Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 334 →- (א) יכול להציל וכו' - עיין לקמן בסי"א דלהציל מבית לחצר שלו י"א דיכול להוציא כל מה שירצה:(1) Il peut sauver, etc. – voir plus loin, au séif 11, que pour sauver des objets d'une maison vers sa propre cour, certains disent qu'il peut sortir tout ce qu'il veut.
séif katan 1
- (ב) ובשחרית מזון וכו' - הב"ח כתב דאם הוא לאחר חצות אפילו אם עדיין לא אכל אין מציל כ"א מזון סעודה אחת ובפמ"ג מפקפק בזה:(2) Et le matin, la nourriture, etc. – le Ba'h a écrit que s'il est après la mi-journée ('hatsot), même s'il n'a pas encore mangé, il ne sauve que la nourriture d'un seul repas ; et le Peri Megadim émet un doute à ce sujet.
séif katan 2
- (ג) שהדליקה בו - ר"ל וע"כ ודאי בהול ואי שרית ליה אתי לכבויי. והנה כאן אסרינן להציל כדי שלא יכבה וגבי מת מתירין להצילו כדי שלא יכבה כמ"ש רסי' שי"א כתבו התוספות דבמת אדם בהול עליו טפי ולכך הוצרכו להתיר כדי שלא יכבה במזיד אבל כאן דאין אדם בהול כ"כ ואפילו אם לא נתיר לו לא יבוא לכבות במזיד ואם נתיר לו חיישינן שמא מתוך טרדתו ישכח ויכבה את הדליקה:(3) Où se trouve l'incendie – c'est-à-dire : par conséquent il est certainement affolé, et si on lui permettait de sauver, il en viendrait à éteindre. Or voici qu'ici nous interdisons de sauver afin qu'il n'éteigne pas, alors que pour un mort on permet de le sauver afin qu'il n'éteigne pas, comme il est écrit au début du siman 311. Les Tossefot ont écrit que pour un mort l'homme est davantage affolé, c'est pourquoi on a dû permettre de le sauver, afin qu'il n'éteigne pas délibérément ; mais ici, où l'homme n'est pas si affolé, même si on ne le lui permet pas, il n'en viendra pas à éteindre délibérément ; et si on le lui permet, on craint que, dans son agitation, il oublie que c'est Chabbat et éteigne l'incendie.
séif katan 3
- (ד) הקרובים - שאינם בהולים כ"כ [ועיין בספר נזר ישראל שהביא בשם שלחן עצי שטים שכתב דלפי מה שמבואר לקמן בסכ"ו בהג"ה דבזה"ז שאנו שרויין בין הא"י ויש חשש סכנת נפשות דמותר לכבות ממילא מותרין אפילו באותו בית שהדליקה שם להציל אוכלין כמה שירצו וה"ה דברים המוקצים וכמו שהדין בבית השכנים כיון דאין לגזור שמתוך שיהיה בהול יבוא לכבות דהרי בזה"ז מותר לכבות ואין זה מוכרח דאפשר שמתוך בהילתו יבוא לידי שאר מלאכות להוצאה בר"ה וכדומה וכענין שאמרו שם בגמרא קי"ז ע"ב גבי נשברה לו חבית בראש גגו ע"ש ומ"מ אין למחות ביד המקילין דלדעת הט"ז המובא בסק"ב משמע ג"כ דבהצלת מעות מותר לדעת בעל התרומות אם אין עובר עי"ז איסור דאורייתא וכן באו"ה אף דבנ"א מפקפק מאד על דבריו ע"ש] וכתב הח"א ואפשר דלפ"ז גם אחרים חוץ מבעה"ב ואשתו ובניו מהבית שהדליקה בו שהם בהולים אבל אנשים אחרים שאינם בהולים כ"כ מותר להם להציל בשבילו ואפילו מעות דאין בו אלא איסור מוקצה [והיינו כדעת היש מתירין שהובא בסמוך] אבל אסור לטלטל בשבילו לכרמלית עכ"ל:(4) Les proches (les voisins) – qui ne sont pas si affolés. [Et voir le livre Nezer Israël, qui rapporte au nom du Choul'han Atsé Chittim que, d'après ce qui est expliqué plus loin, au séif 26, dans la glose du Rema, qu'à notre époque, où nous vivons parmi les non-Juifs et où l'on craint un danger de mort, il est permis d'éteindre, il en découle qu'il est permis, même dans la maison où se trouve l'incendie, de sauver des aliments autant qu'on veut, et de même des objets mouktsé (interdits de manipulation le Chabbat), comme c'est la règle dans la maison des voisins ; puisqu'il n'y a pas lieu de décréter que, étant affolé, il en viendra à éteindre, car à notre époque il est permis d'éteindre. Mais ce n'est pas impératif, car il se peut que, dans son affolement, il en vienne à d'autres travaux, comme le transport dans le domaine public et autres choses semblables, à l'instar de ce qu'on a dit là, dans la Guemara (Chabbat 117b), à propos de celui dont un tonneau s'est brisé sur le haut de son toit (voir là-bas). Néanmoins, il n'y a pas lieu de protester contre ceux qui sont indulgents, car selon l'avis du Taz cité au séif katan 2, il ressort aussi que sauver de l'argent est permis selon l'avis de l'auteur de la Terouma, si l'on ne transgresse pas par là un interdit de la Torah, et de même dans l'Issour veHeter, bien que le Nichmat Adam émette de sérieux doutes sur ses propos (voir là-bas).] Et le 'Hayé Adam a écrit : il se peut que, selon cela, les autres aussi puissent sauver : hormis le maître de maison, sa femme et ses enfants, de la maison où se trouve l'incendie, qui sont affolés, les autres personnes, qui ne sont pas si affolées, ont le droit de sauver pour lui, même de l'argent, car il n'y a là qu'un interdit de mouktsé [c'est-à-dire selon l'avis de « certains permettent », cité juste après] ; mais il est interdit de déplacer des objets pour lui vers un karmelit (domaine intermédiaire). Fin de citation.
séif katan 4
- (ה) יש מתירים - היינו דוקא בבית אחר שאינם בהולים ולא בבית הדליקה וכנ"ל בס"א:(5) Certains permettent – c'est-à-dire uniquement dans une autre maison, où ils ne sont pas affolés, et non dans la maison de l'incendie, comme il est dit plus haut, au séif 1.
séif katan 5
- (ו) לטלטל וכו' - טעמם דלמדו מהא דהתירו למי שהחשיך בדרך להוליך כיסו פחות מד"א כדי שלא יעשה איסור חמור ממנו ויוליך אותם להדיא ה"ה נמי בכאן התירו איסור טלטול מוקצה כדי שלא יבוא לכבות הדליקה וגם גבי אנסים התירו כדי שלא יבוא להוציא אותם לר"ה להדיא וטעם האוסרים דס"ל דדוקא במי שהחשיך בדרך הוא שהתירו לו כדי שלא יעשה איסורא רבה אבל באנסים ליכא למיחש למידי דלהוצאה ליכא למיחש שודאי לא יוציאנה בפני האנסים שמתיירא להראות להם וגם גבי דליקה ליכא למיחש לשמא יכבה כיון שהדליקה עדיין בבית אחרים ואינו בהול עליהם טובא כמ"ש ס"א ועיין בב"ח שהכריע כהמתירין [והעתיקו כמה אחרונים את דבריו] משום דאיכא למיחש כיון דאין אדם מעמיד עצמו על ממונו אי לא נתיר לו יחשוב בעצמו בין כך ובין כך אני עושה איסור ואתי להטמינם בקרקע ע"י חפירה ויעשה איסור דאורייתא ואיתא בספר מהרי"ל בשם מהר"ש והביאו בא"ר דבשעת הזעם שמתיראין שהאנסים יבואו ויחטפו את אשר לו מותר לישראל לטלטל מעותיו ואפילו מחוץ לעירוב ע"ש ועיין לעיל בסימן ש"א סל"ג בהג"ה ובט"ז ובמ"א ופמ"ג שם דאין מותר כ"א כשנושאן שלא כדרך הוצאה דהיינו בין בגדו לבשרו וכה"ג:(6) Déplacer, etc. – Leur raison : ils l'ont appris de ce qu'on a permis à celui que la nuit du Chabbat a surpris en chemin de porter sa bourse par étapes de moins de quatre coudées, afin qu'il ne commette pas un interdit plus grave que celui-ci en la portant directement ; de même ici aussi, on a permis l'interdit de déplacer du mouktsé afin qu'il n'en vienne pas à éteindre l'incendie ; et de même, au sujet des brigands (des oppresseurs), on a permis afin qu'il n'en vienne pas à sortir ses biens directement dans le domaine public. Et la raison de ceux qui interdisent : ils estiment que c'est uniquement à celui que la nuit a surpris en chemin qu'on a permis, afin qu'il ne commette pas un grave interdit ; mais pour les brigands il n'y a rien à craindre : quant au transport, il n'y a pas à le craindre, car il ne la sortira certainement pas devant les brigands, puisqu'il a peur de la leur montrer ; et pour l'incendie non plus il n'y a pas à craindre qu'il éteigne, puisque l'incendie est encore dans la maison d'autrui et qu'il n'est pas très affolé à leur sujet, comme il est écrit au séif 1. Et voir le Ba'h, qui a tranché comme ceux qui permettent [et plusieurs A'haronim ont recopié ses propos], car il y a lieu de craindre, puisque l'homme ne se retient pas face à la perte de son argent : si on ne le lui permet pas, il pensera en lui-même : « de toute façon je commets un interdit », et il en viendra à les enfouir dans le sol en creusant, et commettra un interdit de la Torah. Et il est rapporté dans le livre du Maharil au nom du Maharach, et l'Eliya Rabba l'a cité, qu'en temps de fureur (de persécution), où l'on craint que les brigands viennent et s'emparent de ce qui lui appartient, il est permis à un Juif de déplacer son argent, même hors de l'érouv (voir là-bas). Et voir plus haut, siman 301, séif 33, dans la glose du Rema, ainsi que le Taz, le Maguen Avraham et le Peri Megadim là-bas : ce n'est permis que s'il les porte d'une manière inhabituelle de transport, c'est-à-dire entre son vêtement et sa chair, et de façon semblable.
