Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 275 →- (א) ואין קורין וכו' - וה"ה שאין בודקין הציצית וכל כה"ג דבר הצריך עיון שמא יטה הנר להביא השמן לפי הפתילה כדי שידלק יפה:(1) Et on ne lit pas, etc. – et de même on n'examine pas les tsitsit (franges rituelles), ni toute chose semblable qui demande de l'attention, de peur qu'on n'incline la lampe pour amener l'huile vers l'extrémité de la mèche afin qu'elle brûle bien.
séif katan 1
- (ב) בעששית - ואם היא סגורה במפתח יש מתירים וטעמם דדוקא כשגבוה הנר י' קומות אסרו משום דדרכו כן לפעמים כדי שעי"ז יראה מה שבגבוה משא"כ להסגיר שאין דרכו כלל אם לא משום איסור שבת אית ליה היכרא ולא שייך שיפתח להטות דדמי לקורא פרק במה מדליקין ויש אוסרין בכל גוונא משום לא פלוג ועיין בא"ר שמצדד להתיר בשמסר המפתח לאדם אחר דדמי לאומר לחבירו תן דעתך עלי שלא אטה דמתיר בס"ג. אסור לקרות לאור הנר ביום במקום האופל [אחרונים]:(2) Dans une lanterne – et si elle est fermée à clé, certains permettent. Leur raison : c'est seulement lorsque la lampe est à une hauteur de dix étages qu'on a interdit, car on a parfois l'habitude d'agir ainsi (de placer la lampe en hauteur) afin de voir par là ce qui est en haut ; ce qui n'est pas le cas pour la fermer à clé, ce qu'on n'a pas du tout l'habitude de faire si ce n'est à cause de l'interdiction du Chabbat : il y a donc là un signe distinctif, et il n'y a pas lieu de craindre qu'il ouvre la lanterne pour incliner la lampe, car c'est semblable à celui qui lit le chapitre Bamé madlikin (voir séif 7). Et certains interdisent dans tous les cas, car les Sages n'ont pas fait de distinction. Et voir l'Eliya Rabba, qui penche à permettre lorsqu'on a remis la clé à une autre personne, car c'est semblable à celui qui dit à son compagnon : « Fais attention à moi, pour que je n'incline pas la lampe », ce que le Choulhan Aroukh permet au séif 3. Il est interdit de lire à la lumière de la lampe, le jour, dans un endroit obscur [A'haronim].
séif katan 2
- (ג) וכן וכו' - האי וכן קאי ארישא דבזה נמי גזרו שלא לקרות לפניה ואף דהוא כרוך על הפתילה כעין נרות של שעוה וחלב שלנו ולא שייך בו שמא יטה אעפ"כ יש לחוש שמא ימחוט (שמסיר ראש הפתילה להסיר חשכה) ונמצא שהוא מכבה:(3) Et de même, etc. – ce « et de même » se rapporte au début du séif : pour celle-ci aussi (la bougie de cire), on a décrété qu'on ne lise pas devant elle ; et bien que la cire soit enroulée autour de la mèche, comme nos bougies de cire et de suif, de sorte qu'il n'y a pas lieu de craindre qu'on n'incline la lampe, néanmoins il y a lieu de craindre qu'on ne mouche la mèche (c'est-à-dire qu'on enlève le bout carbonisé de la mèche pour supprimer ce qui obscurcit), et il se trouve qu'on éteint (en partie).
