Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 259 →- (א) מוכין - פי' יבשים כמ"ש סימן רנ"ז ס"ג:(1) Des mokhin – c'est-à-dire des matières souples (bourre, chiffons) sèches, comme il est écrit au siman 257, séif 3.
séif katan 1
- (ב) דרך מקרה - לאפוקי אם רגיל להטמין בהן נסתלק מהן שם מוקצה אף שלא יחדן בפירוש ודעת הב"ח דאפילו בשני פעמים סגי לזה:(2) Par hasard – à l'exclusion du cas où il a l'habitude d'envelopper un plat (hatmana) avec elles : le statut de mouktsé (objet mis à l'écart, interdit de manipulation) leur est retiré, même s'il ne les a pas expressément désignées pour cela. Et l'avis du Ba'h est que même deux fois suffisent pour cela (pour qu'on parle d'habitude).
séif katan 2
- (ג) אסור לטלטלם - דסתמן חשובין הם ואדם מקצה דעתו מהן מפני שעומדין לעשות מהן לבדין והן מוקצין מחמת חסרון כיס דמקפיד להשתמש בהן שאר דברים ולפיכך אפילו טמן בהם דרך מקרה עדיין הם עומדין בהקצאתן ואינם בטלים להטמנה:(3) Il est interdit de les déplacer – car sans précision, elles sont considérées comme importantes, et l'on détourne son esprit d'elles (on ne compte pas s'en servir) parce qu'elles sont destinées à en faire du feutre ; elles sont donc mouktsé pour cause de perte financière (mouktsé me'hamat 'hisaron kiss), car leur propriétaire tient à ne pas s'en servir pour d'autres usages. C'est pourquoi, même s'il a enveloppé un plat dedans par hasard, elles restent dans leur état de mise à l'écart et ne sont pas annulées au profit de leur usage pour la hatmana.
séif katan 3
- (ד) שמקצתן מגולה - כדי שיהיה לו מקום פנוי לאחוז הכסוי כדי שלא יצטרך לטלטל המוכין להדיא:(4) Dont une partie est découverte – afin qu'il ait une place libre pour saisir le couvercle, pour qu'il n'ait pas besoin de déplacer les mokhin directement.
séif katan 4
- (ה) ואם יחדן לכך - פי' שיחדן מע"ש להטמנה לעולם ואפילו היה היחוד רק במחשבה בעלמא לא בפה:(5) Et s'il les a désignées pour cela – c'est-à-dire qu'il les a désignées dès la veille de Chabbat pour la hatmana, de manière permanente ; et même si cette désignation n'a été faite que par une simple pensée, non exprimée verbalement.
séif katan 5
- (ו) אבל אם טמן וכו' - אף דסתם גיזי צמר מוקצה הוא לטויה לאריגה מ"מ אין חשובין כ"כ כמו מוכין וכיון שטמן בהן כמאן דיחדן להכי דמי:(6) Mais s'il a enveloppé, etc. – bien que des toisons de laine non précisées soient mouktsé, car destinées au filage et au tissage, néanmoins elles ne sont pas aussi importantes que les mokhin ; et puisqu'il a enveloppé un plat dedans, c'est comme s'il les avait désignées pour cela.
séif katan 6
- (ז) לסחורה - דכיון שהם עומדים אצלו לסחורה מסתמא עתיד להחזירן אח"כ ג"כ לאוצר וע"כ אין מבטלן להטמנה והוי ממילא מוקצה אם לא שיחדן להטמנה מע"ש:(7) Pour le commerce – car puisqu'elles sont chez lui en tant que marchandise destinée au commerce, il compte vraisemblablement les remettre ensuite aussi dans l'entrepôt ; c'est pourquoi il ne les annule pas au profit de la hatmana, et elles sont d'office mouktsé, à moins qu'il ne les ait désignées pour la hatmana dès la veille de Chabbat.
séif katan 7
- (ח) שנוטל כסוי וכו' - וכגון שמקצתה מגולה וכנ"ל גבי מוכין ואם אינה מגולה כלל יכול לתחוב בכוש ולנער את הכיסוי וכדלקמן בסימן שי"א ס"ט:(8) Qu'il prend le couvercle, etc. – et il s'agit d'un cas où une partie du récipient est découverte, comme dit plus haut au sujet des mokhin (séif katan 4). Et si le couvercle n'est pas du tout découvert, il peut y piquer un bâton (une quenouille) et secouer le couvercle (pour faire tomber ce qui le recouvre), comme on le verra plus loin, au siman 311, séif 9.
