Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 298 →- (א) מברך על הנר וכו' - משום דתחלת ברייתו הוי במו"ש כדאמרינן בפסחים דף נ"ד במו"ש נתן הקב"ה דעה באדה"ר וטחן ב' אבנים זו בזו ויצא מהן אור והא דמברכין במוצאי יוה"כ אף כשאינו חל במו"ש מפני שהוא כעין הבדלה שכל היום היה אסור להשתמש בזה האור אף לאוכל נפש ולא כמו בשאר יו"ט ועכשיו מותר ולכך דעת הי"א דצריך לחזור אחריו כמו להבדלה:(1) Il récite sur la bougie, etc. – parce que le début de sa création (du feu) fut à la sortie du Chabbat, comme nous disons dans (le traité) Pessa'him, page 54 : à la sortie du Chabbat, le Saint, béni soit-Il, donna l'intelligence à Adam le premier homme, et il frotta deux pierres l'une contre l'autre, et il en sortit du feu. Et si l'on récite la bénédiction à la sortie de Yom Kippour, même quand il ne tombe pas à la sortie du Chabbat, c'est parce que c'est une sorte de Havdala : toute la journée il était interdit d'utiliser ce feu, même pour la préparation de la nourriture (okhel néfech), contrairement aux autres Yamim Tovim, et maintenant c'est permis. C'est pourquoi l'avis du « certains disent » est qu'il faut le rechercher, comme pour la Havdala.
séif katan 1
- (ב) בורא מאורי האש - דכמה נהורא איכא בנורא לבנה אדומה וירוקה ואם אמר מאור האש דעת הב"ח דלא יצא אפילו בדיעבד. ואם אמר ברא מאורי האש לשון עבר יצא:(2) « Boré meoré haech » – car il y a plusieurs lumières dans le feu : blanche, rouge et verte (d'où le pluriel). Et s'il a dit « meor haech » (au singulier), l'avis du Ba'h est qu'il ne s'est pas acquitté, même bediavad (a posteriori). Et s'il a dit « bara meoré haech », au passé, il s'est acquitté.
séif katan 2
- (ג) וא"צ לחזור אחריו - שאין מברכין אלא לזכר שנברא האור במו"ש וכנ"ל וע"כ יוכל לברך על הכוס אפילו בלא נר ומתי שיזדמן לו אח"כ שיראה אש ויהנה לאור יברך בורא מאורי האש ואך דוקא בליל מו"ש ולא יותר דעבר זמנו וכדלקמן בסי' רצ"ט ס"ו:(3) Et on n'a pas besoin de la rechercher – car on ne récite la bénédiction qu'en souvenir de ce que le feu fut créé à la sortie du Chabbat, comme dit plus haut ; c'est pourquoi on peut réciter (la Havdala) sur la coupe même sans bougie ; et quand il lui arrivera ensuite de voir un feu et de profiter de sa lumière, il récitera « Boré meoré haech » ; mais seulement dans la nuit de la sortie du Chabbat et pas plus tard, car son temps est passé, comme plus loin, siman 299, séif 6.
séif katan 3
- (ד) מי שאין לו כוס וכו' - ואם משער שיזדמן לו כוס בלילה ורוצה ללמוד קודם שיבוא לידו הכוס מצדד הגרע"א בחידושיו שלא יברך עתה על הנר וטוב יותר שיסדרם על הכוס:(4) Celui qui n'a pas de coupe, etc. – Et s'il estime qu'une coupe se présentera à lui dans la nuit, et qu'il veut étudier avant que la coupe lui parvienne, Rabbi Akiva Eiger, dans ses 'Hidouchim, penche pour qu'il ne récite pas maintenant la bénédiction sur la bougie, et il est préférable qu'il les dise dans l'ordre sur la coupe.
