Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 239 →- (א) פרשה ראשונה - ואם התפלל ערבית מבעוד יום צריך לקרות כל הפרשיות ויכוין לצאת בהן המ"ע של ק"ש וגם המצוה של זכירת יציאת מצרים. וטוב לומר תמיד כל ק"ש שהיא רמ"ח תיבות [בצירוף אל מלך נאמן] לשמור רמ"ח אבריו:(1) La première section – Et s'il a prié Arvit alors qu'il faisait encore jour, il doit lire toutes les sections du Chema, et il aura l'intention de s'acquitter par elles du commandement positif de la lecture du Chema, ainsi que de la mitsva du souvenir de la sortie d'Égypte. Et il est bon de toujours dire tout le Chema, qui compte 248 mots [en y joignant « El melekh neeman » (« D.ieu, Roi fidèle »)], afin de préserver ses 248 membres.
séif katan 1
- (ב) ומברך המפיל וכו' - מלשון השו"ע משמע דברכת המפיל אומר אחר ק"ש כדי שתהא הברכה סמוכה לשינה ומה שקורא אח"כ יושב בסתר ואינך כיון דהוי משום שמירה לא הוי הפסק [ויש מדקדקין לברך המפיל בסוף אחר כל הפסוקים] ויש מאחרונים שהסכימו שיברך ברכת המפיל קודם ואח"כ ק"ש ויתר פסוקי דרחמי (כמו שנדפס בסידורים) ונראה דלמעשה יתנהג האדם כפי טבעו דהיינו אם טבעו להרדם באמצע ק"ש טוב יותר שיקדים ברכת המפיל מה דאפשר ואם אין טבעו לזה טוב יותר לאחר ברכת המפיל עד לבסוף:(2) Et on récite « Hamapil » etc. – D'après la formulation du Choulhan Aroukh, il ressort que la bénédiction « Hamapil », on la dit après le Chema, afin que la bénédiction soit juste avant le sommeil ; et le fait qu'il lise ensuite « Yochev besséter » et les autres versets, puisque c'est en vue de la protection, ce n'est pas une interruption [et certains, scrupuleux, récitent « Hamapil » à la fin, après tous les versets]. Et certains A'haronim ont été d'avis qu'il récite la bénédiction « Hamapil » d'abord, et ensuite le Chema et les autres versets de supplication (comme cela est imprimé dans les livres de prières). Et il paraît qu'en pratique, chacun se conduira selon sa nature, c'est-à-dire : si sa nature est de s'assoupir au milieu du Chema, il est préférable qu'il avance la bénédiction « Hamapil » autant que possible ; et si sa nature n'est pas telle, il est préférable de retarder la bénédiction « Hamapil » jusqu'à la fin.
séif katan 2
- (ג) סמוך למטתו - ולא יקרא ק"ש כשיכנס לישן אלא כשרואה שהשינה באה עליו [סדה"י] אבל בכנה"ג כתב שיש לקרות מיד שמא יחטפנו שינה אח"כ ולא יקרא ואין לחוש משום הפסק אלא כשעושה ד"א בינתים אבל מה שיושב ודומם לא מקרי הפסק אף ששהה איזה זמן קודם שיישן:(3) Juste avant de se mettre au lit – Et il ne lira pas le Chema lorsqu'il entre dans son lit pour dormir, mais lorsqu'il voit que le sommeil vient sur lui [le Seder HaYom]. Mais la Knesset HaGuedola a écrit qu'il faut lire le Chema immédiatement, de peur que le sommeil ne le saisisse ensuite et qu'il ne lise pas ; et on ne doit craindre une interruption que lorsqu'il fait autre chose entre-temps ; mais le fait qu'il reste assis et silencieux n'est pas appelé une interruption, même s'il a attendu un certain temps avant de s'endormir.
séif katan 3
- (ד) אחר ק"ש וכו' - ואם תאב לשתות או לדבר איזה ענין נחוץ נראה שמותר אך יחזור ויקרא פרשת שמע אכן אם כבר אמר ברכת המפיל יזהר בזה כי יפסיק בין הברכה להשינה:(4) Après le Chema etc. – Et s'il a envie de boire, ou de parler d'une affaire urgente, il paraît que c'est permis ; mais il relira la section du Chema. Cependant, s'il a déjà dit la bénédiction « Hamapil », il sera attentif à cela, car il interromprait entre la bénédiction et le sommeil.
séif katan 4
- (ה) יישן מיד - ואם צריך לשמש מטתו ירחץ עצמו מהש"ז שעליו ויטול ידיו ואח"כ יקרא. ולפחות יאמר ברכת המפיל ושמע אחר התשמיש:(5) Il s'endort immédiatement – Et s'il doit avoir des relations conjugales, il se lavera de la semence qui est sur lui, se lavera les mains, et ensuite il lira le Chema. Et au moins, il dira la bénédiction « Hamapil » et le Chema après les relations.
