Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 236 →- (א) בערב וכו' - והמנהג לומר והוא רחום קודם תפלת ערבית [טור בסי' רל"ז ע"ש הטעם]. ודע דמה שמבואר לעיל בסימן נ"ד במ"ב סקי"ד בשם האחרונים דאחר ברכו דינו כאמצע הפרק [דעיקר ברכו שאומר הש"ץ הכונה אברכות שמברכין העולם אח"כ וכיון שענו העולם ברכו הוי כאלו התחילו הברכה וכמש"כ הא"ר והפמ"ג שם עי"ש] פשוט דאין לחלק בין שחרית לערבית ולפ"ז צריך ליזהר מאד שלא לספר אחר ברכו דערבית אפילו קודם שהתחיל לברך הברכה ראשונה אם דעתו להתפלל אז מעריב עם הצבור ובעו"ה הרבה אנשים נכשלין בזה:(1) Le soir, etc. – Et l'usage est de dire « Vehou ra'houm » (« Et Lui, miséricordieux… ») avant la prière d'Arvit [le Tour, au siman 237 ; vois là-bas la raison]. Et sache que ce qui est expliqué plus haut, au siman 54, dans la Michna Beroura, séif katan 14, au nom des A'haronim (décisionnaires tardifs), à savoir qu'après « Barekhou » la règle est comme celle du milieu d'une section de la prière [car l'essentiel du « Barekhou » que dit l'officiant (chalia'h tsibour) vise les bénédictions que l'assemblée prononce ensuite ; et puisque l'assemblée a répondu « Barekhou », c'est comme si elle avait commencé la bénédiction, ainsi que l'ont écrit l'Eliya Rabba et le Peri Megadim là-bas, vois-y], il est évident qu'il n'y a pas lieu de distinguer entre Cha'harit et Arvit. Et d'après cela, il faut faire très attention à ne pas parler après le « Barekhou » d'Arvit, même avant d'avoir commencé à réciter la première bénédiction, si l'on a l'intention de prier alors Arvit avec la communauté ; et, à cause de nos nombreuses fautes, beaucoup de gens trébuchent en cela.
séif katan 1
- (ב) שתים וכו' - אשר בדברו וכו' ואהבת עולם ואינה פותחת בברוך דהויא סמוכה לראשונה. ויש להפסיק בין ברקיע כרצונו לבין בורא יום ולילה דכרצונו קאי אדלעיל. ומנהג ספרד שלא לומר ה' צבאות וכו' אל חי וכו' אלא מסיימין תיכף אחרי מבדיל בין יום וכו' ברוך אתה וכו' כי היכי דלהוי מעין חתימה סמוך לחתימה וכן נכון ועיין בטור שיישב גם מנהגנו דהוי ג"כ מעין חתימה שאנו מתפללין שימלוך ה' ויתקיים והיה לעת ערב יהיה אור לנו וחשך לשונאי ה' ומה שאנו אומרים ה' צבאות כתבו ג"כ האחרונים משום דכתיב עושה עיפה ושחר ה' צבאות שמו:(2) Deux, etc. – À savoir « Acher bidvaro » (« Qui, par Sa parole… ») etc. et « Ahavat olam » (« D'un amour éternel ») ; et cette dernière ne commence pas par « Baroukh », car elle est attenante à la première bénédiction. Et il faut faire une pause entre « barakia kirtsono » (« dans le firmament selon Sa volonté ») et « boré yom valayla » (« Il crée le jour et la nuit »), car « kirtsono » se rapporte à ce qui précède. Et l'usage séfarade est de ne pas dire « Hachem Tsevaot » (« Hachem des armées ») etc., « El 'haï » (« D.ieu vivant ») etc., mais on conclut aussitôt après « hamavdil bein yom » (« qui sépare entre le jour ») etc. par « Baroukh Ata » etc., afin que la phrase proche de la conclusion soit d'un contenu semblable à la conclusion ; et c'est ce qui convient. Et vois dans le Tour, qui justifie aussi notre usage, car ce texte aussi est d'un contenu semblable à la conclusion, puisque nous prions pour qu'Hachem règne et que s'accomplisse le verset « Et il arrivera au temps du soir qu'il y aura de la lumière » (Zacharie 14, 7) pour nous, et l'obscurité pour les ennemis d'Hachem. Et quant au fait que nous disons « Hachem Tsevaot », les A'haronim ont écrit aussi que c'est parce qu'il est écrit : « Qui fait de l'aurore l'obscurité… Hachem, D.ieu des armées, est Son nom » (Amos 4, 13).