séif katan 8
- (ט) דלא נעשית בסיס - דהא אין הכיסוי תשמיש להצמר אדרבה הצמר משמש להקדירה לחממה:(9) Car il n'est pas devenu un support (bassis) – car le couvercle n'est pas au service de la laine ; au contraire, c'est la laine qui sert à la marmite, pour la réchauffer.
séif katan 9
- (י) לכך לעולם - היינו שייחדם מע"ש להטמין בהם תמיד דאל"ה יהיה אסור למחר לטלטלן משום מוקצה וכן עצים העומדים להסקה יזהר מלסתום בהן פי התנור בע"ש דאל"ה יהיה אסור למחר לטלטלן בשבת משום מוקצה:(10) Pour cela de façon permanente – c'est-à-dire qu'il les désigne dès la veille de Chabbat pour envelopper toujours avec elles ; car sinon, il sera interdit le lendemain de les déplacer, pour cause de mouktsé. De même, des bûches de bois destinées au chauffage : qu'il prenne garde de ne pas boucher avec elles l'ouverture du four la veille de Chabbat, car sinon il sera interdit le lendemain de les déplacer le Chabbat, pour cause de mouktsé.
séif katan 10
- (יא) ומשליכן - היינו דלאחר שנשתמש בהן הדרך להשליכן לחוץ שאין עליהם שם כלי ואינם חשובין וע"כ הם בכלל מוקצה דאדם מקצה דעתו מהם והאבנים או לבנים המונחים ע"ג הכירה תמיד שרי לטלטלינהו דמיוחדין לתשמיש:(11) Et qu'on les jette – c'est-à-dire qu'après s'en être servi, on a l'habitude de les jeter dehors ; elles n'ont donc pas le statut d'ustensile et ne sont pas importantes, et c'est pourquoi elles entrent dans la catégorie du mouktsé, car on en détourne son esprit. Mais les pierres ou les briques posées en permanence sur le fourneau, il est permis de les déplacer, car elles sont réservées à un usage.
séif katan 11
- (יב) שאסור לטלטל - היינו אותם שהוקצו לסחורה וכנ"ל בס"א:(12) Qu'il est interdit de déplacer – c'est-à-dire celles qui ont été mises à l'écart pour le commerce, comme dit plus haut, au séif 1.
séif katan 12
- (יג) יכול להחזירה - דחזרה מותר בשבת בדבר שאינו מוסיף הבל וכדלעיל ברנ"ז ס"ד:(13) Il peut la remettre – car remettre un plat est permis le Chabbat lorsqu'on l'enveloppe dans une matière qui n'ajoute pas de chaleur, comme dit plus haut, au siman 257, séif 4.
séif katan 13
- (יד) ואם נתקלקלה - שנפלו הגיזין שמכאן ומכאן למקום מושב הקדרה ולכך לא יחזירנה לפי שמזיז את הגיזין שהוא מוקצה:(14) Et si elle s'est abîmée – c'est-à-dire que les toisons de laine sont tombées, d'un côté et de l'autre, à l'emplacement de la marmite ; c'est pourquoi il ne la remettra pas, car il déplacerait les toisons, qui sont mouktsé.
séif katan 14
- (טו) בדבר שאינו ניטל - שנתן דבר מוקצה סביב הקדרה ואם טמן בדבר הניטל וכיסה פיה בדבר שאינו ניטל מפנה סביבותיה ואוחז בקדרה ומוציאה דלא נעשית בסיס להן כמ"ש סוף ס"א ואח"כ מנער את הקדרה והדבר שאינו ניטל נופל מאליו:(15) Dans une chose qu'on ne peut pas déplacer – c'est-à-dire qu'il a placé une chose mouktsé autour de la marmite. Mais s'il l'a enveloppée dans une chose qu'on peut déplacer et a couvert son ouverture avec une chose qu'on ne peut pas déplacer, il dégage l'espace autour d'elle, saisit la marmite et la sort, car elle n'est pas devenue un support (bassis) pour elles (les choses mouktsé), comme il est écrit à la fin du séif 1 ; ensuite, il secoue la marmite, et la chose qu'on ne peut pas déplacer tombe d'elle-même.
