Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 323 →- (א) מותר וכו' - היינו אף דמקח וממכר אסור בשבת ויו"ט ואחד המוכר בפה או במסירה ומשיכה וכן מדידה שאינה של מצוה ג"כ אסור וכנ"ל בסימן ש"ו אפ"ה מותר לומר בלשון זה שאינו אומר בלשון מכירה מכור לי ואינו מזכיר שם מדה רק כלי זה סתם:(1) Il est permis, etc. – c'est-à-dire : bien que le commerce (achat et vente) soit interdit le Chabbat et le Yom Tov (jour de fête), qu'on vende par la parole ou par remise (messira) ou par traction (mechikha, modes d'acquisition), et de même que le mesurage qui n'est pas pour une mitsva est aussi interdit, comme on l'a vu plus haut, au siman 306, néanmoins il est permis de parler en ces termes, car il ne s'exprime pas en langage de vente (« vends-moi ») et ne mentionne pas le nom d'une mesure, mais dit simplement « ce récipient-ci ».
séif katan 1
- (ב) מיוחד למדה - פי' שרגיל למדוד ולמכור בו:(2) Destiné à la mesure – c'est-à-dire qu'on a l'habitude de mesurer et de vendre avec lui.
séif katan 2
- (ג) ומוליכה לביתו - שאין זה דרך מקח וממכר וגם לא מחזי כעובדין דחול שאף המשקה את חבירו בדרך מתנה דרכו ג"כ לפעמים להשקות בכלי המיוחד למדה:(3) Et l'emporte chez lui – car ce n'est pas la manière du commerce, et cela n'a pas non plus l'apparence d'activités profanes (de semaine), puisque même celui qui donne à boire à son ami à titre de cadeau a, lui aussi, parfois l'habitude de lui servir à boire dans un récipient destiné à la mesure.
séif katan 3
- (ד) אבל למדוד וכו' - מפני שזהו דרך מקח וממכר של חול:(4) Mais mesurer, etc. – car c'est la manière du commerce de semaine.
séif katan 4
- (ה) ויש מקילין וכו' - היינו דעי"ז אין איסור על המוכר למדוד בכלי מדה שלו ולשפוך לתוך כליו של לוקח:(5) Certains sont indulgents, etc. – c'est-à-dire que, grâce à cela (en ajoutant ou en retranchant un peu), il n'y a pas d'interdit pour le vendeur de mesurer avec sa propre mesure et de verser dans le récipient de l'acheteur.
séif katan 5
- (ו) שממעט וכו' - ואין בזה משום גזל שידוע לבעליו שהכל רגילים בכך וכן נהגו להטיל טבעת במדה וזה ההיתר למוכר [מ"א]:(6) Qu'il diminue, etc. – et il n'y a pas là de vol, car le propriétaire (l'acheteur) sait que tout le monde a l'habitude d'agir ainsi ; et de même, on a l'usage de mettre un anneau dans la mesure (pour en réduire le volume), et c'est là la permission pour le vendeur (Maguen Avraham).
séif katan 6
- (ז) יתבאר בסמוך - היינו שמצא סמך שלפעמים מותר להזכיר אף שם מדה ועי"ש מה שכתבנו בזה:(7) Sera expliqué tout de suite – c'est-à-dire qu'il (le Rema) a trouvé un appui au fait que parfois il est permis de mentionner même le nom d'une mesure ; et vois là-bas ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 7
- (ח) מותר וכו' - היינו אף שהמדידה אסור בשבת ויו"ט מ"מ מותר להזכירו ועיין לעיל סימן ש"ז ס"ח דאסור לומר דבר פלוני אעשה למחר מה שאסור לעשות היום ואולי משום שהוא לצורך שבת התירו [פמ"ג]:(8) Il est permis, etc. – c'est-à-dire : bien que le mesurage soit interdit le Chabbat et le Yom Tov, néanmoins il est permis de le mentionner ; et vois plus haut, siman 307, séif 8, qu'il est interdit de dire : « Telle chose, je la ferai demain », à propos de ce qu'il est interdit de faire aujourd'hui ; et peut-être, parce que c'est pour les besoins du Chabbat, l'a-t-on permis ici (Peri Megadim).
