Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 304 →- (א) אדם וכו' - וכדי להקל על המעיין לידע טעם חלוקי הדינים המבוארים בסימן זה אקדים הקדמה קטנה וכפי מה שמבואר בגמרא ופוסקים. דהנה תרי קראי כתיבי חד למען ינוח עבדך ואמתך כמוך זה קאי על עבד שמל וטבל לשם עבדות וקבל עליו כל מצות עבדים דהיינו כל מה שאשה חייבת וא"כ גם מצות שבת בכלל ואסור לעשות מלאכה בשבת ואתי האי קרא לאורויי דשביתת העבד מוטל גם על רבו שהוא מצווה עליו למנעו מעשות מלאכה אפילו לצורך עצמו של העבד ועוד כתיב קרא וינפש בן אמתך והגר ודרשו חז"ל דקאי על עבד הקנוי לישראל קנין הגוף אבל לא מל וטבל רק קיבל עליו ז' מצות בני נח דגם לזה צריך רבו למנעו מלעשות מלאכה עבורו בשבת וה"ה דאסור מן התורה לכל ישראל לצוות לו לעשות מלאכה עבורם בשבת אבל לעצמו מותר עבד כזה לעשות מלאכה בשבת כיון דשבת אינו נכלל תוך ז' מצות בני נח ודינו כגר תושב דאינו מוזהר על השבת ומ"מ אסור מה"ת לישראל לצוות לו לעשות מלאכה עבורו וכדכתיב וינפש בן אמתך והגר. ועבד הקנוי לישראל קנין גוף ולא מל ולא טבל וגם לא קיבל עליו אפילו ז' מצות בני נח בזה נחלקו הפוסקים אם גם ע"ז מצווים אנו על שביתתו וכמו שיתבאר:(1) Un homme, etc. – afin de faciliter la tâche à celui qui étudie, pour qu'il connaisse la raison des distinctions entre les lois expliquées dans ce siman, je ferai précéder une petite introduction, selon ce qui est expliqué dans la Guemara et les décisionnaires. Voici, deux versets sont écrits. L'un : « afin que se reposent ton esclave et ta servante comme toi » (Deutéronome 5, 14) ; il se rapporte à un esclave qui a été circoncis et s'est immergé au titre de l'esclavage, et qui a accepté toutes les mitsvot des esclaves, c'est-à-dire tout ce à quoi une femme est obligée ; dès lors, le commandement du Chabbat aussi est inclus, et il lui est interdit de faire un travail le Chabbat ; et ce verset vient enseigner que le repos de l'esclave incombe aussi à son maître, qui est tenu de l'empêcher de faire un travail, même pour les besoins propres de l'esclave. Un autre verset est écrit : « et que se reposent le fils de ta servante et l'étranger » (Exode 23, 12) ; nos Sages ont interprété qu'il se rapporte à un esclave acquis par un Juif d'une acquisition du corps, mais qui n'a pas été circoncis ni immergé, et a seulement accepté les sept commandements des fils de Noé : pour celui-là aussi, son maître doit l'empêcher de faire un travail pour lui le Chabbat ; et de même, il est interdit par la Torah à tout Juif de lui ordonner de faire un travail pour eux le Chabbat. Mais pour lui-même, un tel esclave a le droit de faire un travail le Chabbat, puisque le Chabbat n'est pas inclus dans les sept commandements des fils de Noé, et sa loi est celle d'un guer tochav (résident étranger), qui n'est pas mis en garde au sujet du Chabbat ; néanmoins, il est interdit par la Torah à un Juif de lui ordonner de faire un travail pour lui, comme il est écrit : « et que se reposent le fils de ta servante et l'étranger ». Et un esclave acquis par un Juif d'une acquisition du corps, qui n'a été ni circoncis ni immergé, et n'a pas même accepté les sept commandements des fils de Noé : à son sujet les décisionnaires divergent pour savoir si nous sommes aussi tenus de veiller à son repos, comme cela sera expliqué.