séif katan 15
- (טז) להטמין באבנים - היינו אפילו אם יחדן לכך מכבר דלית בהן משום מוקצה:(16) Envelopper dans des pierres – c'est-à-dire même s'il les avait désignées pour cela auparavant, de sorte qu'il n'y a pas en elles d'interdit de mouktsé.
séif katan 16
- (יז) משום דהוי וכו' - היינו דסידור האבנים דהוי כמו דופן הוי בכלל בנין עראי ואסור מדרבנן ביו"ט:(17) Parce que c'est, etc. – c'est-à-dire que l'agencement des pierres, qui est comme une paroi, entre dans la catégorie de la construction provisoire (binyan arai), interdite d'ordre rabbinique le Yom Tov.
séif katan 17
- (יח) ויש מתירים - ס"ל דמשום כבוד שבת לא גזרו ואם אפשר להטמין בענין אחר אסור לכו"ע ועיין בא"ר שכתב שהמנהג כהיש מתירים וכ"כ הגר"ז:(18) Et certains permettent – ils estiment qu'en raison de l'honneur du Chabbat (du repas chaud de Chabbat), les Sages n'ont pas édicté de décret ; mais s'il est possible d'envelopper le plat d'une autre manière, c'est interdit selon tous les avis. Et voir l'Eliya Rabba, qui écrit que l'usage est conforme à ceux qui permettent ; et ainsi a écrit le Rav (Rabbi Chnéour Zalman, dans son Choulhan Aroukh).
séif katan 18
- (יט) מותר לסתור וכו' - שאין זה בכלל סתירת בנין אפילו מדרבנן כיון שלא נעשה לקיום כלל:(19) Il est permis de démolir, etc. – car cela n'entre pas dans la catégorie de la démolition d'un bâtiment, même d'ordre rabbinique, puisque ce n'est pas fait pour durer du tout.
séif katan 19
- (כ) ולחזור ולסתמו - הוא ענין בפ"ע וקמ"ל דלא צריך למיחש שמא יש בפנים גחלים לוחשות וכשיסתמנו יגרום שיכבו:(20) Et de le reboucher – c'est un sujet à part, et le Choulhan Aroukh nous apprend qu'il n'y a pas lieu de craindre qu'il y ait peut-être à l'intérieur des braises ardentes (ge'halim lo'hachot), et qu'en le rebouchant il provoque leur extinction.
séif katan 20
- (כא) מותר ע"י א"י - אבל ע"י ישראל אסור לסתום דמכבה הגחלים ואע"פ שאין מתכוין לכך אסור משום פסיק רישא אבל באמירה לא"י לא קפדינן כולי האי כמ"ש סוף סימן רנ"ג. ואם אינו סותמו לגמרי אפילו ע"י ישראל שרי דאינו מכבה [אגור ומהרי"ל] וכתב המ"א דדוקא כשמניחו הרבה פתוח אבל אם מניחו רק מעט פתוח יש לאסור משום מבעיר דטבע הרוח להיות מפיח דרך נקב קטן ודמי למפוח ומבעיר יותר התנור מאלו היה פתוח לגמרי. כתב הא"ר דבמקום הדחק מותר הישראל לסתום התנור אפילו ביש גחלים לוחשות כי יש לסמוך על דעת תרומת הדשן שמיקל וס"ל דלא הוי פסיק רישא שיכבו הגחלים ע"י הסתימה ואם אש בוער בתוכו אף לתה"ד אסור דהסתימה גורם לאש שיכבה מהר. ודע דכ"ז לענין סתימת התנור אבל לענין פתיחת פי התנור לכו"ע אסור ע"י ישראל אם ידוע שיש גחלים לוחשות אפילו אם אינו שרוק בטיט דהרוח מבעיר את הגחלים:(21) Il est permis par l'intermédiaire d'un non-Juif – mais par l'intermédiaire d'un Juif, il est interdit de boucher le four, car il éteint les braises ; et bien qu'il n'en ait pas l'intention, c'est interdit en vertu de la règle du pessik reicha (conséquence inévitable). Mais concernant le fait de le dire à un non-Juif, nous ne sommes pas aussi stricts, comme il est écrit à la fin du siman 253. Et s'il ne le bouche pas entièrement, c'est permis même par un Juif, car il n'éteint pas (Agour et Maharil). Et le Maguen Avraham écrit que cela n'est permis que lorsqu'il le laisse largement ouvert ; mais