמיה:(5) C'est interdit – voir dans l'Eliya Rabba et le Peri Megadim que de là on apprend que de même, il est interdit de tirer le cordon de la sonnette pendant le Chabbat afin que les gens de la maison et de la cour entendent et lui ouvrent, car cet objet est destiné à produire un son, et c'est aussi son intention. Et voir dans le Biour Halakha. Et quant à savoir s'il est permis d'ouvrir la porte lorsqu'on sait qu'elle porte une sonnette, voir juste après.
séif katan 5
- (ו) ולכן אסור לשמש וכו' - כתב הט"ז כאן וביו"ד סימן רפ"ב דמזה מוכח דאסור לתלות בשבת אותן הפרוכות שיש בהן פעמונים להשמיע קול כשפותחין הארון וכן לתלות הפעמונים על העצי חיים של הס"ת כיון דעיקר עבידתיה לקלא והש"ך שם חולק עליו מטעם דהא קי"ל דלצורך מצוה שרי כמ"ש סימן של"ט דמותר לרקד בשמחת תורה לכבוד התורה והכא נמי צורך מצוה הוא כדי שישמעו העם ויקומו ולא דמי לקריאת בהכ"נ דאסור דהתם אפשר בענין אחר ותו דאותו הפותח הפרוכת אין מכוין להשמיע הקול כלל כ"א ליטול הס"ת [מ"א] ועיין בשער אפרים שער יו"ד ס"ג שדעתו שם דלכתחלה אין לעשות כן בשבת ובמקומות שנהגו היתר בזה כדעת המ"א אין למחות בידם עכ"ל וכן לענין אם מותר לפתוח הדלת כשיודע שיש בה עינבל תלוי ג"כ בסברת הט"ז והמ"א הנ"ל דלהט"ז אסור ולהמ"א [כאן וכן בסימן ש"א סקל"ה ע"ש] שרי דהרי כשפותח הדלת בשבת אין מכוין להשמיע קול ומדברי הגר"א שם בסימן ש"א סוף סכ"ג מוכח דהוא סובר ג"כ כהט"ז דכיון דהעינבל מיוחד להשמיע קול אין נ"מ במה שהוא אינו מכוין לזה וגם בא"ר מצדד דאין להקל מטעם זה לחוד אלא גבי פרוכת דהוא מילתא דמצוה וע"כ בודאי מהנכון שיסיר מע"ש העינבל מע"ג הפתח או שיפקקנו בצמר או במוכין שלא ישמע קולו אך במקום הדחק [כגון ששכח ולא הסירו מע"ש וכל כי האי גוונא] נראה דיכול לסמוך על הסברא הנ"ל להקל כיון שאינו מכוין להשמיע קול:(6) C'est pourquoi il est interdit au bedeau, etc. – le Taz a écrit, ici et dans le Yoré Déa, siman 282, que de là il est prouvé qu'il est interdit de suspendre pendant le Chabbat ces rideaux (parokhot) qui portent des clochettes pour produire un son lorsqu'on ouvre l'Arche, et de même de suspendre les clochettes sur les atsei 'hayim (les bâtons) du Séfer Torah, puisque leur fonction principale est le son. Et le Chakh, là-bas, le conteste, pour la raison que nous retenons que pour les besoins d'une mitsva c'est permis, comme il est écrit au siman 339 qu'il est permis de danser à Sim'hat Torah en l'honneur de la Torah ; et ici aussi c'est un besoin de mitsva, afin que le peuple entende et se lève ; et ce n'est pas comparable à l'appel à la synagogue, qui est interdit, car là il est possible de procéder d'une autre manière. Et de plus, celui qui ouvre le rideau n'a pas du tout l'intention de produire le son, mais seulement de prendre le Séfer Torah (Maguen Avraham). Et voir dans le Chaar Efraïm, section 10, séif 3, dont l'avis là-bas est que lekhat'hila on ne doit pas faire ainsi pendant le Chabbat, mais que dans les endroits où l'on a l'usage de permettre cela, selon l'avis du Maguen Avraham, il ne faut pas protester contre eux. Fin de citation. Et de même, la question de savoir s'il est permis d'ouvrir la porte