séif katan 6
- (ז) דבמקום פסידא וכו' - וכ"ז דוקא מפני הדליקה או הליסטים שבהול הרבה אבל אם ירדו גשמים על סחורה המוקצה ודאי אסור לטלטל ע"י ישראל [כ"כ מ"א ותו"ש וכן משמע בהגר"א]:(7) Qu'en cas de perte, etc. – Et tout cela uniquement à cause de l'incendie ou des bandits, devant lesquels on est très affolé ; mais si la pluie tombe sur une marchandise mouktsé, il est certainement interdit de la déplacer par un Juif [ainsi l'ont écrit le Maguen Avraham et le Tosefet Chabbat, et c'est ce qui ressort aussi du Gaon de Vilna].
séif katan 7
- (ח) יש מי שאוסר - הוא דעת הרשב"א ועיין לעיל בסימן ש"ז ס"ה סתם שם המחבר כדעה הראשונה ששנאה בסתמא כדעת הרמב"ם דאיסור שבות מותר ע"י א"י במקום שהוא צריך לדבר צורך הרבה ועיין שם במסקנת המ"א דדוקא במקום שיש הפסד גדול:(8) Il y a un avis qui interdit – c'est l'avis du Rachba. Et voir plus haut, siman 307, séif 5 : l'auteur (Rabbi Yossef Karo) y a tranché sans précision comme le premier avis, qu'il a énoncé anonymement, selon l'avis du Rambam : un interdit de chevout (interdit rabbinique) est permis par l'intermédiaire d'un non-Juif lorsqu'on a grandement besoin de la chose ; et voir là-bas la conclusion du Maguen Avraham : uniquement en cas de grande perte.
séif katan 8
- (ט) וע"ל סימן ש"ז סי"ט - היינו דשם סתם המחבר בדעה הראשונה דמותר לומר כל המציל אינו מפסיד אע"פ שממילא מבין הא"י:(9) Et voir plus haut, siman 307, séif 19 – c'est-à-dire que là, l'auteur a tranché sans précision selon le premier avis : il est permis de dire « quiconque sauve ne sera pas perdant », bien que de ce fait le non-Juif comprenne l'allusion.
séif katan 9
- (י) הציל פת - ואפילו הציל הוא פת הרבה רשאים בני ביתו ג"כ להציל כ"א מזון ג' סעודות אף שיכולים לאכול משלו דלכל חד התירו להציל ג' סעודות וכ"כ הרב"י דאפילו יש לו מה יאכל רשאי להציל [מ"א] וכן אפי' מתענה בשבת ת"ח רשאי להציל דלא חלקו חז"ל [תו"ש]:(10) Il a sauvé du pain – et même si lui-même a sauvé beaucoup de pain, les membres de sa maison ont aussi le droit de sauver chacun la nourriture de trois repas, bien qu'ils puissent manger de la sienne, car on a permis à chacun de sauver trois repas. Et ainsi l'a écrit le Rav Beit Yossef : même s'il a de quoi manger, il a le droit de sauver [Maguen Avraham]. Et de même, même celui qui jeûne le Chabbat un jeûne pour un mauvais rêve (ta'anit 'halom) a le droit de sauver, car nos Sages n'ont pas fait de distinction [Tosefet Chabbat].
séif katan 10
- (יא) פת הדראה - דאין כאן שייכות ערמה לומר פת הדראה ניחא לי:(11) Du pain grossier (pat hadraa, pain de son) – car il n'y a pas ici de ruse possible consistant à dire : « le pain grossier me convient ».
séif katan 11
- (יב) שרי - מפני שיכול לומר מחמת בהילותי שכחתי ולקחתי פת הדראה אבל באמת אני רוצה לאכול פת נקיה ואפילו לכתחלה יכול להציל פת הדראה ואח"כ נקיה. וה"ה בשר ודגים או שאר שני מינים אפי' אם הציל כבר מין אחד יכול לומר במין השני אני חפץ [אחרונים]:(12) C'est permis – car il peut dire : « dans mon affolement, j'ai oublié et j'ai pris du pain grossier, mais en vérité je veux manger du pain fin » ; et même lekhat'hila (a priori) il peut sauver du pain grossier et ensuite du fin. Et de même pour de la viande et du poisson, ou deux autres espèces : même s'il a déjà sauvé une espèce, il peut dire : « c'est la seconde espèce que je désire » [A'haronim].
séif katan 12
- (יג) מיום הכיפורים לשבת - דהא ביום השבת לא יוכל להכין משא"כ משבת ליו"ט דהא יוכל להכין ביו"ט גופא וכן משבת ליוה"כ וכגון שחל יוה"כ באחד בשבת ג"כ אסור דהא לא אכיל עד לאורתא במוצאי יוה"כ ולאורתא ליטרח וליתי ואע"ג דלא מקלע לדידן יוה"כ ושבת סמוכים להדדי כתב השו"ע זה הסעיף לאשמועינן דאם יוה"כ חל ביום ה' ויודע שלא ימצא לקנות על השבת ביום וי"ו מצילין:(13) De Yom Kippour pour Chabbat – car le jour du Chabbat il ne pourra pas préparer ; ce qui n'est pas le cas de Chabbat pour Yom Tov, car il pourra préparer pendant le Yom Tov lui-même ; et de même de Chabbat pour Yom Kippour, par exemple lorsque Yom Kippour tombe le dimanche, c'est également interdit, car il ne mangera qu'au soir, à la sortie de Yom Kippour, et le soir il peut se donner la peine d'apporter à manger. Et bien que, chez nous, Yom Kippour et Chabbat ne tombent pas l'un à côté de l'autre, le Choul'han Aroukh a écrit ce séif pour nous apprendre que si Yom Kippour tombe le jeudi et qu'il sait qu'il ne trouvera pas à acheter pour le Chabbat le vendredi, on sauve la nourriture.
séif katan 13
- (יד) מזון סעודה אחת - מפני הסכנה שיתענו עוד כשלא יזדמן להם מה לאכול ומ"מ בשבת לא רצו להתיר מה"ט למוצאי יוה"כ דחמירא:(14) La nourriture d'un seul repas – à cause du danger qu'ils continuent à jeûner s'ils ne trouvent rien à manger ; néanmoins, le Chabbat, on n'a pas voulu permettre pour cette raison de sauver pour la sortie de Yom Kippour, car le Chabbat est plus grave.
séif katan 14
- (טו) לחולה ולזקן וכו' - דלא חלקו חכמים בשיעור ג"ס בין להקל בין להחמיר:(15) Pour un malade et un vieillard, etc. – car les Sages n'ont pas fait de distinction dans la mesure de trois repas, ni pour alléger ni pour aggraver.
séif katan 15
- (טז) פירש טליתו - ואפילו אם היה המזון בכמה כלים ומערה אותן לתוך הטלית שרי אבל להניח הרבה כלים מלאים תוך הטלית ולהוציאם בבת אחת אסור כיון שהם כלים מחולקים:(16) Il a étendu son tallit (son manteau) – et même si la nourriture était dans plusieurs récipients et qu'il les vide dans le tallit, c'est permis ; mais mettre de nombreux récipients pleins dans le tallit et les sortir en une seule fois est interdit, puisque ce sont des récipients distincts.
séif katan 16
- (יז) כגון כוסות וקיתוניות - וה"ה שאר כלים הצריכים לו לצורך סעודותיו כגון כפות וסכינים וכדומה [פמ"ג]:(17) Par exemple des coupes et des cruches – et de même les autres ustensiles dont il a besoin pour ses repas, comme des cuillères, des couteaux et semblables [Peri Megadim].
séif katan 17
- (יח) וחוזר ולובש - והא דלא שרינן באוכלין ומשקין לחזור ולהוציא משום דהתם חיישינן שמא ישכח שבת ויכבה אבל הכא כיון שלא התירו אלא דרך לבישה רמי אנפשיה ומדכר ואה"נ דלהוציא מלבושים בידו אין מותר כ"א מה שצריך לו לאותו יום כאוכלין ומשקין:(18) Et il revient et revêt – Si nous ne permettons pas, pour les aliments et les boissons, de revenir et de sortir encore, c'est parce que là on craint qu'il oublie le Chabbat et éteigne ; mais ici, puisqu'on n'a permis que par voie d'habillement, il y prête attention et s'en souvient. Et effectivement, pour sortir des vêtements à la main, il n'est permis que ce dont il a besoin pour ce jour-là, comme pour les aliments et les boissons.
séif katan 18
- (יט) ויש מי שאומר וכו' - והלכה כדעה קמייתא:(19) Et il y a un avis selon lequel, etc. – et la halakha est conforme au premier avis.
séif katan 19
- (כ) בואו והצילו לכם - אבל אין יכול לבקשם שיצילו בשבילו דלא הותר לו כ"א ג' סעודותיו הצריכים לו לשבת וכתב בח"א דאפשר דמעצמם יכולים להציל בשבילו אפילו יותר מג' סעודות והא דלא התיר בשו"ע להם כ"א ג' סעודות היינו דוקא כשהם מצילין בשביל עצמם:(20) Venez et sauvez pour vous – mais il ne peut pas leur demander de sauver pour lui, car il ne lui a été permis que ses trois repas dont il a besoin pour le Chabbat. Et le 'Hayé Adam a écrit qu'il se peut que, d'eux-mêmes, ils puissent sauver pour lui même plus de trois repas ; et si le Choul'han Aroukh ne leur a permis que trois repas, c'est uniquement lorsqu'ils sauvent pour eux-mêmes.
