Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 252 →- (א) לשרות דיו וכו' - ובשבת אסור משום מגבל שמערב הדיו והמים יחד וי"א דאסור משום צובע אפ"ה כיון שמתחיל בזמן המותר בע"ש וממילא נגמר הפעולה בשבת שרי וכן בכל הני דקחשיב יש בהן איסור דאורייתא כשעושה אותם בשבת אפ"ה כיון שמתחיל בע"ש שרי:(1) Faire tremper l'encre, etc. – Et le Chabbat, c'est interdit au titre de « pétrir » (megabel), car on mélange l'encre et l'eau ensemble ; et certains disent que c'est interdit au titre de « teindre » (tsovéa). Malgré cela, puisqu'on commence l'opération au moment où c'est permis, la veille de Chabbat, et que l'action s'achève d'elle-même le Chabbat, c'est permis. Et de même pour toutes celles qu'il (le Choulhan Aroukh) énumère : il y a en elles un interdit de la Torah quand on les fait le Chabbat ; malgré cela, puisqu'on commence la veille de Chabbat, c'est permis.
séif katan 1
- (ב) של פשתן לתנור - אפילו אין טוח כיסויו בטיט אפ"ה לא חיישינן שמא יגלה הכיסוי ויחתה בגחלים דכיון דהרוח קשה להן לא חיישינן שמא יגלהו:(2) De lin, au four – Même si son couvercle n'est pas enduit d'argile, malgré cela nous ne craignons pas qu'il découvre le couvercle et attise les braises ; car, puisque l'air leur est nuisible (aux tiges de lin, qui noirciraient), nous ne craignons pas qu'il le découvre.
séif katan 2
- (ג) צמר לתוך היורה - והיא קולטת הצבע:(3) De la laine dans la chaudière – Et elle absorbe la teinture.
séif katan 3
- (ד) אסור שמא יחתה - היינו אפילו יש זמן שיקלוט עין הצבע מבעוד יום אפ"ה אסור שמא יחתה כדי לקלוט היטב:(4) C'est interdit, de crainte qu'il n'attise – C'est-à-dire : même s'il y a le temps qu'elle absorbe la couleur de la teinture pendant qu'il fait encore jour, malgré cela c'est interdit, de crainte qu'il n'attise le feu pour qu'elle absorbe bien.
séif katan 4
- (ה) שמא וכו' והמגיס וכו' - הנה אף דהמחבר השוה הגסה ביורה להגסה בקדירה אינו שוה לגמרי דבקדירה אם היא מבושלת כל צרכו תו לית ביה איסורא ואלו ביורה אסור בכל גוונא להגיס בה כמבואר לקמן בסימן שי"ח סי"ח וע"כ אסור לתת צמר ליורה רותחת סמוך לחשיכה כשאינה טוחה אף שיש שהות לקלוט הצבע מבע"י שמא יגיס משחשיכה:(5) De crainte, etc. ; et celui qui remue, etc. – Voici : bien que l'auteur (le Choulhan Aroukh) ait mis sur le même plan le fait de remuer dans la chaudière et le fait de remuer dans la marmite, ce n'est pas tout à fait identique : car pour la marmite, si son contenu est entièrement cuit, il n'y a plus d'interdit, alors que pour la chaudière, il est interdit de remuer dans tous les cas, comme il est expliqué plus loin, siman 318, séif 18. C'est pourquoi il est interdit de mettre de la laine dans une chaudière bouillante près de la tombée de la nuit lorsqu'elle n'est pas enduite (scellée d'argile), même s'il y a le temps d'absorber la teinture pendant qu'il fait encore jour, de crainte qu'il ne remue après la tombée de la nuit.
séif katan 5
- (ו) חייב משום מבשל - דע"י הגסה בקדירה רותחת מתקרב הבישול במהרה:(6) Il est passible au titre de « cuire » – Car en remuant dans une marmite bouillante, la cuisson est hâtée.
séif katan 6
- (ז) מצודות חיה וכו' - ובשבת אם הוא עושה כן ובשעת פריסתו נכנס החיה לתוכה חייב משום צידה:(7) Des pièges pour un animal sauvage, etc. – Et le Chabbat, s'il fait cela et qu'au moment où il le tend l'animal y entre, il est passible au titre de « chasser » (tsida).
séif katan 7
- (ח) ובלבד שיצא וכו' - ר"ל דאי אין שהות לזה או שהא"י מתנה עמו שיקח ממנו בשבת אף המכירה אסור:(8) À condition qu'il sorte, etc. – C'est-à-dire que s'il n'y a pas le temps pour cela, ou si le non-Juif stipule avec lui qu'il le prendra de chez lui le Chabbat, même la vente est interdite.
séif katan 8
- (ט) מבעוד יום - כדי שלא יהיה נראה שהישראל צוהו להוציאו לחוץ ויש עוד טעם לזה שלא יחשדו את הישראל שמכר לו בשבת או משכנם בידו ולטעם זה אסור אפילו בעיר המוקפת חומה או מקום שיש עירוב וכן הסכימו האחרוני' דבעניננו לענין מכירה וכן לענין שכירות איזה חפץ ודאי דיש להחמיר אפילו במוקפת חומה והא"י דר שם שיוציאם מביתו מבעוד יום:(9) Pendant qu'il fait encore jour – Afin qu'il ne paraisse pas que le Juif lui a ordonné de le sortir dehors (le Chabbat). Et il y a une autre raison à cela : qu'on ne soupçonne pas le Juif de lui avoir vendu le Chabbat, ou que ces objets étaient en gage entre ses mains ; et selon cette raison, c'est interdit même dans une ville entourée d'une muraille ou dans un endroit où il y a un érouv (où le port est permis). Et les A'haronim ont conclu que dans notre cas, pour la vente et de même pour la location d'un objet, il faut certainement être rigoureux même dans une ville entourée d'une muraille, et exiger que le non-Juif qui habite là les sorte de sa maison (du Juif) pendant qu'il fait encore jour.
séif katan 9
- (י) אם ייחד וכו' - סברתם דהוי כאלו כבר מונח בביתו של א"י:(10) S'il lui a réservé, etc. – Leur raisonnement (de ceux qui permettent) : c'est comme si l'objet était déjà posé dans la maison du non-Juif.
