Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 296 →- (א) סדר הבדלה וכו' - הנה הרמב"ם סובר דמצות הבדלה היא ד"ת כמו קידוש והוא בכלל זכור את יום השבת לקדשו שצריך לזכור אותו ולקדשו בין בכניסתו ובין ביציאתו בכניסה בקידוש וביציאה בהבדלה לומר שהוא מובדל בקדושה בראש ובסוף משאר ימים וי"א שהוא מד"ס ואסמכוהו אקרא. וצריך להיות ג"כ בכוס כמו בקידוש ואם הבדיל בתפלה לכו"ע הבדלה על הכוס דרבנן:(1) L'ordre de la Havdala, etc. – Voici que le Rambam estime que la mitsva de la Havdala est de la Torah, comme le Kiddouch, et qu'elle est incluse dans « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » (Exode 20, 8) : il faut s'en souvenir et le sanctifier aussi bien à son entrée qu'à sa sortie — à l'entrée par le Kiddouch, et à la sortie par la Havdala —, pour dire qu'il est séparé par la sainteté, au début et à la fin, des autres jours. Et certains disent qu'elle est des paroles des Scribes (d'ordre rabbinique) et qu'on l'a appuyée sur le verset. Et elle doit aussi se faire sur une coupe, comme le Kiddouch ; et s'il a fait la Havdala dans la prière (l'Amida), de l'avis de tous la Havdala sur la coupe est d'ordre rabbinique.
séif katan 1
- (ב) פגום - היינו שאם שתה אחד מן היין מתחלה נפגם להבדלה וכמו לענין קידוש לעיל בסימן רע"א ס"י ע"ש במ"ב ועיין באחרונים בסימן קפ"ג שאם הכוס בעצמו פגום אין להקפיד עליו אם אין לו אחר:(2) Entamée – c'est-à-dire que si quelqu'un a bu de ce vin au préalable, il est devenu entamé pour la Havdala, comme pour le Kiddouch, plus haut, siman 271, séif 10 ; vois là-bas dans la Michna Beroura. Et vois chez les A'haronim, au siman 183, que si c'est la coupe elle-même qui est ébréchée, on n'a pas à y être pointilleux s'il n'en a pas d'autre.
séif katan 2
- (ג) יתנו עיניהם בכוס - היינו המבדיל וגם השומעים העונים אמן כדי שלא יסיחו דעתם:(3) Ils fixeront leurs yeux sur la coupe – c'est-à-dire celui qui fait la Havdala, et aussi les auditeurs qui répondent Amen, afin qu'ils ne détournent pas leur attention.
séif katan 3
- (ד) כדי שלא יהיה וכו' - היינו דמשום זה אינו שופך קודם שמתחיל הברכה כדי שלא יברך תחלת הברכה על כוס פגום שאינו מלא ואחר סיום הברכה ג"כ לא יוכל לשפוך שיש ביזוי לכוס של ברכה כששופך ממנו אחר ברכה קודם שתיה ולכן שופכין קודם סיום הברכה ועיין לקמיה:(4) Afin que ne soit pas, etc. – c'est-à-dire que pour cette raison il ne verse pas avant de commencer la bénédiction, afin de ne pas réciter le début de la bénédiction sur une coupe entamée, qui n'est pas pleine ; et après la fin de la bénédiction, il ne pourra pas non plus verser, car c'est un mépris pour la coupe de bénédiction que d'en verser après la bénédiction, avant de boire. C'est pourquoi on verse avant la fin de la bénédiction ; et vois juste après.
séif katan 4
- (ה) וטעם השפיכה - והאחרונים הסכימו דלא ישפוך בשעת ברכה כלל אלא בשעה שמוזג ישפכנו מלא על כל גדותיו שישפך על הארץ וגם זה יש למעט בחלק הנשפך משום הפסד משקין:(5) Et la raison du versement – Et les A'haronim ont conclu qu'il ne doit pas du tout verser au moment de la bénédiction, mais au moment où il remplit (la coupe), il la remplira à ras bord, de sorte qu'elle déborde par terre ; et même cela, il faut réduire la quantité versée, à cause du gaspillage de boisson.
