Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 330 →- (א) ומחללין - ולכן מן הראוי לאשה שהגיעה לחודש טי"ת להזמין בכל ע"ש כל הדברים הנצרכים לה דשמא יזדמן לידתה בשבת ולא תצטרך לחלל שבת [ס"ח סימן תתנ"ה]:(1) Et l'on profane – C'est pourquoi il convient qu'une femme arrivée au neuvième mois prépare chaque veille de Chabbat toutes les choses dont elle a besoin, car peut-être son accouchement surviendra-t-il le Chabbat, et l'on n'aura pas à profaner le Chabbat (Sefer 'Hassidim, siman 855).
séif katan 1
- (ב) ממקום למקום - ואפילו מחוץ לתחום:(2) D'un endroit à un autre – Et même de l'extérieur du te'houm (limite des deux mille coudées autour de la ville).
séif katan 2
- (ג) נר - אם הוא לילה ואע"פ שחברותיה יודעות לעשות לה כל הדברים הנצרכים לה אעפ"כ קים להו לחכמים דלא מיתבא דעתא דיולדת כששרויה בחשך וכתבו בתוספות ישנים שלהי יומא דמשו"ה אפילו אינה אומרת כלום וגם החכמה אינה אומרת כלום נמי מדליקין ועיין בבה"ל:(3) Une lampe – S'il fait nuit. Et bien que ses compagnes sachent faire pour elle toutes les choses dont elle a besoin (sans lumière), néanmoins les Sages savent que l'esprit de l'accouchée n'est pas tranquille lorsqu'elle se trouve dans l'obscurité. Les Tossefot Yechanim, à la fin du traité Yoma, ont écrit que pour cette raison, même si elle ne dit rien et que la sage-femme non plus ne dit rien, on allume quand même la lampe. Voir le Biour Halakha.
séif katan 3
- (ד) סומא - אע"פ שבזה לא שייך טעמא הנ"ל דבלא"ה שרויה בחושך אעפ"כ מיתבא דעתה בנר דלוק דקאמרה אי צריכנא מידי חזיא חברותיה ועבדי לי ואע"פ דהדלקת הנר עיקרה אינה לרפואה אעפ"כ מחללין דקים להו לרבנן דיתובי דעתא דיולדת הוא מילתא דמסתכנא בה בלא"ה:(4) Aveugle – Bien qu'ici la raison mentionnée plus haut ne s'applique pas, puisque de toute façon elle se trouve dans l'obscurité, néanmoins son esprit est tranquillisé par une lampe allumée, car elle se dit : « Si j'ai besoin de quelque chose, mes compagnes le verront et me le feront. » Et bien que l'allumage de la lampe ne soit pas essentiellement un remède, on profane néanmoins le Chabbat, car les Sages savent que la tranquillité d'esprit de l'accouchée est une chose sans laquelle elle serait en danger.
séif katan 4
- (ה) משנין - ואפילו למ"ד בסימן שכ"ח סי"ד דגבי פקוח נפש לא בעיא שינוי הכא שאני מפני שכאב היולדת דבר טבעי הוא ואין אחת מאלף מתה מחמת לידה לפיכך החמירו בה לשנות [מ"א בשם המ"מ וכ"כ המאירי] וכ"ז בדליכא עיכוב לחולה אבל אם אינו נעשה בזריזות בשינוי כמו בלא שינוי מצוה לעשות בלא שינוי למהר הדבר בכל כחו [חידושי הר"ן בשם ר' יהונתן והה"מ וכן מבואר בשכ"ח כמה פעמים]:(5) On modifie – Et même selon l'avis rapporté au siman 328, séif 14, qu'en cas de danger de mort (pikoua'h néfech) on n'exige pas de modification, ici c'est différent : comme la douleur de l'accouchée est une chose naturelle et que pas une sur mille ne meurt à cause de l'accouchement, on a été plus rigoureux pour elle en exigeant de modifier (Maguen Avraham au nom du Maguid Michné ; et ainsi a écrit le Méiri). Tout cela, lorsqu'il n'en résulte aucun retard pour la malade ; mais si l'on ne fait pas la chose avec autant de rapidité en la modifiant que sans modification, c'est une mitsva de la faire sans modification, pour hâter la chose de toutes ses forces (Novellae du Ran au nom de Rabbi Yehonatan, et le Maguid Michné ; et ainsi est-il expliqué au siman 328 à plusieurs reprises).
