Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 266 →- (א) חמורו - אפשר דה"ה כששכר את החמור מא"י די"א דשכירות קניא לחומרא וכמ"ש בסימן רמ"ו אבל אם שכר את הא"י שיוליכנו למקום פלוני א"כ לא שכר את החמור דהא הא"י חייב במזונות ובאחריות החמור ולא שכר דוקא חמור זה ממנו א"כ פשיטא דאין הישראל מצווה על שביתתו ע"כ טוב יותר שיניח הכל על החמור אך יזהר שלא יהיה מחמר דהיינו שלא יגעור בבהמה שתלך מקולו או שאר דברים שמחמתו תלך הבהמה דאיסור מחמר שייך אפילו על הבהמה שאינה שלו להרבה פוסקים כדלקמן:(1) Son âne – il est possible qu'il en soit de même lorsqu'il a loué l'âne à un non-Juif, car certains disent que la location acquiert (confère un droit de propriété) pour la rigueur, comme il est écrit au siman 246. Mais s'il a loué les services du non-Juif pour qu'il le conduise à tel endroit, alors il n'a pas loué l'âne, puisque le non-Juif est tenu de fournir la nourriture de l'âne et d'en assumer la responsabilité, et il ne lui a pas loué précisément cet âne-là ; il est donc évident que le Juif n'est pas tenu au repos de cet animal. C'est pourquoi il est préférable qu'il dépose tout sur l'âne. Mais qu'il prenne garde à ne pas être me'hamer (conducteur d'une bête chargée), c'est-à-dire à ne pas crier sur la bête pour qu'elle avance à sa voix, ou à ne pas faire d'autres choses à cause desquelles la bête avancerait, car l'interdit de me'hamer s'applique même à une bête qui ne lui appartient pas, selon de nombreux décisionnaires, comme on le verra plus loin.
séif katan 1
- (ב) נותן וכו' - אף שהא"י שלוחו לישא בשבת מ"מ הקילו חכמים משום דקים להו שאדם בהול על ממונו ואי לא שרית ליה אתי לידי איסור חמור שיוליך ד' אמות בר"ה ועיין באחרונים שכתבו דבזמה"ז דליכא ר"ה לכמה פוסקים נמי דינא הכי:(2) Il donne, etc. – Bien que le non-Juif soit son mandataire pour porter la bourse pendant Chabbat, néanmoins les Sages ont été indulgents, parce qu'ils savaient que l'homme est affolé (bahoul) pour son argent, et si on ne le lui permettait pas, il en viendrait à un interdit grave : la porter sur quatre coudées dans le domaine public. Et voir les A'haronim, qui ont écrit qu'à notre époque, où il n'y a pas de domaine public (au sens de la Torah) selon plusieurs décisionnaires, la loi est aussi ainsi.
séif katan 2
- (ג) כיסו לא"י - ואם יש לו משא כבד על החמור או בעגלה וא"א לו ליתנו לא"י וגם א"א ליזהר במה דכתב בס"ב לסלק המשא בכל פעם שתתחיל הבהמה ללכת יראה להקנות מבע"י החמור להא"י כד"ת ואם אין בקי בדרכי קנין הצריך לזה יפקירנו בפני שלשה או עכ"פ בינו לבין עצמו דאז אין עובר על איסור שביתת בהמה שהבהמה אינה שלו וירד מן העגלה ויזהר שלא יהיה מחמר וכנ"ל בסוף סק"א. ואף לאחר שעשה כל ההיתרים הללו שמכר הכל או הפקיר צריך ליזהר מאד שלא יתנו לא"י או על העגלה שום דבר מהחפצים שלקחו מן העגלה בע"ש דאסור ליתן לא"י בשבת ע"מ להוציא אלא כל מה שלקחו מן העגלה ישאר בידם עד מוצ"ש. ודע דמה שכתב ואפילו לא וכו' הא"ר מצדד לומר דאם הוא מבעוד יום טוב יותר שיתן שכר:(3) Sa bourse au non-Juif – Et s'il a une charge lourde sur l'âne ou dans une charrette, et qu'il lui est impossible de la donner au non-Juif, et qu'il lui est impossible aussi de prendre la précaution qui est écrite au séif 2, à savoir retirer la charge chaque fois que la bête commence à avancer, qu'il veille à transférer la propriété de l'âne au non-Juif, encore de jour, conformément à la loi de la Torah. Et s'il n'est pas expert dans les modes d'acquisition requis pour cela, qu'il le déclare hefker (abandonné, sans propriétaire) devant trois personnes, ou du moins entre lui et lui-même ; car alors il ne transgresse pas l'interdit du repos de l'animal, puisque la bête n'est pas à lui. Et qu'il descende de la charrette, et qu'il prenne garde à ne pas être me'hamer, comme il est dit plus haut, à la fin du séif katan 1. Et même après avoir appliqué toutes ces permissions, c'est-à-dire qu'il a tout vendu ou déclaré hefker, il faut qu'il prenne grand soin que les voyageurs ne donnent pas au non-Juif ou ne posent pas sur la charrette quoi que ce soit des objets qu'ils ont pris de la charrette la veille de Chabbat, car il est interdit de donner un objet à un non-Juif pendant Chabbat pour qu'il le sorte (d'un domaine à l'autre) ; mais tout ce qu'ils ont pris de la charrette restera dans leurs mains jusqu'à la sortie de Chabbat. Et sache qu'à propos de ce que le Choulhan Aroukh a écrit : « et même s'il n'a pas, etc. », l'Eliya Rabba penche à dire que si c'est encore de jour, il est préférable qu'il donne un salaire (au non-Juif).
