Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 247 →- (א) אגרת - ה"ה בכל מלאכות כשנותן לו ואין שהות לגמרו קודם השבת בעינן דוקא שיקצוב לו דמים בעד מלאכתו דאז אדעתיה דנפשיה קעביד ולא בשביל ישראל וכדאיתא לקמן בסימן רנ"ב ס"ב אלא נקט אגרת לאשמועינן דאי לא קצץ ולא קביע בי דואר במתא אסור כדמסיק והטעם כמו שכתבנו לקמיה אבל שאר כלים וחפצים או מעות אם שולח ביד א"י בע"ש הדין כמו בכל מלאכות ולכך אפילו אם לא קצץ אם יש שהות ביום להגיע למקום מי שנשתלח לו מותר ולא חיישינן שמא לא ימצאנו בביתו ויצטרך לחפש אחריו בשבת:(1) Une lettre – Il en est de même pour tous les travaux : lorsqu'il les lui donne et qu'il n'y a pas assez de temps pour les achever avant le Chabbat, il faut précisément qu'il lui fixe un prix pour son travail, car alors il agit dans son propre intérêt et non pour le Juif, comme il est rapporté plus loin, siman 252, séif 2. Mais l'auteur a mentionné une lettre pour nous enseigner que s'il n'a pas fixé de prix et qu'il n'y a pas de maître de poste établi dans la ville, c'est interdit, comme il le conclut, et la raison est celle que nous écrirons plus loin. Mais pour d'autres objets et affaires, ou de l'argent, s'il les envoie par l'intermédiaire d'un non-Juif la veille de Chabbat, la loi est comme pour tous les travaux ; c'est pourquoi, même s'il n'a pas fixé de prix, s'il reste assez de temps dans la journée pour arriver au lieu de celui à qui c'est envoyé, c'est permis, et l'on ne craint pas qu'il ne le trouve pas chez lui et doive le chercher le Chabbat.
séif katan 1
- (ב) עם חשיכה - היינו בעוד שהשמש זורח וגם צריך שיצא הא"י מפתח ביתו של ישראל קודם השבת [רמב"ם]:(2) À la tombée de la nuit – C'est-à-dire tant que le soleil brille encore ; et il faut aussi que le non-Juif sorte de la porte de la maison du Juif avant le Chabbat [Rambam].
séif katan 2
- (ג) ובלבד וכו' - ואם הא"י אמר מעצמו שילך בשבת לית לן בה כיון שהישראל לא אמר לו זה וא"י אדעתיה דנפשיה קעביד בשביל שכירותיה:(3) Pourvu que, etc. – Et si le non-Juif a dit de lui-même qu'il irait le Chabbat, il n'y a pas de mal, puisque le Juif ne lui a pas dit cela, et le non-Juif agit dans son propre intérêt, pour son salaire.
séif katan 3
- (ד) שילך בשבת - וה"ה שלא יאמר לו ראה שתהא שם ביום א' או ביום ב' וכיוצא בזה וידוע שא"א לו להיות שם אלא א"כ ילך בשבת דזה הוי כאלו א"ל לך בשבת [אחרונים]:(4) D'aller le Chabbat – Et de même il ne lui dira pas : « Veille à être là-bas le dimanche ou le lundi », ou quelque chose de semblable, alors qu'il est connu qu'il ne peut pas y être s'il ne voyage pas le Chabbat, car cela équivaut à lui avoir dit : « Va le Chabbat » [A'haronim].
