Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 271 →- (א) ימהר לאכול וכו' - היינו לקדש כדי שיזכור שבת בעת תחלת כניסתו דכל כמה דמקדמינן ליה טפי עדיף ומכיון שקידש צריך לאכול מיד כמבואר בסימן רע"ג ס"ג בהג"ה ואם אינו תאב לאכול יכול להמתין מלקדש עד שירעב שכבר זכר את השבת בתפלתו בבהכ"נ ויוצא בזה המ"ע דאורייתא להרמב"ם וכדלקמן [ממ"א בשם הרמ"ע] ומ"מ נראה דהיכא דיש בזה משום שלום בית או שיש לו בביתו משרתים או שאר אורחים ובפרט אורח עני לא יאחר בכל גווני דכיון דהם מוטלים עליו לא יוכל לעכבם בשביל שהוא רוצה לקיים מצוה מן המובחר:(1) Il se hâtera de manger, etc. – c'est-à-dire de faire le Kiddouch (sanctification du jour sur une coupe), afin de mentionner le Chabbat au moment même de son entrée, car plus on l'avance, mieux c'est ; et dès qu'il a fait le Kiddouch, il doit manger aussitôt, comme il est expliqué au siman 273, séif 3, dans la Haga (glose du Rema). Et s'il n'a pas envie de manger, il peut attendre pour faire le Kiddouch jusqu'à ce qu'il ait faim, car il a déjà mentionné le Chabbat dans sa prière à la synagogue, et il s'acquitte par là de la mitsva positive de la Torah selon le Rambam, comme on le verra plus loin [Maguen Avraham au nom du Rema de Fano]. Toutefois, il semble que là où cela touche à la paix du foyer (chalom bayit), ou qu'il a chez lui des serviteurs ou d'autres invités, et surtout un invité pauvre, il ne retardera en aucun cas le repas, car puisqu'ils sont à sa charge, il ne peut pas les faire attendre parce qu'il veut accomplir la mitsva de la manière la plus choisie.
séif katan 1
- (ב) מיד - ומ"מ מהנכון לקרות ק"ש מקודם אם מסתפק שבבהכ"נ לא קראה בזמנה ועיין לעיל בסימן רס"ז במ"ב סק"ו. כתב הרמב"ם פכ"ט מהלכות שבת מ"ע מן התורה לקדש את יום השבת בדברים שנאמר זכור את יום השבת לקדשו כלומר זכרהו זכירת שבת וקידוש וכו' ומדברי סופרים שתהא זכירה זו על כוס של יין וכ"כ התוספות [בסוכה דף ל"ח ובנזיר דף ד'] דעל היין הוא רק מדרבנן וכתב המ"א דלפ"ז מדאורייתא בקידוש שאומר בתפלה סגי דקרא כתיב זכור את יום השבת והרי זכר אותו וקידוש במקום סעודה מדרבנן כמש"כ הב"י בסימן רס"ט והביא המ"א ראיה לזה מן הגמרא דיוצא מה"ת בתפלה ע"כ אם ספק לו אם קידש או לא א"צ לחזור ולקדש דספיקא דרבנן לקולא [פמ"ג] גם דקטן שהגיע לחינוך יכול להוציא לפ"ז אפילו לגדול בקידוש אם הגדול התפלל כבר ואולם יש לפקפק בזה הרבה דהא קי"ל לעיל בסימן ס' ס"ד דמצות צריכות כונה לצאת בעשיית המצוה ומסתמא אין מדרך העולם לכוין לצאת את המ"ע דזכור בתפלה כיון שיש לו יין או פת ויכול לקדש עליהן אח"כ בברכה כדין וטוב יותר שיצא אז המ"ע דאורייתא משיצא עתה ויהיה בלא כוס ושלא במקום סעודה ועוד כמה טעמים אחרים שיש לפקפק בזה וכמו שבארתי בבה"ל ע"כ יש למנוע מלצאת ידי קידוש ע"י קטן ואפילו אם יזהר השומע לומר עמו מלה במלה ג"כ נכון למנוע מזה אם לא שמונח לפניו ג"כ פת או יין בעת הקידוש וכדלקמיה בסוף סק"ג. ודע דקידוש של יו"ט הוא מדרבנן ומ"מ יש לו כל דין קידוש של שבת ואם יו"ט חל בע"ש ואין לו אלא כוס אחד מניחו לשבת שהוא מן התורה וביו"ט יקדש על הפת:(2) Aussitôt – Toutefois, il est bon de lire d'abord le Chema s'il doute de l'avoir lu en son temps à la synagogue ; voir plus haut, siman 267, dans la Michna Beroura, séif katan 6. Le Rambam a écrit (chapitre 29 des lois de Chabbat) : « C'est une mitsva positive de la Torah de sanctifier le jour du Chabbat par des paroles, comme il est dit : “Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier” (Exode 20, 8), c'est-à-dire : souviens-t'en par un rappel de Chabbat et de sanctification, etc. ; et d'après les paroles des Scribes (d'ordre rabbinique), ce rappel doit se faire sur une coupe de vin. » Et ainsi ont écrit les Tossafot [dans Soukka 38 et dans Nazir 4] : que faire le Kiddouch sur le vin n'est que d'ordre rabbinique. Le Maguen Avraham a écrit que, d'après cela, de la Torah le Kiddouch qu'on dit dans la prière suffit, car le verset dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat », et voici qu'il s'en est souvenu ; et l'exigence d'un Kiddouch à l'endroit du repas est d'ordre rabbinique, comme l'a écrit le Beit Yossef au siman 269. Le Maguen Avraham a apporté une preuve à cela de la Guemara, qu'on s'acquitte de la Torah par la prière. Par conséquent, s'il doute d'avoir fait le Kiddouch ou non, il n'a pas besoin de recommencer le Kiddouch, car un doute portant sur une règle rabbinique se tranche dans le sens de l'allègement [Peri Megadim]. De même, il en découlerait qu'un enfant ayant atteint l'âge de l'éducation ('hinoukh) peut, d'après cela, acquitter même un adulte par le Kiddouch, si l'adulte a déjà prié. Cependant, il y a beaucoup à redire à cela, car nous tenons (plus haut, siman 60, séif 4) que les mitsvot requièrent une intention pour s'acquitter par l'accomplissement de la mitsva ; or vraisemblablement, ce n'est pas l'habitude des gens d'avoir l'intention de s'acquitter de la mitsva positive de « Souviens-toi » par la prière, puisqu'il a du vin ou du pain et peut faire le Kiddouch dessus ensuite avec la bénédiction, selon la règle ; et il vaut mieux qu'il s'acquitte alors de la mitsva positive de la Torah plutôt que de s'en acquitter maintenant, sans coupe et hors de l'endroit du repas. Et il y a encore plusieurs autres raisons de mettre cela en doute, comme je l'ai expliqué dans le Biour Halakha. C'est pourquoi il faut s'abstenir de s'acquitter du Kiddouch par un enfant ; et même si l'auditeur prend soin de le dire avec lui mot à mot, il convient aussi de s'en abstenir, à moins que du pain ou du vin ne soit aussi posé devant lui (l'auditeur) au moment du Kiddouch, comme on le verra juste après, à la fin du séif katan 3. Et sache que le Kiddouch de Yom Tov est d'ordre rabbinique, et néanmoins il a toutes les règles du Kiddouch du Chabbat. Et si Yom Tov tombe la veille de Chabbat (vendredi) et qu'il n'a qu'une seule coupe de vin, il la garde pour Chabbat, qui est de la Torah, et le soir de Yom Tov il fera le Kiddouch sur le pain.
séif katan 2
- (ג) דאיתקש זכור לשמור - דזכור את יום השבת לקדשו האמור בדברות הראשונות ושמור את יום השבת לקדשו האמור בדברות אחרונות שניהם בדבור אחד נאמרו וזכור קאי על מ"ע דקידוש וכנ"ל ושמור קאי על שמירה ממלאכה וכשם שבאיסור מלאכה בודאי גם נשים מוזהרות דבמצות ל"ת אין חלוק בין זמן גרמא בין שאין הזמן גרמא כן בעשה דזכור גם נשים מצוות ופשוט דקטן אינו מוציא את האשה דלא אתי דרבנן ומפיק דאורייתא ואפילו אם הוא בן י"ג שנה חיישינן שמא לא הביא שתי שערות דבמילי דאורייתא לא סמכינן אחזקה דמכיון שהגיע לכלל שנים הגיע לכלל סימני שערות עד שיתמלא זקנו כמ"ש בח"מ סימן ל"ה ולכן תקדש האשה לעצמה ואם אינה יודעת לקדש בעצמה תאמר עמו מלה במלה מראשו ועד סופו ולא תכוין לצאת בקידושו ובאופן זה כיון שהיא אומרת הקידוש בעצמה נכון שיהא פת או יין מונח גם לפניה בעת הקידוש ולא תסמוך על מה שהנער אוחז הכוס או הפת בידו כיון שאינה יוצאת בקידוש שלו ועצה זו מועילה אפילו אם הוא קטן ביותר. וכ"ז בשלא התפללה האשה תפלת ערבית אבל אם התפללה דלדעת המ"א הנ"ל כבר יצאה ידי קידוש דאורייתא בזה יש לסמוך על נער בן י"ג שנים שיוציאה אח"כ בקידוש דהיינו שיכוין להוציאה. כתב בספר א"ר שני אנשים אם רוצים להוציא בני ביתם לא יקדשו כאחת דתרי קלי לא משתמעי:(3) Car « Souviens-toi » est rapproché de « Garde » – car « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier », dit dans les premières Paroles (les Dix Commandements de l'Exode), et « Garde le jour du Chabbat pour le sanctifier », dit dans les dernières Paroles (celles du Deutéronome), ont tous deux été dits en une seule parole. « Souviens-toi » se rapporte à la mitsva positive du Kiddouch, comme dit plus haut, et « Garde » se rapporte à l'abstention du travail ; et de même que pour l'interdit du travail les femmes sont certainement aussi mises en garde, car pour les interdits il n'y a pas de différence entre une mitsva liée au temps et une mitsva non liée au temps, de même pour la mitsva positive de « Souviens-toi », les femmes aussi sont obligées. Et il est évident qu'un enfant n'acquitte pas une femme, car une obligation rabbinique ne peut venir acquitter une obligation de la Torah. Et même s'il a treize ans, on craint qu'il n'ait pas encore deux poils (signe de puberté), car pour les choses de la Torah nous ne nous appuyons pas sur la présomption que, puisqu'il a atteint l'âge, il a atteint les signes de poils, tant que sa barbe ne s'est pas remplie, comme il est écrit dans le 'Hochen Michpat, siman 35. C'est pourquoi la femme fera le Kiddouch elle-même ; et si elle ne sait pas le faire seule, elle le dira avec lui mot à mot du début à la fin, sans avoir l'intention de s'acquitter par son Kiddouch à lui. Et dans ce cas, puisqu'elle dit le Kiddouch elle-même, il convient qu'il y ait du pain ou du vin posé aussi devant elle au moment du Kiddouch, et elle ne s'appuiera pas sur le fait que le garçon tient la coupe ou le pain dans sa main, puisqu'elle ne s'acquitte pas par son Kiddouch à lui. Et ce conseil est efficace même s'il est tout petit. Tout cela vaut lorsque la femme n'a pas prié la prière du soir (Arvit) ; mais si elle a prié, ce qui, selon l'avis du Maguen Avraham cité plus haut, l'acquitte déjà du Kiddouch de la Torah, dans ce cas on peut s'appuyer sur un garçon de treize ans pour l'acquitter ensuite par le Kiddouch, c'est-à-dire qu'il ait l'intention de l'acquitter. Il est écrit dans le livre Eliya Rabba : deux hommes qui veulent acquitter chacun les membres de leur maison ne feront pas le Kiddouch en même temps, car deux voix ne s'entendent pas (on ne peut écouter distinctement deux voix à la fois).