séif katan 3
- (ד) ואע"פ שנתנו וכו' - נקט לשון דיעבד משום דלכתחלה ע"כ צריך ליתן מבעוד יום משום איסור מוקצה:(4) Et bien qu'il l'ait donnée, etc. – Le Choulhan Aroukh a employé une formulation de bediavad (a posteriori), parce que lekhat'hila (a priori) il faut nécessairement la donner encore de jour, à cause de l'interdit de mouktsé.
séif katan 4
- (ה) אינו יכול - דכיון דלא טרח בה לא חייס עלה ולא אתי לאתויי ד' אמות בר"ה אפילו אי לא שרית ליה ליתן לא"י:(5) Il ne peut pas – Car puisqu'il ne s'est pas donné de peine pour cet objet, il n'y tient pas, et il n'en viendra pas à le porter sur quatre coudées dans le domaine public, même si on ne lui permettait pas de le donner au non-Juif.
séif katan 5
- (ו) אם אין עמו - וה"ה אם אינו מאמין לא"י:(6) S'il n'a pas avec lui – Et il en est de même s'il ne fait pas confiance au non-Juif.
séif katan 6
- (ז) משום מחמר - מנהיג חמור טעונה קרויה מחמר ואיסורו הוא מן התורה מדכתיב לא תעשה כל מלאכה אתה ובהמתך וקבלו חז"ל דר"ל מלאכה שנעשית בשותפות ע"י אדם ובהמה דהיינו שהיא טעונה איזה דבר והוא מחמר אחריה ומנהיגה ע"י קולו וכיוצא בו. ואין עובר על זה אלא כשהיא עושה עקירה והנחה על ידו דלא תעשה כל מלאכה כתיב ובלא זה לא מקרי מלאכה וכן ה"ה לענין איסור שביתת בהמה ולפיכך מניח הכיס עליה לאחר שכבר עקרה ללכת דלא נעשית העקירה על ידו:(7) À cause de me'hamer – Celui qui conduit un âne chargé est appelé me'hamer, et son interdit est de la Torah, puisqu'il est écrit : « Tu ne feras aucun travail, toi… et ta bête » (Deutéronome 5, 14), et nos Sages ont reçu par tradition que le verset veut dire un travail qui se fait en association par l'homme et la bête, c'est-à-dire qu'elle porte une certaine charge et que lui marche derrière elle et la conduit par sa voix ou de façon semblable. Et il ne transgresse cela que lorsqu'elle accomplit l'akira et la hana'ha (le soulèvement et le dépôt de l'objet) par son intermédiaire, car il est écrit : « Tu ne feras aucun travail », et sans cela, ce n'est pas appelé un travail. Et il en est de même pour l'interdit du repos de l'animal. C'est pourquoi il pose la bourse sur elle après qu'elle s'est déjà mise en marche, afin que l'akira ne se fasse pas par son intermédiaire.
séif katan 7
- (ח) מניחו וכו' - ואפילו אם אין הבהמה שלו צריך ליזהר בכך דאיסור מחמר שייך אפילו בבהמת אחרים וכ"ש אם הבהמה שלו דאיכא תרתי מחמר ושביתת כלים:(8) Il la pose, etc. – Et même si la bête n'est pas à lui, il doit prendre cette précaution, car l'interdit de me'hamer s'applique même pour la bête d'autrui ; et à plus forte raison si la bête est à lui, où il y a deux interdits : me'hamer et le repos des objets (de l'animal).