séif katan 8
- (ט) אבל לא יאמר וכו' - ואפילו אין קונה ממנו כלל אלא שואל ממנו ואומר השאילני מדה פלונית ג"כ אסור משום מדידה דהוי כעובדין דחול וכנ"ל בסימן ש"ו:(9) Mais il ne dira pas, etc. – et même s'il ne lui achète rien du tout, mais lui emprunte et dit : « Prête-moi telle mesure », c'est aussi interdit à cause du mesurage, car c'est comme des activités profanes, comme on l'a vu plus haut, au siman 306.
séif katan 9
- (י) מדה פלוני - או חציה או רביעית כיון שמזכיר שם מדה אבל מותר לומר מלא לי כלי זה עד השנתות:(10) Telle mesure – ou sa moitié, ou son quart : c'est interdit, puisqu'il mentionne le nom d'une mesure ; mais il est permis de dire : « Remplis-moi ce récipient jusqu'aux graduations. »
séif katan 10
- (יא) במנין - היינו שאומר לו עשרה או עשרים שכן דרך בעה"ב להיות מונה בתוך ביתו לידע כמה הוא נוטל שלא יטול אלא כפי הצורך הלכך לא מוכח דמשום דמים הוא דמדכר ליה אלא להודיע כמה צריך:(11) Par un nombre – c'est-à-dire qu'il lui dit « dix » ou « vingt », car c'est la manière du maître de maison de compter chez lui pour savoir combien il prend, afin de ne prendre que selon le besoin ; c'est pourquoi il n'est pas évident que ce soit à cause du prix qu'il le lui mentionne, mais plutôt pour faire savoir combien il lui faut.
séif katan 11
- (יב) לומר לחנוני וכו' - דוקא חנוני ישראל אבל אינו יהודי אסור ליקח ממנו ביצים שמא נולדו היום ומוקצה הוא וכן ברמונים שמא נלקטו היום מן המחובר [לקמן סי' תקי"ז ס"א]:(12) De dire au boutiquier, etc. – uniquement à un boutiquier juif ; mais d'un non-Juif, il est interdit de prendre des œufs, de peur qu'ils n'aient été pondus aujourd'hui, et ils sont mouktsé (interdits au déplacement) ; et de même pour les grenades, de peur qu'elles n'aient été cueillies aujourd'hui de ce qui est attaché au sol (plus loin, siman 517, séif 1).
séif katan 12
- (יג) שם דמים - כגון שאומר תן לי בעד כך וכך פשוטים וכ"ש כשמזכיר לו סכום דמים דהיינו שעושה עמו חשבון הכולל גם ממה שנתחייב לו מכבר פשיטא דאסור:(13) Le nom d'un prix – par exemple s'il dit : « Donne-moi pour telle et telle somme de pchoutim (petites pièces) » ; et à plus forte raison lorsqu'il lui mentionne un total de prix, c'est-à-dire qu'il fait avec lui un compte englobant aussi ce qu'il lui doit déjà : il est évident que c'est interdit.
séif katan 13
- (יד) ולא סכום מדה - עיין בבאור הגר"א שכתב דט"ס הוא וצ"ל ולא שם מדה דהיינו שמזכיר לו תן לי מדה פלונית וכ"ש סכום מדה דהיינו שעושה עמו חשבון הכולל מכמה מדות שלקח ממנו מכבר:(14) Ni un total de mesure – vois dans le Biour du Gaon de Vilna, qui écrit que c'est une erreur de copiste et qu'il faut lire : « ni le nom d'une mesure », c'est-à-dire qu'il lui mentionne : « Donne-moi telle mesure » ; et à plus forte raison un total de mesure, c'est-à-dire qu'il fait avec lui un compte englobant plusieurs mesures qu'il lui a déjà prises.
séif katan 14
- (טו) ולא סכום מנין וכו' - דבאופן זה הוא דרך מקח וממכר אבל מנין בעלמא כבר מבואר מקודם דשרי:(15) Ni un total de nombre, etc. – car de cette manière, c'est la façon du commerce ; mais un simple nombre, il a déjà été expliqué auparavant que c'est permis.
séif katan 15
- (טז) וכן בסכום דמים וכו' - הוא פליג על המחבר דס"ל דסתם שם דמים אסור למדכר והוא ס"ל דכמו במנין דוקא סכום מנין אסור ומנין בעלמא שרי למדכר כן הדין לענין דמים והו"ל למימר ויש אומרים אלא שכן דרכו לפעמים:(16) Et de même pour un total de prix, etc. – il (le Rema) diverge de l'auteur (le Choulhan Aroukh), qui pense que mentionner simplement le nom d'un prix est interdit ; lui pense que, de même que pour le nombre seul le total du nombre est interdit, tandis qu'un simple nombre est permis à mentionner, ainsi en est-il de la règle concernant le prix. Il aurait dû dire « certains disent », mais telle est parfois sa manière (de ne pas le préciser).