séif katan 3
- (ד) ומוציאות את האנשים - וכן הסכימו הט"ז ומ"א והגר"א וש"א ומ"מ יש להחמיר לכתחלה שלא תוציא אשה אנשים שאינם מבני ביתה דזילא מילתא [א"ר ודה"ח]:(4) Et elles acquittent les hommes – Et ainsi ont conclu le Taz, le Maguen Avraham, le Gaon de Vilna et d'autres A'haronim. Toutefois, il faut être rigoureux lekhat'hila (a priori) pour qu'une femme n'acquitte pas des hommes qui ne sont pas de sa maison, car c'est inconvenant [Eliya Rabba et Dérekh Ha'Hayim].
séif katan 4
- (ה) הואיל וחייבות וכו' - ולכן יכולה להוציא אפילו היא כבר יצאת ידי קידוש וכמו באיש לקמן בסימן רע"ג ס"ד דלענין קידוש אנשים ונשים שוין. ודע דכשאחד מוציא לחבירו ידי קידוש צריך לכוין להוציאו והשומע צריך לכוין לצאת לכן מהנכון שיזכיר בעה"ב לבני ביתו שיכוונו לצאת ועיין לקמן בסימן רע"ג במ"ב סק"ל מה שנכתוב שם:(5) Puisqu'elles sont obligées, etc. – C'est pourquoi elle peut acquitter autrui même si elle s'est déjà acquittée du Kiddouch, comme pour un homme (plus loin, siman 273, séif 4), car pour le Kiddouch, hommes et femmes sont égaux. Et sache que lorsque quelqu'un acquitte son prochain du Kiddouch, il doit avoir l'intention de l'acquitter, et l'auditeur doit avoir l'intention de s'acquitter ; c'est pourquoi il est bon que le maître de maison rappelle aux membres de sa maison d'avoir l'intention de s'acquitter. Et voir plus loin, siman 273, dans la Michna Beroura, séif katan 30, ce que nous écrirons là-bas.
séif katan 5
- (ו) כמותם - אך לענין זמן יש חילוק דבאיש זמן חיובו מן התורה כשהוא בן י"ג ובאשה כשנעשית בת י"ב דאז היא מתחייבת בכל המצוות:(6) Comme eux – Mais quant à l'âge il y a une différence : chez l'homme, le moment de son obligation de la Torah est quand il a treize ans, et chez la femme quand elle a douze ans, car alors elle devient obligée de toutes les mitsvot.
séif katan 6
- (ז) מוטב שיקנה וכו' - דקידוש הוא מ"ע דאורייתא ולהכין צרכי סעודה הוא מצות עונג מדברי קבלה וכדכתיב וקראת לשבת ענג ואע"ג דהמ"ע של זכור נוכל לקיים בזכירת דברים של קדושת שבת בלבד ועל היין אינו אלא מד"ס וכנ"ל במ"ב סק"ב אפ"ה כיון דעיקר קידוש הוא מן התורה גם יין שלו קודם לכל והסכימו האחרונים דכ"ז דוקא כשיש לו פת לצורך הלילה ולצורך היום אבל כשאין לו פת מוטב שיקנה לו פת ויקדש עליו דהא חייב לאכול פת בלילה וכן למחר ביום השבת. ואם יש לו לקידוש לילה ואין לו לקידוש היום ולכבוד היום אף דמסתבר דכבוד היום עדיף מקידוש היום מ"מ אפשר דדי לו בפת והמותר יקנה לו יין לקידוש היום [מ"א] ועיין בבה"ל:(7) Il vaut mieux qu'il achète, etc. – car le Kiddouch est une mitsva positive de la Torah, tandis que préparer les besoins du repas relève de la mitsva du délice (oneg) tirée des Écrits prophétiques (divré kabbala), comme il est écrit : « Tu appelleras le Chabbat délice » (Isaïe 58, 13). Et bien que nous puissions accomplir la mitsva positive de « Souviens-toi » par la seule mention de paroles de la sainteté du Chabbat, et que faire le Kiddouch sur le vin ne soit que d'ordre rabbinique, comme dit plus haut dans la Michna Beroura, séif katan 2, malgré cela, puisque l'essentiel du Kiddouch est de la Torah, son vin aussi a priorité sur tout. Et les A'haronim ont conclu que tout cela ne vaut que lorsqu'il a du pain pour la nuit et pour le jour ; mais lorsqu'il n'a pas de pain, il vaut mieux qu'il s'achète du pain et fasse le Kiddouch dessus, car il est obligé de manger du pain la nuit, et de même le lendemain, le jour de Chabbat. Et s'il a de quoi faire le Kiddouch de la nuit mais n'a pas de quoi faire le Kiddouch du jour et honorer le jour, bien qu'il soit logique que l'honneur du jour passe avant le Kiddouch du jour, il est néanmoins possible qu'il lui suffise du pain, et du reste de l'argent il s'achètera du vin pour le Kiddouch du jour [Maguen Avraham]. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 7
- (ח) יין לצורך היום - היינו לצורך קידוש היום והטעם דקידוש הלילה עיקרו הוא מדאורייתא וקידוש היום הוא רק מדרבנן ואע"ג דבלילה יוכל לומר ברכת קידוש אריפתא וביום כשלא יהיה לו על מה לקדש ישאר בלי קידוש מ"מ כיון דבמקום שיש יין אין מקדשין אריפתא דלילה עדיפא:(8) Du vin pour le jour – c'est-à-dire pour le Kiddouch du jour. Et la raison : le Kiddouch de la nuit est essentiellement de la Torah, et le Kiddouch du jour n'est que d'ordre rabbinique. Et bien que la nuit il puisse dire la bénédiction du Kiddouch sur le pain, et que le jour, n'ayant rien sur quoi faire le Kiddouch, il restera sans Kiddouch, néanmoins, puisque là où il y a du vin on ne fait pas le Kiddouch sur le pain, celui de la nuit a la priorité.
séif katan 8
- (ט) בשאר צרכי סעודה - כגון שיש לו מעט מיני מגדים טוב יותר שיניחם לצורך סעודת היום ובספר ים של שלמה קורא תגר על שאין נזהרים בזה ואדרבה מוסיפין בליל שבת:(9) Pour les autres besoins du repas – par exemple s'il a un peu de friandises (migadim), il vaut mieux qu'il les garde pour le repas du jour. Et dans le livre Yam Chel Chlomo, l'auteur s'élève contre ceux qui ne prennent pas garde à cela, et qui au contraire en ajoutent le soir de Chabbat.
séif katan 9
- (י) קודם לכבוד יום - היינו בין לצרכי סעודה דיום ובין לקידוש שעושין ביום וכמ"ש בריש הסעיף:(10) Passe avant l'honneur du jour – c'est-à-dire tant pour les besoins du repas du jour que pour le Kiddouch qu'on fait le jour, comme il est écrit au début du séif.
séif katan 10
- (יא) אסור לטעום - וזהו רק איסור דרבנן והטעם כיון דחיוב של הקידוש חל עליו מיד בכניסת שבת ואפילו לא קבל עליו שבת בהדיא דכיון שנעשה ספק חשיכה ממילא חל עליו שבת ואם קבל עליו שבת אפילו עדיין יום גדול דינא הכי ואם רוצה לקבל שבת מבע"י ולקדש ולאכול ולהתפלל ערבית אח"כ בלילה רשאי ובתנאי שיהיה חצי שעה קודם זמן מעריב כדלעיל בסימן רל"ה ס"ב [א"ר]:(11) Il est interdit de goûter – Et ce n'est qu'un interdit rabbinique. La raison : l'obligation du Kiddouch lui incombe dès l'entrée du Chabbat, et même s'il n'a pas accepté le Chabbat explicitement, car dès que c'est le doute de l'obscurité (crépuscule), le Chabbat s'applique de lui-même à lui. Et s'il a accepté le Chabbat sur lui, même s'il fait encore grand jour, la règle est la même. Et s'il veut accepter le Chabbat pendant qu'il fait encore jour, faire le Kiddouch, manger, et prier Arvit ensuite la nuit, il en a le droit, à condition que ce soit une demi-heure avant le moment d'Arvit, comme dit plus haut, siman 235, séif 2 [Eliya Rabba].
séif katan 11
- (יב) קודם שיקדש - ואפילו אין לו אלא כוס אחד יקדש עליו ויברך בהמ"ז בלא כוס [היינו אפילו למאן דס"ל בהמ"ז טעונה כוס לעיל בסימן קפ"ב ס"ב] ולא יאכל קודם שיקדש:(12) Avant de faire le Kiddouch – Et même s'il n'a qu'une seule coupe, il fera le Kiddouch dessus et dira le Birkat HaMazone (bénédiction après le repas) sans coupe [c'est-à-dire même selon celui qui estime que le Birkat HaMazone requiert une coupe, plus haut, siman 182, séif 2], et il ne mangera pas avant de faire le Kiddouch.
