Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 282 →- (א) מוציאין וכו' - יש לומר בריך שמיה בפתיחת הארון בין בשבת ובין בחול. והנותן ס"ת והמקבלו צריך שיהא בימין ואפילו אם הוא איטר יד אין לשנות בזה:(1) On sort, etc. – Il faut dire « Berikh chemé » à l'ouverture de l'Arche, aussi bien le Chabbat qu'en semaine. Et celui qui donne le Séfer Torah et celui qui le reçoit doivent le faire de la main droite ; et même s'il est gaucher, on ne change rien en cela.
séif katan 1
- (ב) וקורין בו וכו' - והיא מצוה מד"ס והיא תקנה קדומה ממשה רבינו ע"ה וכמ"ש בסימן קל"ה עי"ש במ"ב:(2) Et on y appelle, etc. – Et c'est une mitsva d'après les paroles des Scribes (d'ordre rabbinique), et c'est une institution ancienne de Moché notre maître, paix sur lui, comme il est écrit au siman 135 ; voir là-bas dans la Michna Beroura.
séif katan 2
- (ג) שבעה - הנה בזמן המשנה היה המנהג שהראשון שבקרואים היה מברך הברכה לפניה והאחרון היה מברך הברכה לאחריה והאמצעים כולן היו יוצאין בברכתן ואח"כ בזמן הגמרא התקינו שכל אחד יברך לפניה ולאחריה כמו שנהוג היום:(3) Sept – Voici qu'à l'époque de la Michna, l'usage était que le premier des appelés prononçait la bénédiction avant la lecture et le dernier prononçait la bénédiction après elle, et tous ceux du milieu s'acquittaient par leur bénédiction ; et ensuite, à l'époque de la Guemara, on a institué que chacun bénisse avant et après, comme c'est l'usage aujourd'hui.
séif katan 3
- (ד) ואם רצה - וי"א שהיום שכל אחד מהקרואים מברך לפניה ולאחריה וכנ"ל אין כדאי להוסיף להרבות בברכות אך במקום הצורך כגון חתונה או ברית מילה וכל כה"ג אין לחוש לזה:(4) Et s'il veut – Et certains disent qu'aujourd'hui, où chacun des appelés bénit avant et après, comme on l'a dit ci-dessus, il ne vaut pas la peine d'ajouter des appelés pour multiplier les bénédictions ; mais en cas de besoin, comme un mariage, une circoncision (brit mila), et tout cas semblable, il n'y a pas à s'en inquiéter.
séif katan 4
- (ה) מוסיף - ונכון שלא להוסיף הרבה מפני טורח הצבור ובמקום שיש לחוש לתרעומות איזה אנשים כשלא יקראו להם לתורה א"צ לדקדק בזה. כתבו האחרונים דבשבת שקורין ב' פרשיות יש לקרות מנין חצי הקרואים מהשבעה בכל סדרה דהיינו שקורא להרביעי קצת מהסדר א' ומהסדר ב' ג' פסוקים עכ"פ ואין לחוש במה שיוסיף על השבעה בסדר ב' כיון דאין שום חיוב מן הדין להוסיף:(5) Il ajoute – Et il est bon de ne pas ajouter beaucoup, à cause du dérangement de la communauté (tora'h hatsibour) ; et là où il y a lieu de craindre les récriminations de certaines personnes si on ne les appelle pas à la Torah, il n'est pas nécessaire d'être pointilleux en cela. Les A'haronim ont écrit que le Chabbat où l'on lit deux parachiyot, il faut appeler, dans chaque section, la moitié du nombre des sept appelés, c'est-à-dire qu'on lit pour le quatrième un peu de la première section et, de la deuxième section, au moins trois versets. Et il n'y a pas à s'inquiéter de ce qu'il ajoutera ainsi aux sept dans la deuxième section, puisqu'il n'y a selon la loi aucune obligation (de ne pas) ajouter.
séif katan 5
- (ו) אין להוסיף - וכשחל יו"ט בשבת לכו"ע מותר להוסיף על שבעה כמו בשאר שבתות השנה דכי בשביל שניתוסף בו קדושת יו"ט נגרע ממנו המעלה דשאר שבתות אך כשחל יוה"כ בשבת טוב לכתחלה שלא להוסיף על שבעה משום שראשי הפרשיות מכוונים שמסיימים במילי דכפרה:(6) On ne doit pas ajouter – Et lorsque le Yom Tov tombe un Chabbat, selon tous il est permis d'ajouter aux sept, comme les autres Chabbats de l'année ; car serait-ce parce que s'y ajoute la sainteté du Yom Tov que lui serait retirée la prérogative des autres Chabbats ? Mais lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il est bon lekhat'hila de ne pas ajouter aux sept, parce que les débuts des sections (des montées) sont calculés de façon à se terminer sur des paroles d'expiation.