séif katan 8
- (ט) ולאחר שתחזור וכו' - ואם מעצמה אינה מתחלת לילך הוא יכול לזרזה שתתחיל לילך אם אין עליה אוכף ומשום כיון שבתחלת הילוכה אין שום דבר מונח עליה אין שייך בזה איסור מחמר. וכ"ז כשהבהמה היא לבדה אבל אם היא מושכת בעגלה כשיגעור עליה בקול להתחיל לילך אחר שעמדה הוא עובר על איסור מחמר ואין לו שום עצה להמלט מאיסור זה דאפילו אם הפקיר הבהמה ואינו עובר על איסור שביתת בהמתו הלא עכ"פ עובר על איסור מחמר וכנ"ל וע"כ אם קשה לו לעמוד במקומו יראה לשלוח למקום הסמוך ויביא משם א"י שיביא העגלה למלון ויפקיר הבהמה שלא יעבור על שביתת בהמתו ובזה יסולק מכל מכשולים. וכ"ז כשהוא בתוך התחום אבל למי שהחשיך חוץ לתחום אין לו היתר כנ"ל אם לא במקום סכנה:(9) Et après qu'elle a recommencé, etc. – Et si d'elle-même elle ne commence pas à marcher, il peut la presser pour qu'elle commence à marcher, si elle n'a pas de selle sur elle ; et ce, parce que, puisqu'au début de sa marche rien n'est posé sur elle, l'interdit de me'hamer ne s'applique pas ici. Et tout cela concerne le cas où la bête est seule ; mais si elle tire une charrette, lorsqu'il crie sur elle pour qu'elle recommence à marcher après s'être arrêtée, il transgresse l'interdit de me'hamer, et il n'a aucun moyen d'échapper à cet interdit ; car même s'il a déclaré la bête hefker et qu'il ne transgresse pas l'interdit du repos de son animal, du moins il transgresse l'interdit de me'hamer, comme on l'a dit plus haut. C'est pourquoi, s'il lui est difficile de rester sur place, qu'il veille à envoyer quelqu'un à l'endroit le plus proche et qu'il amène de là un non-Juif qui conduira la charrette à l'auberge, et qu'il déclare la bête hefker afin de ne pas transgresser l'interdit du repos de son animal ; et ainsi il sera écarté de tous les écueils. Et tout cela lorsqu'il se trouve à l'intérieur du te'houm (limite de déplacement de Chabbat) ; mais pour celui sur qui la nuit est tombée hors du te'houm, il n'y a pas de permission, comme on l'a dit plus haut, sauf en cas de danger.
séif katan 9
- (י) ואפילו וכו' - פירוש ואז אין איסור כשילך ברגליו אלא דוקא אם רוכב אפ"ה יכול לרכוב מחמת סכנה וכ"ש כשהוא חוץ לתחום דיעשה איסור בלא"ה בהליכתו בודאי יוכל לרכוב ולהנצל מהם ועיין בב"י דיש סברא דטוב לרכוב שם מלילך ברגליו אך הוא דחה אותה שם עי"ש ואפילו לפי סברא ההיא דוקא לענין רכיבה אבל כשהבהמה מושכת בקרון אפילו אם הקרון גבוה יו"ד לכו"ע טוב יותר שילך ברגליו משישב בקרון כי ע"י הישיבה עובר על איסור שימוש בבעלי חיים וגם על תחומין משא"כ אם ילך ברגליו לא יעבור רק על תחומין ולבד כל אלה מצוי ע"י הישיבה בקרון לעבור על איסור מחמר ובמקום סכנה הכל שרי. כתב הפמ"ג יש ליזהר כשעומדת בשבת בר"ה עגלה ריקנית עם סוסים שלא להגביה קול ויהיה כמחמר אפילו בהמת אחרים וכמ"ש למעלה וכ"ש עגלות נמוכין בימי החורף שקורין שליטי"ן דאין גבהן עשרה:(10) Et même, etc. – Explication : et alors (s'il était dans le te'houm) il n'y aurait pas d'interdit à marcher à pied, mais seulement s'il chevauche ; malgré cela, il peut chevaucher à cause du danger. Et à plus forte raison lorsqu'il est hors du te'houm, où il commet de toute façon un interdit en marchant, il pourra certainement chevaucher et se sauver d'eux (des brigands). Et voir le Beit Yossef, selon qui il y a un raisonnement d'après lequel il est préférable de chevaucher là plutôt que de marcher à pied ; mais il l'a rejeté là, voir là-bas. Et même selon ce raisonnement, cela ne vaut que pour la monte ; mais lorsque la bête tire une voiture, même si la voiture est haute de dix téfa'him, de l'avis de tous, il est préférable qu'il marche à pied plutôt que de s'asseoir dans la voiture, car en s'asseyant il transgresse l'interdit de se servir des animaux, et aussi celui des te'houmin, tandis que s'il marche à pied, il ne transgressera que celui des te'houmin. Et outre tout cela, il est fréquent, en s'asseyant dans la voiture, de transgresser l'interdit de me'hamer. Et en cas de danger, tout est permis. Le Peri Megadim a écrit : il faut prendre garde, lorsqu'une charrette vide avec des chevaux se tient pendant Chabbat dans le domaine public, à ne pas élever la voix, ce qui serait comme me'hamer, même s'il s'agit de la bête d'autrui, comme je l'ai écrit plus haut ; et à plus forte raison pour les charrettes basses des jours d'hiver, qu'on appelle « traîneaux » (chlitn), dont la hauteur n'atteint pas dix téfa'him.
séif katan 10
- (יא) לאחד מאלו - שהן בני אדם כמותו ואתי לאחלופי באדם אחר המחוייב במצות:(11) À l'un d'eux – Car ce sont des êtres humains comme lui, et on en viendrait à les confondre avec une autre personne, tenue aux mitsvot.
séif katan 11
- (יב) כלל - אבל חרש דעתא קלישתא אית ליה:(12) Du tout – Mais le sourd-muet a au moins un discernement faible.
séif katan 12
- (יג) למי שירצה - דכל אחד יש לו מעלה בפני עצמו וכנ"ל:(13) À qui il voudra – Car chacun a un avantage qui lui est propre, comme on l'a dit plus haut.