séif katan 20
- (כא) ויכולים ללבוש וכו' - ובזה יכול לומר בואו והצילו עמי דהיינו בשבילי דבמזונות משום דלא חזי ליה כ"א ג"ס לכך הוכרח לומר הצילו לכם משא"כ בלבושין דקחזי ליה לכולי יומא [גמרא] ומש"כ ואם רוצים וכו' אמזון קאי ופשוט דגם הם יכולים לפשוט ולחזור וללבוש ולהוציא כמותו:(21) Et ils peuvent revêtir, etc. – Dans ce cas, il peut dire : « venez et sauvez avec moi », c'est-à-dire pour moi ; car pour la nourriture, puisqu'il ne lui revient que trois repas, il a dû dire « sauvez pour vous », ce qui n'est pas le cas des vêtements, qui lui servent toute la journée [Guemara]. Et ce qu'il a écrit, « et s'ils veulent, etc. », se rapporte à la nourriture ; et il est évident qu'eux aussi peuvent ôter, revêtir de nouveau et sortir, comme lui.
séif katan 21
- (כב) כיון שאמר הצילו לכם - אבל אי לא אמר הצילו לכם לא הוי הפקר שהיה יכול לומר אני הייתי ממציא לי אנשים ישראלים שהיו מצילים לעצמם ומחזירים לי גם שהייתי יכול להציל ע"י א"י כמ"ש סכ"ו:(22) Puisqu'il a dit « sauvez pour vous » – mais s'il n'avait pas dit « sauvez pour vous », ce ne serait pas un abandon (hefker), car il aurait pu dire : « je me serais procuré des Juifs qui auraient sauvé pour eux-mêmes et me l'auraient rendu », et aussi : « j'aurais pu sauver par l'intermédiaire d'un non-Juif », comme il est écrit au séif 26.
séif katan 22
- (כג) ואם אינם רוצים לזכות - מפני שיודעים שלא מרצונו הפקירו:(23) Et s'ils ne veulent pas acquérir – parce qu'ils savent que ce n'est pas de son plein gré qu'il l'a abandonné.
séif katan 23
- (כד) ולא הוי שכר שבת - דמעיקרא לאו אדעתא דשכר פעולה נחתי ומהפקירא קזכו. אם החזירו לו ואח"כ מבקשים שכר בחול בודאי צריך לשלם לו אבל בשבת יש סברא לומר דהוא שכר שבת אחרי שכבר החזיר לו מעצמו שוב לא יכול לומר מהפקירא קזכינא לעצמי וכשנוטל שכר שבת הוא נוטל עיין במ"א מש"כ בזה בשם שלטי הגבורים ועיין בא"ר שמפקפק עליו. והנה על מה שכתב השו"ע דזוכה מן ההפקר כתב המ"א עיין בח"מ סימן רנ"ט וסי' שס"ח דדינא דמלכותא דלא מהני יאוש ואפשר דהכא שאני כיון שאמר הצילו לכם. איתא בגמרא דחסיד לא יטול שכר דיש לו לוותר משלו בכל דבר שיש בו נדנוד עבירה:(24) Et ce n'est pas un salaire du Chabbat – car dès le départ ils ne sont pas intervenus en vue d'un salaire pour leur travail, et c'est de l'abandonné qu'ils acquièrent. S'ils le lui ont rendu et qu'ensuite ils demandent un salaire, en semaine, il doit certainement les payer ; mais le Chabbat, il y a un raisonnement pour dire que c'est un salaire du Chabbat : après qu'il (le sauveteur) le lui a rendu de lui-même, il ne peut plus dire « j'ai acquis de l'abandonné pour moi-même », et lorsqu'il prend un salaire, c'est un salaire du Chabbat qu'il prend. Voir le Maguen Avraham, ce qu'il a écrit à ce sujet au nom du Chilté HaGuiborim, et voir l'Eliya Rabba, qui émet un doute à son sujet. Et sur ce qu'a écrit le Choul'han Aroukh, qu'il acquiert de l'abandonné, le Maguen Avraham a écrit : voir 'Hochen Michpat, siman 259 et siman 368, que là où la loi du royaume l'exige, l'abandon d'espoir (yeoucha) n'a pas d'effet ; et peut-être qu'ici c'est différent, puisqu'il a dit « sauvez pour vous ». Il est rapporté dans la Guemara qu'un homme pieux ('hassid) ne prendra pas de salaire, car il doit renoncer à son dû en toute chose où il y a un soupçon de transgression.
séif katan 24
- (כה) כל הצלה וכו' - היינו בין הצלה דמזון ג' סעודות וכלי תשמישיו ובין הצלה דמלבושים ואע"ג דפסק לעיל בסימן ש"א סל"ו דמותר לצאת בשני מלבושים זה ע"ג זה משום דדרך מלבוש הוא הכא כיון דבהצלה קעסיק חיישינן טפי דמינשי שהוא שבת ויבוא לכבות והיש מקילין לא ס"ל האי סברא דנחמיר במלבושים בזה טפי מבעלמא ולהכי מקילין ואמלבושין קיימי אבל לענין מזון ג' סעודות או כלי תשמישין גם הם ס"ל דדוקא למעורבת שרי והמלבושים שמתירין דוקא כשהוא לובש אותם דרך מלבוש אבל כשהוא נושא אותם בידו לא עדיפי משאר כלים:(25) Tout sauvetage, etc. – c'est-à-dire aussi bien le sauvetage de la nourriture de trois repas et de ses ustensiles que le sauvetage de vêtements. Et bien qu'il ait tranché plus haut, siman 301, séif 36, qu'il est permis de sortir avec deux vêtements l'un sur l'autre, parce que c'est une manière de se vêtir, ici, puisqu'il est occupé à sauver, on craint davantage qu'il oublie que c'est Chabbat et en vienne à éteindre. Et ceux qui sont indulgents n'adoptent pas ce raisonnement, selon lequel on serait ici plus rigoureux pour les vêtements qu'ailleurs, c'est pourquoi ils sont indulgents ; et ils parlent des vêtements ; mais pour la nourriture de trois repas ou les ustensiles, eux aussi estiment que ce n'est permis que vers une cour munie d'un érouv. Et les vêtements qu'ils permettent, c'est uniquement lorsqu'il les porte à la manière d'un vêtement ; mais lorsqu'il les porte à la main, ils ne valent pas mieux que les autres objets.
séif katan 25
- (כו) אף לשאינה מעורבת - וה"ה דאפילו לר"ה שרי כיון שנושאם כדרך מלבוש. והנה הב"ח פסק כדעה הראשונה אבל כל האחרונים פסקו כדעה זו:(26) Même vers une cour sans érouv – et de même, même vers le domaine public c'est permis, puisqu'il les porte à la manière d'un vêtement. Le Ba'h a tranché selon le premier avis, mais tous les A'haronim ont tranché selon cet avis-ci.
séif katan 26
- (כז) אבל לבית אחר וכו' - ר"ל דכיון שהוא מקורה אינו דומה כלל לר"ה ולית בזה גזירה שמא יוציא לר"ה ואע"ג דבגמרא נזכר הטעם דשמא מתוך טרדת הצלה יבוא לכבות ס"ל לדעה ראשונה דמ"מ לא גזרינן בזה רק היכא דאיכא חשש הוצאה ג"כ:(27) Mais vers une autre maison, etc. – c'est-à-dire que, puisqu'elle est couverte, elle ne ressemble pas du tout au domaine public, et il n'y a pas là de décret de peur qu'il sorte vers le domaine public. Et bien que la Guemara mentionne la raison « de peur que, dans l'agitation du sauvetage, il en vienne à éteindre », le premier avis estime que néanmoins on ne décrète dans ce domaine que là où il y a aussi une crainte de transport.
séif katan 27
- (כח) שאינה צריכה עירוב - ר"ל שאין בה דיורין ודמי כבית אחד שנפל בה דליקה שמותר להוציא מחדר לחדר לכו"ע ולא גזרו בזה:(28) Qui n'a pas besoin d'érouv – c'est-à-dire qu'elle n'a pas plusieurs habitants, et elle est comparable à une seule maison où un incendie s'est déclaré, où il est permis selon tous les avis de sortir des objets d'une pièce à l'autre, et on n'a pas décrété dans ce cas.
séif katan 28
- (כט) וי"א שאין חילוק - ס"ל כיון דהטעם שמא ישכח ויבוא לכבות מה לי חצר ומה לי בית ומה לי אם החצר הוא של רבים או חצר שלו. ולמעשה כיון שהוא מלתא דרבנן אפשר שיש לסמוך להקל:(29) Et certains disent qu'il n'y a pas de distinction – ils estiment que, puisque la raison est « de peur qu'il oublie et en vienne à éteindre », quelle différence y a-t-il entre une cour et une maison, et quelle différence si la cour appartient à plusieurs ou si c'est sa propre cour ? En pratique, puisque c'est une question d'ordre rabbinique, il se peut qu'on puisse s'appuyer sur le premier avis pour être indulgent.
