Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 329 →- (א) לידי סכנה - כגון דאיכא שם חולים או קטנים שאינם יכולים לברוח:(1) À un danger – Par exemple, s'il y a là des malades ou des enfants qui ne peuvent pas fuir.
séif katan 1
- (ב) מכבין - וה"ה דשרי להפסיק בכלים של מתכות או בכלי חרס מלאים מים אפילו צריך להביא הכלים דרך ר"ה דאיכא הרבה איסורים. כתב המ"א אם יכול להציל את החולה וקטן לישא אותם דרך ר"ה אעפ"כ מוטב לכבות דלא הוי כ"א מלאכה שאצ"ל דפטור עלה משא"כ לעבור דרך ר"ה דהרבה פוסקים סוברים דגם בזמנינו יש לנו ר"ה והח"א בכלל הבערה כתב דלדעתו מוטב לעבור דרך ר"ה משיכבה עי"ש:(2) On l'éteint – Et il en est de même : il est permis de faire barrage (au feu) avec des récipients de métal ou des récipients de terre cuite remplis d'eau, même s'il faut apporter les récipients par le domaine public, ce qui comporte de nombreux interdits. Le Maguen Avraham a écrit : même s'il est possible de sauver le malade et l'enfant en les portant par le domaine public, il vaut néanmoins mieux éteindre, car ce n'est qu'un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même (mélakha ché-eina tsrikha legoufa), pour lequel on est exempt, ce qui n'est pas le cas de passer par le domaine public, car de nombreux décisionnaires pensent que même à notre époque nous avons un domaine public. Mais le 'Hayé Adam, dans (la section sur) l'allumage (hav'ara), a écrit qu'à son avis il vaut mieux passer par le domaine public plutôt que d'éteindre ; vois là-bas.
séif katan 2
- (ג) אפילו וכו' - פי' לא מבעיא אם באותה חצר שהיו בה ט' א"י וחד ישראל נפל מפולת דבודאי מפקחין דכל קבוע כמחצה על מחצה דמי ואין כאן רוב א"י אלא אפילו היו ט' וכו':(3) Même, etc. – C'est-à-dire : il va sans dire que si, dans la cour même où se trouvaient neuf non-Juifs et un Juif, un éboulement est tombé, on déblaie certainement, car tout ce qui est fixe (kavoua) est considéré comme moitié-moitié, et il n'y a pas ici de majorité de non-Juifs ; mais même s'ils étaient neuf, etc.
séif katan 3
- (ד) ופירש אחד - לאו דוקא אחד אלא אפילו פירשו רובא וכדמסיים טעמא כיון שנשאר קביעות הראשון וכו':(4) Et l'un s'est séparé – Pas spécifiquement un, mais même si la majorité s'est séparée, comme il conclut par la raison : « puisque le premier groupe fixe est resté, etc. ».
séif katan 4
- (ה) קביעות הראשון במקומו - ואע"ג דבעלמא אמרו כל דפריש מרובא פריש אפילו היכא דהקביעות נשאר במקומו גבי פיקוח נפש אקילא רחמנא דכתיב וחי בהם ולא שימות בהם משמע שלא יוכל לבוא בשום ענין לידי מיתת ישראל:(5) Le premier groupe fixe à sa place – Et bien qu'ailleurs on ait dit « tout ce qui se sépare se sépare de la majorité » même là où le groupe fixe est resté à sa place, pour le pikoua'h néfech (sauvetage d'une vie) la Torah a été indulgente, car il est écrit : « et il vivra par eux » (Lévitique 18, 5) – et non qu'il mourra par eux ; ce qui implique qu'on ne doit en aucune manière en arriver à la mort d'un Juif.
séif katan 5
- (ו) כמחצה - וספק נפשות להקל ועיין בא"ע סימן ד' סל"ד דתינוק שנמצא בעיר שרובה עו"ג אין מחללין עליו את השבת כיון דבכל יום ויום פורשים כולם ממקום קביעותם אזלינן אחר הרוב ורמ"א בהג"ה פליג שם וס"ל דמפקחין עליו את הגל דבני העיר חשיבי כקביעי ודמיא לדינא דהכא ודעת הגר"א שם לפסוק כהרמ"א עי"ש ואם נמצא בדרך ורוב העוברים עו"ג לכו"ע אזלינן בתר רובא [פמ"ג]:(6) Comme moitié-moitié – Et en cas de doute concernant la vie, on est indulgent. Et voir dans l'Even HaEzer, siman 4, séif 34 : un enfant trouvé dans une ville dont la majorité est non-juive, on ne profane pas le Chabbat pour lui, car puisque chaque jour tous se séparent de leur lieu fixe, on suit la majorité ; et le Rema, dans la glose, conteste là-bas et pense qu'on déblaie le tas (de décombres) pour lui, car les habitants de la ville sont considérés comme fixes, et c'est comparable à la règle d'ici ; et l'avis du Gaon de Vilna là-bas est de trancher comme le Rema ; vois là-bas. Et s'il a été trouvé sur la route et que la majorité des passants sont non-juifs, selon tous les avis on suit la majorité [Peri Megadim].