séif katan 6
- (ז) מלבד בשמחת תורה - דכדי שיזכה כל אחד לקרוא בתורה בעת סיום התורה אוקמי אדינא כרוב הפוסקים שמתירין להוסיף ביו"ט:(7) Sauf à Sim'hat Torah – Car, afin que chacun ait le mérite de lire dans la Torah au moment de son achèvement, on s'en est tenu selon la loi à la majorité des décisionnaires, qui permettent d'ajouter le Yom Tov.
séif katan 7
- (ח) אין המפטירין וכו' - ר"ל דלמפטיר קורא פרשה בפני עצמה בחובת היום ומזה ממילא ג"כ ראיה דנקטינן לדינא כדעה א' דביו"ט מותר להוסיף על מנין הקרואים וכדלקמן:(8) Ceux qui lisent le Maftir ne, etc. – C'est-à-dire que pour le Maftir on lit une section à part, de l'obligation du jour ; et de là découle aussi une preuve que nous tenons selon la loi comme le premier avis, selon lequel le Yom Tov il est permis d'ajouter au nombre des appelés, comme il sera dit plus loin.
séif katan 8
- (ט) אין בכך כלום - ומ"מ אינו עולה מן המנין אם לא שהוסיף לכל הפחות שני פסוקים על מה שקרא הראשון דאז דיעבד עולה למנין וכמ"ש בסוף סימן קל"ז:(9) Il n'y a là rien de mal – Et néanmoins il ne compte pas dans le nombre (des sept), à moins qu'il n'ait ajouté au moins deux versets à ce qu'a lu le premier ; car alors, bediavad (a posteriori), il compte dans le nombre, comme il est écrit à la fin du siman 137.
séif katan 9
- (י) חוץ מבש"ת - י"א דה"ה בחתונה אבל מנהגנו שלא לקרוא לזה מה שקרא כבר אחד אף בחתונה לבד בש"ת נוהגין כרמ"א [פמ"ג]:(10) Sauf à Sim'hat Torah – Certains disent qu'il en est de même pour un mariage ; mais notre usage est de ne pas lire pour l'un ce qu'a déjà lu un autre, même pour un mariage ; seulement à Sim'hat Torah on suit l'usage du Rema [Peri Megadim].
séif katan 10
- (יא) למנין שבעה - אבל לא למנין שלשה [מ"א] ובעולת שבת כתב עוד דה"ה למנין דה"ו שיש בר"ח ויו"ט ויוה"כ ג"כ אין עולה:(11) Pour le nombre de sept – Mais pas pour le nombre de trois [Maguen Avraham]. Et le Olat Chabbat a encore écrit qu'il en est de même pour le nombre de quatre, cinq et six, qui est requis à Roch 'Hodech, au Yom Tov et à Yom Kippour : il (la femme ou l'enfant) ne compte pas non plus.