séif katan 5
- (ו) שופכין מן הכוס - היינו לאחר שתיה. ושתית הכוס תהיה בישיבה דאין שותין מעומד לכתחלה. נהגו הנשים שלא לשתות מכוס הבדלה. כוס של הבדלה רגיל המבדיל לשתותו כולו ואינו משקה ממנו בני ביתו [מ"א] ונראה שהטעם כדי שיוכל לברך ברכה אחרונה דכשישתה רק מלא לוגמיו יש ספק ברכה אחרונה וכמבואר לעיל סימן ר"י:(6) On verse de la coupe – c'est-à-dire après avoir bu. Et la boisson de la coupe se fera assis, car on ne boit pas debout lekhat'hila (a priori). Les femmes ont l'usage de ne pas boire de la coupe de Havdala. La coupe de Havdala, celui qui fait la Havdala a l'habitude de la boire entièrement et n'en fait pas boire aux membres de sa maison [Maguen Avraham] ; et il semble que la raison soit de pouvoir réciter la bénédiction finale, car s'il ne buvait qu'une pleine gorgée (melo lougmav), il y aurait un doute quant à la bénédiction finale, comme expliqué plus haut, siman 210.
séif katan 6
- (ז) על הפת - ול"ד לקידוש דשאני קידוש שהוא במקום סעודה והוי מענין הצריך לקידוש משא"כ הבדלה:(7) Sur le pain – Et ce n'est pas comparable au Kiddouch, car le Kiddouch est différent : il se fait à l'endroit du repas, et (le pain) relève de ce dont le Kiddouch a besoin ; ce qui n'est pas le cas de la Havdala.
séif katan 7
- (ח) על השכר מבדילין - אם אין לו יין ואם יש לו יין הוא קודם לכל המשקין [או"ז] וחז"ל הפליגו ג"כ בגודל המצוה ואמרו המבדיל על היין או שומע מאחרים שמבדילין הקב"ה קוראהו קדוש ועושהו סגולה שנאמר והייתם לי סגלה מכל העמים ואומר ואבדיל אתכם מן העמים [טור]:(8) Sur la bière on fait la Havdala – s'il n'a pas de vin ; mais s'il a du vin, celui-ci a la priorité sur toutes les boissons [Or Zaroua]. Et nos Sages, de mémoire bénie, ont aussi exalté la grandeur de cette mitsva et ont dit : celui qui fait la Havdala sur le vin, ou qui l'entend d'autres qui font la Havdala, le Saint, béni soit-Il, l'appelle saint et fait de lui un trésor (segoula), comme il est dit : « Vous serez pour Moi un trésor parmi tous les peuples » (Exode 19, 5), et il est dit (encore) : « Et Je vous ai séparés des peuples » (Lévitique 20, 26) [Tour].