lorsqu'on sait qu'elle porte une sonnette dépend aussi du raisonnement du Taz et du Maguen Avraham mentionnés plus haut : selon le Taz c'est interdit, et selon le Maguen Avraham [ici, et de même au siman 301, séif katan 35, vois là-bas] c'est permis, car lorsqu'il ouvre la porte pendant le Chabbat, il n'a pas l'intention de produire un son. Et des propos du Gaon de Vilna, là-bas au siman 301, à la fin du séif 23, il est prouvé qu'il pense lui aussi comme le Taz : puisque la sonnette est destinée à produire un son, il n'y a pas de différence du fait qu'il n'en a pas l'intention. Et l'Eliya Rabba aussi penche vers l'avis qu'il ne faut pas être indulgent pour cette seule raison, sauf pour le rideau de l'Arche, qui est une affaire de mitsva. C'est pourquoi il est certainement préférable qu'il retire la sonnette de la porte la veille de Chabbat, ou qu'il la bouche avec de la laine ou de l'étoupe pour que son son ne soit pas entendu. Mais en cas de nécessité [par exemple s'il a oublié et ne l'a pas retirée la veille de Chabbat, et tout cas semblable], il semble qu'il puisse s'appuyer sur le raisonnement mentionné plus haut pour être indulgent, puisqu'il n'a pas l'intention de produire un son.
séif katan 6
- (ז) ע"י הכלי המיוחד - ויש מקומות שלוקח השמש בשבת כלי אחר להכות בשבת. ומה שמכה השמש בבהכ"נ על השלחן ומשמיע קול כדי להשקיט העם לחזרת הש"ץ אין בזה איסור אפילו אם הוא מכה באיזה דבר כיון שאינו מכה בכלי מיוחד לזה:(7) Au moyen de l'objet destiné à cela – et dans certains endroits, le bedeau prend pendant le Chabbat un autre objet pour frapper le Chabbat. Et quant au fait que le bedeau frappe à la synagogue sur la table (la bima) et produit un son afin de faire taire le public pour la répétition de l'officiant ('hazarat hachats), il n'y a pas en cela d'interdit, même s'il frappe avec un objet quelconque, puisqu'il ne frappe pas avec un objet destiné à cela.
séif katan 7
- (ח) לומר וכו' - דאיסור השמעת קול בכלי שיר אינו אלא איסור דרבנן גזירה שמא יתקן כלי שיר ואמירה לא"י ג"כ אינו אלא איסור דרבנן והוי שבות דשבות ובמקום מצוה היא דאין שמחת חתן וכלה אלא בכלי שיר ושרי וכנ"ל בסימן ש"ז ס"ה ע"ש ויש מקומות שנהגו להחמיר בזה אם לא שהכינום לזה מע"ש ולא יאמר לו בשבת כלום או שבא מעצמו לנגן [כה"ג]:(8) Dire, etc. – car l'interdit de produire un son avec un instrument de musique n'est qu'un interdit d'ordre rabbinique, un décret de peur qu'il ne répare un instrument de musique ; et la demande faite à un non-Juif n'est aussi qu'un interdit d'ordre rabbinique ; c'est donc un chevout dichevout (un double interdit rabbinique), et c'est dans un cas de mitsva, car il n'y a de joie du marié et de la mariée qu'avec des instruments de musique ; c'est donc permis, comme il a été dit plus haut, au siman 307, séif 5 ; vois là-bas. Et dans certains endroits, on a l'usage d'être rigoureux en cela, à moins qu'on ne les ait engagés pour cela la veille de Chabbat et qu'on ne lui dise rien pendant le Chabbat, ou qu'il vienne de lui-même jouer (Knesset HaGuedola).