séif katan 3
- (ד) של שעוה - והב"ח בשם רש"ל כתב דנהגו להקל לבדוק כלים וציצית ולקרות אצל נר של שעוה וה"ה אצל נר של חלב והטעם דבזה לא שייך שמא יטה רק שמא ימחוט וכיבוי הוי מלאכה שאינה צריכה לגופה ולא הוי איסורא דאורייתא וכ"כ הט"ז ומסיק המג"א דשלא לצורך יש להחמיר דהא י"א דכיבוי הוי מלאכה דאורייתא כמ"ש בסוף סי' של"ד והא"ר כתב בשם המלבושי יו"ט דבנר של שעוה שייך ג"כ שמא יטה והביא לזה סמוכין מדברי הרמב"ן וכ"כ בביאור הגר"א דבנר של שעוה וה"ה של חלב שייך ג"כ שמא יטה ומ"מ נ"ל דבנרות הטובים שלנו [שקורין סטארין] מותר לקרות לפניהם לכו"ע דלא שייך שמא יטה רק בדבר שדרכו להטות לפעמים בחול כדי שידלק יפה ובנר (סטארין) ידוע דאין צריך להטייה כלל לעולם וכ"ש דלא שייך בו שמא ימחוט דאורו צלול מאד ואין צריך כלל לזה:(4) De cire – le Ba'h a écrit au nom du Rachal qu'on a l'usage d'être indulgent pour examiner des ustensiles et des tsitsit, et pour lire, près d'une bougie de cire, et de même près d'une bougie de suif. La raison en est qu'ici il n'y a pas lieu de craindre qu'on n'incline la lampe, mais seulement qu'on ne mouche la mèche, et l'extinction est un travail qui n'est pas fait pour lui-même (mela'kha chéeina tsrikha legoufa), ce qui n'est pas un interdit de la Torah ; et c'est aussi ce qu'a écrit le Taz. Et le Maguen Avraham conclut que, sans nécessité, il faut être rigoureux, car certains disent que l'extinction (dans ce cas) est un travail interdit par la Torah, comme il est écrit à la fin du siman 334. Et l'Eliya Rabba a écrit au nom du Malbouché Yom Tov qu'avec une bougie de cire, il y a aussi lieu de craindre qu'on ne l'incline, et il a apporté à cela des appuis tirés des paroles du Ramban ; et c'est aussi ce qui est écrit dans le Biour du Gaon de Vilna : avec une bougie de cire, et de même de suif, il y a aussi lieu de craindre qu'on ne l'incline. Néanmoins, il me semble qu'avec nos bonnes bougies [appelées « stéarine »], il est permis de lire devant elles selon tous les avis, car la crainte qu'on n'incline la lampe ne s'applique qu'à une chose qu'on a l'habitude d'incliner parfois en semaine pour qu'elle brûle bien ; or, pour la bougie (de stéarine), il est connu qu'elle n'a jamais du tout besoin d'être inclinée ; et à plus forte raison n'y a-t-il pas lieu de craindre qu'on ne la mouche, car sa lumière est très claire et elle n'en a pas du tout besoin.
séif katan 4
- (ה) שנים קורין - אבל אין פולין אם לא שאחד מפלה והשני משמרו שזה ודאי מותר:(5) Deux personnes lisent – mais on n'épouille pas (même à deux), sauf si l'un épouille et que l'autre le surveille, ce qui est certainement permis.
séif katan 5
- (ו) יזכירנו חבירו - ודוקא לענין קריאה שהוא מלתא דמצוה התירו בזה אבל לא לענין רשות כ"כ המ"א ומדברי הט"ז סק"ג משמע שהוא חולק ע"ז:(6) Son compagnon le lui rappellera – et c'est seulement pour la lecture (de la Torah), qui est une chose relevant de la mitsva, qu'on l'a permis, mais pas pour une activité facultative ; c'est ce qu'a écrit le Maguen Avraham. Mais des propos du Taz, au séif katan 3, il ressort qu'il conteste cela.
séif katan 6
- (ז) אסור - שכל אחד מעיין בספרו ואינו משגיח במה שעושה חבירו:(7) Interdit – car chacun est absorbé dans son livre et ne fait pas attention à ce que fait son compagnon.
séif katan 7
- (ח) ולכן וכו' - ואפילו לדעת המקילין לעיל בנר של שעוה וחלב הכא בבהכ"נ דשכיחי רבים יש להחמיר בכל גוונא שלא לומר הפיוטים משום לא פלוג דלפעמים יהיה נרות שמן ואיכא חשש איסור שמא יטה [תו"ש פמ"ג] ומש"כ לומר פיוטים ה"ה הזמירות שאומרים בשבת בבית אם לא מי שרגיל קצת בהם וכמ"ש ס"ט או שאומר לחבירו תן דעתך עלי שלא אטה:(8) C'est pourquoi, etc. – et même selon l'avis de ceux qui sont indulgents plus haut au sujet de la bougie de cire et de suif, ici, à la synagogue, où il y a habituellement beaucoup de monde, il faut être rigoureux dans tous les cas et ne pas dire les piyoutim, car on ne fait pas de distinction : parfois il y aura des lampes à huile, et il y a là la crainte d'un interdit, de peur qu'on n'incline la lampe [Tossefet Chabbat, Peri Megadim]. Et ce qu'il a écrit au sujet de dire des piyoutim vaut de même pour les zemirot (chants) qu'on dit le Chabbat à la maison, sauf pour celui qui les connaît un peu, comme il est écrit au séif 9, ou s'il dit à son compagnon : « Fais attention à moi, pour que je n'incline pas la lampe ».