séif katan 11
- (יב) וקטן - ואף אם אין שם כהן אלא קטן קורין אותו [רי"ט ורדב"ז] ודעת המ"א שאין אנו מחוייבין לקרותו דמ"ע דוקדשתו לא נאמר על כהן קטן דהא כתיב כי את לחם אלהיך הוא מקריב וקטן לאו בר עבודה הוא וכן נוהגין בימינו שכשאין בבהכ"נ כהן שהוא בן י"ג שנה קורין ישראל במקום כהן ואפילו יש שם כהן קטן. ויותר מזה נוהגין כהיום שאין קורין קטן כלל לשום עליה אפילו אם כבר נשלם מנין הקרואים אלא למפטיר [אחרונים]. כתב המ"א בשם מסכת סופרים שהנשים אע"פ שאין חייבות בת"ת מ"מ חייבות לשמוע קריאת ספר כאנשים ואין נוהגות ליזהר בזה ואדרבה יש מקומות שנוהגות הנשים לצאת חוץ בעת הקריאה:(12) Et un enfant – Et même s'il n'y a là comme Cohen qu'un enfant, on l'appelle [Maharit et Radbaz]. Mais l'avis du Maguen Avraham est que nous ne sommes pas obligés de l'appeler, car le commandement positif « Et tu le sanctifieras » (Lévitique 21, 8) n'a pas été dit pour un Cohen enfant, puisqu'il est écrit (ibid.) « car il offre le pain de ton D.ieu », et un enfant n'est pas apte au service (du Temple). Et tel est l'usage de nos jours : lorsqu'il n'y a pas à la synagogue de Cohen âgé de treize ans, on appelle un Israël à la place du Cohen, même s'il y a là un Cohen enfant. Et plus que cela, on a l'usage aujourd'hui de ne pas appeler du tout un enfant pour une quelconque montée, même si le nombre des appelés est déjà complet, sauf pour le Maftir [A'haronim]. Le Maguen Avraham a écrit au nom du traité Soferim que les femmes, bien qu'elles ne soient pas obligées à l'étude de la Torah, sont néanmoins obligées d'écouter la lecture du Livre comme les hommes ; et elles n'ont pas l'habitude d'y prendre garde, et au contraire, il y a des endroits où les femmes ont l'habitude de sortir dehors pendant la lecture.
séif katan 12
- (יג) שיודע למי מברכין - ומ"מ אין יכול להיות מקרא את העולים דהיינו שהוא יקרא בקול רם בס"ת והעולים אומרים אחריו בלחש וכל הצבור יהיו יוצאים ידי חובתן בשמיעה ממנו עד שיביא שתי שערות [ומשהוא בן י"ג שנה בחזקה שהביא שתי שערות לענין זה] ומ"מ כשאין שם קורא אחר ותתבטל הקריאה לגמרי מסתפק הפמ"ג דאפשר דיש להקל באופן זה אפילו אם לא הביא עדיין שתי שערות וכן בדה"ח בהלכות קה"ת מיקל ג"כ בשעת הדחק:(13) Qui sait à Qui l'on bénit – Et néanmoins il ne peut pas être le lecteur des montants, c'est-à-dire lire à voix haute dans le Séfer Torah tandis que les montants disent après lui à voix basse et que toute la communauté s'acquitte de son obligation en l'écoutant, tant qu'il n'a pas atteint deux poils (la puberté) [et dès qu'il a treize ans, il est présumé avoir atteint deux poils à cet égard]. Et néanmoins, lorsqu'il n'y a pas d'autre lecteur et que la lecture serait totalement annulée, le Peri Megadim doute qu'il soit peut-être possible d'être indulgent dans ce cas, même s'il n'a pas encore atteint deux poils ; et de même le Dérekh Ha'Hayim, dans les lois de la lecture de la Torah, est aussi indulgent en cas de nécessité pressante.
séif katan 13
- (יד) כולם - או רובם:(14) Tous – Ou la plupart d'entre eux.
séif katan 14
- (טו) אמו מישראל - דאז הו"ל ישראל מעליא וחייב בכל המצות:(15) Sa mère est d'Israël – Car alors il est un Israël à part entière et il est obligé à toutes les mitsvot.
séif katan 15
- (טז) בראש מגולה - היינו אפילו הוא קטן. וכן קטן שהוא פוחח דהיינו שבגדיו קרועים וזרועותיו וכתפיו מגולין אסור לקרותו לתורה [מגילה כ"ד ע"ב]:(16) Tête découverte – C'est-à-dire même s'il est un enfant. Et de même un enfant qui est po'he'h, c'est-à-dire dont les vêtements sont déchirés et dont les bras et les épaules sont découverts, il est interdit de l'appeler à la Torah [Méguila 24b].
séif katan 16
- (יז) מותר לעלות - שהרי הוא חייב בכל המצות שבתורה כשאר איש ישראל:(17) A le droit de monter – Car il est obligé à toutes les mitsvot de la Torah comme tout autre homme d'Israël.