séif katan 8
- (ט) לומר לא"י לתקן - ס"ל דשמחת חתן וכלה עדיף יותר משאר סתם דבר מצוה וע"כ מותר האמירה אפילו בתיקון הכלי שיר דהוא מלאכה דאורייתא [ובבאור הגר"א כתב דדעה זו סברה כדעת המתירין לעיל ברע"ו ס"ב בכל מלאכה דאורייתא ע"י א"י לצורך מצוה וא"כ לדידן דסוברין להלכה כדעת רוב הפוסקים שאוסרין גם בזה אסור]:(9) Dire à un non-Juif de réparer – il (le Rema) pense que la joie du marié et de la mariée a plus d'importance que toute autre chose de mitsva ordinaire, et c'est pourquoi la demande est permise même pour la réparation de l'instrument de musique, qui est un travail de la Torah [et dans le Biour du Gaon de Vilna, il a écrit que cet avis suit l'opinion de ceux qui permettent, plus haut au siman 276, séif 2, tout travail de la Torah par un non-Juif pour les besoins d'une mitsva ; et s'il en est ainsi, pour nous, qui retenons en halakha l'avis de la plupart des décisionnaires qui interdisent même cela, c'est interdit].
séif katan 9
- (י) אבל בלא"ה - ר"ל בשאר שמחה של מצוה כגון בסעודת מילה או בשמחת תורה אסור אפילו לומר לא"י לנגן אם לא שבאין מעצמן או שהכינו אותם מע"ש ועיין בשו"ת מהרי"א ח"א סימן נ"ט שאוסר לנגן במנים ועוגב בשעת התפלה ע"י א"י ועיין בשו"ת ח"ס חלק ששי סימן פ"ו שהביא ראיות לאסור אף בחול לנגן בבהכ"נ בשעת התפלה ובפרט בשבת אין שום היתר:(10) Mais sans cela – cela veut dire que pour une autre réjouissance de mitsva, par exemple lors du repas de circoncision ou à Sim'hat Torah, il est interdit même de dire à un non-Juif de jouer, à moins qu'ils ne viennent d'eux-mêmes ou qu'on ne les ait engagés la veille de Chabbat. Et voir dans les responsa du Maharia, partie 1, siman 59, qui interdit de jouer des instruments à cordes et de l'orgue au moment de la prière par un non-Juif ; et voir dans les responsa du 'Hatam Sofer, sixième partie, siman 86, qui a apporté des preuves pour interdire, même en semaine, de jouer de la musique à la synagogue au moment de la prière ; et en particulier pendant le Chabbat, il n'y a aucune permission.
séif katan 10
- (יא) נהגו להקל - ר"ל האמירה לנגן בשאר שמחה של מצוה ובלבוש משמע דאסור כ"א בשמחת חתן וכלה ועא"ר שם:(11) On a l'usage d'être indulgent – cela veut dire : pour la demande de jouer lors d'une autre réjouissance de mitsva. Et du Levouch, il ressort que c'est interdit, sauf pour la joie du marié et de la mariée ; et vois dans l'Eliya Rabba là-bas.
séif katan 11
- (יב) לענין טפוח ורקוד - פי' כיון דמדינא י"א דהוי לן למישרי לנגן בזמנינו בכלי שיר דאין אנו בקיאין בעשייתן וליכא למיגזר שמא יתקן ולכן עכ"פ שרי האמירה לא"י לנגן ועיין במ"א שהסכים דעכ"פ אסור לומר לא"י לתקן הכלי שיר ואפילו משום כבוד חתן וכלה:(12) À propos de battre des mains et de danser – c'est-à-dire que, puisque selon la stricte loi certains disent qu'il nous faudrait permettre de jouer des instruments de musique à notre époque, car nous ne sommes pas experts dans leur fabrication et il n'y a pas lieu de décréter de peur qu'il ne répare, c'est pourquoi, de toute façon, la demande faite à un non-Juif de jouer est permise. Et voir dans le Maguen Avraham, qui approuve qu'en tout cas il est interdit de dire à un non-Juif de réparer l'instrument de musique, même en l'honneur du marié et de la mariée.
