Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 325 →- (א) לזמן א"י בשבת - אף דביו"ט אסור לזמן א"י לאכול עמו גזירה שמא ירבה לבשל בשבילו כדלקמן בסימן תקי"ב בשבת דאין לחוש לזה שרי:(1) Inviter un non-Juif le Chabbat – Bien qu'à Yom Tov il soit interdit d'inviter un non-Juif à manger avec soi, par décret de peur qu'on ne cuise davantage pour lui, comme on le verra plus loin au siman 512, le Chabbat, où il n'y a pas à craindre cela (puisque toute cuisson est de toute façon interdite), c'est permis.
séif katan 1
- (ב) ומותר ליתן וכו' - אף דאסור לטרוח בשבת בשביל מי שאין מזונותן עליו כדלעיל בסימן שכ"ד אינו יהודי חשיב מזונותן עליו לענין שמותר לטרוח בשבילו משום דמפרנסין עניי א"י עם עניי ישראל מפני דרכי שלום [תוס']:(2) Et il est permis de donner, etc. – Bien qu'il soit interdit de se donner de la peine le Chabbat pour quelqu'un dont on n'a pas la charge de la nourriture, comme vu plus haut au siman 324, le non-Juif est considéré comme quelqu'un dont on a la charge de la nourriture, en ce qui concerne la permission de se donner de la peine pour lui, car on subvient aux besoins des pauvres non-Juifs avec les pauvres d'Israël, pour des raisons de paix (darkei chalom) [Tossefot].
séif katan 2
- (ג) לפניו בחצר - כתבו הפוסקים דדוקא ליתן לפניו והוא יקחם בעצמו שרי אבל ליתן לידו אסור דשמא יוציא לר"ה ונמצא למפרע דהישראל עשה העקירה מרה"י דאסור וכדלקמן בסימן שמ"ז. ודעת הא"ר דמותר ליתן לו אף בידו כשהוא בחצר כיון שאין נותן לו ע"מ להוציאו דכיון דהא"י עומד בפנים כשיוציא לחוץ חשוב עושה בעצמו העקירה ויש להקל בזה כדבריו וכמ"ש בבה"ל ואם הישראל אינו מוסר לידו אלא הא"י לוקח מיד הישראל לכו"ע מותר כשלוקח ע"מ לאכול בחצר דאף כשיוציא הלא לא עשה ישראל העקירה כלל:(3) Devant lui dans la cour – Les décisionnaires ont écrit que c'est seulement le fait de poser devant lui, et qu'il les prenne lui-même, qui est permis ; mais les donner dans sa main est interdit, car peut-être les sortira-t-il dans le domaine public, et il se trouvera rétroactivement que l'Israélite a fait l'akira (le soulèvement de l'objet, début de l'acte de transport) depuis le domaine privé, ce qui est interdit, comme on le verra plus loin au siman 347. Mais l'avis de l'Eliya Rabba est qu'il est permis de lui donner même dans sa main lorsqu'il est dans la cour, puisqu'on ne le lui donne pas pour qu'il le sorte ; car, puisque le non-Juif se tient à l'intérieur, quand il sortira l'objet dehors, il est considéré comme faisant lui-même l'akira. Et on peut être indulgent en cela selon ses paroles, comme je l'ai écrit dans le Biour Halakha. Et si l'Israélite ne lui remet pas en main, mais que le non-Juif prend de la main de l'Israélite, selon tous c'est permis lorsqu'il prend pour manger dans la cour, car même s'il sort l'objet, l'Israélite n'a pas du tout fait l'akira.
séif katan 3
- (ד) לאכלן - אפילו אם אינו מפרש לו שיאכל ג"כ שרי דמסתמא יאכל שם אלא בא לאפוקי אם אין רשות בידו לאכלן שם או שהוא הרבה שא"א לאכלן שם אסור ליתנם לפניו דהוי כאלו נותנו ע"מ להוציא ויש בו משום מראית העין שיאמרו שמוציא בשביל ישראל ובשליחותו וכמבואר בסימן רמ"ז [מ"א בשם ש"ג וכן הוא באו"ז]:(4) Pour les manger – Même s'il ne lui précise pas qu'il doit les manger là, c'est aussi permis, car vraisemblablement il mangera là ; mais le texte vient exclure le cas où il n'a pas le droit de les manger là, ou bien celui où c'est beaucoup, de sorte qu'il est impossible de les manger là : il est interdit de les poser devant lui, car c'est comme si on les lui donnait pour les sortir, et il y a là un problème de mar'it ha'ayin (apparence trompeuse), car on dira qu'il sort les choses pour l'Israélite et en tant que son envoyé, comme il est expliqué au siman 247 [Maguen Avraham au nom des Chiltei HaGuibborim, et il en est ainsi dans le Or Zaroua].
séif katan 4
- (ה) ופשט ידו לפנים - ובזה אפילו לא יתנם הישראל לידו אלא יקבלם מיד הישראל דאין עושה הישראל שום עקירה אפ"ה אסור דכיון שידוע שיוציאנו יאמרו דבשליחותו מוציא וכ"ש למסור לידו דאסור משום העקירה וכדלקמן בסימן שמ"ז:(5) Et il a tendu la main à l'intérieur – Et dans ce cas, même si l'Israélite ne les lui donne pas en main mais que le non-Juif les reçoit de la main de l'Israélite, de sorte que l'Israélite ne fait aucune akira, c'est néanmoins interdit, car puisqu'on sait qu'il va le sortir, on dira qu'il sort l'objet en tant que son envoyé ; et à plus forte raison est-il interdit de le lui remettre en main, à cause de l'akira, comme on le verra plus loin au siman 347.
séif katan 5
- (ו) או ליתן לו - ואפילו לא יתנם לידו אלא יניח לפניו בחצר כיון שידוע שיוציא אסור דיאמרו דבשליחותו מוציא וכנ"ל בסק"ד:(6) Ou de lui donner – Et même s'il ne les lui donne pas en main mais les pose devant lui dans la cour, puisqu'on sait qu'il les sortira, c'est interdit, car on dira qu'il sort les objets en tant que son envoyé, comme dit plus haut au séif katan 4.
séif katan 6
- (ז) אפילו אם החפצים של א"י - בטור איתא או אפילו וכו' ופירשו דאדלעיל קאי דהא"י עומד בחוץ ופושט ידו לפנים דבזה אפילו אם החפצים של א"י יש מראית עין שיאמרו דשל ישראל הם שמוסר לידו אבל כשעומד בחצר מותר לתת לפניו דלא גזרינן כולי האי בחפצים של א"י ואמרינן דהרואה אותו שמוציא אח"כ ידע שהחפצים של א"י הם:(7) Même si les objets sont au non-Juif – Dans le Tour il est écrit « ou même, etc. », et les commentateurs ont expliqué que cela se rapporte à ce qui précède, où le non-Juif se tient dehors et tend la main à l'intérieur : dans ce cas, même si les objets sont au non-Juif, il y a mar'it ha'ayin, car on dira qu'ils sont à l'Israélite, puisqu'il les lui remet en main ; mais quand il se tient dans la cour, il est permis de les poser devant lui, car on n'a pas décrété à ce point pour des objets du non-Juif, et on dit que celui qui le voit sortir les objets ensuite saura que les objets sont au non-Juif.
séif katan 7
- (ח) בייחד לו מקום - היינו אם היה החפץ ממושכן אצל ישראל אף שייחד לו מקום על החפץ שיבוא ויטלנו כל זמן שירצה אפ"ה אסור להניחו שיטלנו בשבת דחפץ הממושכן אצל ישראל הוי כשלו ומה שייחד לו מקום לא מהני דשכירות לא קניא ועדיין ברשות הישראל הוא ואיכא משום מ"ע:(8) S'il lui a réservé un emplacement – C'est-à-dire si l'objet était mis en gage chez l'Israélite : même s'il lui a réservé un emplacement pour l'objet, afin qu'il vienne le prendre quand il veut, il est néanmoins interdit de le laisser le prendre le Chabbat, car un objet mis en gage chez un Israélite est comme le sien, et le fait de lui avoir réservé un emplacement n'est d'aucune utilité, car la location n'acquiert pas (sekhirout la kanya), et l'objet est encore dans le domaine (la possession) de l'Israélite, et il y a un problème de mar'it ha'ayin.
séif katan 8
- (ט) משום דרכי שלום - כגון א"י שחלה ושלח אחר מאכל ישראל:(9) Pour des raisons de paix – Par exemple un non-Juif qui est tombé malade et a envoyé chercher de la nourriture d'un Israélite.
séif katan 9
- (י) או בא"י אלם - ומבקש חפציו ואף שאין חשש סכנה בדבר:(10) Ou un non-Juif violent – qui réclame ses objets, même s'il n'y a pas de crainte de danger dans l'affaire.