séif katan 17
- (יח) נוהגים - מה שנהגו למכור ששי בפני עצמו יש קצת סמך מהזוהר שלח לך [מ"א] ואחרון מוכרים בפ"ע דאחרון חביב שמסיים בו [פמ"ג] ומ"מ ח"ו להתקוטט בעבור זה שכל אותיות התורה הם כולם קדושים וטהורים וכדכתיב אמרות ה' אמרות טהורות וגו':(18) On a l'usage – Ce qu'on a l'usage de vendre (la montée du) sixième à part a un certain appui dans le Zohar (section) Chela'h lekha [Maguen Avraham] ; et on vend le dernier à part, car le dernier est précieux, puisqu'on termine avec lui [Peri Megadim]. Et néanmoins, à D.ieu ne plaise de se quereller pour cela, car toutes les lettres de la Torah sont toutes saintes et pures, comme il est écrit : « Les paroles de Hachem sont des paroles pures », etc. (Psaumes 12, 7).
séif katan 18
- (יט) לקרות שבעה וכו' - דהנה מן הדין קי"ל דמפטיר עולה למנין שבעה והיה יכול לגמור הפרשה דהיינו הסדרה עם המפטיר שהוא השביעי ואח"כ לומר קדיש ואך כדי לצאת גם דעת האומר בגמרא דאין מפטיר עולה למנין שבעה וע"כ מהנכון הוא לקרות שבעה קרואים קודם שמתחיל המפטיר וכדי להודיע לכל שהמפטיר אינו ממנין העולים תקנו ג"כ שהנכון לכתחלה להפסיק בהקדיש בין קריאתו לקריאת שאר העולים וממילא מוכרח לגמור הסדרה מתחלה כדי שלא יפסיק בקדיש באמצע הקריאה ואח"כ לחזור עם המפטיר עכ"פ ג' פסוקים ממה שקרא השביעי או האחרון:(19) D'appeler sept, etc. – Car voici que selon la loi nous tenons que le Maftir compte dans le nombre de sept, et on pourrait terminer la paracha, c'est-à-dire la section hebdomadaire (sidra), avec le Maftir, qui est le septième, et ensuite dire le Kaddich. Mais afin de satisfaire aussi l'avis de celui qui dit dans la Guemara que le Maftir ne compte pas dans le nombre de sept, il est donc préférable d'appeler sept appelés avant que commence le Maftir ; et afin de faire savoir à tous que le Maftir ne fait pas partie du nombre des montants, on a aussi institué qu'il est préférable lekhat'hila d'interrompre par le Kaddich entre sa lecture et la lecture des autres montants ; et par conséquent il est nécessaire de terminer la section d'abord, afin de ne pas interrompre par le Kaddich au milieu de la lecture, et ensuite de relire avec le Maftir au moins trois versets de ce qu'a lu le septième ou le dernier.
séif katan 19
- (כ) ולגמור עמהם הפרשה - וה"ה דיכול להוסיף עוד על השבעה אך העיקר אשמועינן דנהגו שלא להשלים בהמפטיר את הפרשה ואח"כ לומר קדיש אלא יאמר קדיש קודם קריאת המפטיר וממילא מוכרח לגמור כל הסדרה מתחלה קודם אמירת הקדיש וכמש"כ בסקי"ט:(20) Et terminer avec elles la paracha – Et il en est de même qu'on peut encore ajouter aux sept ; mais l'essentiel qu'il nous enseigne est qu'on a l'usage de ne pas compléter la paracha avec le Maftir pour dire ensuite le Kaddich ; mais on dira le Kaddich avant la lecture du Maftir, et par conséquent il est nécessaire de terminer toute la section d'abord, avant de dire le Kaddich, comme nous l'avons écrit au séif katan 19.
séif katan 20
- (כא) וכן נוהגים ביו"ט - ר"ל שגם ביו"ט אף דמדינא היה מותר המפטיר להיות מן המנין חמשה מ"מ נוהגים ג"כ שאין המפטיר מן המנין אלא קורא בפני עצמו בפרשה של חובת היום והקדיש אומר מקודם ומ"מ יוצא בזה אף למ"ד דעולה מן המנין שהרי רוב הפוסקים סוברים דמותר להוסיף וכנ"ל בס"א:(21) Et tel est l'usage aux jours de fête – C'est-à-dire que même le Yom Tov, bien que selon la loi il serait permis que le Maftir fasse partie du nombre de cinq, néanmoins on a aussi l'usage que le Maftir ne fasse pas partie du nombre, mais lise à part la section de l'obligation du jour, et on dit le Kaddich auparavant. Et néanmoins on s'acquitte ainsi même selon celui qui dit qu'il compte dans le nombre, puisque la plupart des décisionnaires pensent qu'il est permis d'ajouter, comme il a été dit ci-dessus au séif 1.
