Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 260 →- (א) מצוה וכו' - מפני כבוד השבת ומ"מ אין זה חובה גמורה והמקיימה מקבל עליה שכר ושאינו מקיימה אינו נענש עליה. ומאד יש ליזהר שלא יבוא ע"י מצות הרחיצה לחשש חילול שבת ובעו"ה הרבה נכשלין בזה בימי החורף כשהימים קצרים שיושבין כמעט עד שחשיכה ואף אם גמר את עצם הרחיצה בהיתר ג"כ מזדמן איסור לידו שפעמים הוא סורק את ראשו בסוף שהיא מלאכה דאורייתא בשבת. גם מצוי שאחר גמר כל הפעולות סוחט האלונטית מהמים שנבלע בו והוא בכלל מכבס וכמו שיבואר לקמן בסימן ש"ב. וראוי לכל מי שנגע יראת השם בלבו למנוע את העם מזה וזכות הרבים יהיה תלוי בו וגם כדי שלא יתפש ח"ו בעונם וכידוע מאמר חז"ל כל מי שיש לו למחות באנשי ביתו ואינו מוחה נתפס בעון אנשי ביתו וכל מי שיש לו למחות באנשי עירו ואינו מוחה נתפס בעון אנשי עירו:(1) C'est une mitsva, etc. – en raison de l'honneur du Chabbat. Néanmoins, ce n'est pas une obligation absolue : celui qui l'accomplit en reçoit une récompense, et celui qui ne l'accomplit pas n'est pas puni pour cela. Et il faut faire très attention à ne pas en venir, par la mitsva de se laver, à un risque de profanation du Chabbat ; et, à cause de nos nombreux péchés, beaucoup trébuchent en cela pendant les jours d'hiver, où les jours sont courts, et restent au bain presque jusqu'à la nuit. Et même s'il a achevé la toilette elle-même de façon permise, il arrive aussi qu'un interdit se présente à lui : parfois il se peigne la tête à la fin (après l'entrée du Chabbat), ce qui est un travail interdit de la Torah le Chabbat. Il arrive aussi fréquemment qu'après avoir achevé toutes ces opérations, il essore la serviette de l'eau qu'elle a absorbée, ce qui entre dans la catégorie de laver (mekhabess), comme cela sera expliqué plus loin, au siman 302. Et il convient que quiconque a été touché dans son cœur par la crainte de Hachem empêche le peuple d'agir ainsi, et le mérite de la collectivité dépendra de lui ; et aussi afin qu'il ne soit pas, à D.ieu ne plaise, saisi pour leur faute, selon la parole connue de nos Sages : « Quiconque peut protester contre les gens de sa maison et ne proteste pas est saisi pour la faute des gens de sa maison ; et quiconque peut protester contre les gens de sa ville et ne proteste pas est saisi pour la faute des gens de sa ville. »
séif katan 1
- (ב) לרחוץ - וגם על הנשים שייך מצות רחיצה ובימי החורף שהימים קצרים ואין להם פנאי יקיימו מצות הרחיצה בפניהם וידיהם ואף לאנשים די בזה כשאין להם פנאי ועיין בא"ר:(2) De laver – la mitsva de se laver s'applique aussi aux femmes. Et pendant les jours d'hiver, où les jours sont courts et où elles n'ont pas le temps, elles accompliront la mitsva de se laver en lavant leur visage et leurs mains ; et même pour les hommes, cela suffit lorsqu'ils n'ont pas le temps. Et voir l'Eliya Rabba.
séif katan 2
- (ג) כל גופו - היינו בחמין:(3) Tout son corps – c'est-à-dire à l'eau chaude.
séif katan 3
- (ד) ורגליו - וכעת אין נוהגין ליזהר בזה ואפשר דדוקא במדינותיהם שהיו רגילין לילך יחף ודרכו לרחוץ במים מפני האבק והעפר משא"כ במדינותינו וכעין זה כתב הפמ"ג לעיל בסימן ד' באשל אברהם סק"א עי"ש:(4) Et ses pieds – actuellement, on n'a pas l'usage d'y prendre garde ; et il est possible que cela ne valait que dans leurs pays, où l'on avait l'habitude de marcher pieds nus, et où l'on avait coutume de se laver les pieds à l'eau à cause de la poussière et de la terre, ce qui n'est pas le cas dans nos pays. Et le Peri Megadim a écrit quelque chose de semblable plus haut, au siman 4, dans l'Échel Avraham, séif katan 1 ; voir là-bas.
