Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 245 →- (א) ישראל וא"י וכו' - דע ההיתר גמור הוא באם הישראל יש לו איזה עסק או מלאכה בשותפות עם הא"י שיתנו מתחלה קודם שלוקחין בשותפות עבוד עתה בשבת ותקח כפי מלאכתך הן רב או מעט ואני אעבוד כנגדך יום אחד בחול ואטול כפי מלאכתי ובשעת חלוקה יטול הא"י שכר עבור השבת והישראל יטול יום א' כנגדו הן רב או מעט אבל אם לא התנו מתחלה ובשעת חלוקה אומר לא"י טול אתה כנגד עמלך בשבת ואני בחול זהו ודאי אסור ואם לא התנו מתחלה ובשעת חלוקה חלקו סתם בשוה זהו בעיא בגמרא ולא אפשיטא ופסק הרמב"ם לחומרא והרא"ש לקולא והמחבר סתם כהרמב"ם והרמ"א פסק בהג"ה כהרא"ש במקום הפסד גדול. ואם התנו קודם שבאו להשתתף כנ"ל ובשעת חלוקה נתרצו לחלוק בשוה זהו מותר אף להרמב"ם וכמש"כ בס"ב זהו עיקרי הדינים שבסעיפים הראשונים ויתר הפרטים וגם טעמיהן יבוארו לקמיה. שדה או תנור וכו' - טעם הדברים אלו דבעינן התנו דאל"ה כיון דמתחלה בשעת עשיית השותפות היה מוטל המלאכה על שניהם יחדו ולהכי אם אח"כ יאמר להא"י עשה אתה לבדך בשבת וטול לך כל הריוח של שבת ואני אעשה לבדי יום אחד בחול כנגדו ואטול אותו לעצמי הריוח של אותו יום הו"ל כאלו מעמיד את הא"י לפועל בידים כאלו אומר לו עשה אתה עבורי בשבת ואני אעשה נגד זה עבורך בחול והוי שלוחו ממש [תוספות] ולפ"ז אם שותפו הא"י בעצמו אינו עושה כלום רק שא"י אחרים הבאים לאפות מסיקין בו בתנור של השותפות ונותנים סך מה בשכרם יכול הישראל לקבל משותפו שכרו המגיע לו לפי חלקו אפילו אם לא התנו ובלבד שלא יקח ממנו משכר שבת לבדו אלא יקח ממנו סתם בהבלעת שאר ימים כדי שלא יהיה שכר שבת ולא חיישינן משום מראית העין שיאמרו לצורך ישראל הוא עושה כיון שידוע שיש לא"י חלק בו [מ"א וש"א]:(1) Un Juif et un non-Juif, etc. – Sache que la permission totale existe si le Juif a une affaire ou un travail en association avec le non-Juif et qu'ils stipulent dès le départ, avant de s'associer : « Travaille maintenant le Chabbat et prends selon ton travail, que ce soit beaucoup ou peu, et moi je travaillerai en contrepartie un jour de semaine et je prendrai selon mon travail » ; et au moment du partage, le non-Juif prendra le gain du Chabbat et le Juif prendra un jour de semaine en contrepartie, que ce soit beaucoup ou peu. Mais s'ils n'ont pas stipulé dès le départ et qu'au moment du partage le Juif dit au non-Juif : « Prends, toi, en contrepartie de ton labeur du Chabbat, et moi en contrepartie de celui de la semaine », c'est certainement interdit. Et s'ils n'ont pas stipulé dès le départ et qu'au moment du partage ils ont partagé simplement à parts égales, c'est une question (baya) posée dans la Guemara et non résolue ; le Rambam a tranché dans le sens de la rigueur et le Roch dans le sens de l'allègement, l'auteur (le Choulhan Aroukh) a statué sans mention d'avis contraire comme le Rambam, et le Rema a tranché dans sa glose (Haga) comme le Roch en cas de perte importante. Et s'ils ont stipulé avant de s'associer, comme mentionné plus haut, et qu'au moment du partage ils ont consenti à partager à parts égales, c'est permis, même selon le Rambam, comme il est écrit au séif 2. Tels sont les principes essentiels des lois des premiers séifim ; les autres détails