séif katan 21
- (כב) או ג' וכו' - כגון ר"ח טבת שחל בשבת שצריך לקרות פרשת השבוע ופרשת ר"ח וענין של חנוכה או בש"ת שצריך לקרות פרשת וזאת הברכה ובראשית ופרשת המוספים בכל זה המפטיר בלבד קורא באחרונה ובין כשמשלימין המנין או שמוסיפין על המנין הכל עולים בשני ספרים הראשונים:(22) Ou trois, etc. – Par exemple Roch 'Hodech Tévet qui tombe un Chabbat, où il faut lire la section de la semaine, la section de Roch 'Hodech et le passage de 'Hanoukka ; ou à Sim'hat Torah, où il faut lire la section Vezot Haberakha, Berechit et la section des sacrifices moussafim : dans tout cela, seul le Maftir lit dans le dernier rouleau ; et que l'on complète seulement le nombre ou que l'on ajoute au nombre, tous montent dans les deux premiers rouleaux.
séif katan 22
- (כג) או בד' פרשיות - ואע"פ שפרשת זכור היא חובה מן התורה שישמענה כל אדם מישראל והקטן שאינו מחויב בדבר אינו יכול להוציאם י"ח מ"מ הרי עכשיו הש"ץ קורא ומשמיע לצבור ומוציאם ידי חובתן ויש מחמירין בדבר שלא לקרותו לקטן לפרשת זכור וכן לפרשת פרה שי"א שגם היא מדאורייתא וכן הסכים בא"ר ודה"ח. וביום א' של שבועות שקורין המרכבה למפטיר וכן בשביעי של פסח שקורין השירה ובשבת שובה ג"כ נוהגין שאין קורין אותו לכתחלה למפטיר ובתשובת פרח שושן העלה לעיקר דהקטן לא יקרא בד' פרשיות והביאו בחידושי רע"א. ואמנם גם בשאר מפטיר ג"כ דוקא בקטן שהגיע לחינוך שיודע לחתוך האותיות בטוב ודלא כאותן שמניחים קטנים הרבה לומר ההפטרה [מ"א] ועיין בבאור הלכה:(23) Ou les quatre sections – Et bien que la section Zakhor soit une obligation de la Torah, que tout homme d'Israël doit entendre, et que l'enfant, qui n'y est pas obligé, ne puisse pas les acquitter de leur obligation, néanmoins aujourd'hui c'est l'officiant qui lit et fait entendre à la communauté et les acquitte de leur obligation. Et certains sont rigoureux en la matière, de ne pas appeler un enfant pour la section Zakhor, et de même pour la section Para, dont certains disent qu'elle aussi est de la Torah ; et c'est ce qu'ont admis l'Eliya Rabba et le Dérekh Ha'Hayim. Et le premier jour de Chavouot, où l'on lit le passage du Char divin (Merkava) pour la Haftara, et de même le septième jour de Pessa'h, où l'on lit le Cantique (de David), et le Chabbat Chouva, on a aussi l'usage de ne pas l'appeler lekhat'hila pour le Maftir. Et dans les responsa Pera'h Chochan, il a conclu comme principal que l'enfant ne lira pas les quatre sections ; et Rabbi Akiva Eiger l'a rapporté dans ses 'Hidouchim. Et cependant, même pour les autres Maftir, cela ne s'applique qu'à un enfant qui a atteint l'âge de l'éducation ('hinoukh) et qui sait bien articuler les lettres, contrairement à ceux qui laissent de très jeunes enfants dire la Haftara [Maguen Avraham]. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 23
- (כד) אע"פ שיש חולקים - היינו דהחולקים ס"ל דוקא בשבת שקורא המפטיר מה שכבר קרא השביעי אז נוכל לקרות לקטן משא"כ בכל אלו שקורא המפטיר פרשה שלא קראו מתחלה:(24) Bien que certains soient d'un avis contraire – C'est-à-dire que ceux qui sont d'un avis contraire pensent que c'est seulement le Chabbat, où le Maftir lit ce qu'a déjà lu le septième, qu'on peut appeler un enfant ; ce qui n'est pas le cas dans tous ceux-ci, où le Maftir lit une section qu'on n'a pas lue auparavant.