séif katan 6
- (ז) אם נעקרו כולם - פי' שנעקרו להתפזר כל אחד לדרכו ובטלה קביעותם אבל אם יצאו תכופים יחד זה אחר זה כיון דעדיין הם בחבורה אחת נקרא קבוע ודינו כדמעיקרא:(7) S'ils sont tous partis – C'est-à-dire qu'ils sont partis pour se disperser, chacun vers son chemin, et que leur fixité a été annulée ; mais s'ils sont sortis ensemble, rapprochés, l'un après l'autre, puisqu'ils sont encore un seul groupe, cela s'appelle fixe, et la règle est comme au début.
séif katan 7
- (ח) ספק חי - הלשון מגומגם דהוי ליה לחשוב בתחלה ספק ישנו ואח"כ ספק חי וכן איתא במשנה:(8) Doute s'il est vivant – La formulation est maladroite, car il aurait dû énumérer d'abord « doute s'il est là » et ensuite « doute s'il est vivant », et c'est ainsi qu'il est dit dans la Michna.
séif katan 8
- (ט) הוא שם - ומיירי שהיה שם בעת המפולת ואינו ידוע אם הספיק לצאת מתוך ההפכה ונראה דה"ה אפילו לא ראינו אותו מתחלה להדיא רק בבית זה מצוין בני אדם בעת הזאת נמי מחללין ומפקחין את הגל. הבא במחתרת בענין שמותר להרגו ובעת חתירתו נפל עליו גל אין מפקחין אותו דגברא קטילא הוא (פוסקים בשם הגמרא). ישראל בעל עבירות לתיאבון כל זמן שאין כופר בתורה נראה דמחללין עליו שבת כדי להצילו אבל אם הוא להכעיס אסור להצילו אף בחול וכ"ש דאסור לחלל עליו שבת בפיקוח הגל או בשאר רפואה וה"ה לכל הני דאיתא ביו"ד סימן קנ"ח ס"א וב' ע"ש:(9) Il est là – Et il s'agit du cas où il était là au moment de l'éboulement, et l'on ne sait pas s'il a eu le temps de sortir de l'effondrement ; et il semble qu'il en est de même même si nous ne l'avons pas vu explicitement au départ, mais que dans cette maison des gens se trouvent habituellement à ce moment : on profane aussi (le Chabbat) et on déblaie le tas. Celui qui vient par effraction (ba bama'hteret), dans un cas où il est permis de le tuer, et sur qui un tas est tombé pendant qu'il perçait, on ne le déblaie pas, car c'est un homme (considéré comme) déjà mort (décisionnaires, au nom de la Guemara). Un Juif qui commet des fautes par convoitise (leteavon), tant qu'il ne renie pas la Torah, il semble qu'on profane le Chabbat pour le sauver ; mais s'il (les commet) par provocation (lehakh'is), il est interdit de le sauver même en semaine, et à plus forte raison il est interdit de profaner pour lui le Chabbat en déblayant le tas ou par d'autres soins ; et il en est de même pour tous ceux qui sont mentionnés dans le Yoré Déa, siman 158, séifim 1 et 2 ; vois là-bas.
séif katan 9
- (י) אז ודאי מת - דכתיב כל אשר נשמת רוח חיים באפיו משמע דהרוח חיים תלוי באפיו:(10) Alors il est certainement mort – Car il est écrit : « tout ce qui avait dans ses narines le souffle d'un esprit de vie » (Genèse 7, 22), ce qui implique que l'esprit de vie dépend des narines.
séif katan 10
- (יא) ל"ש פגעו ברגליו - ר"ל דלא נימא דכיון שאין אנו מרגישין חיות בלבו בודאי מת ולא יפקח הגל יותר קמ"ל דגם בזה צריך לבדוק עד חוטמו:(11) Peu importe qu'on ait atteint ses pieds – C'est-à-dire que nous ne disions pas que, puisque nous ne sentons pas de vie dans son cœur, il est certainement mort et qu'on ne déblaiera plus le tas ; il nous apprend que même en ce cas il faut vérifier jusqu'à son nez.
séif katan 11
- (יב) על עסקי ממון וכו' - דבשביל הפסד ממון לא הותר איסור שבת:(12) Pour des affaires d'argent, etc. – Car pour une perte d'argent, l'interdit du Chabbat n'a pas été permis.
séif katan 12
- (יג) ואפילו סתם - דספק נפשות להקל:(13) Et même sans précision – Car en cas de doute concernant la vie, on est indulgent.
séif katan 13
- (יד) לספר וכו' - עיר שמבדלת בין גבול שישראל דרים בה לגבול העו"ג וחיישינן שאם ילכדוה משם תהא הארץ נוחה ליכבש לפניהם:(14) À la frontière, etc. – Une ville qui sépare le territoire où habitent des Juifs du territoire des non-Juifs ; et nous craignons que, s'ils la prennent, le pays ne devienne, à partir de là, facile à conquérir devant eux.