séif katan 4
- (ה) על אבוקה - שאורה רב וטוב להדר שיהיה של שעוה [מ"א בשם כונת האר"י] עוד כתב בשם ס"ח דלא יקח עצי דמשחן שקורין קי"ן בל"א מפני שריחו רע ונראה דהיינו אותן שנשמע מהן ריח רע של זפת והנה לעיל בסימן רס"ד איתא דגם בנר של זפת גופא מדליקין בליל שבת וכן בעיטרן שבודאי ריחו רע אפ"ה היו מדליקין בו אי לאו משום שמא יניח ויצא באמצע הסעודה ובודאי לא עדיף אור הבדלה שאין צריך לחזור אחריו מנר שבת שהוא חובה ואולי דכונת הס"ח שאין זה מן המובחר אף שאורו רב מפני ריחו הרע אבל לא גריע משאר נר שאינו אבוקה גם בפמ"ג כתב שאם אין לו נר אחר יכול לברך עליו:(5) Sur une torche – car sa lumière est grande. Et il est bien de veiller à ce qu'elle soit en cire [Maguen Avraham au nom des Kavanot du Ari]. Il a encore écrit, au nom du Sefer 'Hassidim, qu'on ne prendra pas de bois résineux, qu'on appelle kien en langue allemande, parce que son odeur est mauvaise ; et il semble qu'il s'agisse de ceux dont on sent une mauvaise odeur de poix. Or, plus haut, au siman 264, il est rapporté qu'avec une bougie de poix elle-même on allume la nuit du Chabbat, et de même avec le goudron (itran), dont l'odeur est assurément mauvaise, on aurait néanmoins allumé, s'il n'y avait la crainte qu'il ne la laisse et ne sorte au milieu du repas ; et assurément la lumière de la Havdala, qu'on n'a pas besoin de rechercher, n'est pas plus exigeante que la bougie de Chabbat, qui est une obligation. Peut-être l'intention du Sefer 'Hassidim est-elle que ce n'est pas la meilleure façon, bien que sa lumière soit grande, à cause de sa mauvaise odeur, mais que ce n'est pas inférieur à une autre bougie qui n'est pas une torche. Le Peri Megadim a aussi écrit que s'il n'a pas d'autre bougie, il peut réciter la bénédiction sur elle.
séif katan 5
- (ו) נר אחר - משום היכר שהוא לשם מצוה ונראה דמיירי באופן שאינו יכול לקרב את הנר הזה לנר שבביתו דאל"ה הרי יכול לקיים מצות אבוקה:(6) Une autre bougie – afin qu'il y ait un signe distinctif qu'elle est pour la mitsva. Et il semble qu'il s'agisse du cas où il ne peut pas rapprocher cette bougie de la bougie de sa maison (pour former une torche), car sinon il peut accomplir la mitsva de la torche.
séif katan 6
- (ז) לצורך הבדלה - וכ"ז הוא רק למצוה בעלמא ולא לעיכובא [מאמר מרדכי]:(7) Pour les besoins de la Havdala – et tout cela n'est qu'une simple mitsva et n'est pas indispensable [Maamar Mordekhaï].
séif katan 7
- (ח) ונר שיש לו שתי פתילות - סתם נר שבגמרא ופוסקים היינו נר של שמן וקמ"ל דכיון שאורותיהן מגיעין זה לזה למעלה הוי אבוקה ובנר שלנו אם מונח שם כמה פתילות הוי כמו פתילה עבה ואינה חשובה אבוקה אך אם מפריד ביניהם שעוה או חלב כגון מה שעושין משעוה שהנרות קלועים יחד או שמדביק יחד שתי נרות להדדי בעת הברכה זהו ג"כ חשיב אבוקה ומשמע מדברי המ"א שיראה שיגיעו המאורות להדדי דאז חשיב אבוקה:(8) Et une bougie qui a deux mèches – la bougie mentionnée sans précision dans la Guemara et chez les décisionnaires est une lampe à huile ; et il vient nous enseigner que, puisque leurs lumières se rejoignent en haut, c'est une torche. Mais pour notre bougie, si on y a placé plusieurs mèches, c'est comme une mèche épaisse et elle n'est pas considérée comme une torche ; toutefois, si de la cire ou du suif les sépare — comme ce qu'on fait en cire, où les bougies sont tressées ensemble —, ou s'il colle ensemble deux bougies au moment de la bénédiction, cela aussi est considéré comme une torche. Et il ressort des paroles du Maguen Avraham qu'il doit veiller à ce que les lumières se rejoignent, car alors c'est considéré comme une torche.