séif katan 12
- (יג) אפילו מים - ושרי לרחוץ פיו במים כיון דאינו מכוין להנאת טעימה:(13) Même de l'eau – Mais il est permis de se rincer la bouche avec de l'eau, puisqu'il ne vise pas le plaisir du goût.
séif katan 13
- (יד) צריך להפסיק - ואע"ג דהתחיל בהיתר שאני הכא דהקידוש שייך לסעודה ולכתחלה איתקון שיקדש קודם סעודה ובמקום סעודה:(14) Il doit interrompre – Et bien qu'il ait commencé son repas de manière permise (avant le Chabbat), ici c'est différent, car le Kiddouch est lié au repas, et lekhat'hila il a été institué qu'on fasse le Kiddouch avant le repas et à l'endroit du repas.
séif katan 14
- (טו) שפורס מפה - לכסות הפת עד אחר הקידוש ואח"כ יסירנה כי היכי דתתראה דאתא הסעודה השתא ליקרא דשבתא ואף אם לא ישב עדיין לאכול ג"כ דינא הכי דצריך פריסת מפה בעת הקידוש וכדלקמן בס"ט אלא דקמ"ל בזה דאף שהוא באמצע אכילתו די בפריסת מפה:(15) Qu'il étende une nappe – pour couvrir le pain jusqu'après le Kiddouch ; ensuite il l'enlèvera, afin qu'il apparaisse que le repas vient maintenant en l'honneur du Chabbat. Et même s'il ne s'est pas encore assis pour manger, la règle est aussi qu'il faut étendre une nappe au moment du Kiddouch, comme on le verra plus loin au séif 9 ; mais le Choulhan Aroukh nous enseigne ici que même s'il est au milieu de son repas, il suffit d'étendre une nappe.
séif katan 15
- (טז) בלא ברכת היין - דכיון דבירך כבר בתוך הסעודה בתחלת שתיתו שוב א"צ לברך עתה בורא פה"ג קודם הקידוש וה"ה שאין צריך לברך על היין שבתוך הסעודה דהא אין שום היסח הדעת בין שתיית הכוס של קידוש לשתיית היין שבתוך הסעודה:(16) Sans la bénédiction du vin – car puisqu'il a déjà béni au cours du repas, au début de sa boisson, il n'a plus besoin de bénir maintenant Boré peri haguéfen (« qui crée le fruit de la vigne ») avant le Kiddouch. Et de même, il n'a pas besoin de bénir sur le vin bu au cours du repas qui suit, car il n'y a aucune distraction (hessa'h hadaat) entre la boisson de la coupe du Kiddouch et la boisson du vin au cours du repas.
séif katan 16
- (יז) ואח"כ מברך ברכת המוציא - היינו כשבא לגמור אח"כ סעודתו מברך ברכת המוציא מחדש דאינו יוצא בהמוציא שבירך בתחלת הסעודה לפי שהקידוש שבינתים שהיה צריך לאמרו מפני שנאסר באכילה עד שיקדש זה הוי הפסק לפיכך צריך לברך שנית ברכת המוציא [ובהמ"ז רק פ"א בסוף הסעודה] משא"כ כשאין לו יין ומקדש על הפת שזמן ברכת המוציא שלו הוא קודם קידוש ולא היה עדיין הפסק שיהיה צריך מחמת זה לברך שנית לכן א"צ לברך המוציא לכו"ע:(17) Et ensuite il dit la bénédiction HaMotsi – c'est-à-dire que lorsqu'il vient ensuite terminer son repas, il dit à nouveau la bénédiction HaMotsi (sur le pain), car il ne s'acquitte pas par le HaMotsi qu'il a dit au début du repas, parce que le Kiddouch intercalé — qu'il a dû dire, puisqu'il lui était interdit de manger jusqu'à ce qu'il fasse le Kiddouch — constitue une interruption ; c'est pourquoi il doit dire une seconde fois la bénédiction HaMotsi [mais le Birkat HaMazone (bénédiction après le repas) une seule fois, à la fin du repas]. Ce qui n'est pas le cas lorsqu'il n'a pas de vin et fait le Kiddouch sur le pain : le moment de sa bénédiction HaMotsi est avant le Kiddouch, et il n'y a pas encore eu d'interruption qui l'obligerait de ce fait à bénir une seconde fois ; c'est pourquoi il n'a pas besoin de dire HaMotsi, selon tous les avis.
séif katan 17
- (יח) אינו מברך המוציא - דס"ל דקידוש לא הוי הפסק. וכיון דספק ברכות להקל יש לתפוס כהי"א [אחרונים]:(18) Il ne dit pas HaMotsi – car ils estiment que le Kiddouch n'est pas une interruption. Et puisqu'en cas de doute sur les bénédictions on tranche dans le sens de l'allègement, il faut s'en tenir à l'avis de « certains disent » [A'haronim].
séif katan 18
- (יט) ואמרו בואו ונקדש - ומיירי הכא מבעוד יום דאלו בספק חשיכה וכ"ש בודאי חשיכה אפילו לא אמרו בואו ונקדש ממילא חל חובת קידוש ואסור לאכול ולשתות וכמש"כ בס"ד:(19) Et ils ont dit : « Venez, faisons le Kiddouch » – Il s'agit ici d'un moment où il fait encore jour ; car au doute de l'obscurité, et à plus forte raison à l'obscurité certaine, même s'ils n'ont pas dit « Venez, faisons le Kiddouch », l'obligation du Kiddouch s'applique d'elle-même, et il est interdit de manger et de boire, comme il est écrit au séif 4.
séif katan 19
- (כ) עד שיקדשו - דע"י אמירת בואו ונקדש חלה עליהם חובת קידוש היום ונאסר עליהם לשתות:(20) Jusqu'à ce qu'ils fassent le Kiddouch – car en disant « Venez, faisons le Kiddouch », l'obligation de sanctifier le jour s'est appliquée à eux, et il leur est devenu interdit de boire.
séif katan 20
- (כא) ואם רצו וכו' - הטעם דאסחו דעתייהו מלשתות עוד קודם קידוש ולכן דומה זה לאומר קודם בהמ"ז הב לן ונברך דצריך השותה אח"כ לחזור ולברך ומ"מ על כוס של קידוש דעת המ"א שא"צ לברך בורא פה"ג ויוצא בהברכה שבירך בתחלת השתיה דהא לא אסחו דעתייהו מכוס של קידוש במה שאמרו בואו ונקדש וכן נראה דא"צ לברך ג"כ על היין שישתה אחר כוס של קידוש דהא לא אסח דעתיה רק מהשתיה שקודם קידוש ולפי שיש דעות הרבה בדינים אלו ראוי לכל בעל נפש ליזהר שלא יבוא לידי כך:(21) Et s'ils ont voulu, etc. – La raison : ils ont détourné leur esprit de boire encore avant le Kiddouch ; c'est pourquoi cela ressemble à celui qui dit avant le Birkat HaMazone « Donne-nous (la coupe) et bénissons », où celui qui boit ensuite doit bénir à nouveau. Toutefois, sur la coupe du Kiddouch, l'avis du Maguen Avraham est qu'il n'a pas besoin de bénir Boré peri haguéfen, et il s'acquitte par la bénédiction qu'il a dite au début de la boisson, car ils n'ont pas détourné leur esprit de la coupe du Kiddouch en disant « Venez, faisons le Kiddouch ». Et il semble de même qu'il n'a pas besoin non plus de bénir sur le vin qu'il boira après la coupe du Kiddouch, car il n'a détourné son esprit que de la boisson d'avant le Kiddouch. Et puisqu'il y a de nombreux avis sur ces règles, il convient à toute personne scrupuleuse (baal néfech) de veiller à ne pas en arriver là.
séif katan 21
- (כב) אע"פ שאינם רשאים - היינו מטעם דחלה עליהם קדושת היום. כתב הט"ז דכשלא אמרו בואו ונקדש אלא שהחשיך אם רצו לחזור ולשתות אין צריכין לחזור ולברך אף דאסור מחמת שהוא קודם קידוש האיסור לבד אין עושה היסח הדעת:(22) Bien qu'ils n'en aient pas le droit – c'est-à-dire pour la raison que la sainteté du jour s'est appliquée à eux. Le Taz a écrit que lorsqu'ils n'ont pas dit « Venez, faisons le Kiddouch », mais que simplement il a fait nuit, s'ils veulent recommencer à boire, ils n'ont pas besoin de bénir à nouveau ; bien que ce soit interdit parce que c'est avant le Kiddouch, l'interdit seul ne crée pas de distraction de l'esprit.
séif katan 22
- (כג) קודם שאכל - היינו קודם שטעם פרוסת המוציא דלאחר שטעם יקדש על היין אם יש לו משא"כ קודם זה צריך לקדש על הפת אע"פ שיש לו יין דאל"כ יהיה בורא פה"ג הפסק בין ברכת המוציא לאכילה מיהו צריך להביא לפניו עוד לחם משנה וזה לא מקרי הפסק דהוי מצורך סעודה וכדלעיל בסי' קס"ז ס"ו:(23) Avant qu'il ait mangé – c'est-à-dire avant d'avoir goûté le morceau de pain du HaMotsi ; car après avoir goûté, il fera le Kiddouch sur le vin s'il en a ; ce qui n'est pas le cas avant cela, où il doit faire le Kiddouch sur le pain bien qu'il ait du vin, car sinon la bénédiction Boré peri haguéfen serait une interruption entre la bénédiction HaMotsi et la consommation. Toutefois, il doit apporter devant lui un autre lé'hem michné (deux pains entiers), et cela ne s'appelle pas une interruption, car c'est pour les besoins du repas, comme dit plus haut, siman 167, séif 6.
séif katan 23
- (כד) יקדש על הפת - ר"ל שיאמר ברכת אשר קדשנו ולא יאמר עתה ויכלו רק בתוך הסעודה:(24) Il fera le Kiddouch sur le pain – c'est-à-dire qu'il dira la bénédiction Achèr kidechanou (« qui nous a sanctifiés »), et il ne dira pas maintenant Vaykhoulou (passage de Genèse 2, 1-3), mais seulement au cours du repas.
séif katan 24
- (כה) ואח"כ יאכל - ואם נזכר לאחר שאכל קצת בין כשאין לו יין ואומר ברכת אשר קדשנו על הפת ובין כשיש לו יין ומקדש על היין כשחוזר לאכול את הפת א"צ לברך שנית המוציא:(25) Et ensuite il mangera – Et s'il s'en est souvenu après avoir mangé un peu, que ce soit lorsqu'il n'a pas de vin et dit la bénédiction Achèr kidechanou sur le pain, ou lorsqu'il a du vin et fait le Kiddouch sur le vin, quand il recommence à manger le pain, il n'a pas besoin de dire une seconde fois HaMotsi.