séif katan 8
- (ט) חמר מדינה - עיין לעיל בסימן רע"ב ס"ט במ"ב ובה"ל שם מהו חמר מדינה ומה שכתב ה"ה לשאר משקין היינו משקין שרגילין לשתותו אבל משקין שרגילין בפסח כגון מי לאקריץ אינו חמר מדינה כיון שאין רגילין לשתותו כל השנה וה"ה כל כיוצא בזה ואפילו מי דבש לא הוי חמר מדינה אלא במדינות שרגילין לשתותן אבל במקום שאין שותין אותו אלא לפרקים לא הוי חמר מדינה וגרע משכר. ועל יי"ש אין כדאי להבדיל דהא כתב המ"א דכוס הבדלה רגיל המבדיל לשתותו כולו ואין משקה ממנו בני הבית וביי"ש קשה לקיים זה אך כשאין לו משקה אחר יכול להבדיל עליו ואך שיזהר לשתות ממנו עכ"פ כמלא לוגמיו שהוא רוב רביעית וא"ל לא יצא. כתב בשערי תשובה בשם הברכי יוסף דעל חלב ושמן אין להבדיל שאין רגילין לשתותו למשקה:(9) 'Hamar medina – vois plus haut, siman 272, séif 9, dans la Michna Beroura et dans le Biour Halakha là-bas, ce qu'est un 'hamar medina (boisson courante du pays). Et ce qu'il a écrit, « il en est de même pour les autres boissons », désigne des boissons qu'on a l'habitude de boire ; mais des boissons habituelles à Pessa'h, comme l'eau de réglisse (mei lakrits), ne sont pas un 'hamar medina, puisqu'on n'a pas l'habitude d'en boire toute l'année ; et il en est de même pour tout cas semblable. Et même l'hydromel (mei devach) n'est un 'hamar medina que dans les pays où l'on a l'habitude d'en boire ; mais là où on n'en boit qu'occasionnellement, ce n'est pas un 'hamar medina, et c'est inférieur à la bière. Et sur l'eau-de-vie, il ne convient pas de faire la Havdala, car le Maguen Avraham a écrit que la coupe de Havdala, celui qui fait la Havdala a l'habitude de la boire entièrement et n'en fait pas boire aux membres de la maison, et avec l'eau-de-vie il est difficile de réaliser cela. Toutefois, quand il n'a pas d'autre boisson, il peut faire la Havdala dessus, mais qu'il veille à en boire au moins une pleine gorgée, qui est la majeure partie d'une revi'it, car sinon il ne s'est pas acquitté. Les Chaarei Techouva ont écrit au nom du Birkei Yossef que sur le lait et l'huile on ne doit pas faire la Havdala, car on n'a pas l'habitude de les boire comme boisson.
séif katan 9
- (י) חוץ מן המים - אף אם רוב שתיית המדינה הוא מן המים משום דלא חשיב. ועל קווא"ס ובארשט מוכח מט"ז בסימן קפ"ב וא"ר שם דאף בשעת הדחק אין מברכין דאף שההמונים שותין אותן מ"מ לא חשיבי וכמו מים הוא [ואף דעת המ"א שם דהעתיק דעת רש"ל להקל בשעת הדחק היינו דוקא גבי כוס בהמ"ז שאין בו חשש ברכה לבטלה וכדמוכח בתשובת רש"ל משא"כ בהבדלה. ובח"א כתב דבשעת הדחק יש להבדיל על משקה קווא"ס ולא ידעתי טעמו ואולי מיירי בשנעשה משקה חשוב כעין משקה שכר וגם זה דוקא אם עיקר שתיית ההמון הוא מהמשקה הזה דאל"ה לא הוי חמר מדינה]:(10) Sauf l'eau – même si la majeure partie de la boisson du pays est de l'eau, parce qu'elle n'est pas considérée comme importante. Et pour le kvas et le borchtch, il ressort du Taz au siman 182 et de l'Eliya Rabba là-bas que même en cas de nécessité pressante on ne récite pas (la Havdala sur eux), car bien que la foule en boive, néanmoins ils ne sont pas considérés comme importants et sont comme de l'eau [et même l'avis du Maguen Avraham là-bas, qui a recopié l'avis du Maharchal d'être indulgent en cas de nécessité pressante, ne concerne que la coupe du Birkat Hamazon, où il n'y a pas de crainte de bénédiction prononcée en vain, comme il ressort des responsa du Maharchal ; ce qui n'est pas le cas pour la Havdala. Et le 'Hayé Adam a écrit qu'en cas de nécessité pressante on peut faire la Havdala sur la boisson de kvas, et je ne connais pas sa raison ; peut-être parle-t-il du cas où elle est devenue une boisson importante, semblable à la bière ; et cela aussi seulement si la boisson principale de la foule est cette boisson, car sinon ce n'est pas un 'hamar medina].