séif katan 29
- (ל) כל כתבי הקודש - היינו תנ"ך וגמרא וכל הספרים. ותורה שבכתב קודמת להציל לתורה שבע"פ ואפילו תורה שבע"פ מושאלים או מושכרים לו ואם לא יציל לתורה שבע"פ יצטרך לשלם לבעליהם אפ"ה תורה שבכתב קודם [א"ר בשם ס"ח]. והצלת המת קודם לספרים [שם]:(30) Tous les Écrits saints – c'est-à-dire le Tanakh, la Guemara et tous les livres. La Torah écrite a priorité pour le sauvetage sur la Torah orale ; et même si les livres de Torah orale lui sont prêtés ou loués, et que, s'il ne sauve pas la Torah orale, il devra payer leurs propriétaires, malgré tout la Torah écrite a priorité [Eliya Rabba au nom du Séfer 'Hassidim]. Et le sauvetage du mort a priorité sur les livres [ibid.].
séif katan 30
- (לא) מצילין האידנא - הא דנקט בלשון האידנא משום דרצה לסיים אפילו כתובים בכל לשון וכו' וביאור הדבר דהנה מצד הדין תורה שבכתב אין כותבין אלא כתב אשורית [הוא הכתב של ס"ת] ובלשה"ק ותורה שבע"פ [היינו הש"ס וכל הספרים] אסור לכתוב אלא קורין אותם בע"פ ואם שינה הן תורה שבכתב שכתבו שלא כדין בכתבו או בלשונו או אם כתב שבע"פ אין קורין בהם וגם אין מצילין אותם בשבת מפני הדליקה דאסור לטלטלם כלל אבל האידנא דבציר ליבא כי נתמעט הדעת והזכרון הותר לכתוב תורה שבע"פ כדי שלא ישתכחו וגם בכל כתב ולשון וגם תורה שבכתב בכל לשון ובכל כתב כדי שיבינו כל העם את דברי התורה כי אין הכל בקיאין בלשון הקודש וסמכו כל זה על מה דכתיב עת לעשות לה' הפרו תורתך ולכן קורין בהן ומצילין אותן מפני הדליקה בשבת. וספרים שלנו שכתובים בלשונם של כותים ונמצא אצלם יש להסתפק אם טעונים גניזה דהא לא שרי לכתוב בלשון אחר ובכתב אחר אלא משום עת לעשות לה' ולהם מי התיר ועיין במ"א שהאריך עוד בזה:(31) On sauve aujourd'hui – S'il emploie l'expression « aujourd'hui », c'est parce qu'il voulait conclure : « même écrits dans n'importe quelle langue, etc. ». L'explication de la chose : selon la stricte loi, la Torah écrite ne s'écrit qu'en écriture assyrienne [c'est l'écriture du Séfer Torah] et en langue sainte ; et la Torah orale [c'est-à-dire le Chass (le Talmud) et tous les livres], il est interdit de l'écrire : on la récite de mémoire. Si l'on a dérogé — que ce soit la Torah écrite, écrite de façon non conforme dans son écriture ou dans sa langue, ou si l'on a écrit la Torah orale —, on n'y lit pas, et on ne les sauve pas non plus le Chabbat devant l'incendie, car il est interdit de les déplacer du tout. Mais aujourd'hui, où le cœur s'est amoindri, car l'intelligence et la mémoire ont diminué, il a été permis d'écrire la Torah orale afin qu'elle ne soit pas oubliée, et aussi en toute écriture et toute langue ; et aussi la Torah écrite, en toute langue et toute écriture, afin que tout le peuple comprenne les paroles de la Torah, car tous ne connaissent pas la langue sainte. Ils ont fondé tout cela sur ce qui est écrit : « Il est temps d'agir pour Hachem, ils ont annulé Ta Torah » (Psaumes 119, 126). C'est pourquoi on y lit et on les sauve de l'incendie le Chabbat. Quant à nos livres écrits dans la langue des Couthéens (des non-Juifs) et qui se trouvent chez eux, il y a lieu de douter s'ils nécessitent la guenisa (dépôt respectueux des textes saints), car il n'a été permis d'écrire en une autre langue et une autre écriture qu'en vertu de « il est temps d'agir pour Hachem » ; et à eux, qui l'a permis ? Et voir le Maguen Avraham, qui s'est encore étendu à ce sujet.
séif katan 31
- (לב) ואפילו כתובים בסם וכו' - קאי אכתובים בכל לשון אבל אם היו כתובים התנ"ך בלשה"ק לא הותר לקרות בהן אם היו כתובים שלא בדיו דמדינא צריך לכתוב תנ"ך בלשון הקודש ובדיו ונהי דהותר שאר לשון משום עת לעשות לה' כנ"ל אבל לשנות מדיו לא הותר דקל להשיג דיו [מ"א בסי"ג] וכ"ז הוא רק לענין לקרות בהם אבל לענין הצלה מפני הדליקה וכן לענין גניזה הוא אפילו אם כתובין בסם וסיקרא [מ"א וש"א]:(32) Et même écrits avec de la teinture, etc. – cela se rapporte à ceux qui sont écrits en n'importe quelle langue ; mais si le Tanakh était écrit en langue sainte, il n'a pas été permis d'y lire s'il était écrit sans encre, car selon la stricte loi il faut écrire le Tanakh en langue sainte et à l'encre ; et bien qu'une autre langue ait été permise en vertu de « il est temps d'agir pour Hachem », comme dit plus haut, changer l'encre n'a pas été permis, car il est facile de se procurer de l'encre [Maguen Avraham, séif katan 13]. Tout cela ne concerne que la lecture ; mais pour le sauvetage devant l'incendie, et de même pour la guenisa, la règle s'applique même s'ils sont écrits avec de la teinture ou du vermillon [Maguen Avraham et les autres A'haronim].
séif katan 32
- (לג) וכן מטבע ברכות - שכ"ז הותר לכתוב בזמנינו ולברך ולהתפלל בם משום עת לעשות לה' וע"כ ממילא צריך להצילם מן הדליקה וגם טעונים גניזה בחול שלא יהיו מונחים במקום הפקר:(33) Et de même les formules de bénédictions – car tout cela a été permis à notre époque, d'écrire ces textes et d'y réciter les bénédictions et prier, en vertu de « il est temps d'agir pour Hachem » ; par conséquent il faut les sauver de l'incendie, et ils nécessitent aussi la guenisa en semaine, afin qu'ils ne soient pas posés dans un lieu à l'abandon.
séif katan 33
- (לד) כגון יגר שהדותא - האמור בתורה ור"ל שהשלים באלו התיבות החשבון של פ"ה אותיות וכדלקמיה דעל אלו התיבות בלבד א"צ להצילם מן הדליקה אפילו לא העתיקם לעברי [גמרא]:(34) Comme « Yegar Sahadouta » – mentionné dans la Torah (Genèse 31, 47) ; c'est-à-dire qu'il a complété avec ces mots le compte de quatre-vingt-cinq lettres, comme expliqué juste après ; car pour ces mots seuls, il n'est pas nécessaire de les sauver de l'incendie, même s'il ne les a pas transcrits en hébreu [Guemara].
séif katan 34
- (לה) שאותו העם בקיאים בו - אבל אם העם אינם מבינים אותו הלשון אסור לכתבו ולהצילו דלא הותר רק משום עת לעשות לה' וכנ"ל. ועיין בבה"ל דדעת הר"ן בשם הראב"ד דלא הותר לכתוב שאר לשון ולקרות בו כתבי הקודש כ"א כשאינו בקי בלשון הקודש:(35) Que ce peuple connaît – mais si le peuple ne comprend pas cette langue, il est interdit de l'écrire et de la sauver, car cela n'a été permis qu'en vertu de « il est temps d'agir pour Hachem », comme dit plus haut. Et voir le Biour Halakha : l'avis du Ran, au nom du Raavad, est qu'il n'a été permis d'écrire en une autre langue et d'y lire les Écrits saints que pour celui qui ne connaît pas la langue sainte.
séif katan 35
- (לו) פ"ה אותיות - שעל ידי שיעור זה יש עדיין עליה קצת קדושת ס"ת משום שכן נמצא בפרשת ויהי בנסוע:(36) Quatre-vingt-cinq lettres – car avec cette mesure, il demeure encore sur lui un peu de la sainteté d'un Séfer Torah, puisque c'est le nombre de lettres qu'on trouve dans la section « Vayehi binsoa » (Nombres 10, 35-36).
séif katan 36
- (לז) שלמות - ר"ל שנמחק כל הספר ונשאר רק תיבה אחת שלמה כאן ותיבה כאן עד שבין כולם יש פ"ה אותיות ולאפוקי אם אינם נמצאים תיבות שלמות רק אותיות מפוזרות לא מהני אף שיש פ"ה אותיות וכ"ז הוא רק לענין הצלה מדליקה אבל לענין גניזה פשיטא דבעינן:(37) Complets – c'est-à-dire que tout le livre s'est effacé et qu'il ne reste qu'un mot complet ici et un mot là, si bien qu'entre tous il y a quatre-vingt-cinq lettres ; à l'exclusion du cas où il ne se trouve pas de mots complets mais seulement des lettres éparses : cela ne suffit pas, même s'il y a quatre-vingt-cinq lettres. Tout cela ne concerne que le sauvetage de l'incendie ; mais pour la guenisa, il est évident qu'on l'exige dans tous les cas.
séif katan 37
- (לח) הואיל ואין וכו' - מפני שניתנה לכתוב בדתי פרס ומדי לפיכך לא כתבו בה אזכרות:(38) Puisqu'il n'y a pas, etc. – parce qu'elle (la Méguila d'Esther) a été donnée pour être écrite dans les annales de Perse et de Médie ; c'est pourquoi on n'y a pas écrit de Noms divins.