séif katan 1
- (ב) על שביתת עבדו - דמצוה על רבו לשמרו ולמנעו מעשות מלאכה אפילו לצורך עצמו וכנ"ל. ומותר להשכיר עבדו לא"י בימי החול אם מתנה עמו שלא יעשה בו מלאכה בשבת ולא דמי לבהמתו דמבואר לעיל בסימן רמ"ו ס"ג דאסור להשכירה לא"י בכי האי גוונא דאין הא"י נאמן על כך דהכא הא"י לא יעשה מלאכה בע"כ של עבד ויש לעבד נאמנות ע"ז [פמ"ג]:(2) Au repos de son esclave – car c'est une obligation pour son maître de le surveiller et de l'empêcher de faire un travail, même pour ses propres besoins, comme mentionné plus haut. Et il est permis de louer son esclave à un non-Juif pour les jours de semaine, s'il stipule avec lui qu'il ne lui fera pas faire de travail le Chabbat ; et ce n'est pas comparable à son animal, dont il est expliqué plus haut, au siman 246, séif 3, qu'il est interdit de le louer à un non-Juif de cette manière, car le non-Juif n'est pas digne de confiance à cet égard ; car ici, le non-Juif ne fera pas faire de travail contre la volonté de l'esclave, et l'esclave est digne de confiance à ce sujet [Peri Megadim].
séif katan 2
- (ג) הנוהגות בעבד - דהיינו כל המצות שהאשה חייבת:(3) Qui s'appliquent à un esclave – c'est-à-dire tous les commandements auxquels la femme est obligée.
séif katan 3
- (ד) הרי הוא כגר תושב - גר תושב מקרי כל שקבל עליו לקיים שבע מצות בני נח ושלא לעבוד ע"ג אפילו בשיתוף:(4) Il est comme un guer tochav – est appelé guer tochav quiconque a accepté d'observer les sept commandements des fils de Noé et de ne pas pratiquer l'idolâtrie, même en association (chitouf).
séif katan 4
- (ה) לעצמו - היינו מלאכת עצמו כגון תפירת בגדיו ותיקון מנעליו וכיו"ב או שעושה להשתכר כדי שיהיו לו מזונותיו בריוח יתר על הספקת אדוניו:(5) Pour lui-même – c'est-à-dire son propre travail, par exemple coudre ses vêtements, réparer ses chaussures et autres choses semblables, ou bien il travaille pour gagner de l'argent, afin d'avoir sa subsistance en abondance, au-delà de ce que lui fournit son maître.
séif katan 5
- (ו) אבל לא לרבו - היינו אפילו לא צוהו רבו בהדיא על המלאכה ג"כ אסור דמסתמא על דעת רבו הוא עושה והזהירה התורה ע"ז למנעו וכדכתיב וינפש בן אמתך והגר וכנ"ל בסק"א. ואפילו מלאכה דרבנן אסור ג"כ לעשות בשביל רבו ויש מקילין בזה אם לא הזהירו רבו בהדיא ע"ז כיון שהוא רק מלאכה דרבנן:(6) Mais non pour son maître – c'est-à-dire que même si son maître ne lui a pas ordonné explicitement ce travail, c'est aussi interdit, car vraisemblablement il le fait pour le compte de son maître, et la Torah a mis en garde le maître à ce sujet pour qu'il l'en empêche, comme il est écrit : « et que se reposent le fils de ta servante et l'étranger », comme mentionné plus haut au séif katan 1. Et même un travail interdit d'ordre rabbinique, il lui est aussi interdit de le faire pour son maître ; et certains sont indulgents en cela si son maître ne le lui a pas enjoint explicitement, puisque ce n'est qu'un travail d'ordre rabbinique.
séif katan 6
- (ז) ואסור לכל ישראל - היינו מן התורה דכיון דכבר קבל עליו שבע מצות לכו"ע הוי דינו כגר תושב דאסרה התורה לישראל לעשות מלאכה על ידו:(7) Et il est interdit à tout Juif – c'est-à-dire par la Torah, car puisqu'il a déjà accepté les sept commandements, selon tous les avis sa loi est celle d'un guer tochav, par l'intermédiaire duquel la Torah a interdit à un Juif de faire faire un travail.
séif katan 7
- (ח) ואם לא קבל - ר"ל דה"ה ג"כ אם לא קבל עליו שום מצוה אפ"ה כיון שהוא עבד ישראל הקנוי לו קנין הגוף ס"ל לדעה זו דדינו שוה לקבל עליו שבע מצות ואסור לעשות מלאכה בשביל שום ישראל וכנ"ל:(8) Et s'il n'a pas accepté – il veut dire : il en est de même s'il n'a accepté aucun commandement ; malgré cela, puisqu'il est l'esclave d'un Juif, acquis par lui d'une acquisition du corps, cet avis estime que sa loi est la même que s'il avait accepté les sept commandements, et il lui est interdit de faire un travail pour quelque Juif que ce soit, comme mentionné plus haut.
