Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 292 →- (א) אומרים אשרי ובא לציון וכו' - ומפסיקין בקדיש קודם ואני תפלתי. ואמירת ובא לציון במנחה הוא במקום סדר קדושה דחול ובשבת שמאריכין הרבה בשחרית ומוסף הניחוה עד מנחה [כל בו]:(1) On dit « Achré », « Ouva leTsion », etc. – Et on fait une pause par le Kaddich avant « Vaani tefilati ». Et la récitation de « Ouva leTsion » à Min'ha remplace l'ordre de la Kedoucha (Kedoucha deSidra) des jours de semaine ; et le Chabbat, comme on prolonge beaucoup Cha'harit et Moussaf, on l'a reporté à Min'ha [Kol Bo].
séif katan 1
- (ב) ואני תפלתי - הוא על פי המדרש שאמר דוד לפני הקב"ה רבש"ע אין אומה זו כעו"ג ששותין ומשתכרים ופוחזים ואנו לא כן אע"פ שאכלנו ושתינו ואני תפלתי וגו' אבל במנחה של יו"ט א"א אותו כיון דאין קורין בתורה שהוא עת רצון עי"ז ומיהו בשבת נהגו לאמרו אף במקום שאין ס"ת וכן אפילו ביחיד [אחרונים]:(2) « Et moi, ma prière » (Vaani tefilati, Psaumes 69, 14) – C'est d'après le Midrach : David a dit devant le Saint, béni soit-Il : « Maître du monde ! Ce peuple n'est pas comme les nations idolâtres, qui boivent, s'enivrent et se conduisent avec légèreté ; nous, il n'en est pas ainsi : bien que nous ayons mangé et bu, "et moi, ma prière", etc. ». Mais à Min'ha de Yom Tov, on ne le dit pas, puisqu'on ne lit pas la Torah, alors que la suite du verset, « un moment de faveur », s'applique grâce à cette lecture. Toutefois, le Chabbat, on a l'usage de le dire même là où il n'y a pas de Séfer Torah, et de même lorsqu'on prie seul [A'haronim].
séif katan 2
- (ג) ומוציאין וכו' - הוא מתקנת עזרא כדאיתא בגמרא:(3) Et on sort, etc. – C'est une institution d'Ezra, comme cela figure dans la Guemara (Bava Kama 82a).
séif katan 3
- (ד) ג' אנשים וכו' - במנחה א"א קדיש על הבימה לעולם [היינו בין בשבת בין בתענית] רק לפני העמוד קודם תפלת י"ח וקאי נמי אס"ת דאי יאמרו מיד על הבימה א"כ לפני העמוד לא יאמרו קדיש כי אין במה להפסיק בין הקדישים [יהללו פסוק אחד לא הוי הפסק ואף שאומרים מזמור לה' הארץ אין זה מעיקר הדין] ולעולם ראוי להסמיך הקדיש לתפלת י"ח משא"כ בשחרית יש הפסק באמירת אשרי בינתים ולפ"ז כשאין ס"ת בשבת במנחה לא יאמרו רק פ"א קדיש אחר אשרי ובא לציון ופסוק ואני תפלתי יאמרו אז קודם הקדיש כדי שלא יהא הפסק בין קדיש להתפלה [א"ר וש"א]:(4) Trois personnes, etc. – À Min'ha, on ne dit jamais de Kaddich sur l'estrade (bima) [c'est-à-dire aussi bien le Chabbat qu'un jour de jeûne], mais seulement devant le pupitre (de l'officiant), avant la prière des dix-huit bénédictions, et il porte aussi sur la lecture du Séfer Torah. Car si on le disait aussitôt sur l'estrade, on ne dirait alors pas de Kaddich devant le pupitre, puisqu'il n'y aurait rien pour faire une pause entre les deux Kaddich [« Yehalelou », un seul verset, ne constitue pas une pause ; et bien qu'on dise le psaume « À Hachem est la terre », cela n'est pas de la règle stricte]. Or il convient toujours d'attacher le Kaddich à la prière des dix-huit bénédictions. Ce n'est pas le cas à Cha'harit, où il y a une pause, la récitation de « Achré », entre-temps. Et d'après cela, lorsqu'il n'y a pas de Séfer Torah, le Chabbat à Min'ha, on ne dira qu'une fois le Kaddich, après « Achré » et « Ouva leTsion » ; et le verset « Vaani tefilati », on le dira alors avant le Kaddich, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre le Kaddich et la prière [Eliya Rabba et d'autres A'haronim].
séif katan 4
- (ה) ולא בשל יו"ט - דהא הקריאה איננה בשביל יו"ט דהא במנחה ביו"ט אין קורין:(5) Et non dans celle du Yom Tov – Car la lecture n'est pas due au Yom Tov, puisqu'à Min'ha de Yom Tov on ne lit pas la Torah.