séif katan 25
- (כו) יאכל תחלה - פי' פרוסת המוציא כדי שלא תהיה הברכה לבטלה ואח"כ צריך להפסיק ולהבדיל ועמ"ש המ"א בריש סימן רצ"ט דלהפוסקים הבדלה דרבנן א"צ להפסיק אלא גומר סעודתו ואח"כ מבדיל:(26) Il mangera d'abord – c'est-à-dire le morceau du HaMotsi, afin que la bénédiction ne soit pas prononcée en vain ; et ensuite il doit interrompre et faire la Havdala (séparation à la sortie du Chabbat). Et voir ce qu'a écrit le Maguen Avraham au début du siman 299 : selon les décisionnaires pour qui la Havdala est d'ordre rabbinique, il n'a pas besoin d'interrompre, mais il termine son repas et ensuite fait la Havdala.
séif katan 26
- (כז) אם גמר סעודתו - ומיירי ג"כ שנטל ידיו למים אחרונים וקודם שהתחיל בבהמ"ז ראה שקידש עליו היום דבזה ס"ל דתחלה מברך בהמ"ז על כוס ראשון דמכיון שנטל ידיו צריך לברך תיכף [ועמ"ש סימן קע"ט] אבל אם לא נטל ידיו גם הדעה ראשונה ס"ל דפורס מפה ומקדש מקודם ולא יברך בורא פה"ג בעת הקידוש אם שתה יין מקודם באמצע הסעודה וכנ"ל בס"ד ואפילו אמר הב לן ונברך ג"כ מקדש מתחלה כיון שלא נטל ידיו עדיין אך בזה צריך לברך בפה"ג בעת הקידוש כיון שאמר הב לן ונברך וכנ"ל בסימן קע"ט ס"א:(27) S'il a terminé son repas – Il s'agit aussi du cas où il s'est lavé les mains pour les mayim a'haronim (eaux finales) et, avant de commencer le Birkat HaMazone, il a vu que le jour de Chabbat s'était sanctifié sur lui. Dans ce cas, cet avis estime qu'il dit d'abord le Birkat HaMazone sur la première coupe, car puisqu'il s'est lavé les mains, il doit bénir immédiatement [et voir ce qui est écrit au siman 179]. Mais s'il ne s'est pas lavé les mains, même le premier avis estime qu'il étend une nappe et fait d'abord le Kiddouch, et il ne dira pas Boré peri haguéfen au moment du Kiddouch s'il a bu du vin auparavant au milieu du repas, comme dit plus haut au séif 4. Et même s'il a dit « Donne-nous et bénissons », il fait aussi d'abord le Kiddouch, puisqu'il ne s'est pas encore lavé les mains ; mais dans ce cas, il doit dire Boré peri haguéfen au moment du Kiddouch, puisqu'il a dit « Donne-nous et bénissons », comme dit plus haut, siman 179, séif 1.
séif katan 27
- (כח) על כוס שני - אבל אין אומר שניהם על כוס אחד דאין עושין מצות חבילות חבילות [גמרא]:(28) Sur une seconde coupe – mais il ne dit pas les deux sur une seule coupe, car on n'accomplit pas les mitsvot en paquets [Guemara].
séif katan 28
- (כט) של שבת - דאזלינן בתר השתא כיון דבשעה שהוא מברך כבר נתקדש היום ומ"מ פשוט דלכו"ע אם לא הזכיר של שבת אינו חוזר:(29) De Chabbat – car on suit le moment présent, puisqu'au moment où il bénit, le jour s'est déjà sanctifié. Et néanmoins il est évident que, selon tous les avis, s'il n'a pas mentionné le passage de Chabbat (Retsé), il ne recommence pas.
séif katan 29
- (ל) בתר תחלת הסעודה - שהיה בזמן חול וכ"ז דוקא כשלא אכל משחשכה מאומה אבל אם אכל מעט גם משחשכה לכו"ע צריך להזכיר של שבת [מ"א וש"א]:(30) D'après le début du repas – qui était en temps profane. Et tout cela ne vaut que lorsqu'il n'a rien mangé depuis la tombée de la nuit ; mais s'il a mangé un peu aussi depuis la tombée de la nuit, selon tous les avis il doit mentionner le passage de Chabbat [Maguen Avraham et d'autres A'haronim].
séif katan 30
- (לא) אם יטעום - דאית דס"ל דמברך בפה"ג וטועם תיכף כמו בכל כוס של בהמ"ז ולא חשיב טועם קודם קידוש משום דהכוס שייך לסעודה שהיה קודם חובת קידוש וממילא שוב א"צ לברך לדידהו בפה"ג על כוס שני של קידוש רק ברכת אשר קדשנו בלבד ואית דס"ל שאינו טועם ממנו משום דאסור לטעום קודם קידוש וממילא אינו יכול לברך עליו בפה"ג אלא מברך תחלה בפה"ג על כוס של קידוש ומקדש ושותהו ואח"כ שותה כוס זה של בהמ"ז בלא ברכה:(31) S'il goûtera – car certains estiment qu'il dit Boré peri haguéfen et goûte aussitôt, comme pour toute coupe du Birkat HaMazone, et cela n'est pas considéré comme goûter avant le Kiddouch, parce que la coupe est liée au repas qui a eu lieu avant l'obligation du Kiddouch ; et par conséquent, selon eux, il n'a plus besoin de dire Boré peri haguéfen sur la seconde coupe, celle du Kiddouch, mais seulement la bénédiction Achèr kidechanou. Et d'autres estiment qu'il n'en goûte pas, parce qu'il est interdit de goûter avant le Kiddouch, et par conséquent il ne peut pas dire dessus Boré peri haguéfen ; mais il dit d'abord Boré peri haguéfen sur la coupe du Kiddouch, fait le Kiddouch et la boit, et ensuite il boit cette coupe du Birkat HaMazone sans bénédiction.
séif katan 31
- (לב) לאכול מעט - די"א כיון שאכל בתחלה הוי קידוש במקום סעודה ושוב א"צ לאכול וי"א דאינו נחשב למקום סעודה כיון שהיתה של חול וצריך עתה בשבת לאכול עכ"פ מעט:(32) Manger un peu – car certains disent que, puisqu'il a mangé au début, c'est un Kiddouch à l'endroit du repas, et il n'a plus besoin de manger ; et d'autres disent que cela n'est pas considéré comme l'endroit du repas, puisque ce repas était profane, et il doit maintenant, pendant le Chabbat, manger au moins un peu.
séif katan 32
- (לג) וי"א דאף וכו' - ס"ל דע"כ צריך לאכול מיד אחר הקידוש כדי שיהא נחשב למקום סעודה דסעודה שאכל מתחלה אינה מועלת לזה וכנ"ל וכיון דע"כ צריך לאכול בהמ"ז שבינתים למה לי ודינו כמו המקדש באמצע סעודתו הנ"ל בס"ד שפורס מפה ומקדש:(33) Et certains disent que même, etc. – Ils estiment qu'il doit nécessairement manger aussitôt après le Kiddouch pour que ce soit considéré comme l'endroit du repas, car le repas qu'il a mangé au début n'est pas efficace pour cela, comme dit plus haut. Et puisqu'il doit nécessairement manger, à quoi bon le Birkat HaMazone entre-temps ? Sa règle est donc comme celle de celui qui fait le Kiddouch au milieu de son repas (plus haut, séif 4) : il étend une nappe et fait le Kiddouch.
séif katan 33
- (לד) ומקדש ומברך המוציא - ולא דמי לדלעיל בס"ד די"א דא"צ לברך המוציא דהכא שאני דהא מיירי שנטל ידיו למים אחרונים וכנ"ל וכבר נסתלק לגמרי בזה לכו"ע מאכילה ראשונה וכדלעיל בסימן קע"ט ס"א ומטעם זה גם בפה"ג צריך לברך על הכוס של קידוש ואינו יוצא בברכת בורא פה"ג שבירך על היין ששתה מתחלה בתוך הסעודה ואם לא נטל ידיו דינו כמו לעיל בס"ד [אחרונים]:(34) Et il fait le Kiddouch et dit HaMotsi – Et ce n'est pas comparable au cas de plus haut au séif 4, où certains disent qu'il n'a pas besoin de dire HaMotsi ; ici c'est différent, car il s'agit du cas où il s'est lavé les mains pour les mayim a'haronim, comme dit plus haut, et par là il s'est déjà entièrement détaché, selon tous les avis, du premier repas, comme dit plus haut, siman 179, séif 1. Pour cette raison, il doit aussi dire Boré peri haguéfen sur la coupe du Kiddouch, et il ne s'acquitte pas par la bénédiction Boré peri haguéfen qu'il a dite sur le vin bu au début, au cours du repas. Et s'il ne s'est pas lavé les mains, sa règle est comme plus haut au séif 4 [A'haronim].
séif katan 34
- (לה) ואוכל מעט - היינו כזית עכ"פ כדי שיהא נחשב למקום סעודה [פמ"ג]:(35) Et il mange un peu – c'est-à-dire au moins un kezayit (volume d'une olive), afin que ce soit considéré comme l'endroit du repas [Peri Megadim].
séif katan 35
- (לו) להוציא את נפשו וכו' - היינו דאם יעשה כדעה ראשונה יפול בספיקות אם להזכיר של שבת ואם יטעום מכוס בהמ"ז ואם צריך לאכול אחר הקידוש ואף דעתה אינו יוצא ידי דעה ראשונה דס"ל דצריך לברך בהמ"ז מיד הא עדיפא דאם יעשה כדעה ראשונה יש חשש ברכה שא"צ לדעה שניה שיצטרך לברך בהמ"ז ב"פ [פמ"ג]:(36) Pour se tirer, etc. – c'est-à-dire que s'il agit selon le premier avis, il tombera dans des doutes : s'il faut mentionner le passage de Chabbat, s'il faut goûter à la coupe du Birkat HaMazone, et s'il faut manger après le Kiddouch. Et bien que maintenant il ne s'acquitte pas de l'obligation du premier avis, qui estime qu'il faut dire le Birkat HaMazone immédiatement, cela est préférable, car s'il agit selon le premier avis, il y a crainte d'une bénédiction inutile selon le second avis, puisqu'il devrait dire le Birkat HaMazone deux fois [Peri Megadim].