séif katan 12
- (יג) זוג המקשקש לשעות - ר"ל מורה השעות [שקורין זייגער] שעשוי להשמיע קול להודיע השעות:(13) Une cloche qui sonne les heures – cela veut dire l'indicateur des heures [appelé horloge (zeiguer)], qui est fait pour produire un son afin d'annoncer les heures.
séif katan 13
- (יד) מותר לערכו - היינו דלא חיישינן כשישמעו קולו יחשדוהו שהעריכו בשבת דהכל יודעין שדרכו להעריכו מאתמול:(14) Il est permis de la remonter – c'est-à-dire qu'on ne craint pas que, lorsqu'on entendra son son, on le soupçonne de l'avoir remontée pendant le Chabbat, car tout le monde sait que l'habitude est de la remonter dès la veille.
séif katan 14
- (טו) ולהכינו מבע"י - אבל בשבת לא מיבעיא דאם עמד דאסור להכינו שילך ואפילו רק בנענוע חוט הברזל שמתנענע ויש בזה איסור תורה לכמה פוסקים דהוי בכלל תיקון מנא אלא אפילו בעודו הולך אסור ג"כ למשוך המשקלות [או בטאשי"ן אוה"ר חוט המושך הגלגלים] שלא יפסוק הלוכו אם לא לצורך חולה הצריך לכך יש להתיר להעריכו בעודו הולך אם בקושי למצוא אינו יהודי לזה וע"י א"י יש להתיר להעריכו לצורך חולה אפילו כשנפסק הילוכו [אחרונים]. ודע עוד דאותן מורי שעות [שקורין טאשי"ן אוה"ר] שרגיל לפעמים כשעומד ונפסק מהלוכו הוא מנענעו במקצת וחוזר להלוכו צריך ליזהר שלא לנענעו בשבת:(15) Et de la préparer pendant qu'il fait encore jour – mais pendant le Chabbat, non seulement si elle s'est arrêtée il est interdit de la préparer pour qu'elle marche, même par le simple mouvement du fil de fer (le balancier) qui oscille — et il y a en cela un interdit de la Torah selon plusieurs décisionnaires, car c'est inclus dans la réparation d'un ustensile (tikoun mana) — mais même lorsqu'elle marche encore, il est aussi interdit de tirer les poids [ou, pour les montres de poche (tachen-our), le ressort qui entraîne les roues] afin que sa marche ne s'interrompe pas. Toutefois, pour les besoins d'un malade qui en a besoin, on peut permettre de la remonter pendant qu'elle marche, s'il est difficile de trouver un non-Juif pour cela ; et par un non-Juif, on peut permettre de la remonter pour les besoins d'un malade même lorsque sa marche s'est interrompue (A'haronim). Et sache encore que pour ces indicateurs d'heures [appelés montres de poche] que l'on a parfois l'habitude, lorsqu'elles s'arrêtent et que leur marche s'interrompt, de secouer un peu pour qu'elles reprennent leur marche, il faut faire attention à ne pas les secouer pendant le Chabbat.
séif katan 15
- (טז) ולא ירקד - ברגל להשמיע קול להבעית העופות:(16) Et ne doit pas danser – avec le pied, pour produire un son afin d'effrayer les oiseaux.