séif katan 10
- (יא) וה"ה לצורך מצוה - ואף דאסור ליתן לא"י אם יודע שיוציא החפצים מביתו לר"ה בשבת אף שלא בשליחות ישראל וכ"ש כשהוא בשליחותו מ"מ התירו בכל אלו משום דלדידן להרבה פוסקים אין לנו ר"ה דאורייתא ואינו אלא שבות דשבות והתירו במקום מצוה או מפני דרכי שלום וכה"ג ומ"מ צריך ליזהר בכל אלו שלא למסור ליד א"י דיעשה הישראל עקירה דהא אפשר לבקש להא"י שיקחנה בעצמו ואפילו אם הא"י מבקש שיתנו לתוך כליו יש ליזהר שיעמידנו בבית ואחר שישפוך הישראל לתוכו יקחנו:(11) Et de même pour les besoins d'une mitsva – Bien qu'il soit interdit de donner à un non-Juif si l'on sait qu'il sortira les objets de sa maison vers le domaine public le Chabbat, même s'il le fait non en tant qu'envoyé de l'Israélite, et à plus forte raison quand il est son envoyé, néanmoins on a permis dans tous ces cas, car pour nous, selon de nombreux décisionnaires, nous n'avons pas de domaine public au sens de la Torah, et ce n'est qu'un chevout dechevout (double interdit rabbinique), et on l'a permis en cas de mitsva, ou pour des raisons de paix, et autres cas semblables. Néanmoins, il faut prendre garde dans tous ces cas à ne pas remettre l'objet en main du non-Juif, de sorte que l'Israélite ferait l'akira, puisqu'il est possible de demander au non-Juif de le prendre lui-même ; et même si le non-Juif demande qu'on le lui verse dans ses récipients, il faut prendre garde qu'il (le non-Juif) le pose dans la maison, et après que l'Israélite y aura versé, il le prendra.
séif katan 11
- (יב) חמץ מביתו - כגון ע"פ שחל בשבת [מרדכי]:(12) Du 'hamets de sa maison – Par exemple lorsque la veille de Pessa'h tombe un Chabbat [Mordekhaï].
séif katan 12
- (יג) דרך מלבוש - דאל"ה אסור כשאר חפצים של ישראל כיון שממושכנין אצלו דיאמרו דהישראל צוה להוציאו וכנ"ל בסק"ח מיהו אם הא"י אלם ואינו רוצה לקחת בדרך מלבוש מותר בכל גווני וכנ"ל:(13) À la manière d'un vêtement – Car sinon c'est interdit comme les autres objets de l'Israélite, puisqu'ils sont en gage chez lui, car on dirait que l'Israélite a ordonné de le sortir, comme dit plus haut au séif katan 8. Toutefois, si le non-Juif est violent et ne veut pas le prendre à la manière d'un vêtement, c'est permis dans tous les cas, comme dit plus haut.
séif katan 13
- (יד) ויניח אחר - כתב באגודה ה"ה אם הא"י מניח המעות ונוטל המשכון נמי שרי ובלבד שלא יחשב הישראל עמו ולא יגע בם [מ"א ותו"ש] ובא"ר משמע דהוא סובר דכשמניח מעות מחזי כמשא ומתן ולדידיה אין להקל בזה כ"א כשהא"י אלם ומ"מ נראה דאם יוכל להגיע לו מזה הפסד כגון שאין משכון שוה הכסף וכדומה יש לסמוך על המ"א ותו"ש:(14) Et en dépose un autre – L'Agouda a écrit que de même, si le non-Juif dépose l'argent et prend le gage, c'est aussi permis, pourvu que l'Israélite ne fasse pas les comptes avec lui et ne les touche pas [Maguen Avraham et Tossefet Chabbat]. Et de l'Eliya Rabba il ressort qu'il pense que lorsqu'il dépose de l'argent, cela a l'air d'une transaction commerciale, et selon lui on ne peut être indulgent en cela que lorsque le non-Juif est violent. Néanmoins il semble que s'il peut lui en résulter une perte, par exemple si le gage ne vaut pas l'argent, et autres cas semblables, on peut s'appuyer sur le Maguen Avraham et le Tossefet Chabbat.
séif katan 14
- (טו) ולא יגע - בשום אחד מהמשכונות לא בהישן ולא בהחדש מיהו בישראל כה"ג יש להקל שיגע בו דבישראל לא מחזי כמו"מ אלא כמשאילו ואם בא הא"י ליטול משכונו ואין הישראל מאמין לו אין ישראל אחר רשאי לערב עבורו דאסור משום ממצוא חפצך:(15) Et il ne touchera pas – à aucun des gages, ni à l'ancien ni au nouveau. Toutefois, avec un Israélite, dans un cas semblable, on peut être indulgent et permettre qu'il le touche, car avec un Israélite cela n'a pas l'air d'une transaction, mais plutôt comme s'il le lui prêtait. Et si le non-Juif vient prendre son gage et que l'Israélite ne lui fait pas confiance, un autre Israélite n'a pas le droit de se porter garant pour lui, car c'est interdit à cause de « faire tes affaires » (Isaïe 58, 13 : interdiction de s'occuper de ses affaires le Chabbat).
séif katan 15
- (טז) יש אוסרים - שמא היתה ביה"ש קמח או עיסה שאינו ראוי לכוס ואיתקצאי לביה"ש ואפילו אם נאמר דהיו אז חטים דראוי לכוס מ"מ אין ראוים לאכול באותו ענין שנעשו לבסוף לאחר שנעשה בו איסורא דאורייתא שנעשה לחם והו"ל נולד ויש שאוסרין מטעם אחר שמא יאמר לא"י לבשל ואע"ג דא"י שהדליק נר לעצמו לא גזרינן כמ"ש סימן רע"ו במידי דאכילה דלהוט ביותר גזרינן טפי וכתב המ"א בסימן תקי"ז דמדברי המחבר שם משמע דס"ל כטעם הזה:(16) Certains interdisent – Car peut-être au moment de bein hachmachot (le crépuscule du vendredi) était-ce de la farine ou de la pâte, qui ne sont pas propres à être mâchées, et cela est devenu mouktsé pendant bein hachmachot. Et même si nous disons qu'il y avait alors du blé, qui est propre à être mâché, néanmoins ces grains n'étaient pas propres à être mangés sous la forme dans laquelle ils ont été faits à la fin, après qu'un interdit de la Torah a été commis sur eux, à savoir qu'ils sont devenus du pain ; c'est donc un nolad (chose nouvellement apparue le Chabbat). Et certains interdisent pour une autre raison : de peur qu'on ne dise au non-Juif de cuire. Et bien que pour un non-Juif qui a allumé une lampe pour lui-même on ne décrète pas, comme écrit au siman 276, pour une chose qui se mange, à laquelle l'homme est très attaché, on décrète davantage. Et le Maguen Avraham a écrit au siman 517 que des paroles de l'auteur (le Choulhan Aroukh) là-bas, il ressort qu'il adopte cette raison.
séif katan 16
- (יז) ויש מתירים - דלא מחלקי בין מידי דבר אכילה ללאו בר אכילה כיון שמ"מ עשהו בשביל עצמו ולענין מוקצה ס"ל כיון שהיה יכולת ביד הא"י לגמרו אין ע"ז שם מוקצה ונולד. כתב ב"י בשם או"ז שלדברי הכל אם בישל או אפה עבד ישראל בשבת אפילו לצורך עצמו ואפילו בשבת ראשונה ובפעם ראשונה שאין העבד יודע אם אדונו יאכל מזה אם לאו אפ"ה אסור מפני שהוא מכירו ומרגילו לשבת אחרת ע"ש שהביא לזה ראיה מתוספתא ועיין לקמן בסי"א מה שנכתוב בזה:(17) Et certains permettent – Car ils ne distinguent pas entre une chose qui se mange et une chose qui ne se mange pas, puisque de toute façon il l'a faite pour lui-même ; et concernant le mouktsé, ils pensent que, puisqu'il était au pouvoir du non-Juif de l'achever (d'en faire du pain), il n'y a pas sur cela de statut de mouktsé ni de nolad. Le Beit Yossef a écrit au nom du Or Zaroua que selon tous, si un esclave d'un Israélite a fait cuire ou cuire au four le Chabbat, même pour ses propres besoins, et même le premier Chabbat et la première fois, où l'esclave ne sait pas si son maître en mangera ou non, c'est néanmoins interdit, parce qu'il le connaît et l'habitue (à agir ainsi) pour un autre Chabbat ; voir là-bas, où il a apporté pour cela une preuve de la Tossefta. Et voir plus loin, au séif 11, ce que nous écrirons à ce sujet.
séif katan 17
- (יח) ובשעת הדחק - כגון שדר בכפר יחידי שא"א לשאול פת מחבירו [אחרונים]:(18) Et en cas de nécessité pressante – Par exemple celui qui habite seul dans un village, de sorte qu'il est impossible d'emprunter du pain à son prochain [A'haronim].
séif katan 18
- (יט) על המתירין - ומ"מ יזהר שלא לקרוא אותו לביתו לפרוע לו דמיו דהוי מקח וממכר ועיין לעיל בסימן שכ"ג ס"ד [רי"ו הובא בב"י]:(19) Sur ceux qui permettent – Néanmoins, qu'il prenne garde à ne pas l'appeler chez lui pour lui en payer le prix, car c'est un achat et une vente ; et voir plus haut au siman 323, séif 4 [Rabbénou Yerou'ham, rapporté dans le Beit Yossef].
séif katan 19
- (כ) ליתן לו מעות וכו' - דזה אסור לד"ה ואפילו לצורך מצוה:(20) Lui donner de l'argent, etc. – Car cela est interdit selon tous, et même pour les besoins d'une mitsva.
séif katan 20
- (כא) שצד דגים וכו' - ובזה כו"ע מודו דאסור משום דהוא ודאי מוקצה שנצודו בשבת ולא היו מזומנים מאתמול [וכ"ש האוסרין גם בפת בס"ד] ולאו דוקא שצדן א"י דה"ה אם נצודו מאליהן בשבת בהמצודה שפרסו מע"ש:(21) Qui a pêché des poissons, etc. – Et en cela tous reconnaissent que c'est interdit, parce que c'est certainement mouktsé, puisqu'ils ont été pêchés le Chabbat et n'étaient pas prêts dès la veille [et à plus forte raison selon ceux qui interdisent même le pain, au séif 4]. Et ce n'est pas précisément lorsque c'est un non-Juif qui les a pêchés, car il en est de même s'ils ont été pris d'eux-mêmes le Chabbat dans le filet qu'on a tendu dès la veille de Chabbat.