séif katan 13
- (יד) כשהוא מהלך - וכנ"ל בבהמה בס"ב והטעם כדי שלא יעשו החש"ו איסור דאורייתא על ידו ואע"פ שאינו מצווה על שביתתם כמו בבהמה מ"מ הרי אסור להאכילם איסור בידים וכדלקמן בסימן שמ"ג לענין קטן וה"ה לחרש ושוטה כמו שנתבאר שם:(14) Pendant qu'il marche – Et c'est comme il est dit plus haut, pour la bête, au séif 2. Et la raison en est : afin que le sourd-muet, le fou et le mineur ('hérech, choté vekatan) ne commettent pas un interdit de la Torah par son intermédiaire. Et bien qu'il ne soit pas tenu à leur repos comme pour la bête, néanmoins il est interdit de leur faire « manger un interdit » de ses propres mains (de leur faire commettre activement un interdit), comme on le verra plus loin, au siman 343, à propos du mineur ; et il en est de même pour le sourd-muet et le fou, comme cela a été expliqué là-bas.
séif katan 14
- (טו) מבעוד יום - דאז אינו נקרא זה מאכיל בידים כיון דעתה עדיין לית ביה איסורא ומה שיעמוד החש"ו אחר שחשכה ואחר כך חוזר ועוקר רגליו הלא מעצמו עושה זה וא"צ למחות בידו כשעושה איסור ע"כ אין צריך ליטול הכיס מעליו כשעומד אבל בבהמה שהוא מצווה על שביתת בהמתו וגם שהוא מחמר אחריה ע"כ אף שהניח עליה מבע"י חייב ליטול הימנה כשעומדת משחשיכה להשתין מים וכיוצא בזה ולחזור ולהניח עליה אחר שכבר עקרה רגליה ללכת כדי שלא תעשה עקירה והנחה בכיס שלו בשבת ויעבור על איסורי תורה והמ"א מצדד להחמיר אף מבעוד יום ונראה דבכרמלית יש להקל:(15) Encore de jour – Car alors cela ne s'appelle pas leur faire manger un interdit de ses propres mains, puisque maintenant il n'y a encore aucun interdit. Et le fait que le sourd-muet, le fou ou le mineur s'arrête après la tombée de la nuit, puis se remette en marche (fasse une nouvelle akira), c'est de lui-même qu'il le fait, et il n'est pas nécessaire de l'en empêcher lorsqu'il commet un interdit (de lui-même) ; c'est pourquoi il n'est pas nécessaire de lui retirer la bourse lorsqu'il s'arrête. Mais pour la bête, au repos de laquelle il est tenu, et considérant aussi qu'il est me'hamer derrière elle, même s'il a posé la bourse sur elle encore de jour, il est tenu de la lui retirer lorsqu'elle s'arrête, une fois la nuit tombée, pour uriner ou pour une raison semblable, puis de la reposer sur elle après qu'elle s'est déjà mise en marche, afin qu'elle ne fasse pas l'akira et la hana'ha de sa bourse pendant Chabbat et qu'il ne transgresse pas des interdits de la Torah. Et le Maguen Avraham penche à être rigoureux même s'il a posé la bourse sur le mineur encore de jour ; et il semble que dans un karmelit (domaine intermédiaire, d'ordre rabbinique) on peut être indulgent.
séif katan 15
- (טז) אם אין עמו וכו' - דשבות חמור הוא מאד דילמא לא יצמצם בשעורו ויבוא להוליך ד' אמות בר"ה ובקושי גדול התירו חז"ל דבר זה משום פסידא ומפני שאדם בהול על ממונו וכנ"ל ולכך לא התירו חז"ל אלא דוקא כשאין לו שום אחד מכל אלו הדרכים:(16) S'il n'a pas avec lui, etc. – Car c'est un chevout (interdit rabbinique) très grave : peut-être ne sera-t-il pas précis dans sa mesure et en viendra-t-il à porter la bourse sur quatre coudées dans le domaine public. Et c'est avec grande difficulté que nos Sages ont permis cette chose, à cause de la perte, et parce que l'homme est affolé pour son argent, comme on l'a dit plus haut. C'est pourquoi nos Sages ne l'ont permis que lorsqu'il n'a aucun de tous ces moyens.
