Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 328 →- (א) מיחוש בעלמא והוא מתחזק וכו' - דאם כאיב ליה טובא וחלה כל גופו עי"ז או שנפל למשכב אף שאין בו סכנה מותר לעשות בשבילו רפואה שאין בה מלאכה וכההיא דסימן שכ"ז ס"א וכה"ג וע"י א"י מותר לעשות אפילו מלאכה גמורה וכדלקמן בסי"ז וסל"ז ע"ש:(1) Un simple malaise, et il se maintient, etc. – Car s'il souffre beaucoup et que tout son corps en devient malade, ou s'il est tombé alité, même s'il n'y a pas de danger, il est permis de faire pour lui un remède qui ne comporte pas de travail (mélakha), comme dans le cas du siman 327, séif 1, et autres cas semblables ; et par l'intermédiaire d'un non-Juif, il est permis de faire même un véritable travail, comme plus loin aux séifim 17 et 37 ; vois là-bas.
séif katan 1
- (ב) שום רפואה - היינו אפילו דברים שאין בהם משום מלאכה ג"כ אסור וכדלעיל בסימן שכ"ז ס"א ולקמן בסעיף ל"ו וכה"ג:(2) Aucun remède – C'est-à-dire que même des choses qui ne comportent pas de travail sont elles aussi interdites, comme plus haut au siman 327, séif 1, et plus loin au séif 36, et autres cas semblables.
séif katan 2
- (ג) ואפילו ע"י א"י - היינו אפילו דברים שהוא רק משום שבות ג"כ אסור על ידו כיון שהוא רק מיחוש בעלמא:(3) Et même par l'intermédiaire d'un non-Juif – C'est-à-dire que même des choses qui ne relèvent que d'un chevout (interdit rabbinique) sont elles aussi interdites par son intermédiaire, puisqu'il ne s'agit que d'un simple malaise.
séif katan 3
- (ד) מצוה וכו' - פי' לעשות לו רפואה והטעם משום דכתיב וחי בהם ולא שימות בהם:(4) C'est une mitsva, etc. – C'est-à-dire de lui faire un remède ; et la raison en est qu'il est écrit : « et il vivra par eux » (Lévitique 18, 5) – et non qu'il mourra par eux.
séif katan 4
- (ה) והזריז וכו' - עיין לקמן בסי"ב ובהג"ה שם במה שנכתוב שם במ"ב ועיין ביו"ד סוף סימן קנ"ה דבעינן שתהא הרפואה ידועה לאנשים או ע"פ מומחה [מ"א]:(5) Et celui qui se hâte, etc. – Voir plus loin au séif 12 et dans la glose (du Rema) là-bas, ce que nous écrirons là dans la Michna Beroura ; et voir dans le Yoré Déa, à la fin du siman 155, qu'il faut que le remède soit connu des gens ou (prescrit) selon un expert [Maguen Avraham].
séif katan 5
- (ו) והשואל וכו' - פי' אותו האיש שהוא מתחסד וירא לחלל שבת בחולה כזה כ"א ע"י מורה הרי הוא שופך דמים שבעוד שהוא הולך לשאול יחלש החולה יותר ויוכל להסתכן והרי הכתוב אומר לא תעמוד וגו' ובירושלמי איתא הנשאל הרי זה מגונה פי' משום שהתלמיד חכם במקומו היה לו לדרוש בפרקא לכל כדי שידעו כל העם ולא יצטרכו לשאלו ואם החולה בעצמו מתיירא שיעברו עליו את השבת כופין אותו ומדברים על לבו שהוא חסידות של שטות [רדב"ז]:(6) Et celui qui demande, etc. – C'est-à-dire : cet homme qui fait le pieux et craint de profaner le Chabbat pour un tel malade sinon sur l'avis d'un décisionnaire, voici qu'il verse le sang ; car pendant qu'il va demander, le malade s'affaiblira davantage et risquera d'être en danger ; or le verset dit : « Tu ne resteras pas (impassible devant le sang de ton prochain) », etc. (Lévitique 19, 16). Et dans le Yerouchalmi, il est dit : « celui à qui l'on pose la question est blâmable » ; c'est-à-dire parce que le talmid 'hakham (érudit) de l'endroit aurait dû l'enseigner publiquement à tous, afin que tout le peuple le sache et n'ait pas besoin de le lui demander. Et si le malade lui-même craint qu'on transgresse pour lui le Chabbat, on le contraint et on lui parle au cœur (pour le convaincre) que c'est une piété stupide [Radbaz].
séif katan 6
- (ז) מהשינים וכו' - וכ"ש אם חלה מקום מושב השיניים דהיינו החניכים בודאי הם בכלל מכה שבתוך חלל הגוף:(7) Des dents, etc. – Et à plus forte raison si l'endroit où siègent les dents est malade, c'est-à-dire les gencives : elles sont certainement incluses dans (la catégorie de) la plaie qui est à l'intérieur de la cavité du corps.
séif katan 7
- (ח) ושינים עצמם וכו' - דהיינו היכי דכאיב ליה טובא וחלה כל גופו עי"ז אף שלא נפל למשכב [לאפוקי חששא בעלמא בשיניו איננו בכלל זה וכדלקמן בסל"ב] וכ"ש מחלת צפידנא שמתחלת בפה ומסיימת בבני מעיים וסימנה כשנותן כלום לתוך פיו סביבות השיניים יוצאין מבין השיניים דם דמחללין עליה השבת והפרש יש בינייהו דבצפידנא אפילו החולה והרופא אומרים א"צ לחילול אמרינן דאין בקיאין בזה כי מקובל ביד חז"ל שסכנה היא ובשאר כאב השיניים דחשיב כמכה של חלל בסתם מחללין וכשאומר הרופא או החולה שא"צ אין מחללין וכדלקמיה בס"ד [פמ"ג]:(8) Et les dents elles-mêmes, etc. – C'est-à-dire lorsqu'il souffre beaucoup et que tout son corps en devient malade, même s'il ne s'est pas alité [à l'exclusion d'une simple douleur aux dents, qui n'est pas incluse dans ceci, comme plus loin au séif 32] ; et à plus forte raison la maladie du tsafidna (scorbut), qui commence dans la bouche et finit dans les intestins, et dont le signe est que, lorsqu'on met quoi que ce soit dans la bouche autour des dents, du sang sort d'entre les dents : on profane pour elle le Chabbat. Et il y a une différence entre eux : pour le tsafidna, même si le malade et le médecin disent qu'il n'est pas besoin de profaner (le Chabbat), nous disons qu'ils ne s'y connaissent pas en cela, car nos Sages ont reçu par tradition que c'est un danger ; tandis que pour les autres douleurs des dents, qui sont considérées comme une plaie de la cavité (du corps), dans le cas ordinaire on profane, mais lorsque le médecin ou le malade dit qu'il n'en est pas besoin, on ne profane pas, comme juste après au séif 4 [Peri Megadim].
séif katan 8
- (ט) ודוקא וכו' - קאי ארישא אמכה שבחלל הגוף:(9) Et seulement, etc. – Cela se rapporte au début (du séif), à la plaie qui est dans la cavité du corps.
séif katan 9
- (י) ומצטער וכו' - היינו דכאיב ליה טובא ומצטער כ"כ עד שחלה כל גופו עי"ז אף שאינו נופל למשכב וכדלקמן סי"ז ועיין בביאור הלכה ואף דמתחלה מבואר דחולי השיניים מקרי של חלל מ"מ אינו מותר ההוצאה ע"י ישראל דהוצאת השן אינה רפואה ידועה [א"ר] ואדרבה לפעמים יש חשש סכנתא עי"ז והא דמתיר השו"ע מקודם לחלל עליהן השבת היינו לרפאות המחלה ע"י סמים שלא יהיה צריך להוציאן:(10) Et il souffre, etc. – C'est-à-dire qu'il a très mal et souffre tellement que tout son corps en devient malade, même s'il ne s'alite pas, comme plus loin au séif 17 ; et voir dans le Biour Halakha. Et bien qu'il ait été expliqué au début que la maladie des dents est appelée (maladie) de la cavité (du corps), néanmoins l'extraction n'est pas permise par un Juif, car l'extraction d'une dent n'est pas un remède reconnu [Eliya Rabba] ; au contraire, il y a parfois un risque de danger à cause de cela. Et ce que le Choulhan Aroukh a permis auparavant de profaner le Chabbat pour elles, c'est pour soigner la maladie au moyen de médicaments, afin qu'il ne soit pas nécessaire de les arracher.
séif katan 10
- (יא) אומר וכו' - ואע"ג דהוא פותח פיו וממציא את שינו להוציאו קי"ל דמסייע אין בו ממש ובט"ז מאריך בענין זה ודעתו להחמיר אבל הרבה אחרונים דעתם כהשו"ע:(11) Il dit, etc. – Et bien qu'il ouvre la bouche et présente sa dent pour qu'on l'arrache, nous tenons que celui qui aide (messayéa) n'a pas de substance (son aide ne compte pas). Le Taz s'étend sur ce sujet et son avis est d'être rigoureux, mais de nombreux A'haronim sont de l'avis du Choulhan Aroukh.
séif katan 11
- (יב) לעכו"ם להוציאו - אבל לא ע"י ישראל לכו"ע דהוצאת שן הוא מלאכה דאורייתא דהא חובל לרפואה [מ"א] ועיין לקמן בריש סעיף יו"ד ונ"מ מזה גם לעניננו:(12) À un non-Juif de l'arracher – Mais pas par un Juif, selon tous les avis, car l'extraction d'une dent est un travail de la Torah, puisqu'il blesse dans un but thérapeutique [Maguen Avraham] ; et voir plus loin au début du séif 10 : il en découle une conséquence pour notre sujet aussi.
séif katan 12
- (יג) אינה צריכה אומד - פי' אם הוא מסוכן לשעתו או לא:(13) N'a pas besoin d'évaluation – C'est-à-dire (pour savoir) s'il est en danger dans l'immédiat ou non.
séif katan 13
- (יד) כל שרגילים וכו' - ממאכלים ורפואות [רמב"ן] ומשמע אע"פ שאין בו סכנה במניעת הדבר ההוא כיון שהחולי יש בו סכנה ויש בהדבר צורך קצת ורגילין לעשות לו בחול עושין גם בשבת [מ"מ] ועיין בביאור הלכה שהבאנו מכמה פוסקים דס"ל שאפילו במקום שצריך חילול אין מחללין ע"י ישראל אלא בדבר שיש לחוש בו שאם לא יעשהו לו יכבד עליו חליו ויוכל להסתכן אבל כל שברור שאין במניעת אותו דבר חשש סכנה אע"פ שמ"מ צריך הוא לו ורגילין לעשות לו אין עושין אותו בשבת אלא ע"י א"י כדין צרכי חולה שאין בו סכנה וע"כ בודאי מהנכון להחמיר באיסור של תורה ועיין בבה"ל מה שכתבנו בסוף דברינו:(14) Tout ce qu'on a l'habitude, etc. – En fait d'aliments et de remèdes [Ramban]. Et cela implique que, même s'il n'y a pas de danger à le priver de cette chose, puisque la maladie comporte un danger, qu'il y a un certain besoin de cette chose et qu'on a l'habitude de la lui faire en semaine, on la fait aussi le Chabbat [Maguid Michné]. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons rapporté de plusieurs décisionnaires, qui pensent que même là où il faut profaner (le Chabbat), on ne profane par un Juif que pour une chose dont on peut craindre que, si on ne la lui fait pas, sa maladie s'aggravera et il risquera d'être en danger ; mais pour tout ce dont il est clair que la privation ne comporte pas de risque de danger, bien qu'il en ait tout de même besoin et qu'on ait l'habitude de la lui faire, on ne la fait le Chabbat que par un non-Juif, comme la règle des besoins d'un malade qui n'est pas en danger. C'est pourquoi il est certainement convenable d'être rigoureux pour un interdit de la Torah ; et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à la fin de nos propos.
séif katan 14
- (טו) כשיודעים - וכ"ש כשהרופא או החולה אומרים שא"צ שאין מחללין:(15) Lorsqu'on sait – Et à plus forte raison lorsque le médecin ou le malade dit qu'il n'en est pas besoin : on ne profane pas.
séif katan 15
- (טז) ומכירים באותו חולי שממתין - ר"ל שמכירים בבירור שלא יתגבר החולי יותר ע"י שנמתין עד הלילה במו"ש:(16) Et qu'on reconnaît dans cette maladie qu'on peut attendre – C'est-à-dire qu'on reconnaît avec certitude que la maladie ne s'aggravera pas du fait que nous attendions jusqu'au soir, à la sortie du Chabbat.
séif katan 16
- (יז) סכנת נפשות - צ"ל ספק סכנת נפשות ור"ל דאפילו אומרים רק שמא יכבד עליו החולי ויסתכן נמי שרי וזהו שסיים הרמ"א וע"ל סימן תרי"ח דכן מבואר שם לענין אכילת יוה"כ וה"ה כאן:(17) Danger de mort – Il faut lire : « doute de danger de mort » ; c'est-à-dire que même s'ils disent seulement que la maladie risque de s'aggraver et qu'il soit en danger, c'est aussi permis ; et c'est ce que le Rema a conclu. Et voir plus loin au siman 618, où cela est expliqué au sujet du fait de manger à Yom Kippour ; et il en est de même ici.