séif katan 8
- (ט) נוהגים להסתכל וכו' - הטעם דהא בעינן שיוכל להכיר לאורו בין מטבע למטבע וכדלקמיה ולכך נוהגים להסתכל בצפרנים לראות אם יוכל ליהנות לאורו ולהכיר בין מטבע למטבע כמו שמכיר בין צפורן לבשר ועוד שהצפרנים הן סימן ברכה שהן פרות ורבות לעולם וגם מסתכלים בכפות ידים שיש בשרטוטי היד סימן להתברך בו:(9) On a l'usage de regarder, etc. – la raison : nous exigeons qu'on puisse distinguer à sa lumière entre une pièce et une autre, comme juste après ; c'est pourquoi on a l'usage de regarder les ongles, pour voir si l'on peut profiter de sa lumière et distinguer entre une pièce et une autre, de même qu'on distingue entre l'ongle et la chair. Et de plus, les ongles sont un signe de bénédiction, car ils croissent et se multiplient toujours. Et on regarde aussi les paumes des mains, car dans les lignes de la main il y a un signe pour en être béni.
séif katan 9
- (י) לכפוף האצבעות - היינו הד' אצבעות על גב האגודל:(10) Replier les doigts – c'est-à-dire les quatre doigts sur le dos du pouce.
séif katan 10
- (יא) שאז רואה וכו' - ויש נוהגין לפשוט אח"כ הד' אצבעות ולראות מאחריהם על הצפרנים [מ"א בשם ס' הכונות]:(11) Car alors on voit, etc. – et certains ont l'usage d'étendre ensuite les quatre doigts et de regarder les ongles par derrière [Maguen Avraham au nom du Sefer HaKavanot].
séif katan 11
- (יב) דהיינו שיהיה סמוך - ואפילו אם הוא עומד חוץ לבית כל שהאור גדול שיוכל להכיר במקום שעומד מקרי דבר זה נהנה לאורה ויכול לברך [גמרא]:(12) C'est-à-dire qu'on soit près – et même s'il se tient hors de la maison, tant que la lumière est assez grande pour qu'il puisse distinguer à l'endroit où il se tient, cela s'appelle « profiter de sa lumière », et il peut réciter la bénédiction [Guemara].
séif katan 12
- (יג) שיוכל להכיר - וע"כ אם הוא יוצא בברכת הבדלה מאחרים ורוצה לצאת גם בברכת במ"ה יקרב עצמו אצל האש כשיעור זה כדי שיהיה יוכל לצאת גם בברכת בורא מאורי האש ועיין מש"כ לעיל בסוף סימן רצ"ז:(13) Pour pouvoir distinguer – c'est pourquoi, s'il s'acquitte de la bénédiction de la Havdala par d'autres et veut s'acquitter aussi de la bénédiction « Boré meoré haech », il se rapprochera du feu à cette distance, afin de pouvoir s'acquitter aussi de la bénédiction « Boré meoré haech » ; et vois ce que nous avons écrit plus haut, à la fin du siman 297.
séif katan 13
- (יד) אין מברכין וכו' - ואפילו בדיעבד לא יצא:(14) On ne récite pas la bénédiction, etc. – et même bediavad, il ne s'est pas acquitté.
séif katan 14
- (טו) שלא שבת וכו' - היינו שהודלק באיסור בשבת ואפילו רק בבין השמשות:(15) Qui ne s'est pas reposée, etc. – c'est-à-dire qui a été allumée de façon interdite le Chabbat, et même seulement pendant bein hachemachot (le crépuscule).
séif katan 15
- (טז) לחיה ולחולה - אם אין בהם סכנה דוקא ע"י א"י אבל ע"י ישראל כיון שאסור לו להדליק בשבילם מקרי שלא שבת ממלאכת עבירה אבל כשיש בהם סכנה אפילו ע"י ישראל וכ"ש ע"י א"י ואין חילוק בין אם הדליק להחולה ממדורת ישראל או ממדורה של עצמו כיון שהוא לצורך ישראל ובהיתר הודלק:(16) Pour une accouchée ou pour un malade – s'ils ne sont pas en danger, seulement (si elle a été allumée) par un non-Juif ; mais par un Juif, puisqu'il lui est interdit d'allumer pour eux, elle s'appelle « qui ne s'est pas reposée d'un travail transgressif ». Mais lorsqu'ils sont en danger, (on récite la bénédiction) même (si elle a été allumée) par un Juif, et à plus forte raison par un non-Juif. Et il n'y a pas de différence entre le cas où (le non-Juif) a allumé pour le malade à partir du feu d'un Juif ou à partir de son propre feu, puisque c'est pour les besoins d'un Juif et que cela a été allumé de façon permise.
séif katan 16
- (יז) אם הדליקו א"י - היינו אפילו לצורך עצמו:(17) Si un non-Juif l'a allumée – c'est-à-dire même pour son propre besoin.