séif katan 10
- (יא) ויש להחמיר - כדי שלא להרגיל הא"י בכך. ועיין באחרונים שהסכימו דמדינא אין להקל בזה דקי"ל בסימן ת"מ גם גבי חמץ דלא מהני בייחד לו מקום גם דהרואה סבור שישראל צוהו להוציאו ע"כ אין להקל בזה אלא במקום הפסד וצורך גדול ואם הא"י אלם יש להתיר אפילו בלא ייחד לו מקום דבכה"ג לא גזרו חכמים. כתב ע"ת נראה דאם השכיר את החדר לא"י בפרוטה על משך יום השבת אין להחמיר כלל ע"ש אבל המ"א ושארי אחרונים כתבו דאפילו בשכירות החדר אין לסמוך להקל:(11) Et il faut être rigoureux – Afin de ne pas habituer le non-Juif à cela. Et vois chez les A'haronim, qui ont conclu que, selon la stricte loi, il ne faut pas être indulgent en cela, puisque nous tenons pour établi au siman 440, aussi à propos du 'hamets, que réserver un endroit au non-Juif n'est pas efficace ; et aussi parce que celui qui voit pense que le Juif lui a ordonné de le sortir. C'est pourquoi il ne faut être indulgent en cela qu'en cas de perte et de grand besoin. Et si le non-Juif est violent, il faut permettre même sans lui avoir réservé d'endroit, car dans un tel cas les Sages n'ont pas décrété. L'Ateret Tsvi a écrit : il semble que s'il a loué la pièce au non-Juif pour une perouta (petite pièce) pour la durée du jour de Chabbat, il n'y a pas du tout lieu d'être rigoureux (voir là-bas). Mais le Maguen Avraham et les autres A'haronim ont écrit que même avec la location de la pièce, on ne peut pas s'appuyer sur cela pour être indulgent.
séif katan 11
- (יב) ליתן בגדיו וכו' - וה"ה לשארי מלאכות והטעם דכיון דקצב לו דמים בעד מלאכתו ואינו מקפיד עליו שיעשנו תיכף תו כי קעביד ביום השבת אדעתיה דנפשיה קעביד למהר להשלים מלאכתו:(12) Donner ses vêtements, etc. – Et il en va de même pour les autres travaux. Et la raison : puisqu'il lui a fixé un prix pour son travail et qu'il n'exige pas de lui qu'il le fasse immédiatement, alors quand il le fait le jour du Chabbat, il le fait pour son propre compte, afin de se hâter de terminer son travail.
séif katan 12
- (יג) סמוך לחשיכה - ובעינן שיוציאם ג"כ מפתח ביתו מבעוד יום [רמב"ם]:(13) Près de la tombée de la nuit – Et il faut aussi qu'il les sorte de l'entrée de sa maison pendant qu'il fait encore jour (Rambam).
séif katan 13
- (יד) אם קצץ וכו' - היינו סך ידוע ולא שכיר יום ועיין סימן רמ"ז ס"ב דאם התנה עמו שיתן לו שכר ויתפשר עמו אע"פ שלא פירש כמה יתן לו דינו כקצץ ובזמן הזה כלים לכובס סתמא דינו כקצץ דקצבתו ידוע ולכן המנהג פשוט ליתנם ע"ש סמוך לחשיכה:(14) S'il a fixé un prix, etc. – C'est-à-dire une somme déterminée, et non comme un salarié à la journée. Et vois le siman 247, séif 2 : s'il a stipulé avec lui qu'il lui donnerait un salaire et qu'il s'arrangerait avec lui, même s'il n'a pas précisé combien il lui donnerait, il a le statut de celui qui a fixé un prix. Et de nos jours, des vêtements donnés au blanchisseur sans précision ont le statut de « prix fixé », car son tarif est connu ; c'est pourquoi l'usage répandu est de les lui donner la veille de Chabbat près de la tombée de la nuit.
séif katan 14
- (טו) בטובת הנאה - היינו שנתרצה הא"י לעשות לו בחנם ואמרינן דמסתמא הוא בשביל איזו טובה שעשה לו הישראל מתחלה וע"כ אדעתיה דנפשיה קעביד:(15) Par gratitude (tovat hanaa) – C'est-à-dire que le non-Juif a accepté de le faire pour lui gratuitement, et nous disons que vraisemblablement c'est en raison d'un bienfait que le Juif lui a fait auparavant ; c'est pourquoi il le fait pour son propre compte.
séif katan 15
- (טז) לעשות בשבת - וכן אם אמר לכובס ראה שאני צריך להם במו"ש כגון שרוצה ליסע מיד במו"ש ג"ז אסור אפילו בקצץ דכיון שא"א לגמרו אא"כ יעשה בשבת הו"ל כאלו אומר בפירוש שיכבס בשבת והוי כשלוחו [אחרונים]:(16) Pour le faire le Chabbat – Et de même, s'il a dit au blanchisseur : « Vois, j'en ai besoin à la sortie du Chabbat », par exemple parce qu'il veut partir en voyage aussitôt à la sortie du Chabbat, cela aussi est interdit, même s'il a fixé un prix ; car puisqu'il est impossible de le terminer sans le faire le Chabbat, c'est comme s'il disait explicitement qu'il lave le Chabbat, et il est alors comme son mandataire (A'haronim).
séif katan 16
- (יז) בביתו - ר"ל שלא בבית ישראל דאז מחזי כאלו הוא עושה בשליחות ישראל וכתב הח"א דבבית ישראל אסור אפילו אם הוא דבר שמנהג כל בני העיר ליתנו בקבלנות ולא אתו למחשדיה בשכיר יום ג"כ אסור מטעם זה דיאמרו שצוהו לעשות בשבת:(17) Dans sa maison – C'est-à-dire pas dans la maison du Juif, car alors il paraît qu'il agit sur mandat du Juif. Et le 'Hayé Adam a écrit que dans la maison du Juif c'est interdit, même s'il s'agit d'une chose que tous les habitants de la ville ont l'usage de donner à forfait, de sorte qu'on ne viendra pas le soupçonner d'être un salarié à la journée ; c'est aussi interdit pour cette raison qu'on dira (le Juif) lui a ordonné de le faire le Chabbat.