séif katan 16
- (יז) ויזרוק להם - לר"ה. ולהפוסקים דבזמן הזה ליכא ר"ה אפשר דשרי בכל זה דגזירה לגזירה היא וכ"ש לספק כף אל כף כלאחר יד בודאי שרי לכו"ע ואין לחוש שמא יטול צרור מאחר שיש לו היכר שאין מספק להדיא:(17) Et ne le leur lance – dans le domaine public. Et selon les décisionnaires pour qui à notre époque il n'y a pas de domaine public (au sens de la Torah), il est possible que tout cela soit permis, car c'est un décret (pour protéger) un autre décret ; et à plus forte raison, frapper une paume contre l'autre de façon inhabituelle est certainement permis selon tous, et on ne craint pas qu'il ne prenne un caillou, puisqu'il a un signe distinctif, du fait qu'il ne frappe pas de façon ordinaire.
séif katan 17
- (יח) אין שוחקים וכו' - שמגלגלין אותן ומכין זו את זו כדרך שמשחקין הנערות:(18) On ne joue pas, etc. – c'est-à-dire qu'on les fait rouler et qu'on les fait se heurter l'une l'autre, comme jouent les jeunes filles.
séif katan 18
- (יט) אשויי גומות - שיכין דרך לגלגל האגוז:(19) D'égaliser des creux – afin de préparer un chemin pour faire rouler la noix.
séif katan 19
- (כ) ע"ג שלחן וכו' - וה"ה ע"ג מחצלת או בגד או טבלא ולא גזרינן בכל זה אטו ע"ג קרקע דגזירה לגזירה היא אבל ע"ג קרקע אפילו היא מרוצפת דלא שייך אשויי גומות ג"כ אסור דקרקע בקרקע מיחלף וגזרינן אטו קרקע שאינו מרוצף:(20) Sur une table, etc. – et de même sur une natte, un vêtement ou une planche ; et on ne décrète pas dans tout cela à cause du sol, car ce serait un décret (pour protéger) un autre décret ; mais sur le sol, même s'il est pavé, où l'égalisation des creux ne s'applique pas, c'est aussi interdit, car on confond un sol avec un autre sol, et l'on décrète à cause du sol non pavé.
séif katan 20
- (כא) בעצמות וכו' - ונוהגין לעשותן של כסף שיהיו מיוחדין לשבת דאל"כ מחזי כעובדא דחול ומהר"א ששון חולק וס"ל כיון שאין תועלת בידיעת חכמת השחוק ההוא וה"ה כל מיני שחוק אסור ואף בחול יזהר משום מושב לצים וכמ"ש בסימן ש"ז סט"ז ועיין בברכי יוסף שהביא עוד בשם כמה גדולים שהחמירו בזה:(21) Aux osselets, etc. – et on a l'usage de les faire en argent, afin qu'ils soient réservés au Chabbat, car sinon cela ressemblerait à une activité profane (de semaine). Et le Maharam Sasson (Maharash Sasson) conteste, et pense que, puisqu'il n'y a aucune utilité à connaître la science de ce jeu, de même tout type de jeu est interdit ; et même en semaine il faut s'en garder, à cause de l'interdit de « l'assemblée des moqueurs » (Psaumes 1, 1), comme il est écrit au siman 307, séif 16. Et voir dans le Birkei Yossef, qui a encore rapporté au nom de plusieurs grands (Sages) qu'ils ont été rigoureux en cela.
séif katan 21
- (כב) בתם ובחסר - פי' גרא"ד או או"ם גרא"ד בל"א:(22) « Pair et impair » – c'est-à-dire ce qu'on appelle en langue allemande (yiddish) « grad » ou « oumgrad » (pair ou impair).
séif katan 22
- (כג) שמא ימלא - מתוך שממלאים בלא טורח:(23) De peur qu'il n'en remplisse – du fait qu'on remplit sans effort.
séif katan 23
- (כד) ויש אומרים וכו' - כתב א"ר דכן עיקר:(24) Et certains disent, etc. – l'Eliya Rabba a écrit que c'est l'essentiel (l'avis retenu).