séif katan 17
- (יח) בשבת - ואפילו אם אין אנו יודעין תלינן שמסתמא הדליקו בשבת [ב"ח וכן מוכח בגמרא]:(18) Le Chabbat – et même si nous ne le savons pas, nous supposons que, par défaut, il l'a allumée le Chabbat [Ba'h ; et ainsi il ressort de la Guemara].
séif katan 18
- (יט) של עבודת גלולים - ואפילו אם לא הודלק רק במו"ש דהטעם משום דהודלק לכבוד ע"ג ואסור ליהנות ממנו ודוקא כשהשלהבת קשורה בנר או בגחלת של ע"ג דכיון שהגחלת יש בו ממש והשלהבת קשורה בו חל האיסור גם על השלהבת ולכן אין לברך עליה אבל אם ישראל הדליק נר מנר של ע"ג שרי לברך עליה דבזה אין כאן ממשו של איסור רק השלהבת לחוד והשלהבת אין בו ממש [מ"א בשם רש"ל] ועיין בפמ"ג שמצדד דמ"מ לכתחלה אסור לישראל להדליק נרו מנר של עבו"ג אלא דאם הדליק רשאי לברך עליה עי"ש:(19) D'une idolâtrie – et même si elle n'a été allumée qu'à la sortie du Chabbat, car la raison est qu'elle a été allumée en l'honneur de l'idolâtrie et qu'il est interdit d'en tirer profit. Et cela seulement lorsque la flamme est attachée à la bougie ou à la braise de l'idolâtrie : puisque la braise a une substance et que la flamme y est attachée, l'interdit s'applique aussi à la flamme, et c'est pourquoi on ne doit pas réciter la bénédiction sur elle. Mais si un Juif a allumé une bougie à partir d'une bougie d'idolâtrie, il est permis de réciter la bénédiction sur elle, car ici il n'y a pas de substance de l'interdit, mais seulement la flamme, et la flamme n'a pas de substance [Maguen Avraham au nom du Maharchal]. Et vois dans le Peri Megadim, qui penche pour dire que néanmoins il est interdit lekhat'hila à un Juif d'allumer sa bougie à partir d'une bougie d'idolâtrie, mais que s'il l'a allumée, il peut réciter la bénédiction sur elle ; vois là-bas.
séif katan 19
- (כ) שהדליק במו"ש מישראל - וקמ"ל בזה אף דאין מברכין על אור שהדליק הא"י מא"י אחר אף במו"ש דהודלק בהיתר וכדלקמיה התם משום דגזרינן אטו א"י ראשון שהוא הדליקו בשבת שלא יבוא לברך על אורו אבל הכא לא שייך זה ולכך מותר ומיירי שלא הדליק הא"י הנר במסיבת א"י אחרים דאל"ה אמרינן סתם מסבת עובדי גלולים לעבודת גלולים ואסור לברך על הנר וכדלעיל בסימן רצ"ז ס"ב לענין בשמים:(20) Qui a allumé à la sortie du Chabbat à partir d'un Juif – il vient ainsi nous enseigner que, bien qu'on ne récite pas la bénédiction sur une lumière que le non-Juif a allumée à partir d'un autre non-Juif, même à la sortie du Chabbat, alors qu'elle a été allumée de façon permise, comme juste après, là c'est parce que nous décrétons à cause du premier non-Juif, qui l'a allumée le Chabbat, de peur qu'on ne vienne à réciter la bénédiction sur sa lumière ; mais ici cela ne s'applique pas, et c'est pourquoi c'est permis. Et il s'agit du cas où le non-Juif n'a pas allumé la bougie dans un banquet d'autres non-Juifs, car sinon nous disons qu'un banquet d'idolâtres est, par défaut, destiné à l'idolâtrie, et il est interdit de réciter la bénédiction sur la bougie, comme plus haut, siman 297, séif 2, au sujet des épices.
séif katan 20
- (כא) או ישראל מא"י - היינו אפילו אם הא"י הדליק הנר שלו בשבת אפ"ה שרי דהא ע"י הדלקת הישראל ניתוסף אור של היתר על מקצת האור שיש בו מן האור הראשון ועל התוספת של היתר הוא מברך:(21) Ou un Juif à partir d'un non-Juif – c'est-à-dire même si le non-Juif avait allumé sa bougie le Chabbat, c'est néanmoins permis, car par l'allumage du Juif s'est ajoutée une lumière permise à la part de lumière qui provient de la première lumière, et c'est sur cet ajout permis qu'il récite la bénédiction.