séif katan 4
- (ה) לא קביע בי דואר וכו' - היינו שאינו קבוע תמיד הבי דואר באותה העיר שנשתלח שם אלא הולך לפעמים למקום אחר אסור דשמא לא ימצאנו הא"י ויצטרך לילך אחריו בשבת ולכך החמירו כולי האי וחששו לזה בעניננו דכיון שכתב ידו של ישראל נושא וניכר מעשה ישראל יאמרו בשבת נתן לו להוליך וא"כ אם נכתב האגרת בכתב א"י שרי להוליך אפילו בע"ש ובלא קצץ כל שיכול להגיע שם מבעוד יום לבית ראשון הסמוך לחומה וכמו שהתרנו לעיל בשולח שאר כלים וחפצים ע"י א"י:(5) S'il n'y a pas de maître de poste établi, etc. – C'est-à-dire que le maître de poste n'est pas établi en permanence dans la ville vers laquelle on envoie, mais va parfois dans un autre lieu : c'est interdit, de peur que le non-Juif ne le trouve pas et doive aller à sa recherche le Chabbat. Et s'ils ont été si rigoureux et ont craint cela dans notre cas, c'est parce qu'il porte l'écriture de la main du Juif, et que l'acte du Juif est reconnaissable : on dira que c'est le Chabbat qu'il lui a donné la lettre à porter. Par conséquent, si la lettre est écrite de la main d'un non-Juif, il est permis de la faire porter même la veille de Chabbat et sans fixer de prix, du moment qu'il peut arriver là-bas tant qu'il fait jour, à la première maison proche de la muraille, comme nous l'avons permis plus haut pour celui qui envoie d'autres objets et affaires par l'intermédiaire d'un non-Juif.
séif katan 5
- (ו) אסור לשלוח - כתב עו"ש ונראה דכל זה מיירי כששולח ע"י הא"י ליד הבי דואר אבל כשאדם משלח אגרת על ידו לחבירו אין לחוש שמא לא ימצאנו בביתו שילך אחריו בשבת ושרי אפילו בע"ש ובלא קצץ כל שיכול להגיע שם מבעוד יום וכן נוטה דעת מהר"ר אברהם מפראג המובא בב"ח וע"ש שהאריך ומסיק להקל בזה ודעת הט"ז ומ"א דגם בשולח אגרת לחבירו ג"כ יש חשש זה ובפירוש ר"ח שיצא עתה לאור מוכח כהעו"ש עיין שם ומיהו אם אמר לא"י שילך לשם וימסור לבני ביתו של אותו האיש אם לא ימצאנו לכו"ע שרי אפילו בע"ש ובלא קצץ כל שיכול להגיע לבית ראשון הסמוך לחומה של העיר שהאיש שם:(6) Il est interdit d'envoyer – L'Olat Chabbat a écrit : « Il semble que tout cela traite du cas où l'on envoie par l'intermédiaire du non-Juif à la main du maître de poste ; mais lorsqu'une personne envoie une lettre par son intermédiaire à son ami, il n'y a pas à craindre qu'il ne le trouve pas chez lui et aille à sa recherche le Chabbat, et c'est permis même la veille de Chabbat et sans fixer de prix, du moment qu'il peut arriver là-bas tant qu'il fait jour ». Et ainsi penche l'avis de Maharar Avraham de Prague, cité par le Ba'h ; vois là-bas, il s'y étend et conclut à l'indulgence sur ce point. Et l'avis du Taz et du Maguen Avraham est que même pour celui qui envoie une lettre à son ami il y a aussi cette crainte. Et dans le commentaire de Rabbénou 'Hananel, paru récemment, il ressort qu'il faut trancher comme l'Olat Chabbat ; vois là-bas. Toutefois, s'il a dit au non-Juif d'aller là-bas et de remettre la lettre aux membres de la maison de cet homme s'il ne le trouve pas, selon tous c'est permis, même la veille de Chabbat et sans fixer de prix, du moment qu'il peut arriver à la première maison proche de la muraille de la ville où se trouve cet homme.
séif katan 6
- (ז) אפילו מיום ראשון - ואם הוא דרך קרוב כגון מהלך יום אחד נראה דאף אם הוא משלחו ביום ב' וג' שרי שאף שלא ימצאנו בביתו יש לו שהות הרבה ללכת [מ"א]:(7) Même dès le dimanche – Et si c'est un trajet court, par exemple d'une journée de marche, il semble que même s'il l'envoie le lundi ou le mardi, c'est permis, car même s'il ne le trouve pas chez lui, il a beaucoup de temps pour aller (à sa recherche) [Maguen Avraham].