séif katan 17
- (יח) על כל מכה - אפילו אינה בחלל הגוף ואפילו שלא על גב היד והרגל:(18) Pour toute plaie – Même si elle n'est pas dans la cavité du corps, et même si elle n'est pas sur le dos de la main ou du pied.
séif katan 18
- (יט) חם ביותר - הוא הנקרא בל"א טיפו"ס וכדומה:(19) Très chaude (fièvre) – C'est ce qu'on appelle en langue vernaculaire « typhus », et autres semblables.
séif katan 19
- (כ) עם סימור - מלשון תסמר שערת בשרי והוא הנקרא שוידערי"ן בל"א שבא הקרירות והחמימות בפעם אחת לאפוקי קדחת המצוי שבא מתחלה הקרירות ואח"כ החמימות אין זה בכלל חולה שיש בו סכנה [אחרונים] ומ"מ ע"י א"י מותר לחלל עליו שבת:(20) Avec frisson – (Le mot simour vient) de l'expression « le poil de ma chair se hérissa » (Job 4, 15) ; c'est ce qu'on appelle en langue vernaculaire schwidern, où le froid et la chaleur viennent en même temps ; à l'exclusion de la fièvre courante, où vient d'abord le froid puis ensuite la chaleur : celle-ci n'est pas incluse dans (la catégorie de) malade en danger [A'haronim]. Et néanmoins, par un non-Juif, il est permis de profaner pour lui le Chabbat.
séif katan 20
- (כא) מקיזין אותו - אפילו ע"י ישראל דסכנתא הוא ואם אחזו דם במקצת ומנכר שהוא רק מיחוש בעלמא אסור [הגר"א]:(21) On le saigne – Même par un Juif, car c'est un danger ; mais s'il n'a été pris par le sang qu'en partie et qu'on reconnaît que ce n'est qu'un simple malaise, c'est interdit [Gaon de Vilna].
séif katan 21
- (כב) בעיניו וכו' - ואע"ג דמשום סכנת אבר אין מחללין באיסור דאורייתא לכו"ע וכדלקמן בסי"ז עין שאני דשורייקי דעינא בליבא תליא ואיכא סכנת נפש [גמרא]:(22) À ses yeux, etc. – Et bien que pour un danger concernant un membre on ne profane pas (le Chabbat) par un interdit de la Torah selon tous les avis, comme plus loin au séif 17, l'œil est différent, car les nerfs de l'œil sont reliés au cœur, et il y a donc un danger de mort [Guemara].
séif katan 22
- (כג) רירא - בגמרא משמע דה"ה קידחא וכן איתא ברמב"ם וכלבו [הגר"א]:(23) Écoulement (rira) – Dans la Guemara, il ressort qu'il en est de même pour une inflammation brûlante (kida'ha), et c'est ainsi dans le Rambam et le Kol Bo [Gaon de Vilna].
séif katan 23
- (כד) תחלת חולי - וכן באמצע המחלה אבל בסוף חולי שכבר תש מחלתו ליכא סכנתא ע"י סימנים הללו וכ"ש כשרוצה לעשות רפואה כדי להגביר אור עיניו דבודאי אין מחללין משום זה:(24) Début de la maladie – Et de même au milieu de la maladie ; mais à la fin de la maladie, lorsque sa maladie s'est déjà affaiblie, il n'y a pas de danger dans ces symptômes ; et à plus forte raison lorsqu'on veut faire un remède pour renforcer la lumière de ses yeux (sa vue) : on ne profane certainement pas pour cela.
séif katan 24
- (כה) שהרופאים וכו' - אפילו א"י כיון שרופא אומן הוא וכתב הרדב"ז ח"ד סימן ס"ו אם החולה אומר צריך אני לתרופה פלונית והרופא אומר א"צ שומעין לחולה אם לא שרופא אומר שאותה תרופה תזיקהו אזי שומעין לרופא ועיין בה"ל מה שכתבנו בזה:(25) Que les médecins, etc. – Même un non-Juif, puisqu'il est un médecin de métier. Et le Radbaz a écrit (Responsa, partie 4, siman 66) : si le malade dit « j'ai besoin de tel remède » et que le médecin dit qu'il n'en a pas besoin, on écoute le malade, à moins que le médecin ne dise que ce remède lui nuira ; alors on écoute le médecin. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 25
- (כו) מחללין - דספק נפשות להקל:(26) On profane – Car en cas de doute concernant la vie, on est indulgent.
séif katan 26
- (כז) שא"צ מומחה - ומ"מ דוקא כשיאמר שמכיר באותו חולי כמ"ש סימן תרי"ח וגם אינו נאמן להכחיש המומחה אפילו להקל [מ"א וא"ר]:(27) Qui n'a pas besoin d'être expert – Et néanmoins, seulement lorsqu'il dit qu'il connaît cette maladie, comme il est écrit au siman 618 ; et de plus, il n'est pas cru pour contredire l'expert, même dans le sens de l'indulgence [Maguen Avraham et Eliya Rabba].
séif katan 27
- (כח) דכל ב"א וכו' - היינו אפילו למכה שאינה של חלל ומ"מ אם אפשר לעשות ע"י א"י טוב יותר כמו שבארתי בבה"ל:(28) Car tout homme, etc. – C'est-à-dire même pour une plaie qui n'est pas de la cavité (du corps) ; et néanmoins, s'il est possible de le faire par un non-Juif, c'est préférable, comme je l'ai expliqué dans le Biour Halakha.
séif katan 28
- (כט) דוקא ישראלים - דכיון שהוא מצווה על שבת ואומר לחללו ודאי סומך על המחאתו:(29) Seulement des Juifs – Car puisqu'il est lui-même astreint au Chabbat et qu'il dit de le profaner, on peut certainement s'appuyer sur sa déclaration.
séif katan 29
- (ל) אבל סתם וכו' - וכן עיקר [א"ר]:(30) Mais (un non-Juif) ordinaire, etc. – Et c'est l'essentiel [Eliya Rabba].
séif katan 30
- (לא) אין מחללין וכו' - דאין אומרים לו לאדם חטא בשביל שיזכה חברך אך אם הכפיה היה באחד מג' עבירות ע"ג וג"ע וש"ד והוא משער שהנאנס ימסור עצמו למיתה בשביל זה אפשר דצריך לחלל כדי שלא יבוא לזה:(31) On ne profane pas, etc. – Car on ne dit pas à un homme : « pèche afin que ton prochain obtienne un mérite ». Toutefois, si la contrainte portait sur l'une des trois fautes – idolâtrie, unions interdites et meurtre – et qu'il estime que la personne contrainte se livrera à la mort pour cela, il se peut qu'il faille profaner (le Chabbat) afin qu'elle n'en arrive pas là.
séif katan 31
- (לב) אין אומרים נמתין - ואין סתירה מזה להא דסוף ס"ד דהתם הלא מיירי שיודע ומכיר שע"י המתנתו עד הערב לא יגיע שום ריעותא להחולה משא"כ הכא:(32) On ne dit pas : attendons – Et il n'y a pas de contradiction entre cela et la fin du séif 4, car là il s'agit du cas où l'on sait et reconnaît que, du fait d'attendre jusqu'au soir, il n'arrivera aucun dommage au malade, ce qui n'est pas le cas ici.
séif katan 32
- (לג) שלא לעשות וכו' - הטעם כתב הרא"ש משום דזימנין דליתנייהו ואתי ג"כ לאהדורי בתרייהו ומתוך כך יבוא לידי סכנה וטעם זה שייך גבי קטנים וא"י ואצל נשים איכא טעם אחר שמא יאמרו שלא ניתן שבת לדחות אף בפקוח נפש ולכך מוסרין אותה להם ויתעצלו בדבר ומתוך כך יבוא לידי סכנה או שמא יקילו הנשים בדבר ויבואו לחלל שבת במקום אחר [רמב"ם]:(33) De ne pas faire, etc. – La raison, le Roch l'a écrite : parce que parfois ils ne sont pas là, et on en viendra aussi à les chercher, et de ce fait on arrivera à un danger. Cette raison s'applique aux enfants et aux non-Juifs ; et pour les femmes, il y a une autre raison : de peur qu'on dise que le Chabbat n'a pas été donné pour être repoussé même pour sauver une vie, et que c'est pour cela qu'on la leur confie ; on se montrerait alors nonchalant dans la chose, et de ce fait on arriverait à un danger ; ou de peur que les femmes ne prennent la chose à la légère et en viennent à profaner le Chabbat dans un autre cas [Rambam].
séif katan 33
- (לד) אלא ע"י וכו' - וכשיש שם במעמד זה חכמים מצוה לכתחלה לעשות חלול זה על ידיהם [ר"מ פי' המשנה פ' מפנין וריא"ז ותשב"ץ ח"א סימן נ"ד]. ודע דכל סעיף זה מיירי שכולם עומדים באותו מעמד אבל אי ליכא שם אנשים ויש נשים שם בודאי אין להם להמתין והם זריזות ונשכרות [תשב"ץ וריא"ז]:(34) Mais par, etc. – Et lorsqu'il y a là, dans cette assemblée, des Sages, c'est une mitsva lekhat'hila (a priori) de faire cette profanation par eux [Rambam dans son commentaire de la Michna, chapitre Mefanin ; Riaz ; et Tachbets, partie 1, siman 54]. Et sache que tout ce séif traite du cas où tous se trouvent dans cette assemblée ; mais s'il n'y a pas là d'hommes et qu'il y a là des femmes, elles ne doivent certainement pas attendre, et elles sont diligentes et récompensées [Tachbets et Riaz].
séif katan 34
- (לה) ובלא איחור ע"י שינוי - דכל כמה דנוכל לעשות בהיתר לא שבקי התירא ונעשה באיסור ונראה דה"ה אם ע"י השינוי מתאחר הדבר מעט רק דאין החולי בהול נמי מתאחרים מעט כדי לעשות ע"י שינוי דאינו אלא איסור דרבנן:(35) Et sans retard, par une modification – Car tant que nous pouvons le faire de manière permise, on ne délaisse pas le permis pour faire de manière interdite. Et il semble qu'il en est de même si, par la modification, la chose est un peu retardée, mais que la maladie n'est pas urgente : on retarde aussi un peu afin de le faire par une modification, car (ainsi) il ne s'agit que d'un interdit rabbinique.
séif katan 35
- (לו) על ידי עכו"ם - וה"ה ע"י קטנים:(36) Par un non-Juif – Et il en est de même par des enfants.
séif katan 36
- (לז) וכן נוהגים - והט"ז כתב דלאו מנהג ותיקין הוא דאף שיכול לעשות ע"י א"י מ"מ הישראל יזרז בדבר יותר ולכן אם יש אפילו ספק הצלה ויש סכנה בבירור כל הזריז ה"ז משובח:(37) Et tel est l'usage – Le Taz a écrit que ce n'est pas un usage de gens pieux (minhag vatikin), car bien qu'on puisse le faire par un non-Juif, néanmoins le Juif fera la chose avec plus de diligence ; c'est pourquoi, s'il y a ne serait-ce qu'un doute de sauvetage et qu'il y a un danger certain, quiconque se hâte est digne d'éloges.
séif katan 37
- (לח) וכן כל כי"ב - כגון נפל תינוק לבור עוקר חוליא ומעלהו אע"פ שהוא מתקן בה מדרגה בשעת עקירתו. ננעל הדלת בפני התינוק שובר הדלת ומוציאו אע"פ שהוא מפצל אותם כמין עצים שראוים למלאכה שנעשים כמין נסרים או קסמין להדלקה אפ"ה מותר השבירה שמא יבעת התינוק וימות ולא אמרינן שאפשר לקרקש להתינוק באגוזים מבחוץ עד שיביאו המפתח. ואפילו אם היה צריך להחוליא ולהנסרים והקסמין ג"כ שרי כיון שאינו מכוין לזה:(38) Et de même tout cas semblable – Par exemple, un enfant est tombé dans un puits : on arrache une pierre (de la margelle) et on le remonte, bien qu'on y façonne une marche au moment de l'arrachement. La porte s'est fermée devant un enfant : on brise la porte et on le fait sortir, bien qu'on la fende en morceaux de bois utilisables pour un travail, qui deviennent comme des planches ou des copeaux pour allumer (le feu) ; malgré tout, il est permis de la briser, de peur que l'enfant ne soit effrayé et meure ; et nous ne disons pas qu'il est possible d'agiter des noix pour l'enfant de l'extérieur jusqu'à ce qu'on apporte la clé. Et même s'il avait besoin de la pierre, des planches et des copeaux, c'est aussi permis, puisqu'il n'a pas cette intention.