ainsi que leurs raisons seront expliqués plus loin. Un champ ou un four, etc. – La raison de ces choses, à savoir qu'il faut qu'ils aient stipulé : sinon, puisque dès le départ, au moment de la constitution de l'association, le travail incombait aux deux ensemble, si par la suite le Juif dit au non-Juif : « Fais, toi seul, le Chabbat et prends pour toi tout le profit du Chabbat, et moi je ferai seul un jour de semaine en contrepartie et je prendrai pour moi le profit de ce jour-là », c'est comme s'il établissait le non-Juif comme ouvrier de ses propres mains, comme s'il lui disait : « Fais, toi, pour moi le Chabbat, et moi en contrepartie je ferai pour toi en semaine », et le non-Juif est véritablement son mandataire [Tossefot]. Et d'après cela, si son associé non-Juif lui-même ne fait rien, mais que d'autres non-Juifs, qui viennent cuire leur pain, chauffent le four de l'association et donnent une certaine somme en paiement, le Juif peut recevoir de son associé le gain qui lui revient selon sa part, même s'ils n'ont pas stipulé, pourvu qu'il ne prenne pas de lui le gain du Chabbat seul, mais qu'il prenne de lui globalement, englobé (behavlaa) avec les autres jours, afin que ce ne soit pas un gain du Chabbat ; et l'on ne craint pas ici l'apparence (marit haayin), que l'on dise que c'est pour le Juif qu'il (le non-Juif) travaille, puisqu'il est connu que le non-Juif a une part dans le four [Maguen Avraham et autres A'haronim].
séif katan 1
- (ב) אם התנו מתחלה - הטעם דכיון שהותנו בתחלה לא הוטל על הישראל כלל מעיקרא לעשות בשבת ואין הא"י שלוחו:(2) S'ils ont stipulé dès le départ – La raison : puisqu'ils ont stipulé au départ, il n'a jamais incombé au Juif, dès l'origine, de travailler le Chabbat, et le non-Juif n'est pas son mandataire.
séif katan 2
- (ג) שיהיה שכר שבת וכו' - וגבי שדה צריך שיאמר לו תעמול לזרוע ולחרוש בשבת ותטול בשעת קצירה כנגד עמלך בשבת ואני או שלוחי אעמול בחול ואטול ג"כ כנגד יום שלי:(3) Que le gain du Chabbat soit, etc. – Et concernant un champ, il faut qu'il lui dise : « Peine à semer et à labourer le Chabbat, et tu prendras au moment de la moisson en contrepartie de ton labeur du Chabbat ; et moi ou mon mandataire peinerons en semaine et je prendrai aussi en contrepartie de mon jour ».
séif katan 3
- (ד) אם מעט וכו' - דכיון דאינם מחשבין זה כנגד זה ליטול בשוה א"כ אינם שותפים כלל ביום שבת וביום א' רק בשאר הימים ולאפוקי אם מתנה עמו בשעת התנאי שלבסוף יבואו לחשבון שיהיה השכר לשניהם בשוה דאסור דעל כרחך הוא עמו כשותף גם ביום השבת:(4) Que ce soit peu, etc. – Car puisqu'ils ne font pas le compte de l'un par rapport à l'autre pour prendre à parts égales, ils ne sont donc pas du tout associés le jour du Chabbat ni le dimanche (le jour de semaine correspondant), mais seulement les autres jours. Cela exclut le cas où il stipule avec lui, au moment de la condition, qu'à la fin ils feront le compte pour que le gain soit à parts égales pour les deux : c'est interdit, car forcément il est avec lui comme associé aussi le jour du Chabbat.
