Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 311 →- (א) ככר או תינוק - וה"ה שאר חפץ שמותר לטלטל והטעם שהצריכו לכל זה ולא התירו לטלטלו להדיא כמו שמסיים לבסוף משום דכל מה שאפשר למעבד בקצת היתר טפי עדיף:(1) Une miche de pain ou un nourrisson – et il en va de même pour tout autre objet qu'il est permis de déplacer (tiltoul). Et la raison pour laquelle les Sages ont exigé tout cela, et n'ont pas permis de le déplacer (le mort) directement, comme le Choulhan Aroukh le conclut à la fin (pour le cas où l'on n'a ni pain ni nourrisson), est que tout ce qu'il est possible de faire avec un peu plus de permission est préférable.
séif katan 1
- (ב) על ידיהם - והיינו שמניח עליו או אצלו ומטלטלו עמו ולא מינכר כ"כ טלטול המוקצה אף שגם המת הוא מוקצה מפני שמטלטל שניהם כאחד ולא התירו ע"י עצה זו דככר או תינוק אלא למת בלבד מפני בזיון המת אבל לא בשאר דבר מוקצה כאבן וכיו"ב וכמ"ש לקמן בס"ה:(2) Par leur intermédiaire – c'est-à-dire qu'il pose le pain ou le nourrisson sur lui ou à côté de lui et le déplace avec lui ; ainsi le déplacement de l'objet mouktsé (exclu de l'usage le Chabbat) n'est pas si visible, bien que le mort aussi soit mouktsé, car il les déplace tous deux ensemble. Et les Sages n'ont permis ce procédé du pain ou du nourrisson que pour un mort seulement, à cause de l'atteinte à la dignité du mort, mais pas pour un autre objet mouktsé, comme une pierre ou quelque chose de semblable, ainsi que nous l'écrirons plus loin, au séif 5.
séif katan 2
- (ג) מן הצד - ואע"ג דטלטול מן הצד ג"כ שמיה טלטול כשמטלטלו לצורך דבר המוקצה כמ"ש ס"ח מ"מ בדליקה התירו מטעם דאדם בהול על מתו ואי לא שרית ליה אתי לכבויי. ולענין טלטול המטה אחר שסילק המת ממנה תלוי בזה אם היה חי ביה"ש לכו"ע מותר לטלטל אח"כ המטה דלא נעשית בסיס למת כיון דלא אתקצאי ביה"ש אך אם מת בע"ש הרא"ש אוסר והמאור מתיר ואם היה דעתו מתחלה שיהיה מונח המת עליה כל השבת ואח"כ סלקוהו ממנה לכו"ע נעשית המטה בסיס ואסור לטלטלה [תו"ש]:(3) Par le côté – et bien que le déplacement par le côté (tiltoul min hatsad) soit aussi appelé « déplacement » lorsqu'on le déplace pour les besoins de l'objet mouktsé, comme le Choulhan Aroukh l'écrit au séif 8, néanmoins, en cas d'incendie, ils l'ont permis pour la raison qu'un homme est affolé au sujet de son mort, et si on ne le lui permettait pas, il en viendrait à éteindre le feu. Et quant au déplacement du lit après qu'on en a retiré le mort, cela dépend de ceci : s'il était encore vivant au crépuscule (bein hachmachot) de la veille de Chabbat, selon tous les avis il est permis ensuite de déplacer le lit, car il n'est pas devenu un support (bassis) pour le mort, puisqu'il n'a pas été rendu mouktsé au crépuscule. Mais s'il est mort la veille de Chabbat, le Roch l'interdit et le Maor (Rabbénou Zera'hia HaLévi) le permet. Et si son intention était dès le début que le mort reste posé sur le lit tout le Chabbat, et qu'ensuite on l'en a retiré, selon tous les avis le lit est devenu un support et il est interdit de le déplacer (Tossefet Chabbat).
séif katan 3
- (ד) באותו רשות - משמע מזה דלרשות אחר אסור להוציא בכל גווני אבל הרבה אחרונים הסכימו דאפילו לרשות אחרת שלא ערבו עם זה או לכרמלית שרי להוציא מפני בזיון המת ולענין אם צריך לזה ככר ותינוק תליא בשתי דעות המבואר בס"ב ויש מאחרונים שכתבו דגם דעת המחבר הוא כן ומה שכתב באותו רשות ר"ל דמה שכתבנו מילתא דפסיקא דצריך לכתחלה ככר או תינוק הוא דוקא באותו רשות אבל כשמוציאו לרשות אחר [כגון שהדליקה הוא בכל החצר והוכרח להוציאו משם] אז לאו מילתא דפסיקא הוא די"א דאדרבה דטוב להוציאו בלא ככר ותינוק כדי למעט באיסור הוצאה וכמבואר בס"ב:(4) Dans le même domaine – il ressort de cela qu'il est interdit de le sortir vers un autre domaine, dans tous les cas. Mais de nombreux A'haronim (décisionnaires tardifs) ont conclu que même vers un autre domaine avec lequel on n'a pas fait d'érouv (fusion des domaines), ou vers un karmelit (domaine intermédiaire d'ordre rabbinique), il est permis de le sortir, à cause de l'atteinte à la dignité du mort. Et quant à savoir si l'on a besoin pour cela d'un pain ou d'un nourrisson, cela dépend des deux avis exposés au séif 2. Et certains A'haronim ont écrit que telle est aussi l'opinion de l'auteur (le Choulhan Aroukh), et ce qu'il a écrit « dans le même domaine » veut dire : ce que nous avons écrit comme chose tranchée, qu'il faut lekhat'hila (a priori) un pain ou un nourrisson, ne vaut que dans le même domaine ; mais lorsqu'on le sort vers un autre domaine [par exemple si l'incendie s'étend à toute la cour et qu'on est obligé de l'en sortir], alors ce n'est pas une chose tranchée, car certains disent qu'au contraire il est bien de le sortir sans pain ni nourrisson, afin de réduire l'interdit de sortir un objet d'un domaine à l'autre (hotsaa), comme cela est expliqué au séif 2.