séif katan 38
- (לט) שוחטים לו - הרבה טעמים נאמרו ע"ז י"א משום דשבת הותרה אצל פק"נ ולכן שוחטין לו כדרך ששוחטין ביו"ט ואפילו איסור דרבנן אין מאכילין אותו במקום שאפשר לו לשחוט מטעם זה אבל הרבה ראשונים כתבו דשבת רק דחויה היא אלא הטעם הוא דשמא יהיה קץ באכילת נבילה ולא יאכל ויסתכן ובב"י הביא עוד טעם בשם הר"ן דבנבילה עובר על כל כזית ממנה וחמיר מאיסור לאו דשבת ועוד טעם עי"ש ולפ"ז בודאי מוטב לעבור ולהושיט לו איסור דרבנן משנחלל שבת באיסור סקילה. והנה אם החולה אומר שאין קץ באכילת נבילה ויש נבילה מזומן לפניו אם מותר לשחוט עבורו עיין באחרונים ועכ"פ לענין קטן בודאי נראה דטוב יותר להאכילו בשר נבילה ולא ישחוט אדם עבורו בשבת. כתב בהגמ"ר אם צריך להרתיח יין עבור חולה ימלא ישראל ויחם הא"י ומוטב שיתנסך היין משיתחלל שבת והטעם עיין בד"מ שכתב כיון שאיסור סתם יינם אינו אלא מדרבנן וגם איסורו קל ואין החולה קץ בו לא דמי לנבילה ולכך מוטב שיחם הא"י אם הוא מזומן לפניו שלא ישהא עי"ז וכנ"ל בסי"ב בהג"ה ותו דקי"ל ביו"ד סי' קכ"ה ס"י דא"י המוליך כלי פתוח וישראל משמרו שלא יתנסך שרי א"כ אפשר לחממו ע"י א"י בלי נסוך ומ"מ המיקל בחולה שיש בו סכנה להחם בעצמו אין למחות בידו דיש לו על מי לסמוך עיין בט"ז בסק"ד:(39) On abat pour lui – De nombreuses raisons ont été données à cela. Certains disent : parce que le Chabbat a été permis (houtra) face au danger de mort ; c'est pourquoi on abat pour lui comme on abat à Yom Tov, et, pour cette raison, on ne lui fait pas manger même un (aliment frappé d'un) interdit rabbinique là où il est possible d'abattre pour lui. Mais de nombreux Richonim ont écrit que le Chabbat est seulement repoussé (de'houya) ; la raison est plutôt que peut-être il éprouvera du dégoût à manger de la nevéla (bête non abattue rituellement), ne mangera pas et sera en danger. Et le Beit Yossef a rapporté encore une raison au nom du Ran : avec la nevéla, on transgresse pour chaque kezayit (volume d'une olive) qu'on en mange, ce qui est plus grave que l'interdit de Chabbat ; et encore une autre raison, vois là-bas. Et d'après cela, il est certainement préférable de transgresser et de lui donner un interdit rabbinique plutôt que de profaner le Chabbat par un interdit passible de lapidation. Et voici : si le malade dit qu'il n'éprouve pas de dégoût à manger de la nevéla et qu'il y a de la nevéla prête devant lui, (pour savoir) s'il est permis d'abattre pour lui, vois chez les A'haronim ; et en tout cas, pour un enfant, il semble certainement préférable de lui faire manger de la viande de nevéla et que personne n'abatte pour lui le Chabbat. Les Hagahot Mordekhaï ont écrit : s'il faut faire bouillir du vin pour un malade, un Juif le versera et le non-Juif le chauffera ; et il vaut mieux que le vin devienne yayin nessekh (vin interdit par le contact d'un idolâtre) plutôt que de profaner le Chabbat. Pour la raison, vois dans le Darké Moché, qui a écrit : puisque l'interdit de leur vin ordinaire (stam yeinam) n'est que rabbinique, que son interdit est léger et que le malade n'en éprouve pas de dégoût, ce n'est pas comparable à la nevéla ; c'est pourquoi il vaut mieux que le non-Juif le chauffe, s'il est disponible devant lui, afin qu'il n'y ait pas de retard à cause de cela, comme mentionné plus haut au séif 12 dans la glose. Et de plus, nous tenons dans le Yoré Déa, siman 125, séif 10, qu'un non-Juif qui transporte un récipient ouvert, alors qu'un Juif le surveille pour qu'il ne le rende pas nessekh, c'est permis ; dans ce cas, il est possible de le faire chauffer par un non-Juif sans qu'il devienne nessekh. Et néanmoins, celui qui est indulgent, pour un malade en danger, en le chauffant lui-même, on ne doit pas l'en empêcher, car il a sur qui s'appuyer ; vois dans le Taz, séif katan 4.
séif katan 39
- (מ) ורצו עשרה - שכל אחד חשב שהוא יקדים ועיין בבה"ל:(40) Et dix ont voulu – Car chacun pensait qu'il devancerait (les autres) ; et voir dans le Biour Halakha.
séif katan 40
- (מא) והביאו לו - מר"ה או תלשו בשבת:(41) Et lui ont apporté – Depuis le domaine public, ou les ont cueillies le Chabbat.
séif katan 41
- (מב) אפילו הבריא בראשונה - פי' שהביאו לו בזה אחר זה וכבר אכל ממה שהביא לו הראשון והבריא אפ"ה כולם פטורים מחטאת משום דכל אחד חשב שהוא יקדים ולא לבד שפטורים אלא יש להם גם שכר טוב עבור מחשבתם הטובה:(42) Même s'il a guéri avec la première – C'est-à-dire qu'ils lui ont apporté l'un après l'autre, et qu'il avait déjà mangé de ce que le premier lui avait apporté et avait guéri ; malgré tout, ils sont tous exempts de (sacrifice) 'hatat (expiatoire), parce que chacun pensait qu'il devancerait (les autres) ; et non seulement ils sont exempts, mais ils ont aussi une bonne récompense pour leur bonne intention.
séif katan 42
- (מג) שיש בו ג' - דבזה ממעט החילול שאינו קוצר אלא פעם אחת:(43) Où il y a trois – Car ainsi il réduit la profanation, puisqu'il ne moissonne qu'une seule fois.
séif katan 43
- (מד) לא יכרתו אלא וכו' - דריבוי בשיעורא שלא לצורך אסור. ומכאן נראה פשוט דה"ה לענין שאר מלאכות כגון בישול וכדומה אפילו אם הוא בקדרה אחת אסור לבשל ולעשות בשארי מלאכות רק מה שצריך עכשיו בצמצום ואם הדבר בהול אין מדקדקין בכך וכדלקמיה [ח"א]:(44) On ne coupera que, etc. – Car augmenter la quantité sans nécessité est interdit. Et d'ici il semble simple qu'il en est de même pour les autres travaux, comme la cuisson et autres semblables : même si c'est dans une seule marmite, il est interdit de cuire, et (de même) dans les autres travaux, sinon ce dont on a besoin maintenant, strictement ; et si la chose est urgente, on n'est pas pointilleux sur cela, comme juste après ['Hayé Adam].
séif katan 44
- (מה) ואין בו סכנה - ר"ל סכנת מות ובין יש בו סכנת אבר או לא:(45) Et n'est pas en danger – C'est-à-dire danger de mort, qu'il y ait danger pour un membre ou non.
séif katan 45
- (מו) אומרים וכו' - ודוקא כשצריך להרפואה בשבת עצמו הא כשא"צ לה בשבת ימתין עד מו"ש אבל כשיש סכנה אסור להמתין [פמ"ג]:(46) On dit, etc. – Et seulement lorsqu'il a besoin du remède le jour même du Chabbat ; mais lorsqu'il n'en a pas besoin le Chabbat, il attendra jusqu'à la sortie du Chabbat. Mais lorsqu'il y a danger, il est interdit d'attendre [Peri Megadim].
séif katan 46
- (מז) לעשות לו רפואה - אפילו במלאכה דאורייתא וה"ה שאר צרכיו כגון לאפות ולבשל וכיוצא באלו אם צריך לכך:(47) De lui faire un remède – Même par un travail de la Torah ; et il en est de même pour ses autres besoins, comme cuire au four, cuisiner et choses semblables, s'il en a besoin.
séif katan 47
- (מח) אפילו וכו' - דלא הותר לישראל לעבור על איסור דאורייתא כ"ז שאין נוגע לפ"נ ממש:(48) Même, etc. – Car il n'a pas été permis à un Juif de transgresser un interdit de la Torah tant que cela ne touche pas véritablement à un danger de mort.
séif katan 48
- (מט) אבר - עיין לעיל בס"ו וס"ט דיש אברים שנוגע לפ"נ וה"ה כיוצא בזה בשאר האברים אם הרופא אומר שאם לא ירפאו האבר יוכל לבוא לפק"נ הרי הוא כשאר חולי שיש בו סכנה:(49) Un membre – Voir plus haut aux séifim 6 et 9 qu'il y a des membres (dont la maladie) touche au danger de mort ; et il en est de même pour des cas semblables dans les autres membres : si le médecin dit que si l'on ne soigne pas le membre, cela peut mener à un danger de mort, c'est comme une autre maladie qui comporte un danger.
séif katan 49
- (נ) באיסור דרבנן - היינו כל השבותים ואפילו בלא שינוי ומטעם דס"ל דבמקום חולי לא גזרו:(50) Par un interdit rabbinique – C'est-à-dire tous les chevoutim (interdits rabbiniques), et même sans modification ; et ce pour la raison qu'il (cet avis) pense qu'en cas de maladie, (les Sages) n'ont pas décrété.
séif katan 50
- (נא) אפילו וכו' - דאם יש בו סכנה אפילו רק לאבר אחד לכל הדעות [לבד מדעה אחרונה עי"ש] מותר לישראל לחלל עליו בכל השבותים לרפואתו ואפילו אינו חולה כלל בכל הגוף. כתב בח"א כל דבר שמותר לעשות ע"י ישראל בחולי שאין בו סכנה אפילו יכול לעשות ע"י א"י מותר:(51) Même, etc. – Car s'il y a un danger, même seulement pour un membre, selon tous les avis [sauf le dernier avis, vois là-bas], il est permis à un Juif de profaner (le Chabbat) pour lui par tous les chevoutim pour le soigner, même s'il n'est pas du tout malade dans tout le corps. Le 'Hayé Adam a écrit : toute chose qu'il est permis de faire par un Juif pour une maladie sans danger, même si on peut la faire par un non-Juif, est permise.
séif katan 51
- (נב) אבר - ואדלעיל בריש הסעיף קאי שהוא חולה שנפל למשכב או שמצטער הרבה וחלה מזה כל גופו אבל אם בכל גופו אינו חולה כלל רק שהוא חולה באחד מאבריו וגם באותו האבר אין סכנה לכו"ע לא שרי לחלל כ"א ע"י א"י וגם דוקא בדבר שהוא משום שבות בעלמא דאז ע"י א"י נעשה שבות דשבות ושרי במקצת חולה וכדלעיל בסימן ש"ז ס"ה:(52) Un membre – Cela se rapporte à ce qui est dit plus haut au début du séif, qu'il est un malade alité ou qu'il souffre beaucoup et que tout son corps en est malade ; mais s'il n'est pas du tout malade dans tout son corps, mais seulement malade dans l'un de ses membres, et que dans ce membre non plus il n'y a pas de danger, selon tous les avis il n'est permis de profaner (le Chabbat) que par un non-Juif, et seulement pour une chose qui relève d'un simple chevout, car alors, par un non-Juif, cela devient un chevout dechevout (interdit rabbinique au second degré), qui est permis pour quelqu'un un peu malade, comme plus haut au siman 307, séif 5.
séif katan 52
- (נג) ואם אין בו וכו' - אף דהוא חולה הכולל כל הגוף ס"ל דאסור לעשות ע"י ישראל ולדעה זו השניה אפילו בשינוי אסור לעשות בעצמו אם לא היכי דא"א לעשות ע"י א"י מודו לדעה השלישית דמותר ע"י ישראל בשינוי:(53) Et s'il n'y a pas, etc. – Bien qu'il soit un malade dont (la maladie) englobe tout le corps, il (cet avis) pense qu'il est interdit de le faire par un Juif ; et selon ce deuxième avis, même avec une modification il est interdit de le faire soi-même ; sauf là où il est impossible de le faire par un non-Juif, où (ce deuxième avis) reconnaît le troisième avis, selon lequel c'est permis par un Juif avec une modification.
séif katan 53
- (נד) עושין בשינוי - היינו האיסור דרבנן וא"צ לחפש אחר א"י:(54) On fait avec une modification – C'est-à-dire l'interdit rabbinique, et il n'est pas nécessaire de chercher un non-Juif.
séif katan 54
- (נה) נסמך למלאכה דאורייתא - כגון לכחול עין [בסוף החולי שאין בו סכנה וכדלעיל בס"ט] שהוא ככותב:(55) Proche d'un travail de la Torah – Par exemple, farder l'œil (de ko'hol) [à la fin de la maladie, lorsqu'il n'y a pas de danger, comme plus haut au séif 9], ce qui est comparable à écrire.
séif katan 55
- (נו) שאין בהם וכו' - כגון הני שמבוארין בסמ"ג עי"ש:(56) Qui ne comportent pas, etc. – Comme ceux qui sont expliqués dans le Semag ; vois là-bas.