séif katan 21
- (כב) או ליקט פירות - ג"כ משום מוקצה דמחוברין היו ביה"ש וגם דגזרינן בזה שמא יעלה ויתלוש כמו שגזרו על פירות הנושרין בשבת כדלעיל בסימן שכ"ב [משום דאדם להוט אחריהן וגם בקל הוא לתולשן] וה"ה כאן שנתלשו ע"י א"י דלא גריעי דשניהן נתלשו שלא ע"י ישראל:(22) Ou a cueilli des fruits – Également à cause du mouktsé, car ils étaient attachés au sol pendant bein hachmachot ; et aussi parce que nous décrétons dans ce cas de peur qu'il ne monte à l'arbre et n'arrache, comme on a décrété pour les fruits tombés le Chabbat, comme vu plus haut au siman 322 [parce que l'homme est attaché à eux, et aussi parce qu'il est facile de les arracher] ; et il en est de même ici, où ils ont été arrachés par un non-Juif, car ils ne sont pas moins graves, puisque dans les deux cas ils ont été arrachés non par un Israélite.
séif katan 22
- (כג) אסורים לישראל - בין באכילה בין בטלטול:(23) Sont interdits à l'Israélite – Tant pour la consommation que pour le déplacement (tiltoul).
séif katan 23
- (כד) ואפילו ספק - דספק מוכן אסור ואפילו המתירין לקמן בס"ז בספק לענין מו"ש בזה מודי וכדלקמיה ודוקא בספק הוא דאסור דתלינן דבו ביום נצודו ונתלשו אבל אם ניכר דנתלשו מע"ש כגון פירות שנכמשו וכן בדגים בכה"ג שרי וכדלקמן בסימן תקט"ו עי"ש בב"י:(24) Et même un doute – Car une chose dont il est douteux qu'elle soit prête (safek moukhan, préparée dès avant Chabbat) est interdite ; et même ceux qui permettent plus loin, au séif 7, en cas de doute concernant motsaei Chabbat, reconnaissent l'interdiction dans ce cas, comme on le verra bientôt. Et ce n'est qu'en cas de doute que c'est interdit, car nous attribuons la chose au fait qu'ils aient été pêchés ou arrachés le jour même ; mais s'il est visible qu'ils ont été arrachés dès la veille de Chabbat, par exemple des fruits qui se sont flétris, et de même pour les poissons dans un cas semblable, c'est permis, comme on le verra plus loin au siman 515 ; voir là-bas dans le Beit Yossef.
séif katan 24
- (כה) לערב מותרין מיד - דדוקא כשעשה המלאכה בשביל ישראל הוא דגזרו לאסור בערב עד כדי שיעשו כדלקמיה בסעיף שאח"ז אבל כשעשה לעצמו לא שייך למגזר [אחרונים]:(25) Le soir, ils sont permis immédiatement – Car ce n'est que lorsqu'il a fait le travail pour un Israélite qu'on a décrété d'interdire le soir jusqu'au temps nécessaire pour les faire (bikhdei cheya'assou), comme on le verra bientôt, au séif suivant ; mais lorsqu'il l'a fait pour lui-même, il n'y a pas lieu de décréter [A'haronim].
séif katan 25
- (כו) אם ליקט וצד - וה"ה בכל המלאכות דאורייתא שעשה הא"י בשביל ישראל ואפילו עשה מעצמו בלא צווי הישראל כדלקמן בסימן תקט"ו ע"ש בב"י:(26) S'il a cueilli et pêché – Et il en est de même pour tous les travaux interdits par la Torah qu'a faits le non-Juif pour un Israélite, et même s'il l'a fait de lui-même sans l'ordre de l'Israélite, comme on le verra plus loin au siman 515 ; voir là-bas dans le Beit Yossef.
séif katan 26
- (כז) בשביל ישראל וא"י - כגון שהיה מחצה ישראל ומחצה א"י או בידוע שגם לישראל צד וליקט אף דהרוב היו א"י [מלקמן סימן תקט"ו סעיף ו' בהג"ה] ועיין במש"כ לעיל סימן רע"ו בבה"ל:(27) Pour un Israélite et un non-Juif – Par exemple s'il y avait dans la ville moitié d'Israélites et moitié de non-Juifs, ou s'il est connu qu'il a pêché et cueilli aussi pour un Israélite, même si la majorité était des non-Juifs [d'après plus loin, siman 515, séif 6, dans la glose du Rema]. Et voir ce que j'ai écrit plus haut au siman 276, dans le Biour Halakha.
séif katan 27
- (כח) צריך להמתין וכו' - והיינו אפילו ישראל אחר שלא נלקט בשבילו כיון דעשה מלאכה דאורייתא בשביל ישראל אסור לכל ליהנות עד מו"ש בכדי שיעשו [ובשבת גופא בטלטול נמי אסור כבסימן תקט"ו] ולאו דוקא בצד דה"ה בכל המלאכות וכנ"ל להטעם דאסרו לכל עד בכדי שיעשו שלא יהנו ממלאכה הנעשית בשביל ישראל בשבת וגם דגזרו דכשיהיה מותר מיד במו"ש יאמרו לא"י בשבת להכין שיהיה מזומן על מו"ש מיד:(28) Il faut attendre, etc. – Et ce, même pour un autre Israélite, pour qui cela n'a pas été cueilli : puisqu'il a fait un travail interdit par la Torah pour un Israélite, il est interdit à tous d'en profiter jusqu'à motsaei Chabbat, le temps nécessaire pour les faire [et pendant le Chabbat même, le déplacement en est aussi interdit, comme au siman 515]. Et ce n'est pas précisément dans le cas où il a pêché, car il en est de même pour tous les travaux, comme dit plus haut, selon la raison pour laquelle on a interdit à tous jusqu'au temps nécessaire pour les faire : afin qu'on ne profite pas d'un travail fait pour un Israélite le Chabbat ; et aussi parce qu'on a décrété que, si c'était permis immédiatement à motsaei Chabbat, on dirait au non-Juif, le Chabbat, de préparer la chose afin qu'elle soit prête dès motsaei Chabbat.
séif katan 28
- (כט) בכדי שיעשו - מבואר לקמן סימן תקט"ו דהיינו שיעור שילך הא"י במו"ש למקום שלקט וילקוט שם אחרים ויחזור לכאן ואם אינו ידוע מהיכן הביאו שיעורן בכדי שיביא מחוץ לתחום ואם בתחלה בשבת הביאן על סוס משערינן ג"כ דרך רכיבה [מ"א בשם כנה"ג] ולענין אם נאמן א"י במסיח לפי תומו שנלקטו מע"ש עיין במש"כ שם ובסימן תקי"ג:(29) Le temps nécessaire pour les faire – Il est expliqué plus loin au siman 515 que c'est la durée nécessaire pour que le non-Juif aille, à motsaei Chabbat, à l'endroit où il a cueilli, y cueille d'autres fruits et revienne ici ; et si l'on ne sait pas d'où il les a apportés, leur mesure est le temps nécessaire pour qu'il les apporte de hors du te'houm (la limite de déplacement du Chabbat) ; et si au départ, le Chabbat, il les a apportés à cheval, on évalue aussi selon le trajet à cheval [Maguen Avraham au nom du Knesset HaGuedola]. Et quant à savoir si un non-Juif est cru lorsqu'il dit en toute innocence (messia'h lefi toumo, sans intention de témoigner) qu'ils ont été cueillis la veille de Chabbat, voir ce que j'ai écrit là-bas et au siman 513.
séif katan 29
- (ל) ספק אם לקטן וכו' - כגון שהא"י אמר לישראל ליתן לו פירות בשבת והלך לבית הא"י ונתן לו פירות דספק אם לקט אלו בשבילו או חשב ללקוט אחרים בשבילו ואלו לקט לעצמו מתחלה אבל א"י שהביא דורון לישראל לא הוי ספק דאמרינן דודאי בשבילו לקטן וכן אם הביא פת חמה לישראל אמרינן דודאי בשבילו אפה [מ"א ותו"ש וש"א דלא כב"ח]:(30) S'il est douteux qu'il les ait cueillis, etc. – Par exemple, le non-Juif a dit à l'Israélite qu'il lui donnerait des fruits le Chabbat, et l'Israélite est allé chez le non-Juif et celui-ci lui a donné des fruits : il est douteux qu'il ait cueilli ceux-ci pour lui, ou qu'il ait pensé en cueillir d'autres pour lui et ait cueilli ceux-ci pour lui-même au départ. Mais un non-Juif qui a apporté un présent à un Israélite, ce n'est pas un doute, car nous disons qu'il les a certainement cueillis pour lui ; et de même s'il a apporté du pain chaud à un Israélite, nous disons qu'il l'a certainement cuit pour lui [Maguen Avraham, Tossefet Chabbat et d'autres A'haronim, contrairement au Ba'h].