séif katan 17
- (יח) ואם לא קצץ - היינו שלא התנה עם הישראל אודות שכרו והא"י מצפה לתשלום שכר אסור ולא אמרינן אדעתיה דנפשיה קעביד כיון שהישראל לא הבטיחו בהדיא:(18) Et s'il n'a pas fixé de prix – C'est-à-dire qu'il n'a rien stipulé avec le Juif à propos de son salaire, et que le non-Juif s'attend à recevoir un salaire : c'est interdit, et nous ne disons pas qu'il agit pour son propre compte, puisque le Juif ne lui a pas fait de promesse explicite.
séif katan 18
- (יט) בע"ש - דכשנותנו לו בע"ש מחזי כאלו נותנו לו ע"מ שיעשה בשבת וכשקצץ דאדעתיה דנפשיה קעביד לא מחזי כאלו אומר לו כן וכתבו הפוסקים דכשיש שהות לגמרה מבע"י מותר אפילו בע"ש ואפילו לא קצץ לכו"ע ומה שדייק הרמ"א בע"ש דבד' וה' שהוא מופלג מן השבת מותר ליתן לו אפילו שאין יכול לגמרה קודם השבת כיון שלא אמר לו שיעשה בשבת:(19) La veille de Chabbat – Car lorsqu'il le lui donne la veille de Chabbat, il paraît qu'il le lui donne à condition qu'il le fasse le Chabbat ; et quand il a fixé un prix, puisqu'il agit pour son propre compte, il ne paraît pas qu'il lui dise cela. Et les décisionnaires ont écrit que lorsqu'il y a le temps de le terminer pendant qu'il fait encore jour, c'est permis même la veille de Chabbat, et même s'il n'a pas fixé de prix, selon tous les avis. Et la précision du Rema, « la veille de Chabbat », vient indiquer que le mercredi et le jeudi, qui sont éloignés du Chabbat, il est permis de le lui donner, même s'il ne peut pas le terminer avant le Chabbat, puisqu'il ne lui a pas dit de le faire le Chabbat.
séif katan 19
- (כ) דיש חולקים וכו' - וס"ל דדינו כלא קצץ ואדעתיה דישראל קעביד ואסור בע"ש ועיין בד"מ דמסכים להיש חולקין ועיין במש"כ לעיל בסימן רמ"ז במ"ב סקט"ז:(20) Car certains contestent, etc. – Et ils pensent qu'il a le statut de « n'a pas fixé de prix », qu'il agit pour le compte du Juif et que c'est interdit la veille de Chabbat. Et vois dans le Darkhei Moché qu'il se range à l'avis de « certains contestent » ; et vois ce que nous avons écrit plus haut au siman 247, dans la Michna Beroura, séif katan 16.
séif katan 20
- (כא) בחנם - אם לא שהא"י בעצמו מתחיל עם הישראל לומר שיעשה לו בחנם אז ודאי דעתו על הטובה שקיבל ממנו מכבר ודינו כקצץ [לעיל בסימן רמ"ז ס"ד בהג"ה]:(21) Gratuitement – À moins que ce soit le non-Juif lui-même qui commence à dire au Juif qu'il le fera pour lui gratuitement : alors certainement son intention est de rendre le bienfait qu'il a reçu de lui auparavant, et il a le statut de celui qui a fixé un prix (plus haut, siman 247, séif 4, dans la Haga).
séif katan 21
- (כב) ואם ראהו עושה וכו' - אף שהמחבר הקיל למעלה ליתן לו אף בטובת הנאה מבע"י ואין לו לחוש מה שיעשה בשבת אפילו אם הוא יודע שיעשה כיון שאינו מצוהו ע"ז וכמ"ש לעיל בסימן רמ"ז במ"ב סק"ג מ"מ כשבא לביתו ומצאו שעושה מחזי דמדעתיה עביד כיון שאינו מקבל שכר ע"ז וצריך לומר לו שלא יעשה אבל אם התנה עמו מתחלה ליתן לו שכרו אף שלא פירש לו סך ידוע א"צ למחות בידו דבעבידתיה קעסיק:(22) Et s'il le voit faire, etc. – Bien que l'auteur ait été indulgent plus haut en permettant de le lui donner même par gratitude pendant qu'il fait encore jour, et qu'il n'a pas à se soucier de ce qu'il fera le Chabbat, même s'il sait qu'il le fera, puisqu'il ne le lui ordonne pas — comme nous l'avons écrit plus haut au siman 247, dans la Michna Beroura, séif katan 3 —, néanmoins, quand il arrive chez lui et le trouve en train de travailler, il paraît qu'il le fait avec son accord (du Juif), puisqu'il ne reçoit pas de salaire pour cela ; et il faut lui dire de ne pas le faire. Mais s'il a stipulé avec lui au départ qu'il lui donnerait son salaire, même s'il ne lui a pas précisé de somme déterminée, il n'a pas besoin de protester, car il s'occupe de son propre travail.
séif katan 22
- (כג) כמה ימים - ר"ל דבזו הנתינה לא"י היה לכו"ע מותר וכנ"ל אפ"ה צריך למחות כשרואהו. ודע דאם היה הא"י שכיר יום אצלו בימי החול והוא רוצה עתה ג"כ לעשות מלאכתו בביתו בצינעה צריך לילך ולמחות בידו כיון שנודע לו אע"פ שאין עושה לפניו. כתב מ"א דאם מצוה לא"י לעשות לו מנעלים וראהו עושה בשבת אפי' לא קצץ א"צ למחות בידו דהא אכתי לא נקרא שם ישראל עליהם ואי בעי הא"י מוכרם לאחר ולזה יעשה מנעלים אחרים וא"כ לאו בדידיה קעסיק:(23) Plusieurs jours – C'est-à-dire que dans ce cas, le fait de le donner au non-Juif était permis selon tous les avis, comme dit plus haut ; malgré cela, il faut protester quand il le voit. Et sache que si le non-Juif était son salarié à la journée pendant les jours de semaine et qu'il veut maintenant aussi faire son travail (du Juif) dans sa maison, en cachette, il (le Juif) doit aller protester contre lui, puisque cela lui est connu, même s'il ne le fait pas devant lui. Le Maguen Avraham a écrit que s'il commande au non-Juif de lui faire des chaussures et le voit les faire le Chabbat, même s'il n'a pas fixé de prix, il n'a pas besoin de protester, car le nom du Juif n'est pas encore attaché à elles ; et si le non-Juif le veut, il peut les vendre à un autre et faire pour celui-ci d'autres chaussures ; et dans ce cas, il ne s'occupe pas de l'affaire du Juif.