séif katan 56
- (נז) הסברא השלישית - היינו שמותר לעשות אפילו כל השבותים ורק ע"י שינוי אם הוא חולי כל הגוף ואין בו סכנת אבר ואם יש בו סכנת אבר אין צריך שינוי כלל וכ"פ הט"ז ומג"א וכ"כ הגר"א שדעה זו עיקר שהיא דעת רוב הפוסקים:(57) Le troisième avis – C'est-à-dire qu'il est permis de faire même tous les chevoutim, mais seulement avec une modification, si c'est une maladie de tout le corps et qu'il n'y a pas de danger pour un membre ; et s'il y a danger pour un membre, il n'est pas du tout nécessaire de modifier. Ainsi ont tranché le Taz et le Maguen Avraham, et ainsi a écrit le Gaon de Vilna, que cet avis est l'essentiel, car c'est l'avis de la majorité des décisionnaires.
séif katan 57
- (נח) מותר - ואם אין התינוק רוצה לאכול כ"א ע"י אמו מותר לאם להאכילו אפילו חלבו א"י ובשלו אע"ג דמטלטלת מוקצה ועיין בפמ"ג דמצדד קצת דבעי שינוי. כתב בח"א צריך ליזהר שלא ליתן המאכל בעצמו לקדרה דאחד נותן מים ואחד שופת את הקדרה הראשון פטור אבל אסור:(58) C'est permis – Et si l'enfant ne veut manger que par sa mère, il est permis à la mère de lui donner à manger, même si un non-Juif l'a trait et l'a cuit, bien qu'elle déplace du mouktsé ; et voir dans le Peri Megadim, qui penche quelque peu (vers l'avis) qu'il faut une modification. Le 'Hayé Adam a écrit : il faut prendre garde à ne pas mettre soi-même l'aliment dans la marmite ; car (si) l'un met de l'eau et l'autre pose la marmite (sur le feu), le premier est exempt, mais c'est interdit.
séif katan 58
- (נט) מותר לחולה - לאו דוקא חולה וה"ה אחר אלא דאורחא דמלתא נקט:(59) Il est permis au malade – Pas spécifiquement un malade, mais il en est de même pour un autre ; seulement, il a parlé du cas habituel.
séif katan 59
- (ס) לסייעו קצת - היינו היכא שבלא"ה נמי מתעבדא אלא שמסייע מעט כגון א"י שכוחל את העין וישראל סוגר ופותח את העין שיכנס בו הכחול אבל אם אינו יכול לעשות בלתי ישראל אסור ומשמע דאפילו במלאכה דאורייתא מסייע אין בו ממש [מ"א]:(60) De l'aider un peu – C'est-à-dire là où, même sans cela, la chose se ferait, mais qu'il aide un peu ; par exemple, un non-Juif farde l'œil, et le Juif ferme et ouvre l'œil pour que le fard y entre ; mais s'il (le non-Juif) ne peut pas le faire sans le Juif, c'est interdit. Et il en ressort que même pour un travail de la Torah, celui qui aide n'a pas de substance [Maguen Avraham].
séif katan 60
- (סא) אין בו ממש - עיין בט"ז במה שכתב בזה ועיין לעיל במ"ב סקי"א שהרבה אחרונים חולקים על זה:(61) N'a pas de substance – Voir dans le Taz ce qu'il a écrit à ce sujet, et voir plus haut dans la Michna Beroura, séif katan 11, que de nombreux A'haronim le contestent.
séif katan 61
- (סב) ונצטנן - משום דסכנה הוא בסתמא ואפילו ע"י ישראל שרי וה"ה לשאר חולי שיש בו סכנה אם קר לו עושין מדורה להתחמם דסתם חולה מסוכן הוא אצל צינה ואם אפשר ע"י א"י יעשה ע"י א"י:(62) Et a pris froid – Car c'est un danger dans le cas ordinaire, et même par un Juif c'est permis. Et il en est de même pour une autre maladie comportant un danger : s'il a froid, on fait un feu pour qu'il se réchauffe, car un malade ordinaire est en danger face au froid ; et si c'est possible par un non-Juif, on le fera par un non-Juif.
séif katan 62
- (סג) מותר בבישולי א"י - ואע"ג דשאר איסורי דרבנן אסור לחולה שאב"ס לאכול ולשתות כדאיתא ביו"ד סימן קנ"ה שאני בישול א"י שאין איסורו מחמת עצמו [פמ"ג] וגם החולה מברך עליו דבהתירא קאכיל ומה שנשאר למו"ש אסור אפילו לחולה עצמו כיון שאפשר לבשל לו אז ע"י ישראל. והכלים של בישולי א"י צריכים הכשר ואפילו כלי חרס כיון דעיקר איסורו אינו אלא מדרבנן דיו אם מגעילו ג"פ ובדיעבד אם בישל בו בלי הגעלה ויש רוב בתבשיל מותר ויש מקילין דאין צריכין הכשר כלל והסומך עליהן לענין כלים שבישלו בהן לחולה בשבת לא הפסיד:(63) Il est permis (de manger) des mets cuits par un non-Juif – Et bien que les autres interdits rabbiniques soient interdits à un malade qui n'est pas en danger, pour manger et boire, comme il est dit dans le Yoré Déa, siman 155, la cuisson d'un non-Juif est différente, car son interdit ne provient pas de (l'aliment) lui-même [Peri Megadim] ; et le malade récite aussi la bénédiction dessus, car il mange de manière permise. Ce qui reste pour la sortie du Chabbat est interdit, même au malade lui-même, puisqu'il est possible alors de lui cuire (un plat) par un Juif. Les ustensiles de la cuisson du non-Juif nécessitent une cachérisation (hekhcher) ; même pour des récipients en terre cuite, puisque l'essentiel de son interdit n'est que rabbinique, il suffit de les ébouillanter (hag'ala) trois fois ; et bediavad (a posteriori), si l'on y a cuit sans hag'ala et qu'il y a une majorité (permise) dans le plat, c'est permis. Et certains sont indulgents (en disant) qu'ils n'ont pas du tout besoin de cachérisation ; et celui qui s'appuie sur eux, au sujet des ustensiles dans lesquels on a cuit pour un malade le Chabbat, ne perd rien.
séif katan 63
- (סד) לתוך העין - דכל מילי דהוא לרפואה גזרו רבנן משום שחיקת סממנים:(64) Dans l'œil – Car pour toute chose qui est à but thérapeutique, nos Sages ont décrété à cause du broyage des ingrédients (che'hikat sammanim).
séif katan 64
- (סה) אם פותח וכו' - כדי שיכנס לתוכו דאז מוכחא מלתא דלרפואה עושה:(65) S'il ouvre, etc. – Pour qu'il entre dedans, car alors la chose est manifeste qu'il le fait dans un but thérapeutique.
séif katan 65
- (סו) מותר - דאמרינן לרחיצה בעלמא הוא דעביד [רש"י] והאידנא שאין דרך לרחוץ ביין אסור [מ"א וש"א]:(66) C'est permis – Car nous disons qu'il le fait simplement pour se laver [Rachi]. Et de nos jours, où l'on n'a pas l'habitude de se laver avec du vin, c'est interdit [Maguen Avraham et d'autres A'haronim].
séif katan 66
- (סז) ורוק תפל - כל שלא טעם כלום משניעור שהוא חזק ומוכחא מילתא דלרפואה מכוין דאי לרחיצה מאוס הוא. ואם רוחץ פיו במים ואח"כ מעבירו על עיניו שרי אף שמעורב בו רוק דאמרינן לרחיצה עביד ואם לא יכול לפתוח עיניו יכול ללחלחן ברוק תפל דאין זה רפואה [אחרונים]:(67) Et de la salive à jeun – Tant qu'on n'a rien goûté depuis le réveil, elle est forte, et la chose est manifeste qu'il vise le but thérapeutique, car pour se laver, c'est répugnant. Et s'il se rince la bouche avec de l'eau et ensuite la passe sur ses yeux, c'est permis, même si de la salive y est mélangée, car nous disons qu'il le fait pour se laver. Et s'il ne peut pas ouvrir les yeux, il peut les humecter de salive à jeun, car ce n'est pas un remède [A'haronim].
séif katan 67
- (סח) קילורין - ודוקא בקילור צלול שאז נראה כרוחץ אבל בעבה אסור כמ"ש סימן רנ"ב ס"ה:(68) Collyre (kilorin) – Et seulement avec un collyre limpide, car alors il semble qu'il se lave ; mais avec un épais, c'est interdit, comme il est écrit au siman 252, séif 5.
séif katan 68
- (סט) ולא חיישינן וכו' - ר"ל דהוא היודע דלרפואה קעביד אעפ"כ לדידיה איכא הכירא מדמצריך לשרותו מע"ש וצ"ל דהא דלא חששו בס"כ משום הוא עצמו שאני התם דכיון שדרך לרחוץ ביין לתענוג בעלמא לכך ליכא משום חשש כלל אבל הכא שאין עושים כן אלא לרפואה צריך הכירא [עו"ש ותו"ש]:(69) Et nous ne craignons pas, etc. – C'est-à-dire que lui-même sait qu'il agit dans un but thérapeutique ; malgré tout, pour lui il y a un signe distinctif, du fait qu'il doit le faire tremper depuis la veille du Chabbat. Et il faut dire que, si l'on n'a pas eu cette crainte au séif 20 au sujet de lui-même, c'est que là c'est différent : puisqu'on a l'habitude de se laver avec du vin par simple agrément, il n'y a aucune crainte ; mais ici, où on ne le fait que dans un but thérapeutique, il faut un signe distinctif [Olat Chabbat et Tossefet Chabbat].
séif katan 69
- (ע) וסכין אותה - דבזמנם היה דרך הבריאים בסיכה בשמן ולא מוכחא מילתא דלרפואה עביד ועיין במש"כ הרמ"א בסימן שכ"ז ס"א בהג"ה לענין מדינותינו ומסתברא דבגמר מכה גם במדינותינו שרי בשמן:(70) Et on l'enduit – Car à leur époque, les bien-portants avaient l'habitude de s'enduire d'huile, et la chose n'est pas manifeste qu'il agit dans un but thérapeutique. Et voir ce que le Rema a écrit au siman 327, séif 1, dans la glose, au sujet de nos contrées ; et il est raisonnable qu'à la fin (de la guérison) d'une plaie, même dans nos contrées, ce soit permis avec de l'huile.
séif katan 70
- (עא) אבל לא בחלב - וה"ה אם השמן היה קרוש דדמי לחלב [מרדכי בפ' במה טומנין]:(71) Mais pas avec de la graisse – Et il en est de même si l'huile était figée, car elle ressemble à de la graisse [Mordekhaï, chapitre Bamé Tomnin].
séif katan 71
- (עב) דליכא אלא צערא - דליכא צערא אלא תענוג בעלמא: כצ"ל. ר"ל ואף דבבהמה אסור משום תענוג בעלמא וכדלקמן בסימן של"ב ס"ב אפ"ה באדם שרי:(72) Car il n'y a que de la souffrance – (Il faut lire :) « car il n'y a pas de souffrance, mais seulement un simple agrément » : telle doit être la version. C'est-à-dire que, bien que pour un animal ce soit interdit (lorsqu'il ne s'agit que) d'un simple agrément, comme plus loin au siman 332, séif 2, malgré tout, pour un homme c'est permis.
séif katan 72
- (עג) אבל אין נותנין וכו' - דבזה מוכח מלתא שהוא לרפואה:(73) Mais on ne met pas, etc. – Car en cela la chose est manifeste que c'est dans un but thérapeutique.
séif katan 73
- (עד) מעורבין יחד - וחמין לבד משמע ממ"א דשרי כמו שמן לבד:(74) Mélangés ensemble – Et pour de l'eau chaude seule, il ressort du Maguen Avraham que c'est permis, comme l'huile seule.
séif katan 74
- (עה) ולא ע"ג מוך - ובזה אפילו חמין לחוד דלא מנכר שהוא לרפואה ג"כ אסור משום סחיטה אבל בשמן לחוד לא גזרינן דאין דרך כבוס בשמן וכדלעיל בסימן שי"ט:(75) Ni sur une compresse (mokh) – Et en cela, même de l'eau chaude seule, bien qu'il ne soit pas manifeste que c'est dans un but thérapeutique, est aussi interdite à cause de l'essorage (se'hita) ; mais pour l'huile seule nous ne décrétons pas, car on n'a pas l'habitude de laver avec de l'huile, comme plus haut au siman 319.
séif katan 75
- (עו) ליתנו עליה - וה"ה אם המוך היה נתון מקודם על המכה ג"כ אסור ליתן עליה חמין ושמן או חמין לחוד:(76) De la mettre dessus – Et il en est de même si la compresse avait été placée auparavant sur la plaie : il est aussi interdit de mettre dessus de l'eau chaude et de l'huile, ou de l'eau chaude seule.
séif katan 76
- (עז) אבל נותן וכו' - דלא מוכחא מילתא דלרפואה [רש"י] ולפ"ז אף במדינותינו שאין דרך לסוך בשמן ג"כ שרי בזה:(77) Mais il met, etc. – Car la chose n'est pas manifeste que c'est dans un but thérapeutique [Rachi] ; et d'après cela, même dans nos contrées, où l'on n'a pas l'habitude de s'enduire d'huile, c'est aussi permis en cela.