séif katan 4
- (ה) ואם הרבה - ואם אח"כ בשעת חלוקה באו לחשבון לומר כמה נטלת אתה מרובה ואני מועט נחלוק המותר שיהיה לשניהן בשוה דעת המ"א לפסוק כדעת הראב"ד שמחמיר בזה משום דאיגלאי מילתא למפרע דהתנאי דמעיקרא הערמה בעלמא הוי ויש מקילין בזה כיון דהתנו מעיקרא ועיין בא"ר שהאריך ג"כ בזה ולבסוף נשאר בצ"ע:(5) Et si c'est beaucoup – Et si par la suite, au moment du partage, ils en viennent à faire le compte en disant : « Combien as-tu pris ! Toi beaucoup et moi peu ; partageons l'excédent pour qu'il soit aux deux à parts égales », l'avis du Maguen Avraham est de trancher selon l'avis du Raavad, qui est rigoureux sur ce point, parce qu'il est apparu rétroactivement que la condition initiale n'était qu'un simple subterfuge (haarama) ; et certains sont indulgents sur ce point, puisqu'ils ont stipulé au départ. Et voir l'Eliya Rabba, qui s'est aussi étendu sur ce point et qui, à la fin, est resté sur un « cela demande examen » (tsarikh iyoun).
séif katan 5
- (ו) מותר - ואם לא נודע אח"כ ריוח של כל אחד ואחד על יומו כגון בחנות רשאין לכתחלה לחלוק בשוה [מ"א בשם רלב"ח]:(6) C'est permis – Et si l'on ne connaît pas ensuite le profit de chacun pour son jour, par exemple dans une boutique, ils peuvent lekhat'hila (a priori) partager à parts égales [Maguen Avraham au nom du Ralba'h].
séif katan 6
- (ז) ואם לא התנו בתחלה - כתב סתמא לאסור בלא התנו אפילו אם לא אמר לו עבוד אתה בשבת ואני בחול וגם בשעת חלוקה לא הזכיר לו של שבת אלא רוצה לחלוק עמו סתם בשוה אפ"ה אסור כיון שלא התנו קודם שנשתתפו:(7) Et s'ils n'ont pas stipulé au départ – Il (l'auteur) a écrit de manière générale qu'il est interdit lorsqu'ils n'ont pas stipulé : même s'il ne lui a pas dit : « Travaille, toi, le Chabbat et moi en semaine », et qu'au moment du partage non plus il ne lui a pas mentionné le gain du Chabbat, mais veut partager avec lui simplement à parts égales, malgré tout c'est interdit, puisqu'ils n'ont pas stipulé avant de s'associer.
séif katan 7
- (ח) וחלקו סתם - היינו שבשעת חלוקה לא הזכיר לו ישראל את השבת לומר אתה תטול כנגד יום עמלך בשבת ואני אטול כנגד יום עמלי בחול אלא חלקו סתם בשוה וגם מיירי שלא אמר לו בתחלה עבוד אתה בשבת ואני אעבוד כנגדך בחול אלא הא"י עשה מעצמו שלא בצוויו דאל"ה אסור לכו"ע בכל זה דגלי דעתו דשלוחו היה על שבת והוא עמל כנגדו בחול כיון שמתחלה הוטל על שניהן יחד. ודע דכל הסעיף הזה מיירי שהישראל והאינו יהודי הם שותפים בגוף התנור והמרחץ אבל אם אין לא"י חלק בגוף התנור רק שהוא מקבל חלק בריוח בשביל שהוא אופה ומסיק התנור י"א דלא מהני בזה אפילו כשמתנה בתחלה טול אתה חלקך בשבת ואני יום אחד בחול דכיון שגוף התנור הוא של ישראל הו"ל כמשכיר לו תנורו על שבת שיסיק לו בשביל זה השכר יום אחד של חול ואסור ליטול שכר שבת ועיין במ"א שמסיק דיש לחוש להחמיר כדעה זו ודוקא באופן זה שהוא שלא בהבלעה אבל אם הוא בהבלעה כגון שאומר לאופה טול אתה ב' וג' ימים שרי כשהתנה זה בתחלת השותפות ויש מאחרונים שסוברין דלא בעינן בזה שאין לא"י חלק בגוף התנור התנו מעיקרא כיון שהוא בהבלעה:(8) Et ils ont partagé simplement – C'est-à-dire qu'au moment du partage, le Juif ne lui a pas mentionné le Chabbat en disant : « Toi, tu prendras en contrepartie de ton jour de labeur du Chabbat, et moi je prendrai en contrepartie de mon jour de labeur en semaine », mais ils ont partagé simplement à parts égales ; et il s'agit aussi du cas où il ne lui a pas dit au départ : « Travaille, toi, le Chabbat et moi je travaillerai en contrepartie en semaine », mais le non-Juif a