séif katan 16
- (יז) וכן בסכום מדה וכו' - ר"ל דוקא סכום מדה שעושה עמו חשבון הכולל גם ממדותיו שנתחייב לו מכבר אבל שם מדה בעלמא ס"ל להג"ה דמותר למדכר דהא שהזכיר מדה הוא רק לסימנא בעלמא להודיע לו כמה הוא צריך ולא שימדדו דוקא והא דאסר בגמרא להזכיר שם מדה היינו בדבר שאין העולם רגילים למדוד אותו במדה שאז אין אומרים דלסימנא בעלמא נקטיה והמחבר לעיל דלא חילק בזה ס"ל דבכל גוונא אסור גם בזה:(17) Et de même pour un total de mesure, etc. – il veut dire : seulement un total de mesure, où il fait avec lui un compte englobant aussi les mesures qu'il lui doit déjà ; mais le simple nom d'une mesure, la glose (du Rema) pense qu'il est permis de le mentionner, puisque le fait qu'il ait mentionné une mesure n'est qu'un simple signe pour lui faire savoir combien il lui faut, et non pour qu'on mesure précisément ; et si la Guemara a interdit de mentionner le nom d'une mesure, c'est pour une chose que les gens n'ont pas l'habitude de mesurer avec une mesure, car alors on ne dit pas qu'il ne l'a employé que comme simple signe. Et l'auteur (le Choulhan Aroukh), plus haut, qui n'a pas fait cette distinction, pense que dans tous les cas c'est interdit, en cela aussi.
séif katan 17
- (יח) אבל בלא"ה שרי - וזה הקולא הוא רק ללוקח שאינו עובר איסור במה שמזכיר שם מדה וכנ"ל והיתר למוכר שיהיה מותר למדדו וליתנו בכליו של לוקח מבואר לעיל בס"א שיוסיף או ימעט מעט:(18) Mais sans cela, c'est permis – et cet allègement ne concerne que l'acheteur, qui ne transgresse pas d'interdit en mentionnant le nom d'une mesure, comme ci-dessus ; quant à la permission pour le vendeur, qu'il lui soit permis de la mesurer et de la verser dans le récipient de l'acheteur, elle est expliquée plus haut, au séif 1 : qu'il ajoute ou retranche un peu.
séif katan 18
- (יט) ואע"ג דאסור וכו' - חוזר אתחלת הג"ה וקאמר דהא דקי"ל דאסור להזכיר דמים כלל הוא בדבר שאין מקחו ידוע והיינו שאין לדבר ההוא קצבה ופסיקת דמים שאז לא נוכל לומר שמה שהזכיר לו בפשוט הוא רק להודיע לו כמה הוא צריך ולא לפסוק לו דמים בעד המקח שהרי אינו יודע כמה יתן לו בעד שעור זה הדמים אבל דבר שידוע מקחו אמרינן דלסימנא בעלמא נקטיה להודיעו כמה הוא צריך ונמצא שלא הוזכר כאן מכירה בדמים אלא נתינה בעלמא כמה יתן:(19) Et bien qu'il soit interdit, etc. – il revient au début de la glose et dit : ce que nous tenons, qu'il est interdit de mentionner un prix du tout, c'est pour une chose dont le prix n'est pas connu, c'est-à-dire que cette chose n'a ni tarif ni prix fixé ; car alors nous ne pouvons pas dire que la pièce qu'il lui a mentionnée (pachout) ne sert qu'à lui faire savoir combien il lui faut, et non à fixer un prix pour l'achat, puisqu'il ne sait pas combien il lui donnera pour cette somme d'argent. Mais pour une chose dont le prix est connu, nous disons qu'il l'a employée comme simple signe, pour lui faire savoir combien il lui faut ; il se trouve donc qu'il n'a pas été question ici d'une vente contre de l'argent, mais simplement de la quantité qu'il lui donnera.