séif katan 16
- (יז) פחות וכו' - וזה אינו מועיל אלא לענין טלטול בר"ה או בכרמלית שהאיסור הוא משום טלטול ד' אמות ע"כ מהני זה אבל מכרמלית לרה"י או לרשות הרבים וכ"ש מר"ה לרה"י דהאיסור הוא משום הוצאה מרשות לרשות דאסור אפילו בחצי אמה אינו מועיל זה [ט"ז וש"א] ע"כ בעניננו כשבא סמוך לביתו שהוא רה"י יזרוק הכיס כלאחר יד לביתו כדי שלא תהוי הכנסה גמורה ואפילו אם עשה הנחה כשבא סמוך לביתו ג"כ התירו להכניס לביתו כלאחר יד משום הפסד. כתב הט"ז לא יפה עושין אותן שנושאין תינוק למול בפחות פחות מד"א דמ"מ יש איסור מה שמוציאין מרה"י לרחוב שהוא כרמלית אלא יוציאנו ע"י א"י מרשות לרשות ואח"כ יטלטלנו בפחות מד"א ולבהכ"נ יכניסו ג"כ ע"י א"י ולהמ"א לקמן בסימן של"א סק"ה אין לעשות כן דהא אפשר למול בביתו:(17) Moins, etc. – Et cela n'est utile que pour l'interdit de transporter dans le domaine public ou dans un karmelit, où l'interdit est dû au transport sur quatre coudées ; c'est pourquoi cela est utile. Mais d'un karmelit vers un domaine privé ou vers le domaine public, et à plus forte raison du domaine public vers un domaine privé, où l'interdit est dû au fait de sortir d'un domaine à l'autre, ce qui est interdit même sur une demi-coudée, cela n'est pas utile [Taz et autres A'haronim]. C'est pourquoi, dans notre cas, lorsqu'il arrive près de sa maison, qui est un domaine privé, qu'il jette la bourse dans sa maison de manière inhabituelle (kil'a'har yad, comme du revers de la main), afin que ce ne soit pas une introduction complète. Et même s'il a fait un dépôt (une hana'ha) lorsqu'il est arrivé près de sa maison, on a permis aussi de l'introduire dans sa maison de manière inhabituelle, à cause de la perte. Le Taz a écrit : ceux qui portent un nourrisson (le jour de Chabbat) pour la circoncision par tranches de moins de quatre coudées n'agissent pas bien, car il y a tout de même un interdit à le sortir du domaine privé vers la rue, qui est un karmelit ; mais qu'on le fasse sortir d'un domaine à l'autre par un non-Juif, et ensuite qu'on le transporte par tranches de moins de quatre coudées, et qu'on le fasse entrer aussi à la synagogue par un non-Juif. Et selon le Maguen Avraham, plus loin au siman 331, séif katan 5, on ne doit pas faire ainsi, puisqu'il est possible de circoncire l'enfant dans sa maison.
séif katan 17
- (יח) מארבע אמות - ויעמוד לפוש בינתים רגע אחד להפסיק ביניהם והנחת גופו כהנחת חפץ ואע"ג דאינו עומד בינתים לצורך עצמו לנוח קצת אלא כדי שלא יעביר ד"א בבת אחת אפ"ה מקרי עומד לפוש ויש מחמירין שצריך דוקא לישב בינתים או להניח החפץ ע"ג קרקע. כתבו האחרונים דפחות פחות מד"א יותר עדיף שיהיה ע"י שנים משיהיה ע"י אחד ובזה לכו"ע א"צ לישב שום אחד ולא לעמוד לפוש דבכל אחד הוי מעשה חדש:(18) Que quatre coudées – Et qu'il s'arrête entre-temps un instant pour se reposer, afin de faire une interruption entre elles (les étapes) ; et l'arrêt de son corps vaut comme le dépôt de l'objet. Et bien qu'il ne s'arrête pas entre-temps pour son propre besoin, pour se reposer un peu, mais seulement pour ne pas transporter sur quatre coudées d'un seul coup, néanmoins cela s'appelle « s'arrêter pour se reposer ». Et certains sont rigoureux et disent qu'il faut précisément s'asseoir entre-temps, ou poser l'objet sur le sol. Les A'haronim ont écrit que pour le transport par tranches de moins de quatre coudées, il est préférable que ce soit fait par deux personnes plutôt que par une seule ; et alors, de l'avis de tous, aucun des deux n'a besoin de s'asseoir ni de s'arrêter pour se reposer, car pour chacun c'est un acte nouveau.
séif katan 18
- (יט) שבאה לידו - היינו מבע"י וכנ"ל בס"א:(19) Qui lui est parvenue – C'est-à-dire encore de jour, comme il est dit plus haut, au séif 1.
séif katan 19
- (כ) ביום - שקצת אונס חשיב:(20) De jour – Car cela est considéré comme un peu de contrainte (ones).
séif katan 20
- (כא) סמוך לחשיכה וכו' - הטעם דפושע הוא כיון דבעת היציאה היה סמוך לחשיכה היה לו לחוש שמא ישכח ויטלטלנו בר"ה אבל כשיצא מבע"י שרי ע"פ הדרכים הנ"ל:(21) Près de la tombée de la nuit, etc. – La raison en est qu'il est négligent : puisqu'au moment du départ, c'était près de la tombée de la nuit, il aurait dû craindre d'oublier et de la transporter dans le domaine public. Mais lorsqu'il est parti encore de jour, c'est permis selon les moyens mentionnés plus haut.
séif katan 21
- (כב) לא התירו לו וכו' - ר"ל שיעשה כפי המבואר לקמן בסי"ב בהג"ה דיתיר חגורו בשוק והוא נופל ואומר לא"י לשמרו ובספר א"ר הביא דעת הרשב"א החולק על הי"א הזה וס"ל דגם בזה יש לסמוך על כל הדרכים הנ"ל וכתב דיש לסמוך עליו:(22) On ne lui a permis, etc. – Cela veut dire qu'il fera comme il est expliqué plus loin, au séif 12, dans la glose (du Rema) : il dénoue sa ceinture au marché, et la bourse tombe, et il dit à un non-Juif de la garder. Et dans le livre Eliya Rabba, il a rapporté l'avis du Rachba, qui conteste ce « certains disent » et estime que dans ce cas aussi on peut s'appuyer sur tous les moyens mentionnés plus haut ; et il a écrit qu'on peut s'appuyer sur lui.