séif katan 8
- (ט) לומר לעבד ישראל - דדוקא אמירה לסתם א"י שאינו אלא שבות התירו בדברים אלו אבל בעבד א"י של ישראל שמוזהרין עליו מן התורה אין לו היתר אלא בפיקוח נפש:(9) De le dire à l'esclave d'un Juif – car c'est seulement le fait de le dire à un non-Juif ordinaire, qui n'est qu'un chevout (interdit rabbinique), qu'on a permis dans ces cas ; mais pour l'esclave non-juif d'un Juif, au sujet duquel on est mis en garde par la Torah, il n'y a de permission qu'en cas de danger de mort.
séif katan 9
- (י) ויש חולקים ומתירים בזה - היינו בזה שהעבד הוא נכרי גמור ואפ"ה ס"ל לדעה ראשונה דהוא שוה לקבל עליו שבע מצות דאסור אפילו לישראל אחר לומר לו לעשות לו מלאכה וע"ז חולקים וס"ל דבזה לא אסרה התורה אלא לעשות מלאכה בשביל רבו וכדכתיב וינפש בן אמתך אבל לשאר איש ישראל לא עדיף משאר א"י דעלמא דאינו אסור רק מדרבנן וממילא לצורך חולה אפילו אין בו סכנה מותר:(10) Et certains contestent et permettent en cela – c'est-à-dire dans ce cas où l'esclave est un non-Juif complet : malgré cela, le premier avis estime qu'il est comme celui qui a accepté les sept commandements, et qu'il est interdit même à un autre Juif de lui dire de lui faire un travail ; sur cela ils contestent et estiment que, dans ce cas, la Torah n'a interdit que de faire un travail pour son maître, comme il est écrit : « et que se reposent le fils de ta servante » ; mais pour un autre Juif, il ne vaut pas mieux que les autres non-Juifs en général, pour lesquels ce n'est interdit que d'ordre rabbinique ; par conséquent, pour les besoins d'un malade, même s'il n'est pas en danger, c'est permis.
séif katan 10
- (יא) אם היה עושה וכו' - היינו דאף דמבואר לעיל שמצווה על שביתת עבדו בין כשקבל עליו ז' מצות ובין כשלא קבל עליו שלא יעשה מלאכה עבורו היינו דוקא בדניחא ליה במלאכה זו דאז אמרינן דמסתמא עושה על דעתו וע"כ מחויב להפרישו מזה משא"כ כשניכר שאין עושה לדעתו הוי כמלאכת עצמו ואינו מוטל עליו למנעו:(11) S'il faisait, etc. – c'est-à-dire que, bien qu'il soit expliqué plus haut qu'on est tenu de veiller au repos de son esclave – qu'il ait accepté les sept commandements ou qu'il ne les ait pas acceptés – afin qu'il ne fasse pas de travail pour lui, cela ne s'applique que lorsque ce travail lui convient, au maître : alors nous disons que vraisemblablement il le fait pour son compte, et c'est pourquoi il est obligé de l'en séparer ; ce qui n'est pas le cas lorsqu'il est reconnaissable qu'il ne le fait pas pour son compte : c'est comme son propre travail, celui de l'esclave, et il ne lui incombe pas de l'en empêcher.
séif katan 11
- (יב) ולישראל אחר וכו' - דדוקא גבי רבו שהוא עבדו אמרינן דמסתמא כל מה שהוא עושה על דעת רבו עושה משא"כ בזה אף שהוא עושה לדעת ישראל כל שלא צוהו ומתחיל העבד או הגר תושב לעשות מאליו אמרינן דהעיקר אדעתיה דנפשיה עביד להרויח לבסוף ממלאכתו ואינו אסור אא"כ מצוהו לעשות וכנ"ל בסק"ז:(12) Et pour un autre Juif, etc. – car c'est seulement à l'égard de son maître, dont il est l'esclave, que nous disons que vraisemblablement tout ce qu'il fait, il le fait pour le compte de son maître ; ce qui n'est pas le cas ici : bien qu'il le fasse pour le compte d'un Juif, tant que celui-ci ne le lui a pas ordonné et que l'esclave ou le guer tochav commence à le faire de lui-même, nous disons que l'essentiel est qu'il agit pour son propre compte, pour gagner finalement quelque chose de son travail ; et ce n'est interdit que si le Juif lui ordonne de le faire, comme mentionné plus haut au séif katan 7.