séif katan 77
- (עח) וחדשים וכו' - עיין בט"ז שכתב דהאי וחדשים לא קאי אספוג דהתם אפילו בישנים שרי שאינם מרפאים ודלא כדעת הטור וכ"כ בא"ר ועיין בסימן ש"א סכ"ב שהעתיק שם המחבר לשון הטור דספוג מרפא ואולי כונת המחבר שם רק אספוג לח וצ"ע:(78) Et neufs, etc. – Voir dans le Taz, qui a écrit que ce « et neufs » ne se rapporte pas à l'éponge, car là, même avec des usagés c'est permis, car ils ne soignent pas ; ce qui n'est pas l'avis du Tour ; et ainsi a écrit l'Eliya Rabba. Et voir au siman 301, séif 22, où l'auteur (du Choulhan Aroukh) a recopié la formulation du Tour selon laquelle l'éponge soigne ; et peut-être l'intention de l'auteur là-bas ne vise-t-elle que l'éponge humide ; cela demande réflexion (tsarikh iyoun).
séif katan 78
- (עט) חוץ מעלי גפנים - וה"ה שאר עלים הידועים שהם מרפאים:(79) Sauf des feuilles de vigne – Et il en est de même pour les autres feuilles connues pour soigner.
séif katan 79
- (פ) גמי וכו' - עיין בא"ר דמצדד דאין חילוק בגמי בין לח ליבש וכן משמע בביאור הגר"א ע"ש ועיין בשבת קט"ו ברש"י ד"ה שקול דמשמע שם דגמי יבש מוקצה נמי הוי אך נוכל לומר דהכא מיירי שהכינו לכך מבע"י ואפ"ה אסור:(80) Du jonc, etc. – Voir dans l'Eliya Rabba, qui penche (vers l'avis) qu'il n'y a pas de différence pour le jonc entre humide et sec, et c'est ce qui ressort aussi du Biour du Gaon de Vilna ; vois là-bas. Et voir dans (le traité) Chabbat 115, dans Rachi, au mot « Chakoul », d'où il ressort que le jonc sec est aussi mouktsé ; mais nous pouvons dire qu'ici il s'agit du cas où on l'a préparé pour cela depuis la veille, et malgré tout c'est interdit.
séif katan 80
- (פא) לא יחזירנה - שמא ימרח על גבה להחליק הגומות שיש בה ומירוח רטיה מלאכה דאורייתא היא משום שהוא בכלל ממחק אבל משום שחיקת סממנים ליכא למיגזר כיון דהיו מאתמול עלויה:(81) Il ne la remettra pas – De peur qu'il n'étale (l'onguent) dessus pour lisser les creux qu'il y a dedans ; or l'étalement d'un emplâtre est un travail de la Torah, car il est inclus dans (le travail de) memara'h (lisser) ; mais à cause du broyage des ingrédients, il n'y a pas lieu de décréter, puisqu'ils étaient dessus depuis la veille.
séif katan 81
- (פב) יחזירנה - דכהוחלקה הרטיה ממקומה דמי דבודאי מותר להחזירה על מקומה וכשמחזירה לא יאגדנה בשבת בקשר של קיימא אלא בעניבה. וכ"ז כשנפלה הרטיה מעצמה אבל אם הסירה במתכוין אסור להחזירה ויש חולקים ומתירים בזה ואפשר דכשהסירה ע"מ לתקן יש לסמוך עלייהו להקל:(82) Il la remettra – Car c'est comme si l'emplâtre avait glissé de sa place, cas où il est certainement permis de le remettre à sa place ; et lorsqu'il le remet, il ne l'attachera pas le Chabbat par un nœud durable, mais par une boucle. Tout cela, lorsque l'emplâtre est tombé de lui-même ; mais s'il l'a retiré intentionnellement, il est interdit de le remettre ; et certains contestent et permettent en ce cas ; et il se peut que, lorsqu'il l'a retiré pour l'arranger, on puisse s'appuyer sur eux pour être indulgent.
séif katan 82
- (פג) וע"י א"י וכו' - ומיירי כשהיה קצת חולה ע"י המכה דאי היה רק מיחוש בעלמא אפילו ע"י א"י אסור וכנ"ל בריש סימן זה:(83) Et par un non-Juif, etc. – Et il s'agit du cas où il était un peu malade à cause de la plaie, car s'il n'avait qu'un simple malaise, même par un non-Juif ce serait interdit, comme mentionné plus haut au début de ce siman.
séif katan 83
- (פד) ומותר וכו' לעשות רטיה - ר"ל אע"ג דעשיית רטיה הוא מלאכה דאורייתא של ממחק אפ"ה מותר ע"י א"י אבל זה אינו מותר כ"א כשחלה כל גופו ע"י המכה וכדלעיל בסי"ז בהג"ה או שיש בו סכנת אבר דאי רק מקצת חולה אינו מותר לעשות מלאכה דאורייתא ע"י א"י:(84) Et il est permis, etc., de faire un emplâtre – C'est-à-dire que, bien que la confection d'un emplâtre soit un travail de la Torah de memara'h, malgré tout c'est permis par un non-Juif ; mais cela n'est permis que lorsque tout son corps est malade à cause de la plaie, comme plus haut au séif 17 dans la glose, ou qu'il y a un danger pour un membre ; car s'il n'est qu'un peu malade, il n'est pas permis de faire un travail de la Torah par un non-Juif.
séif katan 84
- (פה) ואסור ליתן וכו' - אף דהוא רק איסור דרבנן מ"מ ע"י ישראל עצמו אסור בלא שינוי אפילו אם חלה כל גופו כיון שהוא חולה שאין בו סכנה וכדלעיל בסי"ז לפי מה דמסיק השו"ע שם:(85) Et il est interdit de mettre, etc. – Bien que ce ne soit qu'un interdit rabbinique, néanmoins, par un Juif lui-même c'est interdit sans modification, même si tout son corps est malade, puisqu'il est un malade qui n'est pas en danger, comme plus haut au séif 17, selon la conclusion du Choulhan Aroukh là-bas.
séif katan 85
- (פו) כמשמרה - ולא חיישינן שיבוא לידי שחיקת סממנין ומירוח שאינו בהול כ"כ אחר שנתרפאה:(86) Comme protection – Et nous ne craignons pas qu'il en vienne au broyage des ingrédients et à l'étalement, car il n'est pas si pressé, une fois qu'elle (la plaie) a guéri.
séif katan 86
- (פז) המפיס שחין - היינו שמבקע אותה:(87) Celui qui perce un abcès – C'est-à-dire qui le fend.
séif katan 87
- (פח) להוציא וכו' - ואינו חושש אם תחזיר ותסתום מיד וטוב לעשות ע"י א"י. מותר ליטול הקוץ במחט ובלבד שיזהר שלא יוציא דם דעביד חבורה ואף דהוא מקלקל מ"מ אסור הוא לכו"ע [מ"א] ואף דבשחין התירו איסור דרבנן משום צערא וכדלקמיה הכא כיון דאפשר להוציא הקוץ בלי הוצאת דם אין לעבור איסורא בכדי:(88) Pour faire sortir, etc. – Et il ne se soucie pas qu'il (l'abcès) se referme immédiatement ; et il est bon de le faire par un non-Juif. Il est permis d'enlever une épine avec une aiguille, pourvu qu'on prenne garde à ne pas faire sortir de sang, car on ferait une blessure ('habboura) ; et bien qu'il détériore (mekalkel), néanmoins c'est interdit selon tous les avis [Maguen Avraham]. Et bien que pour l'abcès on ait permis un interdit rabbinique à cause de la souffrance, comme juste après, ici, puisqu'il est possible de retirer l'épine sans faire sortir de sang, on ne doit pas transgresser un interdit pour rien.
séif katan 88
- (פט) ממנה הליחה - ואפילו אם יש דם ג"כ שמה עם הליחה מותר דאותו הדם והליחה שכנוס שם אין בו משום חבורה ורק יזהר שלא ידחוק המכה להוציא דם מחדש [פמ"ג]:(89) Le pus – Et même s'il y a aussi du sang là avec le pus, c'est permis, car ce sang et ce pus qui sont rassemblés là ne relèvent pas de (l'interdit de) blessure ; seulement, il prendra garde à ne pas presser la plaie pour faire sortir du sang nouveau [Peri Megadim].
séif katan 89
- (צ) ה"ז מותר - ואע"ג דממילא נעשה פתח מלאכה שאין צריך לגופה היא והוי דרבנן ובמקום צער לא גזרו ואפילו למ"ד דמשאצ"ל חייב ג"כ יש לומר דכשעושה רק להוציא הליחה אינה גמר מלאכה וא"א לבוא לידי חיוב מכה בפטיש ואותן שיש להן נקב בזרוע שקורין אפטור"א אם נסתם הנקב קצת צ"ע אם מותר ליתן בתוכו קטניות שיהיה פתוח דהכא ודאי כונתו שישאר פתוח או דילמא כיון שהיה פתוח כבר שרי וה"ה בנקב שבמכה שכבר נפתח ונסתם קצת ג"כ צ"ע בכה"ג אם מותר לפתוח עוד בשבת ומלשון השו"ע משמע דאפילו יש בו נקב ובא להרחיבו אסור. ורטיה מותר ליתן על האפטור"א כמ"ש סכ"ז ובספר ראב"ן משמע דאסור ליתן עליה רטיה ומותר לקנחה ולהוציא ליחה שבתוכה ואם יודע שמוציא דם כשמקנחה לא יקנחה בשבת דפסיק רישא הוא אבל מותר להחליף חתיכת בגד אחר על המקום ההוא שאם לא יחליף יסריח וגדול כבוד הבריות וגם יש לו צער מזה וע"ל סמ"ח במה שכתבנו שם במ"ב. ואסור לחוך שחין שע"י החיכוך מוציא דם שנבלע בבשר ואינו דומה לליחה ודם שהתרנוהו לעיל בסקפ"ט להוציא דהתם הוא כנוס משא"כ בדם שנבלע בבשר:(90) C'est permis – Et bien qu'il se fasse de soi-même une ouverture, c'est un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même (mélakha ché-eina tsrikha legoufa), qui n'est que rabbinique, et en cas de souffrance (les Sages) n'ont pas décrété. Et même selon celui qui dit qu'un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même rend passible, on peut aussi dire que, lorsqu'il le fait seulement pour faire sortir le pus, ce n'est pas l'achèvement d'un travail, et il ne peut pas en arriver à être passible pour maké bepatich (le coup de marteau final). Et ceux qui ont au bras un orifice qu'on appelle fontanelle (cautère), si l'orifice s'est un peu refermé, cela demande réflexion (de savoir) s'il est permis d'y mettre des légumineuses pour qu'il reste ouvert, car ici son intention est certainement qu'il reste ouvert ; ou peut-être, puisqu'il était déjà ouvert, c'est permis. Et il en est de même pour l'orifice d'une plaie qui s'est déjà ouvert et s'est un peu refermé : cela demande aussi réflexion, dans un tel cas, s'il est permis de l'ouvrir davantage le Chabbat ; et de la formulation du Choulhan Aroukh il ressort que même s'il y a un orifice et qu'il vient l'élargir, c'est interdit. Il est permis de mettre un emplâtre sur la fontanelle, comme il est écrit au séif 27 ; mais dans le livre Raavan il ressort qu'il est interdit d'y mettre un emplâtre. Il est permis de l'essuyer et d'en faire sortir le pus qui est dedans ; et s'il sait qu'il fait sortir du sang lorsqu'il l'essuie, il ne l'essuiera pas le Chabbat, car c'est un pessik reicha (conséquence inévitable) ; mais il est permis de remplacer le morceau d'étoffe sur cet endroit par un autre, car s'il ne le change pas, cela sentira mauvais, et grande est la dignité humaine ; et de plus, il en souffre. Et voir plus loin au séif 48 ce que nous avons écrit là dans la Michna Beroura. Et il est interdit de gratter un abcès lorsque, par le grattage, on fait sortir du sang absorbé dans la chair ; ce n'est pas comparable au pus et au sang que nous avons permis de faire sortir plus haut au séif katan 89, car là il est rassemblé, ce qui n'est pas le cas du sang absorbé dans la chair.
séif katan 90
- (צא) שנגפה - שנכשלה ולקתה ומיירי שלא היה ע"י ברזל וגם שלא נגפו היד והרגל על גבן דאלו נגפו על גבן או שהיה ההכאה ע"י ברזל כבר מבואר לעיל בס"ו וז' דהוא בכלל מכה שיש בה סכנה ומחללין עליהן את השבת:(91) Qui s'est heurtée – Qui a trébuché et a été frappée ; et il s'agit du cas où ce n'était pas par du fer, et aussi où la main et le pied n'ont pas été heurtés sur leur dos ; car s'ils avaient été heurtés sur leur dos, ou si le coup avait été donné par du fer, il a déjà été expliqué plus haut aux séifim 6 et 7 que c'est inclus dans (la catégorie de) plaie comportant un danger, et l'on profane pour elles le Chabbat.
séif katan 91
- (צב) אבל לא בחומץ - וכ"ש ביין שרף [ח"א]:(92) Mais pas avec du vinaigre – Et à plus forte raison avec de l'eau-de-vie ['Hayé Adam].
séif katan 92
- (צג) מעונג - שעור בשרו רך וכל דבר שהוא חזק קצת קשה לבשרו וצומת ומרפא:(93) Délicat – Dont la peau est tendre, et toute chose un peu forte est dure pour sa chair, la resserre et la soigne.