séif katan 4
- (ה) המוטל בחמה - מיירי שעדיין לא הסריח אלא שחושש פן יסריח ולכך החמיר המחבר דדוקא באותו רשות מותר להוציא ואזיל לטעמיה בריש ס"ב אבל לדעת רמ"א בהג"ה שם דהביא דעת רש"י וטור גם במוטל בחמה שהוא קרוב להסריח נמי שרי להוציא לרשות אחר וכן פסק הב"ח להקל:(5) Qui est étendu au soleil – il s'agit d'un cas où le mort n'a pas encore commencé à se décomposer, mais on craint qu'il ne se décompose ; c'est pourquoi l'auteur a été rigoureux en disant que ce n'est que dans le même domaine qu'il est permis de le sortir du soleil, et il suit en cela sa propre opinion au début du séif 2. Mais selon l'opinion du Rema dans sa glose (haga) là-bas, qui rapporte l'avis de Rachi et du Tour, même pour le mort étendu au soleil, qui est proche de se décomposer, il est aussi permis de le sortir vers un autre domaine. Et le Ba'h a lui aussi tranché ainsi, dans le sens de l'allègement.
séif katan 5
- (ו) שמיה טלטול - ומטעם זה אסור לדחוף ע"י קנה דבר שהוא מוקצה [ט"ז] אך אם דחיפתו הוא מפני שצריך להשתמש במקום שמונח בו המוקצה שרי דהוי טלטול מן הצד לצורך דבר המותר וכדלקמן בס"ח ועיין לעיל בסימן ש"ח במ"ב ס"ק קט"ו:(6) Est appelé déplacement – et pour cette raison il est interdit de pousser à l'aide d'un roseau un objet qui est mouktsé (Taz). Mais si on le pousse parce qu'on a besoin d'utiliser l'endroit où est posé l'objet mouktsé, c'est permis, car c'est un déplacement par le côté pour les besoins d'une chose permise, comme le Choulhan Aroukh l'écrit plus loin, au séif 8. Et voir plus haut, au siman 308, dans la Michna Beroura, séif katan 115.
séif katan 6
- (ז) מותר להוציאו - דגדול כבוד הבריות שדוחה ל"ת דדבריהם ומש"כ ואם היה להם מקום הוא דעת הרמב"ם וטעמו דס"ל דעיקר ההיתר מפני כבוד החיים שהחיים מתבזים ג"כ ע"י שהמת נסרח ונתבזה ולכך ביש להם מקום לצאת משם דתו ליכא כבוד החיים אין מוציאין אותו לבד ממת שבא בספינה האמור בסוף הסעיף שם הוא בזיון גדול למת כשהא"י מתאספין סביבותיו וחששו לכבודו משא"כ הכא ליכא בזיון כ"כ למת כיון שמונח במקום שאין רואין ועוד כיון שכבר הסריח. ודע דלדעת היש אומרים הנ"ל שמקילין בקרוב להסריח אפילו יש להם מקום לצאת מותר להוציאו מפני שלא יסריח:(7) Il est permis de le sortir – car la dignité humaine (kevod habriyot) est si grande qu'elle repousse un interdit (lav) de leurs paroles (d'ordre rabbinique). Et ce qu'il a écrit : « et s'ils avaient un autre endroit où aller », c'est l'opinion du Rambam ; et sa raison est qu'il estime que l'essentiel de la permission est dû à la dignité des vivants, car les vivants aussi sont avilis du fait que le mort se décompose et soit avili. C'est pourquoi, lorsqu'ils ont un endroit où sortir de là, et qu'il n'y a plus d'enjeu de dignité des vivants, on ne le sort pas. À l'exception du mort arrivé par bateau, mentionné à la fin du séif là-bas : c'est une grande atteinte à la dignité du mort lorsque les non-Juifs s'attroupent autour de lui, et les Sages se sont souciés de son honneur ; ce qui n'est pas le cas ici, où il n'y a pas une si grande atteinte à la dignité du mort, puisqu'il est posé dans un endroit où on ne le voit pas, et de plus puisqu'il s'est déjà décomposé. Et sache que selon l'avis des « certains disent » mentionnés plus haut, qui sont indulgents pour un mort proche de se décomposer, même s'ils ont un endroit où sortir, il est permis de le sortir afin qu'il ne se décompose pas.
séif katan 7
- (ח) אלא ע"י ככר - דהוצאה דא"א לתקוני שרי אבל טלטול דאפשר לתקוני ע"י ככר מתקינים:(8) Sinon au moyen d'un pain – car l'interdit de sortir le mort vers un autre domaine, qu'il est impossible de corriger (par un procédé), est permis ; mais l'interdit de déplacer, qu'il est possible de corriger au moyen d'un pain, on le corrige.