séif katan 23
- (כד) ואם היתה וכו' - דעורות לעבדן וכלים לכובס סתמן אין ידוע שהוא של ישראל וע"כ אפילו אם הוא מעבד וכובס במקום גלוי אין למחות בידו כשקצץ אבל אם היתה המלאכה ידוע שהוא של ישראל וגם הוא עושה אותה במקום גלוי לכל צריך למחות בידו שלא לעשות בשבת דהרואה אינו יודע שקצץ ואתו למחשדיה בשכיר יום וכנ"ל בסימן רמ"ד ס"א וע"ש בס"ד דדעת השו"ע שם דמדינא אסור בזה וע"ש בבה"ל ד"ה דינו:(24) Et si c'était, etc. – Car pour des peaux données au tanneur et des vêtements au blanchisseur, on ne sait généralement pas qu'ils appartiennent à un Juif ; c'est pourquoi, même s'il tanne ou lave dans un endroit exposé, il n'y a pas à protester, lorsqu'il a fixé un prix. Mais si c'était un travail dont on sait qu'il appartient à un Juif, et qu'il le fait aussi dans un endroit exposé à tous, il doit protester pour qu'il ne le fasse pas le Chabbat, car celui qui voit ne sait pas qu'il a fixé un prix, et on viendra le soupçonner d'avoir employé un salarié à la journée, comme dit plus haut au siman 244, séif 1. Et vois là-bas au séif 4 que l'avis du Choulhan Aroukh est que, selon la stricte loi, c'est interdit dans ce cas ; et vois là-bas dans le Biour Halakha, au passage commençant par « dinou ».
séif katan 24
- (כה) וידוע שהיא וכו' - ולפ"ז החלוקים שניכרים שהם של ישראל והא"י מכבסן ע"ג הנהר שהוא מקום גלוי ומפורסם צריך למחות בידו כשרואהו בשבת [מג"א] אבל בתו"ש כתב דלא שייך בזה חשדא דלא נודע של מי הוא והח"א הקיל בזה עוד מטעם אחר דכיון שידוע שמנהג כל בני העיר ליתן כלים לכובס בקבלנות ע"כ אפילו אם הא"י מכבסן במקום מפורסם מותר דאין בזה חשדא משום שכיר יום וכעין מה שכתב בסימן רמ"ג ס"ב וה"ה בכל הכלים שדרך ליתנן בקבלנות ואין איסור בזה אלא כשעושה בבית ישראל דשם לא מהני שום היתר וכמ"ש למעלה בס"ק י"ז:(25) Et on sait qu'il est, etc. – Et selon cela, des chemises dont on reconnaît qu'elles appartiennent à un Juif, et que le non-Juif lave au bord du fleuve, qui est un endroit exposé et public : il doit protester contre lui quand il le voit le Chabbat (Maguen Avraham). Mais le Tossefet Chabbat a écrit qu'il n'y a pas lieu de soupçonner en cela, car on ne sait pas à qui elles appartiennent ; et le 'Hayé Adam a été indulgent en cela pour une autre raison encore : puisqu'il est connu que tous les habitants de la ville ont l'usage de donner les vêtements au blanchisseur à forfait, même si le non-Juif les lave dans un endroit public, c'est permis, car il n'y a pas là de soupçon d'employer un salarié à la journée — à l'image de ce qu'il a écrit au siman 243, séif 2. Et il en va de même pour tous les objets que l'on a coutume de donner à forfait ; et il n'y a d'interdit en cela que lorsqu'il travaille dans la maison du Juif, car là aucune permission n'est efficace, comme nous l'avons écrit plus haut au séif katan 17.
séif katan 25
- (כו) כל שקצץ וכו' - ובאופן שלא היה איסור בהנתינה שהיה בזה ג"כ שארי הפרטים שצריך לקציצה וכנ"ל בס"ב:(26) Tout cas où il a fixé un prix, etc. – Et à condition qu'il s'agisse d'un cas où il n'y avait pas d'interdit dans le fait de donner, c'est-à-dire qu'il y avait aussi les autres détails requis en plus de la fixation du prix, comme dit plus haut au séif 2.
séif katan 26
- (כז) אע"פ וכו' - ולא דמי למה שמבואר בסימן רע"ו ס"א בהג"ה דא"י שהדליק הנר בשביל ישראל אפילו אם היה על ידי קציצה אסור להשתמש לאורה דהכא אע"ג שהישראל נהנה בלבישתו ממלאכת שבת מ"מ א"י לא עבד בשבת בשביל הנאת ישראל רק אדעתיה דנפשיה למהר להשלים פעולתו משא"כ התם הדלקתו בשבת היה כדי שישתמש בו הישראל עכשיו ולכן אסור. ולפ"ז גם בעניננו אם הישראל אמר לא"י סמוך לחשיכה מדוע לא גמרת מלאכתי והשיב לו אעשה זאת למענך בשבת אה"נ דאפילו לדעת המחבר אסור ללבשו בשבת כמו גבי נר [פמ"ג]:(27) Bien que, etc. – Et ce n'est pas comparable à ce qui est expliqué au siman 276, séif 1, dans la Haga, qu'un non-Juif qui a allumé la lampe pour un Juif, même si c'était avec un prix fixé, il est interdit de se servir de sa lumière. Car ici, bien que le Juif profite, en le portant, d'un travail du Chabbat, néanmoins le non-Juif n'a pas travaillé le Chabbat pour le profit du Juif, mais pour son propre compte, afin de se hâter de terminer son ouvrage ; ce qui n'est pas le cas là-bas, où son allumage le Chabbat a été fait pour que le Juif s'en serve maintenant, et c'est pourquoi c'est interdit. Et selon cela, dans notre cas aussi, si le Juif a dit au non-Juif près de la tombée de la nuit : « Pourquoi n'as-tu pas terminé mon travail ? », et que celui-ci lui a répondu : « Je le ferai pour toi le Chabbat », effectivement, même selon l'avis de l'auteur, il est interdit de le porter le Chabbat, comme pour la lampe (Peri Megadim).