séif katan 24
- (כה) אסור לשלשלם - דטורח שלא לצורך שבת הוא הא פירות לצורך היום שרי שלא יטנפו בגשמים [פמ"ג]:(25) Il est interdit de les descendre – car c'est un effort qui n'est pas pour les besoins du Chabbat ; mais des fruits pour les besoins du jour, c'est permis de les descendre, afin qu'ils ne soient pas salis par la pluie (Peri Megadim).
séif katan 25
- (כו) מותר לכסותן - הנה ביש"ש החמיר בזה והביאו המ"א אבל הא"ר וש"א הוכיחו מהגמרא דמותר:(26) Il est permis de les couvrir – le Yam Chel Chlomo est rigoureux en cela, et le Maguen Avraham l'a rapporté ; mais l'Eliya Rabba et d'autres A'haronim ont prouvé d'après la Guemara que c'est permis.
séif katan 26
- (כז) שהם מוקצים - כגון שהן סדורות ועומדות לבנין וכנ"ל בסימן ש"ח סי"ז:(27) Qui sont mouktsé – par exemple si elles sont rangées et destinées à la construction, comme il a été dit plus haut, au siman 308, séif 17.
séif katan 27
- (כח) מותר לכסותן - אבל אסור לטלטלן ממקומן אף שאין לו במה לכסות [מ"א בסימן של"ד סק"ג]:(28) Il est permis de les couvrir – mais il est interdit de les déplacer de leur place, même s'il n'a rien avec quoi les couvrir (Maguen Avraham, au siman 334, séif katan 3).
séif katan 28
- (כט) תחת הדלף - שדולף דרך התקרה וכיוצא בזה:(29) Sous une gouttière – qui goutte à travers le plafond, et ce qui est semblable.
séif katan 29
- (ל) לרחיצה - דאין על המטר היורד שם מוקצה או נולד ויכול לשתותו או לרחוץ ממנו וה"ה אם הוא ראוי רק לשתיית בהמה:(30) À se laver – car la pluie qui tombe là n'est pas soumise à l'interdit de mouktsé ou de nolad (chose nouvellement apparue), et il peut la boire ou s'en laver ; et de même si elle n'est propre qu'à abreuver une bête.
séif katan 30
- (לא) אסור משום שאין וכו' - פי' אין עושין דבר שימאס על סמך שיהיה מותר אח"כ להוציאו כגרף של רעי ואם אפילו יתרצה שישאר כך ולא יזיזנו ממקומו ג"כ אסור כמו שכתבו הפוסקים ועיין בבה"ל:(31) C'est interdit, car on ne, etc. – c'est-à-dire qu'on ne fait pas une chose qui deviendra répugnante, en comptant sur le fait qu'il sera ensuite permis de l'évacuer comme un pot de chambre ; et même s'il accepte que cela reste ainsi et ne le déplace pas de sa place, c'est aussi interdit, comme l'ont écrit les décisionnaires. Et voir dans le Biour Halakha.
séif katan 31
- (לב) מותר וכו' - היינו אף קודם שנתמלא [א"ר]:(32) Il est permis, etc. – c'est-à-dire même avant qu'il ne soit rempli (Eliya Rabba).
séif katan 32
- (לג) לטלטלו וכו' - ודוקא כשהוא נתון במקום שישיבתו קבועה שם דמאוס עליו והוי כגרף של רעי שהתירו לטלטלו להוציאו לאשפה מפני כבודו אם הוא עומד במקום שישיבתו קבועה שם וכנ"ל בסימן ש"ח סל"ד ע"ש:(33) De le déplacer, etc. – et cela seulement lorsqu'il est placé à un endroit où il séjourne habituellement (une pièce d'habitation), car cela lui répugne, et c'est comme un pot de chambre, qu'on a permis de déplacer pour l'emporter au tas d'ordures par égard pour sa dignité, s'il se trouve à l'endroit où il séjourne habituellement, comme il a été dit plus haut, au siman 308, séif 34 ; vois là-bas.
séif katan 33