séif katan 5
- (ו) להביא לה כלי - עם שמן וכה"ג:(6) Lui apporter un ustensile – Avec de l'huile, ou chose semblable.
séif katan 6
- (ז) תלוי בשערה - שלא כדרך המוציאין דאינו כ"א שבות בעלמא וזה עדיף מאם תסוך השמן בשערה ותביא אצלה ותסחוט את השער דהתם איכא עוד איסורא דסחיטה דאע"פ דאין סחיטה בשער לחיוב מ"מ בודאי אסור משום שבות ומיהו אם מספקת לה ממה שתביא השמן בידה זה יותר עדיף מכל הני דלעיל [כ"מ בגמרא]:(7) Suspendu à ses cheveux – Ce n'est pas la manière habituelle de transporter, et ce n'est donc qu'un interdit rabbinique (chevout). Cela est préférable à ce qu'elle enduise ses cheveux d'huile, l'apporte auprès de l'accouchée et presse ses cheveux, car là il y a en plus l'interdit d'essorer : bien qu'essorer des cheveux n'entraîne pas de culpabilité de la Torah, c'est néanmoins certainement interdit en tant que chevout. Cependant, s'il suffit à l'accouchée que sa compagne apporte l'huile dans sa main, cela est plus préférable que tout ce qui précède (ainsi ressort-il de la Guemara).
séif katan 7
- (ח) עכו"ם אין מילדין - ואפילו בשכר דבחול מילדין משום איבה כמבואר ביו"ד סימן קנ"ד הכא אסור משום דיכולה להשתמט ולומר דאין מחללין שבת כ"א לההוא דמנטר שבתא וכתב המג"א ובמקום דאיכא למיחש לאיבה גם בכה"ג שרי אם אין בה חלול. ודע דהרופאים בזמנינו אפי' היותר כשרים אינם נזהרים בזה כלל דמעשים בכל שבת שנוסעים כמה פרסאות לרפאות עובדי כוכבים וכותבין ושוחקין סממנים בעצמן ואין להם על מה שיסמוכו דאפילו אם נימא דמותר לחלל שבת באיסור דרבנן משום איבה בין העו"ג [אף דג"ז אינו ברור עיין בפמ"ג] איסור דאורייתא בודאי אסור לכו"ע ומחללי שבת גמורים הם במזיד השם ישמרנו:(8) Une femme idolâtre, on ne la fait pas accoucher – Et même contre salaire. Car en semaine on la fait accoucher à cause de l'hostilité (éiva) que provoquerait un refus, comme il est expliqué dans le Yoré Dé'a, siman 154 ; ici c'est interdit, car la sage-femme peut se dérober en disant qu'on ne profane le Chabbat que pour celle qui observe le Chabbat. Le Maguen Avraham a écrit : là où il y a lieu de craindre l'hostilité, même dans un tel cas c'est permis, s'il n'y a pas de profanation du Chabbat. Et sache que les médecins de notre temps, même les plus pieux, n'y prennent pas du tout garde : chaque Chabbat il arrive qu'ils voyagent plusieurs parsaot pour soigner des idolâtres, qu'ils écrivent et broient des remèdes eux-mêmes, et ils n'ont rien sur quoi s'appuyer. Car même si nous disions qu'il est permis de profaner le Chabbat par un interdit rabbinique à cause de l'hostilité des non-Juifs (bien que cela non plus ne soit pas clair, voir le Peri Megadim), un interdit de la Torah est certainement défendu selon tous, et ils sont de véritables profanateurs du Chabbat délibérés. Que Hachem nous en préserve !