séif katan 8
- (ט) מוטב להוציא וכו' - עיין בא"ר שהכריע כדעה הראשונה משום שהרבה פוסקים סוברין כמותה. ומ"מ נ"ל כשאין לו ככר ותינוק מותר להוציא אף בלא ככר ותינוק דאף לדעה הראשונה אין הכרע שהוא לעיכובא עיין במ"א סק"ח ובא"ר סק"ז:(9) Il vaut mieux sortir, etc. – voir l'Eliya Rabba, qui a tranché selon le premier avis, parce que de nombreux décisionnaires pensent comme lui. Et néanmoins il me semble que lorsqu'on n'a ni pain ni nourrisson, il est permis de le sortir même sans pain ni nourrisson, car même selon le premier avis il n'est pas établi que ce soit une condition indispensable (leikouva). Voir le Maguen Avraham, séif katan 8, et l'Eliya Rabba, séif katan 7.
séif katan 9
- (י) אף לר"ה - טעמו דהו"ל מלאכה שא"צ לגופה דהא אין צריך למת ולית ביה רק איסור דרבנן לר"ש דקיי"ל כוותיה ובמת לא גזרו מפני כבוד הבריות אבל הדעה ראשונה ס"ל דלא התירו אלא כרמלית דלית לה עיקר בדאורייתא משא"כ בזה דשם מלאכה עליה אלא שאין צריך לגופה לא התירו אף במת ועיין בט"ז וכן בא"ר דהלכה כדעה ראשונה משום דהרבה פוסקים סוברין כמותה ובפרט דמלאכה שא"צ לגופה ג"כ לא ברירא דהוא פטור עליה דיש שפוסקין כר' יהודה דמחייב עליה עיין בסוף סימן של"ד:(10) Même vers le domaine public (rechout harabim) – sa raison est que c'est un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même (melakha chééna tsrikha legoufa), puisqu'on n'a pas besoin du mort lui-même, et il n'y a là qu'un interdit d'ordre rabbinique selon Rabbi Chimon, dont nous retenons l'avis, et pour un mort les Sages n'ont pas décrété, à cause de la dignité humaine. Mais le premier avis estime qu'ils n'ont permis que vers un karmelit, qui n'a pas de fondement dans la Torah ; ce qui n'est pas le cas ici, où l'acte porte le nom de travail (melakha), sauf qu'il n'est pas nécessaire pour lui-même : ils ne l'ont pas permis même pour un mort. Et voir le Taz, et de même l'Eliya Rabba, selon lesquels la halakha est conforme au premier avis, parce que de nombreux décisionnaires pensent comme lui ; d'autant plus qu'il n'est pas non plus clairement établi que l'on soit exempt pour un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même, car certains tranchent comme Rabbi Yehouda, qui déclare 'hayav (passible) pour celui-ci. Voir à la fin du siman 334.
séif katan 10
- (יא) ע"י תינוק - דוקא כשהוא גדול קצת דשייך בו חי נושא את עצמו ולית ביה בעלמא רק איסור דרבנן ובמת לא גזרו משא"כ בקטן ביותר [עיין סימן ש"ח סמ"א ובמ"ב שם] הוא שוה לככר וחייב על הוצאתם גופא:(11) Au moyen d'un nourrisson – seulement lorsqu'il est déjà un peu grand, de sorte que s'applique à lui le principe « un vivant se porte lui-même », et qu'il n'y a là en soi qu'un interdit d'ordre rabbinique, et pour un mort les Sages n'ont pas décrété. Ce qui n'est pas le cas pour un enfant très petit [voir siman 308, séif 41, et la Michna Beroura là-bas] : il est semblable à un pain, et l'on est 'hayav pour le fait même de les sortir.
séif katan 11
- (יב) וה"ה דמותרים וכו' כמו ע"י ככר ותינוק - ר"ל כמו שהתירו בישראל ע"י ככר ותינוק התירו ע"י א"י אף בלי ככר ותינוק וממילא משמע קצת מלשון זה דדוקא לכרמלית אבל לר"ה דאסור לרוב פוסקים ע"י ישראל אף ע"י ככר ותינוק אפילו ע"י א"י אסור וכ"כ במ"א ובא"ר מצדד בשם כמה פוסקים שסוברין להקל גם בר"ה:(12) Et il en va de même qu'il est permis, etc., comme au moyen d'un pain et d'un nourrisson – c'est-à-dire : de même qu'ils ont permis l'acte par un Juif au moyen d'un pain et d'un nourrisson, ils l'ont permis par un non-Juif même sans pain ni nourrisson. Et il ressort de lui-même quelque peu de cette formulation que cela ne vaut que vers un karmelit, mais vers le domaine public, où la sortie est interdite selon la plupart des décisionnaires par un Juif, même au moyen d'un pain et d'un nourrisson, elle est interdite même par un non-Juif. Et c'est ce qu'a écrit le Maguen Avraham. Et l'Eliya Rabba penche, au nom de plusieurs décisionnaires, vers l'avis qui est indulgent même pour le domaine public.