séif katan 27
- (כח) ויש אוסרין וכו' - טעמם דאסור לישראל ליהנות מהמלאכה בשבת בכל גווני כיון שמ"מ נעשה המלאכה בשבילו:(28) Et certains interdisent, etc. – Leur raison : il est interdit au Juif de profiter du travail fait le Chabbat, de quelque manière que ce soit, puisque néanmoins le travail a été fait pour lui.
séif katan 28
- (כט) בכדי שיעשה - כדי שלא יהנה ממלאכת שבת ולפ"ז בשני ימים טובים של גליות אם עשה הא"י בראשון מותר בתחלת יום שני בכדי שיעשה ממ"נ דאם היום ראשון קודש השני חול ואם היום ראשון חול בודאי מותר ואין חילוק בכל זה בין מי שנעשה בשבילו בין לאחרים ובספר א"ר הקיל לאחרים בקצץ:(29) Le temps qu'il faudrait pour le faire (bikhdei chéyaassou) – Afin qu'il ne profite pas d'un travail du Chabbat. Et selon cela, lors des deux jours de Yom Tov de la diaspora, si le non-Juif l'a fait le premier jour, c'est permis au début du second jour, après le temps qu'il faudrait pour le faire, de toute façon : car si le premier jour est saint, le second est profane ; et si le premier jour est profane, c'est certainement permis. Et il n'y a pas de différence dans tout cela entre celui pour qui le travail a été fait et les autres ; mais dans le livre Eliya Rabba, il a été indulgent pour les autres lorsque le prix était fixé.
séif katan 29
- (ל) ואם יש לתלות וכו' - דהא יש מתירין בכל ענין ואם היה המנעל מתוקן בע"ש רק שתקנו והחליקו בשבת שרי דהא היה יכול ללבשו בלא"ה וכמש"כ סימן רנ"ג ס"א בהג"ה ד' וה"ה כלי פשתן שנתן הא"י תחת המכבש בשבת שרי ג"כ מטעם זה:(30) Et s'il y a lieu d'attribuer, etc. – Car il y a des décisionnaires qui permettent dans tous les cas. Et si la chaussure était prête la veille de Chabbat, et qu'il l'a seulement arrangée et lissée le Chabbat, c'est permis, car il aurait pu la porter même sans cela, comme il est écrit au siman 253, séif 1, dans la quatrième Haga. Et de même, des vêtements de lin que le non-Juif a placés sous la presse le Chabbat, c'est aussi permis pour cette raison.
séif katan 30
- (לא) ליקח כלים - ואפילו יודע ודאי שנגמר קודם שבת ויו"ט ואפילו אם הוא לצורך שבת והטעם מפני מראית העין דיאמרו שבשבת עשאו ומדעת ישראל ואיתא בלבוש דאפילו אם לא יביאם בידו אלא ילבשם שם בבית הא"י ג"כ אסור מטעם זה וכתב המ"א אפשר דאפילו ע"י א"י אסור להביאו דעובדא דחול הוא:(31) Prendre des objets – Et même s'il sait avec certitude qu'ils ont été terminés avant le Chabbat ou le Yom Tov, et même si c'est pour les besoins du Chabbat. Et la raison : à cause de l'apparence (marit haayin), car on dira qu'il l'a fait le Chabbat, avec l'accord du Juif. Et il est rapporté dans le Levouch que même s'il ne les apporte pas à la main, mais les revêt là-bas, dans la maison du non-Juif, c'est aussi interdit pour cette raison. Et le Maguen Avraham a écrit : il est possible que même par l'intermédiaire d'un non-Juif il soit interdit de l'apporter, car c'est une activité profane.
séif katan 31
- (לב) מבית האומן - ואין חילוק בין ישראל לא"י:(32) De chez l'artisan – Et il n'y a pas de différence entre un artisan juif et un non-Juif.
séif katan 32
- (לג) אבל א"י שעושה וכו' - דהא אדעתיה דנפשיה עבד בשבת ואיסור דהבאה מבית האומן ס"ל להרמ"א דלא שייך בזה אף שהוא הולך אצלו משום דכיון שהכל יודעים שהא"י רגיל לעשות לעצמו בשביל מקח תו ליכא משום מראית העין שיאמרו שצוה לו לעשותם והמג"א ושארי הרבה אחרונים חלקו על דבריו וס"ל דגם בזה אסור לילך אצלו וליקח ממנו כמו משאר אומן אלא אחר שהביא לבית ישראל מותר ללבשו דמסתמא לאו אדעתיה דישראל עבד אם הוא עיר שרובה א"י כמ"ש בסימן תקט"ו אך אם הא"י הוא חנוני שאינו אומן אפשר דיש להקל וגם בזה מפקפקים התו"ש והפמ"ג דהוי עכ"פ עובדא דחול:(33) Mais un non-Juif qui fait, etc. – Car il a travaillé le Chabbat pour son propre compte. Et l'interdit d'apporter de chez l'artisan, le Rema pense qu'il ne s'applique pas dans ce cas, même s'il va chez lui ; car, puisque tout le monde sait que le non-Juif a l'habitude de fabriquer pour lui-même, en vue de la vente, il n'y a plus à craindre l'apparence, qu'on dise qu'il lui a ordonné de les fabriquer. Mais le Maguen Avraham et beaucoup d'autres A'haronim ont contesté ses propos, et pensent que dans ce cas aussi il est interdit d'aller chez lui et de prendre de chez lui, comme chez un autre artisan ; mais après qu'il l'a apporté à la maison du Juif, il est permis de le porter, car vraisemblablement il ne l'a pas fait pour le compte d'un Juif, si c'est une ville dont la majorité des habitants sont non-Juifs, comme il est écrit au siman 515. Toutefois, si le non-Juif est un boutiquier qui n'est pas artisan, il est possible qu'il y ait lieu d'être indulgent ; mais même en cela, le Tossefet Chabbat et le Peri Megadim émettent des doutes, car c'est en tout cas une activité profane.