séif katan 22
- (כג) הגיע לחצר - הקשה המג"א דהא כי קאי הבהמה פורתא לפני הפתח מעייל מר"ה לרה"י וכמ"ש סי"א וצ"ל דגבי בהמתו לא החמירו כ"כ ועיין בפמ"ג שנדחק מאד בתירוץ זה ויש מתרצים דיזהר ליטול מהבהמה תיכף בבואה לחצר בעודה מהלכת כדי שלא תהיה ההנחה ע"י הבהמה או שיזהר ליטול ממנה קודם שנכנסה לחצרו ולא יניח עליה עד לאחר שעקרה רגליה לכנוס לחצר כדי שלא תהיה העקירה על ידה ואף שאח"כ עומדת בחצר והוי הנחה לית לן בה דכל דבר שבחבירו פטור אבל אסור בחמורו מותר לכתחלה:(23) Il est arrivé à la cour – Le Maguen Avraham a objecté : mais lorsque la bête s'arrête un peu devant l'entrée, il (son propriétaire) fait entrer un objet du domaine public vers le domaine privé, comme il est écrit au séif 11 ! Et il faut dire qu'à propos de sa bête, on n'a pas été aussi rigoureux. Et voir le Peri Megadim, qui a trouvé cette réponse très forcée. Et certains répondent qu'il doit prendre garde à lui retirer la charge aussitôt qu'elle arrive dans la cour, pendant qu'elle marche encore, afin que la hana'ha ne se fasse pas par la bête ; ou qu'il veille à la lui retirer avant qu'elle n'entre dans sa cour, et à ne pas la poser sur elle avant qu'elle se soit mise en marche pour entrer dans la cour, afin que l'akira ne se fasse pas par elle. Et bien qu'ensuite elle s'arrête dans la cour, ce qui constitue une hana'ha, cela ne nous pose pas de problème, car pour tout acte qui, chez son prochain (lorsqu'un autre homme l'accomplit), est « exempt mais interdit », pour son âne, il est permis lekhat'hila.
séif katan 23
- (כד) מעל החמור - ואפילו הם יותר מט"ו סאין שרי משום צער בע"ח אבל בלא"ה אסור לפנות מן העגלה כלל כמש"כ סוף סימן של"ג:(24) De sur l'âne – Et même s'ils (les fardeaux) font plus de quinze séa, c'est permis à cause de l'interdit de faire souffrir les animaux (tsaar baalé 'hayim). Mais sans cela, il est interdit de vider quoi que ce soit de la charrette, comme il est écrit à la fin du siman 333.
séif katan 24
- (כה) מאוסים - ואע"ג דמוקצה מחמת מיאוס מותר היינו היכא דחזי לכסויי ביה מנא אבל הכא לא חזי לכסות שאם יפלו ישברו:(25) Répugnants – Et bien que l'objet mouktsé en raison de sa répugnance (mouktsé me'hamat miouss) soit permis (au transport), c'est le cas lorsqu'il est utilisable pour couvrir un ustensile ; mais ici, il n'est pas utilisable pour couvrir, car s'ils tombaient, ils se briseraient.
séif katan 25
- (כו) שיכול וכו' - ולא נאסרו מטעם בסיס לדבר האסור כיון שלא היו עליהן בה"ש:(26) Qu'il puisse, etc. – Et ils (les coussins) ne sont pas devenus interdits au titre de « support d'un objet interdit » (bassis ledavar haassour), puisqu'ils n'étaient pas sous eux au moment du crépuscule (bein hachemachot).
séif katan 26
- (כז) לשמטן - ואע"ג שקודם שיספיק לשמטם כולם בנחת שלא ישברו הכלים הרי הם מבוטלים מהיכנם באותה שעה עי"ז אפ"ה התירו חכמים לעשות כן כדי שלא יהיה הפסד ע"י השבירה וכתבו הרבה פוסקים דדוקא כלים שיש הפסד מרובה בשבירתן אבל חתיכות זכוכית רחבות שאינן כלים שאין הפסד כ"כ בשבירתן דהם עשוים להחתך לחתיכות קטנות ולית בזה רק הפסד מועט אסור להניח כרים תחתיהן לפי שמבטלן עכ"פ מתשמישן לשעתן וכן מסיק המ"א לדינא דיש להורות שאין מבטלין כלי מהיכנן אפילו לפי שעה אלא במקום הפסד מרובה. ולבטל כלים מהיכנן לכל היום במקום הפסד מרובה יש מתירין ויש אוסרין ועיין בבה"ל:(27) Les faire glisser – Et bien qu'avant qu'il n'ait eu le temps de les faire tous glisser doucement, afin que les ustensiles ne se brisent pas, ils (les coussins) se trouvent par là privés de leur disponibilité (mevoutalim mehékhanam) pendant ce temps, néanmoins les Sages ont permis d'agir ainsi, afin qu'il n'y ait pas de perte par la casse. Et de nombreux décisionnaires ont écrit que cela ne vaut que pour des ustensiles dont la casse entraîne une perte importante ; mais pour de larges morceaux de verre qui ne sont pas des ustensiles, dont la casse n'entraîne pas une telle perte, car ils sont destinés à être découpés en petits morceaux, et il n'y a là qu'une petite perte, il est interdit de placer des coussins sous eux, parce qu'il les prive (les coussins) en tout cas de leur usage pour ce moment-là. Et c'est ainsi que conclut le Maguen Avraham pour la loi : il faut enseigner qu'on ne prive pas un ustensile de sa disponibilité, même temporairement, sauf en cas de perte importante. Et quant à priver des ustensiles de leur disponibilité pour toute la journée en cas de perte importante, certains permettent et certains interdisent ; et voir le Biour Halakha.