séif katan 7
- (ח) ואי קביע בי דואר - היינו שהאיש הממונה ע"ז קבוע שם תמיד ובכלל זה הוא מה שקורין עכשיו פאשט מייסטער שרגיל להיות במקומות גדולים שהוא עומד על המשמר בעתים ידועים לקבל כתבים ולשלחם להשייכים לכתבים ההם:(8) Et s'il y a un maître de poste établi – C'est-à-dire que l'homme préposé à cela est établi là-bas en permanence ; et cela inclut ce qu'on appelle aujourd'hui le maître de poste (Postmeister), qu'on trouve habituellement dans les grandes localités, qui se tient en service à des heures fixes pour recevoir les lettres et les envoyer à leurs destinataires.
séif katan 8
- (ט) הסמוך לחומה - לעיר שנשתלח שם כלומר לבית ראשון מבפנים:(9) Proche de la muraille – De la ville où l'on envoie, c'est-à-dire à la première maison à l'intérieur.
séif katan 9
- (י) ויש מתירין וכו' - טעמייהו דכיון שלא אמר לו ישראל בהדיא שילך בשבת אין לאסור כ"א סמוך לשבת דנראה כשלוחו של ישראל לזה ואמירה לא"י שבות אפילו אמר לו בע"ש לעשות מלאכה בשבת אבל מופלג מן השבת קצת לא מחזי כאומר לו עשה מלאכה בשבת ולפיכך אין לאסור כ"א ביום ע"ש [הרא"ש]:(10) Et certains permettent, etc. – Leur raison : puisque le Juif ne lui a pas dit explicitement d'aller le Chabbat, on n'interdit que près du Chabbat, car il semble être le mandataire du Juif pour cela, et demander à un non-Juif est un interdit rabbinique (chevout), même s'il lui a dit la veille de Chabbat de faire un travail le Chabbat ; mais lorsque c'est un peu éloigné du Chabbat, cela ne semble pas comme s'il lui disait : « Fais un travail le Chabbat », et c'est pourquoi on n'interdit que le jour de la veille de Chabbat [Roch].
séif katan 10
- (יא) ואפילו לא קביע - ואפילו ידוע שלא יוכל להגיע לשם קודם שבת ג"כ שרי לדעה זו דכיון שהוא מופלג מן השבת לא מחזי כשלוחו וכנ"ל:(11) Et même s'il n'y a pas de maître de poste établi – Et même s'il est connu qu'il ne pourra pas arriver là-bas avant le Chabbat, c'est aussi permis selon cet avis, car puisque c'est éloigné du Chabbat, il ne semble pas être son mandataire, comme mentionné plus haut.
séif katan 11
- (יב) אע"פ שיש בדעתו - ר"ל לא מבעיא אם הא"י מסתפק כלל אם יתנו לו שכר דאסור אלא אפילו אם הישראל מבין ממנו שמצפה לשכר מאתו או ממי שנשתלח לו אפ"ה אסור כיון שהישראל לא הבטיחו עדיין:(12) Bien qu'il ait l'intention – Il veut dire : il va sans dire que, si le non-Juif doute même qu'on lui donnera un salaire, c'est interdit ; mais même si le Juif comprend de lui qu'il attend un salaire de sa part ou de celui à qui la lettre est envoyée, malgré cela c'est interdit, puisque le Juif ne le lui a pas encore promis.
séif katan 12
- (יג) אם שכרו לימים - ר"ל דאף שהתרנו לעיל בקצץ אפילו בע"ש היינו כשהוא קוצץ לו סך קצוב בעד פעולתו דאז אדעתיה דנפשיה עביד ולא מינכר כלל שהמלאכה הנעשית בשבת הוא בשליחות ישראל אבל כששכרו לימים שקוצב לו שכר בעד כל יום אף שאינו מקפיד עליו מתי ילך ואדעתיה דנפשיה עביד פעולתו גם בזה [ולפיכך עדיף מלא קצץ כלל ומותר בד' וה' אף לדעת המחבר] מ"מ כששוכרו בע"ש אסור דכיון שיוצא תיכף בשבת נראה כאלו התנה עמו כך ובשליחותו הולך מאחר שנתן לו שכר בעד היום:(13) S'il l'a engagé à la journée – Il veut dire que, bien que nous ayons permis plus haut, lorsqu'il a fixé un prix, même la veille de Chabbat, c'est lorsqu'il lui fixe une somme déterminée pour sa tâche, car alors il agit dans son propre intérêt, et il n'est pas du tout reconnaissable que le travail fait le Chabbat l'est en tant que mandataire du Juif. Mais lorsqu'il l'a engagé à la journée, en lui fixant un salaire pour chaque jour, bien qu'il ne tienne pas à quel moment il part, et que dans ce cas aussi il accomplit sa tâche dans son propre intérêt [et c'est pourquoi c'est préférable à celui qui n'a pas du tout fixé de prix, et c'est permis le mercredi et le jeudi même selon l'avis de l'auteur], malgré tout, lorsqu'il l'engage la veille de Chabbat, c'est interdit, car puisqu'il part aussitôt le Chabbat, cela semble comme s'il avait stipulé avec lui ainsi, et qu'il va en tant que son mandataire, puisqu'il lui a donné un salaire pour ce jour.