séif katan 10
- (יא) וטוב יותר וכו' - והמ"א מצדד דבמקום שהשכר הוא חמר מדינה יש לומר דעדיף מכוס יין פגום ועיין בביאור הגר"א שכתב ג"כ דדינא דהרמ"א הוא דוקא כשהשכר אינו חמר מדינה:(11) Et il est préférable, etc. – Et le Maguen Avraham penche pour dire que là où la bière est un 'hamar medina, on peut dire qu'elle est préférable à une coupe de vin entamée ; et vois dans le Biour du Gaon de Vilna, qui a écrit lui aussi que la règle du Rema ne vaut que lorsque la bière n'est pas un 'hamar medina.
séif katan 11
- (יב) ונהגו להבדיל - ודוקא במקום שהשכר הוא חמר מדינה אבל בארץ אשכנז דלא הוי חמר מדינה לא מהני מה שהוא חביב ואסור להבדיל עליו:(12) Et on a l'usage de faire la Havdala – et cela seulement là où la bière est un 'hamar medina ; mais en pays d'Achkenaz, où elle n'est pas un 'hamar medina, le fait qu'elle lui soit chère ne sert à rien, et il est interdit de faire la Havdala dessus.
séif katan 12
- (יג) דחביב עליו - שלא שתהו כל ימי הפסח:(13) Parce qu'elle lui est chère – car il ne l'a pas bue de tous les jours de Pessa'h.
séif katan 13
- (יד) מבדילין ג"כ - ר"ל אף דבעלמא אין מבדילין על הפת כדלעיל הכא אגב קידוש שהוא העיקר אומרים כל היקנה"ז על הפת:(14) On fait aussi la Havdala – c'est-à-dire : bien qu'en général on ne fasse pas la Havdala sur le pain, comme plus haut, ici, en vertu du Kiddouch, qui est l'essentiel, on dit tout le YaKNeHaZ (l'ordre : vin, Kiddouch, bougie, Havdala, Chehe'heyanou) sur le pain.
séif katan 14
- (טו) והסברא ראשונה עיקר - טעמו משום דהרבה ראשונים ס"ל דאין מקדשין על השכר וכדלעיל בסימן רע"ב ס"ט ע"ש לכך טוב יותר לעשות כל היקנה"ז על הפת ומ"מ נראה דבזה ידקדק לכתחלה לחפש אחר יין אפילו אם הפת חביב לו יותר מיין דכמה גדולי ראשונים סברי דאין אומרים המבדיל על הפת אפילו במו"ש שהוא יו"ט ואך אם לא ימצא יין הפת עדיף משכר:(15) Et le premier avis est l'essentiel – sa raison est que beaucoup de Richonim estiment qu'on ne fait pas le Kiddouch sur la bière, comme plus haut, siman 272, séif 9 ; vois là-bas. C'est pourquoi il est préférable de faire tout le YaKNeHaZ sur le pain. Et néanmoins il semble qu'en ce cas il faille, lekhat'hila, s'efforcer de chercher du vin, même si le pain lui est plus cher que le vin, car plusieurs grands Richonim estiment qu'on ne dit pas « Hamavdil » sur le pain, même à la sortie d'un Chabbat qui est suivi de Yom Tov. Mais s'il ne trouve pas de vin, le pain est préférable à la bière.
séif katan 15
- (טז) ולא שכר - וה"ה אם יש לו שכר אלא שאינו חמר מדינה:(16) Ni bière – et il en est de même s'il a de la bière, mais qu'elle n'est pas un 'hamar medina.
séif katan 16
- (יז) שמותר לו וכו' - ומ"מ צריך שיתפלל תחלה ויאמר הבדלה בחונן הדעת ואעפ"כ כשישיג למחר כוס חייב להבדיל כדין וכדלקמן בסימן רצ"ט ויש שרוצים לומר שיאמר עתה ברכת המבדיל בלא כוס ואין להורות כן:(17) Qu'il lui est permis, etc. – néanmoins, il faut qu'il prie d'abord et dise la Havdala dans (la bénédiction) « Atta 'honen hadaat » ; et malgré cela, lorsqu'il obtiendra une coupe le lendemain, il est obligé de faire la Havdala selon la règle, comme plus loin, siman 299. Et certains veulent dire qu'il dira maintenant la bénédiction « Hamavdil » sans coupe, mais on ne doit pas enseigner ainsi.