séif katan 8
- (ט) בבהכ"נ - פי' אפילו שם דיש רבים חיישינן להטייה וכ"ש יחיד בביתו דאסור לאור הנר אבל שאר התפלה מותר לקרות בסידור לאור הנר והטעם שתפלה מצויה בפי הכל וא"צ עיון רב והוי כמו ראשי פרשיות בסעיף י':(9) À la synagogue – explication : même là, où il y a beaucoup de monde, nous craignons qu'on n'incline la lampe, et à plus forte raison pour un particulier dans sa maison, à qui il est interdit de lire à la lumière de la lampe. Mais le reste de la prière, il est permis de le lire dans le siddour (livre de prières) à la lumière de la lampe ; la raison en est que la prière est familière à la bouche de tous et ne demande pas beaucoup d'attention, et c'est comme les débuts des passages au séif 10.
séif katan 9
- (י) ואומר לו - דוקא באומר לו אבל בסתמא אפילו יש בני בית הרבה חיישינן שלא ישגיחו עליו ויבוא להטות:(10) Et il lui dit – précisément s'il le lui dit ; mais sans précision (s'il ne dit rien), même s'il y a beaucoup de membres de la maisonnée, nous craignons qu'ils ne fassent pas attention à lui et qu'il en vienne à incliner la lampe.
séif katan 10
- (יא) לאשתו - כלומר שלא תאמר דאשה דעתה קרובה אצלו ואינה משמרתו:(11) À sa femme – c'est-à-dire : il ne faut pas dire que, la femme étant proche de lui (et se sentant à l'aise avec lui), elle ne le surveille pas.
séif katan 11
- (יב) שאין דרכו וכו' - פי' שברור הוא שאין דרכו אף בעת הלמוד אבל מסתמא לא אמרינן כן דיש גם באדם חשוב שדרכו להטות בחול וכדאיתא בגמרא לענין ר' ישמעאל בן אלישע שהיה משים עצמו על דברי תורה כהדיוט. וכתב הפמ"ג ועכשיו אין להתיר באדם חשוב כי כמה פעמים ראינו שמתוך עיון שוכחים ומטים ומוחטים. ומ"מ בהצטרף לזה ג"כ נר של שעוה וחלב נראה דאין להחמיר בזה:(12) Qui n'a pas l'habitude, etc. – explication : qu'il est clair qu'il n'en a pas l'habitude, même au moment de l'étude ; mais sans précision, nous ne disons pas cela, car il y a aussi des hommes importants qui ont l'habitude d'incliner la lampe en semaine, comme il est rapporté dans la Guemara au sujet de Rabbi Ichmaël ben Elicha, qui se considérait, à l'égard des paroles de la Torah, comme un homme ordinaire. Et le Peri Megadim a écrit : aujourd'hui, il ne faut pas permettre cela pour un homme important, car nous avons vu bien des fois que, par l'effet de l'étude attentive, on oublie, on incline la lampe et on mouche la mèche. Néanmoins, lorsque s'ajoute à cela le fait qu'il s'agit d'une bougie de cire ou de suif, il semble qu'il n'y ait pas lieu d'être rigoureux.
séif katan 12
- (יג) אין קורין - ר"ל אפילו בענין אחד דלאור הנר שרי ועיין בע"ת דאם ביקש לאחד שיתן דעתו עליו שלא יחתה דמותר והביאו הא"ר:(13) On ne lit pas – il veut dire : même sur un même sujet, ce qui est permis à la lumière de la lampe. Et voir l'Olat Tamid : si l'on a demandé à quelqu'un de faire attention à lui pour qu'il ne remue pas les braises, c'est permis ; et l'Eliya Rabba l'a rapporté.