séif katan 30
- (לא) ואין ידוע וכו' - גם זה לאו בהביא דורון מיירי דבהביא דורון [או הביא למכור] חשבינן כודאי תלשן בשבת דמסתמא הביא מן המשובחין שנלקטו היום ואסורין במו"ש בכדי שיעשו לכו"ע:(31) Et on ne sait pas, etc. – Celui-ci non plus ne traite pas du cas où il a apporté un présent, car lorsqu'il a apporté un présent [ou qu'il a apporté des fruits pour les vendre], nous considérons comme certain qu'il les a arrachés le Chabbat, car vraisemblablement il a apporté des fruits de choix, qui ont été cueillis aujourd'hui ; et ils sont interdits à motsaei Chabbat, le temps nécessaire pour les faire, selon tous.
séif katan 31
- (לב) אסורין בו ביום ולערב וכו' - והטעם דאסרו מספק אף שהוא מלתא דרבנן דספיקא לקולא משום דהוא דבר שיש לו מתירין שאפשר להמתין עד מו"ש. ואם היו שני הספיקות יחד אם תלשן בשבת וגם אם תלשן בשביל הישראל בשבת גופא אסור דהא אפילו ודאי לא בשביל ישראל לקטן אסור בשבת משום ספק מוכן כנ"ל בס"ה אבל במו"ש יש להתיר בזה מיד משום ס"ס [תו"ש ופמ"ג וח"א]:(32) Ils sont interdits le jour même, et le soir, etc. – Et la raison pour laquelle on a interdit en cas de doute, bien que ce soit une chose d'ordre rabbinique, dont le doute se tranche avec indulgence, c'est que c'est une chose qui a un moyen de devenir permise (davar chéyech lo matirin), puisqu'il est possible d'attendre jusqu'à motsaei Chabbat. Et s'il y avait les deux doutes ensemble — s'il les a arrachés le Chabbat, et aussi s'il les a arrachés pour l'Israélite —, pendant le Chabbat même c'est interdit, puisque même s'il est certain qu'il ne les a pas cueillis pour un Israélite, c'est interdit le Chabbat à cause du doute sur le moukhan, comme dit plus haut au séif 5 ; mais à motsaei Chabbat on peut permettre cela immédiatement, en raison du double doute (sfek sfeka) [Tossefet Chabbat, Peri Megadim et 'Hayé Adam].
séif katan 32
- (לג) וי"א דלערב יד מותר מיד - דס"ל דלא אסרו רבנן בזה מספיקא ומ"מ בשבת גופא דאיסורו משום מוקצה מודו דאין להתיר אפילו היכא דרק ספק אם נלקטו בשבת דבספק מוכן החמירו יותר משאר ספיקות דרבנן וכנ"ל בס"ה ולדינא כתב הא"ר דמשמע מאחרונים דיש לסמוך על הי"א הזה דאין להחמיר למו"ש אבל בח"א כתב דאין להקל רק לצורך מצוה וכן משמע מא"א סקי"ח שאין להקל בזה ושכן הכריע הב"י בסימן תקט"ו:(33) Et certains disent que le soir c'est permis immédiatement – Car ils pensent que les Sages n'ont pas interdit en cela en cas de doute. Néanmoins, pendant le Chabbat même, où l'interdit est dû au mouktsé, ils reconnaissent qu'il ne faut pas permettre, même là où il y a seulement doute sur le fait qu'ils aient été cueillis le Chabbat, car pour le doute sur le moukhan on a été plus sévère que pour les autres doutes d'ordre rabbinique, comme dit plus haut au séif 5. Et pour la pratique, l'Eliya Rabba a écrit qu'il ressort des A'haronim qu'on peut s'appuyer sur ce « certains disent », et qu'il n'y a pas lieu d'être sévère pour motsaei Chabbat ; mais le 'Hayé Adam a écrit qu'on ne peut être indulgent que pour les besoins d'une mitsva, et c'est aussi ce qui ressort de l'Echel Avraham, séif katan 18 : qu'on ne doit pas être indulgent en cela, et que c'est ainsi que le Beit Yossef a tranché au siman 515.
séif katan 33
- (לד) שאין בו חשש - כגון דברים אחרים שאין שייך בהם צידה ולקיטה או אפילו בהני אלא שניכרין שלא נצודו ונלקטו בשבת כנ"ל וכדלקמן סימן תקט"ו:(34) Qui ne comporte pas de crainte – Par exemple d'autres choses, auxquelles la pêche et la cueillette ne s'appliquent pas ; ou même pour celles-ci (poissons et fruits), mais lorsqu'il est visible qu'ils n'ont pas été pêchés ou cueillis le Chabbat, comme dit plus haut, et comme on le verra plus loin au siman 515.
séif katan 34
- (לה) מותר - היינו אף באכילה ואפילו להאוסרין בס"ד בכל המלאכות של אכילה שעשה הא"י בשביל עצמו באיסור תחומין שרי ואף בתחומין די"ב מיל וכדלקמיה:(35) C'est permis – C'est-à-dire même pour la consommation ; et même selon ceux qui interdisent, au séif 4, tous les travaux liés à la nourriture que le non-Juif a faits pour lui-même, pour l'interdit des te'houmin (limites de Chabbat) c'est permis, et même pour les te'houmin de douze mil, comme on le verra bientôt.
séif katan 35
- (לו) מותר לטלטל - דהא מחמת עצמן אין בהן איסור מוקצה שלא נצודו בשבת ואף דבאכילה אסורין לאותו ישראל כיון שלישראל אחר מותרין אין עליהם שם מוקצה דהא ראוים לישראל אחר [הרא"ש]:(36) Il est permis de déplacer – Car par eux-mêmes ils ne comportent pas d'interdit de mouktsé, puisqu'ils n'ont pas été pêchés le Chabbat ; et bien que pour la consommation ils soient interdits à cet Israélite-là, puisqu'ils sont permis à un autre Israélite, ils n'ont pas le statut de mouktsé, car ils sont utilisables par un autre Israélite [le Roch].
séif katan 36
- (לז) אבל לאכול אסור וכו' - ואם הביאו בשביל שני בני אדם שני דברים אסורין להחליף כדי להתיר באכילה דאם יהיו מותרין יבואו לומר לא"י לכתחלה להביא להם. ולמכור לאחר שלא הובא בשבילו מותר [והיינו באופן ההיתר המבואר בסימן שכ"ג] ובלבד שלא ירויח למכור ביוקר ממה שלקח [כנה"ג]:(37) Mais manger est interdit, etc. – Et s'il a apporté deux choses pour deux personnes, il leur est interdit de les échanger pour en permettre la consommation, car si c'était permis, on en viendrait à dire au non-Juif lekhat'hila de leur apporter. Et vendre à un autre, pour qui cela n'a pas été apporté, est permis [c'est-à-dire de la manière permise expliquée au siman 323], pourvu qu'il ne fasse pas de profit en vendant plus cher qu'il n'a acheté [Knesset HaGuedola].
séif katan 37
- (לח) למי שהובא בשבילו - ומבואר לקמן בסימן תקט"ו דה"ה לב"ב דאסור [וה"ה לאורחים שהיו מזומנים אצלו בשבת עיין שם במ"ב] ואם הביא למכור בעיר שרובה ישראל אסור לכל דבשביל כולם הביא ובעיר שרובה א"י כתוב בשו"ע שם דמותר ועי"ש במ"א. ודע דאם הובא בספינה למעלה מיו"ד שרי דאין תחומין למעלה מיו"ד [מ"א] ועיין בסימן ת"ד דהיינו שלא היה ביבשה בבין השמשות וגם לא היה למטה מעשרה פעם אחד דאם היה למטה פ"א ויצא משם חוץ לתחום אף שהיה אח"כ כל הדרך למעלה מעשרה וכ"ש אם היה ביבשה ביה"ש אסור לטלטל חוץ לד"א עי"ש:(38) Pour celui pour qui cela a été apporté – Et il est expliqué plus loin au siman 515 que de même c'est interdit aux gens de sa maison [et de même aux invités qui étaient conviés chez lui pour le Chabbat ; voir là-bas dans la Michna Beroura]. Et s'il a apporté pour vendre dans une ville à majorité israélite, c'est interdit à tous, car c'est pour eux tous qu'il a apporté ; et dans une ville à majorité non juive, il est écrit dans le Choulhan Aroukh là-bas que c'est permis ; et voir là-bas dans le Maguen Avraham. Et sache que si cela a été apporté par bateau au-dessus de dix téfa'him c'est permis, car il n'y a pas de te'houmin au-dessus de dix téfa'him [Maguen Avraham] ; et voir au siman 404 : c'est-à-dire à condition qu'il ne se soit pas trouvé sur la terre ferme pendant bein hachmachot, et qu'il ne se soit pas non plus trouvé au-dessous de dix téfa'him une seule fois ; car s'il a été au-dessous une fois et est sorti de là hors du te'houm, même s'il a ensuite été tout le trajet au-dessus de dix, et à plus forte raison s'il était sur la terre ferme pendant bein hachmachot, il est interdit de le déplacer au-delà de quatre coudées ; voir là-bas.
séif katan 38
- (לט) בכדי שיעשו - הכל לפי הענין שנעשה מלאכה בשבת דאם הביא הא"י דרך רכיבה על הסוס צריך לשער ג"כ באופן זה. ואם הביא ממקום רחוק הרבה ושהה ג' ימים א"צ להמתין רק יום אחד כנגד הזמן שהלך בשבת והיינו בידוע מאיזה מקום הביא אבל כשאין ידוע משערינן לעולם כמו שהביאן חוץ לתחום:(39) Le temps nécessaire pour les faire – Tout dépend de la manière dont le travail a été fait le Chabbat : si le non-Juif a apporté à cheval, il faut aussi évaluer de cette manière. Et s'il a apporté d'un endroit très éloigné et a mis trois jours, il n'est nécessaire d'attendre qu'un jour, correspondant au temps qu'il a marché le Chabbat. Et ce, quand on sait de quel endroit il a apporté ; mais quand on ne le sait pas, on évalue toujours comme s'il les avait apportés de hors du te'houm.