séif katan 93
- (צד) מי שנשמטה וכו' - דהיינו שיצא העצם מפרק שלו [רש"י] ועיין לקמן בסמ"ז במה שנכתוב שם במ"ב:(94) Celui dont (le membre) s'est déboîté, etc. – C'est-à-dire que l'os est sorti de son articulation [Rachi] ; et voir plus loin au séif 47 ce que nous écrirons là dans la Michna Beroura.
séif katan 94
- (צה) אם פרשו רובן - בציפורן היינו רוב ציפורן ובציצין כתב הפמ"ג איני יודע רוב זה מאין מתחיל ואפשר דהיינו כל שדרך בני אדם לקלוף שם אם נקלף הרוב ממנו כתלוש דמי:(95) Si la plupart se sont détachés – Pour l'ongle, cela veut dire la majeure partie de l'ongle ; et pour les petites peaux (tsitsin), le Peri Megadim a écrit : « je ne sais pas d'où commence cette majorité » ; et peut-être cela veut-il dire : tout (l'endroit) où les gens ont l'habitude de peler ; si la plus grande partie en a été pelée, c'est comme détaché.
séif katan 95
- (צו) להסירן ביד מותר - דכיון שפירשו רובן קרובין לינתק וכתלושין דמיא הלכך במקום צערא לא גזרו רבנן כשהוא מסירו ע"י שינוי דהיינו בידו וצריך ליזהר שלא יוציא דם [פמ"ג]:(96) Les enlever à la main est permis – Car puisque la plupart se sont détachés, ils sont proches de s'arracher et sont comme détachés ; c'est pourquoi, en cas de souffrance, nos Sages n'ont pas décrété, lorsqu'il les enlève avec une modification, c'est-à-dire avec la main ; et il faut prendre garde à ne pas faire sortir de sang [Peri Megadim].
séif katan 96
- (צז) לא פרשו רובן - ה"ה דאפילו לא פרשו כלל פטור ביד דאין דרך לתלוש ביד ונקטיה לאשמועינן דאפילו בזה אסור:(97) La plupart ne se sont pas détachés – Il en est de même s'ils ne se sont pas du tout détachés : il est exempt (s'il les enlève) à la main, car on n'a pas l'habitude d'arracher à la main ; et il l'a mentionné pour nous apprendre que même en cela c'est interdit.
séif katan 97
- (צח) חייב חטאת - דהוא תולדה דגוזז ועיין לקמן בסימן ש"מ בבה"ל:(98) Il est passible d'un 'hatat – Car c'est un dérivé (tolda) de (l'action de) tondre ; et voir plus loin au siman 340 dans le Biour Halakha.
séif katan 98
- (צט) לשני הפירושים - ולכן אפילו פירשו רובן אסור ליטלן אפילו ביד:(99) Selon les deux explications – C'est pourquoi, même si la plupart se sont détachés, il est interdit de les enlever, même à la main.
séif katan 99
- (ק) החושש בשיניו - ואסור לומר לא"י לעשות לו איזה דבר דלרפואה ואפילו דבר שהוא רק משום שבות כיון שהוא רק מיחוש בעלמא אך אם יש לו צער גדול מחמת הכאב ובעבור זה נחלש כל גופו מותר לעשות על ידו אפילו מלאכה דאורייתא וכדלעיל בס"ג וע"ש בהג"ה:(100) Celui qui souffre des dents – Et il est interdit de dire à un non-Juif de lui faire quoi que ce soit dans un but thérapeutique, même une chose qui relève seulement d'un chevout, puisqu'il ne s'agit que d'un simple malaise. Toutefois, s'il éprouve une grande souffrance à cause de la douleur et qu'à cause de cela tout son corps est affaibli, il est permis de faire par lui (le non-Juif) même un travail de la Torah, comme plus haut au séif 3 ; et vois là-bas dans la glose.
séif katan 100
- (קא) לא יגמע וכו' - דמוכח מלתא שהוא לרפואה ואפילו לשהות ואח"כ יבלע אסור:(101) Il n'aspirera pas, etc. – Car la chose est manifeste que c'est dans un but thérapeutique ; et même (s'il veut) le garder (en bouche) puis l'avaler, c'est interdit.
séif katan 101
- (קב) בהם חומץ - וה"ה יין שרף ג"כ דינו כמו חומץ אך במקום צער גדול אפשר לסמוך ביי"ש דמותר לשהותו בפיו ולבלוע אח"כ [ח"א]. עוד כתב דה"ה דאסור ליתן על השן נעגעלי"ך או שפיריטו"ס וסובין חמין דכ"ז מוכח שהוא לרפואה אם לא דכאיב ליה טובא שמצטער כל גופו וכדלעיל בסי"ז [ח"א] ועיין שם לעיל דע"י ישראל מותר דוקא ע"י שינוי אך הח"א מסיק שם דאם א"א בשינוי מותר שלא בשינוי:(102) Avec du vinaigre – Et il en est de même pour l'eau-de-vie, dont la règle est aussi comme celle du vinaigre ; toutefois, en cas de grande souffrance, on peut peut-être s'appuyer (sur l'avis selon lequel), pour l'eau-de-vie, il est permis de la garder en bouche et de l'avaler ensuite ['Hayé Adam]. Il a encore écrit qu'il en est de même : il est interdit de mettre sur la dent des clous de girofle (negelekh), de l'alcool (spiritus) ou du son chaud, car tout cela montre que c'est dans un but thérapeutique ; à moins qu'il n'ait très mal, au point de souffrir de tout son corps, comme plus haut au séif 17 ['Hayé Adam]. Et voir là-bas, plus haut, que par un Juif c'est permis seulement avec une modification ; mais le 'Hayé Adam conclut là-bas que, si c'est impossible avec une modification, c'est permis sans modification.
séif katan 102
- (קג) לא יערענו - פי' שישהה השמן בפיו ואפילו אם יבלע לבסוף דמוכחא מילתא דלרפואה עביד וכ"ש אם יפלטנו ויש מתירין כשבולעו לבסוף:(103) Il ne le gardera pas (en bouche) – C'est-à-dire qu'il garde l'huile dans sa bouche, même s'il l'avale à la fin, car la chose est manifeste qu'il agit dans un but thérapeutique ; et à plus forte raison s'il la recrache. Et certains permettent lorsqu'il l'avale à la fin.
séif katan 103
- (קד) בשמן - ואפילו אם נותן השמן לתוך אניגרון [הוא מי סלקא] אסור:(104) Avec de l'huile – Et même s'il met l'huile dans de l'anigron [c'est l'eau de bettes], c'est interdit.
séif katan 104
- (קה) בולע הוא שמן - ויש אוסרין בזה ומסיק המ"א דתלוי הכל לפי המקום והזמן דאם אין דרך הבריאים לבלוע שם שמן באותו מקום אסור כמ"ש סעיף ל"ז:(105) Il avale de l'huile – Et certains l'interdisent en cela ; et le Maguen Avraham conclut que tout dépend du lieu et de l'époque : si les bien-portants n'ont pas l'habitude d'avaler de l'huile dans ce lieu, c'est interdit, comme il est écrit au séif 37.
séif katan 105
- (קו) גונח - מכאב לבו שרפואתו לינק חלב רותח מהבהמה:(106) Celui qui gémit (gone'h) – D'une douleur au cœur, dont le remède est de téter du lait chaud directement de l'animal.
séif katan 106
- (קז) דבמקום צערא וכו' - היינו דאף דעיקר חליבת הבהמה הוא מדאורייתא משום מפרק דהוא תולדה דדש וכמו שכתבנו בריש סימן שכ"א מ"מ בזה שהוא ע"י יניקה דהוא רק כלאחר יד לא הוי רק איסור מדרבנן והתירו בזה ואף דקי"ל דבכל חולי שאין בו סכנה אומר לא"י ועושה הכא שאני דרפואה שלו הוא לינק בעצמו [ר"ן]:(107) Car en cas de souffrance, etc. – C'est-à-dire que, bien que traire un animal soit essentiellement (interdit) de la Torah au titre de mefarek (extraire), qui est un dérivé de (l'action de) battre (le grain), comme nous l'avons écrit au début du siman 321, néanmoins, en ce cas, qui se fait par la tétée, ce qui n'est que d'une manière inhabituelle (kil'a'har yad), ce n'est qu'un interdit rabbinique, et on l'a permis en ce cas. Et bien que nous tenions que, pour toute maladie sans danger, on le dit à un non-Juif et il le fait, ici c'est différent, car son remède est de téter lui-même [Ran].
séif katan 107
- (קח) וי"א שאם וכו' - האי לשון י"א אין מדוקדק דמשמע דלסברא ראשונה מותר בשבת אפילו משום צער רעב ובאמת לא הזכירו דבר זה כלל ואפשר דלדידהו אפילו ביו"ט אסור בזה אלא דין בפ"ע הוא דיש פוסקים שמחלקים בין שבת ליו"ט לענין צער רעב וכתב הב"ח וא"ר דהלכה כהיש אומרים:(108) Et certains disent que si, etc. – Cette formulation « certains disent » n'est pas précise, car elle implique que selon le premier avis, c'est permis le Chabbat même à cause de la souffrance de la faim ; or en vérité, ils n'ont pas du tout mentionné cette chose ; et il se peut que selon eux, même à Yom Tov ce soit interdit en cela ; mais c'est plutôt une règle en soi, car il y a des décisionnaires qui distinguent entre Chabbat et Yom Tov au sujet de la souffrance de la faim. Et le Ba'h et l'Eliya Rabba ont écrit que la halakha est conforme à ce « certains disent ».
séif katan 108
- (קט) אסור לינק - דדוקא משום צער חולי התירו אבל לא בזה דהוא עכ"פ מפרק כלאחר יד:(109) Il est interdit de téter – Car c'est seulement à cause de la souffrance de la maladie qu'on l'a permis, mais pas en ce cas, car c'est en tout cas mefarek, (bien que) d'une manière inhabituelle.
séif katan 109
- (קי) בשבת - אבל ביו"ט מותר אם אין לו א"י לחלוב על ידו. ואם יש לו מאכל לחלוב בו אסור לינק בפיו גם ביו"ט אלא יחלוב לתוך המאכל כמ"ש סימן תק"ה:(110) Le Chabbat – Mais à Yom Tov, c'est permis s'il n'a pas de non-Juif pour traire pour lui. Et s'il a un aliment dans lequel traire, il est interdit de téter avec sa bouche, même à Yom Tov ; il traira plutôt dans l'aliment, comme il est écrit au siman 505.
séif katan 110
- (קיא) ותניק וכו' - משום מפרק:(111) Et elle n'allaitera pas, etc. – À cause de mefarek.
séif katan 111
- (קיב) לקלח מהחלב - לתוך פי התינוק:(112) Faire jaillir du lait – Dans la bouche de l'enfant.
séif katan 112
- (קיג) דלית וכו' - וצערא יתירא נמי ליכא שם הא לא"ה שרי דמלאכה שאינה צריכה לגופה היא:(113) Car il n'y a pas, etc. – Et il n'y a pas non plus là de souffrance excessive ; car sinon, ce serait permis, puisque c'est un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même.
séif katan 113
- (קיד) פירושו - והוא מין שרף היוצא מן האילן שיש בו ריח טוב:(114) Son explication – C'est une sorte de résine qui sort de l'arbre et qui a une bonne odeur.
séif katan 114
- (קטו) שפין בו - בתוספתא איתא בסם:(115) Dont on frotte – Dans la Tossefta, il est écrit : « avec une drogue (sam) ».
séif katan 115
- (קטז) מותר - דמפני ריח לא מקרי רפואה:(116) C'est permis – Car (ce qui est fait) pour l'odeur ne s'appelle pas un remède.
séif katan 116
- (קיז) לקצת בריאים - צ"ל דברים וכלומר אע"פ שהדבר הזה מזיק קצת לשאר אברים שבגוף כגון הטחול שיפה לשיניים וקשה לבני מעיים וכה"ג וא"כ מוכחא מילתא שעושה כן לרפואה לשיניים דאל"ה לא היה אוכל כיון שהוא מזיק למעיים אפ"ה שרי דמ"מ אוכל הוא:(117) Pour certains bien-portants – Il faut lire : « choses » ; c'est-à-dire que, bien que cette chose nuise un peu aux autres membres du corps, comme la rate, qui est bonne pour les dents et mauvaise pour les intestins, et autres cas semblables – de sorte que la chose est manifeste qu'il le fait pour soigner les dents, car sinon il ne mangerait pas puisque cela nuit aux intestins –, malgré tout c'est permis, car néanmoins c'est un aliment.
séif katan 117
- (קיח) וכל שאינו וכו' בריאים - ומפני זה אסור לשתות משקה המשלשלין כגון לענה וכיוצא בו [רמב"ם] אם לא שמצטער וחלה כל גופו עי"ז או שנפל למשכב אפילו הוא חולי שאין בו סכנה שרי וכדלקמיה בהג"ה:(118) Et tout ce qui n'est pas, etc. (des) bien-portants – Et pour cette raison, il est interdit de boire une boisson laxative, comme l'absinthe et autres semblables [Rambam] ; à moins qu'il ne souffre et que tout son corps en devienne malade, ou qu'il soit tombé alité : même s'il s'agit d'une maladie sans danger, c'est permis, comme juste après dans la glose.