séif katan 21
- (כב) אבל א"י שהדליק וכו' - ולא אמרינן בזה דאתוספת אור של היתר שהדליק א"י זה במו"ש הוא מברך דגזרו אטו א"י ראשון ואף דגם על הנר של הא"י הראשון היה אפשר מן הדין לברך עליו דהא ניתוסף במו"ש עליו אור של היתר [דמטבע האש להיות ניתוסף עליו תמיד אור חדש] גזרו חכמים אטו עמוד ראשון דהיינו שיבוא לברך סמוך לחשיכה מיד בעוד שלא ניתוסף ההיתר [גמרא] וכתב המ"א דבדיעבד יצא בזה וא"צ לחזור ולברך כיון דאינו אלא משום גזירה וכ"כ ש"א:(22) Mais si un non-Juif a allumé, etc. – et nous ne disons pas ici qu'il récite la bénédiction sur l'ajout de lumière permise que ce non-Juif a allumé à la sortie du Chabbat, car ils ont décrété à cause du premier non-Juif. Et bien que même sur la bougie du premier non-Juif il serait possible, selon la stricte loi, de réciter la bénédiction, puisqu'une lumière permise s'y est ajoutée à la sortie du Chabbat [car la nature du feu est qu'une lumière nouvelle s'y ajoute constamment], les Sages ont décrété à cause de la première flamme (litt. « la première colonne »), c'est-à-dire qu'on pourrait venir à réciter la bénédiction aussitôt après la tombée de la nuit, alors que la (lumière) permise ne s'est pas encore ajoutée [Guemara]. Et le Maguen Avraham a écrit que bediavad on s'en acquitte et qu'on n'a pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction, puisque ce n'est qu'en raison d'un décret ; et ainsi ont écrit d'autres A'haronim.
séif katan 22
- (כג) אין מברכין עליו - אם הוציא הא"י אש מעצים ואבנים במו"ש מותר לברך בורא מאורי האש על אותו האש דלא שייך למיגזר כאן אבל אם הדליק הא"י נר מזה האש יש לצדד להחמיר דאתי למיחלף ולהתיר גם בנר שהודלק בנר שלא שבת [א"ר ודה"ח דלא כרמ"ע]:(23) On ne récite pas la bénédiction sur elle – si le non-Juif a fait jaillir du feu des bois et des pierres à la sortie du Chabbat, il est permis de réciter « Boré meoré haech » sur ce feu, car il n'y a pas lieu de décréter ici. Mais si le non-Juif a allumé une bougie à partir de ce feu, on peut pencher pour être rigoureux, car on viendrait à confondre et à permettre aussi une bougie allumée à partir d'une bougie qui ne s'est pas reposée [Eliya Rabba et Dérekh Ha'Hayim, contrairement au Rama de Fano].
séif katan 23
- (כד) אין מברכין על נר וכו' - מפני שאורו של א"י נעשה בו מלאכה שהודלק ביוה"כ ואף דבמו"ש מברכין על נר זה התם הטעם שהוא מברך על תוספת שלהבת של היתר שניתוסף ע"י הדלקת הישראל והתוספת הזה כיון שהוא נולד עכשיו הו"ל כאור היוצא מעצים ואבנים במו"ש דמותר לברך עליו משא"כ במוצאי יוהכ"פ מבואר לקמיה בס"ח דאין מברכין על אור היוצא מעצים ואבנים:(24) On ne récite pas la bénédiction sur une bougie, etc. – parce que la lumière du non-Juif a été produite par un travail, puisqu'elle a été allumée à Yom Kippour. Et bien qu'à la sortie du Chabbat on récite la bénédiction sur une telle bougie, là la raison est qu'il récite la bénédiction sur l'ajout de flamme permise qui s'est ajouté par l'allumage du Juif ; et cet ajout, puisqu'il vient de naître maintenant, est comme une lumière qui sort des bois et des pierres à la sortie du Chabbat, sur laquelle il est permis de réciter la bénédiction ; ce qui n'est pas le cas à la sortie de Yom Kippour, où il est expliqué juste après, au séif 8, qu'on ne récite pas la bénédiction sur une lumière sortie des bois et des pierres.