séif katan 19
- (כ) כבר פשט וכו' - והנה יש כמה אחרונים שסוברין שיש ליזהר מדינא שלא להזכיר שם דמים וכ"ש שם מדה בכל גוונא וכדעת המחבר ומ"מ אין למחות ביד הנוהג להקל דיש לו ע"מ לסמוך אבל ראוי ונכון מאד להחמיר בדבר שלא להזכיר שם מדה או דמים ובפרט שיכול לעשות בהיתר שיכול לומר מלא לי כלי זה ולמחר נמדוד אותו ובדבר ששייך בו מנין יוכל לומר דרך מנין תן לי כך וכך ולא יזכיר שם דמים כלל ולא יבואו לחשבון עד למחר. מה שנוהגין שכותבין מע"ש פלוני הניח כך וכך מעות ופלוני כך וכך ולמחר בשבת כשנותן היין לוקח המוכר מחט ועושה נקבים בנייר כמנין היין שלוקח אסור לעשות כן דהא אסור להסתכל באותו כתב שכתב בו סכום המעות דהוי שטרי הדיוטות. גם עשיית הנקבים בנייר ג"כ אין נכון לכתחלה וה"ה דאסור לכתוב בפתקאות מע"ש סכום מעות ולמחר בשבת כשלוקח היין מניח המוכר את הפתקא במקום ששם האיש כתוב אצלו מכבר דאסור לקרות בפתקאות הללו וכנ"ל ולכן נהגו ליתן גרעין או שאר דבר על שם האיש לסימן וגבאי צדקה אפשר דמותרין בפתקאות ליתן על שם האיש לזכרון משום דהוי חפצי שמים וכמ"ש בסימן ש"ז ומ"מ טוב להחמיר היכא דאפשר בגרעין וכיוצא בזה וכן נהגו הקדמונים [אחרונים]:(20) L'usage s'est déjà répandu, etc. – Or, il y a plusieurs A'haronim (décisionnaires tardifs) qui pensent qu'il faut se garder, selon la stricte loi, de mentionner le nom d'un prix, et à plus forte raison le nom d'une mesure, dans tous les cas, conformément à l'avis de l'auteur ; néanmoins, on ne doit pas protester contre celui qui a l'usage d'être indulgent, car il a sur quoi s'appuyer. Mais il est convenable et très bon d'être rigoureux en la matière, de ne mentionner ni le nom d'une mesure ni un prix, d'autant plus qu'on peut agir de façon permise : on peut dire : « Remplis-moi ce récipient, et demain nous le mesurerons » ; et pour une chose à laquelle s'applique un nombre, on peut dire, par voie de nombre : « Donne-moi tant et tant », sans mentionner de prix du tout, et ne pas en venir aux comptes avant le lendemain. Quant à l'usage d'écrire, la veille de Chabbat : « Untel a déposé tant et tant d'argent, et Untel tant et tant », puis le lendemain, le Chabbat, lorsqu'il donne le vin, le vendeur prend une aiguille et fait des trous dans le papier selon le nombre de mesures de vin que l'acheteur prend : il est interdit d'agir ainsi, car il est interdit de regarder cet écrit où il a inscrit la somme d'argent, puisque ce sont des « écrits de particuliers » (chitré hedyotot, écrits profanes qu'il est interdit de lire le Chabbat). Faire des trous dans le papier n'est pas non plus convenable lekhat'hila (a priori). De même, il est interdit d'écrire sur des billets, la veille de Chabbat, une somme d'argent, puis le lendemain, le Chabbat, lorsqu'il prend le vin, que le vendeur place le billet à l'endroit où le nom de l'homme est déjà inscrit chez lui ; car il est interdit de lire ces billets, comme ci-dessus. C'est pourquoi on a l'usage de mettre un noyau ou une autre chose au nom de l'homme, comme signe. Quant aux administrateurs de la tsedaka (charité), il se peut qu'il leur soit permis d'utiliser des billets placés au nom de l'homme comme rappel, parce que ce sont des « affaires du Ciel » ('hefetsé Chamayim), comme écrit au siman 307 ; néanmoins, il est bien d'être rigoureux là où c'est possible en utilisant un noyau ou une chose semblable ; et tel était l'usage des anciens (A'haronim).
séif katan 20
- (כא) לא יביאם - ליתן ג' וד' כדים בתוך קופה לישאם משום דנראה כמעשה דחול לשאת משאות:(21) Il ne les apportera pas – en mettant trois ou quatre cruches dans un panier pour les porter, car cela ressemble à une activité de semaine de porter des fardeaux.
séif katan 21
- (כב) לפניו - בידו:(22) Devant lui – dans sa main.