séif katan 17
- (יח) לאכול - והא דאמרינן בגמרא דאמימר איקלע לאתרא ולא היה לו על מה להבדיל ולן בתענית עד למחר ס"ל לדעה זו דמחמיר על עצמו היה:(18) De manger – et ce qu'on dit dans la Guemara, qu'Amémar arriva dans un endroit, n'eut rien sur quoi faire la Havdala et passa la nuit à jeun jusqu'au lendemain, cet avis estime qu'il était rigoureux envers lui-même.
séif katan 18
- (יט) שיהיה לו למחר - היינו בבקר אבל בערב אינו מחויב להמתין כ"כ ואפשר דאפילו יותר מחצות היום אינו מחויב להמתין:(19) Qu'il en aura le lendemain – c'est-à-dire le matin ; mais (s'il s'attend à en avoir seulement) le soir, il n'est pas obligé d'attendre aussi longtemps ; et il est possible que même au-delà de midi il ne soit pas obligé d'attendre.
séif katan 19
- (כ) לא יאכל - ואפילו במוצאי שבת ליו"ט ג"כ לא יאכל אם אין לו כוס [מ"א] ומיירי בשאין לו פת ג"כ דאם יש לו פת הלא הכריע רמ"א לעיל בס"ב דיכול להבדיל על הפת [אחרונים]:(20) Il ne mangera pas – et même à la sortie d'un Chabbat suivi de Yom Tov, il ne mangera pas non plus s'il n'a pas de coupe [Maguen Avraham] ; et il s'agit du cas où il n'a pas non plus de pain, car s'il a du pain, le Rema a tranché plus haut, au séif 2, qu'il peut faire la Havdala sur le pain [A'haronim].
séif katan 20
- (כא) עד למחר שיבדיל - ויש להחמיר כסברא אחרונה הזו אם לא באדם חלש שקשה לו התענית יכול לסמוך אדעה ראשונה:(21) Jusqu'au lendemain, quand il fera la Havdala – et il faut être rigoureux selon ce dernier avis ; sauf pour une personne faible, pour qui le jeûne est difficile : elle peut s'appuyer sur le premier avis.
séif katan 21
- (כב) ואינו מצפה וכו' - אבל אם מצפה שיהיה לו למחר עוד כוס יבדיל עכשיו על כוס זה ובאכילה ימתין עד למחר כדי שיברך על הכוס למ"ד דבהמ"ז טעונה כוס מיהו המ"א בריש סי' קפ"ב חולק ע"ז דבשביל כוס בהמ"ז שלא יהיה לו אינו מחויב למנוע עצמו מלאכול:(22) Et il ne s'attend pas, etc. – mais s'il s'attend à avoir le lendemain une autre coupe, il fera la Havdala maintenant sur cette coupe, et pour manger il attendra jusqu'au lendemain, afin de réciter (le Birkat Hamazon) sur la coupe, selon celui qui dit que le Birkat Hamazon requiert une coupe. Toutefois le Maguen Avraham, au début du siman 182, conteste cela : pour une coupe de Birkat Hamazon qu'il n'aura pas, il n'est pas obligé de s'abstenir de manger.
séif katan 22
- (כג) ושותה ממנו מעט - היינו כמלא לוגמיו:(23) Il en boit un peu – c'est-à-dire une pleine gorgée.
séif katan 23
- (כד) ומוסיף עליו - היינו שימזגנו במים:(24) Il la complète – c'est-à-dire qu'il la coupera avec de l'eau.
séif katan 24
- (כה) יקנה להבדלה - דין זה מובא ג"כ לעיל בסי' רע"א סי"א דרך אגב ועיין שם במ"ב סקנ"ו:(25) Il en achètera pour la Havdala – cette règle est aussi rapportée plus haut, siman 271, séif 11, en passant ; et vois là-bas dans la Michna Beroura, séif katan 56.