séif katan 24
- (כה) ואומרים קדיש - לא חידש בזה כלום על המחבר רק לאשמועינן מה שסיים לבסוף דאין חילוק וכו' אלא בכל פעם אומרים הקדיש קודם המפטיר דוקא:(25) Et on dit le Kaddich – Il n'a rien innové en cela par rapport à l'auteur (le Choulhan Aroukh), sinon pour nous enseigner ce qu'il a conclu à la fin : « il n'y a pas de différence, etc. », mais à chaque fois on dit le Kaddich précisément avant le Maftir.
séif katan 25
- (כו) קודם שעולה המפטיר - היינו בשבת אבל בחול שהמפטיר ממנין הקרואים אומרים קדיש אחר המפטיר [דהיינו אחר שמכניסין הס"ת להיכל] ולא קודם דאין אומרים קדיש עד שנשלם המנין ובחוה"מ פסח וכן בחוה"מ סוכות אומרים קדיש אחר שקרא הרביעי דאז כבר נשלם מנין הקרואים:(26) Avant que monte le Maftir – C'est-à-dire le Chabbat ; mais en semaine, où le Maftir fait partie du nombre des appelés, on dit le Kaddich après le Maftir [c'est-à-dire après qu'on a rentré le Séfer Torah dans l'Arche (heikhal)], et non avant, car on ne dit pas le Kaddich avant que le nombre soit complet. Et pendant 'Hol Hamoèd Pessa'h, et de même pendant 'Hol Hamoèd Souccot, on dit le Kaddich après qu'a lu le quatrième, car alors le nombre des appelés est déjà complet.
séif katan 26
- (כז) אם לא נמצא וכו' - וה"ה בשבת של חזון אפילו נמצא מי שיודע להפטיר בנביא רק שלא ידע לקונן כנהוג ג"כ דינא הכי:(27) Si l'on ne trouve personne, etc. – Et il en est de même au Chabbat 'Hazon : même si l'on trouve quelqu'un qui sait lire la Haftara dans le Prophète, mais qu'il ne sait pas la psalmodier sur le mode de la lamentation, comme c'est l'usage, la loi est aussi ainsi.
séif katan 27
- (כח) צריך לחזור ולקרות - ואפילו השביעי רוצה להפטיר צריך לחזור ולקרות כיון שהפסיק בקדיש הנכנסים לא ידעו שזה המפטיר קרא מתחלה בתורה ואיכא בזיון לתורה כדאמרינן בגמרא דהמפטיר צריך שיקרא בתורה תחלה מפני כבוד התורה [היינו דאי המפטיר יפטיר בנביאים ויברך עליו ולא יקראו בתורה הרי אנו משוים דברי הנביאים לתורה בקריאה וברכה לכן צריך לקרות המפטיר בתורה תחלה ומזה יראו שהתורה עיקרית] ומ"מ נכון יותר בעניננו שהפסיק בקדיש שיקרא המפטיר אחד מן הקודמים ולא השביעי:(28) Doit relire – Et même si le septième veut lire la Haftara, il doit relire, puisqu'on a interrompu par le Kaddich : ceux qui entrent ne sauront pas que ce Maftir a lu auparavant dans la Torah, et il y a là un mépris pour la Torah, comme nous disons dans la Guemara que le Maftir doit lire d'abord dans la Torah, à cause de l'honneur de la Torah [c'est-à-dire que si le Maftir lisait la Haftara dans les Prophètes et bénissait sur elle sans qu'on l'ait appelé à la Torah, nous mettrions sur un pied d'égalité les paroles des Prophètes et la Torah quant à la lecture et à la bénédiction ; c'est pourquoi le Maftir doit lire d'abord dans la Torah, et l'on verra ainsi que la Torah est l'essentiel]. Et néanmoins il est préférable, dans notre cas où l'on a interrompu par le Kaddich, que lise le Maftir l'un des précédents, et non le septième.