séif katan 39
- (מ) ויש אומרים וכו' - לפי שאין רגילות להביא בלילה ממקום רחוק וא"כ אכתי נהנה הישראל במה שהביאו ביום וע"כ צריך להמתין שיעור ההבאה למחר ביום ודוקא בזה שהובאו ממקום רחוק דהוא חוץ לתחום ס"ל כן משום דאין דרך להביאו בלילה משם אבל לעיל כשהיא תוך התחום אלא שלקטו או צדו בשבת גם לדעה זו סגי להמתין בכדי שיעשו בלילה וכתב המ"א דהיש"ש פסק כסברא ראשונה להקל וכן מסתבר דאין להחמיר בזה דהא להי"א השני מתירין לגמרי וכ"ש לצורך אורחים או שאר דבר מצוה בודאי יש להקל אבל אם היה בו גם איסור דאורייתא שלקט ממחובר חוץ לתחום יש להחמיר מ"מ לדבר מצוה יש להקל בכל גווני:(40) Et certains disent, etc. – Parce qu'on n'a pas l'habitude d'apporter la nuit d'un endroit éloigné ; dès lors, l'Israélite profiterait encore de ce qu'il a apporté le jour ; c'est pourquoi il faut attendre, le lendemain pendant le jour, la durée de l'apport. Et ce n'est que dans ce cas, où ils ont été apportés d'un endroit éloigné, c'est-à-dire hors du te'houm, qu'ils pensent ainsi, parce qu'on n'a pas coutume d'apporter de là la nuit ; mais plus haut, quand c'est à l'intérieur du te'houm mais qu'il les a cueillis ou pêchés le Chabbat, même selon cet avis il suffit d'attendre le temps nécessaire pour les faire pendant la nuit. Et le Maguen Avraham a écrit que le Yam chel Chlomo a tranché selon le premier avis, de manière indulgente ; et c'est logique, car il n'y a pas lieu d'être sévère en cela, puisque selon le second « certains disent » on permet totalement ; et à plus forte raison, pour les besoins d'invités ou une autre chose de mitsva, on peut certainement être indulgent. Mais s'il y avait aussi un interdit de la Torah, qu'il a cueilli des fruits attachés au sol, hors du te'houm, il faut être sévère ; néanmoins, pour une chose de mitsva, on peut être indulgent dans tous les cas.
séif katan 40
- (מא) ולאחרים מותר - דבתחומין דרבנן לא אסרו לאחרים רק למי שהובאו בשבילו וכן בשאר איסור דרבנן כדלקמיה בס"י [ואם הביא גם דרך ר"ה עיין לקמן סי"ד סקע"ה] ואפילו בתחומין די"ב מיל להסוברין דהיא דאורייתא כיון שאינו מפורש בקרא לא החמירו בו [מ"א בשם תה"ד בסימן תקט"ו]:(41) Et pour les autres c'est permis – Car pour les te'houmin, qui sont d'ordre rabbinique, on n'a interdit qu'à celui pour qui ils ont été apportés, et non aux autres ; et de même pour les autres interdits rabbiniques, comme on le verra bientôt au séif 10 [et s'il a aussi apporté par le domaine public, voir plus loin au séif 14, séif katan 75] ; et même pour les te'houmin de douze mil, selon ceux qui pensent qu'ils sont de la Torah, puisque ce n'est pas explicite dans le verset, on n'a pas été sévère à leur sujet [Maguen Avraham au nom du Terumat HaDechen, au siman 515].
séif katan 41
- (מב) מותר לערב מיד - דס"ל דבאיסורי דרבנן א"צ להחמיר בכדי שיעשו אף למי שהובא בשבילו ולדינא יש להחמיר כסברא ראשונה [א"ר בשם ב"ח ומהרש"ל וכתב שכן משמע מסתימת השו"ע לקמן סימן תקט"ו] וכ"ש בתחומין די"ב מיל די"א דהוא דאורייתא:(42) C'est permis le soir immédiatement – Car ils pensent que pour les interdits rabbiniques il n'est pas nécessaire d'être sévère et d'attendre le temps nécessaire pour les faire, même pour celui pour qui cela a été apporté. Et pour la pratique il faut être sévère selon le premier avis [Eliya Rabba au nom du Ba'h et du Maharchal ; et il a écrit que c'est ce qui ressort du texte sans réserve du Choulhan Aroukh plus loin, au siman 515] ; et à plus forte raison pour les te'houmin de douze mil, puisque certains disent qu'ils sont de la Torah.
séif katan 42
- (מג) בתוך ד"א - דכל דבר שיצא חוץ לתחום אסור לטלטל חוץ לד"א אף שמותר באכילה במקומם אם לא בעיר שמוקפת מחיצה דנחשב כל העיר כד"א:(43) À l'intérieur de quatre coudées – Car toute chose qui est sortie hors du te'houm est interdite au déplacement au-delà de quatre coudées, même si elle est permise à la consommation à sa place, sauf dans une ville entourée d'une clôture, car toute la ville est considérée comme quatre coudées.
séif katan 43
- (מד) מוקפת חומה - וה"ה כשנתקן בצורת הפתח דחשיב נמי כל העיר כד"א וכ"ש בית וחצר דנחשב כל ההיקף כד"א:(44) Entourée d'une muraille – Et il en est de même lorsqu'elle est aménagée avec une tsourat hapéta'h (forme de porte : deux montants et un linteau), car toute la ville est aussi considérée comme quatre coudées ; et à plus forte raison une maison ou une cour, dont toute l'enceinte est considérée comme quatre coudées.
séif katan 44
- (מה) והוא שתהא מוקפת וכו' - דאם אינה מוקפת לדירה או שהניח הא"י בשדה אין להחפץ רק ד"א ואם טלטל אותו אחד אמה או שתים שוב אין רשאי אחר לטלטלו רק עד תשלום ד"א [מ"א ותו"ש וש"א]:(45) À condition qu'elle soit entourée, etc. – Car si elle n'est pas entourée pour l'habitation, ou que le non-Juif l'a déposé dans un champ, l'objet n'a que quatre coudées ; et si quelqu'un l'a déplacé d'une ou deux coudées, un autre n'a plus le droit de le déplacer que jusqu'à compléter quatre coudées [Maguen Avraham, Tossefet Chabbat et d'autres A'haronim].
séif katan 45
- (מו) ועיין לקמן סימן ת"א - היינו דשם כתב לכאורה היפך זה אבל הט"ז כבר יישב שם דלא סתרי אהדדי ע"ש:(46) Et voir plus loin au siman 401 – C'est-à-dire que là-bas il a écrit apparemment le contraire de cela ; mais le Taz a déjà résolu là-bas la difficulté, en montrant qu'ils ne se contredisent pas ; voir là-bas.
séif katan 46
- (מז) אם הוא ספק וכו' - ואף דספיקא דרבנן לקולא אסור בזה משום דהוי דבר שיש לו מתירין דאפשר להמתין עד ערב וכנ"ל [רמב"ן במלחמות פרק כ"ב והה"מ וכן העתיקו האחרונים]:(47) S'il y a un doute, etc. – Et bien qu'un doute en matière rabbinique se tranche avec indulgence, c'est interdit dans ce cas parce que c'est une chose qui a un moyen de devenir permise, puisqu'il est possible d'attendre jusqu'au soir, comme dit plus haut [Ramban dans les Mil'hamot, chapitre 22, et le Maguid Michné ; et c'est ce qu'ont recopié les A'haronim].
séif katan 47
- (מח) אסור - סתם בזה כדעת הגאונים דאוסרין בספק וכן סתם בסעיף ט"ו [ודלא כדעת המתירין המובא בב"י והוא דעת הי"א שבסעיף ז'] והנה אף דלדעתם אף במו"ש אסור בזה בכדי שיעשה מ"מ הסכימו האחרונים דלענין מו"ש אין להחמיר בזה דהא אפילו בודאי חוץ לתחום יש אומרים דא"צ להמתין בכדי שיעשה וכנ"ל בס"ח ע"כ בספק עכ"פ יש לסמוך על המתירין:(48) C'est interdit – Il a tranché sans mentionner d'autre avis, en cela, selon l'avis des Gueonim, qui interdisent en cas de doute ; et de même il a tranché sans réserve au séif 15 [contrairement à l'avis de ceux qui permettent, rapporté dans le Beit Yossef, qui est l'avis du « certains disent » du séif 7]. Or, bien que selon eux, même à motsaei Chabbat, ce soit interdit dans ce cas pendant le temps nécessaire pour le faire, néanmoins les A'haronim se sont accordés pour dire qu'en ce qui concerne motsaei Chabbat il n'y a pas lieu d'être sévère en cela, puisque même pour ce qui vient certainement de hors du te'houm, certains disent qu'il n'est pas nécessaire d'attendre le temps nécessaire pour le faire, comme dit plus haut au séif 8 ; c'est pourquoi, en cas de doute en tout cas, on peut s'appuyer sur ceux qui permettent.
séif katan 48
- (מט) אין לחוש מספק - שהפירות האלו הביאן חוץ לתחום דאדרבא דאמרינן כאן נמצאו כאן היו:(49) Il n'y a pas à craindre le doute – que ces fruits, il les ait apportés de hors du te'houm ; car au contraire nous disons : « là où ils ont été trouvés, là ils étaient ».