séif katan 13
- (יד) בע"ש - אבל ביום ה' מותר ולדעת הרמ"א לעיל בהג"ה אפילו לא קצץ כלל מותר ביום ה':(14) La veille de Chabbat – Mais le jeudi c'est permis ; et selon l'avis du Rema plus haut dans la glose (séif 1), même s'il n'a pas du tout fixé de prix, c'est permis le jeudi.
séif katan 14
- (טו) שהרי הא"י מאליו וכו' - פי' דאין הישראל כופה אותו על כך אלא מעצמו הוא מתרצה להוליך האגרת ותלינן שמה שנתרצה הוא מפני הטובה שקיבל ממנו מכבר ואדעתיה דנפשיה קעביד:(15) Car le non-Juif de lui-même, etc. – Explication : le Juif ne le contraint pas à cela, mais c'est de lui-même qu'il consent à porter la lettre, et nous attribuons son consentement au bienfait qu'il a reçu de lui auparavant, et il agit dans son propre intérêt.
séif katan 15
- (טז) וטוב להחמיר - הנה מלשון זה משמע דרק טוב לחוש לדעה זו וכן בט"ז משמע דדעתו כדעה הראשונה אבל בד"מ סימן רנ"ב משמע דדעתו הוא כהיש חולקין וכן בלבוש ובא"ר בסימן זה משמע דאסור בחנם וע"כ מהנכון שיקצוב לו עכ"פ איזה דבר מועט עבור זה והוי כקצץ כיון שקיבל עליו שיהיה זה שכרו וכ"כ בח"א:(16) Et il est bien d'être rigoureux – Voici que de cette formulation il ressort qu'il est seulement bien de tenir compte de cet avis ; et de même dans le Taz, il ressort que son avis est comme le premier avis. Mais dans le Darkhé Moché, siman 252, il ressort que son avis (du Rema) est comme ceux qui sont en désaccord ; et de même dans le Levouch et dans l'Eliya Rabba sur ce siman, il ressort que c'est interdit gratuitement. C'est pourquoi il convient qu'il lui fixe en tout cas une petite chose en échange de cela, et c'est comme s'il avait fixé un prix, puisqu'il a accepté que ce soit son salaire ; et ainsi l'a écrit le 'Hayé Adam.
séif katan 16
- (יז) הולך מעצמו - ואם יודע שמרבה הדרך בשבילו אסור [ב"י]:(17) Va de lui-même – Et s'il sait qu'il allonge le trajet pour lui (pour le Juif), c'est interdit [Beit Yossef].