séif katan 12
- (יג) מותר - ועיין סימן רנ"ב סוף ס"ב דלפעמים צריך למחות מדרבנן:(13) C'est permis – et voir le siman 252, fin du séif 2, que parfois il faut protester, d'ordre rabbinique.
séif katan 13
- (יד) ובלבד שלא יהנה - והיינו מדרבנן דלא עדיף העבד משאר אינו יהודי דעלמא שעשה מלאכה לדעת ישראל שאסור לישראל ליהנות מאותה המלאכה בשבת וכנ"ל בריש סימן רע"ו:(14) Pourvu qu'il ne profite pas – et c'est d'ordre rabbinique, car l'esclave ne vaut pas mieux que n'importe quel autre non-Juif qui a fait un travail pour le compte d'un Juif, où il est interdit au Juif de profiter de ce travail le Chabbat, comme mentionné plus haut au début du siman 276.
séif katan 14
- (טו) וי"א שכל וכו' - ס"ל דלא הזהירה התורה על עבד של ישראל לענין שבת אלא ביש עליו עכ"פ קצת מצות דהיינו שבע מצות בני נח וכמבואר בב"י ע"ש ועיין בא"ר שהביא בשם כמה פוסקים דלמעשה יש להחמיר כסברא הראשונה. אסור לומר למומר וקראים לעשות לו מלאכה בשבת ויו"ט דעובר משום לפני עור [פמ"ג]:(15) Et certains disent que, tant que, etc. – ils estiment que la Torah n'a mis en garde au sujet de l'esclave d'un Juif, concernant le Chabbat, que lorsqu'il a sur lui au moins quelques commandements, c'est-à-dire les sept commandements des fils de Noé, comme il est expliqué dans le Beit Yossef ; voir là-bas. Et voir l'Eliya Rabba, qui a rapporté au nom de plusieurs décisionnaires qu'en pratique il faut être rigoureux selon le premier avis. Il est interdit de dire à un apostat ou à des Karaïtes de lui faire un travail le Chabbat et le Yom Tov, car on transgresse l'interdit de « devant un aveugle » (lifné ivèr : faire trébucher autrui) [Peri Megadim].
séif katan 15
- (טז) וכל עבד וכו' - אי קאי גם אעבד שלא מל וטבל עיין בתו"ש ופמ"ג:(16) Et tout esclave, etc. – quant à savoir si cela se rapporte aussi à un esclave qui n'a pas été circoncis ni immergé, voir le Tossefet Chabbat et le Peri Megadim.
séif katan 16
- (יז) אסור לצאת וכו' - הנה מתחלה סתם הדבר ואח"כ ביאר דאם יש בו תרתי למעליותא דהיינו שהחותם היה של טיט והוא תלוי בצוארו מותר לצאת בו דלמאי ניחוש לה דלשמא יסירנה בידו ויביאנה ד"א בר"ה בודאי ליכא למיחש דאית עליה אימתא דרביה שיאמר שהסירה כדי להראות שהוא בן חורין ולשמא יפסק וישבר החותם מאליו בר"ה ואתי לאתויי אח"כ לביתו ג"כ ליכא למיחש דלמאי יביאנו דחותם שבור של טיט לא חזי למידי ואם כדי להראות לרבו שהוא כפוף לו ואוחז בידו החותם של עבדות זה אינו סימן כלל על עבדות כ"א כשתלוי בצוארו או בכסותו אבל אי אית ביה חדא למעליותא שהיה תלוי החותם בכסותו או שהיה החותם של מתכות שהוא חשוב אסור לצאת בו לר"ה וכדלקמיה:(17) Il lui est interdit de sortir, etc. – voici, au début il a énoncé la chose sans réserve, puis il a expliqué que s'il y a en lui deux avantages, c'est-à-dire que le sceau était d'argile et qu'il est suspendu à son cou, il lui est permis de sortir avec. Car que craindrions-nous ? Qu'il ne l'ôte de sa main et ne le porte sur quatre coudées dans le domaine public ? Il n'y a certainement pas à le craindre, car il a sur lui la crainte de son maître, qui dirait qu'il l'a ôté pour montrer qu'il est un homme libre. Que le sceau ne se détache et ne se brise de lui-même dans le domaine public, et qu'il n'en vienne ensuite à le porter jusqu'à sa maison ? Il n'y a pas non plus à le craindre, car pourquoi le rapporterait-il ? Un sceau d'argile brisé ne sert à rien. Et si c'est pour montrer à son maître qu'il lui est soumis, en tenant à la main le sceau d'esclavage ? Ce n'est pas du tout un signe d'esclavage, sauf lorsqu'il est suspendu à son cou ou à son vêtement. Mais s'il n'y a en lui qu'un seul avantage – que le sceau était suspendu à son vêtement (bien qu'en argile), ou que le sceau était de métal, qui a de la valeur (bien que suspendu au cou) –, il lui est interdit de sortir avec dans le domaine public, comme il est dit ci-après.
