Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 267 →- (א) אין נופלין - מפני שהוא סמוך להכנסת שבת כ"כ הלבוש וכתב הפמ"ג ונראה דה"ה כשמתפללים מנחה גדולה אחר חצות נמי אין נופלים ע"פ וכן מי שאוכל פת אחר חצות ג"כ אין לומר על נהרות בבל כ"א שיר המעלות ועיין בה"ל:(1) On ne tombe pas sur sa face – Parce que c'est proche de l'entrée du Chabbat ; c'est ce qu'a écrit le Levouch. Et le Peri Megadim a écrit : il semble qu'il en soit de même lorsqu'on prie Min'ha Guedola (la Min'ha du début de l'après-midi) après midi : on ne tombe pas non plus sur sa face. Et de même, celui qui mange du pain après midi (la veille de Chabbat) ne doit pas non plus dire (avant le Birkat Hamazone) « Sur les fleuves de Babylone » (Psaume 137), mais seulement « Chant des degrés » (Psaume 126). Et voir le Biour Halakha.
séif katan 1
- (ב) מקדימין - משום דהוי נהיגי עלמא לקבל עליהם שבת מכי פתח הש"ץ ברכו וכדלעיל בסימן רס"א ס"ד לכך מהנכון להקדים להתפלל ערבית כדי להקדים הקבלת שבת וה"ה דיכול לקבל עליו שבת קודם תפלת ערבית:(2) On avance – Parce que les gens ont l'habitude d'accepter sur eux le Chabbat dès que l'officiant ('hazan) commence Barekhou, comme il est dit plus haut, au siman 261, séif 4 ; c'est pourquoi il convient d'avancer la prière d'Arvit, afin d'avancer l'acceptation du Chabbat. Et il en est de même : on peut accepter sur soi le Chabbat avant la prière d'Arvit.
séif katan 2
- (ג) ובפלג וכו' - משמע מדברי המ"א דאפילו הנוהגין להתפלל מעריב בזמנה מותרים להתפלל בליל שבת מבע"י ובלבד שיהיה מפלג המנחה ואילך דכיון דמצותה להוסיף מחול על הקודש וכבר קבל שבת עליו יכול לסמוך על דעת הסוברים דהוי כלילה לענין תפלה אך הנוהג כן יזהר עכ"פ בע"ש להתפלל מנחה קודם פלג המנחה כדי שלא יהיה תרתי דסתרי אהדדי [היינו דלדעת ר' יהודה בגמרא זמן מנחה נמשך רק עד פלג המנחה ומשם ואילך הוא זמן תפלת ערבית ולדעת רבנן זמן מנחה הוא עד סוף היום וזמן מעריב הוא בערב] וי"א דבצבור יש להקל להתפלל מעריב מבע"י אף אם התפלל מנחה אחר פלג המנחה ונ"ל שאין לסמוך על זה רק כשהוא מתפלל מעריב עכ"פ בבין השמשות ובשעת הדחק אבל לא כשהוא עדיין ודאי יום וק"ש יחזור ויקרא כשהוא ודאי לילה ועיין בבה"ל:(3) Et à partir de Plag, etc. – Il ressort des propos du Maguen Avraham que même ceux qui ont l'habitude de prier Arvit en son temps (après la tombée de la nuit) sont autorisés, le soir de Chabbat, à prier alors qu'il fait encore jour, pourvu que ce soit à partir de Plag HaMin'ha ; car puisque c'est une mitsva d'ajouter du profane sur le sacré (tossefet Chabbat), et qu'il a déjà accepté le Chabbat sur lui, il peut s'appuyer sur l'avis de ceux qui estiment que ce moment est comme la nuit pour ce qui est de la prière. Mais celui qui agit ainsi doit veiller, du moins la veille de Chabbat, à prier Min'ha avant Plag HaMin'ha, afin qu'il n'y ait pas deux pratiques qui se contredisent l'une l'autre [c'est-à-dire que, selon l'avis de Rabbi Yehouda dans la Guemara, le temps de Min'ha ne s'étend que jusqu'à Plag HaMin'ha, et à partir de là c'est le temps de la prière d'Arvit ; et selon l'avis des Sages, le temps de Min'ha va jusqu'à la fin du jour, et le temps d'Arvit est le soir]. Et certains disent qu'en communauté (tsibour) on peut être indulgent et prier Arvit encore de jour, même si on a prié Min'ha après Plag HaMin'ha. Et il me semble qu'on ne peut s'appuyer sur cela que lorsqu'on prie Arvit au moins au crépuscule (bein hachemachot) et en cas de nécessité pressante, mais non lorsqu'il fait encore certainement jour. Et le Chema, il le relira lorsqu'il fera certainement nuit. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 3
- (ד) המנחה יכול וכו' - אבל קודם פלג המנחה אין יכול להדליק ולקבל שבת ואפילו אם בדיעבד התפלל תפלת שבת צריך לחזור ולהתפלל. ופלג המנחה י"א דהוא שעה ורביע קודם הלילה וי"א דהוא שעה ורביע קודם השקיעה ועיין לעיל בסימן רס"ג ס"ד ובמש"כ שם במ"ב:(4) Min'ha, on peut, etc. – Mais avant Plag HaMin'ha, on ne peut pas allumer les lumières et accepter le Chabbat ; et même si, bediavad (a posteriori), il a prié la prière de Chabbat avant ce moment, il doit recommencer à prier. Et Plag HaMin'ha, certains disent que c'est une heure et quart avant la nuit, et certains disent que c'est une heure et quart avant le coucher du soleil ; et voir plus haut, au siman 263, séif 4, et ce que nous avons écrit là dans la Michna Beroura.