séif katan 22
- (כג) או על כתפו - אחד או שנים דמוכח דלצורך שבת הוא:(23) Ou sur son épaule – une ou deux cruches, car il est évident que c'est pour les besoins du Chabbat.
séif katan 23
- (כד) וכיו"ב שישנה וכו' - בטור סימן תק"י איתא בזה"ל וכן כל כי"ב ישנה מדרך חול וכו' וזה הלשון מתוקן יותר:(24) Et de même dans tout cas semblable, qu'il change, etc. – dans le Tour, au siman 510, il est écrit en ces termes : « Et de même, dans tout cas semblable, il changera de la manière de semaine, etc. », et cette formulation est plus correcte.
séif katan 24
- (כה) וי"א דלמעט וכו' - עיין סימן תק"י ס"ח בהג"ה דפסק כהי"א אלו וכ"ז במקום שאין רואין אבל כשנושא אותם דרך מבוי המעורבת דשכיחי בה רבים ואוושא מלתא טובא ויאמרו דלצורך חול הוא מביאם לכו"ע למעט במשא עדיף:(25) Et certains disent que réduire, etc. – vois siman 510, séif 8, dans la glose (du Rema), qui a tranché comme ces « certains disent » ; et tout cela, dans un endroit où l'on n'est pas vu ; mais lorsqu'il les porte par une ruelle munie d'un érouv, où le public est fréquent et où l'affaire fait beaucoup de bruit, et où l'on dirait que c'est pour un besoin de semaine qu'il les apporte, de l'avis de tous il vaut mieux réduire la charge.
séif katan 25
- (כו) מדיחים - אפילו עשר כוסות וא"צ אלא לאחת רשאי להדיח כולן דהואיל וראוי לו כ"א הותרו כולן וה"ה שמציעין יו"ד מטות:(26) On rince – même dix verres ; et bien qu'il n'ait besoin que d'un seul, il a le droit de les rincer tous, car puisque chacun lui convient (il peut boire dans n'importe lequel), ils ont tous été permis ; et de même, on prépare dix lits.
séif katan 26
- (כז) לצורך היום - היינו אפי' בליל שבת מותר להדיח לצורך מחר או לצורך סעודה ג':(27) Pour les besoins du jour – c'est-à-dire que même le soir de Chabbat, il est permis de rincer pour les besoins du lendemain ou pour le troisième repas.
séif katan 27
- (כח) כגון שנשאר - ואם יודע שלא יצטרך עוד לאלו הכלים אסור להדיחן משום טורח ולהיפך אם יודע שיצטרך להן כגון שרוצה לאכול עוד פ"א אפילו לאחר סעודה ג' ג"כ מותר רק הכא איירינן בסתמא:(28) Par exemple s'il est resté – et s'il sait qu'il n'aura plus besoin de ces ustensiles, il est interdit de les rincer, à cause de l'effort (inutile fourni le Chabbat) ; et inversement, s'il sait qu'il en aura besoin, par exemple s'il veut manger encore une fois, même après le troisième repas, c'est aussi permis ; seulement, ici, nous parlons d'un cas indéterminé.
séif katan 28
- (כט) כל היום - ואם ברור לו שלא ישתה עוד שוב אסור להדיח הכוס:(29) Toute la journée – et s'il est certain qu'il ne boira plus, il est dès lors interdit de rincer le verre.
séif katan 29
- (ל) מותר וכו' - אפילו היה לו הכלי קודם שבת ויו"ט ולדעת האוסרים אפילו הגיע לו הכלי בשבת שנתן לו הא"י במתנה אפ"ה אסור מפני שנראה כמתקן הכלי ע"י הטבילה דמתחלה היה אסור להשתמש בה ולכך אסור מדרבנן:(30) Il est permis, etc. – même s'il possédait l'ustensile avant le Chabbat et le Yom Tov. Et selon l'avis de ceux qui interdisent, même si l'ustensile lui est parvenu le Chabbat, le non-Juif le lui ayant donné en cadeau, c'est néanmoins interdit, car il semble réparer l'ustensile par l'immersion, puisqu'auparavant il était interdit de s'en servir ; c'est pourquoi c'est interdit d'ordre rabbinique.