séif katan 25
- (כו) נר חנוכה קודם - משום דפרסומי ניסא עדיף ועוד דעיקר מצות הבדלה נוכל לקיים בתפלה:(26) La bougie de 'Hanouka a la priorité – parce que la publication du miracle (pirsoumei nissa) est préférable ; et de plus, l'essentiel de la mitsva de la Havdala, nous pouvons l'accomplir dans la prière.
séif katan 26
- (כז) מיושב - מיירי כשמוציא לאחרים ידי חובתן וע"כ כיון דאחד פוטר חבירו יש להם לכולם לעשות קביעות ובמעומד לא הוי קביעות והי"א ס"ל דכיון שהוא הלוית המלך אין מלוין אלא מעומד ולענין הקביעות סגי כשמזמנין הכל ועומדין ומכוונין כדי לצאת וס"ל דמתוך שקובעין עצמן כדי לצאת ידי ברכת הבדלה מהני נמי קביעות זו לצאת בברכת היין [ב"י]:(27) Assis – il s'agit du cas où il acquitte d'autres de leur obligation ; c'est pourquoi, puisqu'un seul acquitte son prochain, ils doivent tous former une réunion fixe (keviout), et debout ce n'est pas une réunion fixe. Et le « certains disent » estime que, puisque c'est l'accompagnement du Roi (le Chabbat qui s'en va), on n'accompagne que debout ; et quant à la réunion fixe, il suffit que tous se préparent, se tiennent debout et aient l'intention de s'acquitter ; et il estime que, du fait qu'ils s'établissent pour s'acquitter de la bénédiction de la Havdala, cette réunion est aussi efficace pour s'acquitter de la bénédiction du vin [Beit Yossef].
séif katan 27
- (כח) וכן נוהגין וכו' - ויקנה"ז לכו"ע טוב לברך מיושב כמו בשאר קידוש לעיל בסימן רע"א ס"י בהג"ה:(28) Et tel est l'usage, etc. – et pour le YaKNeHaZ, de l'avis de tous il est bien de réciter (la bénédiction) assis, comme pour le reste du Kiddouch, plus haut, siman 271, séif 10, dans la glose (du Rema).
séif katan 28
- (כט) ואוחז היין בימין - דכן בכל דבר שמברך עליו צריך לאחזו בימינו בשעת הברכה וכדלעיל בסימן ר"ו ס"ד:(29) Et il tient le vin dans la main droite – car ainsi, pour toute chose sur laquelle on récite une bénédiction, il faut la tenir dans la main droite au moment de la bénédiction, comme plus haut, siman 206, séif 4.
séif katan 29
- (ל) והיין בשמאל - ואינו מניחו אז מידו משום דכל הברכות של הבדלה מצוה להיות על הכוס:(30) Et le vin dans la gauche – et il ne le lâche pas alors de sa main, car c'est une mitsva que toutes les bénédictions de la Havdala soient dites sur la coupe.
séif katan 30
- (לא) ומברך על ההדס - ומניחו ורואה בצפרנים ומברך בורא מאורי האש ואח"כ מחזיר היין לימינו וגומר ההבדלה:(31) Et il récite la bénédiction sur le myrte – puis il le pose, regarde ses ongles et récite « Boré meoré haech » ; et ensuite il remet le vin dans sa main droite et termine la Havdala.