agi de lui-même, sans son ordre. Car sinon, c'est interdit selon tous dans tout cela, car il a révélé sa pensée que le non-Juif était son mandataire pour le Chabbat et que lui peinait en contrepartie en semaine, puisque dès le départ le travail incombait aux deux ensemble. Et sache que tout ce séif traite du cas où le Juif et le non-Juif sont associés dans le four et le bain lui-même ; mais si le non-Juif n'a pas de part dans le four lui-même, mais reçoit seulement une part du profit parce qu'il cuit et chauffe le four, certains disent que cela ne sert à rien dans ce cas, même lorsqu'il stipule au départ : « Prends, toi, ta part le Chabbat et moi un jour de semaine », car puisque le four lui-même appartient au Juif, c'est comme s'il lui louait son four pour le Chabbat pour qu'il le chauffe pour lui, en échange de ce gain d'un jour de semaine, et il est interdit de prendre le gain du Chabbat. Et voir le Maguen Avraham, qui conclut qu'il faut se préoccuper d'être rigoureux selon cet avis ; et uniquement dans ce cas, où ce n'est pas englobé (behavlaa) ; mais si c'est englobé, par exemple s'il dit au boulanger : « Prends, toi, deux ou trois jours », c'est permis lorsqu'il l'a stipulé au début de l'association. Et certains A'haronim pensent que dans ce cas, où le non-Juif n'a pas de part dans le four lui-même, il n'est pas nécessaire qu'ils aient stipulé au départ, puisque c'est englobé.
séif katan 8
- (ט) ביומו - דאז כיון דהישראל עושה כל יום א' הו"ל הא"י כשלוחו לעשות כל יום השבת בשבילו ולכך בעינן שיתנה מעיקרא וכנ"ל וכתבו האחרונים דה"ה אם הא"י נתן מעות לישראל להתעסק בהם בחול ובשבת מתעסק הוא דאסור לישראל לקבל ממנו שכר מן הריוח שנולד בשבת אא"כ יתנה הישראל עמו מעיקרא שלא יהיה מוטל עליו יום השבת כלל דאל"ה כיון דהמלאכה הזאת מוטלת על ישראל והא"י עושה שליחותו אסור:(9) Son jour – Car alors, puisque le Juif travaille tout un jour de semaine, le non-Juif est comme son mandataire pour travailler tout le jour du Chabbat pour lui, et c'est pourquoi il faut qu'il stipule au départ, comme mentionné plus haut. Et les A'haronim ont écrit qu'il en est de même si le non-Juif a donné de l'argent au Juif pour qu'il le fasse fructifier en semaine, et que le Chabbat c'est lui (le non-Juif) qui le fait fructifier : il est interdit au Juif de recevoir de lui un salaire provenant du profit né le Chabbat, à moins que le Juif ne stipule avec lui au départ que le jour du Chabbat ne lui incombe pas du tout ; car sinon, puisque ce travail incombe au Juif et que le non-Juif accomplit sa mission, c'est interdit.
séif katan 9
- (י) אדעתיה דנפשיה קעביד - בשביל חלקו דה"ל כאריס דמותר מדינא וכנ"ל בריש סימן רמ"ג דכיון שהוא לוקח בפירות עביד אדעתיה דנפשיה וחלק הישראל נשבח ממילא וה"ה כאן אלא דשם אסור בתנור משום מראית העין שיאמרו שכירו הוא וכאן ליכא מ"ע דהכל יודעין שיש לא"י חלק בו:(10) Il agit dans son propre intérêt – Pour sa part (de profit), car il est comme un métayer (aris), ce qui est permis selon la stricte loi, comme mentionné plus haut au début du siman 243 : puisqu'il prend sa rétribution en fruits, il agit dans son propre intérêt, et la part du Juif s'améliore d'elle-même ; et il en est de même ici. Sauf que là-bas, c'est interdit pour un four à cause de l'apparence, car on dirait qu'il est son salarié, alors qu'ici il n'y a pas d'apparence (à craindre), car tout le monde sait que le non-Juif y a une part.