s'il ne le laisse que peu ouvert, il faut l'interdire à cause de l'interdit d'allumer (mav'ir), car la nature du vent est de souffler par une petite ouverture, ce qui ressemble à un soufflet, et cela attise davantage le four que s'il était entièrement ouvert. L'Eliya Rabba écrit qu'en cas de grande nécessité, il est permis à un Juif de boucher le four même lorsqu'il y a des braises ardentes, car on peut s'appuyer sur l'avis de la Terouma HaDéchen, qui est indulgent et estime que ce n'est pas un pessik reicha que les braises s'éteignent du fait de l'obturation ; mais si un feu brûle à l'intérieur, même selon la Terouma HaDéchen c'est interdit, car l'obturation fait que le feu s'éteint rapidement. Et sache que tout cela concerne le fait de boucher le four ; mais pour ce qui est d'ouvrir l'ouverture du four, c'est interdit selon tous les avis par un Juif, s'il est connu qu'il y a des braises ardentes, même si le couvercle n'est pas scellé avec de l'argile, car l'air attise les braises.
séif katan 21
- (כב) ויש מחמירין - טעמם דאולי כיון שטוח בטיט יש בזה קצת משום סתירת בנין בנין ולכך יש להחמיר היכא דאפשר:(22) Et certains sont stricts – leur raison est que peut-être, puisqu'il est enduit d'argile, il y a là un peu de l'interdit de démolir un bâtiment ; c'est pourquoi il faut être strict là où c'est possible (de faire autrement).
séif katan 22
- (כג) דיש לספק - היינו אפילו אם אינו יודע שכן הוא יש לו לחוש לזה מסתמא [מחה"ש]:(23) Car il faut envisager le doute – c'est-à-dire même s'il ne sait pas qu'il en est ainsi, il doit s'en préoccuper par présomption (Ma'hatsit HaChékel).
séif katan 23
- (כד) אסור לסתום התנור וכו' - דע"י סתימת פיו ואפילו בלא טיחה בטיט מוסיף חום ומתבשל במהרה ואסור אפילו אם התנור גרוף וקטום מן הגחלים. ואם התנור אינו גרוף וקטום מן הגחלים אסור לישראל לסתמו אף אם הקדרות כבר מבושלות כ"צ מבעוד יום דבלילה מסתמא עדיין לא נתאכלו הגחלים ולוחשות הן ויש חשש כיבוי ע"י הסתימה:(24) Il est interdit de boucher le four, etc. – car en bouchant son ouverture, même sans l'enduire d'argile, on augmente la chaleur et le plat cuit rapidement ; et c'est interdit même si le four est balayé et que ses braises sont recouvertes (garouf vekatoum). Et si le four n'est pas balayé ni ses braises recouvertes, il est interdit à un Juif de le boucher, même si les marmites sont déjà cuites autant que nécessaire depuis qu'il faisait encore jour, car la nuit, vraisemblablement, les braises ne sont pas encore consumées et sont ardentes, et il y a une crainte d'extinction du fait de l'obturation.
séif katan 24
- (כה) דגורם בישול - ואפילו בדיעבד אסור התבשיל כדין מבשל בשבת עיין לקמן בסימן שי"ח ס"א והוא שלא הגיע עדיין למאכל בן דרוסאי [רמ"א סימן ק"ב ע"ש] דבהגיע אין לאסור בזה בדיעבד:(25) Car il provoque la cuisson – et même bediavad (a posteriori), le plat est interdit, selon la loi de celui qui cuit le Chabbat ; voir plus loin, au siman 318, séif 1. Et cela vaut lorsqu'il n'avait pas encore atteint le stade de l'aliment de Ben Drossaï (maakhal ben Drossaï, cuisson minimale) (Rema, siman 102 ; voir là-bas) ; car si le plat l'avait atteint, il n'y a pas lieu de l'interdire bediavad dans ce cas.