séif katan 14
- (טו) אפילו לא באו וכו' - ר"ל כשהקול יוצא שרוצים לבוא אעפ"י שלא באו עדיין מותר ללבוש כלי זיין לשמור ולעשות קול בעיר כדי שלא יבואו דאין מדקדקין בפק"נ [לשון או"ז] ודין זה ארישא נמי קאי [אחרונים]:(15) Même s'ils ne sont pas venus, etc. – C'est-à-dire que lorsque la rumeur se répand qu'ils veulent venir, bien qu'ils ne soient pas encore venus, il est permis de revêtir des armes pour monter la garde et de faire du bruit dans la ville afin qu'ils ne viennent pas, car on n'est pas pointilleux en matière de pikoua'h néfech [formulation de l'Or Zaroua] ; et cette règle se rapporte aussi au début (du séif) [A'haronim].
séif katan 15
- (טז) שאם לא יניחנו וכו' - וה"מ כשבאו על רבים דבודאי יש לחוש שיעמוד אחד נגדם ולא ירצה ליתן להם ממונו ויהרגוהו ולכן הוי כמו שבאו על עסקי נפשות אבל כשבאו על יחיד יניח ליקח ממונו ולא יחלל את השבת:(16) Car s'il ne les laisse pas, etc. – Et ces paroles (s'appliquent) lorsqu'ils sont venus contre un grand nombre (de personnes), car il est certainement à craindre que l'un se dresse contre eux et ne veuille pas leur donner son argent, et qu'ils le tuent ; c'est pourquoi c'est comme s'ils étaient venus pour des affaires de vies ; mais lorsqu'ils sont venus contre un individu, il les laissera prendre son argent et ne profanera pas le Chabbat.
séif katan 16
- (יז) הכל לפי הענין - היינו לפי מה שמשער כעסן ופחזותן. ודע דהיום כשבאו מהאומות שחוץ לגבולינו לשלול שלל ולבוז בז בודאי מחויבים אנו לצאת בכלי זיין אפילו על עסקי ממון וכדינא דמלכותא וכן מבואר ברוקח ואגודה דהיכא דאיכא חשש שמא יכעסו יושבי הארץ עלינו מחללין עי"ש:(17) Tout dépend de la situation – C'est-à-dire selon l'estimation de leur colère et de leur impétuosité. Et sache qu'aujourd'hui, lorsque des gens des nations qui sont hors de nos frontières viennent piller et prendre du butin, nous sommes certainement obligés de sortir avec des armes, même pour des affaires d'argent, conformément à la loi du royaume ; et il est expliqué ainsi dans le Rokéa'h et l'Agouda : là où il y a lieu de craindre que les habitants du pays ne s'irritent contre nous, on profane (le Chabbat) ; vois là-bas.
séif katan 17
- (יח) בפני עכו"ם - וה"ה מישראל כשהוא משער שיבוא לידי סכנה דהא ניתן להצילו בנפשו וכן כשאדם נרדף מפני נחש או דוב ג"כ מצוה להצילו ואפילו בעשיית כמה מלאכות בשבת [רמב"ם]:(18) Devant des non-Juifs – Et il en est de même (poursuivi) par un Juif, lorsqu'il estime qu'il en arrivera à un danger, puisqu'il est permis de le sauver au prix de la vie (du poursuivant) ; et de même, lorsqu'un homme est poursuivi par un serpent ou un ours, c'est aussi une mitsva de le sauver, même en accomplissant plusieurs travaux le Chabbat [Rambam].
séif katan 18
- (יט) כדי להצילם - ומ"מ אם יש סכנה להמציל אינו מחויב דחייו קודם לחיי חבירו (או"ה) ואפילו ספק סכנה נמי עדיף ספיקו דידיה מודאי דחברו אולם צריך לשקול הדברים היטב אם יש בו ספק סכנה ולא לדקדק ביותר כאותה שאמרו המדקדק עצמו בכך בא לידי כך [פתחי תשובה חו"מ סי' תכ"ו]:(19) Afin de les sauver – Et néanmoins, s'il y a un danger pour celui qui sauve, il n'y est pas obligé, car sa vie passe avant la vie de son prochain (Issour veHeter) ; et même un doute de danger : son propre doute prime sur le (danger) certain de son prochain. Toutefois, il faut bien peser les choses (pour savoir) s'il y a en cela un doute de danger, et ne pas être trop pointilleux, comme ce qu'on a dit : « celui qui est pointilleux pour lui-même en cela en arrive à cela » [Pit'hé Techouva, 'Hochen Michpat, siman 426].
séif katan 19
- (כ) חוזרים וכו' - כדי שלא להכשילם לעתיד לבוא שלא ירצו להציל עוד:(20) Retournent, etc. – Afin de ne pas les faire trébucher à l'avenir, de sorte qu'ils ne voudraient plus sauver.
séif katan 20
- (כא) למקומם - עיין לקמן בסימן ת"ז:(21) À leur place – Voir plus loin au siman 407.
séif katan 21