séif katan 10
- (יא) ואין הישראל נהנה וכו' - ר"ל דהנאתו הוא רק הנאה דממילא אבל אין הא"י עושה מלאכתו בשבילו להנותו דליהוי כשלוחו בזה כיון דאין מוטל כלל על ישראל בזה לעשות בשבת דהא בחול מחממין שניהם ובשבת אין הא"י יכול לכופו שיעסוק עמו משו"ה בודאי אדעתיה דנפשיה עביד:(11) Et le Juif ne profite pas, etc. – Il veut dire que son profit n'est qu'un profit qui vient de lui-même (indirectement), mais le non-Juif ne fait pas son travail pour lui, pour le faire profiter, de sorte qu'il serait comme son mandataire en cela, puisqu'il n'incombe pas du tout au Juif de faire cela le Chabbat : en effet, en semaine ils chauffent (le bain) tous les deux, et le Chabbat le non-Juif ne peut pas le contraindre à s'en occuper avec lui ; c'est pourquoi il agit assurément dans son propre intérêt.
séif katan 11
- (יב) בהבלעה - דאל"ה מחזי כשכר שבת:(12) Englobé (behavlaa) – Car sinon, cela ressemble à un gain du Chabbat.
séif katan 12
- (יג) נתרצה הא"י - ר"ל שעלה לפי מה שהתנו הן רב או מעט על חלק השבת יותר מיום אחד החול של ישראל ובשעת חלוקה נתרצה לחלוק בשוה אפ"ה לא אמרינן דאיגלאי מלתא למפרע דהא"י היה שלוחו למלאכת שבת אלא מתנה בעלמא הוא דיהיב ליה הא"י כיון דהתנו מתחלה שיהיה יום השבת שייך לו לבדו ודוקא שריצוי של א"י שיהיה החלוקה בשוה היה בסתמא שלא ע"י עשיית חשבון מריוח שני הימים אבל אם בא ע"י עשיית חשבון שהישראל אמר לא"י בשעת חלוקה את שקלית בשבת ק' זוזי ואנא שקילנא ביום החול נ' זוזי מלא לי החסרון ועי"ז נתרצה הא"י להשלים לו כבר כתבתי לעיל בס"ק ה' שיש דעות בזה:(13) Le non-Juif a consenti – Il veut dire que, selon ce qu'ils avaient stipulé, que ce soit beaucoup ou peu, la part du Chabbat s'est élevée à plus que le jour de semaine du Juif, et qu'au moment du partage le non-Juif a consenti à partager à parts égales : malgré tout, on ne dit pas qu'il est apparu rétroactivement que le non-Juif était son mandataire pour le travail du Chabbat, mais c'est un simple cadeau que le non-Juif lui a donné, puisqu'ils avaient stipulé au départ que le jour du Chabbat lui appartiendrait à lui seul. Et uniquement lorsque le consentement du non-Juif à ce que le partage soit égal s'est fait de manière simple, sans établir un compte du profit des deux jours ; mais s'il est venu par l'établissement d'un compte, le Juif ayant dit au non-Juif au moment du partage : « Toi, tu as pris le Chabbat cent zouz, et moi j'ai pris le jour de semaine cinquante zouz ; comble-moi le manque », et que par cela le non-Juif a consenti à lui compléter, j'ai déjà écrit plus haut, au séif katan 5, qu'il y a des avis divergents à ce sujet.
séif katan 13
- (יד) שיחזיר המוכר להם - ובח"מ איתא שצריך עתה קנין מחדש להקנות להמוכר ולא סגי בזה שיחזיר לו הדמים והשטר מכיר ועיין שם סימן קפ"ט וקצ"ד לענין קנין הא"י:(14) Que le vendeur leur restitue – Et dans le 'Hochen Michpat, il est écrit qu'il faut maintenant un nouvel acte d'acquisition (kinyan) pour transférer (la propriété) au vendeur, et il ne suffit pas qu'il lui restitue l'argent et l'acte (chtar) de reconnaissance. Et voir là-bas, simanim 189 et 194, au sujet de l'acquisition par un non-Juif.