séif katan 33
- (לד) שלא יקצוץ עמו - דהיינו שלא יזכיר לו סכום דמים דאל"ה הוי בכלל מקח וממכר אע"פ שאינו משלם לו עכשיו:(34) Qu'il ne fixe pas de prix avec lui – C'est-à-dire qu'il ne lui mentionne pas de somme d'argent ; sinon, cela entre dans la catégorie de l'achat et de la vente, même s'il ne le paie pas maintenant.
séif katan 34
- (לה) לפתוח וכו' - היינו שפותח מים סמוך לחשיכה משפת המעין שילך לגינה להשקותה:(35) Ouvrir, etc. – C'est-à-dire qu'il ouvre l'arrivée d'eau près de la tombée de la nuit depuis le bord de la source, pour qu'elle aille au jardin afin de l'arroser.
séif katan 35
- (לו) ולהניח - היינו אף שנשאר מונח בשבת ועי"ז מתרפא והולך וה"ה שמותר להניח אז תחבושת על המכה [גמרא]:(36) Et poser – C'est-à-dire même si (l'emplâtre) reste posé le Chabbat et que, par cela, il continue à guérir. Et de même, il est permis alors de poser un pansement sur la plaie (Guemara).
séif katan 36
- (לז) קילור עבה - דקילור רך וצלול אף בשבת גופא מותר להניחו כשהיה שרוי מבע"י כדלקמן בסי' שכ"ח סכ"א ע"ש:(37) Un collyre épais – Car un collyre mou et liquide, même le Chabbat lui-même, il est permis de le poser s'il a été trempé pendant qu'il faisait encore jour, comme plus loin, siman 328, séif 21 ; vois là-bas.
séif katan 37
- (לח) שאסור וכו' - שמא ימרח:(38) Qu'il est interdit, etc. – De crainte qu'il n'étale (memaréa'h, travail interdit d'étaler et de lisser).
séif katan 38
- (לט) ולתת מוגמר - לבונה ומיני בשמים נותנין על האש ומעשנין הבגדים שיהא ריחן נודף [רש"י]:(39) Et mettre de l'encens (mougmar) – De l'encens et diverses sortes d'aromates, on les met sur le feu et on enfume les vêtements pour que leur odeur se répande (Rachi).
séif katan 39
- (מ) ואפילו מוגמר וכו' - וכ"ש כשהמוגמר מונח על הארץ דשרי:(40) Et même un encens, etc. – Et à plus forte raison lorsque l'encens est posé sur le sol, c'est permis.
séif katan 40
- (מא) לשרותן - דבשבת אסור וכדלקמן בסימן של"ו סי"א ע"ש:(41) Les faire tremper – Car le Chabbat c'est interdit, comme plus loin, siman 336, séif 11 ; vois là-bas.
séif katan 41
- (מב) וטוענין וכו' - ואפילו לא נתרסקו מקודם מותר לטעון כיון שמתחיל הפעולה קודם שתשקע החמה וכנ"ל אך לענין שמן ויין היוצא מהן כתב המ"א דאין מותר רק אם הוא טוען בעוד היום גדול שיוכל להתרסק קודם שבת ע"י טעינת הקורה וא"כ אפילו סחיט להו אח"כ בידים בשבת ליכא חיוב חטאת ולכן המשקין היוצא מהן מותר דאין מקום לגזור משום סחיטה אבל אם יטעון סמוך לשקיעה ממש דלא יתרסקו קודם השבת ע"י הקורות אסור המשקין היוצא מהן גזירה שמא יסחוט:(42) Et on charge, etc. – Et même s'ils n'ont pas été écrasés auparavant, il est permis de charger (la poutre du pressoir), puisqu'on commence l'action avant que le soleil ne se couche, comme dit plus haut. Toutefois, concernant l'huile et le vin qui en sortent, le Maguen Avraham a écrit que ce n'est permis que s'il charge alors que le jour est encore long, de sorte qu'ils puissent être écrasés avant le Chabbat par le chargement de la poutre ; et alors, même s'il les pressait ensuite à la main le Chabbat, il n'y aurait pas d'obligation de sacrifice expiatoire ('hatat, c'est-à-dire pas d'interdit de la Torah) ; c'est pourquoi les liquides qui en sortent sont permis, car il n'y a pas lieu de décréter de crainte qu'il ne presse. Mais s'il charge tout près du coucher du soleil, de sorte qu'ils ne seront pas écrasés avant le Chabbat par les poutres, les liquides qui en sortent sont interdits, par décret de crainte qu'il ne presse.
séif katan 42
- (מג) והשמן והיין היוצא וכו' - פי' אף מה שיוצא בשבת ולא גזרינן שמא יסחוט כמו שגזרו במשקין שזבו מזיתים וענבים שלא נתרסקו וכדלקמן בסימן ש"כ ס"א דהתם יש חיוב חטאת אם יסחוט ע"כ גזרו אפילו בזבו מעצמן אבל הכא שכבר נדרסו ע"י הטעינה ובלא"ה זב מעצמו אלא שיוצא טפי ע"י הסחיטה בידים בזה אין איסור אלא מדרבנן ע"כ בזב מעצמו בשבת שרי לגמרי וזה הטעם הוא ג"כ בבוסר ומלילות שריסקן ועיין בבה"ל דאין להתיר כ"א בשדכן ג"כ קודם השבת ודיכה הוא יותר מריסוק:(43) Et l'huile et le vin qui sortent, etc. – Explication : même ce qui sort le Chabbat ; et nous ne décrétons pas de crainte qu'il ne presse, comme les Sages l'ont décrété pour les liquides qui ont coulé d'olives et de raisins non écrasés, comme plus loin, siman 320, séif 1. Car là, il y a obligation d'un sacrifice expiatoire s'il presse ; c'est pourquoi ils ont décrété même pour ce qui a coulé de lui-même. Mais ici, où ils ont déjà été foulés par le chargement, et où le liquide coule de lui-même même sans cela, sauf qu'il en sort davantage en pressant à la main, il n'y a en cela qu'un interdit d'ordre rabbinique ; c'est pourquoi, pour ce qui coule de lui-même le Chabbat, c'est entièrement permis. Et cette raison vaut aussi pour le verjus et les épis verts qu'on a écrasés. Et vois dans le Biour Halakha qu'il ne faut permettre que si on les a aussi pilés avant le Chabbat, car piler est plus qu'écraser.