séif katan 25
- (כו) ואפילו ע"י א"י אסור - הסתימה ואפילו בלא מירוח בטיט דהוא מקרב הבישול ממש עי"ז וכ"ש דאסור לומר למרח הסתימה בטיט דיש בזה משום מלאכת ממרח ואסור אפילו היה סתום התנור מקודם. ולענין דיעבד אם סתם הא"י התנור אין לאסור התבשיל דלא אהני מעשיו כ"כ דבלא"ה היה מתבשל לבסוף. כתבו האחרונים דאפילו בקיץ שרגילין לצאת מבהכ"נ בעוד יום גדול [שעדיין לא חשכה ולא הגיע זמן בה"ש] ואין איסורו לישראל רק מדרבנן מפני שקיבל עליו שבת אפ"ה יש ליזהר מלומר אז לא"י לסתום התנור דיבוא לומר לו גם בחורף שיוצאים מבהכ"נ סמוך לחשיכה ועד שיטול ידיו ויקדש ויאמר לא"י אודות התנור יהיה לילה ממש. בו יבואר כל עקרי הענינים של שהיה והטמנה בקיצור ממ"א ותוספת שבת ושארי אחרונים כללא דמילתא בזמן הזה שאנו מניחים הקדרות בתוך התנור מגולות ואין אנו עושין שום הטמנה סביב דופנותיהן א"כ אין להן רק דין שהיה ולא הטמנה בדבר המוסיף הבל ואף אם העמידה על הגחלים כיון שמגולה למעלה לא מקרי הטמנה כמ"ש רמ"א סוף סימן רנ"ג ס"א בהג"ה ולפיכך אם נתבשלו כמאכל בן דרוסאי מבעוד יום [היינו כחצי בישולו וי"א שליש בישול] מותר להשהותן אע"פ שאין התנור גרוף ולא קטום ובשר אם נותנו חי בקדירה סמוך לחשיכה ממש [דהיינו קודם שקיעת החמה] הרי זה ג"כ מותר אבל צלי ומיני בצק ומיני קטניות ופשטיד"א לא מהני חי וצריך שיתבשל כמאב"ד קודם שבת אך אם נותן בהם חתיכת בשר חי סמוך לחשיכה אפילו הם בתחלת בישולם ג"כ מותר ובתנור טוח בטיט הכל שרי. ואם יודע שיש בו גחלים לוחשות אין לפותחו כ"א ע"י א"י ולא ע"י ישראל דמבעיר האש ע"י פתיחתו והוי פסיק רישא ואם הגחלים סביב הקדירה לא יקח ישראל הקדרה כ"א א"י ואם הקדרה עומדת על הגחלים שרי ע"י ישראל אם א"א בענין אחר אך שיזהר שיקחהו משם בנחת ולא ינענע הגחלים. וה"ה בליל שבת כשלוקח הקדרה מן התנור ג"כ צריך ליזהר בכל זה וע"כ נזהרים סמוך לחשיכה כשמשהין הקדרה המבושלת לליל שבת בתנור לנתקו קצת קודם השבת מן האש כדי שיהיה אח"כ יכול להסירו משם בלי שום חשש. ומותר להניח בשבת תבשיל חם שנתבשל כל צרכו סמוך לתנור על הלבזבז שלו אפילו הוסק התנור ואינו גרוף וקטום דסמיכה לא אסרו בזה ועל התנור נהגו העולם היתר אם לא הוסק עדיין אבל אם הוסק ויש אש בתוכו לא ואם נתן לבנה או ד"א על התנור להפסק ואח"כ נותן הקדרה עליה שרי. וכ"ז בתבשיל חם קצת אבל בתבשיל קר לגמרי אפילו קודם שהוסק אסור אפילו לסמוך כ"א ע"י א"י קודם שהוסק ולאחר שהוסק אפילו ע"י א"י אסור דיש בזה חשש בישול. ולצורך חולה שאין בו סכנה או לצורך קטן שאין לו מה לאכול מותר לחמם ע"י א"י אפילו בתוך התנור. ודבר שאין בו רוטב אפילו קר כחם דמי דבדבר יבש שנצטנן קי"ל דאין בישול אחר בישול. ופירות חיין אף שנאכלים כך וכן מיני משקין דינם כתבשיל שיש בו רוטב ונצטנן לגמרי דשייך בהם בישול. וליתן דבר מה על הקדרה הקבוע בתנור דינו כמו על התנור ובתוך הקאכלי"ן. ולתת לתוך המים שבקדרה ההיא קנקן עם משקין פשיטא דאסור. וישראל אסור ליתן מים לתוך הקדרה ההיא בשבת אפילו קודם שהוסק אך אם נתנם הא"י קודם שהוסק שרי ליהנות מהם. גם בע"ש סמוך לחשיכה אסור לישראל ליתן שם מים לתוך הקדירה ההיא כשהוסק אז אא"כ שיוכלו להתחמם כחצי חומם מבע"י ובשעת הדחק ששכח ליתן מקודם וירא שמא תבקע הקדרה מהחום אפשר שיש להקל אך שיזהר ליתנן עכ"פ קודם שקיעת החמה וכמו שכתבתי בסוף סימן רנ"ד ע"ש. אסור לכרוך בשבת קדרה עם מאכל חם בכרים וכסתות אם הוא תחלת הטמנה אבל חזרה מותר. וכ"ז דוקא אם הוא באותה קדרה