séif katan 17
- (יח) אבל לא בכסותו - דילמא מיפסק החותם מאליו ומירתת מרבו שיאמר שהסירו כדי להראות לכל שהוא בן חורין ויקפל טליתו כדי שלא יתראה מקום החותם וישאנו על כתפו ודמי הטלית על כתפו כמשאוי:(18) Mais non à son vêtement – de peur que le sceau ne se détache de lui-même, et qu'il n'ait peur de son maître, qui dirait qu'il l'a ôté pour montrer à tous qu'il est un homme libre, et qu'il ne plie son châle afin que l'endroit du sceau ne se voie pas, et ne le porte sur son épaule ; or le châle sur son épaule est comme un fardeau.
séif katan 18
- (יט) ובשל מתכות וכו' - דכיון שהוא חשוב וקפיד עליו רבו שלא יאבד חיישינן דילמא מיפסק ואתי לאתויי ד' אמות בר"ה:(19) Et s'il est de métal, etc. – car puisqu'il a de la valeur et que son maître tient à ce qu'il ne se perde pas, nous craignons qu'il ne se détache et qu'il n'en vienne à le porter sur quatre coudées dans le domaine public.
séif katan 19
- (כ) בכל ענין - היינו אפילו כשהוא תלוי על צוארו והטעם דכיון שהוא עשה לעצמו אינו מירתת מרבו כשיסירנו וחיישינן דילמא שקיל ליה בידיה ויביאנו ד"א בר"ה:(20) Dans tous les cas – c'est-à-dire même lorsqu'il est suspendu à son cou. La raison est que, puisqu'il l'a fait lui-même, il n'a pas peur de son maître lorsqu'il l'ôte, et nous craignons qu'il ne le prenne à la main et ne le porte sur quatre coudées dans le domaine public.
séif katan 20
- (כא) אם אמר לו האדון וכו' - שאם ירצה שלא לזונו ושיחזור העבד על הפתחים הרשות בידו וא"כ עושה העבד לעצמו:(21) Si le maître lui a dit, etc. – car s'il veut ne pas le nourrir, et que l'esclave aille mendier aux portes, il en a le droit ; dès lors, l'esclave travaille pour lui-même.
séif katan 21
- (כב) כיון שהתנה עמו מבע"י - לאפוקי להתנות בשבת דאסור. ואם לא אמר ליה כלל אלא העבד עושה מעצמו ורוצה ליזון ממנו הביא באליהו רבא בשם ספר משאת בנימין דמותר כיון שאין הישראל אומר לו שיעשנה ובלבושי שרד בריש סימן זה משמע דאין להקל בזה:(22) Puisqu'il a stipulé avec lui de jour – à l'exclusion de le stipuler le Chabbat, ce qui est interdit. Et s'il ne lui a rien dit du tout, mais que l'esclave travaille de lui-même et veut s'en nourrir, l'Eliya Rabba a rapporté au nom du livre Massat Binyamin que c'est permis, puisque le Juif ne lui dit pas de le faire ; et dans le Levouché Srad, au début de ce siman, il ressort qu'il ne faut pas être indulgent en cela.
séif katan 22
- (כג) עושה הוא וכו' - ר"ל אפילו בבית רבו כיון שהוא בצינעא וכדמסיים וכ"ש אם מרויח אצל אינו יהודי אבל לא יעשה לצורך ישראל אחר אפילו בצינעא דהא מ"מ עבד ישראל הוא:(23) Il travaille, etc. – il veut dire : même dans la maison de son maître, puisque c'est discrètement, comme il le conclut ; et à plus forte raison s'il gagne de l'argent chez un non-Juif ; mais il ne travaillera pas pour les besoins d'un autre Juif, même discrètement, car il est malgré tout l'esclave d'un Juif.