séif katan 36
- (לז) אם טעם מקדש - פי' כל אימת שנזכר אפילו בלילה ולא נימא שימתין עד למחר בבוקר קודם האכילה כדי שיהיה הקידוש קודם הטעימה [אחרונים] ומשמע בפוסקים דלאו דוקא טעימה בעלמא אפילו אם עבר ואכל ושתה ג"כ צריך לקדש אח"כ:(37) S'il a goûté, il fait le Kiddouch – c'est-à-dire chaque fois qu'il s'en souvient, même la nuit ; et nous ne disons pas qu'il attendra jusqu'au lendemain matin, avant le repas, afin que le Kiddouch précède la dégustation [A'haronim]. Et il ressort des décisionnaires que ce n'est pas spécialement le cas d'une simple dégustation : même s'il a transgressé et a mangé et bu, il doit aussi faire le Kiddouch ensuite.
séif katan 37
- (לח) יש לו תשלומין וכו' - ופשוט דבעינן שיהיה ג"כ מקום סעודה כמו בלילה:(38) Il a une compensation, etc. – Et il est évident qu'il faut aussi que ce soit à l'endroit du repas, comme la nuit.
séif katan 38
- (לט) כל היום - עד ביה"ש ובביה"ש מצדד הפמ"ג דיאמר הנוסח של קידוש בלי הזכרת שם ומלכות בפתיחה וחתימה ע"ש:(39) Toute la journée – jusqu'au crépuscule (bein hachmachot) ; et au crépuscule, le Peri Megadim penche pour qu'il dise le texte du Kiddouch sans mention du Nom divin et de la royauté (chem oumalkhout) dans l'ouverture et la conclusion ; voir là-bas.
séif katan 39
- (מ) מלבד ויכלו - לפי שבלילה היתה גמר מלאכת הש"י:(40) Sauf Vaykhoulou – parce que c'est la nuit qu'a eu lieu l'achèvement de l'œuvre de D.ieu, béni soit-Il.
séif katan 40
- (מא) על גביו - בטור בשם הירושלמי שלא יראה הפת בשתו שאין מקדשין עליו אלא על היין והוא יש לו דין קדימה בשארי מקומות ולפ"ז אם מקדש על הפת א"צ לכסות עליו מפה אבל לטעם אחר שכתב הטור שהוא זכר למן שהיה מונח בקופסא טל למעלה וטל למטה ממילא גם במקדש על הפת צריך לכסות במפה וכן נוהגים ומשמע בפמ"ג שלכל הטעמים די במקדש על היין שיהיה מכוסה עד אחר שגמר הקידוש וכן בשחרית צריך ג"כ להיותה פת מכוסה עד אחר הקידוש מטעמים אלו ובח"א משמע דלטעם זכר למן טוב שיהיה מכוסה עד אחר ברכת המוציא. כתב בא"ר ודה"ח כשמקדש על הפת יניח ידיו על המפה ועל הלחם משנה בשעת הקידוש וכשיגיע להמוציא יגלה הלחם משנה ויניח ידו עליהם ויברך המוציא וכשיגיע להשם יגביה שניהם למעלה עד שיגמור השם ואח"כ יניחם ואחר גמר המוציא יחזור ויכסה במפה ויניח ידו עליהם עד שיגמור הקידוש:(41) Par-dessus – Dans le Tour, au nom du Yerouchalmi : c'est pour que le pain ne voie pas sa honte, qu'on ne fait pas le Kiddouch sur lui mais sur le vin, alors qu'il a priorité en d'autres endroits (pour les bénédictions). D'après cela, s'il fait le Kiddouch sur le pain, il n'a pas besoin de le couvrir d'une nappe. Mais selon l'autre raison écrite par le Tour, qu'il s'agit d'un souvenir de la manne, qui était posée comme dans une boîte, avec de la rosée au-dessus et de la rosée au-dessous, alors même celui qui fait le Kiddouch sur le pain doit le couvrir d'une nappe ; et tel est l'usage. Et il ressort du Peri Megadim que, selon toutes les raisons, il suffit, pour celui qui fait le Kiddouch sur le vin, que le pain soit couvert jusqu'à ce qu'il ait terminé le Kiddouch ; et de même le matin, le pain doit aussi être couvert jusqu'après le Kiddouch, pour ces raisons. Et il ressort du 'Hayé Adam que, selon la raison du souvenir de la manne, il est bien qu'il reste couvert jusqu'après la bénédiction HaMotsi. L'Eliya Rabba et le Dérekh Ha'Hayim ont écrit : lorsqu'il fait le Kiddouch sur le pain, il posera ses mains sur la nappe et sur le lé'hem michné au moment du Kiddouch ; et lorsqu'il arrive à HaMotsi, il découvrira le lé'hem michné, posera sa main sur eux et dira HaMotsi ; et lorsqu'il arrive au Nom divin, il soulèvera les deux jusqu'à ce qu'il ait terminé le Nom, puis il les posera ; et après avoir terminé HaMotsi, il les recouvrira de la nappe et posera sa main sur eux jusqu'à ce qu'il ait terminé le Kiddouch.
séif katan 41
- (מב) על כוס מלא - דכוס של קידוש והבדלה הוא בכלל שאר כוס של ברכה דצריך שיהיה מלא וכנ"ל בסימן קפ"ג ס"ב בהג"ה ואם איננו מלא ואין לו כוס אחר לערות בתוכו מותר לקדש עליו כיון שיש שיעור רביעית בהיין שבתוכו וכדמוכח לקמיה בסעיף י"א:(42) Sur une coupe pleine – car la coupe du Kiddouch et de la Havdala fait partie des autres coupes de bénédiction, qui doivent être pleines, comme dit plus haut, siman 183, séif 2, dans la Haga. Et si elle n'est pas pleine et qu'il n'a pas d'autre coupe à y verser, il est permis de faire le Kiddouch dessus, puisque le vin qu'elle contient atteint la mesure d'une revi'it, comme cela ressort juste après, au séif 11.
séif katan 42
- (מג) שלא יהיה פגום - היינו שאם שתה אחד ממנו פגמו ואין לקדש עליו ועיין לעיל בסימן קפ"ב ששם מבואר פרטי דיני כוס פגום וע"ש בסעיף זיי"ן דבשעת הדחק שאין לו כוס אחר ואין לו עצה לתקן הכוס מברכין על כוס פגום ועיין בא"א סק"ל דבקידוש של לילה אפשר שטוב יותר שיקדש על הפת:(43) Qu'elle ne soit pas entamée (pegoum) – c'est-à-dire que si quelqu'un en a bu, il l'a entamée, et on ne fait pas le Kiddouch dessus. Voir plus haut, siman 182, où sont expliqués les détails des règles de la coupe entamée ; et voir là-bas au séif 7 qu'en cas de nécessité pressante, lorsqu'il n'a pas d'autre coupe et aucun moyen de réparer la coupe, on bénit sur une coupe entamée. Et voir dans l'Echel Avraham (du Peri Megadim), séif katan 30, que pour le Kiddouch de la nuit il est peut-être préférable qu'il fasse le Kiddouch sur le pain.
séif katan 43
- (מד) כל מה שטעון וכו' - היינו שיהיה הכוס שלם ויהיה מודח היטב מבפנים ומבחוץ וכל שאר דברים הנזכר לעיל בסימן קפ"ג לענין כוס בהמ"ז:(44) Tout ce que requiert, etc. – c'est-à-dire que la coupe soit entière, bien rincée à l'intérieur et à l'extérieur, et toutes les autres choses mentionnées plus haut, au siman 183, au sujet de la coupe du Birkat HaMazone.
séif katan 44
- (מה) ואומר ויכלו מעומד - שהוא עדות על בריאת שמים וארץ ועדות בעינן מעומד ואע"פ שאומרו בתפלה חוזר ואומרו כדי להוציא בניו ובני ביתו [טור] וברוקח הביא בשם מדרש דצריך לומר ויכלו ג' פעמים אחד בתפלה ואחד לאחר התפלה ואחד על הכוס וכתבו האחרונים דאם שכח לומר ויכלו בשעת קידוש אומרו באמצע סעודה על הכוס:(45) Et il dit Vaykhoulou debout – car c'est un témoignage sur la création du ciel et de la terre, et un témoignage requiert d'être debout. Et bien qu'il l'ait dit dans la prière, il le répète afin d'acquitter ses enfants et les membres de sa maison [Tour]. Et le Roké'ah a rapporté au nom d'un midrach qu'il faut dire Vaykhoulou trois fois : une dans la prière, une après la prière et une sur la coupe. Et les A'haronim ont écrit que s'il a oublié de dire Vaykhoulou au moment du Kiddouch, il le dit au milieu du repas, sur la coupe.
séif katan 45
- (מו) ויותר טוב לישב - דבכי האי גוונא מקרי טפי קידוש במקום סעודה כיון שיושב במקום סעודתו בעת הקידוש וכן הסכים בבאור הגר"א ומטעם אחר דכיון שאחד פוטר חברו בעינן קביעות שיקבעו יחד ובישיבה מקרי קביעות וכנ"ל בסימן קס"ז ולפי דבריו גם השומעים צריכין לישב וטוב ליזהר בזה לכתחלה ויש לומר דגם דעתו הוא רק לכתחלה ועכ"פ צריך ליזהר שיקבעו השומעים עצמן יחד בעת הקידוש כדי לצאת ולא שיהיו מפוזרים ומפורדים והולכים אחד הנה ואחד הנה דזה לא מקרי קביעות כלל:(46) Et il est préférable d'être assis – car de cette manière cela s'appelle davantage un Kiddouch à l'endroit du repas, puisqu'il est assis à la place de son repas au moment du Kiddouch ; et ainsi a conclu le Gaon de Vilna dans le Biour HaGra. Et pour une autre raison : puisque l'un acquitte son prochain, il faut une installation (keviout) où ils s'installent ensemble, et la position assise s'appelle installation, comme dit plus haut, siman 167. Selon ses paroles, les auditeurs aussi doivent être assis, et il est bien d'y prendre garde lekhat'hila. Et l'on peut dire que lui aussi ne l'entend que lekhat'hila. En tout cas, il faut veiller à ce que les auditeurs se tiennent ensemble au moment du Kiddouch pour s'acquitter, et non qu'ils soient dispersés et éparpillés, allant l'un ici et l'autre là, car cela ne s'appelle pas du tout une installation.