séif katan 12
- (יג) לצורך כהנים - שיהיו יכולים להיות בבתיהם שהיו תחת גג אחד עם המת דלא הותר טלטול המת ע"י ככר או תינוק אלא לצורך המת. וכתבו האחרונים דטלטול מן הצד דהיינו להפכו ממטה למטה שרי לצורך כהנים אפילו שלא ע"י ככר ותינוק דהרי הוא טלטול מן הצד לצורך מקומו דשרי וכדלקמן בס"ה. ומ"מ בין בזה וכן במה שמתיר הרמ"א ע"י א"י הוא דוקא אם הקרובין רוצין דמשום בזיון המת ליכא בזה דמה לו כשמטהרין אותו בבית זה או בבית אחר אבל אין יכולין לכופן להוציאו מן הבית שמת שם [אם לא במקום שהמנהג לשאתו מיד במקום שמטהרין אותו יכול לכופן] ואפילו היה בהכ"נ תחת גג אחד עם המת והכהנים מעוכבין עי"ז לילך לבהכ"נ דהוא מצוה משום דזהו כבוד הקרובים שיטהרו ויעשו צרכי המת בביתם אם לא בנפל דליכא משום כבוד י"א דיכולין לכופן להוציא מן הבית בשביל הכהנים וע"פ האופנים המבוארים למעלה [כ"ז מתבאר מדברי המ"א וש"א ועיין מה שכתב המ"א עוד בענין זה]:(13) Pour les besoins des Cohanim – afin qu'ils puissent être dans leurs maisons, qui étaient sous un même toit que le mort (et deviennent donc impures pour eux), car le déplacement du mort au moyen d'un pain ou d'un nourrisson n'a été permis que pour les besoins du mort. Et les A'haronim ont écrit qu'un déplacement par le côté, c'est-à-dire le faire rouler d'un lit à un autre lit, est permis pour les besoins des Cohanim, même sans pain ni nourrisson, car c'est un déplacement par le côté pour les besoins de sa place, ce qui est permis, comme plus loin au séif 5. Et néanmoins, aussi bien pour cela que pour ce que le Rema permet par un non-Juif, ce n'est que si les proches du mort le veulent, car il n'y a là aucune question d'atteinte à la dignité du mort : que lui importe qu'on fasse sa purification (tahara, toilette mortuaire) dans cette maison ou dans une autre maison ? Mais on ne peut pas les contraindre à le sortir de la maison où il est mort [sauf dans un endroit où l'usage est de le porter immédiatement à l'endroit où l'on fait la purification : on peut alors les contraindre], et même si la synagogue était sous un même toit que le mort, et que les Cohanim sont empêchés de ce fait d'aller à la synagogue, ce qui est une mitsva. Car c'est l'honneur des proches qu'on fasse la purification et les besoins du mort dans leur maison. Sauf pour un néfel (enfant mort-né ou non viable), pour lequel il n'y a pas d'enjeu d'honneur : certains disent qu'on peut les contraindre à le sortir de la maison pour les Cohanim, selon les modalités expliquées plus haut. [Tout cela ressort des propos du Maguen Avraham et d'autres décisionnaires ; et voir ce que le Maguen Avraham a encore écrit à ce sujet.]
séif katan 13
- (יד) לצורך מצוה - דשבות דשבות לצורך מצוה שרי וכדלעיל בסימן ש"ז ס"ה ועי"ש דלצורך גדול חשוב ג"כ כצורך מצוה ולהכי שרינן הכא ע"י א"י לצורך כהנים וכן משמע מהגר"א:(14) Pour les besoins d'une mitsva – car un chevout dechevout (interdit rabbinique sur un interdit rabbinique) pour les besoins d'une mitsva est permis, comme plus haut au siman 307, séif 5. Et voir là-bas qu'un grand besoin est aussi considéré comme un besoin de mitsva ; c'est pourquoi nous permettons ici l'acte par un non-Juif pour les besoins des Cohanim. Et c'est aussi ce qui ressort du Gaon de Vilna.
séif katan 14
- (טו) שהוא לבוש - היינו שהיה המת לבוש בו מתחלה וכ"ש אם נתן עליו שאר כלים שמלאכתן להיתר [גמרא]:(15) Dont il est vêtu – c'est-à-dire que le mort en était vêtu dès le début (avant Chabbat). Et à plus forte raison s'il a posé sur lui d'autres objets dont l'usage est permis (kelim chemelakhtan leheter) (Guemara).
séif katan 15
- (טז) בכסותו וכו' - בסעיף זה הוסיף דאפילו אם המת לבוש בו עכשיו ג"כ מהני כמו ככר ותינוק ובב"י הקשה ע"ז דליהוי הכסות בטיל לגביה ועיין במ"א שיישבו דדוקא תכריכין הן בטלין אצלו שאינו עתיד לפושטן אבל המלבושין שהיה לבוש בם מחיים בודאי עתיד להפשיטן מעליו ואין בטילין אצלו ועיין מה שכתבנו בבה"ל שתירוץ זה אינו מרווח:(16) Avec son vêtement, etc. – dans ce séif, l'auteur a ajouté que même si le mort en est vêtu maintenant, cela sert aussi, comme un pain et un nourrisson. Et dans le Beit Yossef, il a soulevé une difficulté à ce sujet : que le vêtement soit annulé par rapport à lui (le mort, et soit donc lui-même considéré comme mouktsé) ! Et voir le Maguen Avraham, qui l'a résolue ainsi : seuls les linceuls (takhrikhin) sont annulés par rapport à lui, puisqu'on ne compte pas les lui retirer ; mais les vêtements dont il était vêtu de son vivant, on compte certainement les lui retirer, et ils ne sont pas annulés par rapport à lui. Et voir ce que nous avons écrit dans le Biour Halakha, que cette réponse n'est pas satisfaisante.