séif katan 14
- (טו) ואם ירצה וכו' - עיין במג"א וט"ז שנתקשו בזה מאד דלמה יהיה מותר ואינו דומה לסימן רמ"ד דשם שרי משום פסידא דווקא ותירץ המג"א במסקנא דהכא איירי שמשכיר לו את חלקו בשבת בהבלעה דהיינו שמשכיר לו כל ימי השבתות שלו עם ב' וג' ימים מימי החול דתו ליתא כאן משום שכר שבת ומה דשרי בקיבולת מיירי ג"כ שלא ייחד לו שבת בהקיבולת אלא בסתמא כל אימת שתעשה בעצמך ותרויח לי כו"כ אתן לו כו"כ ועיקר רבותא דהרמ"א דקמ"ל דלא חיישינן בזה למראית עין שיאמרו לצורך ישראל הוא עושה כיון שידוע שיש לא"י חלק בו ומש"כ כמו שנתבאר כונתו כמו שם דלא חששו למ"ע וכ"ש הכא דליכא מ"ע כלל כיון שהוא בשותפות עם הא"י וכן הט"ז מסיק לדינא דאינו מותר בזה אלא בהבלעה ואעפ"כ יזהר שלא לדבר עם הא"י בהעסק בשבת כמ"ש האחרונים בסוף סימן רמ"ד:(15) Et s'il veut, etc. – Voir le Maguen Avraham et le Taz, qui ont été très embarrassés par cela : pourquoi serait-ce permis ? Ce n'est pas semblable au siman 244, où c'est permis uniquement à cause d'une perte. Et le Maguen Avraham a répondu en conclusion qu'ici il s'agit du cas où il lui loue sa part du Chabbat de manière englobée, c'est-à-dire qu'il lui loue tous ses jours de Chabbat avec deux ou trois jours de semaine, de sorte qu'il n'y a plus ici d'interdit de gain du Chabbat ; et ce qui est permis dans le cas d'un travail à forfait (kabbelanout) traite aussi du cas où il ne lui a pas spécifié le Chabbat dans le forfait, mais lui a dit de manière générale : « Chaque fois que tu feras le travail toi-même et que tu me feras gagner tant, je te donnerai tant ». Et la nouveauté essentielle du Rema est de nous enseigner qu'on ne craint pas dans ce cas l'apparence, que l'on dise que c'est pour le Juif qu'il (le non-Juif) travaille, puisqu'il est connu que le non-Juif y a une part. Et ce qu'il a écrit « comme il a été expliqué » : son intention est de dire comme là-bas (siman 244), où l'on ne s'est pas préoccupé de l'apparence ; et à plus forte raison ici, où il n'y a aucune apparence (à craindre), puisque c'est en association avec le non-Juif. Et de même le Taz conclut en pratique que ce n'est permis dans ce cas que de manière englobée. Et malgré tout, il prendra garde à ne pas parler avec le non-Juif de l'affaire le Chabbat, comme l'ont écrit les A'haronim à la fin du siman 244.
séif katan 15
- (טז) מפני שאין וכו' - שאם היה מוטלת עליו אסור מדינא כמ"ש בס"א שאם לא התנה שאסור:(16) Parce que ce n'est pas, etc. – Car si cela lui incombait, ce serait interdit selon la stricte loi, comme il est écrit au séif 1 que s'il n'a pas stipulé, c'est interdit.
séif katan 16
- (יז) שנאמר וכו' - ומשום מיחזי כשכר שבת ליכא דהרי הוא בהבלעה ועיין לקמן סימן ש"ז ס"ג וס"ד ומה שכתבתי שם במשנה ברורה:(17) Comme il est dit, etc. – Et l'interdit parce que cela ressemble à un gain du Chabbat n'existe pas ici, car c'est englobé. Et voir plus loin, siman 307, séifim 3 et 4, et ce que j'ai écrit là-bas dans la Michna Beroura.