séif katan 27
- (כח) חשכה לו - היינו דנעשה בה"ש וא"א לו לישא אותם בידו לביתו מפני קדושת שבת ולהשאיר אותם שם בדרך או בבה"מ א"א מפני בזיון התפלין דבתי מדרשות שלהם היה בשדה מקום שאין משומר מפני הגנבים ע"כ התירו לו חכמים לנשאם עליו דרך מלבוש עד ביתו אך צריך לכסותם שלא יראוהו שהוא נושא עליו התפלין בשבת:(28) La nuit est tombée pour lui – C'est-à-dire que le crépuscule est arrivé, et il ne peut pas les porter dans sa main jusqu'à sa maison à cause de la sainteté du Chabbat, et il ne peut pas les laisser là, sur le chemin ou à la maison d'étude, à cause du mépris envers les tefilin, car leurs maisons d'étude étaient dans les champs, en un endroit qui n'était pas gardé contre les voleurs ; c'est pourquoi les Sages lui ont permis de les porter sur lui, à la manière d'un vêtement, jusqu'à sa maison. Mais il doit les couvrir, afin qu'on ne le voie pas porter les tefilin sur lui pendant Chabbat.
séif katan 28
- (כט) רץ תחתיה - דכל כמה דלא עמד לפוש אין כאן עקירה בשבת ודוקא כשאין עמו א"י ולא בהמה ולא חש"ו וגם במקום שאין יכול להוליכו פחות פחות מד' אמות כגון שמתירא מליסטים שיגזלוהו או שיש מים רחב ד"א ועיין מה שכתבתי בסמוך דלדידן דלית לן ר"ה גמורה אפשר דשרי בכל ענין:(29) Il court sous elle – Car tant qu'il ne s'est pas arrêté pour se reposer, il n'y a pas ici d'akira pendant Chabbat. Et cela ne vaut que lorsqu'il n'a avec lui ni non-Juif, ni bête, ni sourd-muet, fou ou mineur, et aussi dans un endroit où il ne peut pas la porter par tranches de moins de quatre coudées, par exemple s'il craint des brigands qui la lui voleraient, ou s'il y a un cours d'eau large de quatre coudées. Et voir ce que j'ai écrit ci-après (séif katan 34) : pour nous, qui n'avons pas de domaine public au sens plein, il est possible que ce soit permis en toute circonstance.
séif katan 29
- (ל) דזמנין דקאי - ואם עמד לתקן המשא פטור דזה לא מקרי הנחה:(30) Car parfois il s'arrête – Et s'il s'est arrêté pour arranger la charge, il est exempt, car cela ne s'appelle pas une hana'ha.
séif katan 30
- (לא) היכירא - דעביד שינוי בהליכתו וע"י כן יזכור שבת ולא יעמוד:(31) Un signe distinctif – Car il fait un changement dans sa façon de marcher, et grâce à cela il se souviendra du Chabbat et ne s'arrêtera pas.
séif katan 31
- (לב) כלאחר יד - דהיינו שמהפך אחוריו כלפי החצר וזורקו מכתפיו כן הוא ברוקח דכלאחר יד ליכא איסורא דאורייתא ומשום הפסד חבילתו התירו לו דבר זה:(32) De manière inhabituelle – C'est-à-dire qu'il tourne le dos vers la cour et le (le paquet) jette de ses épaules ; c'est ainsi qu'il est expliqué dans le Rokéa'h. Car pour un acte fait de manière inhabituelle, il n'y a pas d'interdit de la Torah, et à cause de la perte de son paquet, on lui a permis cette chose.
séif katan 32
- (לג) דדוקא בחבילה - שהיא כבדה ואין דרך לרוץ במשא כבד ואית ליה הכירא אבל בכיס שהוא קל אין היכר בריצה:(33) Que seulement pour un paquet – Qui est lourd, et on n'a pas l'habitude de courir avec une charge lourde, de sorte qu'il y a là un signe distinctif ; mais pour une bourse, qui est légère, la course ne constitue pas un signe distinctif.