séif katan 5
- (ו) כשהוא שוכב - ר"ל דשם מוכח בס"א בהג"ה דלכתחלה אין כדאי לילך ולשכב ולקרותה בשכיבה אפילו כשהוא שוכב על צדו ממש. כתב המ"א דוקא כשקורא זו הק"ש לשם חובה כגון שהתפלל ערבית מבע"י וצריך עתה לכוון לקיים המ"ע דק"ש לכך צריך ליזהר בכל פרטיה אבל אם כבר קרא בזמנה וקורא עתה רק משום ק"ש שעל המטה מותר לכתחלה לקרותה בשכיבה ויש שמחמירין לכתחלה לקרותה בעמידה או בישיבה אכן אם כבר שכב לכו"ע מותר להטות על צדו ולקרוא. ויש לו לאדם להרגיל עצמו לשכב על צדו דוקא ואיסור גדול לשכב פרקדן דהיינו שמושלך על גבו ופניו למעלה או שפניו טוחות למטה:(6) En étant couché – C'est-à-dire que là-bas (siman 63), il est prouvé au séif 1, dans la glose (du Rema), qu'a priori il ne convient pas d'aller se coucher et de le lire couché, même lorsqu'on est couché véritablement sur le côté. Le Maguen Avraham a écrit que cela ne vaut que lorsqu'il lit ce Chema au titre d'obligation, par exemple s'il a prié Arvit alors qu'il faisait encore jour et qu'il doit maintenant avoir l'intention d'accomplir le commandement positif du Chema ; c'est pourquoi il doit être attentif à tous ses détails. Mais s'il l'a déjà lu en son temps, et qu'il le lit maintenant seulement au titre du Chema sur le lit, il est permis lekhat'hila (a priori) de le lire couché. Et certains sont rigoureux pour le lire a priori debout ou assis. Cependant, s'il est déjà couché, selon tous les avis il est permis de se tourner sur le côté et de lire. Et l'homme doit s'habituer à se coucher sur le côté uniquement ; et c'est un grand interdit de se coucher perakdan, c'est-à-dire étendu sur le dos, le visage vers le haut, ou bien le visage plaqué vers le bas.
séif katan 6
- (ז) חוזר וקורא - פרשה ראשונה [וראוי שלא לכפול פסוק ראשון] או שיאמר שאר פסוקים דרחמי. וה"ה אם מהרהר בד"ת שפיר דמי [מ"א]:(7) On le relit – La première section [et il convient de ne pas répéter le premier verset], ou bien il dira d'autres versets de supplication. Et de même, s'il médite des paroles de Torah, c'est bien [le Maguen Avraham].
séif katan 7
- (ח) ואין מברכין וכו' - פי' אשר קדשנו במצותיו וצונו על ק"ש אין לברך ולאפוקי מדעת איזה פוסק שמצריך לברך. כתבו הפוסקים הישן ביום א"צ לברך ברכת המפיל וטוב שיאמר ויהי נועם וגו' יושב בסתר וגו':(8) Et on ne récite pas de bénédiction, etc. – Explication : la bénédiction « Acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou al keriat Chema » (« qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la lecture du Chema »), on ne doit pas la réciter ; et cela vient exclure l'opinion d'un certain décisionnaire qui exige de la réciter. Les décisionnaires ont écrit : celui qui dort le jour n'a pas besoin de réciter la bénédiction « Hamapil » ; et il est bon qu'il dise « Vihi noam » (« Que la grâce… », Psaumes 90, 17) etc. et « Yochev besséter » etc.
séif katan 8
- (ט) ואומר יושב בסתר וגו' - כל אלו הפסוקים שנהגו לאומרם הוא להגן שלא יבוא עליו ח"ו דבר רע. ואם הוא חולה או אנוס די במה שיאמר פרשה ראשונה של ק"ש וברכת המפיל לבד [מ"א]. כתבו הספרים שבלילה קודם השינה נכון לאדם שיפשפש במעשיו שעשה כל היום ואם ימצא שעשה עבירה יתודה עליה ויקבל ע"ע שלא לעשותה עוד ובפרט בעונות המצויים כגון חניפות שקרים ליצנות לשה"ר וכן עון בטול תורה צריכים בדיקה ביותר. גם ראוי למחול לכל מי שחטא כנגדו וציערו ובזכות זה האדם מאריך ימים [מגילה כ"ח]. אחז"ל הישן בבית יחידי והיינו בלילה אוחזתו לילית ובית היינו חדר. אלו צריכין שימור מהמזיקין חולה חיה חתן כלה אבל. ות"ח בלילה [היינו כשהוא עומד יחידי באישון לילה ואפלה]:(9) Et on dit « Yochev besséter » etc. – Tous ces versets qu'on a l'usage de dire servent à protéger, afin que ne lui arrive pas, à D.ieu ne plaise, quelque chose de mal. Et s'il est malade ou empêché, il suffit qu'il dise la première section du Chema et la bénédiction « Hamapil » seulement [le Maguen Avraham]. Les livres (de morale) ont écrit que la nuit, avant le sommeil, il convient que l'homme examine les actes qu'il a faits toute la journée ; et s'il trouve qu'il a commis une faute, il s'en confessera et prendra sur lui de ne plus la commettre ; et surtout pour les fautes fréquentes, comme la flatterie, les mensonges, la moquerie, la médisance (lachon hara) ; et de même la faute de la négligence de l'étude de la Torah demande un examen tout particulier. Il convient aussi de pardonner à quiconque a fauté envers lui et l'a peiné ; et par ce mérite, l'homme prolonge ses jours [Meguila 28]. Nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : celui qui dort seul dans une maison — c'est-à-dire la nuit — Lilit le saisit ; et « maison » signifie une pièce. Voici ceux qui ont besoin d'être gardés des mazikin (esprits nuisibles) : le malade, l'accouchée, le marié, la mariée, l'endeuillé, et l'érudit (talmid 'hakham) la nuit [c'est-à-dire lorsqu'il se trouve seul au cœur de la nuit et de l'obscurité].
séif katan 9