séif katan 30
- (לא) כלי חדש - הנקח מן הא"י. והמחבר סתם ולא הזכיר באיזה כלי מיירי ומשמע דאפילו כלי מתכת דהרבה פוסקים ס"ל דטבילתה הוא מן התורה וגם המחבר סתם כן ביו"ד סימן ק"כ סעיף י"ד ג"כ מותר להטביל ועיין בבה"ל:(31) Un ustensile neuf – acheté au non-Juif. L'auteur s'est exprimé sans préciser et n'a pas mentionné de quel ustensile il s'agit ; cela implique que même un ustensile de métal, dont beaucoup de décisionnaires pensent que l'immersion est de la Torah — et l'auteur s'est aussi exprimé ainsi sans préciser dans Yoré Déa, siman 120, séif 14 —, il est aussi permis de l'immerger ; et vois dans le Biour Halakha.
séif katan 31
- (לב) ויש אוסרים - היינו אפילו בכלי זכוכית ואפילו הוא לצורך שבת [ע"ת וא"ר]:(32) Et certains interdisent – c'est-à-dire même pour un ustensile de verre, et même si c'est pour les besoins du Chabbat (Olat Tamid et Eliya Rabba).
séif katan 32
- (לג) וי"ש וכו' - משמע דמצד הדין מסכים לדעה הראשונה ועיין בד"מ שכתב דמדינא יש לפסוק כדעת היש אוסרים וכן פסק בתשובת שאגת אריה סימן נ"ו ומ"מ אם עבר וטבל אפשר דמותר להשתמש בו כיון דיש מתירין אפילו לכתחלה. ואם יש לו ספק על הכלי אם היא צריכה טבילה נ"ל דיש לסמוך על דעה הראשונה ולהטבילה לכתחלה כשא"א לו לעשות בנקל העצות המבוארות בשו"ע:(33) Et celui qui craint D.ieu, etc. – cela implique que, selon la stricte loi, il (le Rema) est d'accord avec le premier avis ; et vois dans le Darkhé Moché, qui écrit que selon la stricte loi il faut trancher selon l'avis de « certains interdisent » ; et ainsi a tranché le responsum Chaagat Aryé, siman 56. Néanmoins, si l'on a transgressé et immergé le Chabbat, il se peut qu'il soit permis de s'en servir, puisqu'il y a des avis qui permettent même lekhat'hila. Et s'il a un doute au sujet de l'ustensile, s'il nécessite l'immersion, il me semble qu'on peut s'appuyer sur le premier avis et l'immerger lekhat'hila, lorsqu'il ne lui est pas possible d'appliquer facilement les conseils expliqués dans le Choulhan Aroukh.
séif katan 33
- (לד) במתנה וכו' - ואע"ג דאסור ליתן מתנה בשבת כמ"ש בסי' ש"ו הכא שרי משום צורך שבת:(34) En cadeau, etc. – et bien qu'il soit interdit de faire un cadeau le Chabbat, comme écrit au siman 306, ici c'est permis en raison du besoin du Chabbat.
séif katan 34
- (לה) ויחזור וישאלנו - ומ"מ לאחר השבת צריך להטבילו כיון דלבסוף יהיה נשקע הכלי תחת ידו הוא כשלו כ"כ הט"ז והביא ראיה לזה ומ"מ יטבילנו בלי ברכה או יטביל כלי אחר עמו ויברך על שניהם:(35) Et qu'il le lui emprunte de nouveau – néanmoins, après le Chabbat, il faut l'immerger, puisqu'à la fin l'ustensile restera entre ses mains, il est comme le sien ; ainsi l'a écrit le Taz, qui en a apporté une preuve. Néanmoins, qu'il l'immerge sans bénédiction, ou qu'il immerge un autre ustensile avec lui et récite la bénédiction sur les deux.
séif katan 35
- (לו) ימלאנו מים - ואינו מברך דאז אינו מוכח שעושה לשם טבילה ופשוט דזה דוקא אם אין לו כלי אחר לצורך שבת דאל"ה אסור מפני שמפסיד הברכה בידים:(36) Qu'il le remplisse d'eau – et il ne récite pas de bénédiction, car alors il n'est pas évident qu'il le fait en vue de l'immersion. Et il est simple que cela ne vaut que s'il n'a pas d'autre ustensile pour les besoins du Chabbat ; sinon, c'est interdit, car il perd la bénédiction de ses propres mains.