séif katan 49
- (נ) ואפילו וכו' - ואף דבזה יש לספק שהביא מהבית שיש לו חוץ לתחום מ"מ תלינן להקל דעד כאן לא אסרינן מספק אלא בא"י שאין לו דירה כלל בתוך התחום חיישינן דשמא חוץ לתחום הביאו בשבת אבל בזה שיש לו בית בתוך התחום לא מספקינן כלל שמא הביאו מחוץ דאמרינן כאן נמצאו כאן היו היינו בהבית שבתוך התחום:(50) Et même, etc. – Et bien que dans ce cas il y ait lieu de douter qu'il les ait apportés de la maison qu'il possède hors du te'houm, néanmoins nous tranchons dans le sens de l'indulgence ; car on n'interdit en cas de doute que pour un non-Juif qui n'a pas du tout de demeure à l'intérieur du te'houm : on craint que peut-être il les ait apportés de hors du te'houm le Chabbat ; mais dans ce cas, où il a une maison à l'intérieur du te'houm, on ne soupçonne pas du tout qu'il les ait peut-être apportés de l'extérieur, car nous disons : « là où ils ont été trouvés, là ils étaient », c'est-à-dire dans la maison qui est à l'intérieur du te'houm.
séif katan 50
- (נא) שאין הא"י מכירו - דבמכירו אף שהא"י עשה לעצמו אסור דגזרו שמא ירבה הא"י לדלות בשבילו ועיין לקמיה בס"ק ס"ו דאפילו דלה שלא בפני ישראל אסור ואך עכ"פ בעינן שידע הא"י שהישראל צריך לאותה המלאכה דאז נוכל לומר שיכוין להרבות בשבילו במכירו וע"ש עוד מה שכתוב בזה:(51) Que le non-Juif ne connaît pas – Car lorsqu'il le connaît, même si le non-Juif l'a fait pour lui-même, c'est interdit, car on a décrété de peur que le non-Juif ne puise davantage pour lui. Et voir bientôt au séif katan 66 que même s'il a puisé hors de la présence de l'Israélite, c'est interdit ; mais en tout cas il faut que le non-Juif sache que l'Israélite a besoin de ce travail, car alors nous pouvons dire que, puisqu'il le connaît, il aura l'intention d'en faire davantage pour lui ; et voir là-bas encore ce qui est écrit à ce sujet.
séif katan 51
- (נב) בכל מיני תשמיש - היינו דלא מבעיא לשתיה דעקרו עומד לכך בודאי אסור אלא אפילו שאר תשמישין נמי אסור להשתמש בם [תוס']:(52) Pour toutes sortes d'usages – C'est-à-dire : il va sans dire pour boire, qui est l'usage principal auquel l'eau est destinée, que c'est certainement interdit ; mais même pour les autres usages, il est aussi interdit de s'en servir [Tossefot].
séif katan 52
- (נג) אפילו ישראל אחר - דכיון דאתעביד בהו מלאכה דאורייתא בשביל ישראל אסור לכל ישראל וכנ"ל בס"ו ואפילו לערב במו"ש יהיה אסור עד בכדי שיהיה שהות לדלות חדשים וכנ"ל:(53) Même un autre Israélite – Car puisqu'un travail interdit par la Torah a été fait avec cette eau pour un Israélite, c'est interdit à tout Israélite, comme dit plus haut au séif 6 ; et même le soir, à motsaei Chabbat, ce sera interdit jusqu'à ce qu'il y ait eu le temps d'en puiser de nouvelles, comme dit plus haut.
séif katan 53
- (נד) לכרמלית - דאינו אלא מלאכה דרבנן מותר לישראל אחר וכנ"ל בס"ח:(54) Vers un karmelit (domaine intermédiaire d'ordre rabbinique) – Car ce n'est qu'un travail d'ordre rabbinique, c'est permis à un autre Israélite, comme dit plus haut au séif 8.
séif katan 54
- (נה) הואיל ואפשר - דלא חשיב נהנה ממלאכת הא"י בשבת כיון דאפשר לו לירד לתוך הבור ולשתות בהיתר בלא חילול שבת דדוקא בבהמתו אסור דא"א לה לשתות מתוך הבור ובבהמה נמי אם הביא מים מנהר שאפשר לה לשתות משם גופא או שהביא מבור העומד ברה"י שהיה אפשר להכניסה שם ולהשקותה בלא חילול שבת ג"כ יהיה מותר דאף דהא"י הביא דרך ר"ה באיסור לא חשיב נהנה ממלאכת שבת כיון דאותה ההנאה היה יכול ליהנות בלא חילול שבת אבל אם בפעם הזה הביא הא"י מים לבהמתו מבור שהוא רה"י העומד בר"ה דאלו המים א"א להשקותה בהיתר וכנ"ל אף שיש שם גם נהר שהיה אפשר להשקותה משם אסור דעכ"פ מים אלו הביא ממקום שא"א לה לשתות בהיתר:(55) Puisqu'il est possible – Car il n'est pas considéré comme profitant du travail du non-Juif le Chabbat, puisqu'il lui est possible de descendre dans la citerne et de boire de manière permise, sans profanation du Chabbat. Ce n'est que pour son animal que c'est interdit, car il lui est impossible de boire de l'intérieur de la citerne. Et pour l'animal aussi, si le non-Juif a apporté de l'eau d'un fleuve, où il lui est possible de boire à cet endroit même, ou s'il l'a apportée d'une citerne se trouvant dans un domaine privé, où il aurait été possible de la faire entrer et de l'abreuver sans profanation du Chabbat, ce sera également permis ; car bien que le non-Juif ait apporté par le domaine public de manière interdite, il n'est pas considéré comme profitant d'un travail du Chabbat, puisque ce même profit, il aurait pu l'avoir sans profanation du Chabbat. Mais si cette fois-ci le non-Juif a apporté de l'eau pour son animal d'une citerne qui est un domaine privé se trouvant dans le domaine public — cette eau, il est impossible de l'en abreuver de manière permise, comme dit plus haut —, même s'il y a là aussi un fleuve d'où il aurait été possible de l'abreuver, c'est interdit, car en tout cas cette eau-ci, il l'a apportée d'un endroit d'où il lui est impossible de boire de manière permise.
séif katan 55
- (נו) לילך שם - ואם אין הישראל יכול לילך שם מפני סכנת דרכים אסור גם לדעה זו ופשוט דה"ה להדיח כלים בהמים או לעשות בם שאר תשמישין שלא היה אפשר לעשות שם בתוך הבור דינו כבהמתו ואסור גם לדעה זו ולענין דינא העיקר כדעה ראשונה דהוא דעת כל הראשונים וכן משמע מהגר"א ותו"ש ורק לצורך גדול או לצורך שבת יש לסמוך ע"ז להקל ובמו"ש יש להתיר מיד בכל גווני:(56) D'aller là-bas – Et si l'Israélite ne peut pas aller là-bas à cause du danger des routes, c'est interdit même selon cet avis. Et il est évident que de même, pour rincer des ustensiles avec l'eau, ou faire avec elle d'autres usages qu'il n'aurait pas été possible de faire là-bas, à l'intérieur de la citerne, la règle est comme pour son animal, et c'est interdit même selon cet avis. Et pour la pratique, l'essentiel est selon le premier avis, qui est l'avis de tous les Richonim, et c'est aussi ce qui ressort du Gaon de Vilna et du Tossefet Chabbat ; et ce n'est que pour un grand besoin ou pour les besoins du Chabbat qu'on peut s'appuyer sur cela pour être indulgent ; et à motsaei Chabbat on peut permettre immédiatement dans tous les cas.
séif katan 56
- (נז) ויש מתירין - האחרונים נדחקו מאד בטעם הדבר דהא אף היש מקילין דבסמוך לא מצינו שהקילו רק לענין דיעבד אבל לא לכתחלה להתיר אמירה לא"י אפילו בכרמלית וכ"ש בר"ה וגם מה שציין המציין ע"ז כלבו כתב המ"א דלא נמצא זה בכל בו והגר"א כתב דהוא דעת ראבי"ה המובא בב"י בסימן ש"ז ע"ש:(57) Et certains permettent – Les A'haronim ont eu beaucoup de peine à trouver la raison de la chose, car même chez ceux « qui sont indulgents » mentionnés à côté, nous ne trouvons pas qu'ils aient été indulgents si ce n'est bediavad (a posteriori), mais pas pour permettre lekhat'hila de dire à un non-Juif d'agir, même dans un karmelit, et à plus forte raison dans le domaine public. Et aussi, ce qu'a indiqué celui qui a mis les références à ce sujet — le Kol Bo —, le Maguen Avraham a écrit que cela ne se trouve pas dans le Kol Bo ; et le Gaon de Vilna a écrit que c'est l'avis du Raavia, rapporté dans le Beit Yossef au siman 307 ; voir là-bas.
séif katan 57
- (נח) או שאר דברים - היינו דבר שהוא צורך שבת קצת:(58) Ou d'autres choses – C'est-à-dire une chose qui répond quelque peu à un besoin du Chabbat.
séif katan 58
- (נט) דרך כרמלית - ובד"מ משמע דנהגו להקל אף בר"ה דילן:(59) Par un karmelit – Et du Darkei Moché il ressort qu'on a l'usage d'être indulgent même pour notre domaine public.