séif katan 4
- (ה) בע"ש - וה"ה בכל זה בעיו"ט אבל ביום ה' לא הוי יקריה דשבת אא"כ אי אפשר לו לרחוץ בע"ש אז כל כמה דמקרב לשבת טפי מעלי וכן לענין להסתפר:(5) La veille de Chabbat – et il en va de même pour tout cela la veille de Yom Tov. Mais le jeudi, ce n'est pas considéré comme un honneur pour le Chabbat, sauf s'il lui est impossible de se laver la veille de Chabbat ; alors, plus c'est proche du Chabbat, mieux c'est. Et il en va de même pour se faire couper les cheveux.
séif katan 5
- (ו) בע"ש - וביום ה' מקפידין שלא ליטלן מפני שהצפרנים מתחילין לחזור ולצמוח ביום ג' לגלוחן וא"כ אין זה תיקון כבוד שבת שחוזר לצאת. יש שכתבו שלא לקוץ צפרני הידים ורגלים ביום אחד ואין לקוץ אלא בע"ש או בעיו"ט והנכון שיקוץ מן הרגלים ביום ה' ומן הידים ביום ו' [מ"א]. איתא בגמרא השורף צפרנים חסיד קוברן צדיק זורקן רשע שמא תעבור עליהן אשה מעוברת ותפיל ולכן בבית המדרש דלא שכיחי נשי או בית המרחץ שעשוי רק להרחצת אנשים מותר לזרוק. גם איתא שם בגמרא דאין בכחן להזיק רק בדוכתא דנפילי אבל אי כניש להו בתר הכי ושדי להו לאבראי לית לן בה וכתב בפרישה סימן רמ"א מכאן דאם חתך בביתו במקום דשכיחי נשי ונפל מידו קצת צפרניו יכבד אותו המקום ויזיזם ממקומם ושוב לית לן בה והא"ר כתב דאפשר דדוקא כשהשליכן חוץ לחדר הוי שינוי מקום. ויש ליטול הידים אחר גילוח הצפרנים וכדלעיל בסימן ד':(6) La veille de Chabbat – et le jeudi, on veille à ne pas se couper les ongles, car les ongles commencent à repousser le troisième jour après les avoir coupés ; dès lors, ce n'est pas une préparation en l'honneur du Chabbat, puisqu'ils ressortent (le Chabbat même). Certains ont écrit qu'il ne faut pas couper les ongles des mains et des pieds le même jour, et qu'il ne faut les couper que la veille de Chabbat ou la veille de Yom Tov ; et le conseil juste est de couper ceux des pieds le jeudi et ceux des mains le vendredi (Maguen Avraham). Il est rapporté dans la Guemara : « Celui qui brûle ses ongles est un pieux, celui qui les enterre est un juste, celui qui les jette est un méchant, de crainte qu'une femme enceinte ne passe dessus et ne fasse une fausse couche. » C'est pourquoi, dans une maison d'étude, où les femmes ne se trouvent pas habituellement, ou dans un bain public destiné uniquement aux hommes, il est permis de les jeter. Il est aussi rapporté là, dans la Guemara, qu'ils n'ont le pouvoir de nuire qu'à l'endroit où ils sont tombés ; mais si on les rassemble ensuite et qu'on les jette dehors, il n'y a pas de problème. Et la Pericha, au siman 241, en déduit que s'il les a coupés chez lui, dans un endroit où se trouvent des femmes, et que quelques-uns de ses ongles sont tombés de sa main, il balaiera cet endroit et les déplacera de leur place, et dès lors il n'y a plus de problème. Mais l'Eliya Rabba écrit qu'il est possible que cela ne compte comme changement d'endroit que lorsqu'il les a jetés hors de la pièce. Et il faut se laver les mains après s'être coupé les ongles, comme dit plus haut, au siman 4.
séif katan 6
- (ז) לגלחן - בתער או במספרים והטעם כדי שלא יכנוס לשבת כשהוא מנוול. יש מקומות שאין מגלחין ואין נוטלין צפורנים בר"ח אפילו חל ביום עש"ק כי כן צוה ר"י חסיד:(7) De les couper – au rasoir ou aux ciseaux ; et la raison en est qu'il n'entre pas dans le Chabbat en étant négligé. Il y a des endroits où l'on ne se rase pas et l'on ne se coupe pas les ongles à Roch 'Hodech, même s'il tombe la veille de Chabbat, car c'est ce qu'a ordonné Rabbi Yehouda Ha'Hassid.