séif katan 24
- (כה) ואם רובן ישראל - ותלינן שהאור הוא של ישראל ומיירי שהוא סמוך כ"כ שיכול להשתמש לאורו כמ"ש ס"ד:(25) Et si la majorité sont des Juifs – nous supposons que la lumière est celle d'un Juif ; et il s'agit du cas où il est assez proche pour pouvoir profiter de sa lumière, comme nous l'avons écrit au séif 4.
séif katan 25
- (כו) מברכין עליו - לפי שגם תחלת בריית האור היה במו"ש ע"י אדה"ר ע"ד זה שהקיש אבנים זה בזה וזה אין שייך במוצאי יוה"כ שלא היה אז תחלת ברייתו וטעם ברכתו הוא לפי שכל היום היה אסור לו להשתמש בהאור ועכשיו הותר לו לכן אין לברך אלא באור ששבת דהיינו שהיה דלוק מבע"י ושבת כל יוה"כ שלא היו יכולין להשתמש בו ועכשיו הותר:(26) On récite la bénédiction sur elle – car le début de la création du feu fut aussi à la sortie du Chabbat, par Adam le premier homme, de cette manière, en frappant des pierres l'une contre l'autre. Et cela ne s'applique pas à la sortie de Yom Kippour, qui n'a pas été le moment du début de sa création : la raison de sa bénédiction (ce soir-là) est que toute la journée il lui était interdit d'utiliser le feu, et maintenant cela lui est permis ; c'est pourquoi on ne doit réciter la bénédiction que sur une lumière qui s'est reposée, c'est-à-dire qui était allumée dès avant la nuit et s'est reposée pendant tout Yom Kippour, sans qu'on puisse l'utiliser, et qui maintenant est permise.
séif katan 26
- (כז) להאיר - אבל אם עשויין כדי להתחמם אין מברכין עליהן שאפילו על הנר אין לברך אם אין עשוי להאיר וכדלקמיה בסי"א:(27) Pour éclairer – mais si elles sont faites pour se chauffer, on ne récite pas la bénédiction sur elles, car même sur une bougie on ne doit pas réciter la bénédiction si elle n'est pas faite pour éclairer, comme juste après, au séif 11.
séif katan 27
- (כח) נר בהכ"נ - ונר של בהמ"ד שבימינו מסתברא דתלוי לפי המקום אם לומדים שם ומדליקין בשביל זה הרי נעשה להאיר:(28) La bougie de la synagogue – et la bougie de la maison d'étude de nos jours, il est raisonnable que cela dépende de l'endroit : si l'on y étudie et qu'on l'allume pour cela, elle est faite pour éclairer.
séif katan 28
- (כט) אם יש שם אדם חשוב - אז נעשה להאיר וכשאין אדם חשוב נעשה לכבוד השכינה והי"א ס"ל להיפך דכשיש אדם חשוב נעשה לכבודו ולא להאיר ובדליכא אדם חשוב שרי דנעשה להאיר מיהו אם יכבנו ויחזור וידליקנו לצורך הבדלה ודאי שרי לכו"ע בכל ענין. איתא בב"י דבארצותינו נוהגין להדליק בבהכ"נ נר מיוחד כדי להבדיל עליו. כתב בספר א"ר דמדתלינן כאן באדם חשוב ש"מ דכל כי האי גוונא כגון שמדליק נר בביתו לכבוד אדם חשוב שבא אליו אין מברכין עליו:(29) S'il y a là un homme important – alors elle est faite pour éclairer ; et quand il n'y a pas d'homme important, elle est faite en l'honneur de la Chekhina. Et le « certains disent » estime l'inverse : quand il y a un homme important, elle est faite en son honneur et non pour éclairer ; et quand il n'y a pas d'homme important, c'est permis, car elle est faite pour éclairer. Toutefois, si on l'éteint et qu'on la rallume pour les besoins de la Havdala, c'est assurément permis de l'avis de tous, dans tous les cas. Il est rapporté dans le Beit Yossef que dans nos pays on a l'usage d'allumer à la synagogue une bougie réservée pour faire la Havdala sur elle. L'Eliya Rabba a écrit que, puisqu'on fait dépendre ici (la règle) d'un homme important, on en déduit que, dans tout cas semblable — par exemple s'il allume une bougie chez lui en l'honneur d'un homme important venu chez lui —, on ne récite pas la bénédiction sur elle.