séif katan 59
- (ס) ואע"פ שיש להחמיר - דמטעם שבות דשבות אין מתירין לכתחלה רק בצורך גדול או לדבר מצוה גמורה כגון שהוא צריך המשקה לקידוש או להביא התבשיל החם שהוכן לסעודות שבת:(60) Et bien qu'il faille être sévère – Car en raison du chevout dechevout (double interdit rabbinique), on ne permet lekhat'hila que pour un grand besoin ou pour une chose de mitsva véritable, par exemple s'il a besoin de la boisson pour le Kiddouch, ou pour apporter le plat chaud qui a été préparé pour les repas de Chabbat.
séif katan 60
- (סא) אין למחות - ועכ"פ לא יתן מעות לא"י ע"ז [מ"א] וגם לא יתן לו הכלי לידו ולא יקבלם מידו בעת הבאתו כדי שלא יעשה הישראל העקירה וההנחה [אחרונים]:(61) Il n'y a pas lieu de protester – Et en tout cas, qu'il ne donne pas d'argent au non-Juif pour cela [Maguen Avraham], et qu'il ne lui donne pas non plus le récipient en main, ni ne les reçoive de sa main au moment où il les apporte, afin que l'Israélite ne fasse pas l'akira et la hana'ha (le soulèvement et le dépôt) [A'haronim].
séif katan 61
- (סב) לצורך שבת - כתבו האחרונים דמ"מ אין להקל אלא בשכר וכיו"ב מהדברים הצריכים בשבת שא"א להיות בלעדם אלא בדוחק קצת אבל דברים שא"צ כ"כ כגון פירות וכיו"ב אין להקל ואפילו אם הוא רוצה להתענג בהם לכבוד שבת ולא יפה עושין המשלחין ע"י א"י מגדנות לאורח ולחתן חוץ לעירוב:(62) Pour les besoins du Chabbat – Les A'haronim ont écrit que néanmoins on ne peut être indulgent que pour la bière et autres choses semblables, parmi les choses dont on a besoin le Chabbat et dont on ne peut se passer qu'avec quelque difficulté ; mais pour des choses dont on n'a pas tellement besoin, par exemple des fruits et autres semblables, on ne peut pas être indulgent, même s'il veut en jouir en l'honneur du Chabbat. Et ceux qui envoient par un non-Juif des friandises à un invité ou à un marié hors de l'érouv n'agissent pas bien.
séif katan 62
- (סג) ובשעת הדחק - היינו או בשעת הדחק [כ"מ בד"מ]:(63) Et en cas de nécessité pressante – C'est-à-dire : ou en cas de nécessité pressante [c'est ce qui ressort du Darkei Moché].
séif katan 63
- (סד) לצורך בהמתו - ולדעת היש מקילין הנ"ל אף כשלקטן לצורך בהמת ישראל מותר כיון שיכולה לאכול במחובר אם לא שהיה בעבר הנהר שאינה יכולה לאכול משם או שהיו העשבים מועטין שאין דרך להאכיל במחובר אבל שארי פוסקים לא חלקו בזה והעיקר כמותם וכנ"ל אך אם הוא שעת הדחק שאין לישראל עשבים כתב הח"א דיכול לסמוך על דעת היש מקילין הנ"ל ולומר לא"י שיאכילנה לבהמתו אפילו אם לקטן לצורך ישראל וכן במילא הא"י מים מן הנהר במקום שיכולה הבהמה בעצמה לילך ולשתות ואין לו מים אחרים ליתן לה אע"ג שמלאן א"י בשביל ישראל מותר אבל לומר לא"י ללקט עשבים בכל ענין אסור דהוי מלאכה דאורייתא וכן לומר לא"י למלאות מים מן הבור שהוא רה"י לר"ה בכל ענין אסור אך אם סביב הבור הוא כרמלית מתיר שם בכלל ס"ב ע"י א"י משום צער בעלי חיים ודוקא פעם אחד ביום ולא יותר וע"י ישראל לעולם אסור:(64) Pour les besoins de son animal – Et selon l'avis de ceux « qui sont indulgents » mentionnés plus haut, même lorsqu'il les a cueillies pour les besoins de l'animal d'un Israélite, c'est permis, puisque l'animal peut manger l'herbe attachée au sol ; à moins qu'elle ne se trouve de l'autre côté du fleuve, d'où il ne peut pas manger, ou que les herbes soient peu nombreuses, de sorte qu'on n'a pas coutume de le faire manger de ce qui est attaché. Mais les autres décisionnaires n'ont pas fait de distinction en cela, et l'essentiel est selon eux, comme dit plus haut. Toutefois, si c'est un cas de nécessité pressante, où l'Israélite n'a pas d'herbe, le 'Hayé Adam a écrit qu'il peut s'appuyer sur l'avis de ceux « qui sont indulgents » mentionnés plus haut, et dire au non-Juif de la donner à manger à son animal, même s'il les a cueillies pour les besoins de l'Israélite. Et de même, si le non-Juif a rempli de l'eau du fleuve, à un endroit où l'animal peut aller boire lui-même, et que l'Israélite n'a pas d'autre eau à lui donner, bien que le non-Juif l'ait remplie pour l'Israélite, c'est permis. Mais dire au non-Juif de cueillir de l'herbe est interdit dans tous les cas, car c'est un travail de la Torah ; et de même, dire au non-Juif de remplir de l'eau d'une citerne qui est un domaine privé et de l'apporter vers le domaine public est interdit dans tous les cas. Toutefois, si autour de la citerne il y a un karmelit, il (le 'Hayé Adam) permet là-bas, dans le kelal 62, par un non-Juif, en raison de la souffrance des animaux (tsaar baalei 'hayim), et seulement une fois par jour et pas plus ; et par un Israélite, c'est toujours interdit.
séif katan 64
- (סה) מאכיל אחריו ישראל - דמוקצה מותר בהנאה:(65) Un Israélite fait manger après lui – Car le mouktsé est permis au profit (on peut en tirer profit).
séif katan 65
- (סו) אבל אם מכירו וכו' - מדסתם המחבר משמע דאף אם שלא בפני הישראל ליקט אסור אם מכירו וכן פסקו כמה אחרונים ועכ"פ בעינן שידע הא"י בשעת מלאכתו שצריך לזה הישראל המכירו דאז שייך למגזר שיכוין להרבות בשבילו ויש פוסקין המחמירין שסוברין דאפילו אם כבר עשה הא"י ולא ידע אז שהישראל צריך אסור אם מכירו דאף דאין בזה חשש שירבה בשבילו בשבת זו גזרינן דבמה שיהנה ממלאכתו ירגילו להרבות בשבילו לשבת אחרת ולעת הצורך יש להקל בזה:(66) Mais s'il le connaît, etc. – Du fait que l'auteur a écrit sans réserve, il ressort que même s'il a cueilli hors de la présence de l'Israélite, c'est interdit s'il le connaît, et c'est ainsi qu'ont tranché plusieurs A'haronim. Et en tout cas il faut que le non-Juif sache, au moment de son travail, que l'Israélite qui le connaît en a besoin, car alors il y a lieu de décréter qu'il aura l'intention d'en faire davantage pour lui. Et il y a des décisionnaires sévères qui pensent que même si le non-Juif l'a déjà fait sans savoir alors que l'Israélite en avait besoin, c'est interdit s'il le connaît ; car bien qu'il n'y ait pas là de crainte qu'il en fasse davantage pour lui ce Chabbat-ci, nous décrétons que, par le fait qu'il profite de son travail, il l'habituera à en faire davantage pour lui un autre Chabbat. Et en cas de besoin on peut être indulgent en cela.
séif katan 66
- (סז) אסור - היינו רק עד הערב וא"צ להמתין בכדי שיעשו [מ"א]:(67) C'est interdit – C'est-à-dire seulement jusqu'au soir, et il n'est pas nécessaire d'attendre le temps nécessaire pour le faire [Maguen Avraham].
séif katan 67
- (סח) מותר - דאף להסוברין לאסור משום שבת אחרת לא חיישינן בזה שיעשה בשביל ישראל עצמו לשבת אחרת דדוקא בדבר שיעשה לעצמו חיישינן שמא ירבה בשביל ישראל אבל לא שיעשה בשביל ישראל לבדו:(68) C'est permis – Car même selon ceux qui pensent interdire à cause d'un autre Chabbat, on ne craint pas en cela qu'il le fasse pour l'Israélite lui-même un autre Chabbat ; car ce n'est que pour une chose qu'il fait pour lui-même qu'on craint qu'il en fasse davantage pour l'Israélite, mais non qu'il la fasse pour l'Israélite seul.
séif katan 68
- (סט) אם אומר בפירוש - ר"ל ואסור אפילו אם השתמש מתחלה בעצמו ג"כ וכדלעיל בסעיף וי"ו:(69) S'il dit explicitement – C'est-à-dire : c'est interdit même s'il s'en est d'abord servi lui-même aussi, comme dit plus haut au séif 6.
séif katan 69
- (ע) והלך וכו' - ולא נשתמש בו מאומה ומשמע דאם לא היה הא"י הולך היה מותר לישראל להשתמש תיכף משהדליק הנר אף קודם שהשתמש בו הא"י משום דתלינן דמסתמא הדליק אדעתא שישתמש בו אח"כ ועיין בעו"ש ובבה"ל בס"י ד"ה להשקות:(70) Et il s'en est allé, etc. – Et ne s'en est pas du tout servi. Et il en ressort que si le non-Juif ne s'en était pas allé, il aurait été permis à l'Israélite de s'en servir aussitôt que le non-Juif a allumé la lampe, même avant que le non-Juif s'en soit servi, parce que nous supposons que vraisemblablement il l'a allumée avec l'intention de s'en servir ensuite. Et voir dans le Olat Chabbat, et dans le Biour Halakha au séif 10, au passage commençant par « pour abreuver ».