séif katan 23
- (כד) א"י גמור - אבל אם קבל עליו השבע מצות הלא הוא גר תושב ואסור לעשות מלאכה לישראל אף למי שאינו רבו וכנ"ל. ועיין ברמב"ם פי"ד מהל' איסורי ביאה דאין מקבלין גר תושב בזמן שאין היובל נוהג וכן עבד שאינו רוצה לקבל עליו מצות כ"א ז' כמו גר תושב ג"כ אין מקבלין אותו בזמן שאין היובל נוהג והראב"ד שם חולק ע"ז עי"ש:(24) Un idolâtre complet – mais s'il a accepté les sept commandements, il est un guer tochav, et il lui est interdit de faire un travail pour un Juif, même pour celui qui n'est pas son maître, comme mentionné plus haut. Et voir le Rambam, chapitre 14 des lois des Relations interdites, qu'on n'accepte pas de guer tochav à l'époque où le Jubilé (Yovel) n'est pas en vigueur ; et de même, un esclave qui ne veut accepter que les sept commandements, comme un guer tochav, on ne l'accepte pas non plus à l'époque où le Jubilé n'est pas en vigueur ; et le Raavad, là-bas, le conteste ; voir là-bas.
séif katan 24
- (כה) שהוא שכיר - ואפילו אם הוא שכיר לכמה שנים מ"מ הרי אינו קנוי לו קנין עולם וע"כ אפילו אם הוא עושה מלאכת רבו אינו אסור מדאורייתא שאיננו בכלל עבדו והמלאכות המותרות לכתחלה ע"י א"י מותר גם על ידו. וכתב ב"י שמהרי"א נסתפק באותן העבדים והשפחות עו"ג שאם רצו להמיר דתן וליכנס לדת ישמעאל יוצאים לחירות אפשר שאע"פ שהם עתה קנויות קנין עולם שמחמת זה הם חשובים רק כשכיר עובד גלולים בעלמא וצ"ע ודעת האחרונים להחמיר בזה מפני שיש בזה חשש איסור תורה וכ"ש אם הוא במקום שאין לו רשות לפי דיניהם להפקיע עצמו בהמרת דתו שבזה ודאי אסור לעשות מלאכה בשבת לישראל:(25) Qui est salarié – même s'il est salarié pour plusieurs années, il ne lui est néanmoins pas acquis d'une acquisition perpétuelle ; c'est pourquoi, même s'il fait le travail de son maître, ce n'est pas interdit par la Torah, car il n'est pas inclus dans l'expression « son esclave » ; et les travaux permis lekhat'hila (a priori) par l'intermédiaire d'un non-Juif sont permis aussi par lui. Et le Beit Yossef a écrit que le Mahari Abouhav a douté au sujet de ces esclaves et servantes idolâtres qui, s'ils voulaient changer de religion et entrer dans la religion d'Ismaël (l'islam), sortiraient en liberté : il est possible que, bien qu'ils soient maintenant acquis d'une acquisition perpétuelle, de ce fait ils ne soient considérés que comme un simple salarié idolâtre ; et cela demande réflexion (tsarikh iyoun). L'avis des A'haronim est d'être rigoureux en cela, parce qu'il y a là une crainte d'interdit de la Torah ; et à plus forte raison s'il se trouve dans un lieu où, selon leurs lois, il n'a pas le droit de s'affranchir en changeant de religion : là, il lui est certainement interdit de faire un travail le Chabbat pour un Juif.
séif katan 25
- (כו) אין רבו מצווה - במקום שהמלך יר"ה גזר שאין שום אדם חוץ מדתם יכולין לקנות עבד ואמה העבדים והשפחות יכולין להעביר אש בשבת דהויין כשכיר בעלמא [רשד"ם וריב"ל] אבל יש חולקים וס"ל דאף עתה גופן קנוי לישראל ועכשיו שפורעים כרגא בעד העבדים והשפחות לכו"ע גופן קנוי ואסורים במלאכה וכן לקולא דהיינו שיכול ממזר לישא שפחה ועבד ממזרת:(26) Son maître n'est pas tenu – dans un lieu où le roi – que sa gloire grandisse – a décrété que nul en dehors de leur religion ne peut acheter d'esclave ou de servante, les esclaves et les servantes peuvent allumer le feu le Chabbat, car ils sont comme de simples salariés [Rachdam et Mahari ben Lev] ; mais certains contestent et estiment que même maintenant leur corps est acquis au Juif ; et maintenant que l'on paie la capitation (karga) pour les esclaves et les servantes, selon tous les avis leur corps est acquis, et il leur est interdit de travailler ; et de même pour l'allègement, c'est-à-dire qu'un mamzer peut épouser une servante, et un esclave une mamzérèt.
séif katan 26