séif katan 43
- (מד) וכן בוסר - ענבים בתחלתן כשהן דקים מוציא מהן משקה לטבל בו בשר לפי שהוא חזק וקרוב להחמיץ:(44) Et de même le verjus (boser) – Des raisins à leur début, quand ils sont petits : on en extrait un liquide pour y tremper la viande, car il est fort et proche de l'aigreur.
séif katan 44
- (מה) ומלילות - שבלין שלא בשלו כל צרכן מרסקן וטוענין באבנים ומשקה זב מהן ומטבל בו:(45) Et les épis verts (melilot) – Des épis qui ne sont pas entièrement mûrs : on les écrase et on les charge de pierres, et un liquide en coule, dans lequel on trempe (les aliments).
séif katan 45
- (מו) לתת חטים וכו' - וה"ה שמותר אז בעצמו לפתוח ג"כ את המסגרת של המים שעי"ז טוחנין הריחיים:(46) Mettre du blé, etc. – Et de même, il est permis alors d'ouvrir soi-même aussi la vanne de l'eau par laquelle les meules moulent.
séif katan 46
- (מז) של מים - ולא של בהמה דאדם מצווה על שביתת בהמתו:(47) D'eau – Et non un moulin actionné par un animal, car l'homme est tenu par le commandement du repos de son animal.
séif katan 47
- (מח) ובכל מקום - כלל בזה כל כיוצא בזה המשמיע קול דאוושא מילתא ואיכא זילותא לשבתא וכמו שכתב בד"מ ואם הריחיים של א"י בודאי שרי לתת לתוכה מבעוד יום וה"ה אם השכירו לא"י ואם הישראל מסר לא"י התבואה מבעוד יום אז אף אם הא"י טוחן אותם בשבת שרי בקצץ דא"י אדעתיה דנפשיה עביד רק שלא יעמוד ישראל אצלו דמחזי כשלוחו כמ"ש סוף סימן ש"ז ולצורך הפסח מותר לישראל להיות עומד שם לראות שלא יתחמץ וכן מותר להושיב שומר שלא יגנוב הא"י ובלבד שלא ידבר עמו בשום עסק וכמו שכתבנו לעיל בסוף סימן רמ"ד [אחרונים]:(48) Et en tout lieu – Il a inclus en cela tout cas similaire, qui fait du bruit, car la chose fait du tapage (avoucha milta) et il y a là une atteinte à l'honneur du Chabbat, comme il est écrit dans le Darkhei Moché. Et si le moulin appartient à un non-Juif, il est certainement permis d'y mettre du grain pendant qu'il fait encore jour ; et de même s'il (le Juif) l'a loué à un non-Juif. Et si le Juif a remis le grain au non-Juif pendant qu'il faisait encore jour, alors, même si le non-Juif le moud le Chabbat, c'est permis lorsque le prix a été fixé, car le non-Juif agit pour son propre compte — à condition seulement que le Juif ne se tienne pas à côté de lui, car il paraît alors être son mandataire, comme il est écrit à la fin du siman 307. Et pour les besoins de Pessa'h, il est permis au Juif de se tenir là pour veiller à ce que (la farine) ne fermente pas ; et de même, il est permis de placer un gardien pour que le non-Juif ne vole pas, à condition qu'il ne lui parle d'aucune affaire, comme nous l'avons écrit plus haut à la fin du siman 244 (A'haronim).
séif katan 48
- (מט) במקום פסידא וכו' - הטעם דאז יכול לסמוך אדעה ראשונה שמקלת ליתן מבע"י אבל בשבת אסור ליתן אפילו ע"י א"י ואפילו הוא שכירו ועיין לעיל בסימן רמ"ג במ"ב סק"י דיעשה שטר מכירה לא"י דהוא מוכרו לו על שבת:(49) En cas de perte, etc. – La raison : alors, on peut s'appuyer sur le premier avis, qui permet de le donner pendant qu'il fait encore jour ; mais le Chabbat, il est interdit de le donner, même par l'intermédiaire d'un non-Juif, et même s'il est son salarié. Et vois plus haut au siman 243, dans la Michna Beroura, séif katan 10, qu'il fera un acte de vente au non-Juif, par lequel il le lui vend pour le Chabbat.
séif katan 49
- (נ) כי הכל יודעים וכו' - ולא יחשדוהו שהעמידו בשבת והנה מוכח כאן דאסור להעמידו בשבת ואפילו לומר לא"י להעמידו בשבת וכונתו לשם מצוה לידע זמן ק"ש ותפלה ג"כ צ"ע דאפשר דיש בו מלאכה ד"ת ולא הותר ע"י א"י אפילו במקום מצוה [פמ"ג ע"ש שהאריך עוד] ועיין לקמן בסימן של"ח במ"ב מה שנכתוב בזה:(50) Car tout le monde sait, etc. – Et on ne le soupçonnera pas de l'avoir réglée (l'horloge) le Chabbat. Et voici qu'il ressort d'ici qu'il est interdit de la régler le Chabbat ; et même de dire à un non-Juif de la régler le Chabbat, alors que son intention est pour une mitsva, pour connaître l'heure de la lecture du Chema et de la prière, cela aussi demande examen (tsarikh iyoun), car il est possible qu'il y ait là un travail interdit par la Torah, qui n'est pas permis par l'intermédiaire d'un non-Juif, même dans un cas de mitsva (Peri Megadim ; vois là-bas, où il a encore développé). Et vois plus loin, au siman 338, dans la Michna Beroura, ce que nous écrirons à ce sujet.