séif katan 8
- (ט) אחד מאלו - ודוקא לענין הדברים אשר אפשר לעשותן בלי איחור ועיכוב להכי צריך להמתין עד שנראה אחד מג' סימנים האלה אבל לענין קריאת חכמה ממקום רחוק וכדומה שאם נמתין עד שיעורים האלה תתאחר החכמה לבוא ע"כ משעה שמרגשת קצת אפילו בספק מותר בקריאתה ואפילו היא רחוקה ג' פרסאות:(9) L'un de ces signes – Cela ne concerne que les choses qu'on peut faire sans retard ni délai : pour celles-là, il faut attendre que l'un de ces trois signes apparaisse. Mais pour ce qui est d'appeler une sage-femme d'un endroit éloigné, et choses semblables, où, si l'on attendait ces stades, la sage-femme tarderait à venir, dès le moment où la femme ressent un peu les douleurs, même en cas de doute, il est permis de l'appeler, même si elle est éloignée de trois parsaot.
séif katan 9
- (י) שלשה ימים - ולא חשבינן מעת לעת כמ"ש סימן תרי"ז לגבי יוה"כ וע"כ אם הולידה ביום ד' קודם בין השמשות שוב אסור לחלל עליה שבת אם לא אמרה צריכה אני כ"כ המ"א ועיין בסימן תרי"ז שמגמגם הגר"א מאד שם וכתב דמלשון הרא"ש בפרק מרובה משמע שסובר כן בפשיטות דכונת הגמרא הוא מעל"ע ולא רק לתרוצי לדברי בה"ג קאתי וכן מוכח כדברי הגר"א בהדיא בתשובת הרא"ש כלל כ"ו סימן ג' שסובר כן בפשיטות ע"ש וכן משמע מדברי הריטב"א בפרק ר"א דמילה ועיין בא"ר שכתב דמדברי האו"ה ג"כ משמע דבעינן ג' ימים שלמים והיינו מעל"ע אח"כ מצאתי בספר נזר ישראל בשם תשובת בית אפרים שג"כ כתב כדברינו ונמצא לפ"ז דבין לענין מלאכת שבת ובין לענין יוה"כ עד ג' מעל"ע חשבינן לה למסוכנת ומותר אפילו לא אמרה צריכה אני ומג' עד ז' מעל"ע כשאמרה צריכה אני ונראה דלענין יוה"כ בודאי יש לצדד להקל דספק נפשות הוא ואפילו לענין שבת ג"כ אם לא נזדמן לו אז עו"ג לעשות על ידו שרי ע"י ישראל:(10) Trois jours – On ne les compte pas de moment à moment (vingt-quatre heures pleines), comme il est écrit au siman 617 au sujet de Yom Kippour. C'est pourquoi, si elle a accouché le mercredi avant le crépuscule (bein hachmachot), il est déjà interdit le Chabbat de le profaner pour elle si elle n'a pas dit « j'en ai besoin » ; ainsi a écrit le Maguen Avraham. Mais voir au siman 617 que le Gaon de Vilna y hésite fortement, et il écrit que de la formulation du Roch au chapitre Merouba il ressort qu'il considère simplement que l'intention de la Guemara est de compter de moment à moment, et pas seulement pour répondre aux propos du Halakhot Guedolot. Et ainsi ressort explicitement, conformément au Gaon de Vilna, des Responsa du Roch, principe 26, siman 3, qui le considère comme une évidence, voir là-bas. Et ainsi ressort-il aussi des propos du Ritva au chapitre Rabbi Eliézer de la Mila. Voir aussi l'Eliya Rabba, qui a écrit que des propos de l'Issour veHeter il ressort également qu'on exige trois jours complets, c'est-à-dire de moment à moment. Ensuite, j'ai trouvé dans le livre Nézer Israël, au nom des Responsa Beit Efraïm, qu'il a lui aussi écrit comme nous. Il en résulte donc que, tant pour les travaux du Chabbat que pour Yom Kippour, jusqu'à trois jours de moment à moment on la considère comme en danger, et c'est permis même si elle n'a pas dit « j'en ai besoin » ; et du troisième au septième jour de moment à moment, lorsqu'elle a dit « j'en ai besoin ». Et il semble que pour Yom Kippour, il y a certainement lieu d'incliner vers l'allègement, puisqu'il s'agit d'un doute concernant des vies ; et même pour le Chabbat aussi, s'il ne se trouve pas alors de non-Juif pour le faire par son intermédiaire, il est permis de le faire par un Juif.