séif katan 118
- (קיט) אבל אם וכו' - והיכא דיש לו שום מיחוש אפילו הוא אוכל ושותה לרעבון ולצמאון אסור [א"ר וכ"מ בטור] והטעם דכיון דהוא חולה וזה הוא רפואתו יאמרו שלרפואה עושה זה ועיין בבה"ל:(119) Mais si, etc. – Et lorsqu'il a un quelconque malaise, même s'il mange et boit pour (calmer) sa faim et sa soif, c'est interdit [Eliya Rabba, et c'est aussi ce qui ressort du Tour] ; et la raison est que, puisqu'il est malade et que ceci est son remède, on dira qu'il le fait dans un but thérapeutique. Et voir dans le Biour Halakha.
séif katan 119
- (קכ) אין לו שום מיחוש - דהיינו שאוכל ושותה לרעבונו ולצמאונו [מ"א בשם הטור] אבל אם הוא עושה לרפואה דהיינו כדי לחזק מזגו כתב המ"א דאפילו בבריא גמור אסור:(120) Il n'a aucun malaise – C'est-à-dire qu'il mange et boit pour sa faim et sa soif [Maguen Avraham au nom du Tour] ; mais s'il le fait dans un but thérapeutique, c'est-à-dire pour fortifier sa constitution, le Maguen Avraham a écrit que même pour un homme parfaitement bien-portant c'est interdit.
séif katan 120
- (קכא) אם נפל למשכב שרי - פי' לאכול ולשתות דברים שאין מדרך הבריאים לאכול ומסתימת דברי הרמ"א משמע שא"צ אפילו שיהיה א"י מושיט לו אלא מותר לו ליקח בעצמו ואע"ג דפסקינן לעיל סעיף י"ז כדעה ג' דשבות שיש בו מעשה אסור ע"י ישראל ואינו מותר כ"א ע"י שינוי צ"ל דשאני התם שמיירי במלאכות דרבנן או בדברים שמחזי כעין מלאכה אבל הכא דאין בזה משום סרך מלאכה דהא לבריא מותר ורק למי שיש לו מיחוש גזרו משום שחיקת סממנים בחולה גמור לא גזרו [רדב"ז וכ"מ בביאור הגר"א בשם תה"א להרמב"ן וכן מצדד להלכה בספר בית מאיר עי"ש שהאריך בזה]:(121) S'il est tombé alité, c'est permis – C'est-à-dire de manger et de boire des choses que les bien-portants n'ont pas l'habitude de manger. Et de la formulation non restrictive du Rema, il ressort qu'il n'est même pas nécessaire qu'un non-Juif les lui tende, mais il lui est permis de les prendre lui-même. Et bien que nous ayons tranché plus haut au séif 17 selon le troisième avis, qu'un chevout qui comporte une action est interdit par un Juif et n'est permis qu'avec une modification, il faut dire que là c'est différent, car il s'agit de travaux rabbiniques ou de choses qui ont l'apparence d'un travail ; mais ici, il n'y a pas en cela de ressemblance au travail (serakh mélakha), puisque pour un bien-portant c'est permis, et ce n'est que pour celui qui a un malaise qu'on a décrété à cause du broyage des ingrédients ; pour un véritable malade, on n'a pas décrété [Radbaz ; c'est aussi ce qui ressort du Biour du Gaon de Vilna au nom du Torat HaAdam du Ramban ; et c'est vers cela que penche pour la halakha le livre Beit Méïr ; vois là-bas, où il s'est étendu sur ce sujet].
séif katan 121
- (קכב) מותר לאכול - דלאו לרפואה הוא דלגזור בזה משום שחיקת סממנים:(122) Il est permis de manger – Car ce n'est pas un remède, pour qu'on décrète en cela à cause du broyage des ingrédients.
séif katan 122
- (קכג) אין עושין וכו' - דהיינו כדי שיהא רעב ויחזור אח"כ לאכול הרבה:(123) On ne fait pas, etc. – C'est-à-dire afin d'avoir faim et de pouvoir ensuite manger beaucoup.
séif katan 123
- (קכד) אסור בסם - דדמי לרפואה וגזירה משום שחיקת סממנים:(124) Interdit avec une drogue – Car cela ressemble à un remède, et c'est un décret à cause du broyage des ingrédients.
séif katan 124
- (קכה) ליתן עליהם כוס - דהיינו שכופהו על הטבור למי שחש במעיו ואוחז הכוס את הבשר ומושך אליו את המעים ומושיבן במקומן [רש"י] וה"ה שמותר ליתן בגדים חמים למי שחש בבטנו ובמעיו וכדלעיל בסימן שכ"ו או חרסים או לבנים חמים:(125) Mettre sur eux un gobelet – C'est-à-dire qu'on le renverse sur le nombril de celui qui souffre des intestins ; le gobelet saisit la chair, attire à lui les intestins et les remet en place [Rachi]. Et il en est de même : il est permis de mettre des vêtements chauds à celui qui souffre du ventre et des intestins, comme plus haut au siman 326, ou des tessons ou des briques chaudes.
séif katan 125
- (קכו) אע"פ וכו' - הוא מלשון הטור וכונתו דלא נימא כמו דאסרו לרחוץ בחמין כמו כן כל חמים אסור לגופו לפיכך אשמעינן דמותר וכעין דאיתא בברייתא שבת מ' ע"ב מיחם אדם אלונטית ומניח על בני מעיו בשבת והעתיקו הטור והרמ"א לעיל בסימן שכ"ו ס"ו בהגה"ה:(126) Bien que, etc. – C'est la formulation du Tour, et son intention est que nous ne disions pas que, de même qu'on a interdit de se laver à l'eau chaude, de même toute (chose) chaude est interdite pour son corps ; c'est pourquoi il nous apprend que c'est permis ; comme il est dit dans la baraïta (Chabbat 40b) : « Un homme chauffe une serviette et la pose sur son ventre le Chabbat » ; et le Tour et le Rema l'ont recopié plus haut au siman 326, séif 6, dans la glose.
séif katan 126
- (קכז) לסוך - דמה שמפקח שכרותו ממנו אין זה רפואה [ט"ז וא"ר] ועיין באחרונים שהסכימו דמותר לשאוף טאבא"ק בנחיריו בין שעושה כן לפי שעלול במיחוש הראש ובין להפיג השכרות דכיון שנתפשט שאיפת הטאבא"ק לגדולים ולקטנים משום תענוג או משום ריח לא מוכחא מילתא דעביד לרפואה:(127) S'enduire – Car le fait que cela dissipe son ivresse n'est pas un remède [Taz et Eliya Rabba]. Et voir chez les A'haronim, qui ont conclu qu'il est permis d'aspirer du tabac par les narines, qu'il le fasse parce qu'il est sujet aux maux de tête ou pour dissiper l'ivresse ; car puisque l'aspiration du tabac s'est répandue chez les grands et les petits, par agrément ou pour l'odeur, la chose n'est pas manifeste qu'il le fait dans un but thérapeutique.
séif katan 127
- (קכח) בשמן ומלח - מעורבין יחד [א"ר]:(128) Avec de l'huile et du sel – Mélangés ensemble [Eliya Rabba].
séif katan 128
- (קכט) בכח - ר"ל שפושטין ומקפלין זרועותיהן לפניהן ולאחריהן ומתחממין ומזיעין [פיר"ח]:(129) Avec force – C'est-à-dire qu'ils étendent et replient leurs bras devant et derrière eux, se réchauffent et transpirent [explication de Rabbénou 'Hananel].
séif katan 129
- (קל) כדי שייגע ויזיע - והיא בכלל רפואה ואין להקשות כיון שאין כאן שייכות שחיקת סממנים היה לנו להתיר כמו בסעיף שאח"ז י"ל דכיון שלפעמים מביאין הזיעה על החולה ג"כ ע"י סממנים חיישינן שיעשה רפואה האחרת משא"כ בסעיף שאח"ז שאין שייכות רפואה לאותן הדברים ע"י שחיקת סממנים כלל לא גזרינן. ודע דלפי מה דפסקינן לעיל בסי"ז דע"י ישראל אין עושין שבות דרבנן לחולה שאין בו סכנה כ"א ע"י שינוי ה"נ בעניננו אפילו הגיע לכלל חולה שאין בו סכנה אין עושין ד"ז כ"א ע"י שינוי וכ"ש אם הוא רק בריא שחושש. והשפשוף שעושין ליגיעי כח כדי להשיב כחן ולבטל מהם עייפותן מסתפק בש"ג אם דבר זה דומה לרפואה ואסור או לא אך לפי מה שכתב המ"א בסקמ"ג דאפילו בריא גמור אם עושה שום רפואה כדי לחזק מזגו אסור גם בזה אין להקל:(130) Afin qu'il se fatigue et transpire – Et cela est inclus dans (la catégorie de) remède. On ne doit pas objecter : puisqu'il n'y a ici aucun rapport avec le broyage des ingrédients, nous aurions dû permettre, comme au séif suivant ; on peut répondre que, puisque parfois on provoque la transpiration chez le malade aussi au moyen d'ingrédients, nous craignons qu'il ne fasse l'autre remède ; ce qui n'est pas le cas au séif suivant, où ces choses n'ont aucun rapport avec un remède par broyage d'ingrédients : nous ne décrétons pas. Et sache que, selon ce que nous avons tranché plus haut au séif 17, que par un Juif on ne fait un chevout rabbinique pour un malade qui n'est pas en danger qu'avec une modification, de même dans notre cas, même s'il est arrivé au stade de malade sans danger, on ne fait cette chose qu'avec une modification ; et à plus forte raison s'il n'est qu'un bien-portant qui ressent (un malaise). Et le massage qu'on fait à ceux qui sont épuisés pour leur rendre leurs forces et supprimer leur fatigue, le Chiltei HaGuibborim doute si cette chose ressemble à un remède et est interdite ou non ; toutefois, d'après ce qu'a écrit le Maguen Avraham au séif katan 43, que même un homme parfaitement bien-portant, s'il fait un quelconque remède pour fortifier sa constitution, c'est interdit, en cela non plus on ne doit pas être indulgent.
séif katan 130
- (קלא) ואסור לדחוק - שמא יבוא להשקות לו סממנים המשלשלים:(131) Et il est interdit de presser – De peur qu'il en vienne à lui faire boire des ingrédients laxatifs.
séif katan 131
- (קלב) כוס חם - הוא הנזכר לעיל בסעיף מ"ם וחזר ושנאו כאן שהוא מלשון הרמב"ם שכלל הכל בטעם אחד:(132) Un gobelet chaud – C'est celui mentionné plus haut au séif 40, et il l'a répété ici, car c'est la formulation du Rambam, qui a tout englobé dans une seule raison.
séif katan 132
- (קלג) על הטבור - כתב הח"א דהוא החולי שקוראין [הייב מוטער]:(133) Sur le nombril – Le 'Hayé Adam a écrit que c'est la maladie qu'on appelle [Hebmutter].
séif katan 133
- (קלד) ולהעלות אזנים - גידי האזנים פעמים שיורדין למטה ומתפרקין האזנים [רש"י]:(134) Et relever les oreilles – Les tendons des oreilles descendent parfois vers le bas, et les oreilles se disloquent [Rachi].
séif katan 134
- (קלה) שכנגד הלב - ומעכב את הנשימה [רש"י]:(135) Qui est face au cœur – Et (le cartilage enfoncé) empêche la respiration [Rachi].
séif katan 135
- (קלו) ויש לו צער - דאל"ה היה אסור עכ"פ משום עובדא דחול:(136) Et il a de la souffrance – Car sinon, ce serait interdit en tout cas à cause de (l'apparence d'une) activité de semaine (ouvda de'hol).
séif katan 136
- (קלז) רוחצין וכו' - פי' אף שכונתו לרפואה כיון שרוחצין בו בריאים מותר אך בזמן שאין דרך לרחוץ בחמי טבריה אלא לרפואה אסור בשבת אם שוהא [מ"א וש"א]:(137) On se lave, etc. – C'est-à-dire que, bien que son intention soit thérapeutique, puisque les bien-portants s'y lavent, c'est permis. Toutefois, à une époque où l'on n'a pas l'habitude de se laver dans les sources chaudes de Tibériade sinon pour se soigner, c'est interdit le Chabbat s'il s'y attarde [Maguen Avraham et d'autres A'haronim].
séif katan 137
- (קלח) מלוחים - פי' ומועילים מפני זה קצת לרפאות ודע דאפילו יש לו חטטין בראשו ג"כ מותר [הסכמת הפוסקים]:(138) Salées – C'est-à-dire qu'à cause de cela elles sont un peu utiles pour soigner. Et sache que même s'il a des croûtes sur la tête, c'est aussi permis [accord des décisionnaires].
séif katan 138
- (קלט) ובמי משרה - ששורין שם פשתן וה"ה בימה של סדום:(139) Et dans l'eau de rouissage – Où l'on fait tremper le lin ; et il en est de même pour la mer de Sodome.