שנתבשל בה אבל אם פינה לקדרה אחרת מותר לכרוך הקדירה ההיא:(26) Et même par l'intermédiaire d'un non-Juif, c'est interdit – l'obturation du four, même sans l'enduire d'argile, car par là il hâte réellement la cuisson ; et à plus forte raison est-il interdit de lui dire d'enduire l'obturation d'argile, car il y a là l'interdit du travail d'étaler (memaréa'h) ; et c'est interdit même si le four était bouché auparavant. Et concernant le cas bediavad (a posteriori), si le non-Juif a bouché le four, il n'y a pas lieu d'interdire le plat, car son action n'a pas tellement servi, puisque sans cela le plat aurait de toute façon fini par cuire. Les A'haronim ont écrit que même en été, où l'on a l'habitude de sortir de la synagogue alors qu'il fait encore grand jour (alors qu'il ne fait pas encore nuit et que le moment de bein hachmachot – le crépuscule – n'est pas arrivé), et que son interdiction pour le Juif n'est que d'ordre rabbinique, parce qu'il a accepté sur lui le Chabbat, malgré cela il faut prendre garde de ne pas dire alors au non-Juif de boucher le four, car il en viendrait à le lui dire aussi en hiver, où l'on sort de la synagogue près de la tombée de la nuit ; et le temps qu'il se lave les mains, fasse le kiddouch et parle au non-Juif au sujet du four, il fera véritablement nuit.
Ici seront expliqués tous les points essentiels des lois du maintien d'un plat sur le feu (chehiya) et de l'enveloppement (hatmana), brièvement, d'après le Maguen Avraham, la Tossefet Chabbat et les autres A'haronim. La règle générale est la suivante : à notre époque, où nous plaçons les marmites à l'intérieur du four, découvertes, et ne faisons aucun enveloppement autour de leurs parois, elles n'ont que la loi du maintien (chehiya) et non celle de l'enveloppement dans une matière qui ajoute de la chaleur ; et même s'il l'a posée sur les braises, puisqu'elle est découverte en haut, cela ne s'appelle pas enveloppement, comme l'a écrit le Rema à la fin du siman 253, séif 1, dans sa glose. C'est pourquoi, si les plats ont cuit jusqu'au stade de l'aliment de Ben Drossaï alors qu'il faisait encore jour (c'est-à-dire environ à moitié de leur cuisson ; et certains disent un tiers de la cuisson), il est permis de les maintenir au four bien que le four ne soit ni balayé ni ses braises recouvertes. Et de la viande, s'il la met crue dans la marmite juste avant la tombée de la nuit (c'est-à-dire avant le coucher du soleil), cela aussi est permis (car il en détourne son esprit jusqu'au lendemain). Mais pour un rôti, les différentes sortes de pâtes, les sortes de légumineuses et la pachtida (tourte), le fait qu'ils soient crus n'aide pas, et il faut qu'ils cuisent jusqu'au stade de l'aliment de Ben Drossaï avant Chabbat. Toutefois, s'il met dedans un morceau de viande crue juste avant la tombée de la nuit, même s'ils sont au début de leur cuisson, c'est également permis. Et dans un four enduit d'argile (scellé), tout est permis.