séif katan 31
- (לב) כל בני הבית - וכ"ש אם יש אחד מבני הבית אפילו קטן שהגיע לחינוך שלא שמע עדיין הבדלה יוכל להבדיל בשבילו אף שהוא בעצמו יצא כבר ידי חובת הבדלה בבהכ"נ כגון שנתכוין לצאת וכמו לענין קידוש לעיל בסימן רע"ג ס"ד ועיין מה שכתבנו לקמיה לענין להוציא נשים:(32) Tous les membres de la maison – et à plus forte raison, s'il y a un des membres de la maison, même un enfant parvenu à l'âge de l'éducation ('hinoukh), qui n'a pas encore entendu la Havdala, il peut faire la Havdala pour lui, bien que lui-même se soit déjà acquitté de l'obligation de la Havdala à la synagogue — par exemple s'il avait eu l'intention de s'acquitter —, comme pour le Kiddouch, plus haut, siman 273, séif 4. Et vois ce que nous avons écrit juste après au sujet du fait d'acquitter les femmes.
séif katan 32
- (לג) אם נתכוונו שלא לצאת - כתב הלבוש דהאידנא מסתמא מתכוין כל אחד מבני הבית שלא לצאת בהבדלה שמבדילין בבהכ"נ שסומכין על הבדלה שבבית והו"ל כלא הבדילו כלל ולא נפיק בה. ת"ח אין סומכין על ההבדלה שבבהכ"נ ומבדילין בביתם כדי שיוכלו להוציא ב"ב [מ"א בשם סמ"ע] וכן ראוי לכל אדם לנהוג. כתב המ"א אם נתכוין לצאת בברכת הבדלה אע"פ שלא נתכוין לברכת פה"ג מ"מ יצא ידי הבדלה דברכת המבדיל הוא העיקר אלא דאסור לטעום מהיין אא"כ יברך פה"ג:(33) S'ils ont eu l'intention de ne pas s'acquitter – le Levouch a écrit qu'aujourd'hui, par défaut, chacun des membres de la maison a l'intention de ne pas s'acquitter par la Havdala que l'on fait à la synagogue, car ils comptent sur la Havdala de la maison ; c'est donc comme s'ils n'avaient pas du tout fait la Havdala, et ils ne s'en acquittent pas. Les érudits (talmidei 'hakhamim) ne comptent pas sur la Havdala de la synagogue et font la Havdala chez eux, afin de pouvoir en acquitter les membres de leur maison [Maguen Avraham au nom du Sma] ; et il convient que tout homme agisse ainsi. Le Maguen Avraham a écrit : s'il a eu l'intention de s'acquitter de la bénédiction de la Havdala, bien qu'il n'ait pas eu l'intention (de s'acquitter) de la bénédiction « Boré peri hagafen », néanmoins il s'est acquitté de la Havdala, car la bénédiction « Hamavdil » est l'essentiel ; seulement il lui est interdit de goûter du vin, à moins de réciter « Boré peri hagafen ».
séif katan 33
- (לד) נשים חייבות - אע"ג דהוי מצוה שהזמן גרמא דבדיני שבת איש ואשה שוין דאיתקש זכור לשמור וכמ"ש בריש סימן רע"א והבדלה נמי בכלל זכור הוא למ"ד הבדלה ד"ת וכמ"ש בריש הסימן ואפילו למ"ד הבדלה דרבנן דומיא דקידוש תקנוה והיש מי שחולק ס"ל דהבדלה כיון שהיא בחול אינה תלויה בעניני דיני שבת והיא בכלל שאר מצות שהזמן גרמא דנשים פטורות:(34) Les femmes sont obligées – bien que ce soit une mitsva dépendante du temps (dont les femmes sont en principe exemptes), car dans les lois du Chabbat l'homme et la femme sont égaux, puisque « Zakhor » (Souviens-toi) est rapproché (par hékech) de « Chamor » (Garde), comme nous l'avons écrit au début du siman 271 ; et la Havdala est elle aussi incluse dans « Zakhor », selon celui qui dit que la Havdala est de la Torah, comme nous l'avons écrit au début du siman ; et même selon celui qui dit que la Havdala est d'ordre rabbinique, ils l'ont instituée à l'image du Kiddouch. Et le « il y a un avis contraire » estime que la Havdala, puisqu'elle se fait en semaine, ne dépend pas des lois du Chabbat, et elle est incluse parmi les autres mitsvot dépendantes du temps, dont les femmes sont exemptes.