séif katan 28
- (כט) יפטיר מי שעלה וכו' - היינו שיפטיר בנביא וא"צ לחזור ולקרות בתורה אלא מה שקרא בשביעי בסיום הפרשה [או כשהוסיפו מי שקרא באחרון] עולה גם למפטיר דהא קי"ל דהמפטיר עולה למנין שבעה וכדלקמיה בס"ו והקדיש יאמר אחר קריאת הפטרה וברכותיה. כתב הפמ"ג דה"ה בכל מפטיר כששכח לומר הקדיש מקודם ונזכר אחר שכבר קרא המפטיר בתורה לא יאמר הקדיש עד לאחר קריאת הפטרה וברכותיה:(29) Celui qui est monté, etc., lira la Haftara – C'est-à-dire qu'il lira la Haftara dans le Prophète, et il n'a pas besoin de relire dans la Torah ; mais ce qu'il a lu en septième, à la fin de la paracha [ou, lorsqu'on a ajouté, celui qui a lu en dernier], compte aussi pour le Maftir, puisque nous tenons que le Maftir compte dans le nombre de sept, comme plus loin au séif 6 ; et il dira le Kaddich après la lecture de la Haftara et de ses bénédictions. Le Peri Megadim a écrit qu'il en est de même pour tout Maftir : lorsqu'on a oublié de dire le Kaddich auparavant et qu'on s'en est souvenu après que le Maftir a déjà lu dans la Torah, on ne dira pas le Kaddich avant la fin de la lecture de la Haftara et de ses bénédictions.
séif katan 29
- (ל) אם יודע - ואם השביעי אינו יודע ויצטרך לעלות למפטיר אחד מהקודמים אז בכל גווני צריך לחזור ולקרות ולברך בתורה לשם מפטיר:(30) S'il sait – Et si le septième ne sait pas, et que l'un des précédents doive monter pour le Maftir, alors dans tous les cas il doit relire et bénir dans la Torah au titre de Maftir.
séif katan 30
- (לא) לא יפטיר - ובשבת חזון במקום שהמנהג שקוראים הרב למפטיר לא יקראוהו מקודם לשלישי [מ"א ותו"ש] ועיין בא"ר:(31) Ne lira pas la Haftara – Et au Chabbat 'Hazon, à l'endroit où l'usage est d'appeler le rav pour le Maftir, on ne l'appellera pas auparavant pour la montée de troisième [Maguen Avraham et Tossefet Chabbat]. Et voir l'Eliya Rabba.
séif katan 31
- (לב) מי שעלה כבר - אם קראו לאדם לתורה בבית הכנסת אחרת ונזדמן לו אותה הפרשה שקרא היום צריך לחזור ולברך [אחרונים]:(32) Celui qui est déjà monté – Si l'on a appelé quelqu'un à la Torah dans une autre synagogue, et qu'il se trouve appelé à la même section qu'il a lue aujourd'hui, il doit bénir de nouveau [A'haronim].
séif katan 32
- (לג) א"צ לקרות וכו' - ר"ל שא"צ לקרות עוד שביעי מלבד המפטיר דאחרי שאמר קדיש בסיום הפרשה אינו קורא אח"כ רק לשם מפטיר לבד כמו שרגיל תמיד אחר הקדיש והוא יהיה עולה למנין שבעה אבל אם נזכר קודם שאמר הקדיש אז צריך לקרות אחד לשביעי ממה שקרא כבר ויסיים הפרשה עמו ויאמר קדיש ואח"כ יחזור לקרות איזה פסוקים למפטיר כמו שרגיל תמיד:(33) Il n'est pas nécessaire d'appeler, etc. – C'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire d'appeler encore un septième en plus du Maftir : car après qu'on a dit le Kaddich à la fin de la paracha, on n'appelle ensuite qu'au titre de Maftir seulement, comme c'est toujours l'habitude après le Kaddich, et il comptera dans le nombre de sept. Mais si l'on s'en est souvenu avant d'avoir dit le Kaddich, alors il faut appeler quelqu'un pour le septième, en relisant une partie de ce qui a déjà été lu, et terminer la paracha avec lui, et dire le Kaddich, et ensuite relire quelques versets pour le Maftir, comme c'est toujours l'habitude.
séif katan 33
- (לד) אלא יקרא וכו' - וא"צ לחזור ולומר קדיש:(34) Mais il lira, etc. – Et il n'est pas nécessaire de redire le Kaddich.
séif katan 34
- (לה) ודילג פסוק אחד - ה"ה תיבה אחת אלא שדיבר בהוה:(35) Et a sauté un verset – Il en est de même d'un seul mot ; mais il a parlé du cas fréquent.
séif katan 35
- (לו) חוזר וקורא - ויברך לפניה ולאחריה על הג' פסוקים ועיין לעיל סימן קל"ז ס"ג שם מבואר כל פרטי דין זה:(36) Il revient et lit – Et il bénira avant et après sur les trois versets. Et voir plus haut, siman 137, séif 3 : là sont expliqués tous les détails de cette loi.
séif katan 36