Et s'il sait qu'il y a dedans des braises ardentes, il ne faut l'ouvrir que par un non-Juif et non par un Juif, car il attise le feu en l'ouvrant, et c'est un pessik reicha (conséquence inévitable). Et si les braises sont autour de la marmite, un Juif ne prendra pas la marmite, mais seulement un non-Juif ; et si la marmite repose sur les braises, c'est permis par un Juif, s'il est impossible de faire autrement, mais il doit prendre garde de l'enlever de là doucement, sans remuer les braises. Et de même le soir de Chabbat, lorsqu'il prend la marmite du four, il doit aussi prendre garde à tout cela ; c'est pourquoi on veille, près de la tombée de la nuit, lorsqu'on laisse la marmite cuite dans le four pour le soir de Chabbat, à l'éloigner un peu du feu avant Chabbat, afin de pouvoir ensuite l'en retirer sans aucune crainte.
Et il est permis de placer le Chabbat un plat chaud qui a cuit autant que nécessaire, près du four, sur son rebord (levazbaz), même si le four a été chauffé et n'est ni balayé ni ses braises recouvertes, car le fait de placer à côté (semikha), les Sages ne l'ont pas interdit dans ce cas. Et pour placer sur le four, l'usage général est de permettre s'il n'a pas encore été chauffé ; mais s'il a été chauffé et qu'il y a du feu à l'intérieur, non. Et s'il a mis une brique ou une autre chose sur le four pour séparer, et pose ensuite la marmite dessus, c'est permis. Et tout cela concerne un plat un peu chaud ; mais pour un plat complètement froid, même avant que le four ait été chauffé, il est interdit de le placer, même à côté, sauf par un non-Juif avant que le four ait été chauffé ; et après qu'il a été chauffé, même par un non-Juif c'est interdit, car il y a là une crainte de cuisson. Et pour les besoins d'un malade dont la vie n'est pas en danger, ou pour les besoins d'un enfant qui n'a rien à manger, il est permis de réchauffer par un non-Juif, même à l'intérieur du four. Et une chose qui n'a pas de sauce, même froide, est considérée comme chaude, car pour une chose sèche qui a refroidi, nous tenons qu'il n'y a pas de cuisson après cuisson. Et des fruits crus, bien qu'ils se mangent ainsi, ainsi que les différentes sortes de boissons, ont la loi d'un plat avec sauce qui a complètement refroidi, car la cuisson s'applique à eux. Et poser quelque chose sur la marmite fixée dans le four a la même loi que poser sur le four lui-même, et de même pour celle qui est à l'intérieur des kakhlin (poêle de faïence). Et placer, dans l'eau de cette marmite, une cruche contenant des boissons, il est évident que c'est interdit. Et il est interdit à un Juif de mettre de l'eau dans cette marmite le Chabbat, même avant que le four ait été chauffé ; mais si le non-Juif l'y a mise avant qu'il ait été chauffé, il est permis d'en profiter. De même, la veille de Chabbat, près de la tombée de la nuit, il est interdit à un Juif de mettre de l'eau dans cette marmite lorsque le four est alors chauffé, à moins qu'elle ne puisse se réchauffer à environ la moitié de sa chaleur (finale) alors qu'il fait encore jour ; et en cas de nécessité, s'il a oublié de la mettre avant et craint que la marmite n'éclate sous la chaleur, il est possible qu'on puisse être indulgent, mais il doit prendre garde de la mettre au moins avant le coucher du soleil, comme je l'ai écrit à la fin du siman 254 ; voir là-bas.
Il est interdit d'envelopper le Chabbat une marmite contenant un plat chaud dans des oreillers et des couvertures, s'il s'agit d'un enveloppement initial ; mais remettre (un enveloppement défait) est permis. Et tout cela ne vaut que s'il s'agit de la marmite même dans laquelle le plat a cuit ; mais s'il l'a transvasé dans une autre marmite, il est permis d'envelopper cette marmite-là.séif katan 26