séif katan 70
- (עא) א"צ למחות בידו - מללקט ולהאכיל לבהמתו כיון שאינו עושה זה בצווי ישראל אלא מעצמו ואמרינן דלאו להנאת ישראל מכוין אלא אדעתא דנפשיה עושה כדי להרויח ולכן א"צ למחות בו וכדלקמן בסימן של"ד סכ"ה לענין דליקה שא"צ למחות בא"י כשבא מעצמו לכבות משא"כ בסי"א שהישראל בעצמו מאכיל אסור כיון שנהנה בידים וה"ה כשהא"י מאכיל בצוויו ג"כ אסור אף שליקט מעצמו מתחלה:(71) Il n'est pas nécessaire de protester contre lui – de cueillir et de donner à manger à son animal, puisqu'il ne fait pas cela sur l'ordre d'un Israélite mais de lui-même ; et nous disons qu'il ne vise pas le profit de l'Israélite, mais qu'il agit pour son propre compte, afin de gagner de l'argent ; c'est pourquoi il n'est pas nécessaire de protester contre lui, comme on le verra plus loin au siman 334, séif 25, à propos d'un incendie, où il n'est pas nécessaire de protester contre un non-Juif lorsqu'il vient de lui-même éteindre. Ce qui n'est pas le cas au séif 11, où l'Israélite lui-même donne à manger : c'est interdit, puisqu'il profite directement ; et il en est de même lorsque le non-Juif donne à manger sur son ordre, c'est aussi interdit, même s'il a cueilli de lui-même au départ.
séif katan 71
- (עב) אבל אם רגיל וכו' - דהוא רק הערמה בעלמא ואסור:(72) Mais s'il a l'habitude, etc. – Car ce n'est qu'un simple subterfuge, et c'est interdit.
séif katan 72
- (עג) עולמית - ואע"ג דבכל מלאכות שנעשה בשביל ישראל אינו אסור רק בכדי שיעשה הכא דהוא מילתא דפרהסיא וכדלקמיה החמירו בו חכמים טפי וה"ה בכל מילי דפרהסיא שנעשה בשביל ישראל אסור לו עולמית [מ"א בשם הרמב"ם] אבל מדברי הט"ז בשם הר"ן משמע דדוקא הכא החמירו חכמים לאסור עולמית משום שגנאי הוא לישראל שיקבר בקבר מפורסם שנתחלל בו שבת בשבילו אבל בשאר מלאכות בכל גווני אינו אסור רק בכדי שיעשה ועיין סוף סימן תרס"ד וכדברי הר"ן מצאתי עוד בכמה ראשונים וע"כ אין להחמיר בעת הצורך:(73) Pour toujours – Et bien que pour tous les travaux faits pour un Israélite ce ne soit interdit que le temps nécessaire pour les faire, ici, comme c'est une chose publique, comme on le verra bientôt, les Sages ont été plus sévères ; et il en est de même pour toutes les choses publiques faites pour un Israélite : elles lui sont interdites pour toujours [Maguen Avraham au nom du Rambam]. Mais des paroles du Taz au nom du Ran il ressort que c'est seulement ici que les Sages ont été sévères pour interdire pour toujours, parce que c'est un déshonneur pour un Israélite d'être enterré dans une tombe notoire pour laquelle le Chabbat a été profané pour lui ; mais pour les autres travaux, dans tous les cas, ce n'est interdit que le temps nécessaire pour les faire. Et voir la fin du siman 664. Et j'ai encore trouvé un avis conforme aux paroles du Ran chez plusieurs Richonim ; c'est pourquoi il n'y a pas lieu d'être sévère en cas de besoin.
séif katan 73
- (עד) והוא שימתין וכו' - ואע"ג דלאחר לא שייך למגזר שמא יאמר לא"י בשבת לעשות כדי שיהיה מוכן למו"ש מ"מ לא חילקו בדבר שנעשית בו מלאכה גמורה בשביל ישראל. ודע דבכל המלאכות שנעשית בשביל ישראל דאמרינן דצריך להמתין בכדי שיעשו אפילו אם אמר לו לא"י שיעשה עבורו אף דעבד איסורא בזה אפ"ה אין צריך להמתין במו"ש רק עד כדי שיעשו משום שלא יהנה ממלאכת שבת ולא יותר [מ"א]:(74) À condition qu'il attende, etc. – Et bien que pour un autre il n'y ait pas lieu de décréter de peur qu'il ne dise au non-Juif, le Chabbat, de faire le travail afin que ce soit prêt pour motsaei Chabbat, néanmoins on n'a pas fait de distinction pour une chose avec laquelle un travail complet a été fait pour un Israélite. Et sache que, pour tous les travaux faits pour un Israélite, pour lesquels nous disons qu'il faut attendre le temps nécessaire pour les faire, même s'il a dit au non-Juif de le faire pour lui — bien qu'il ait commis en cela un interdit —, néanmoins il ne faut attendre à motsaei Chabbat que le temps nécessaire pour les faire, afin qu'il ne profite pas d'un travail du Chabbat, et pas plus [Maguen Avraham].
séif katan 74
- (עה) שהביא בשבת וכו' - מיירי שהביאן מחוץ לתחום וגם היה דרך ר"ה שנעשה איסור תורה דאם לא היה דרך ר"ה היה מותר לאחרים לערב מיד:(75) Qu'il a apportés le Chabbat, etc. – Il s'agit du cas où il les a apportés de hors du te'houm et où c'était aussi par le domaine public, de sorte qu'un interdit de la Torah a été commis ; car si ce n'était pas par le domaine public, ce serait permis aux autres le soir immédiatement.
séif katan 75
- (עו) ממקום קרוב - דהיינו מחוץ לתחום ואם הביאן דרך סרטיא גדולה שהוא מפורסם אסור לו עולמית כמ"ש סי"ד לגבי ארון וקבר:(76) D'un endroit proche – C'est-à-dire de hors du te'houm. Et s'il les a apportés par une grande route (seratya), qui est publique, c'est interdit pour lui pour toujours, comme écrit au séif 14 à propos du cercueil et de la tombe.
séif katan 76
- (עז) ואם ידע בודאי וכו' - בין להחמיר וכגון שהוא הרבה יותר מתחום ובין להקל כגון שהוא בתוך התחום ומחמת שהביאן דרך ר"ה לכך צריך להמתין עד כדי שיביאו מאותו מקום שלא יהנה ממלאכת שבת:(77) Et s'il sait avec certitude, etc. – Tant pour être sévère, par exemple si c'est bien au-delà du te'houm, que pour être indulgent, par exemple si c'est à l'intérieur du te'houm et qu'à cause du fait qu'il les a apportés par le domaine public il faut attendre le temps qu'on les apporte de ce même endroit, afin qu'il ne profite pas d'un travail du Chabbat.
séif katan 77
- (עח) ימתין לערב כדי וכו' - ר"ל אפילו הוא דבר המצוי במקום קרוב כיון שבא עתה מרחוק צריך להמתין בכדי שיבוא ממקום שבא [ב"י]:(78) Qu'il attende le soir le temps, etc. – C'est-à-dire : même si c'est une chose qu'on trouve à un endroit proche, puisque maintenant elle est venue de loin, il faut attendre le temps nécessaire pour qu'elle vienne de l'endroit d'où elle est venue [Beit Yossef].
séif katan 78
- (עט) וה"מ כשהביאם וכו' - קאי אתוך התחום לכך מותר כשהביאן דרך כרמלית אפילו לו לערב מיד דאם היה מחוץ לתחום אפילו דרך כרמלית היה אסור לו בכדי שיביאו ולאחרים מיד וכמו שסתם לקמן בסימן תקט"ו ס"ה ואף דעל כרמלית יש ג"כ איסור דרבנן כמו על תחומין מ"מ הקילו בו משום שאינו מתהנה כ"כ בהבאת הא"י מתוך התחום:(79) Et ces paroles s'appliquent lorsqu'il les a apportés, etc. – Cela se rapporte à l'intérieur du te'houm ; c'est pourquoi c'est permis, lorsqu'il les a apportés par un karmelit, même pour lui, le soir immédiatement ; car si c'était hors du te'houm, même par un karmelit, ce serait interdit pour lui le temps nécessaire pour les apporter, et pour les autres ce serait permis immédiatement, comme il l'a tranché sans réserve plus loin au siman 515, séif 5. Et bien que pour le karmelit il y ait aussi un interdit rabbinique, comme pour les te'houmin, néanmoins on a été indulgent à son sujet, parce qu'il ne profite pas tant de l'apport du non-Juif de l'intérieur du te'houm.
séif katan 79
- (פ) ספק אם הובאו וכו' - וגם כאן שייכי הני תנאים שנזכרו בס"ט [ט"ז]:(80) S'il y a doute s'ils ont été apportés, etc. – Ici aussi s'appliquent les conditions qui ont été mentionnées au séif 9 [Taz].
séif katan 80
- (פא) חוששין שמא וכו' - וע"כ צריך ג"כ להמתין בערב כדי שיביאו מחוץ לתחום:(81) On craint que peut-être, etc. – C'est pourquoi il faut aussi attendre le soir le temps nécessaire pour qu'on les apporte de hors du te'houm.
séif katan 81