séif katan 16
- (יז) דבר המותר הוא - ר"ל שאין כונתו בטלטולו בשביל המת גופא שהוא אסור בטלטול אלא בשביל המקום או הדבר שהוא מונח עליו שהוא מותר בטלטול:(17) C'est une chose permise – c'est-à-dire que son intention en le déplaçant n'est pas pour le mort lui-même, qu'il est interdit de déplacer, mais pour l'endroit ou l'objet sur lequel il est posé, qu'il est permis de déplacer.
séif katan 17
- (יח) אבל לא וכו' - עיין לעיל סימן ש"ח ס"ה ובמ"ב שם סקכ"ו:(18) Mais non, etc. – voir plus haut, siman 308, séif 5, et la Michna Beroura là-bas, séif katan 26.
séif katan 18
- (יט) זה מביא מטתו - כדי להפסיק בינם לקרקע. ואין להקשות כיון דלבסוף זוקף מטתו ומסירה אח"כ וכדלקמיה ונשאר רק המחצלת פרוסה על המת יביאו מיד המחצלת ויפרוס על גביו ואח"כ כשישמט ישאר על המת י"ל דא"כ יהא ניכר יותר שעושה לצורך המת ואסור לעשות אהל עראי לצורך המת אבל השתא ניכר שעשו לצורך עצמן שהרי כשחם להם מלמטה הביאו מטה ויאמרו שגם המחצלת הביאו מתחלה רק בשביל עצמן:(19) Celui-ci apporte son lit – afin de faire séparation entre eux et le sol brûlant. Et on ne peut pas objecter : puisqu'à la fin il dresse son lit et le retire ensuite, comme le Choulhan Aroukh l'écrit juste après, et qu'il ne reste que la natte étendue au-dessus du mort, qu'ils apportent tout de suite la natte, qu'ils l'étendent au-dessus d'eux-mêmes, et ensuite, lorsqu'ils s'esquivent, elle restera sur le mort ! On peut répondre : s'il en était ainsi, il serait plus visible qu'on agit pour les besoins du mort, et il est interdit de faire une tente provisoire (ohel arai) pour les besoins du mort ; mais à présent, il est visible qu'ils ont agi pour leurs propres besoins, puisque lorsqu'il leur faisait chaud par en dessous, ils ont apporté un lit, et on dira qu'ils ont aussi apporté la natte dès le début uniquement pour eux-mêmes.
séif katan 19
- (כ) זוקף מטתו ונשמט וכו' - ר"ל שזוקפה ומסירה והוא נשמט מתחת המחצלת והמחצלאות הם קשים וזקופים ונשארים ממילא כאהל על המת. ועיין במ"א דאם הוא מתירא שלא יסריח המת ויצטרכו לצאת שרי לפרוס עליו מחצלת להדיא אך שיהיה בלא עשיית אהל:(20) Il dresse son lit et s'esquive, etc. – c'est-à-dire qu'il le dresse et le retire, et lui-même s'esquive de sous la natte ; et les nattes sont rigides et dressées, et restent d'elles-mêmes comme une tente au-dessus du mort. Et voir le Maguen Avraham : s'il craint que le mort ne se décompose et qu'ils soient obligés de sortir, il est permis d'étendre directement sur lui une natte, mais à condition que ce soit sans faire de tente.
séif katan 20
- (כא) לסוך המת ולהדיחו - סיכה הוא בשמן והדחה במים והיינו במים קרים והטעם בכל זה שהתירו דזהו לאו בכלל טלטול אלא נגיעה בעלמא כיון שאין מזיז בו אבר:(21) Oindre le mort et le rincer – l'onction (sikha) se fait avec de l'huile, et le rinçage avec de l'eau, c'est-à-dire avec de l'eau froide. Et la raison pour laquelle on a permis tout cela est que ce n'est pas compris dans l'interdit de déplacer, mais c'est un simple contact, puisqu'on ne lui fait bouger aucun membre.