séif katan 13
- (יד) להבעיר ולחתות - כתב הט"ז נ"ל דאע"פ שמותר להתחמם נגד המדורה כדאיתא סוף סי' רע"ו מ"מ אין לישב בסמוך אצל זנבות האודים כי יש לחוש שיגע בהם כדי שיבערו היטב כדרך שמהפכין בזנבות האודים ויש שכתבו דלא חיישינן שיבוא לזה:(14) Attiser et remuer les braises – le Taz a écrit : il me semble que, bien qu'il soit permis de se chauffer devant le feu de bois, comme il est rapporté à la fin du siman 276, néanmoins on ne doit pas s'asseoir à proximité des bouts des tisons, car il y a lieu de craindre qu'on ne les touche pour qu'ils brûlent bien, comme on a l'habitude de retourner les bouts des tisons. Et certains ont écrit que nous ne craignons pas qu'on en vienne à cela.
séif katan 14
- (טו) שאימת רבן - שאין פושטין יד לשום דבר ואפילו בחול אלא ע"פ רבן ולא אתי לאצלויי ומשמע מסתימת השו"ע שסובר כהרשב"א דאפילו אין רבן עמהן שרי דכל שעה מתיראין שיבוא רבן ולא יטו ובא"ר הביא הרבה פוסקים שחולקין ארשב"א:(15) Car la crainte de leur maître – car ils ne tendent la main vers rien, même en semaine, sinon sur l'ordre de leur maître, et ils n'en viendront pas à incliner la lampe. Et il ressort de la formulation sans réserve du Choulhan Aroukh qu'il est de l'avis du Rachba, selon lequel, même si leur maître n'est pas avec eux, c'est permis, car à tout moment ils craignent que leur maître ne vienne, et ils n'inclineront pas la lampe. Mais l'Eliya Rabba a rapporté de nombreux décisionnaires qui contestent le Rachba.
séif katan 15
- (טז) לקרות במה מדליקין - משמע דדוקא במה מדליקין ששם נזכר עניני איסור הדלקה ואיך ישכח וידליק אבל שארי הלכות שבת לא:(16) Lire Bamé madlikin – il en ressort que cela ne vaut que pour Bamé madlikin, où sont évoqués les sujets de l'interdiction d'allumer : comment oublierait-il et allumerait-il ? Mais pour les autres lois du Chabbat, non.
séif katan 16
- (יז) דאין ע"ה וכו' - ואם הוא ע"ה שלא למד מעולם ואין שגור בפיו כלל בלי סידור ואין לו שם שום אדם שיבקשהו שיתן דעתו עליו שלא יטה מ"מ אפשר ג"כ דיש להקל שלא לבטל מצות הגדה שהוא מן התורה אפילו אין לו רק נר של שמן [פמ"ג]:(17) Car il n'y a pas d'ignorant, etc. – et s'il s'agit d'un ignorant qui n'a jamais étudié, qui ne sait rien par cœur sans siddour, et qu'il n'a là personne à qui demander de faire attention à lui pour qu'il n'incline pas la lampe, il est néanmoins possible qu'il faille aussi être indulgent, afin de ne pas annuler la mitsva de raconter la Haggada, qui est de la Torah, même s'il n'a qu'une lampe à huile [Peri Megadim].
séif katan 17
- (יח) קצת - ומטעם זה יש להתיר למשכים בשבת לבהכ"נ ומתפלל לאור הנר הדולק שם מבע"י לפי שהתפלה ושארי דברים שהוא אומר ודאי שגורים בפיו יותר מן ההגדה בפסח אבל ללמוד שם אסור כיון שצריך עיון [ט"ז]:(18) Un peu – et pour cette raison, il y a lieu de permettre à celui qui se lève tôt le Chabbat pour aller à la synagogue de prier à la lumière de la lampe qui y brûle depuis la veille, car la prière et les autres choses qu'il dit lui sont certainement plus familières que la Haggada à Pessa'h ; mais y étudier est interdit, puisque cela demande de l'attention [Taz].
séif katan 18
- (יט) וצריך עיון - ברמב"ם איתא וצריך עיון רב ועיין בבה"ל דיש לסמוך ע"ז לפני נר של שעוה וחלב דבלא"ה יש מקילין וכנ"ל בסק"ד:(19) Et qui demandent de l'attention – dans le Rambam, il est écrit : « et qui demandent une grande attention ». Et voir le Biour Halakha : on peut s'appuyer sur cela devant une bougie de cire ou de suif, pour laquelle, même sans cela, certains sont indulgents, comme il est dit plus haut, au séif katan 4.