séif katan 38
- (לט) כמשפטה וכו' - ובמג"א מסיק דכל זה הוא רק בזמן התלמוד דאז היה אסור להצילה אא"כ כתובה כהלכתה כיון שלא ניתן לכתוב וללמוד בה אבל האידנא כיון דמשום עת לעשות לה' ניתן ללמוד בה אפילו כתובה בנייר ובכל לשון ממילא מצילין אותה מפני הדליקה ג"כ כמו כל כתבי הקודש ורק לענין אם כתבה בלשון הקודש ושלא בדיו כ"א בסם וסיקרא יש נ"מ דבכל כתבי הקודש אפילו אם היו כתובין בסם וסיקרא דאין קורין בהן [משום דבקל יכול לקנות דיו כמו סם וסיקרא ולא שייך בזה משום עת לעשות] אפ"ה מצילין אותן מפני הדליקה מפני האזכרות שבהן משא"כ במגילה דלית בה אזכרות אם כתבה בסם וסיקרא אין קורין בה ואין מצילין אותה מפני הדליקה וכ"ז בכ"ד ספרי קודש אבל שאר ספרים פשיטא דנכתבים בסם ובסיקרא בין היכא שכתובים בלשה"ק ובין כשכתובים בכל לשון:(39) Selon sa règle, etc. – Le Maguen Avraham conclut que tout cela ne vaut qu'à l'époque du Talmud, où il était interdit de la sauver à moins qu'elle soit écrite selon sa règle, puisqu'il n'était pas permis de l'écrire autrement ni d'y étudier ; mais aujourd'hui, puisqu'en vertu de « il est temps d'agir pour Hachem » il a été permis d'y étudier même lorsqu'elle est écrite sur papier et en toute langue, par conséquent on la sauve aussi de l'incendie, comme tous les Écrits saints. Seulement, si on l'a écrite en langue sainte, non à l'encre mais avec de la teinture et du vermillon, il y a une différence : pour tous les Écrits saints, même s'ils sont écrits avec de la teinture et du vermillon, de sorte qu'on n'y lit pas [parce qu'on peut acheter de l'encre aussi facilement que de la teinture et du vermillon, et que « il est temps d'agir » ne s'applique pas ici], néanmoins on les sauve de l'incendie à cause des Noms divins qu'ils contiennent ; ce qui n'est pas le cas de la Méguila, qui ne contient pas de Noms divins : si on l'a écrite avec de la teinture et du vermillon, on n'y lit pas et on ne la sauve pas de l'incendie. Tout cela concerne les vingt-quatre livres saints (de la Bible) ; mais les autres livres, il est évident qu'ils peuvent s'écrire avec de la teinture et du vermillon, qu'ils soient écrits en langue sainte ou en toute langue.
séif katan 39
- (מ) הקמיעין - טעם דעה הראשונה דבקמיעין אין שייך בהם טעם דעת לעשות לה' וכו' דאין בזה תורה ללמוד או להתפלל ע"כ אסור לכתוב אותם וי"א ס"ל כיון דאיתיהיב רשות למכתב ברכות יש נמי רשות למכתב קמיעין:(40) Les amulettes (kamé'ot) – la raison du premier avis : pour les amulettes, la raison « il est temps d'agir pour Hachem, etc. » ne s'applique pas, car il n'y a là ni Torah à étudier ni prière ; c'est pourquoi il est interdit de les écrire. Et certains disent : puisque la permission a été donnée d'écrire des bénédictions, il y a aussi permission d'écrire des amulettes.
séif katan 40
- (מא) אין מצילים וכו' - מיירי בחולה שאין בו סכנה ובחולה שיש בו סכנה מציל הקמיע שלו ויוציאה עליו דרך מלבוש [פמ"ג]:(41) On ne sauve pas, etc. – il s'agit d'un malade dont la vie n'est pas en danger ; mais un malade dont la vie est en danger sauve son amulette et la sort sur lui à la manière d'un vêtement [Peri Megadim].
séif katan 41
- (מב) וי"א שמצילין - והלכה כדעה הראשונה [אחרונים] ומ"מ כשיש בהן אזכרות יש לומר דמצילין [פמ"ג]:(42) Et certains disent qu'on sauve – et la halakha est conforme au premier avis [A'haronim] ; néanmoins, lorsqu'elles contiennent des Noms divins, on peut dire qu'on les sauve [Peri Megadim].
séif katan 42
- (מג) אע"פ שיש וכו' - ואפילו לדעה ראשונה דבס"ב דמתיר להציל מעות לחוד מפני הדליקה ג"כ ניחא הכא דקמ"ל דמותר להציל המעות אגב הספר ואפילו לחצר שאינה מעורבת ולא הצריכוהו לנערם ממנה דילמא אדהכי והכי נפלה הדליקה על הספר גופא:(43) Bien qu'il y ait, etc. – Et même selon le premier avis du séif 2, qui permet de sauver de l'argent seul devant l'incendie, c'est aussi pertinent ici, car il nous apprend qu'il est permis de sauver l'argent avec le livre, même vers une cour sans érouv, et on ne l'a pas obligé à secouer le livre pour en faire tomber l'argent, de peur qu'entre-temps l'incendie atteigne le livre lui-même.
séif katan 43
- (מד) למקום וכו' - היינו אפילו לחצר שאינה מעורבת:(44) Vers un endroit, etc. – c'est-à-dire même vers une cour sans érouv.
séif katan 44
- (מה) ויש מי שאומר דהיינו וכו' - הנה בט"ז ומ"א כתבו דליכא בזה פלוגתא דלכו"ע אסור לכתחלה להניח תפלין אצל מעות בשעת הדליקה כדי להציל המעות אבל אם הניח בשבת תפלין אצל מעות ואח"כ נפלה דליקה פשיטא דשרי להצילו לכו"ע וא"צ לנער המעות ע"ש ובביאור הגר"א הכריע דהעיקר כהמחבר דלדעה ראשונה גם לכתחלה מותר להניח תפלין אצל מעות בשעת הדליקה ע"ש:(45) Et il y a un avis selon lequel cela signifie, etc. – Le Taz et le Maguen Avraham ont écrit qu'il n'y a pas là de divergence : selon tous les avis il est interdit lekhat'hila de poser des tefillin près de l'argent au moment de l'incendie afin de sauver l'argent ; mais si l'on a posé le Chabbat des tefillin près de l'argent et qu'ensuite un incendie s'est déclaré, il est évident qu'il est permis de le sauver selon tous les avis, et il n'est pas nécessaire de secouer l'argent (voir là-bas). Et dans le Biour du Gaon de Vilna, il a tranché que l'essentiel est comme l'auteur (Rabbi Yossef Karo) : selon le premier avis, même lekhat'hila il est permis de poser des tefillin près de l'argent au moment de l'incendie (voir là-bas).
séif katan 45
- (מו) כשהניחם שם מע"ש - היינו לענין שיהיה יכול להציל לחצר שאינה מעורבת אבל להציל לרה"י מבואר לקמיה בסי"ז דיש מתירין אפי' ע"י ככר ותינוק כשמניח עליו בשעת הדליקה [מ"א וכן מוכח מהגר"א בסי"ז]:(46) Lorsqu'il les a posés là dès la veille du Chabbat – c'est-à-dire pour pouvoir sauver vers une cour sans érouv ; mais pour sauver vers un domaine privé, il est expliqué juste après, au séif 17, que certains permettent même au moyen d'une miche ou d'un enfant, lorsqu'on les pose sur l'objet au moment de l'incendie [Maguen Avraham, et c'est ce qui ressort aussi du Gaon de Vilna au séif 17].
séif katan 46
- (מז) יש מתירים וכו' - והיינו שיכול ליתן אפילו לכתחלה בשבת להציל על ידם אפילו המעות חשוב מהחפץ שמניח אצלו ולא אמרינן בזה דיהיה בטל לגבי המעות ואע"ג דבעלמא אסור לטלטל דבר המוקצה ע"י דבר היתר המונח עליו דלא אמרו ככר או תינוק אלא לענין טלטול המת בלבד הכא משום פסידת הדליקה הקילו בכל זה ועיין ס"ב דיש מתירין אפילו בלא ככר כלל:(47) Certains permettent, etc. – c'est-à-dire qu'on peut, même lekhat'hila, le Chabbat, poser ces objets pour sauver par leur moyen, même si l'argent a plus de valeur que l'objet qu'on pose près de lui, et on ne dit pas ici que celui-ci serait secondaire par rapport à l'argent. Et bien qu'ailleurs il soit interdit de déplacer un objet mouktsé au moyen d'un objet permis posé dessus, car on n'a parlé de la miche ou de l'enfant que pour le déplacement d'un mort seulement, ici, à cause de la perte due à l'incendie, on a été indulgent en tout cela. Et voir le séif 2 : certains permettent même sans aucune miche.
séif katan 47
- (מח) שלש מחיצות ולחי - אבל בלא לחי הו"ל ככרמלית ולא הותר אפילו בשביל ספרים:(48) Trois cloisons et un le'hi (montant) – mais sans le'hi, c'est comme un karmelit (domaine intermédiaire), et on ne l'a pas permis même pour des livres.
séif katan 48
- (מט) שמותר לומר וכו' - דשבות דאמירה לא"י שרי מפני בזיון כתבי הקודש ואף גמרות ושארי ספרים הוי בכלל זה [פמ"ג]:(49) Qu'il est permis de dire, etc. – car le chevout (interdit rabbinique) consistant à demander à un non-Juif est permis à cause de l'outrage aux Écrits saints ; et même les Guemarot et les autres livres sont inclus dans cela [Peri Megadim].