séif katan 17
- (יח) בכל גווני - היינו אפילו לא קצץ ליתן לו שכר אלא בסתמא דקיי"ל בס"א דאסור לשלוח על ידו כשאין קבוע בי דואר דחיישינן שמא לא ימצאנו בביתו וילך אחריו בשבת אפ"ה שרינן כאן כיון שאין הא"י הולך בשליחותו אלא שמעצמו הולך לשם בודאי אם לא ימצאנו לא יחפש אחריו ודוקא אם יש שהות להגיע שם מבעוד יום אבל אם אין שהות להגיע שם מבעוד יום אסור אף בזה דאף דהליכתו בשביל עצמו הוא מ"מ מה שנושא המכתב הוא בשביל ישראל. ודע דליתן לו בשבת אסור לכו"ע אפילו בהולך מעצמו ואפילו קצץ לו שכר מבעוד יום עבור זה וע"כ אסור ליתן אגרת על הפאצט בשבת [ומע"ש מותר דעל הפאצט הוי תמיד קצץ דאף אם אינו משלם כאן מ"מ יצטרך לשלם מי שנשתלח לו] אפילו במקום שיש עירוב ואפילו ע"י א"י אסור דבר זה [ולא מהני קציצה על שבת גופא] אך במקום הפסד גדול יש להתיר בכה"ג דהוי שבות דשבות במקום פסידא דמותר ושלא במקום הפסד יש להחמיר אפילו בע"ש שלא ליתן לא"י האגרת שהוא יתן אותו על הפאצט בשבת ואפילו בקצץ שהרי מייחד מלאכתו על שבת [ח"א בכלל ג' ע"ש]:(18) Dans tous les cas – C'est-à-dire même s'il n'a pas fixé de lui donner un salaire mais a donné sans précision, cas dont nous tenons au séif 1 qu'il est interdit d'envoyer par son intermédiaire lorsqu'il n'y a pas de maître de poste établi, car nous craignons qu'il ne le trouve pas chez lui et aille à sa recherche le Chabbat ; malgré cela, nous permettons ici, puisque le non-Juif ne va pas en tant que son mandataire, mais va là-bas de lui-même : assurément, s'il ne le trouve pas, il ne le cherchera pas. Et uniquement s'il y a assez de temps pour arriver là-bas tant qu'il fait jour ; mais s'il n'y a pas assez de temps pour arriver là-bas tant qu'il fait jour, c'est interdit même dans ce cas, car bien que son trajet soit pour lui-même, malgré tout le fait qu'il porte la lettre est pour le Juif. Et sache que la lui donner le Chabbat est interdit selon tous, même s'il va de lui-même et même s'il lui a fixé un salaire pour cela tant qu'il faisait jour. C'est pourquoi il est interdit de déposer une lettre à la poste (Post) le Chabbat [mais dès la veille de Chabbat c'est permis, car pour la poste c'est toujours considéré comme un prix fixé, car même s'il ne paie pas ici, malgré tout celui à qui elle est envoyée devra payer], même dans un lieu où il y a un érouv, et même par l'intermédiaire d'un non-Juif cette chose est interdite [et la fixation d'un prix ne sert à rien pour le Chabbat lui-même]. Cependant, en cas de perte importante, on peut permettre (de la déposer par un non-Juif) dans un tel cas, car c'est un interdit rabbinique sur un interdit rabbinique (chevout dechevout) en cas de perte, qui est permis. Et hors d'un cas de perte importante, il faut être rigoureux, même la veille de Chabbat, de ne pas donner au non-Juif la lettre qu'il déposera à la poste le Chabbat, et même s'il a fixé un prix, car il assigne son travail au Chabbat ['Hayé Adam, règle 3 ; vois là-bas].
séif katan 18
- (יט) אסור לשלחו - דמה שהוא שכירו לשנה לא נחשב כקציצה ודינו בכל הפרטים כמבואר לעיל בס"א בלא קצץ אלא דבזה מקילינן דאין אסור אלא בע"ש והטעם כמו שביארנו בבה"ל:(19) Il est interdit de l'envoyer – Car le fait qu'il soit son salarié pour l'année n'est pas considéré comme une fixation de prix, et sa loi, dans tous les détails, est comme il est expliqué plus haut au séif 1 pour celui qui n'a pas fixé de prix, sauf que dans ce cas nous sommes indulgents : ce n'est interdit que la veille de Chabbat ; et la raison est celle que nous avons expliquée dans le Biour Halakha.
séif katan 19
- (כ) כמו שנתבאר לעיל - היינו דעה הראשונה שם דס"ל דזהו נחשב כקצץ ע"ש הטעם. ומ"מ אסור לומר לו שילך בשבת כנ"ל בס"א:(20) Comme il a été expliqué plus haut – C'est-à-dire le premier avis là-bas, qui pense que cela est considéré comme une fixation de prix ; vois là-bas la raison. Et malgré tout, il est interdit de lui dire d'aller le Chabbat, comme mentionné plus haut au séif 1.
séif katan 20