séif katan 33
- (לד) דה"ה בכיסו - והיינו במקום שא"א בהנך דרכים הנזכרים לעיל. והמיקל כהי"א לא הפסיד [ט"ז] וכתב המ"א בשם הש"ג דלדידן דלית לן ר"ה אפשר דלכו"ע שרי בכל ענין:(34) Qu'il en est de même pour sa bourse – Et c'est dans le cas où ces moyens mentionnés plus haut sont impossibles. Et celui qui est indulgent selon ce « certains disent » n'a pas perdu (n'a pas mal agi) [Taz]. Et le Maguen Avraham a écrit, au nom des Chiltei HaGuiborim, que pour nous, qui n'avons pas de domaine public (au sens de la Torah), il est possible que, de l'avis de tous, ce soit permis en toute circonstance.
séif katan 34
- (לה) יכול לילך וכו' - דכיון שהמוקצה בידו יכול לילך עמו לכל מקום שירצה והגר"א בבאורו החמיר בזה ועיין בבה"ל מה שכתבנו בזה בשם הדה"ח ואם יתיר חגורו תיכף ויפול המעות יוכל להביא לידי הפסד אפשר שגם להגר"א מותר עיין במ"א ס"ק י"ד וסק"כ:(35) Il peut aller, etc. – Car puisque l'objet mouktsé est déjà dans sa main, il peut aller avec lui partout où il veut. Et le Gaon de Vilna, dans son commentaire, a été rigoureux sur ce point ; et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet au nom du Derekh Ha'Hayim. Et si, en dénouant sa ceinture aussitôt, l'argent tomberait et cela pourrait entraîner une perte, il est possible que même selon le Gaon de Vilna ce soit permis ; voir le Maguen Avraham, séif katan 14 et séif katan 20.
séif katan 35
- (לו) בשוק - או במקום שלא עשו ברחוב ההוא שיתופי מבואות. ודוקא כשאין מתיירא מן הא"י שמא יקחוהו אבל אם ירא שמא יקחו אותו הא"י רשאי לרוץ עמו לביתו שלא לעמוד כלל כדי שלא יעשה עקירה באמצע הדרך ובתנאי כשנזכר כשהוא מהלך ולא עמד לפוש שלא עשה עקירה כלל בתחלת ריצתו וגם כשבא סמוך לביתו יזרקנה תיכף כלאחר יד לביתו וכנ"ל:(36) Au marché – Ou dans un endroit où l'on n'a pas fait de chitoufé mevouot (association des ruelles) dans cette rue. Et cela ne vaut que lorsqu'il ne craint pas que les non-Juifs ne la prennent ; mais s'il craint que les non-Juifs ne la prennent, il a le droit de courir avec elle jusqu'à sa maison sans s'arrêter du tout, afin de ne pas faire d'akira au milieu du chemin, à condition qu'il s'en soit souvenu en marchant, sans s'être arrêté pour se reposer, de sorte qu'il n'a fait aucune akira au début de sa course ; et aussi, lorsqu'il arrive près de sa maison, qu'il la jette aussitôt dans sa maison de manière inhabituelle, comme on l'a dit plus haut.
séif katan 36
- (לז) לשמרו - ואם מתירא לסמוך עליהם רשאי לצוותם להוליך לביתו ועצה זו טוב יותר בשאפשר לו מכל האופנים הנ"ל ועיין בח"א כלל נ"ד ס"ד:(37) De la garder – Et s'il craint de se fier à eux, il a le droit de leur ordonner de la porter à sa maison ; et ce conseil est meilleur, lorsque c'est possible pour lui, que toutes les manières mentionnées plus haut. Et voir le 'Hayé Adam, principe 54, séif 4.
séif katan 37
- (לח) אסור ליטלו - אפילו אם יעמוד תחתיו ולא יעביר ד"א אפ"ה אסור משום מוקצה ולא שייך להתיר משום פסידא כיון שעדיין לא זכה בה וכתב המ"א דאפילו לא"י אסור לומר ליטלו ובספר א"ר מקיל ע"י א"י והביאו הפמ"ג וכן בחידושי רע"א מיקל ג"כ ע"י א"י אך דהוא לא הקיל כ"א ההגבהה ע"י הא"י דהוא רק טלטול בעלמא אבל לא לצוותו להוליך לביתו אך אם הא"י בעצמו מביאו לבית ישראל נראה דאין למנעו לכו"ע וכנ"ל:(38) Il est interdit de la prendre – Même s'il se tient sur place sous elle et ne la transporte pas sur quatre coudées, malgré cela c'est interdit à cause de l'interdit de mouktsé, et on ne peut pas permettre à cause de la perte, puisqu'il ne l'a pas encore acquise. Et le Maguen Avraham a écrit que même à un non-Juif, il est interdit de dire de la prendre. Et le livre Eliya Rabba est indulgent si cela se fait par un non-Juif, et le Peri Megadim l'a rapporté ; et de même, dans les 'Hidouchei Rabbi Akiva Eiger, il est aussi indulgent si cela se fait par un non-Juif. Mais il n'a été indulgent que pour le soulèvement par le non-Juif, qui n'est qu'un simple déplacement (tiltoul), mais non pour lui ordonner de la porter à sa maison. Mais si le non-Juif l'apporte de lui-même à la maison du Juif, il semble qu'il ne faille pas l'en empêcher, de l'avis de tous, comme on l'a dit plus haut.
séif katan 38