séif katan 46
- (מז) אף בשעה וכו' - דכיון שאמרוה כבר בבהכ"נ מעומד אין מקפידין שוב ע"ז ואומרים אותו מיושב כמו שאר הקידוש:(47) Même au moment, etc. – car puisqu'ils l'ont déjà dit debout à la synagogue, on n'y tient plus rigueur, et on le dit assis comme le reste du Kiddouch.
séif katan 47
- (מח) יתן עיניו בנר - והוא סגולת רפואה לעינים שכהו על ידי פסיעה גסה מיהו אין מדקדקין בזה כ"כ [א"ר]:(48) Il portera son regard sur les bougies – c'est un remède (segoula) pour les yeux affaiblis par les grandes enjambées. Toutefois, on n'est pas si pointilleux à ce sujet [Eliya Rabba].
séif katan 48
- (מט) וע"ל סימן קפ"ג - היינו דשם מבואר זה שיתן עיניו בכוס של ברכה שלא יסיח דעתו:(49) Et voir plus haut, siman 183 – c'est-à-dire que là il est expliqué qu'il portera son regard sur la coupe de bénédiction, afin de ne pas en détourner son esprit.
séif katan 49
- (נ) שופך ממנו וכו' - כשיעור מלא לוגמיו:(50) Il en verse, etc. – la mesure d'un plein-joues (melo loumav).
séif katan 50
- (נא) מהכוס השני - ובמ"א הסכים לדעת התוספות דכוס של חובה צריך להיות הטעימה דוקא מכוס שיש בו רביעית יין וע"כ הנכון שיעשה כך ישפוך מתחלה מהכוס הראשון לתוך כוס אחר ויזהר שישאר בו רביעית יין ויטעם מהכוס הראשון כשיעור מלא לוגמיו ואח"כ ישפוך היין שבכוס אחר לתוך כוס זה דבזה נתקן פגימתו וכדלעיל בסימן קפ"ב סעיף וי"ו ויוכל לקדש עליו אם יש בו עתה רביעית יין [ואף דבא"ר דחה דבריו וסובר דכעצת השו"ע עדיפא טפי עיין בתו"ש שיישבו]:(51) De la seconde coupe – Et le Maguen Avraham s'est rangé à l'avis des Tossafot, selon lequel pour une coupe d'obligation, la dégustation doit se faire précisément d'une coupe contenant une revi'it de vin. C'est pourquoi il convient d'agir ainsi : il versera d'abord de la première coupe dans une autre coupe, en veillant à ce qu'il y reste une revi'it de vin ; il goûtera de la première coupe la mesure d'un plein-joues ; puis il versera le vin de l'autre coupe dans cette coupe, car par là son entame est réparée, comme dit plus haut, siman 182, séif 6 ; et il pourra faire le Kiddouch dessus si elle contient maintenant une revi'it de vin [et bien que l'Eliya Rabba ait rejeté ses paroles, estimant que le conseil du Choulhan Aroukh est préférable, voir le Tossefet Chabbat, qui les justifie].
séif katan 51
- (נב) מקדש במה שנשאר - מלשון זה משמע דמקדש בזה הכוס גופא ואף דלעיל בס"י כתב דצריך להיות הכוס מלא זהו רק למצוה ואין מעכב אם אין לו ופשוט דאם יש לו כוס אחר קטן מזה צריך לשפוך היין לתוכו כדי שיהיה מלא:(52) Il fait le Kiddouch avec ce qui reste – il ressort de cette formulation qu'il fait le Kiddouch avec cette coupe même. Et bien que plus haut, au séif 10, il ait écrit que la coupe doit être pleine, ce n'est que pour embellir la mitsva, et cela n'est pas indispensable s'il n'en a pas. Et il est évident que s'il a une autre coupe plus petite que celle-ci, il doit y verser le vin pour qu'elle soit pleine.
séif katan 52
- (נג) רביעית בצמצום - לאו דוקא אלא ה"ה אם אפילו יש לו יותר מזה אלא דאחר טעימת מלא לוגמיו לא ישאר לו כשיעור רביעית אלא דנקט הכי לרבותא דאפילו בזה יש לו תקנה ע"י מזיגת מים ומיירי כשהיה היין חזק שאחר המזיגה יוכל לקדש עליו ועיין לקמן בסימן רע"ב ס"ה:(53) Une revi'it exacte – pas précisément ; il en est de même même s'il a plus que cela, mais qu'après avoir goûté un plein-joues il ne lui resterait pas la mesure d'une revi'it. Mais le Choulhan Aroukh s'est exprimé ainsi pour enseigner une nouveauté : même dans ce cas, il y a un remède en coupant d'eau le vin ; et il s'agit du cas où le vin était fort, de sorte qu'après le coupage il puisse faire le Kiddouch dessus. Et voir plus loin, siman 272, séif 5.
séif katan 53
- (נד) והיינו דוקא וכו' - קאי אדלעיל שכתב דכשיש לו כוס אחד מקדש בו בלילה ואשמעינן דהיינו דוקא וכו':(54) Et cela seulement, etc. – cela se rapporte à ce qu'il a écrit plus haut : lorsqu'il a une seule coupe, il fait le Kiddouch avec elle la nuit ; et il nous enseigne que c'est seulement, etc.
séif katan 54
- (נה) מוטב וכו' - בזה איירי השו"ע שהכוס הוא שיעור מצומצם וממוזג כבר דאל"ה הלא יכול לקדש בלילה ולמוזגו להשלימו גם להבדלה וכנ"ל:(55) Il vaut mieux, etc. – Le Choulhan Aroukh traite ici du cas où la coupe a une mesure exacte et est déjà coupée d'eau ; sinon, il pourrait faire le Kiddouch la nuit et la couper d'eau pour la compléter aussi pour la Havdala, comme dit plus haut.
séif katan 55
- (נו) שיניחנה להבדלה - וי"א דקידוש הלילה עדיף מהבדלה ואפילו לדעת השו"ע אם יש לו שכר להבדלה מוטב לקדש על היין דהא לכו"ע מבדילין אשיכרא כמ"ש בסימן רצ"ו ס"ב וקידוש אשכרא הרבה פוסקים אוסרים וגם על הפת מחמיר ר"ת ולכן אפילו בשחרית טוב יותר שיקדש על היין אם יש לו שכר להבדלה מיהו מה שנהגו לקדש בבהכ"נ וגם להבדיל בזה בודאי ההבדלה שהוא להוציא רבים ידי חובתן עדיף מקידוש שאינו אלא מנהג כמ"ש סימן רס"ט [מ"א וש"א]:(56) Qu'il la garde pour la Havdala – Et certains disent que le Kiddouch de la nuit a priorité sur la Havdala. Et même selon l'avis du Choulhan Aroukh, s'il a de la bière pour la Havdala, il vaut mieux faire le Kiddouch sur le vin, car selon tous les avis on fait la Havdala sur la bière, comme il est écrit au siman 296, séif 2, tandis que le Kiddouch sur la bière, beaucoup de décisionnaires l'interdisent, et même sur le pain Rabbénou Tam est rigoureux. C'est pourquoi même le matin, il est préférable de faire le Kiddouch sur le vin s'il a de la bière pour la Havdala. Toutefois, pour ce qu'on a l'usage de faire le Kiddouch à la synagogue et aussi la Havdala, dans ce cas assurément la Havdala, qui sert à acquitter le public de son obligation, a priorité sur le Kiddouch, qui n'est qu'un usage, comme il est écrit au siman 269 [Maguen Avraham et d'autres A'haronim].
séif katan 56
- (נז) דקידוש הלילה עדיף - וכדלעיל בסימן זה ס"ג ועי"ש במ"ב סק"ח. המ"א הביא בשם שכנה"ג דטוב לקדש על כוס גדול שישייר מאותו הכוס לקידוש היום ולהבדלה והיינו שיתקננו בכל פעם שלא יהיה פגום ויקח בשחרית ובהבדלה כוס קטן מהקודם כדי שיהיה מלא אבל הא"ר פקפק בזה המנהג וכן במאמר מרדכי ממאן בזה וכתב דטוב יותר לעשות כמנהגנו:(57) Car le Kiddouch de la nuit a priorité – comme dit plus haut dans ce siman, séif 3 ; et voir là-bas dans la Michna Beroura, séif katan 8. Le Maguen Avraham a rapporté au nom du Knesset HaGuedola qu'il est bien de faire le Kiddouch sur une grande coupe, afin de garder de cette même coupe pour le Kiddouch du jour et pour la Havdala, c'est-à-dire qu'il la réparera chaque fois pour qu'elle ne soit pas entamée, et qu'il prendra le matin et pour la Havdala une coupe plus petite que la précédente, pour qu'elle soit pleine. Mais l'Eliya Rabba a émis des doutes sur cet usage, et de même le Maamar Mordekhaï le refuse et écrit qu'il est préférable d'agir selon notre usage.
séif katan 57
- (נח) אחר שקידש וכו' - ולא קודם כדי שלא יפסיק בהקידוש בין נט"י להמוציא אבל בני ביתו שאינם מקדשין בעצמן אלא יוצאין בשמיעתן מבעה"ב יוכלו ליטול ידיהם קודם:(58) Après avoir fait le Kiddouch, etc. – et non avant, afin de ne pas interrompre par le Kiddouch entre l'ablution des mains (netilat yadayim) et HaMotsi. Mais les membres de sa maison, qui ne font pas le Kiddouch eux-mêmes mais s'acquittent en l'écoutant du maître de maison, peuvent se laver les mains avant.
séif katan 58
- (נט) דריפתא וכו' - ודוקא הכא דאיכא ג"כ חשש הפסק שמקדש על היין אחר נטילה וכמו שכתבנו בס"ק נ"ח אבל בעלמא היכא דלא נטל ידיו מותר לקדש על היין אף דריפתא חביבא ליה יותר מיין ועיין לקמן בסימן רע"ב ס"ט בהג"ה במה שכתבנו שם:(59) Que le pain, etc. – Et cela ne vaut qu'ici, où il y a aussi la crainte d'une interruption, puisqu'il fait le Kiddouch sur le vin après l'ablution, comme nous l'avons écrit au séif katan 58 ; mais en général, là où il ne s'est pas lavé les mains, il est permis de faire le Kiddouch sur le vin, même si le pain lui est plus cher que le vin. Et voir plus loin, siman 272, séif 9, dans la Haga, ce que nous avons écrit là-bas.