séif katan 49
- (נ) הגליונים - שנחתכו מן הספר או שנמחק הספר ולא נשתייר בו פ"ה אותיות דשוב אזל ליה קדושתיה של הקלף שתחתיו וגם של הגליונים שסביביו. וכתב מהר"ם בתשובה שהיה תקנה בחר' שלא לקצץ גליון ספר אפילו כדי לכתוב עליו ובמ"ב סימן ק' האריך על הגליונים של הספרים שהקושרין הספרים חותכין אותן ומשליכין והטעם כיון דנהגו כך הו"ל כאלו התנו עליהם מתחלה עיין סימן קנ"ד ס"ח וא"כ אין מצילין אותן ובאגודה במ"ס פ"ו המחתך בספרים בחדשים מותר בישנים אסור [מ"א] והטעם דבחדשים כהתנו מתחלה דמי והזמנה ג"כ לאו מלתא היא אבל בשכבר למדו מהם אף הגליונים נתקדשו בקדושת הספרים:(50) Les marges – qui ont été coupées du livre, ou bien le livre s'est effacé et il n'y reste pas quatre-vingt-cinq lettres : alors la sainteté du parchemin qui est sous l'écriture s'en est allée, ainsi que celle des marges qui l'entourent. Le Maharam a écrit dans une responsa qu'il y avait une ordonnance (takana), sous peine d'excommunication ('hérem), de ne pas couper la marge d'un livre, même pour écrire dessus. Et le Massat Binyamin, siman 100, s'est étendu sur les marges des livres que les relieurs coupent et jettent ; et la raison pour laquelle c'est permis : puisqu'on a l'usage d'agir ainsi, c'est comme si l'on avait posé une condition à leur sujet dès le départ (voir siman 154, séif 8) ; par conséquent, on ne les sauve pas. Et dans l'Agouda, sur le traité Soferim, chapitre 6 : celui qui coupe les marges dans des livres neufs, c'est permis ; dans des vieux, c'est interdit [Maguen Avraham]. La raison : pour les neufs, c'est comme si l'on avait posé une condition dès le départ, et la simple destination (hazmana) n'a pas non plus d'effet ; mais pour ceux dans lesquels on a déjà étudié, les marges aussi ont été sanctifiées de la sainteté des livres.
séif katan 50
- (נא) שכתבו וכו' - אפילו כתב אשורית על הקלף ובדיו:(51) Qu'ils ont écrits, etc. – même en écriture assyrienne, sur parchemin et à l'encre.
séif katan 51
- (נב) עם האזכרות - שכיון שהם אדוקים בודאי כתבו אותן לשם ע"ג ומכאן יש להזהיר על אותן מטבעות של זהב וכסף שטבעו אותן האדוקין לשם ע"ג שאסורים לתלותם על הס"ת וגם אין להחזיק אותם ברשותו אלא יתיכם מיד כדי שלא יהיה שום זכרון למעשיהם [ב"ח וט"ז] והרב מו"ה יהודא מילר נסתפק אי מותר להתיכן שמא אינם מינים לע"ג ובתשובת חות יאיר סימן שט"ז מתיר להתיך המטבעות של שם בן ד' שנעשים במדינות שוויידן מטעם כי נטבעו להוציאם והו"ל כאלו נכתבו בפירוש לשם חול וכן משמע בפמ"ג ע"ש. עוד כתב מה שנוהגין באיזה קהלות כשמברכין חולה וגובין מעות מכל אחד ומניחין הכלי עם המעות לתוך ארון הקודש לא יפה עושין ע"ש ובלא"ה אסור להשים לתוך ארון הקודש דבר של חול ע"כ יש למנוע המנהג:(52) Avec les Noms divins – car, puisqu'ils sont fervents (dans leur hérésie), ils les ont certainement écrits au nom de l'idolâtrie (avoda zara). De là, il faut mettre en garde au sujet de ces pièces d'or et d'argent que les fervents (idolâtres) ont frappées au nom de l'idolâtrie : il est interdit de les suspendre sur le Séfer Torah, et on ne doit pas non plus les garder en sa possession, mais il les fondra aussitôt, afin qu'il ne reste aucun souvenir de leurs actes [Ba'h et Taz]. Le Rav, notre maître Rabbi Yehouda Miller, s'est demandé s'il est permis de les fondre, car peut-être ceux qui les ont frappées ne sont pas des hérétiques adonnés à l'idolâtrie. Et dans les responsa 'Havot Yaïr, siman 316, il permet de fondre les pièces portant le Nom de quatre lettres, qui sont frappées dans les pays de Suède, pour la raison qu'elles ont été frappées pour être dépensées, et c'est comme si le Nom avait été écrit explicitement dans un but profane ; et c'est ce qui ressort aussi du Peri Megadim (voir là-bas). Il a encore écrit : ce qu'on a l'usage de faire dans certaines communautés, lorsqu'on bénit un malade, de collecter de l'argent de chacun et de poser le récipient avec l'argent dans l'Arche sainte, on ne fait pas bien (voir là-bas) ; et de toute façon il est interdit de mettre dans l'Arche sainte une chose profane ; c'est pourquoi il faut empêcher cet usage.
séif katan 52
- (נג) עור של גדי - לח ועיין בסימן ש"ח סכ"ה לענין מוקצה אך לפי המבואר לעיל בס"ב בדעה ראשונה דטלטול מוקצה מותר במקום פסידא אתי שפיר בפשיטות:(53) Une peau de chevreau – humide. Et voir siman 308, séif 25, au sujet du mouktsé ; mais d'après ce qui est expliqué plus haut, au séif 2, selon le premier avis, que le déplacement d'un mouktsé est permis en cas de perte, cela se comprend simplement.
séif katan 53
- (נד) פושטה - שלא תהיה מקופלת שלא יאחוז עי"ז האור בכולה [ט"ז]:(54) Il l'étend – afin qu'il ne soit pas plié, pour que le feu ne s'empare pas ainsi de tout le rouleau [Taz].
séif katan 54
- (נה) שלא יתכוין לכך - הוא מדברי הטור ועיין בט"ז שביאר דר"ל שלא יתכוין בפעולתו לכבות מה שהודלק כבר אלא שלא תדלק יותר ואם אירע שעי"ז נכבה האור לגמרי אינו חושש כיון שהוא לא נתכוין לזה. ולדינא משמע מדברי האחרונים דתפסינן דגם בנתכוין לזה מותר אלא שיזהר שלא ירוץ ויקפוץ וינענע עצמו אנה ואנה כדי שיכבה או שינענע את הטלית כדי שיכבה דכל זה הלא עושה מעשה כיבוי ממש ולאו גרם כיבוי הוא ולא יעשה כן בישראל אלא מתכסה בהטלית כדרכה. וכן ס"ת שאחז בה האור פושטה וקורא בה ואם כבתה כבתה [גמרא] ומותר לקרוא לא"י ויכבה אותה כדלעיל בסי"ח ולקמן בסכ"ו:(55) Qu'il n'en ait pas l'intention – cela vient des paroles du Tour ; et voir le Taz, qui a expliqué : c'est-à-dire qu'il n'ait pas l'intention, par son action, d'éteindre ce qui a déjà pris feu, mais seulement que cela ne brûle pas davantage ; et s'il arrive que de ce fait le feu s'éteigne complètement, il ne s'en soucie pas, puisqu'il n'en avait pas l'intention. Selon la loi, il ressort des propos des A'haronim que nous retenons que même s'il en a l'intention c'est permis ; seulement, qu'il prenne garde de ne pas courir, sauter et s'agiter de-ci de-là afin qu'il s'éteigne, ou d'agiter le tallit afin qu'il s'éteigne, car tout cela, c'est accomplir un véritable acte d'extinction, et non une cause indirecte d'extinction ; qu'il n'agisse pas ainsi, mais qu'il se couvre du tallit de la manière habituelle. Et de même, un Séfer Torah dont le feu s'est emparé : il l'étend et y lit, et s'il s'éteint, il s'éteint [Guemara]. Et il est permis d'appeler un non-Juif pour qu'il l'éteigne, comme dit plus haut, au séif 18, et plus loin, au séif 26.
séif katan 55
- (נו) קערה על הנר - בסימן רע"ז ביארנו דין זה היטב במ"ב ע"ש:(56) Un plat sur la lampe – au siman 277, nous avons bien expliqué cette loi dans la Michna Beroura (voir là-bas).
séif katan 56
- (נז) שאין יכול וכו' - דדוקא להפסיק בכלים מלאים מים שרי בסכ"ב שאין המים בעין אבל הכא שהמים בעין הוא מקרב להכיבוי עי"ז ואסור:(57) Qu'il ne peut pas, etc. – car c'est seulement faire barrage avec des récipients pleins d'eau qui est permis au séif 22, puisque l'eau n'y est pas à découvert ; mais ici, où l'eau est à découvert, il rapproche par là l'extinction, et c'est interdit.
séif katan 57
- (נח) שמותר וכו' - ס"ל דזה לא חמיר מגרם כיבוי בעלמא דשרי:(58) Qu'il est permis, etc. – il estime que cela n'est pas plus grave qu'une simple cause indirecte d'extinction, qui est permise.
séif katan 58
- (נט) משום כיבוס - דקיי"ל שריית הבגד זהו כיבוסו והיש מתירים ס"ל דלא שייך זה אלא במקום שיש טינוף או דם אבל לא בטלית נקי:(59) À cause du lavage – car nous retenons que tremper un vêtement, c'est le laver ; et ceux qui permettent estiment que cela ne s'applique que là où il y a de la saleté ou du sang, mais pas pour un tallit propre.