séif katan 21
- (כב) מתחתיו - אבל אסור לשמוט המת מע"ג הכר דהוא טלטול ממש והעולם נוהגין להגביה אותו מעל הכרים ע"י ככר אף במקום שאין לחוש שיסריח ויש למחות בידם רק לשמוט הכרים מתחתיו מותר ובמקצת מקומות נוהגין להעצים עיניו ולישר אבריו שלא יתעקמו ואומרים דאיתא בזוהר שהיא סכנה ואף דדבר זה אין לו שרש ע"פ הדין דבמשנה איתא דאין מעצימין עיניו של מת וכן שלא יזיז בו אבר וכל הראשונים סתמו כן וכמו שפסק בשו"ע מ"מ במקום שנהגו אין למחות כיון שיש להם סמך ע"פ הזוהר אך באמת בזוהר לא נזכר סכנה כ"א לענין עינים וא"כ לישר האברים אין להם שום סמך ובא"ר כתב דבמקום שנוהגין להקל בזה משום שחוששין שלא יתעקמו ויהיה בזיון למת יעשו כמ"ש במרדכי שמניח ככר [או שאר דבר שמותר לטלטל וכנ"ל] על אותן האברים ודוחק עליו עד שיפשטו אבריו:(22) De sous lui – mais il est interdit de faire glisser le mort de dessus le coussin, car c'est un véritable déplacement. Et les gens ont l'usage de le soulever de dessus les coussins au moyen d'un pain, même là où il n'y a pas à craindre qu'il se décompose, et il faut protester contre eux ; seul retirer les coussins de sous lui est permis. Et dans certains endroits on a l'usage de lui fermer les yeux et de redresser ses membres pour qu'ils ne se tordent pas, et l'on dit qu'il est rapporté dans le Zohar que ne pas le faire est un danger. Et bien que cette chose n'ait pas de racine selon la loi, car il est enseigné dans la Michna qu'on ne ferme pas les yeux d'un mort (le Chabbat), et de même qu'on ne doit lui faire bouger aucun membre, et que tous les Richonim l'ont énoncé ainsi sans réserve, comme l'a tranché le Choulhan Aroukh, néanmoins, là où l'on en a l'usage, il ne faut pas protester, puisqu'ils ont un appui dans le Zohar. Mais en vérité, dans le Zohar, le danger n'est mentionné qu'au sujet des yeux ; dès lors, pour redresser les membres, ils n'ont aucun appui. Et l'Eliya Rabba a écrit que là où l'on a l'usage d'être indulgent en cela, parce qu'on craint que les membres ne se tordent et que ce soit une atteinte à la dignité du mort, qu'ils fassent comme l'a écrit le Mordekhaï : on pose un pain [ou un autre objet qu'il est permis de déplacer, comme mentionné plus haut] sur ces membres et on appuie dessus jusqu'à ce que ses membres s'étendent.
séif katan 22
- (כג) שלא יסריח - ע"י חום הכרים וכסתות. ומותר לזלף חומץ ע"ג בגדים של המת בשביל שלא יסריח למוצאי שבת ויוכלו להתעסק בטהרתו [אחרונים]:(23) Pour qu'il ne se décompose pas – du fait de la chaleur des coussins et des couvertures. Et il est permis d'asperger du vinaigre sur les vêtements du mort, afin qu'il ne se décompose pas d'ici la sortie du Chabbat et qu'on puisse s'occuper de sa purification (A'haronim).
séif katan 23
- (כד) שלא יזיז וכו' - ואם היה המת מלוכלך בטיט וצואה עד שמאוס בעיני רואיו מותר לטלטלו ע"י ככר ותינוק ולרחצו במים בידו ולא ע"י מפה משום סחיטה אבל בלא"ה אסור בכל זה ואפילו ע"י א"י אסור:(24) Qu'il ne lui fasse bouger, etc. – et si le mort était souillé de boue et d'excréments au point d'être repoussant aux yeux de ceux qui le voient, il est permis de le déplacer au moyen d'un pain et d'un nourrisson et de le laver à l'eau avec la main, mais pas au moyen d'un linge, à cause de l'interdit d'essorer (se'hita). Mais sans cela (s'il n'est pas repoussant), tout cela est interdit, et même par un non-Juif c'est interdit.
séif katan 24
- (כה) ומקצת עליו מגולים - דאי לא היו העלין מגולין כלל הרי בע"כ מזיז עפר בידים ואסור ואפילו אם ירצה לתחוב מחט או כוש דרך העפר בצנון וליטלו וכמו בס"ט ג"כ אסור דנראה כעושה גומא [מ"מ] ויש מקילין ע"י תחיבת מחט וכוש:(25) Et une partie de ses feuilles est découverte – car si les feuilles n'étaient pas du tout découvertes, il déplacerait forcément la terre avec les mains, et c'est interdit. Et même s'il voulait planter une aiguille ou un fuseau à travers la terre dans le radis et le retirer ainsi, comme au séif 9, c'est aussi interdit, car il semble faire un trou (Maamar Mordekhaï). Et certains sont indulgents pour le retirer en y plantant une aiguille ou un fuseau.
séif katan 25
- (כו) ולא השריש - דאי השריש אפילו אם היה גם גוף הצנון מגולין מלמעלה ג"כ אסור להזיזן ממקומן משום תולש:(26) Et n'a pas pris racine – car s'il avait pris racine, même si le corps du radis était aussi découvert par le haut, il serait également interdit de le bouger de sa place, à cause de l'interdit d'arracher (tolech).
séif katan 26
- (כז) וגם לא וכו' - דאם היה נתכוין לזריעה אף שלא השריש אסור כיון שמתחלה היה רוצה בהשרשתן וטמונין בקרקע כדרך הזריעה ועיין במ"א שהקשה ע"ז מהא דקי"ל בגמרא [והובא לעיל בסימן ש"י ס"ב] דחטין שזרען בקרקע ועדיין לא השרישו דמותר ללקטן ולאכלן ומ"מ אין לזוז מפסק המחבר דכן נמצא בכמה ראשונים [הרוקח והרמב"ן בחידושיו והמאירי] וההיא דלעיל תירץ המאירי דמיירי כשלא היו הזרעים עדיין מכוסין בעפר:(27) Et non plus, etc. – car s'il avait l'intention de semer (de planter les radis), même s'ils n'ont pas pris racine, c'est interdit, puisqu'au départ il voulait qu'ils prennent racine, et qu'ils sont enfouis dans le sol à la manière de l'ensemencement. Et voir le Maguen Avraham, qui a objecté à cela à partir de ce que nous retenons dans la Guemara [et qui a été rapporté plus haut, au siman 310, séif 2] : des grains de blé que l'on a semés dans le sol et qui n'ont pas encore pris racine, il est permis de les ramasser et de les manger. Et néanmoins, il ne faut pas s'écarter de la décision de l'auteur, car elle se trouve chez plusieurs Richonim [le Roké'ah, le Ramban dans ses 'Hidouchim, et le Méïri]. Et quant au cas cité plus haut, le Méïri a répondu qu'il s'agit d'un cas où les semences n'étaient pas encore recouvertes de terre.