séif katan 10
- (יא) הראשונים - מגמר לידה [לחם משנה] ועיין בה"ל:(11) Premiers – À compter de la fin de l'accouchement (Le'hem Michné). Voir le Biour Halakha.
séif katan 11
- (יב) אפילו אמרה אינה צריכה - והם דברים שחברותיה אומרות שדבר זה עושים לחיה וכל חיה צריכה לכך ואין כאן רופא או מילדת חכמה לראות אם החיה הזאת צריכה לכך:(12) Même si elle dit qu'elle n'en a pas besoin – Il s'agit de choses dont ses compagnes disent qu'on les fait pour une accouchée et que toute accouchée en a besoin, et il n'y a pas là de médecin ni de sage-femme experte pour voir si cette accouchée-ci en a besoin.
séif katan 12
- (יג) מחללין - דכיון דכל היולדות צריכות לכך אע"פ שאין אנו יודעין על זו ואפשר דיכולה להמתין עד ערב מחללים מספיקא ואין שומעין לה דדילמא חולשת הדעת נקטא לה שממאסת כל האוכלין או שאינה מרגישה לשעתה [הרמב"ן] וזה לשון הרשב"א על יולדת תוך ג' שאוכלת מאכל ב"א ואומרת שאינה צריכה שיבשלו עבורה בשבת והשיב דכמסוכנת אנו חושבין ליולדת מפני שאבריה מתפרקין ומרוסקת היא אלא שאינה מרגשת לשעתה ואם תאכל צונן או שאר דברים שאין המסוכנת אוכל אותם יביאוה לידי סכנה ולפיכך כל שאין לה דברים המחזיקים ומאכלים הבריאים מחללים עליה את השבת עכ"ל ומ"מ היכי דאיכא חכמה או רופא ואומרים ג"כ שא"צ שומעין להם שהרבה חיות שאין עושין להם חמין בכל יום וכתב המג"א שעכשיו נוהגות היולדות שאוכלות חמין של אתמול בשבת עכ"ל ומ"מ נראה דהכל לפי החולה:(13) On profane – Car puisque toutes les accouchées en ont besoin, bien que nous ne sachions pas ce qu'il en est pour celle-ci, et qu'il se peut qu'elle puisse attendre jusqu'au soir, on profane le Chabbat par doute, et on ne l'écoute pas, car peut-être est-elle saisie d'une faiblesse d'esprit qui lui fait rejeter toute nourriture, ou bien ne le ressent-elle pas sur le moment (Ramban). Voici les termes du Rachba au sujet d'une accouchée, dans les trois jours, qui mange la nourriture des gens ordinaires et dit qu'elle n'a pas besoin qu'on cuise pour elle le Chabbat. Il a répondu : nous considérons l'accouchée comme en danger parce que ses membres se disloquent et qu'elle est brisée, mais elle ne le ressent pas sur le moment ; si elle mange des aliments froids ou d'autres choses que la personne en danger ne mange pas, cela l'amènera au danger. C'est pourquoi, tant qu'elle n'a pas de choses fortifiantes et d'aliments sains, on profane pour elle le Chabbat. Fin de citation. Néanmoins, là où il y a une sage-femme ou un médecin qui disent eux aussi qu'elle n'en a pas besoin, on les écoute, car il y a beaucoup d'accouchées pour lesquelles on ne fait pas de mets chauds chaque jour. Le Maguen Avraham a écrit qu'aujourd'hui les accouchées ont l'usage de manger le Chabbat des mets chauds préparés la veille. Fin de citation. Néanmoins, il semble que tout dépend de la malade.