séif katan 19
- (כ) לבדוק - ר"ל לבדוק כוסות הדומין זה לזה ולידע איזה מהן להניחן על השלחן ושמש שאינו קבוע אינו מכירן וצריך לזה עיון הרבה ע"כ חיישינן שמא יטה והר"ן כתב שהבדיקה היא לראות אם הם נקיים ושמש קבוע מפני שהוא בקי בהם מכבר יודע איזה כלי אינו נקי כ"כ:(20) Examiner – il veut dire : examiner des coupes qui se ressemblent pour savoir lesquelles poser sur la table ; or le serviteur qui n'est pas attitré ne les connaît pas et a besoin pour cela de beaucoup d'attention, c'est pourquoi nous craignons qu'il n'incline la lampe. Et le Ran a écrit que l'examen consiste à voir si elles sont propres ; et le serviteur attitré, parce qu'il les connaît déjà bien, sait d'avance quel ustensile n'est pas très propre.
séif katan 20
- (כא) שאורו רב - ר"ל אע"פ שאורו רב אפ"ה חיישינן שמא יטה כיון שהוא שמש שאינו קבוע:(21) Dont la lumière est abondante – il veut dire : bien que sa lumière soit abondante, nous craignons malgré tout qu'il n'incline la lampe, puisque c'est un serviteur qui n'est pas attitré.
séif katan 21
- (כב) בשל נפט - טעמם דלהטייה לא חיישינן לפי שאורו רב ולא צריך לזה ולשמא יסתפק לא חיישינן משום דמאיס ובשמן זית וכן בשארי שמנים לכו"ע אסור ולעת הצורך יש לסמוך על דעה זו כי כן דעת הרבה ראשונים וכ"כ בספר שלחן עצי שטים:(22) Avec une lampe de naphte – leur raison : nous ne craignons pas qu'il ne l'incline, parce que sa lumière est abondante et qu'il n'en a pas besoin ; et nous ne craignons pas qu'il ne se serve du combustible, parce qu'il est répugnant. Mais avec l'huile d'olive, et de même avec les autres huiles, c'est interdit selon tous les avis. En cas de besoin, on peut s'appuyer sur cet avis, car tel est l'avis de nombreux Richonim ; et c'est aussi ce qu'a écrit le livre Choul'han Atsé Chittim.
séif katan 22
- (כג) לאור הנר - של נפט ולענין שאר שמנים עיין בבה"ל:(23) À la lumière de la lampe – de naphte ; et pour les autres huiles, voir le Biour Halakha.
séif katan 23
- (כד) שא"צ עיון וכו' - ואע"ג דאפילו להבחין בין בגדיו לבגדי אשתו אסרו הכא התירו משום נקיות [ר"ן והרמב"ן והריטב"א בחידושיהם]:(24) Car cela ne demande pas d'attention, etc. – et bien que, même pour distinguer entre ses vêtements et ceux de sa femme, on l'ait interdit, ici on l'a permis pour la propreté (de la vaisselle) [le Ran, le Ramban et le Ritva dans leurs Novellas].
séif katan 24
- (כה) אין מורין לו - ר"ל אם בא לפנינו לישאל אין מורין לו לכתחלה ואם עשה מעצמו אין מוחין בידו:(25) On ne lui donne pas l'instruction – il veut dire : s'il vient devant nous poser la question, on ne lui donne pas l'instruction de le faire lekhat'hila ; mais s'il l'a fait de lui-même, on ne l'en empêche pas.
séif katan 25
- (כו) שמא יסתפק - ואע"ג דלענין הדלקה לא אסרו משום זה שאני הכא דע"י שהוא מתקרב לנר ביותר לבדוק חיישינן טפי:(26) De peur qu'il ne se serve – et bien que, pour l'allumage (des lampes de Chabbat), on ne l'ait pas interdit pour cette raison, ici c'est différent : parce qu'il s'approche davantage de la lampe pour examiner les coupes, nous craignons davantage.
séif katan 26
- (כז) ביזוי מצוה - קשה דבלא"ה אסור משום סכנה דאתי לידי נכפה כדאיתא בפסחים קי"ב ונראה לחלק בין קטן לגדול [א"ר]:(27) Le mépris envers la mitsva – c'est difficile : même sans cela, c'est interdit à cause du danger, car on en vient à être atteint d'épilepsie (si l'on se tient nu devant une lampe), comme il est rapporté dans le traité Pessa'him, page 112. Et il semble qu'il faille distinguer entre un petit enfant et un adulte [Eliya Rabba].
séif katan 27