séif katan 36
- (לז) ששתה בו וכו' - יין אף שבלא הדחה אסור להשתמש בו אפ"ה לא מקרי מתקן עי"ז דהא גוף הכלי היתר הוא והיין אוסרו וכשמסירו אינו מתקנו אלא כמסיר ממנו דבר המאוס ואם יודע שלא ישתמש בו היום אסור להדיחו וכנ"ל בס"ו במ"ב ואפ"ה מותר לטלטל הכוס אף בלא הדחה ואפילו יש בכוס פרורי פת ששרה בו הא"י בהיין אפ"ה מותר לטלטל להכוס ולא הוי בסיס לדבר אסור דהפירורים בטלים לגבי הפת. כתב בתרומת הדשן דאין לבטל איסור בשבת דאין לך תיקון גדול מזה ואף דביו"ד סימן צ"ט ס"ו בהג"ה ס"ל דאף בחול אין לבטל שום איסור להוסיף עליו עד ששים אפילו אם הוא איסור דרבנן מ"מ נפקא מיניה לענין יבש ביבש שנתערב חד בתרי דבחול יכול להוסיף עליו עד ששים כדי לבשלו אח"כ כדאיתא ביו"ד סימן ק"ט ובשבת ויו"ט אסור משום דמקרי מתקן והיכא דמקלי קלי איסורא שרי כמ"ש בסימן תק"ז ס"ב. ומותר לשער ששים אפילו נתערב בע"ש ולא נודע לו עד שבת. ודוקא לשער בדעת ובמראה עיניו הא למדוד לא אע"ג דמדידה דמצוה שרי הכא נראה כמתקן בעושה מעשה בידים [פמ"ג]. כתב המג"א דיבש ביבש שנתערב חד בתרי מותר להשליך אחד מהן להתיר האחרים דכיון דאינו אלא חומרא בעלמא דמדינא כל שאין נאכל לאדם אחד שרי ע"כ לא הוי זה כמתקן. סכין טריפה אם רוצה לחתוך בו לחם וכדומה בצונן דבעי הדחה דמשמע שפשוף היטב לא הדחה בעלמא אין לעשות זה בשבת דהוי כמתקן [פמ"ג עי"ש עוד]:(37) Dans lequel le non-Juif a bu, etc. – du vin : bien que sans rinçage il soit interdit de s'en servir, on ne considère néanmoins pas qu'il le répare par là, car l'ustensile lui-même est permis et c'est le vin qui le rend interdit ; en l'enlevant, il ne le répare pas, mais c'est comme s'il en ôtait une chose répugnante. Et s'il sait qu'il ne s'en servira pas aujourd'hui, il est interdit de le rincer, comme ci-dessus, au séif 6, dans la Michna Beroura. Néanmoins, il est permis de déplacer le verre même sans rinçage ; et même s'il y a dans le verre des miettes de pain que le non-Juif y a trempées dans le vin, il est néanmoins permis de déplacer le verre, et ce n'est pas un support (bassis) pour une chose interdite, car les miettes sont annulées par rapport au pain. Le Teroumat HaDéchen a écrit qu'on ne doit pas annuler un interdit le Chabbat, car il n'y a pas de plus grande réparation que celle-là. Et bien que dans Yoré Déa, siman 99, séif 6, dans la glose, il (le Rema) pense que même en semaine on ne doit annuler aucun interdit en y ajoutant du permis jusqu'à soixante fois, même s'il s'agit d'un interdit d'ordre rabbinique, il y a néanmoins une conséquence pratique pour le cas de sec dans sec, où un morceau interdit s'est mélangé à deux permis : en semaine, on peut y ajouter jusqu'à soixante pour pouvoir le cuire ensuite, comme il est rapporté dans Yoré Déa, siman 109, alors que le Chabbat et le Yom Tov c'est interdit, car on considère cela comme réparer ; et là où l'interdit se consume de lui-même, c'est permis, comme écrit au siman 507, séif 2. Il est permis d'évaluer s'il y a soixante fois, même si le mélange a eu lieu la veille de Chabbat et qu'il ne l'a su qu'au Chabbat. Et cela uniquement pour évaluer par l'esprit et à vue d'œil ; mais mesurer, non : bien que le mesurage pour une mitsva soit permis, ici cela ressemble à une réparation, puisqu'il fait une action de ses mains (Peri Megadim). Le Maguen Avraham a écrit que pour sec dans sec, où un morceau interdit s'est mélangé à deux permis, il est permis d'en jeter un pour permettre les autres ; car puisque ce n'est qu'une simple rigueur — selon la stricte loi, tant que le tout n'est pas mangé par une seule personne, c'est permis —, cela n'est pas considéré comme réparer. Un couteau tarèf (ayant servi à un aliment interdit) : si l'on veut couper avec lui du pain ou une chose semblable, à froid, ce qui requiert un « rinçage » — ce qui signifie un frottement soigneux, et non un simple rinçage —, il ne faut pas faire cela le Chabbat, car c'est comme réparer (Peri Megadim ; vois là-bas davantage).