séif katan 13
- (יד) מג' ועד ז' אמרה אינה צריכה - לפי שאינה בחזקת מסוכנת לאותן הדברים שרגילות חברותיה לעשות לה ועוד שיכולה להמתין לפיכך סומכין עליה כשאומרת א"צ וכ"ז כשאמרה בפירוש אבל בסתמא מחללין דמ"מ איכא חשש סכנה ואם אומר רופא או חכמה שצריכה פשיטא דמחללין אפילו החיה אומרת אינה צריכה אבל אם שאר חברותיה אומרות שצריכה אין שומעין להם להכחיש את החיה. ודע עוד דאם החיה אומרת צריכה אפילו מאה רופאים אומרים א"צ שומעין לה דלב יודע מרת נפשו וכמו שנתבאר בסימן תרי"ח:(14) Du troisième au septième jour, si elle dit qu'elle n'en a pas besoin – Parce qu'elle n'est pas présumée en danger pour les choses que ses compagnes ont l'habitude de lui faire, et de plus elle peut attendre ; c'est pourquoi on se fie à elle lorsqu'elle dit qu'elle n'en a pas besoin. Tout cela, lorsqu'elle l'a dit explicitement ; mais si elle n'a rien dit, on profane le Chabbat, car il y a tout de même une crainte de danger. Et si un médecin ou une sage-femme dit qu'elle en a besoin, il est évident qu'on profane le Chabbat, même si l'accouchée dit qu'elle n'en a pas besoin ; mais si ce sont seulement ses autres compagnes qui disent qu'elle en a besoin, on ne les écoute pas pour contredire l'accouchée. Et sache encore que si l'accouchée dit qu'elle en a besoin, même si cent médecins disent qu'elle n'en a pas besoin, on l'écoute, car « le cœur connaît l'amertume de son âme » (Proverbes 14, 10), comme il est expliqué au siman 618.
séif katan 14
- (טו) מכאן ואילך וכו' - כיון שאנו יודעים שאין לה חולי אחר ואף היא אינה אומרת כן הכל בקיאים דמשום לידה אין לה סכנה לחמים ולשאר צרכי היולדת ופשיטא דיכולה להמתין עד הערב [רמב"ן בחידושיו]:(15) À partir de là, etc. – Puisque nous savons qu'elle n'a pas d'autre maladie, et qu'elle-même ne dit pas le contraire, tous savent bien qu'à cause de l'accouchement il n'y a pas pour elle de danger à se passer de mets chauds et des autres besoins de l'accouchée ; et il est évident qu'elle peut attendre jusqu'au soir (Ramban dans ses Novellae).
séif katan 15
- (טז) כחולה שאין וכו' - שאומר לעו"ג ועושה [גמרא]:(16) Comme un malade qui n'est pas en danger, etc. – On dit à un non-Juif, et il fait le travail (Guemara).
séif katan 16
- (יז) אפילו דרך ר"ה - דבלא הבאת סכין אין רבותא דליכא חלול שבת כלל בקריעת בטן מתה דמחתך בשר בעלמא הוא וליכא משום חבורה [גמרא]:(17) Même par le domaine public – Car sans le cas de l'apport du couteau, il n'y aurait là aucune nouveauté, puisqu'il n'y a aucune profanation du Chabbat à ouvrir le ventre d'une morte : c'est simplement couper de la chair, et il n'y a pas là l'interdit de blesser ('haboura) (Guemara).
séif katan 17
- (יח) שמא ימצא חי - ואשמועינן שאפילו ספק פיקוח נפש זה שלא היה עדיין בחזקת חי לעולם אפ"ה דוחה שבת [גמרא]:(18) De peur qu'on ne le trouve vivant – Cela nous enseigne que même ce doute de danger de mort, concernant un être qui n'a encore jamais été présumé vivant, repousse néanmoins le Chabbat (Guemara).
séif katan 18
- (יט) משום דאין וכו' - ושמא רק נתעלפה ואם יחתכוה ימיתוה וצריכין אנו להמתין ואדהכי מיית הולד [מ"א]:(19) Parce qu'on n'est pas, etc. – Et peut-être s'est-elle seulement évanouie, et si on l'ouvrait on la tuerait ; il nous faut donc attendre, et pendant ce temps l'enfant meurt (Maguen Avraham).
séif katan 19
- (כ) מדורה - וה"ה בזמנינו להחם התנור:(20) Un feu – Et de même, à notre époque, chauffer le poêle.