séif katan 29
- (ל) מברכין עליו - שעשוי להאיר לאכילתו ומיירי שאוכל בבית הסמוך לבהכ"נ והחלונות פתוחים לו דבבהכ"נ אסור לאכול כמ"ש סימן קנ"א. איתא ברא"ש והעתיקו האחרונים דהאידנא אין מברכין כלל על נר של בהכ"נ שאין מדליקין בו רק לכבוד שהרי דולקין הנרות אף ביום והכונה על אותן שדולקין לפני העמוד שהם רק לכבוד אבל אותן שלוקחין כ"א בידו להאיר מברכין [דה"ח] וכמה אנשים נכשלין בזה שלוקחין מנרות של העמוד על הבדלה ואין נכון לעשות כן ואולי כשרוצה לצרף מהן לאבוקה אין להקפיד. ונראה פשוט דעל נר יארצייט אין לברך שאינו עשוי להאיר רק לזכר נשמת המת:(30) On récite la bénédiction sur elle – car elle est faite pour éclairer son repas. Et il s'agit du cas où il mange dans une maison voisine de la synagogue dont les fenêtres lui sont ouvertes, car dans la synagogue il est interdit de manger, comme nous l'avons écrit au siman 151. Il est rapporté dans le Roch, et les A'haronim l'ont recopié, qu'aujourd'hui on ne récite pas du tout la bénédiction sur une bougie de la synagogue, car on ne l'allume que pour l'honneur, puisque les bougies brûlent même le jour. Et il s'agit de celles qui brûlent devant l'amoud (le pupitre de l'officiant), qui ne sont que pour l'honneur ; mais celles que chacun prend dans sa main pour éclairer, on récite la bénédiction sur elles [Dérekh Ha'Hayim]. Et beaucoup de gens trébuchent à ce sujet, qui prennent des bougies de l'amoud pour la Havdala ; il n'est pas convenable de faire ainsi ; mais peut-être, lorsqu'il veut en joindre (une à sa bougie) pour former une torche, il n'y a pas à être pointilleux. Et il semble évident que sur une bougie de yahrzeit (anniversaire de décès) on ne doit pas réciter la bénédiction, car elle n'est pas faite pour éclairer, mais seulement en souvenir de l'âme du défunt.
séif katan 30
- (לא) שלא תהא לבנה - שאם יש לבנה א"צ השמש לאור הנר ולא נעשה אלא לכבוד השכינה:(31) À condition que la lune ne (brille pas) – car s'il y a la lune, le bedeau n'a pas besoin de la lumière de la bougie, et elle n'est faite que pour l'honneur de la Chekhina.
séif katan 31
- (לב) שאינו עשוי להאיר - רק שמדליקין אותן לכבוד המת:(32) Car elle n'est pas faite pour éclairer – mais on les allume seulement en l'honneur du mort.
séif katan 32
- (לג) אין מברכין עליו - כיון שגם ביום היו מוליכין לפניו א"כ הוא לכבוד אע"פ שצריכין לו עתה בלילה. וכתב המ"א דה"ה על נר שמדליקין לכבוד החתן אין מברכין:(33) On ne récite pas la bénédiction sur elle – puisque même de jour on la porterait devant lui, elle est donc pour l'honneur, bien qu'on en ait besoin maintenant, la nuit. Et le Maguen Avraham a écrit que de même, sur une bougie qu'on allume en l'honneur du marié, on ne récite pas la bénédiction.
séif katan 33
- (לד) אינו מברך - דהא בעינן שיאותו לאורו עד שיהא יכול להכיר בין מטבע למטבע וכדלעיל בס"ד ובסומא לא שייך זה ועיין בפמ"ג דנשאר בצ"ע אם יכול להוציא אחרים בברכה זו כיון שהוא בעצמו פטור מן הדבר וכ"ז דוקא בברכת במ"ה אבל שאר הבדלה אומר [מ"א וא"ר וש"א]:(34) Ne récite pas la bénédiction – car nous exigeons qu'on profite de sa lumière au point de pouvoir distinguer entre une pièce et une autre, comme plus haut au séif 4, et pour un aveugle cela ne s'applique pas. Et vois dans le Peri Megadim, qui reste sur un tsarikh iyoun (« cela demande examen ») quant à savoir s'il peut acquitter d'autres par cette bénédiction, puisque lui-même est exempt de la chose. Et tout cela ne concerne que la bénédiction « Boré meoré haech » ; mais le reste de la Havdala, il le dit [Maguen Avraham, Eliya Rabba et d'autres A'haronim].