séif katan 17
- (יח) וכן אין וכו' - ר"ל דמשום מראית העין שיאמרו הבריות שהא"י שכירו הוא ליכא ג"כ דהלא אין העסק ניכר של מי הוא שאם היה ניכר ונקרא על שם ישראל היה אסור כמ"ש סימן רמ"ג ס"א גבי מרחץ ע"ש. ומ"מ כ"ז אינו מותר אלא כשלא יאמר לא"י שיתעסק בהם בשבת אלא שהא"י בעצמו עושה כן וכמו שכתב כעין זה בס"ה:(18) Et de même il n'y a pas, etc. – Il veut dire qu'il n'y a pas non plus d'interdit à cause de l'apparence, que les gens disent que le non-Juif est son salarié, car on ne reconnaît pas à qui appartient l'affaire ; car si c'était reconnaissable et appelé au nom du Juif, ce serait interdit, comme il est écrit au siman 243, séif 1, au sujet du bain ; vois là-bas. Et malgré tout, tout cela n'est permis que lorsqu'il ne dit pas au non-Juif de s'en occuper le Chabbat, mais que le non-Juif le fait de lui-même, comme il a écrit quelque chose de semblable au séif 5.
séif katan 18
- (יט) אסור - אם לא שהתנה עמו בזה קודם שנשתתף עמו וכנ"ל בס"א:(19) C'est interdit – À moins qu'il ne l'ait stipulé avec lui avant de s'associer avec lui, comme mentionné plus haut au séif 1.
séif katan 19
- (כ) אם קצץ וכו' - דאז אמרינן אדעתיה דנפשיה עביד ואינו כשלוחו:(20) S'il a fixé un forfait, etc. – Car alors on dit qu'il agit dans son propre intérêt, et il n'est pas comme son mandataire.
séif katan 20
- (כא) ובלבד וכו' - ואם יום השוק הוא בשבת אפילו בסתמא אסור דהוי כאלו אמר לי מכור לי בשבת [אחרונים לקמן בסימן ש"ד ע"ש עוד בזה]:(21) Pourvu que, etc. – Et si le jour du marché tombe un Chabbat, même si le Juif lui a confié la marchandise sans précision, c'est interdit, car c'est comme s'il lui avait dit : « Vends pour moi le Chabbat » [A'haronim ; plus loin au siman 304, vois là-bas d'autres développements à ce sujet].
séif katan 21
- (כב) מותר ליטול וכו' - היינו אפילו שלא בהבלעה ואין צריך להתנות כלום:(22) Il est permis de prendre, etc. – C'est-à-dire même de manière non englobée, et il n'est besoin de rien stipuler.
séif katan 22
- (כג) אם אפו א"י - עיין בב"ח סוף סימן רמ"ג שכתב דאיירי דלא אפו בו רק בשבת וע"כ אף שבע"כ אפו בו אם יקבל את הככר נוטל שכר שבת אבל אם אפו בו עוד שאר ימים מותר לקבל מהם שכר שבת ג"כ בהבלעה ועיין בביאור הלכה דזה מותר אפילו לא היה האפיה בע"כ דאף דעשה איסורא במה שהרשה להם וכנ"ל בריש סימן רמ"ג מ"מ בדיעבד אין לאסור שכרו דהאיסור בזה הוא רק משום מראית העין וכמ"ש בסוף סימן רמ"ג במ"ב ס"ק ט"ז:(23) Si des non-Juifs y ont cuit – Voir le Ba'h à la fin du siman 243, qui a écrit qu'il s'agit du cas où ils n'y ont cuit que le Chabbat ; c'est pourquoi, bien qu'ils y aient cuit contre son gré, s'il accepte le pain, il prend un gain du Chabbat. Mais s'ils y ont cuit aussi d'autres jours, il lui est permis de recevoir d'eux le gain du Chabbat aussi, de manière englobée. Et voir le Biour Halakha : cela est permis même si la cuisson n'a pas eu lieu contre son gré, car bien qu'il ait commis un interdit en le leur permettant, comme mentionné plus haut au début du siman 243, malgré tout, bediavad (a posteriori), on n'interdit pas son gain, car l'interdit dans ce cas n'est qu'à cause de l'apparence, comme il est écrit à la fin du siman 243, dans la Michna Beroura, séif katan 16.
séif katan 23
- (כד) ונתנו לו פת - לאו דוקא דה"ה אם נתנו לו מעות אסור לו לקבל מהם ועובדא היה בפת [א"ר]:(24) Et ils lui ont donné du pain – Ce n'est pas spécifique : il en est de même s'ils lui ont donné de l'argent, il lui est interdit de le recevoir d'eux ; simplement, le cas (maassé) qui s'était produit concernait du pain [Eliya Rabba].
séif katan 24