séif katan 20
- (כא) כל ל' - אם יש לה צער צנה דס"ל דיש סכנה לחיה כל ל' בצנה ולפיכך אם א"א ע"י עו"ג עושין ע"י ישראל [ממ"א וש"א] ולשאר חולה ע"י עו"ג מותר אפילו לאין סכנה אם צריך למדורה וליש סכנה אם אומר שצריך מותר אפילו ע"י ישראל בשא"א בעו"ג [ב"ח וא"ר] ועיין בבה"ל שהבאתי דעת הרבה גדולי הראשונים שסוברין דחיה אחר שבעה דינה לענין מדורה ג"כ כשאר חולה שאין בו סכנה:(21) Tous les trente jours – Si elle souffre du froid, car le Choulhan Aroukh considère qu'il y a danger pour l'accouchée pendant tous les trente jours dans le froid ; c'est pourquoi, si ce n'est pas possible par un non-Juif, on le fait par un Juif (d'après le Maguen Avraham et d'autres décisionnaires). Pour un autre malade, par un non-Juif c'est permis même s'il n'est pas en danger, s'il a besoin d'un feu ; et pour celui qui est en danger, s'il dit qu'il en a besoin, c'est permis même par un Juif lorsque ce n'est pas possible par un non-Juif (Ba'h et Eliya Rabba). Voir le Biour Halakha, où j'ai rapporté l'avis de nombreux grands Richonim qui considèrent qu'après sept jours, la loi de l'accouchée, pour ce qui est du feu, est aussi celle d'un autre malade qui n'est pas en danger.
séif katan 21
- (כב) עושים לו כל צרכיו - היינו הא דמבואר לקמיה:(22) On lui fait tout ce dont il a besoin – C'est-à-dire ce qui est expliqué ensuite.
séif katan 22
- (כג) ומרחיצין - אינו לפי הסדר המבואר בש"ס ומפיק מקרא ושם איתא דחותכין הטבור ואח"כ רוחצין אותו וכ"כ הרמב"ם בפ"ב מהלכות שבת. ודע דממה שהביא המ"א בשם התוספות מוכח דאין עושין מלאכה דאורייתא בשביל דברים אלו דאין במניעתם סכנה אלא צערא בעלמא וא"כ לפ"ז אם אין לו סכין לחתוך הטבור וצריך להביאו דרך ר"ה אסור להביאו אלא יקשרנו לע"ע וה"ה בשארי דברים המוזכרים כאן ובבאור הלכה הבאתי דעת ראשונים דמותר לחלל במלאכה דאורייתא בשביל זה ע"ש ועכ"פ להביאו ע"י עו"ג או להחם חמין על ידו לרחוץ הולד בודאי מותר:(23) On le lave – Ce n'est pas selon l'ordre expliqué dans le Talmud, qui le déduit d'un verset (Ézéchiel 16, 4) ; là, il est rapporté qu'on coupe le cordon et ensuite on le lave, et ainsi a écrit le Rambam au chapitre 2 des lois du Chabbat. Et sache que de ce que le Maguen Avraham a rapporté au nom des Tossefot, il ressort qu'on ne fait pas un travail interdit par la Torah pour ces choses-là, car il n'y a pas de danger à s'en abstenir, mais seulement une souffrance. Dès lors, s'il n'a pas de couteau pour couper le cordon et qu'il faut l'apporter par le domaine public, il est interdit de l'apporter ; il le nouera plutôt pour le moment. Et de même pour les autres choses mentionnées ici. Dans le Biour Halakha, j'ai rapporté l'avis de Richonim selon lesquels il est permis de profaner le Chabbat par un travail interdit par la Torah pour cela, voir là-bas. En tout cas, l'apporter par un non-Juif, ou chauffer de l'eau par son intermédiaire pour laver l'enfant, est certainement permis.
séif katan 23
- (כד) ומולחין אותו - כדי שיתקשה הבשר [רש"י] ומשמע מזה דהמליחה תהיה במלח [עפמ"ג] ובפירוש המשנה להרמב"ם כתוב ונותנין עליו אבק ההדס והדומה לו וכ"מ בערוך ערך לף ע"ש:(24) On le sale – Afin que la chair se raffermisse (Rachi). Il en ressort que le salage se fait avec du sel (voir le Peri Megadim). Mais dans le Commentaire de la Michna du Rambam, il est écrit : on met sur lui de la poudre de myrte, ou chose semblable ; et ainsi ressort-il de l'Aroukh, à l'entrée « laf », voir là-bas.