séif katan 27
- (כח) אע"פ שבנטילתו וכו' - ר"ל דמ"מ רק טלטול מן הצד הוא וכונתו הוא בשביל לקיחת הצנון דהוא דבר המותר. כתבו האחרונים דההיתר דלקיחת הצנון מהארץ מיירי כשטמונין בשדה דאי בבית אסור שמא יבא להשוות אח"כ הגומות שבקרקע הבית שנעשה עי"ז [ואך אם הם טמונין בחול ועפר שמונחין בקרן זוית והכניסן לעשות בו צרכיו מותר להוציאן ואפילו לא היה מגולה כלל מלמעלה וכמו שנתבאר לעיל בסימן ש"ח סל"ח וע"ז רמז בהג"ה בס"ט] וכעין זה איתא בגמרא ג"כ גבי עמודים של אורג שהיו תקועין בקרקע הבית שאסור לטלטלן ממקומן שמא יבא להשוות הגומות אח"כ:(28) Bien qu'en le retirant, etc. – c'est-à-dire que néanmoins ce n'est qu'un déplacement par le côté, et son intention vise à prendre le radis, qui est une chose permise. Les A'haronim ont écrit que la permission de prendre le radis de la terre concerne le cas où ils sont enfouis dans un champ ; car s'ils sont enfouis dans la maison, c'est interdit, de peur qu'il en vienne ensuite à niveler les trous qui se sont formés de ce fait dans le sol de la maison. [Toutefois, s'ils sont enfouis dans du sable et de la terre posés dans un coin, qu'on y a apportés pour s'en servir pour ses besoins, il est permis de les en sortir, même s'ils n'étaient pas du tout découverts par le haut, comme cela a été expliqué plus haut au siman 308, séif 38 ; et c'est à cela que fait allusion la glose (du Rema) au séif 9.] Et on trouve quelque chose de semblable dans la Guemara aussi, au sujet des montants du tisserand qui étaient plantés dans le sol de la maison : il est interdit de les déplacer de leur place, de peur qu'il en vienne ensuite à niveler les trous.
séif katan 28
- (כט) ואפי' הניחו וכו' - ר"ל דאף דבעלמא אם הניח דבר מוקצה על איזה כלי ע"ד שישאר שם כל השבת לכו"ע נעשה הכלי גופא ג"כ מוקצה מטעם בסיס לדבר האסור וכנ"ל בסימן ש"ט ס"ד מ"מ הכא לא נעשה הצנון בסיס להעפר שעל גבו מטעם דאין באכלין וכו' ור"ל דבאוכלין אלו לא שייך בסיס דהלא לא היתה כונתו בהטמנה שיהא האוכל משמש להעפר אלא אדרבה שיהא העפר משמש להאוכל וה"ה לענין פירות הטמונין בתבן דלקמיה אפי' היה דעתו שישארו שם כל השבת ג"כ לא נעשו הפירות בסיס להתבן שעל גבן מטעם הנ"ל:(29) Et même s'il les a posés, etc. – c'est-à-dire que bien que d'ordinaire, si l'on a posé un objet mouktsé sur un objet quelconque dans l'intention qu'il y reste tout le Chabbat, selon tous les avis l'objet lui-même devient aussi mouktsé, en tant que support d'une chose interdite (bassis ledavar haassour), comme mentionné plus haut au siman 309, séif 4, néanmoins ici le radis ne devient pas un support pour la terre qui est sur lui, pour la raison que « pour les aliments, il n'y a pas, etc. ». Cela veut dire que pour ces aliments, la notion de support ne s'applique pas, car son intention en les enfouissant n'était pas que l'aliment serve à la terre, mais au contraire que la terre serve à l'aliment. Et il en va de même pour les fruits enfouis dans la paille, dont il est question juste après : même s'il avait l'intention qu'ils restent là tout le Chabbat, les fruits ne deviennent pas non plus un support pour la paille qui est sur eux, pour la raison mentionnée.
séif katan 29
- (ל) וטלטול בגופו - פירוש שאינו נוגע בידו כ"א בגופו או בשאר אבריו מקילינן בו יותר משאר טלטול מן הצד וע"כ מותר אפילו לצורך דבר האסור:(30) Et le déplacement avec son corps – explication : lorsqu'il ne le touche pas avec sa main, mais seulement avec son corps ou ses autres membres, nous sommes plus indulgents que pour un autre déplacement par le côté ; c'est pourquoi c'est permis même pour les besoins d'une chose interdite.