séif katan 59
- (ס) ודברי סברא וכו' - עיין לעיל בסימן ש"ב ס"ט בבה"ל ד"ה שיש עליו לכלוך מה שכתבנו בזה:(60) Et ce sont des propos raisonnables, etc. – voir plus haut, siman 302, séif 9, dans le Biour Halakha, au passage « qui a sur lui de la saleté », ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 60
- (סא) נוכרי וכו' - דא"י אדעתא דנפשיה קעביד ואפילו יודע שנוח לו לישראל הוא להנאת עצמו מתכוין שיודע שלא יפסיד אבל בסימן רע"ו בהדלקת נר כשהדליק בשביל ישראל שגוף הישראל נהנה ממנו לא אמרינן אדעתיה דנפשיה קעביד ואסור להשתמש לאורה:(61) Un non-Juif, etc. – car le non-Juif agit dans son propre intérêt ; et même s'il sait que cela convient au Juif, c'est pour son propre profit qu'il agit, car il sait qu'il n'y perdra pas ; mais au siman 276, pour l'allumage d'une lampe, lorsqu'il l'a allumée pour un Juif, de sorte que le Juif lui-même en profite, on ne dit pas qu'il agit dans son propre intérêt, et il est interdit d'utiliser sa lumière.
séif katan 61
- (סב) שבא לכבות - אפילו הוא עבדו המושכר לו לזמן ג"כ אמרינן אדעתיה דנפשיה קעביד:(62) Qui vient éteindre – même si c'est son serviteur, loué pour une durée, on dit aussi qu'il agit dans son propre intérêt.
séif katan 62
- (סג) א"צ למחות בידו - אבל אסור לזרזו שיכבה אף דבא מתחלה מעצמו לזה:(63) Il n'est pas nécessaire de l'en empêcher – mais il est interdit de l'encourager à éteindre, même s'il est venu dès le départ de lui-même pour cela.
séif katan 63
- (סד) אבל קטן שבא לכבות - אפילו קטן שלא הגיע לחינוך:(64) Mais un enfant qui vient éteindre – même un enfant qui n'a pas atteint l'âge de l'éducation ('hinoukh).
séif katan 64
- (סה) צריך למחות - דקטן אין לו שקול הדעת לעשות אדעתיה דנפשיה ועושה לדעת אביו שיודע שכיבוי זה נוח לאביו ועושה בשבילו ואסור דמצווה על שביתתו. ועיין במ"א שכתב בשם הר"ן דאפילו למ"ד מלאכה שאינה צריכה לגופה דרבנן ג"כ צריך למחות בידו ועיין בפמ"ג מה שכתב בזה:(65) Il faut l'en empêcher – car un enfant n'a pas le discernement pour agir dans son propre intérêt : il agit selon la volonté de son père, car il sait que cette extinction convient à son père, et il agit pour lui ; et c'est interdit, car le père est tenu de le faire chômer. Et voir le Maguen Avraham, qui a écrit au nom du Ran que même selon celui qui dit qu'un travail non nécessaire pour lui-même (melakha chééna tsrikha legoufa) est d'ordre rabbinique, il faut aussi l'en empêcher ; et voir le Peri Megadim, ce qu'il a écrit à ce sujet.
séif katan 65
- (סו) בידו - ע' בב"י דאפי' אם בא לכבות דליקה שבבית אחרים ג"כ צריך למחות בידו כיון שעושה בשביל גדול:(66) L'en empêcher – voir le Beit Yossef : même s'il vient éteindre un incendie qui est dans la maison d'autrui, il faut aussi l'en empêcher, puisqu'il agit pour un adulte.
séif katan 66
- (סז) יכול לומר וכו' - כיון שאינו אומר לו כבה וע' ביו"ד סי' רכ"א ס"ח דמשמע שם דלומר בלשון נוכח אם תכבה לא תפסיד ג"כ אינו רשאי דזהו ג"כ כאומר לו כבה אלא בלשון כל המכבה דלעלמא קאמר והשלטי גבורים מצדד להקל בזה לענין דליקה ועיין מה שכתבנו לעיל בסימן ש"ז סי"ט:(67) Il peut dire, etc. – puisqu'il ne lui dit pas « éteins ». Et voir Yoré Dé'a, siman 221, séif 8 : il ressort de là que dire, à la deuxième personne, « si tu éteins, tu ne seras pas perdant » n'est pas non plus permis, car c'est aussi comme lui dire « éteins » ; mais seulement par la formule « quiconque éteint », qu'il dit pour tout le monde. Le Chilté HaGuiborim penche vers l'indulgence à ce sujet en matière d'incendie ; et voir ce que nous avons écrit plus haut, au siman 307, séif 19.
séif katan 67
- (סח) בפני א"י - אפי' הוא שכירו המושכר לו לזמן אבל אסור לומר לא"י לכבות לכו"ע דכיון שאדם בהול על ממונו חיישינן דאי שרית ליה אתי לכבויי הוא בעצמו זולת בכתבי הקודש מותר לומר לא"י לכבות מפני בזיון כתבי הקדש וכנ"ל בסי"ח לענין הצלה דרך ר"ה. מת וספרים ויש סיפוק להציל שניהם מת קודם. בריא ומסוכן בריא קודם [ס"ח]:(68) Devant un non-Juif – même si c'est son employé, loué pour une durée. Mais il est interdit, selon tous les avis, de dire à un non-Juif d'éteindre, car, puisque l'homme est affolé pour ses biens, on craint que, si on le lui permettait, il en vienne à éteindre lui-même ; sauf pour les Écrits saints, où il est permis de dire à un non-Juif d'éteindre, à cause de l'outrage aux Écrits saints, comme dit plus haut, au séif 18, au sujet du sauvetage par le domaine public. Un mort et des livres, et l'on a le moyen de sauver les deux : dans l'ordre, le mort a priorité. Un homme bien portant et un homme en danger de mort : le bien portant a priorité [Séfer 'Hassidim].
séif katan 68
- (סט) כל המכבה וכו' - והתירו לומר זה משום דמתוך שאדם בהול על ממונו אי לא שרית ליה אפילו בלשון זה אתי לכבויי בעצמו וכן לענין שאר היזק אתי לתקן בעצמו אבל לענין שאר כל מלאכות של שבת אסור לומר כל העושה מלאכה זו אינו מפסיד כדי שישמעו א"י ויבואו [גמרא]:(69) Quiconque éteint, etc. – On a permis de dire cela parce que, comme l'homme est affolé pour ses biens, si on ne le lui permettait pas même par cette formule, il en viendrait à éteindre lui-même ; et de même, pour un autre dommage, il en viendrait à réparer lui-même ; mais pour tous les autres travaux du Chabbat, il est interdit de dire « quiconque fait ce travail ne sera pas perdant », afin que des non-Juifs entendent et viennent [Guemara].
séif katan 69
- (ע) בהיזק הבא פתאום - בב"י כתב דאורחא דמלתא נקט דאי היה נודע לו מבע"י היה מתקנו קודם אבל ה"ה אם נודע לו ונשתהא עד שבת ג"כ מותר לומר בלשון זה אך האחרונים לא העתיקו את דבריו ומשמע דלא פשיטא להו דבר זה:(70) Pour un dommage qui survient soudainement – le Beit Yossef a écrit qu'il a mentionné le cas habituel, car s'il l'avait su dès la veille, il l'aurait réparé auparavant ; mais de même, s'il l'a su et a tardé jusqu'au Chabbat, il est aussi permis de dire cette formule. Mais les A'haronim n'ont pas recopié ses propos, ce qui laisse entendre que la chose n'est pas évidente pour eux.
séif katan 70
- (עא) יכול לקרוא א"י וכו' - בב"י בשם מהר"י אבוהב מוכח דה"ה דמותר לומר לו כשיבוא כל המתקן אינו מפסיד:(71) Il peut appeler un non-Juif, etc. – il ressort du Beit Yossef, au nom du Mahari Abouhav, que de même il est permis de lui dire, quand il viendra : « quiconque répare ne sera pas perdant ».
séif katan 71
- (עב) משום דיש בה ס"נ - שכשהדליקה מתגברת אז הם חוטפים ושוללים וכשאדם מעמיד עצמו על ממונו יבואו להרוג אותו:(72) Parce qu'il y a là un danger de mort – car lorsque l'incendie s'intensifie, ils (la populace) pillent et dérobent, et lorsqu'un homme résiste pour défendre ses biens, ils en viennent à le tuer.
séif katan 72
- (עג) בחשש סכנת ספק וכו' - ומזה יצא ההיתר לכבות הדליקה בכל מקום כיון דאפשר אם לא יכבנה אל יחסר מהיות שם בעיר זקן או חולה שאין יכול לברוח ותבוא הדליקה עליו [א"ר בשם שכנה"ג] ועיין במה שכתבנו לעיל בס"ק ד':(73) Par crainte d'un danger douteux, etc. – Et de là est venue la permission d'éteindre l'incendie en tout lieu, car il se peut que, s'il ne l'éteint pas, il ne manquera pas de se trouver dans la ville un vieillard ou un malade qui ne peut pas fuir, et l'incendie l'atteindra [Eliya Rabba au nom du Kenesset HaGuedola]. Et voir ce que nous avons écrit plus haut, au séif katan 4.
séif katan 73
- (עד) מותר לכבות - ומצוה להודיע זאת ברבים דמותר לכבות [פמ"ג וכנ"ל בסימן שכ"ח ס"ב]:(74) Il est permis d'éteindre – et c'est une mitsva de faire savoir publiquement qu'il est permis d'éteindre [Peri Megadim, et comme dit plus haut, siman 328, séif 2].
séif katan 74
- (עה) דהוי מלאכה וכו' - ביאור ד"ז לעיל ברע"ח במ"ב סק"ג:(75) Car c'est un travail, etc. – l'explication de cette loi se trouve plus haut, au siman 278, dans la Michna Beroura, séif katan 3.