séif katan 24
- (כה) וטומנין השליא - ולא בקרקע דמשום זה לכו"ע לא מחללינן שבתא אלא כך היה מנהגם כשחל בשבת עשירות טומנין אותה בספלים של שמן או בספוגין של צמר ועניות במוכין או בתבן ובחול אלו ואלו טומנין אותה בארץ [ירושלמי]:(25) On enfouit le placenta – Et non dans la terre, car pour cela, selon tous, on ne profane pas le Chabbat. Mais telle était leur coutume : lorsque la naissance tombait un Chabbat, les femmes riches l'enfouissaient dans des bassines d'huile ou dans des éponges de laine, et les pauvres dans des déchets de laine (mokhin) ou dans de la paille ; et en semaine, les unes comme les autres l'enfouissaient dans la terre (Yerouchalmi).
séif katan 25
- (כו) כדי שיחם הולד - והיה זה מדרך סגולה אצלם:(26) Afin que l'enfant ait chaud – Et c'était chez eux un procédé de segoula (remède d'efficacité non naturelle).
séif katan 26
- (כז) וחותכין - אחר שקושרין אותו ועיין במג"א שחתיכת הטבור בעלמא אינו כ"א שבות ובספר קובץ להרמב"ם כתב בשם ספר שושנים לדוד שהוכיח דיש בזה איסורא דאורייתא ורק הכא מותר ע"ש:(27) Et on coupe – Après l'avoir noué. Voir le Maguen Avraham, selon lequel le simple fait de couper le cordon n'est qu'un chevout ; mais dans le livre Kovets sur le Rambam, il est écrit au nom du livre Chochanim leDavid qu'il a démontré qu'il y a là un interdit de la Torah, et que c'est seulement ici que c'est permis, voir là-bas.
séif katan 27
- (כח) אבל נולד לח' - דודאי לא חיי:(28) Mais s'il est né au huitième mois – Car il ne vivra certainement pas.
séif katan 28
- (כט) אין מחללים - דכיון דמספקא לן אם היה בן קיימא מעולם לא מחללינן ולא דמי להא דיושבת על המשבר בסעיף ה' דהתם מיירי דכלו לו חדשיו [מ"א] ועיין בה"ל מה שכתבנו בזה:(29) On ne profane pas – Car, puisque nous doutons qu'il ait jamais été viable, on ne profane pas le Chabbat. Ce n'est pas comparable au cas de celle qui est assise sur le siège d'accouchement, au séif 5, car là il s'agit d'un enfant dont les mois de gestation sont achevés (Maguen Avraham). Voir le Biour Halakha, ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 29
- (ל) אא"כ גמרו וכו' - קאי גם אבן ח' כדאיתא בב"י והטעם דאמרינן שהוא בן שבעה ואשתהויי הוא דאשתהי ועיין בבאור הגר"א שנשאר בדין השו"ע בצ"ע ודעתו דלענין חלול שבת לא סמכינן אגמרו לחוד כ"א דוקא כששהה ג"כ שלשים יום ורק לענין טלטול התינוק נוכל לסמוך אסימנא דגמרו לחוד:(30) À moins que ne soient achevés, etc. – Cela se rapporte aussi à l'enfant né au huitième mois, comme il est rapporté dans le Beit Yossef. La raison en est que nous disons qu'il est en réalité né de sept mois et qu'il a simplement tardé à sortir. Voir le Biour du Gaon de Vilna, qui laisse la loi du Choulhan Aroukh dans le doute (tsarikh iyoun) ; son avis est que, pour la profanation du Chabbat, on ne se fie pas aux cheveux et aux ongles achevés seuls, mais seulement s'il a aussi vécu trente jours ; c'est seulement pour le déplacement de l'enfant que nous pouvons nous fier au seul signe des cheveux et ongles achevés.