séif katan 30
- (לא) דסתמו וכו' - היינו במקומות שמסיקין בקש אבל במקומותינו סתמא עומד למאכל בהמה או לשכיבה ומותר לנענעו אפילו ביד. ודע דהשו"ע מיירי שהקש לא הונח על המטה לשם שכיבה דאי הונח במבע"י לשם שכיבה תו נסתלק ממנו שם מוקצה בכל מקום:(31) Car d'ordinaire, etc. – c'est-à-dire dans les endroits où l'on chauffe avec de la paille (kach, chaume) ; mais dans nos contrées, d'ordinaire elle est destinée à la nourriture du bétail ou pour s'y coucher, et il est permis de la remuer même avec la main. Et sache que le Choulhan Aroukh parle du cas où la paille n'a pas été posée sur le lit dans le but de s'y coucher ; car si elle a été posée encore de jour (avant Chabbat) dans le but de s'y coucher, le statut de mouktsé lui est retiré en tout lieu.
séif katan 31
- (לב) מנענעו בגופו - כדי שיהא צף ורך לשכב עליו:(32) Il la remue avec son corps – afin qu'elle soit gonflée et moelleuse pour s'y coucher.
séif katan 32
- (לג) שהרי הכינו וכו' - היינו אפילו אם לא חשב בהדיא לשכב עליו חשבינן ע"י מעשה זו כאלו חשב ואם חשב בהדיא מהני אפילו בלא כר וכסת וכמו שכתב הרמ"א:(33) Puisqu'il l'a préparée, etc. – c'est-à-dire que même s'il n'a pas pensé explicitement à s'y coucher, nous considérons, du fait de cet acte, que c'est comme s'il y avait pensé. Et s'il y a pensé explicitement, cela suffit même sans coussin ni couverture, comme l'a écrit le Rema.
séif katan 33
- (לד) וכן אם חשב - פי' אפילו הניחו להקש על המטה בסתמא ואח"כ חישב עליו:(34) Et de même s'il y a pensé – explication : même s'il a posé la paille sur le lit sans intention précise, et qu'ensuite il a pensé à s'y coucher.
séif katan 34
- (לה) בתבן או בקש - תבן הוא הקנה הנקצר עם השבולת וקש הוא מה שנשאר בשדה אחר הקצירה:(35) Dans de la paille (tévèn) ou du chaume (kach) – le tévèn est la tige coupée avec l'épi, et le kach est ce qui reste dans le champ après la moisson.
séif katan 35
- (לו) המוקצים - לאפוקי אם הזמינן למאכל בהמה או לשכיבה ובמקומותינו סתם תבן מיוחד למאכל בהמה ועיין לעיל בסימן ש"ח במ"ב סקי"ח מה שכתבנו לענין חבילות של תבן:(36) Qui sont mouktsé – à l'exclusion du cas où on les a destinés à la nourriture du bétail ou pour s'y coucher. Et dans nos contrées, la paille ordinaire est réservée à la nourriture du bétail. Et voir plus haut, au siman 308, dans la Michna Beroura, séif katan 18, ce que nous avons écrit au sujet des bottes de paille.
séif katan 36
- (לז) יכול לתחוב וכו' - דהוי טלטול מן הצד לצורך דבר המותר ושרי כדלעיל בס"ח. וכ"ז כשהיה טמון בתבן המוקצה שמונח במקומו ועומד להסקה אבל אם לקח בע"ש מקצת ממנו והטמין בו פירות זה ודאי נסתלק מעל התבן שם מוקצה דהרי הכינו להטמין בו פירות ומותר לטלטל התבן בהדיא:(37) Il peut planter, etc. – car c'est un déplacement par le côté pour les besoins d'une chose permise, et c'est permis, comme plus haut au séif 8. Et tout cela, lorsque le fruit était enfoui dans la paille mouktsé posée à sa place et destinée au chauffage ; mais s'il en a pris une partie la veille de Chabbat et y a enfoui des fruits, alors certainement le statut de mouktsé a été retiré de la paille, puisqu'il l'a préparée pour y enfouir des fruits, et il est permis de déplacer la paille directement.
séif katan 37
- (לח) ובעפר - היינו בעפר שהוא צבור בבית להשתמש בו דאין עלייהו שם מוקצה. והנה לפי מה שנתבאר בסימן זה דטלטול מן הצד לצורך דבר האסור אסור תדע לנכון דמה שנוהגין איזה אנשים למכור בשבת ולקבל המעות בכלי או ע"י בגד או גורר בסכין מלבד הרעה הגדולה של מקח וממכר בשבת כמה סמיות עינים יש בזה דאף כשנימא דזהו טלטול מן הצד הלא הוא בשביל דבר האסור שהוא המעות ואין שום ספק שהוא איסור גמור:(38) Et dans la terre – c'est-à-dire de la terre amassée dans la maison pour s'en servir, sur laquelle il n'y a pas le statut de mouktsé. Or, d'après ce qui a été expliqué dans ce siman, à savoir qu'un déplacement par le côté pour les besoins d'une chose interdite est interdit, sache avec certitude que ce que certaines personnes ont l'habitude de faire — vendre le Chabbat et recevoir l'argent dans un récipient, ou au moyen d'un vêtement, ou en le tirant avec un couteau — outre le grand mal que constituent l'achat et la vente le Chabbat, combien d'aveuglement il y a en cela ! Car même si l'on disait que c'est un déplacement par le côté, c'est pourtant pour une chose interdite, à savoir l'argent, et il n'y a aucun doute que c'est un interdit total.
séif katan 38