séif katan 75
- (עו) שאינה צריכה לגופה - פי' ואיכא למ"ד אינו חייב עליה וכדלקמיה בסעיף כ"ז ובאמת לענין כיבוי בכדי נקט דאפילו אי הוי כיבוי מלאכה הצריכה לגופה ג"כ מותר כיון דכתב שיש סכנה אם לא יכבה אלא נקטיה משום סיפא לאשמועינן דלענין הצלת ממון אסור לחלל שבת אפילו במלאכה שא"צ לגופה דאפילו באיסור דרבנן אסור לחלל שבת בשביל הצלת ממון [אך אם הוא בע"ח וספק שיתפסוהו א"י יש לצדד בזה] ומ"ש ואם עבר וחילל צריך וכו' היינו בדברים אחרים אבל בכיבוי א"צ תשובה שלא ימנעו מלכבות:(76) Qui n'est pas nécessaire pour lui-même – explication : et il y a un avis selon lequel on n'en est pas passible, comme on le verra juste après, au séif 27. En vérité, concernant l'extinction, il l'a mentionné inutilement, car même si l'extinction était un travail nécessaire pour lui-même, ce serait permis, puisqu'il a écrit qu'il y a danger si l'on n'éteint pas ; mais il l'a mentionné à cause de la fin du séif, pour nous apprendre que pour sauver des biens il est interdit de profaner le Chabbat, même par un travail non nécessaire pour lui-même, car même par un interdit d'ordre rabbinique il est interdit de profaner le Chabbat pour sauver des biens [mais s'il est débiteur et qu'il est à craindre que des non-Juifs ne l'arrêtent, il y a lieu d'envisager l'indulgence en cela]. Et ce qu'il a écrit, « et s'il a transgressé et profané, il doit, etc. », concerne d'autres choses ; mais pour l'extinction, il n'a pas besoin de repentir (techouva), afin qu'on ne s'abstienne pas d'éteindre.
séif katan 76
- (עז) צריך להתענות - אפילו בתחומין דרבנן [מ"א] וכן על טלטול נר דלוק כדי להציל ממון מצדד ג"כ בספר דגול מרבבה שצריך להתענות אך שנראה להקל בזה בתענית ג' ימים בה"ב ואולי גם בתחומין שהחמיר להתענות ארבעים יום מיירי שלא היה כ"כ מורא והפסד רב:(77) Il doit jeûner – même pour les limites de te'houmin (distance permise le Chabbat) d'ordre rabbinique [Maguen Avraham]. Et de même pour le déplacement d'une lampe allumée afin de sauver des biens, le livre Dagoul Merevava penche également pour dire qu'il doit jeûner ; mais il semble qu'on puisse être indulgent en cela par un jeûne de trois jours, lundi, jeudi et lundi (BaHaB) ; et peut-être aussi que, pour les te'houmin, où il a été rigoureux en exigeant de jeûner quarante jours, il s'agit d'un cas où la peur et la perte n'étaient pas si grandes.
séif katan 77
- (עח) ארבעים יום וכו' - ויכול לדחותם לימי החורף [מ"א] וכ"ז הוא בין שעבר על איסור דאורייתא או על איסור דרבנן [א"ר] ומיירי כשעבר בשוגג. ואפילו כשעבר במזיד היה מחמת שחפר גומא להטמין מעות מפני האנסים וכיו"ב אבל העובר בשאט נפש למלאות תאותו צריך כפרה יותר ויותר כי הוא חייב סקילה או עכ"פ כרת ולכן צריך תשובה שלמה [ח"א]. מי שחילל שבת משום פקוח נפש א"צ לכפרה כלל ומה שנהגו נשים המדליקות הנר בשביל יולדת בשבת להתענות אח"כ הוא הוללות וסכלות [נזר ישראל בשם זכור לאברהם]:(78) Quarante jours, etc. – et il peut les reporter aux jours d'hiver [Maguen Avraham]. Tout cela s'applique qu'il ait transgressé un interdit de la Torah ou un interdit d'ordre rabbinique [Eliya Rabba], et il s'agit du cas où il a transgressé involontairement (bechogueg). Et même lorsqu'il a transgressé délibérément, c'était parce qu'il a creusé une fosse pour cacher de l'argent à cause des brigands, ou un cas semblable ; mais celui qui transgresse avec mépris, pour assouvir son désir, a besoin d'une expiation bien plus grande, car il est passible de lapidation, ou du moins de karèt (retranchement) ; c'est pourquoi il a besoin d'un repentir complet ['Hayé Adam]. Celui qui a profané le Chabbat pour sauver une vie (pikoua'h néfech) n'a besoin d'aucune expiation ; et ce qu'ont l'usage les femmes qui allument la lampe pour une accouchée le Chabbat, de jeûner ensuite, c'est de la folie et de la sottise [Nezer Israël au nom du Zekhor LeAvraham].
séif katan 78
- (עט) ולא יאכל בשר - היינו בלילה שאחר התענית [אחרונים]:(79) Et il ne mangera pas de viande – c'est-à-dire la nuit qui suit le jeûne [A'haronim].
séif katan 79
- (פ) י"ח פשיטים - הוא כחשבון כ"ז מעות [והוא לערך חמשה זהובים] כי כל פשיט הוא גדול וחצי פולניש וכל גדול הוא מעה וטעם לשיעור זה שכתבו הפוסקים הוא מפני שזה היה פחות שבכבשים או שבעזים באותו העת ולכך צריך ליתן שיעור זה לצדקה שהרי כשהיה בהמ"ק קיים היה חייב להביא חטאת מאלו המינים אם עשה מלאכה דאורייתא ולא יהא חוטא נשכר. ויזהר שלא יאמר שנותן זה עבור חטאת רק שיאמר שבמקום חטאת נותן זה לצדקה [ח"א] וכתבו הספרים שמהנכון שיאמר פרשת חטאת ויבין אופן הקרבתה וכבר אחז"ל כל העוסק בתורת חטאת כאלו הקריב חטאת:(80) Dix-huit pechitim – cela correspond au compte de vingt-sept maot [soit environ cinq florins (zehouvim)], car chaque pechit vaut un gadol et demi polonais, et chaque gadol vaut une maa. La raison de cette mesure qu'ont écrite les décisionnaires : c'était le prix du moindre des moutons ou des chèvres à cette époque ; c'est pourquoi il doit donner cette somme à la charité, car lorsque le Temple existait, il devait apporter un sacrifice expiatoire ('hatat) de ces espèces s'il avait fait un travail interdit par la Torah ; et le fauteur ne doit pas être gagnant. Qu'il prenne garde de ne pas dire qu'il donne cela au titre d'un 'hatat, mais qu'il dise : « à la place du 'hatat, je donne cela à la charité » ['Hayé Adam]. Les livres ont écrit qu'il convient de réciter la section du 'hatat et de comprendre la façon de l'offrir ; et nos Sages ont déjà dit : quiconque s'occupe de la loi du 'hatat, c'est comme s'il avait offert un 'hatat.
séif katan 80
- (פא) י"ב פשיטים - שהוא ח"י מעות וזהו שיעור הפחות אם אפשר לו והעשיר יתן יותר הכל לפי עשרו שהרי טעם הפדיון ששקול צער הממון כנגד צער התענית [אחרונים]:(81) Douze pechitim – ce qui fait dix-huit maot ; c'est la mesure minimale, s'il en a les moyens ; et le riche donnera davantage, chacun selon sa richesse, car la raison du rachat (pidyon) est que la peine de perdre de l'argent équivaut à la peine du jeûne [A'haronim].
séif katan 81
- (פב) יכול לכבותה - ומיירי שאין לו עצה איך לטלטלה ממקום זה לפנותה למקום אחר שאין רבים מצויים בה דאל"ה בודאי יותר טוב שיפנה אותה ולא יכבנה:(82) Il peut l'éteindre – il s'agit du cas où il n'a pas de moyen de la déplacer de cet endroit pour l'évacuer vers un autre endroit où le public ne se trouve pas ; sinon, il est certainement préférable qu'il l'évacue et ne l'éteigne pas.
séif katan 82
- (פג) של מתכות - ואין בזה משום מצרף [היינו שמחזק את הכלי ע"י המים צוננים ששופך עליה] כיון שאין מכוין לזה:(83) De métal – et il n'y a pas là d'interdit de « trempe » (metsaref) [c'est-à-dire durcir l'objet par l'eau froide qu'on verse dessus], puisqu'il n'en a pas l'intention.
séif katan 83
- (פד) בין וכו' של עץ - דכיבוי שחייב מן התורה הוא דוקא כשמכבה לעשות פחמין אבל סתם כיבוי הוי מלאכה שאינה צריכה לגופה והוא רק איסור דרבנן ובמקום הזיקא דרבים שיוכלו להנזק בגופן לא גזרו אבל במקום הזיקא דממונא אסור כמ"ש סעיף כ"ה והרמב"ם ס"ל דחייב במלאכה שאצ"ל ולכך אסור בשל עץ אבל בשל מתכת ליכא איסור כיבוי מן התורה לכו"ע דאינו שורף:(84) Qu'il soit… de bois – car l'extinction passible selon la Torah n'est que lorsqu'on éteint pour faire du charbon ; mais une extinction ordinaire est un travail non nécessaire pour lui-même et n'est qu'un interdit d'ordre rabbinique ; et là où il y a un dommage pour le public, qui pourrait être blessé dans son corps, on n'a pas décrété ; mais là où il y a un dommage matériel, c'est interdit, comme il est écrit au séif 25. Le Rambam estime qu'on est passible pour un travail non nécessaire pour lui-même ; c'est pourquoi c'est interdit pour un objet de bois ; mais pour un objet de métal, il n'y a pas d'interdit d'extinction de la Torah selon tous les avis, car il ne brûle pas.
séif katan 84
- (פה) והרמב"ם אוסר וכו' - והלכה כדעה ראשונה [א"ר]:(85) Et le Rambam interdit, etc. – et la halakha est conforme au premier avis [Eliya Rabba].
séif katan 85