séif katan 50
- (נא) במחטו - וה"ה כשאוחז שאר חפץ בידו:(51) Avec son aiguille – Et de même lorsqu'il tient un autre objet à la main.
séif katan 51
- (נב) בידו - וה"ה כשיש לו שאר חפץ מונח לו בכיסו דדרך הוצאה היא וחייב בשבת ואסרו לצאת בו מביתו סמוך לחשיכה שמא ישכח ויוציא משתחשך אבל מותר לצאת לר"ה סמוך לחשיכה במחט התחובה לו בבגדו [במקום שאין דרך להוציא כן בחול] וכל כיו"ב בענין שאם היה יוצא בו בשבת פטור מדאורייתא כמבואר לקמן בסימן ש"א ואף שעכ"פ מדרבנן אסור לא גזרו חז"ל גזירה לגזירה ולפ"ז האידנא דליכא ר"ה אלא כרמלית שרי לצאת בחפץ שבידו סמוך לחשיכה [היינו קודם שקיעה] דלא הוי אלא גזירה לגזירה [מ"א] מיהו לדעת הרבה פוסקים והמחבר מכללם גם בזה"ז איכא ר"ה כמו שמוכח בסימן שמ"ה [תוספות שבת] ולפי מה שכתב הגר"א בבאורו אסור סמוך לשקיעה ממש אפילו לכרמלית:(52) À la main – Et de même lorsqu'il a un autre objet posé dans sa poche, car c'est une manière normale de transporter, et il en est passible le Chabbat ; et les Sages ont interdit de sortir avec cela de sa maison près de la tombée de la nuit, de crainte qu'il n'oublie et le transporte après la tombée de la nuit. Mais il est permis de sortir dans le domaine public près de la tombée de la nuit avec une aiguille piquée dans son vêtement (dans un endroit où l'on n'a pas l'habitude de la transporter ainsi en semaine), ainsi que dans tout cas similaire où, s'il sortait ainsi le Chabbat, il serait exempt au regard de la Torah, comme il est expliqué plus loin au siman 301 ; et bien qu'en tout cas ce soit interdit d'ordre rabbinique, nos Sages n'ont pas institué de décret pour protéger un décret. Et selon cela, de nos jours, où il n'y a pas de domaine public (de la Torah) mais seulement une karmelit (domaine intermédiaire, d'ordre rabbinique), il est permis de sortir avec un objet à la main près de la tombée de la nuit (c'est-à-dire avant le coucher du soleil), car ce ne serait qu'un décret pour protéger un décret (Maguen Avraham). Toutefois, selon l'avis de nombreux décisionnaires, dont l'auteur (le Choulhan Aroukh), même de nos jours il existe un domaine public, comme il ressort du siman 345 (Tossefet Chabbat). Et d'après ce qu'a écrit le Gaon de Vilna dans son Biour, c'est interdit tout près du coucher du soleil, même pour une karmelit.
séif katan 52
- (נג) שמא ישכח ויוציא - היינו שישכח ויוציא את החפץ משתחשך מרשות לרשות או יעבירנו ד"א בר"ה:(53) De crainte qu'il n'oublie et le transporte – C'est-à-dire qu'il oublie et transporte l'objet après la tombée de la nuit d'un domaine à un autre, ou le fasse passer sur quatre coudées dans le domaine public.
séif katan 53
- (נד) בתפלין - ר"ל בתפלין שבראשו ולא גזרינן שמא ישכח מלסלקם עד שחשיכה ויצטרך אז לפנות ויסירם מעל עצמו וישאם ד"א בר"ה כמ"ש סי' ש"א ס"ז לפי שמסתמא אינו שוכחם בראשו שמצוה למשמש בהם ואסור להסיח דעתו מהם אבל אם אוחזן בידו אסור לצאת בהם סמוך לחשיכה כמו שארי חפצים דמסיח דעתו מהם וישכח ויוציאם משחשיכה מרשות לרשות או שישאם ד"א:(54) Avec les tefilin – C'est-à-dire avec les tefilin qui sont sur sa tête ; et nous ne décrétons pas de crainte qu'il n'oublie de les retirer jusqu'à la tombée de la nuit, et qu'il doive alors se débarrasser d'elles en les retirant de lui-même et les porter sur quatre coudées dans le domaine public, comme il est écrit au siman 301, séif 7 ; car vraisemblablement il ne les oublie pas sur sa tête, puisque c'est une mitsva de les toucher et qu'il est interdit d'en détourner son attention. Mais s'il les tient à la main, il est interdit de sortir avec elles près de la tombée de la nuit, comme pour les autres objets, car il en détourne son attention, et il oubliera et les transportera après la tombée de la nuit d'un domaine à un autre, ou les portera sur quatre coudées.
séif katan 54
- (נה) בכליו - בבגדיו בכל מקום שדרכו להשתמש בו כגון בכיסין התפורין לו ואף בחגורו במקום שהמנהג להניח בתוכו חפציו דשמא יש בהם איזה דבר ויוציאנו לר"ה או שמא יש דבר מוקצה ויטלטלנה בשבת:(55) Ses habits – Dans ses vêtements, à tout endroit dont il a l'habitude de se servir, par exemple dans les poches cousues à son vêtement, et même dans sa ceinture, là où l'usage est d'y mettre ses affaires ; car peut-être y a-t-il en eux quelque chose et il le transportera dans le domaine public, ou peut-être y a-t-il une chose mouktsé (qu'on ne peut déplacer le Chabbat) et il la déplacera le Chabbat.
séif katan 55
- (נו) בע"ש - נראה דה"ה בשבת אם הוא רוצה לצאת חוץ לעירוב והוא רגיל לשאת בכיסו דבר המותר לטלטל שצריך למשמש מתחלה:(56) La veille de Chabbat – Il semble qu'il en va de même le Chabbat, s'il veut sortir hors de la zone de l'érouv, et qu'il a l'habitude de porter dans sa poche même une chose qu'il est permis de déplacer : il doit d'abord tâter ses vêtements.
séif katan 56