séif katan 7
- (ח) לא יטול וכו' - בתשב"ץ כתוב שמהר"ם לא דקדק בזה וכ"כ על האר"י מ"מ יש ליזהר לכתחילה [מ"א]:(8) Il ne les coupera pas, etc. – dans le Tachbets il est écrit que le Maharam n'était pas pointilleux à ce sujet, et on a écrit de même à propos de l'Ari ; néanmoins, il faut y prendre garde lekhat'hila (a priori) (Maguen Avraham).
séif katan 8
- (ט) סמוך לחשיכה - היינו קודם בין השמשות בעוד ודאי יום ושיהיה בו עוד שהות להוסיף מחול על הקודש והטעם שמאחר מלישאל עד עתה כדי שלא יפשעו ויאמרו עדיין יש שהות:(9) Lorsqu'on approche de la tombée de la nuit – c'est-à-dire avant bein hachmachot (le crépuscule), alors qu'il fait encore certainement jour, et qu'il reste encore du temps pour ajouter du profane au sacré (tossefet Chabbat). Et la raison pour laquelle il attend jusqu'à ce moment pour demander, c'est afin qu'ils ne soient pas négligents en disant : « Il reste encore du temps. »
séif katan 9
- (י) בלשון רכה - כי היכי דליקבלו מניה ולעולם אל יטיל אדם אימה יתירה בתוך ביתו שמתוך היראה הם מחללין שבת ומאכילין לאדם דבר האסור לו ובאין לידי כמה עבירות:(10) Avec douceur – afin qu'ils acceptent sa parole. Et jamais un homme ne doit faire régner une crainte excessive dans sa maison, car par crainte les siens profanent le Chabbat, font manger à leur maître une chose qui lui est interdite, et en viennent à commettre plusieurs fautes.
séif katan 10
- (יא) עשרתם וכו' - דכל הני אין יכול לעשותם אח"כ בשבת לכך יזרז אודותם בע"ש:(11) Avez-vous prélevé la dîme, etc. – car toutes ces choses, il ne peut pas les faire ensuite, le Chabbat ; c'est pourquoi il les presse à leur sujet la veille de Chabbat.
séif katan 11
- (יב) ערבתם - ובמקומות שאין דרך להניח עירובי חצרות כ"א מע"פ לע"פ וגם עירובי תחומין אין דרכו להניח אין צריך לומר זה:(12) Avez-vous fait l'érouv ? – et dans les endroits où l'on n'a pas l'habitude de déposer les érouvé 'hatsérot (érouv des cours) autrement que d'une veille de Pessa'h à l'autre, et où l'on n'a pas non plus l'habitude de déposer les érouvé te'houmin (érouv des limites), il n'est pas nécessaire de dire cela.
séif katan 12
- (יג) הפרשתם חלה - וכעת אין נוהגין לישאל זה ועיין בתשובות כנסת יחזקאל סי' ק"ג שכתב טעם לזה אך בע"פ בודאי צריך לישאל ואם חל בשבת צריך לישאל בע"ש ע"ש:(13) Avez-vous prélevé la 'hala ? – actuellement, on n'a pas l'usage de demander cela ; et voir les responsa Knesset Ye'hezkel, siman 103, qui en donne une raison. Mais la veille de Pessa'h, il faut certainement le demander, et s'il tombe un Chabbat, il faut le demander la veille de Chabbat ; voir là-bas.
séif katan 13
- (יד) הדליקו וכו' - בפת"ח תחת הה"א בלשון צווי דאין שייך שאלה דהא רואה שלא הודלק [רש"י] וה"ה שיזהירם שיפסקו מלעשות מלאכה ואם הוא אז בבה"מ או במקום אחר צריך לשלוח אחר שיזהירם לזה:(14) Allumez, etc. – avec un pata'h sous le hé (hadlikou), à l'impératif, car il n'y a pas lieu de poser une question, puisqu'il voit que la lampe n'a pas été allumée (Rachi). Et de même, il doit les avertir de cesser de faire des travaux. Et s'il se trouve alors à la synagogue ou dans un autre endroit, il doit envoyer quelqu'un pour les en avertir.
séif katan 14