séif katan 34
- (לה) לא יבדילו לעצמן - והב"ח כתב אפילו למ"ד שפטורות מ"מ יכולות להמשיך על עצמן חיוב ולהבדיל לעצמן כמו בשופר ולולב שג"כ פטורות ואפ"ה מברכות כמבואר לקמן בסימן תקפ"ט ומסיק המ"א דהעיקר כדברי הב"ח. והנה לפי מה שכתב המ"א לעיל בסק"ד דנהגו הנשים שלא לשתות מכוס הבדלה א"כ בלאו כל הטעמים האיך תבדיל בעצמה והלא אינה יכולה לשתות הכוס וכ"כ בעל דרך החיים אלא כונת המ"א להקל בשאין לה ממי לצאת דאז בע"כ תבדיל לעצמה ותשתה כדי שלא לבטל מצות הבדלה:(35) Elles ne feront pas la Havdala pour elles-mêmes – Et le Ba'h a écrit que même selon celui qui dit qu'elles sont exemptes, elles peuvent néanmoins prendre sur elles l'obligation et faire la Havdala pour elles-mêmes, comme pour le chofar et le loulav, dont elles sont aussi exemptes et sur lesquels elles récitent néanmoins la bénédiction, comme expliqué plus loin, siman 589 ; et le Maguen Avraham conclut que l'essentiel est selon les paroles du Ba'h. Or, d'après ce que le Maguen Avraham a écrit plus haut, dans son séif katan 4 (cité ici au séif katan 6), que les femmes ont l'usage de ne pas boire de la coupe de Havdala, alors, même sans toutes ces raisons, comment ferait-elle la Havdala elle-même, puisqu'elle ne peut pas boire la coupe ? Et ainsi a écrit l'auteur du Dérekh Ha'Hayim. Mais l'intention du Maguen Avraham est d'être indulgent lorsqu'elle n'a personne par qui s'acquitter : alors, forcément, elle fera la Havdala pour elle-même et boira, afin de ne pas annuler la mitsva de la Havdala.
séif katan 35
- (לו) מן האנשים - ואם האנשים כבר הבדילו לעצמם או שנתכונו לצאת בבהכ"נ לא יבדילו כדי להוציא הנשים אם אין שם זכרים גדולים או קטנים ששומעין ממנו דלהיש חולקין הוא ברכה לבטלה [מ"א וש"א] והנה בספר זכור לאברהם בערך הבדלה וכן בספר ברכי יוסף הביאו כמה פוסקים דס"ל דאפילו מי שהבדיל כבר יכול להבדיל בשביל הנשים מ"מ למה לנו להכניס עצמן בחשש ספק לענין ברכה אחרי דהיא יכולה להבדיל בעצמה וכמו שכתבנו בס"ק הקודם ועיין מה שכתבנו בביאור הלכה לענין ברכת הנר אם אשה חייבת בם כשמברכת לעצמה:(36) Des hommes – et si les hommes ont déjà fait la Havdala pour eux-mêmes, ou s'ils ont eu l'intention de s'acquitter à la synagogue, ils ne feront pas la Havdala pour acquitter les femmes, s'il n'y a pas là des garçons, adultes ou enfants, qui l'entendent de lui, car selon l'avis contraire c'est une bénédiction prononcée en vain [Maguen Avraham et d'autres A'haronim]. Or, dans le livre Zekhor LeAvraham, à l'entrée « Havdala », ainsi que dans le livre Birkei Yossef, ils ont rapporté plusieurs décisionnaires qui estiment que même celui qui a déjà fait la Havdala peut la faire pour les femmes ; néanmoins, pourquoi nous mettre dans le risque d'un doute en matière de bénédiction, alors qu'elle peut faire la Havdala elle-même, comme nous l'avons écrit au séif katan précédent ? Et vois ce que nous avons écrit dans le Biour Halakha au sujet de la bénédiction de la bougie : une femme y est-elle obligée lorsqu'elle fait la Havdala pour elle-même ?
séif katan 36