séif katan 139
- (קמ) שהם מאוסים - איתא ברמב"ם אין רוחצין במים שמשלשלים [היינו מים שמצננים את הגוף ובא לידי שלשול] ולא בטיט שטובעין בו וכו' מפני שכל אלו צער הם וכתיב וקראת לשבת עונג עכ"ל וכ"כ הסמ"ג וא"כ אסור לשתות משקה המשלשל דאין לך צער גדול מזה [מ"א] והיינו אפילו אם אינו מכוין לרפואה אלא מפני איזה טעם דאם היה מכוין לרפואה בלא"ה אסור אם לא כשהוא בא לכלל חולה שאין בו סכנה דאז מותר וכנ"ל בסל"ז:(140) Qui sont répugnantes – Il est dit dans le Rambam : « On ne se baigne pas dans des eaux qui relâchent [c'est-à-dire des eaux qui refroidissent le corps et provoquent la diarrhée], ni dans la boue où l'on s'enfonce, etc., car tout cela est une souffrance, et il est écrit : “Et tu appelleras le Chabbat délice” (Isaïe 58, 13) » – fin de citation ; et ainsi a écrit le Semag. Dans ce cas, il est interdit de boire une boisson laxative, car il n'y a pas de plus grande souffrance que cela [Maguen Avraham] ; et cela même s'il ne vise pas un but thérapeutique mais (le fait) pour une autre raison ; car s'il visait un but thérapeutique, ce serait de toute façon interdit, sauf lorsqu'il arrive au stade de malade sans danger, où c'est alors permis, comme mentionné plus haut au séif 37.
séif katan 140
- (קמא) ודוקא ששוהה - דמוכחא מילתא דלרפואה קעביד שהרי המים עכורין וסרוחין ואינו עומד שם בשביל הנאה:(141) Et seulement lorsqu'il s'attarde – Car la chose est manifeste qu'il agit dans un but thérapeutique, puisque l'eau est trouble et nauséabonde et qu'il n'y reste pas pour le plaisir.
séif katan 141
- (קמב) כמיקר - ואע"פ שהן עכורין אמרינן לא מצא מים יפים ולעולם להקר קעביד. ואפילו יש לו חטטין בראשו נמי מותר [גמרא]:(142) Comme celui qui se rafraîchit – Et bien qu'elles soient troubles, nous disons qu'il n'a pas trouvé de belle eau et qu'en réalité il le fait pour se rafraîchir. Et même s'il a des croûtes sur la tête, c'est aussi permis [Guemara].
séif katan 142
- (קמג) ואין בכך משום צידה - אע"ג דע"י הלחש אינו יכול לזוז ממקומו עד שנוכל לתפסו מ"מ מותר דאין זה צידה טבעית ואע"ג דפסקינן בסימן שט"ז ס"ז דאפילו לצוד להדיא מותר כדי שלא ישכנו צ"ל דהכא מיירי דליכא אלא חששא רחוקה כגון דאינו רודף אחריו כלל וכדומה [א"ר ע"ש] ועיין לעיל בסימן ש"ו ס"ז במ"ב שם:(143) Et il n'y a pas en cela (d'interdit de) chasse – Bien que, du fait de l'incantation, il (l'animal) ne puisse pas bouger de sa place jusqu'à ce que nous puissions l'attraper, néanmoins c'est permis, car ce n'est pas une chasse naturelle. Et bien que nous ayons tranché au siman 316, séif 7, que même chasser ouvertement est permis afin qu'il ne morde pas, il faut dire qu'ici il s'agit du cas où il n'y a qu'une crainte lointaine, par exemple s'il ne le poursuit pas du tout, et autres cas semblables [Eliya Rabba ; vois là-bas]. Et voir plus haut au siman 306, séif 7, dans la Michna Beroura là-bas.
séif katan 143
- (קמד) להקר - פי' מי שחש בעינו נותנים כלי מתכות על העין כדי לקרר וה"ה שמקיפין בטבעת או בכלי את העין כדי שלא יתפשט הנפח [רש"י] וכתב הח"א וה"ה דמותר לדחוק בסכין חבורה כדי שלא תתפשט:(144) Rafraîchir – C'est-à-dire : à celui qui souffre de l'œil, on met un objet en métal sur l'œil pour le rafraîchir ; et il en est de même : on entoure l'œil d'un anneau ou d'un objet afin que l'enflure ne s'étende pas [Rachi]. Et le 'Hayé Adam a écrit qu'il en est de même : il est permis de presser une contusion avec un couteau afin qu'elle ne s'étende pas.
séif katan 144
- (קמה) שיצא ממקומו וכו' - המ"א חולק ע"ז וס"ל דדוקא עצם הנשבר מותר להחזירו כדאיתא בגמרא אבל העצם הנשמט ממקומו אסור להחזירו דאפילו לשפשף הרבה בצונן אסרו כדאיתא בס"ל וכ"ש חזרה והעתיקוהו כמה אחרונים ומ"מ ע"י א"י נראה שאין להחמיר ובספר שלחן עצי שטים חולק על המ"א וכתב דכל שיצא ממקומו לגמרי שקורין אוי"ש גילענק"ט חשיב סכנת אבר כמו נשבר אם לא יחזירנו מיד ושרי להחזיר אפילו ע"י ישראל וכבסעיף י"ז עכ"ל והאי דלעיל סעיף למ"ד איירי לדעתו בשלא נשמט לגמרי ממקומו ונראה דגם לדעת המ"א אם הרופא אומר שנפרק בחזקה ויוכל לבוא לידי סכנת אבר שמותר למשוך ולהחזירו למקומו כדרך שעושה בחול:(145) Qui est sorti de sa place, etc. – Le Maguen Avraham le conteste et pense que seul un os cassé peut être remis en place, comme il est dit dans la Guemara ; mais un os déboîté de sa place, il est interdit de le remettre, car même frotter beaucoup à l'eau froide a été interdit, comme il est dit au séif 30, et à plus forte raison le remettre ; et plusieurs A'haronim l'ont recopié. Néanmoins, par un non-Juif, il semble qu'on ne doit pas être rigoureux. Et dans le livre Choul'han Atsé Chittim, il conteste le Maguen Avraham et écrit que tout (os) qui est complètement sorti de sa place, ce qu'on appelle ausgelenkt, est considéré comme un danger pour un membre, comme (un os) cassé, si on ne le remet pas immédiatement, et il est permis de le remettre même par un Juif, comme au séif 17 – fin de citation ; et ce qui est dit plus haut au séif 30 traite, selon son avis, du cas où il ne s'est pas complètement déboîté de sa place. Et il semble que même selon l'avis du Maguen Avraham, si le médecin dit qu'il s'est violemment disloqué et que cela peut mener à un danger pour le membre, il est permis de tirer et de le remettre à sa place comme on le fait en semaine.
séif katan 145
- (קמו) יצבע אותו - ואע"ג דמקלקל הוא ופטור מ"מ אסור לכתחלה ובבגד אדום פשיטא דאסור [מ"א]. ובמקום הדחק הסכימו האחרונים דיש להקל דהוא דרך לכלוך:(146) Il le teindra – Et bien qu'il détériore et soit exempt, néanmoins c'est interdit lekhat'hila ; et avec un vêtement rouge, il est évident que c'est interdit [Maguen Avraham]. Et en cas de nécessité pressante, les A'haronim ont convenu qu'on peut être indulgent, car c'est une manière de salir.
séif katan 146
- (קמז) ואסור להוציא דם - הוא ענין בפני עצמו דהיינו שאסור לדחוק בידיו על המכה כדי להוציא דם או כשכורך איזה דבר על המכה [אפילו בדבר דלית ביה משום צביעה] אסור להדקה כדי שיצא דם דהוא חובל והוי אב מלאכה ויש שסוברין דה"ה אם מניח על המכה דבר שמושך ליחה ודם [כגון צו"ק זאל"ב וכיו"ב] ג"כ הוי מלאכה דאורייתא כיון שנתכוין לזה ועכ"פ איסור בודאי יש. המדבק שרץ עלוקה [שקורין פיאווקע"ס או אייגלי"ן] שתמצוץ דם מצדד המ"א דיש חיוב בזה וע"כ אסור בכ"ז לכו"ע לעשות ע"י ישראל לחולה שאין בו סכנה אלא ע"י א"י. המוצץ דם בפיו מן החבורה חייב ולכן אסור למצוץ דם שבין השיניים [אחרונים]:(147) Et il est interdit de faire sortir du sang – C'est un sujet en soi, c'est-à-dire qu'il est interdit de presser avec ses mains sur la plaie pour faire sortir du sang ; ou, lorsqu'il enveloppe la plaie de quelque chose [même avec une chose qui ne relève pas de (l'interdit de) teindre], il est interdit de la serrer pour que du sang sorte, car il blesse ('hovel), et c'est un travail principal (av mélakha). Et certains pensent qu'il en est de même s'il met sur la plaie une chose qui attire le pus et le sang [comme un onguent attractif (Zugsalbe) et autres semblables] : c'est aussi un travail de la Torah, puisqu'il en avait l'intention ; et en tout cas il y a certainement un interdit. Celui qui applique une sangsue [qu'on appelle piyavkes ou Egel] pour qu'elle suce le sang, le Maguen Avraham penche (vers l'avis) qu'il y a en cela passibilité ; c'est pourquoi il est interdit dans tout cela, selon tous les avis, de le faire par un Juif pour un malade qui n'est pas en danger, mais (seulement) par un non-Juif. Celui qui suce avec sa bouche le sang d'une blessure est passible ; c'est pourquoi il est interdit de sucer le sang qui est entre les dents [A'haronim].
séif katan 147
- (קמח) לכך יש וכו' - אתחילת הסעיף קאי:(148) C'est pourquoi il y a, etc. – Cela se rapporte au début du séif.
séif katan 148
- (קמט) ויש אומרים שכורך וכו' - בב"י מפקפק בזה משום דמרפא ולהכי כתב זה רק בשם יש אומרים אבל בא"ר בשם מלבושי יו"ט וכן בתו"ש מצדד להקל:(149) Et certains disent qu'on enveloppe, etc. – Le Beit Yossef émet des réserves à ce sujet, parce que cela soigne ; c'est pourquoi il ne l'a écrit qu'au nom de « certains disent » ; mais l'Eliya Rabba, au nom du Malbouché Yom Tov, et de même la Tossefet Chabbat, penchent vers l'indulgence.
séif katan 149
- (קנ) לשום וכו' - וכ"ש דאסור לשום קריסטי"ר אף שהוכנה מאתמול ובזה אסור אפילו ע"י שינוי גזירה משום שחיקת סממנים אם לא בחולה אף שאין בו סכנה וכמ"ש בסעיף י"ז דאז מותר ע"י שינוי ויזהר שלא יבוא לידי מלאכה דאורייתא גם לא יערב מים ושמן כדרך שעושין וכמבואר לקמן בסימן של"א ס"ז [ע"ש במ"ב ובה"ל] אלא ישפוך הכל לתוך הכלי וטוב לעשות הכל ע"י א"י אם אפשר:(150) Mettre, etc. – Et à plus forte raison il est interdit de mettre un clystère (klistir), même s'il a été préparé la veille ; et en cela c'est interdit même avec une modification, par décret à cause du broyage des ingrédients, sauf pour un malade, même s'il n'est pas en danger, comme il est écrit au séif 17, où alors c'est permis avec une modification. Et il prendra garde à ne pas en venir à un travail de la Torah ; il ne mélangera pas non plus l'eau et l'huile comme on le fait habituellement, comme il est expliqué plus loin au siman 331, séif 7 [vois là-bas dans la Michna Beroura et le Biour Halakha], mais il versera tout dans le récipient ; et il est bon de tout faire par un non-Juif si c'est possible.
séif katan 150
- (קנא) פתילה - העשויה מחלב או בורית או מנייר ושארי דברים וטעם איסורן משום דאיידי דממשמש שם כמה פעמים להכניס ולהוציא קרוב לודאי שישיר השער שם וכמו בצרור לעיל בסימן שי"ב ס"ז ועיין בה"ל:(151) Une mèche (suppositoire) – Faite de suif, de savon, de papier ou d'autres choses ; et la raison de leur interdit est que, comme il palpe là plusieurs fois pour introduire et retirer, il est presque certain qu'il arrachera des poils à cet endroit, comme pour le caillou plus haut au siman 312, séif 7 ; et voir dans le Biour Halakha.
séif katan 151
- (קנב) בנחת - ולא יבוא עי"ז לידי השרת נימין. כתב הח"א דכ"ז אם היה הפתילה עשויה מע"ש אבל לעשות בשבת הפתילה הנ"ל ואפילו הוא עושה אותה מנייר שכורך אותו ומקשה אותו יש בו איסור דאורייתא משום מכה בפטיש אם לא לחולה שיש בו סכנה אבל מה שעושין מחתיכת לפת מותר כיון שהוא מאכל בהמה אין בו משום תיקון כלי: יבשיבש(152) Doucement – Et il n'en viendra pas ainsi à arracher des poils. Le 'Hayé Adam a écrit que tout cela (vaut) si la mèche a été faite la veille du Chabbat ; mais faire le Chabbat la mèche susmentionnée, même s'il la fait en papier qu'il enroule et durcit, comporte un interdit de la Torah au titre de maké bepatich (achèvement d'un objet), sauf pour un malade en danger ; mais ce qu'on fait d'un morceau de navet est permis : puisque c'est une nourriture pour animaux, il n'y a pas là (d'interdit de) confection d'un ustensile.
séif katan 152