séif katan 59
- (ס) חביבא ליה - היינו דלכך נוטל ידיו שהוא רעב וממהר לאכול פת:(60) Lui est plus cher – c'est-à-dire que c'est pour cela qu'il se lave les mains : il a faim et se hâte de manger du pain.
séif katan 60
- (סא) וי"א דלכתחלה וכו' - דס"ל דאין הקידוש מקרי הפסק כיון שהוא צורך סעודה ולכך יקדש על היין וישתה הכוס ואח"כ יברך המוציא ויבצע הפת וכיון דאינו הפסק ס"ל לרמ"א דטוב לנהוג כן לכתחלה משום דכשאין לו יין ומקדש על הפת בע"כ צריך ליטול ידיו קודם הקידוש וע"כ טוב לנהוג כן תמיד באופן אחד. ולמזוג את הכוס בחמין אחר הנטילה קודם המוציא ודאי אין לעשות כן לכו"ע כיון דצריך לדקדק יפה שימזוג כדרכו שלא יחסר ושלא יותיר הוי היסח הדעת:(61) Et certains disent que lekhat'hila, etc. – Ils estiment que le Kiddouch ne s'appelle pas une interruption, puisque c'est pour les besoins du repas ; c'est pourquoi il fera le Kiddouch sur le vin, boira la coupe, et ensuite dira HaMotsi et rompra le pain. Et puisque ce n'est pas une interruption, le Rema estime qu'il est bien d'agir ainsi lekhat'hila, parce que lorsqu'il n'a pas de vin et fait le Kiddouch sur le pain, il doit forcément se laver les mains avant le Kiddouch ; c'est pourquoi il est bien d'agir toujours de la même manière. Mais couper la coupe d'eau chaude après l'ablution et avant HaMotsi, assurément il ne faut pas le faire, selon tous les avis, car puisqu'il doit bien veiller à couper le vin selon sa manière, ni trop peu ni trop, c'est une distraction de l'esprit.
séif katan 61
- (סב) ואין לשנות - וכמה אחרונים כתבו דטפי עדיף לכתחלה לקדש על היין קודם נט"י וכדעת המחבר דבזה יוצא מדינא לכל הדעות ובכמה מקומות נהגו כדבריהם מיהו אם כבר נטל ידיו קודם קידוש בזה יש לעשות כהרמ"א דאעפ"כ יקדש על יין:(62) Et il ne faut pas changer – Et plusieurs A'haronim ont écrit qu'il est préférable lekhat'hila de faire le Kiddouch sur le vin avant l'ablution des mains, selon l'avis de l'auteur (Rabbi Yossef Karo), car ainsi on s'acquitte selon la stricte loi d'après tous les avis ; et en plusieurs endroits on a l'usage d'agir selon leurs paroles. Toutefois, s'il s'est déjà lavé les mains avant le Kiddouch, dans ce cas il faut agir selon le Rema : malgré cela, il fera le Kiddouch sur le vin.
séif katan 62
- (סג) בליל פסח - משום שאז מפסיקין הרבה באמירת הגדה עד הסעודה. כתב בדה"ח אם מקדש על הפת להוציא גם השומעים צריכין השומעים שיכוונו לצאת גם בברכת המוציא דאם לא יכוונו לברכת המוציא רק יכוונו לצאת בקידוש היום וברכת המוציא רוצין אח"כ לברך בעצמן בשעת אכילה עושין איסור דמהפכין סדר הקידוש ע"ש ולפ"ז צריכין ג"כ ליזהר ליטול ידיהם בשוה עם הבעה"ב כשמקדש על הפת דאל"ה איך יכוונו לצאת בברכת המוציא שלו:(63) Le soir de Pessa'h – parce qu'alors on interrompt longuement par la récitation de la Haggada jusqu'au repas. Il est écrit dans le Dérekh Ha'Hayim : s'il fait le Kiddouch sur le pain pour acquitter d'autres, les auditeurs aussi doivent avoir l'intention de s'acquitter de la bénédiction HaMotsi ; car s'ils n'ont pas l'intention de s'acquitter de la bénédiction HaMotsi, mais seulement du Kiddouch du jour, et veulent dire la bénédiction HaMotsi eux-mêmes ensuite au moment de manger, ils commettent un interdit, car ils inversent l'ordre du Kiddouch ; voir là-bas. D'après cela, ils doivent aussi veiller à se laver les mains en même temps que le maître de maison lorsqu'il fait le Kiddouch sur le pain ; sinon, comment auraient-ils l'intention de s'acquitter par sa bénédiction HaMotsi ?
séif katan 63
- (סד) צריך לשתות וכו' - ואם לאו לא יצא:(64) Il doit boire, etc. – et sinon, il ne s'est pas acquitté.
séif katan 64
- (סה) כמלא לוגמיו - דבעינן שיעור חשוב שתתישב דעתו עי"ז:(65) Un plein-joues – car il faut une mesure importante, qui le satisfasse (litt. « que son esprit s'en apaise »).
séif katan 65
- (סו) דהיינו וכו' - ר"ל ולא בעינן שיהא מלא פיו ממש משני הצדדים:(66) C'est-à-dire, etc. – cela signifie qu'il n'est pas nécessaire que sa bouche soit réellement pleine des deux côtés.
séif katan 66
- (סז) והוא וכו' - ושיעור זה די אפילו אם היה הכוס גדול שמחזיק כמה רביעיות:(67) Et c'est, etc. – Et cette mesure suffit même si la coupe était grande et contenait plusieurs revi'iot.
séif katan 67
- (סח) רובו של רביעית - היינו באדם בינוני מחזיק שיעורו כך אבל באדם גדול ביותר משערינן כמלא לוגמיו דידיה לפי גדלו ומ"מ לא בעי לשתות טפי מרביעית. ודע דשיעור רביעית הוא כמעט מלא שתי קליפות מביצה בינונית של תרנגולת והוא שיעור ביצה ומחצה עם הקליפה דלוג הוא ששה ביצים כדאיתא בגמרא וממילא רביעית הלוג הוא ביצה וחצי [מ"א ופמ"ג בסי' ר"י ובח"י הלכות פסח וש"א] ויש מחמירין מאד בענין השיעורין והוכיחו דהביצים נתקטנו בזמנינו למחצית ממה שהיה בימי הגמרא וע"כ שיעור רביעית הוא בכפלים וכן נ"מ מזה לענין כזית מצה דהוא כחצי ביצה כמבואר בסי' תפ"ו ועיין בבה"ל מה שכתבנו בענין זה דנכון לחוש לדבריהם לענין קידוש של לילה ועכ"פ יראה לכתחלה שיחזיק הכוס כשני ביצים והשתיה אף שהכוס גדול די שישתה כמלא לוגמיו דידיה. ודע עוד דהשיעור של מלא לוגמיו צריך לשתות בלי הפסק הרבה בינתים דהיינו שלא ישהה מתחלת שתיה ראשונה עד סוף שתיה אחרונה יותר מכדי שתיית רביעית ועכ"פ לא יפסיק זמן רב כדי אכילת פרס ואם הפסיק בכדי אכילת פרס אף בדיעבד לא יצא וצריך ליזהר בזה כשמקדש בשחרית על יי"ש שאז מצוי להכשל בזה:(68) La majeure partie d'une revi'it – c'est-à-dire que chez un homme de taille moyenne, sa mesure (le plein-joues) contient autant ; mais chez un homme très grand, on évalue le plein-joues selon le sien, d'après sa taille ; néanmoins, il n'a pas besoin de boire plus d'une revi'it. Et sache que la mesure d'une revi'it correspond à peu près au contenu de deux coquilles d'un œuf de poule moyen, c'est-à-dire la mesure d'un œuf et demi avec la coquille, car un log fait six œufs, comme il est rapporté dans la Guemara, et par conséquent le quart du log est un œuf et demi [Maguen Avraham et Peri Megadim au siman 210, et dans le 'Hok Yaakov sur les lois de Pessa'h, et d'autres A'haronim]. Et certains sont très rigoureux au sujet des mesures, et ont démontré que les œufs ont diminué à notre époque de moitié par rapport à ce qu'ils étaient à l'époque de la Guemara, et que par conséquent la mesure d'une revi'it est le double. Et il en découle de même une conséquence pour le kezayit de matsa, qui est comme un demi-œuf, comme il est expliqué au siman 486. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet : qu'il convient de tenir compte de leurs paroles pour le Kiddouch de la nuit ; et en tout cas, il veillera lekhat'hila à ce que la coupe contienne environ deux œufs ; et pour la boisson, même si la coupe est grande, il suffit qu'il boive un plein-joues selon sa propre mesure. Et sache encore que la mesure du plein-joues doit être bue sans longue interruption entre-temps, c'est-à-dire qu'il ne doit pas s'écouler, du début de la première gorgée à la fin de la dernière, plus que le temps de boire une revi'it ; et en tout cas, il n'interrompra pas un long moment, le temps de manger un peras (une demi-miche) ; et s'il a interrompu le temps de manger un peras, même bediavad (a posteriori) il ne s'est pas acquitté. Et il faut y prendre garde lorsqu'on fait le Kiddouch le matin sur de l'eau-de-vie, car alors il est fréquent de trébucher sur ce point.
séif katan 68
- (סט) אחד מהמסובין - דכיון שהמסובין שמעו מתחלה את הברכה והוא כוון עליהם להוציאן מהני טעימתן לכולם אבל אם שתה אחר שלא כוון עליו בברכה ואותו האחר בירך מחדש משמע שאין יוצאין בטעימתו ודינו כאלו נשפך הכוס לקמן:(69) L'un des convives – car puisque les convives ont entendu d'abord la bénédiction, et que lui (celui qui fait le Kiddouch) a eu l'intention de les acquitter, leur dégustation est valable pour tous. Mais si un autre a bu, que celui qui fait le Kiddouch n'a pas visé dans la bénédiction, et que cet autre a béni à nouveau, il ressort qu'on ne s'acquitte pas par sa dégustation, et sa règle est comme si la coupe s'était renversée (voir plus loin).
séif katan 69
- (ע) ואין שתיית וכו' - דבעינן שיטעום בעצמו או אחד מהמסובין שיעור הנאה שתתיישב דעתו עליו וכדלעיל בס"ק ס"ה:(70) Et la boisson de, etc. n'est pas – car il faut que celui qui fait le Kiddouch goûte lui-même, ou l'un des convives, une mesure de jouissance qui le satisfasse, comme dit plus haut au séif katan 65.