séif katan 5
- (ו) צדקתך - דמתו בו יוסף משה ודוד ולכן נהגו שלא לקבוע אז מדרש כי חכם שמת כל המדרשות בטלים וב"ח האריך להוכיח שלא מת משה בשבת רק בע"ש ולא נגנז עד שבת במנחה בשעתא דעת רצון וכמ"ש בזוהר ואנו אומרים צדוק הדין עליו בזמן שנגנז וי"מ דאומרים צדקתך להצדיק הדין על הרשעים שחוזרין לגיהנם במו"ש:(6) « Tsidkatekha » – Car Yossef, Moché et David sont morts en ce moment ; c'est pourquoi on a l'usage de ne pas fixer alors de séance d'étude, car lorsqu'un Sage meurt, toutes les maisons d'étude chôment. Et le Ba'h s'est étendu pour démontrer que Moché n'est pas mort un Chabbat mais la veille de Chabbat, et qu'il n'a été enseveli que le Chabbat à Min'ha, à l'heure du moment de faveur, comme il est écrit dans le Zohar ; et nous disons l'acceptation du jugement (tsidouk hadin) à son sujet au moment où il a été enseveli. Et certains expliquent que l'on dit « Tsidkatekha » pour reconnaître la justice du jugement sur les méchants qui retournent au Guéhinnam à la sortie du Chabbat.
séif katan 6
- (ז) בו במנחה וכו' - פי' בין שיום השבת הוא ר"ח בין שיום א' שאחריו הוא ר"ח וא"כ אלו היה חול לא היו אומרים במנחה נפילת אפים שכבר חל במקצת יום שלאחריו ולכן גם עתה א"א צדקתך:(7) À Min'ha de ce jour, etc. – Explication : que ce soit le jour du Chabbat qui est Roch 'Hodech, ou que ce soit le dimanche suivant qui est Roch 'Hodech ; et alors, si c'était un jour de semaine, on ne dirait pas à Min'ha la prosternation, puisque la sainteté du jour suivant s'applique déjà en partie ; c'est pourquoi maintenant aussi on ne dit pas « Tsidkatekha ».
séif katan 7
- (ח) ונהגו - ואינו איסור אלא מנהג לזכרון בעלמא והטעם כנ"ל בסק"ה ודוקא שלא ללמוד בחברותא אבל שנים שנים לומדים בבתיהם כמ"ש ביו"ד סימן שד"מ סי"ח לענין נשיא שמת:(8) Et on a l'usage – Et ce n'est pas un interdit, mais seulement un usage en souvenir (de la mort de Moché). Et la raison est celle exposée plus haut, au séif katan 6 (le texte porte « séif katan 5 »). Et cela concerne seulement l'étude en assemblée ; mais on peut étudier deux par deux dans les maisons, comme il est écrit dans le Choulhan Aroukh, Yoré Déa, siman 344, séif 18, à propos d'un Nassi (chef de la communauté) qui est mort.
séif katan 8
- (ט) בין מנחה למעריב - היינו כשהוא סמוך לחשיכה ולכן המנהג לדרוש קודם מנחה ואם נמשכה הדרשה עד סמוך לחשיכה אזי לא יאמרו פרקים או שיר המעלות כדי שיוכלו לקיים סעודה ג' בזמנה [מ"א] ובא"ר איתא בשם מלבושי יו"ט שראה לרבו מהר"ל מפראג כמה פעמים שדרש בין מנחה למעריב. וע"כ נראה דבזמנינו אין למנוע זה כידוע שמצוי בעו"ה באיזה מקומות שעוסקין אז כמה אנשים בבהמ"ד בשיחה בטלה ובודאי טוב יותר לשמוע אז דברי מוסר כדי שלא יבואו לזה:(9) Entre Min'ha et Arvit – C'est-à-dire lorsque c'est proche de la tombée de la nuit ; c'est pourquoi l'usage est de faire la drasha avant Min'ha. Et si la drasha s'est prolongée jusqu'à l'approche de la nuit, on ne dira alors pas les Pirké (Avot) ni les « Chir HaMaalot », afin de pouvoir accomplir le troisième repas en son temps [Maguen Avraham]. Et dans l'Eliya Rabba, il est rapporté au nom du Malbouché Yom Tov qu'il a vu son maître, le Maharal de Prague, faire plusieurs fois la drasha entre Min'ha et Arvit. C'est pourquoi il semble qu'à notre époque, on ne doit pas l'empêcher, car, comme on le sait, il arrive, à cause de nos nombreuses fautes, qu'en certains endroits plusieurs personnes s'occupent alors, à la maison d'étude, de conversations futiles ; et il est assurément préférable d'écouter alors des paroles de morale (moussar), afin qu'ils n'en viennent pas à cela.
séif katan 9