séif katan 30
- (לא) או ספק וכו' - והאחרונים הסכימו דדוקא כשידוע שהוא בן חי"ת כגון שבעל ופירש אבל מספק מטלטלינן כל תינוק:(31) Ou s'il y a doute, etc. – Les A'haronim se sont accordés à dire que l'interdit de le déplacer ne vaut que lorsqu'on sait qu'il est né de huit mois, par exemple si le mari a eu une relation puis s'est séparé d'elle ; mais en cas de doute, on déplace tout enfant.
séif katan 31
- (לב) להוציא בידה - על הארץ דאין זה כדרך מפרק כיון שהולך לאיבוד ועוד דהוי מלאכה שאצ"ל דפטור ומשום צערא ל"ג כמו מפיס מורסא:(32) Faire sortir de sa main – Sur le sol, car ce n'est pas comparable à la manière de « décharger » (mefarek, travail du battage), puisque le lait est perdu ; de plus, c'est un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même (melakha chééna tsrikha legoufa), dont on est exempt (de la Torah), et à cause de la souffrance on n'a pas décrété d'interdit, comme pour celui qui perce un abcès.
séif katan 32
- (לג) מישרים - בידים:(33) On redresse – Avec les mains.
séif katan 33
- (לד) מחמת צער הלידה - כתב המ"א ודוקא ביום הלידה אבל אח"כ אסור אבל באמת מהרבה פוסקים משמע דאין חילוק בזה ואפילו לאחר חודש או ב' חדשים מותר ועיין בבאור הגר"א שכתב שכן ג"כ דעת השו"ע להקל בזה כמותם וע"כ אין להחמיר בזה ומ"מ אם נתפרקה חוליא של שדרה ממקומה לכו"ע אסור ליישב בידו חוליות של שדרה אחת על חברתה דמחזי כבונה אם לא ביום הלידה דאז יש לצדד להקל אף בזה:(34) À cause de la souffrance de l'accouchement – Le Maguen Avraham a écrit : seulement le jour de l'accouchement, mais ensuite c'est interdit. Mais en vérité, de nombreux décisionnaires il ressort qu'il n'y a pas de distinction en cela, et que même après un mois ou deux mois c'est permis. Voir le Biour du Gaon de Vilna, qui a écrit que tel est aussi l'avis du Choulhan Aroukh, d'alléger en cela comme eux ; c'est pourquoi il n'y a pas lieu d'être rigoureux en cela. Néanmoins, si une vertèbre de la colonne s'est déplacée, il est interdit selon tous de remettre de la main les vertèbres de la colonne l'une sur l'autre, car cela ressemble au travail de construire, sauf le jour de l'accouchement, où il y a lieu d'incliner vers l'allègement même pour cela.
séif katan 34
- (לה) שלא יתעקמו אבריו - וברא"ש פי"ז משמע דאפילו לכרכו כדי לישר אבריו ג"כ שרי לעולם והטעם בגמרא משום דאורחיה תמיד בהכי ולא הוי כמתקן ומשמע דאם היה תינוק שאין כורכין אותו בחול ונתעקמו אבריו אסור לכרכו בשבת:(35) Pour que ses membres ne se tordent pas – Et du Roch, au chapitre 17 (de Chabbat), il ressort que même l'emmailloter pour redresser ses membres est toujours permis. La raison donnée dans la Guemara est que c'est toujours ainsi qu'on fait avec un nouveau-né, et ce n'est donc pas comme réparer (metaken). Il en ressort que s'il s'agissait d'un enfant qu'on n'emmaillote pas en semaine et que ses membres se soient tordus, il serait interdit de l'emmailloter le Chabbat.
séif katan 35
- (לו) מותר - ולא גזרינן בזה משום רפואה דאורחיה דתינוק ליפול ערלת לשונו ולא מחזי כרפואה:(36) Il est permis – Et on n'a pas décrété ici d'interdit à cause des soins médicaux (de peur qu'on en vienne à broyer des remèdes), car il est habituel chez un enfant que ce repli de sa langue tombe, et cela n'a pas l'apparence d'un soin médical.
séif katan 36