séif katan 34
- (לה) היו יושבין וכו' - מיירי שהבדילו מכבר ולא היה להם אז אור בסמוך להם שיהיו נאותין לאורו ועתה נזדמן להם או שיודעין שלא יהיה להם כוס בלילה דאי מצפין שיהיה להם כוס מוטב שימתינו בברכת הנר ויסדרו על הכוס וכמש"כ לעיל בסק"ד:(35) S'ils étaient assis, etc. – il s'agit du cas où ils ont déjà fait la Havdala et n'avaient pas alors de lumière près d'eux pour profiter de sa lumière, et que maintenant elle s'est présentée à eux ; ou bien du cas où ils savent qu'ils n'auront pas de coupe dans la nuit ; car s'ils s'attendent à avoir une coupe, il vaut mieux qu'ils attendent pour la bénédiction de la bougie et la disent dans l'ordre sur la coupe, comme nous l'avons écrit plus haut, séif katan 4.
séif katan 35
- (לו) אחד מברך לכולם - ואע"ג דצריכין כולם לשתוק ולשמוע ברכתו והוי בטול בהמ"ד וא"כ היה טוב יותר שיברך כ"א לעצמו אפ"ה הא עדיפא משום ברב עם הדרת מלך [גמרא]. כתבו האחרונים דאפילו מי שכבר בירך במ"ה יכול לחזור ולברך להוציא ב"ב:(36) Un seul récite la bénédiction pour tous – et bien qu'ils doivent tous se taire et écouter sa bénédiction, ce qui est une interruption de l'étude de la maison d'étude, de sorte qu'il serait préférable que chacun récite pour soi, néanmoins ceci est préférable, en raison de « dans la multitude du peuple est la gloire du Roi » (Proverbes 14, 28) [Guemara]. Les A'haronim ont écrit que même celui qui a déjà récité « Boré meoré haech » peut la réciter de nouveau pour en acquitter les membres de sa maison.
séif katan 36
- (לז) נר בתוך חיקו - היינו שהיתה טמונה בתוך חיקו שאינו רואה השלהבת ולא נשתמש לאורה וכן פנס כה"ג והדר מוסיף אספקלריא דאע"פ שהוא רואה את האור דרך האספקלריא מ"מ לא מקרי זה ראיה ממש לענין ברכת במ"ה דבעינן שיהיה האור מגולה והמ"א ושארי אחרונים כתבו דדוקא בפנס שהיא של ברזל אף שיש בה נקבים אין רואה השלהבת להדיא אבל באספקלריא של זכוכית מקרי רואה השלהבת ויכול לברך עליה כשהיא בסמוך לו שיוכל להשתמש לאורה ועיין בביאור הלכה שהבאנו דכמה פוסקים סוברים כדעת השו"ע וע"כ אין כדאי לכתחלה להקל בזה:(37) Une bougie dans son giron – c'est-à-dire qu'elle était cachée dans son giron, de sorte qu'il ne voit pas la flamme et ne profite pas de sa lumière ; et de même pour une lanterne dans un cas semblable. Et il ajoute ensuite la vitre : bien qu'il voie la lumière à travers la vitre, néanmoins cela ne s'appelle pas une vraie vision pour la bénédiction « Boré meoré haech », car nous exigeons que la lumière soit découverte. Et le Maguen Avraham et d'autres A'haronim ont écrit que cela ne vaut que pour une lanterne en fer : bien qu'elle ait des trous, on ne voit pas la flamme directement ; mais avec une vitre de verre, cela s'appelle « voir la flamme », et on peut réciter la bénédiction sur elle lorsqu'elle est près de lui, de sorte qu'il puisse profiter de sa lumière. Et vois dans le Biour Halakha, où nous avons rapporté que plusieurs décisionnaires sont de l'avis du Choulhan Aroukh ; c'est pourquoi il ne convient pas, lekhat'hila, d'être indulgent en cela.
séif katan 37
- (לח) ואינו משתמש לאורה - כגון שעומד מרחוק ולא יוכל להכיר בין מטבע למטבע:(38) Et ne profite pas de sa lumière – par exemple s'il se tient loin et ne peut pas distinguer entre une pièce et une autre.
séif katan 38
- (לט) ואינו רואה וכו' - כגון שעומד מן הצד:(39) Et ne voit pas, etc. – par exemple s'il se tient sur le côté.
séif katan 39