séif katan 70
- (עא) שיטעמו כולם - היינו טעימה בעלמא וא"צ מלא לוגמיו רק לאחד וכתב המג"א דמי שיש לו יין מעט מוטב שיטעום אחד כשיעור והמסובין לא יטעמו כלל כדי שישאר הנותר למחר לקידוש או להבדלה:(71) Que tous goûtent – c'est-à-dire une simple dégustation, et un plein-joues n'est nécessaire que pour un seul. Et le Maguen Avraham a écrit que celui qui a peu de vin, il vaut mieux qu'un seul goûte la mesure requise et que les convives ne goûtent pas du tout, afin que le reste soit gardé pour le lendemain, pour le Kiddouch ou pour la Havdala.
séif katan 71
- (עב) דכיון שבין כולם וכו' - היינו בדיעבד אבל לכתחלה לכו"ע צריך שיטעום המקדש כשיעור [מ"א]:(72) Car puisqu'à eux tous, etc. – c'est-à-dire bediavad ; mais lekhat'hila, selon tous les avis, celui qui fait le Kiddouch doit goûter la mesure [Maguen Avraham].
séif katan 72
- (עג) לחוש לדבריהם - היינו ליזהר לכתחלה ובדיעבד הסכימו הרבה אחרונים דאפילו שתיית כל המסובין מצטרפין למלא לוגמיו אך שלא ישהה ע"י שתיית כולם יותר מכדי אכילת פרס:(73) Tenir compte de leurs paroles – c'est-à-dire y prendre garde lekhat'hila ; et bediavad, beaucoup d'A'haronim ont conclu que même la boisson de tous les convives se combine pour former un plein-joues, pourvu qu'en raison de la boisson de tous on ne dépasse pas le temps de manger un peras.
séif katan 73
- (עד) ודוקא בקידוש - שהוא ד"ת ואסמכו אקרא לקדש על היין:(74) Et seulement pour le Kiddouch – qui est de la Torah, et les Sages ont appuyé sur un verset l'obligation de faire le Kiddouch sur le vin.
séif katan 74
- (עה) הפסיק בדיבור - ואם הפסיק בדברים השייכים להסעודה וכש"כ בדברים השייכים לקידוש לא הוי הפסק בדיעבד וא"צ לחזור ולברך:(75) Il a interrompu par une parole – Et s'il a interrompu par des paroles relatives au repas, et à plus forte raison par des paroles relatives au Kiddouch, ce n'est pas une interruption bediavad, et il n'a pas besoin de bénir à nouveau.
séif katan 75
- (עו) וא"צ לחזור ולקדש - דההפסק אינו מגרע אלא ברכת בפה"ג מפני ששח בין ברכה לטעימה אבל הקידוש כבר יצא שהיה על הכוס כדין וישתנה עתה אחר הברכה:(76) Et il n'a pas besoin de refaire le Kiddouch – car l'interruption n'invalide que la bénédiction Boré peri haguéfen, parce qu'il a parlé entre la bénédiction et la dégustation ; mais du Kiddouch il s'est déjà acquitté, car il a été fait sur la coupe selon la règle, et il la boira maintenant après la bénédiction.
séif katan 76
- (עז) ומברך עליו - דעל אותו הכוס לא היה דעתו מתחלה ואם היה דעתו בתחלה בשעת ברכה לשתות יין יותר א"צ לברך בפה"ג אלא ישתה תיכף כוס אחר בלא ברכה ובלבד שלא יפסיק בדיבור שלא מענין הקידוש:(77) Et il bénit dessus – car il n'avait pas d'abord cette coupe en tête. Et si, au moment de la bénédiction, il avait d'abord l'intention de boire davantage de vin, il n'a pas besoin de dire Boré peri haguéfen, mais il boira aussitôt une autre coupe sans bénédiction, pourvu qu'il n'interrompe pas par une parole étrangère au sujet du Kiddouch.
séif katan 77
- (עח) ואין צריך לחזור - דכיון שקידש מתחלה על היין כדין וגם טעם כשיעור אע"פ שלא טעם מאותו הכוס שקידש יצא ודוקא שלא הסיח דעתו בינתים אבל אם כבר יצא ממקומו בינתים קודם שטעם מכוס אחר צריך לחזור ולקדש. כתבו הפוסקים אם קידש על הכוס וסבר שהוא יין ונמצא שהוא חומץ או מים יקח כוס אחר של יין ויברך בפה"ג ויקדש שנית דכיון שלא היה יין נמצא שלא קידש על הכוס כלל ומ"מ אם היה דעתו מתחלה משעת ברכה לשתות יין יותר א"צ לברך שנית בפה"ג וכדלעיל רק לקדש [וכ"ז שנמצא הכוס מים וכה"ג דבר שאינו משקה כלל אבל כשנמצא שכר או שאר משקה שהיה חמר מדינה באותו מקום א"צ ליקח כוס אחר לקידוש אלא יברך עליו שהכל וישתה] והא דצריך לקדש שנית דוקא שלא היה יין מוכן לפניו אבל אם היה יין מוכן לפניו בכלי על השלחן או על הספסל בעת הקידוש ודעתו היה לשתות ממנו אח"כ א"צ גם לקדש שנית דהוי כאלו קידש על כל היין שמוכן לפניו וישתה מהן תיכף מלא לוגמיו וי"א עוד דה"ה אם אין יין לפניו והיה הפת מונח לפניו על השלחן א"צ לקדש מחדש אלא יבצע תיכף אחר הקידוש על הפת ודי בברכת המוציא לבד ונראה דאם קידש קודם נט"י כמנהגנו היום אין שייך לומר דחל הקידוש על הפת:(78) Et il n'a pas besoin de recommencer – car puisqu'il a d'abord fait le Kiddouch sur le vin selon la règle et a aussi goûté la mesure, bien qu'il n'ait pas goûté de la coupe même sur laquelle il a fait le Kiddouch, il s'est acquitté. Et cela ne vaut que s'il n'a pas détourné son esprit entre-temps ; mais s'il a déjà quitté sa place entre-temps, avant d'avoir goûté d'une autre coupe, il doit refaire le Kiddouch. Les décisionnaires ont écrit : s'il a fait le Kiddouch sur la coupe en pensant que c'était du vin, et qu'il s'avère que c'est du vinaigre ou de l'eau, il prendra une autre coupe de vin, dira Boré peri haguéfen et refera le Kiddouch, car puisque ce n'était pas du vin, il s'avère qu'il n'a pas du tout fait le Kiddouch sur une coupe. Néanmoins, s'il avait d'abord l'intention, dès le moment de la bénédiction, de boire davantage de vin, il n'a pas besoin de dire une seconde fois Boré peri haguéfen, comme dit plus haut, mais seulement de faire le Kiddouch [et tout cela vaut lorsqu'il s'avère que la coupe est de l'eau ou une chose semblable, qui n'est pas du tout une boisson (importante) ; mais lorsqu'il s'avère que c'est de la bière ou une autre boisson qui était la boisson nationale ('hamar medina) de cet endroit, il n'a pas besoin de prendre une autre coupe pour le Kiddouch, mais il dira dessus Chehakol et boira]. Et ce qu'il doit refaire le Kiddouch ne vaut que s'il n'y avait pas de vin préparé devant lui ; mais s'il y avait du vin préparé devant lui dans un récipient sur la table ou sur le banc au moment du Kiddouch, et qu'il avait l'intention d'en boire ensuite, il n'a pas non plus besoin de refaire le Kiddouch, car c'est comme s'il avait fait le Kiddouch sur tout le vin préparé devant lui, et il en boira aussitôt un plein-joues. Et certains disent encore qu'il en est de même s'il n'y a pas de vin devant lui mais que le pain était posé devant lui sur la table : il n'a pas besoin de refaire le Kiddouch, mais il rompra aussitôt après le Kiddouch le pain, et la bénédiction HaMotsi seule suffit. Et il semble que s'il a fait le Kiddouch avant l'ablution des mains, selon notre usage aujourd'hui, on ne peut pas dire que le Kiddouch s'est appliqué au pain.
séif katan 78
- (עט) ולקדש - כתב המ"א אם קידש שחרית על שכר ונשפך הכוס א"צ להביא אחר כי י"א שדי במה שמברך המוציא על הפת והגרע"א בחידושיו חולק ע"ז:(79) Et faire le Kiddouch – Le Maguen Avraham a écrit : s'il a fait le Kiddouch le matin sur de la bière et que la coupe s'est renversée, il n'a pas besoin d'en apporter une autre, car certains disent qu'il suffit qu'il dise HaMotsi sur le pain. Et Rabbi Akiva Eiger, dans ses 'Hidouchim, conteste cela.
séif katan 79
- (פ) לא יטעמו המסובין - היינו אף שהיו להם כוסות בפני עצמן לשתיה:(80) Les convives ne goûteront pas – c'est-à-dire même s'ils avaient des coupes à eux pour boire.
séif katan 80
- (פא) או פגומים - פגום נקרא כשטעם מי מהמשקין מתחלה ומבואר בסעיף שאחר זה דכשהכוסות של המסובין פגומין מצוה שישפוך המקדש מעט מכוסו לתוך כוסן שבזה יתקן כוסן שלא יהיה פגום והואיל שהם זקוקין לכוסו צריכין להמתין עליו שיטעום מתחלה:(81) Ou entamées – On appelle « entamée » une coupe dont quelqu'un a goûté la boisson au préalable. Et il est expliqué au séif suivant que lorsque les coupes des convives sont entamées, c'est une mitsva que celui qui fait le Kiddouch verse un peu de sa coupe dans leurs coupes, car par là il répare leur coupe pour qu'elle ne soit pas entamée ; et puisqu'ils ont besoin de sa coupe, ils doivent l'attendre pour qu'il goûte d'abord.
séif katan 81
- (פב) שאז צריך לשפוך - היינו קודם שישתה המברך:(82) Car alors il doit verser – c'est-à-dire avant que celui qui bénit ne boive.
séif katan 82
- (פג) כדי שישתו כולם וכו' - אע"ג דשתיית כל המסובין לא מעכבא כדלעיל בסי"ד מ"מ מצוה לכתחלה שישתו מכוס שאינו פגום:(83) Afin que tous boivent, etc. – Bien que la boisson de tous les convives ne soit pas indispensable, comme dit plus haut au séif 14, néanmoins c'est une mitsva, lekhat'hila, qu'ils boivent d'une coupe qui n'est pas entamée.
séif katan 83