séif katan 4
- (ה) ולאכול - הטעם דכיון דקבל עליו שבת והוסיף מחול על הקודש נחשב כשבת לענין זה דיכול לקדש ולאכול מיד ויוכל לגמור סעודתו מבע"י ויש חולקין וסוברין שיזהר למשוך סעודתו עד הלילה ויאכל כזית בלילה וטעמם דכיון דהג' סעודות ילפינן ממה דכתיב אכלוהו היום כי שבת היום לה' וגו' בעינן שיקיים אותם ביום שבת עצמו ולכתחלה נכון לחוש לדבריהם:(5) Et manger – La raison en est que, puisqu'il a accepté sur lui le Chabbat et ajouté du profane sur le sacré, c'est considéré comme Chabbat à cet égard, de sorte qu'il peut faire le Kiddouch et manger aussitôt, et il peut terminer son repas alors qu'il fait encore jour. Et certains sont d'un avis contraire et estiment qu'il doit veiller à prolonger son repas jusqu'à la nuit et manger un kezayit (volume d'une olive) pendant la nuit ; et leur raison est que, puisque les trois repas de Chabbat, nous les apprenons de ce qui est écrit : « Mangez-le aujourd'hui, car c'est aujourd'hui Chabbat pour Hachem », etc. (Exode 16, 25), il faut qu'on les accomplisse le jour même du Chabbat. Et lekhat'hila (a priori), il convient de tenir compte de leur avis.
séif katan 5
- (ו) מיד - ואם לאחר שהתפלל מעריב אין עד הלילה חצי שעה יש ליזהר שלא להתחיל לאכול אלא ימתין עד הערב ויחזור ויקרא ק"ש בלא הברכות ואח"כ יאכל הואיל ולהרבה פוסקים לא יצא ידי חובת ק"ש קודם הלילה מיהו הנוהג להקל בזה אין למחות בידו דיש לו על מי לסמוך. וכ"ז לענין היתר אכילה אבל לענין ק"ש גופא דהוא דאורייתא אין לסמוך ויזהר לקרותה בלילה לצאת ידי חובת ק"ש:(6) Aussitôt – Et si, après avoir prié Arvit, il reste moins d'une demi-heure jusqu'à la nuit, il faut veiller à ne pas commencer à manger, mais qu'il attende jusqu'au soir et relise le Chema sans les bénédictions, et ensuite qu'il mange, puisque selon de nombreux décisionnaires il ne s'est pas acquitté de l'obligation du Chema avant la nuit. Cependant, celui qui a l'habitude d'être indulgent en cela, on ne doit pas l'en empêcher, car il a sur qui s'appuyer. Et tout cela concerne la permission de manger ; mais pour ce qui est du Chema lui-même, qui est de la Torah, on ne peut pas s'appuyer là-dessus, et qu'il veille à le lire la nuit pour s'acquitter de l'obligation du Chema.
séif katan 6
- (ז) אינו חותם - דבשבת א"צ שמירה כי השבת בעצמו הוא השומר אותנו:(7) On ne conclut pas – Car pendant Chabbat il n'y a pas besoin de garde, car c'est le Chabbat lui-même qui nous garde.
séif katan 7
- (ח) אומר ופרוס - ר"ל דגם כי אל שומרנו וכו' לא יאמר דלא כמנהגנו והאחרונים יישבו המנהג:(8) On dit : « Et étends » – Cela veut dire que même la phrase « Car Tu es, D.ieu, notre gardien, etc. », on ne la dira pas ; ce qui n'est pas conforme à notre usage, et les A'haronim ont justifié l'usage.
séif katan 8
- (ט) הפורס סוכת וכו' - ואם שכח ואמר שומר עמו ישראל תחת הפורס סוכת שלום אם נזכר תכ"ד יאמר מיד אחר תיבת לעד הפורס וכו' ואם שהה כדי דבור [הוא כדי שיאמר שלום עליך רבי ומורי] מעת שסיים תיבת לעד א"צ לאמרו ולא יחזור עוד הפעם. המנהג לומר אחר סיום הברכה ושמרו בני ישראל וגו' ובמועדים וידבר משה וגו' בר"ה תקעו וביוה"כ כי ביום הזה וגו' [פמ"ג]:(9) Qui étends la tente, etc. – Et s'il a oublié et a dit « qui garde Son peuple Israël » au lieu de « qui étends la tente de paix », s'il s'en souvient dans le temps d'une parole (tokh kedei dibour), qu'il dise aussitôt après le mot « à jamais » : « qui étends », etc. ; et s'il a attendu le temps d'une parole [c'est le temps de dire « Paix sur toi, mon maître et mon enseignant »] depuis qu'il a terminé le mot « à jamais », il n'a pas besoin de le dire, et il ne recommencera pas. L'usage est de dire, après la fin de la bénédiction : « Les enfants d'Israël garderont (le Chabbat), etc. » (Exode 31, 16) ; et aux fêtes : « Et Moché énonça, etc. » (Lévitique 23, 44) ; à Roch Hachana : « Sonnez (du chofar) » (Psaumes 81, 4) ; et à Yom Kippour : « Car en ce jour, etc. » (Lévitique 16, 30) [Peri Megadim].
séif katan 9