séif katan 37
- (לח) בכל דבר - ואפילו בנתר וחול כשייחד להם מקום מבעוד יום שאינו מוקצה [ונראה דדוקא כשהיה החול מגובל במים מע"ש או שלוקח עתה החול בלי תערובות מים או להיפך כשנותן הרבה מים שלא יתדבק כלל החול אחד לחבירו דאל"ה יש בזה משום חשש לישה לכמה פוסקים כמבואר לעיל בסימן שכ"א במ"ב ועיין לקמן בסוף סימן שכ"ו דיוכל ליקח החול בידים רטובות] ואע"פ שאפשר דגריר והוי ממחק מ"מ הוי דבר שאין מתכוין ושרי אבל גרתקן הוי פסיק רישיה ומהרי"ל היה אוסר לשטוף את הזכוכית בשבולת שועל להצהירו וצריך טעם למה ואפשר דס"ל דדוקא להדיח הכלים שיהיו נקיים שרי אבל לא להצהירו ודוחק:(38) Avec toute chose – même avec du natron et du sable, lorsqu'on leur a destiné un endroit dès la veille, de sorte qu'ils ne sont pas mouktsé [et il semble que cela ne vaille que lorsque le sable a été pétri avec de l'eau dès la veille de Chabbat, ou qu'il prend maintenant le sable sans mélange d'eau, ou à l'inverse lorsqu'il met beaucoup d'eau, de sorte que le sable ne colle pas du tout grain contre grain ; sinon, il y a là une crainte de pétrissage selon plusieurs décisionnaires, comme expliqué plus haut au siman 321, dans la Michna Beroura ; et vois plus loin, à la fin du siman 326, qu'on peut prendre le sable avec des mains mouillées] ; et bien qu'il soit possible qu'il racle l'ustensile et que ce soit le travail de « lisser » (memare'h), c'est néanmoins une chose non intentionnelle (davar chééno mitkaven) et c'est permis ; mais le gartakan (poudre décapante) est un pessik reicha (conséquence inévitable). Et le Maharil interdisait de laver le verre avec de l'avoine pour le faire briller ; il faut en chercher la raison. Peut-être pense-t-il que seul le rinçage des ustensiles pour qu'ils soient propres est permis, mais non pour les faire briller ; mais c'est forcé.
séif katan 38
- (לט) חוץ מכלי כסף וכו' - ושאר כלים אפילו בגרתקון נמי שרי:(39) Sauf les ustensiles d'argent, etc. – et pour les autres ustensiles, même avec du gartakan c'est aussi permis.
séif katan 39
- (מ) מפני שהוא ממחק - וע"כ אסור להשחיז הסכין בשבת אף שלא בריחיים רק בעץ וכדומה דדומה לממחק [פמ"ג]:(40) Car c'est « lisser » – c'est pourquoi il est interdit d'aiguiser le couteau le Chabbat, même pas sur une meule mais seulement sur du bois ou une chose semblable, car c'est semblable à « lisser » (Peri Megadim).
séif katan 40
- (מא) שהמלח נמחה - והוא דומה לריסוק השלג והברד המבואר בסימן ש"כ ס"ט ע"ש הטעם במ"ב וע"כ כתבו הפוסקים דדוקא לחוף בהמלח אסור אבל מותר ליתן המלח להמים שמדיח בהם כלים ואע"ג דנמחה ממילא כמו שם דמותר ליתן השלג לתוך המים אע"פ שנמחה ממילא ואינו חושש:(41) Car le sel se dissout – et cela ressemble à l'écrasement de la neige et de la grêle, expliqué au siman 320, séif 9 ; vois là-bas la raison, dans la Michna Beroura. C'est pourquoi les décisionnaires ont écrit que seul le fait de frotter les ustensiles avec le sel est interdit, mais il est permis de mettre le sel dans l'eau dans laquelle on rince les ustensiles, bien qu'il se dissolve de lui-même, comme là-bas, où il est permis de mettre la neige dans l'eau bien qu'elle fonde d'elle-même, et on ne s'en soucie pas.
séif katan 41