séif katan 2
- (ג) ושתים לאחריה - ראשונה אמת ואמונה ואינה פותחת בברוך דהויא סמוכה לחברתה דק"ש לא הוי הפסק וחותם בא"י גאל ישראל ולא גואל ישראל כמו בתפלה משום שנתקנה על הגאולה שעברה [טור] ובמערבית של יו"ט נוהגין לסיים מלך צור ישראל וגואלו ומפקפקין הרבה בזה והרבה מהאחרונים מישבין המנהג ואעפ"כ יותר טוב לסיים גאל ישראל כמו בשאר ימות השנה וכמו שכתבנו לעיל בסימן ס"ו במ"ב ס"ק ל"ג וברכה שניה השכיבנו וחותם שומר עמו ישראל לעד מפני שלילה צריכין שימור מן המזיקין ואע"ג דקי"ל דצריך לסמוך גאולה לתפלה אף בערבית וכדלקמיה בס"ב מ"מ השכיבנו לא הוי הפסק דכגאולה אריכתא דמיא [גמרא] וכתבו בתר"י הטעם דכשעבר ה' לנגוף את מצרים היו ישראל מפחדים ומתפללים להש"י שיקיים דברו שלא יתן המשחית לבא אל בתיהם לנגוף וכנגד אותה תפלה תקנו לומר השכיבנו הלכך מעין גאולה היא:(3) Et deux après lui – La première est « Emet veémouna » (« Vérité et fidélité ») ; et elle ne commence pas par « Baroukh », car elle est attenante à sa compagne (la bénédiction précédant le Chema), car le Chema ne constitue pas une interruption ; et on conclut : « Baroukh Ata Hachem, gaal Israël » (« qui a délivré Israël »), et non « goel Israël » (« qui délivre Israël ») comme dans la Amida, parce qu'elle a été instituée sur la délivrance passée [le Tour]. Et à l'Arvit de Yom Tov, on a l'usage de conclure par « Melekh, tsour Israël vegoalo » (« Roi, Rocher d'Israël et son Rédempteur ») ; et on émet beaucoup de réserves à ce sujet, et beaucoup d'A'haronim justifient l'usage ; néanmoins, il est préférable de conclure « gaal Israël », comme pendant le reste des jours de l'année, et comme nous l'avons écrit plus haut, au siman 66, dans la Michna Beroura, séif katan 33. Et la deuxième bénédiction est « Hachkivénou » (« Fais-nous coucher »), et on conclut par « chomer amo Israël laad » (« qui garde Son peuple Israël à jamais »), parce que la nuit, on a besoin d'être gardé des mazikin (esprits nuisibles). Et bien que nous tenions pour règle qu'il faut faire suivre la délivrance (gueoula) par la Amida même à Arvit, comme il est dit ci-après, au séif 2, néanmoins « Hachkivénou » n'est pas une interruption, car elle est considérée comme une bénédiction de délivrance prolongée [la Guemara]. Et les élèves de Rabbénou Yona ont écrit la raison : lorsqu'Hachem passa pour frapper l'Égypte, les Bnei Israël avaient peur et priaient D.ieu, béni soit-Il, qu'Il accomplisse Sa parole de ne pas laisser le destructeur entrer dans leurs maisons pour frapper ; et en regard de cette prière, on a institué de dire « Hachkivénou » ; c'est pourquoi elle est d'un contenu semblable à la délivrance.
séif katan 3
- (ד) בין גאולה דערבית לתפלה - שגם בערבית מצוה לסמוך גאולה לתפלה:(4) Entre la délivrance d'Arvit et la Amida – Car à Arvit aussi, c'est une mitsva de faire suivre la délivrance par la Amida.
séif katan 4
- (ה) ואף הנוהגין לומר וכו' - ובטור מסיים בזה ומה שנוהגין להפסיק בפסוקים ויראו עינינו וקדיש לפי שבימים הראשונים היו בתי כנסיות שלהם בשדות והיו יראים להתאחר שם עד זמן תפלת ערבית ותקנו לומר פסוקים אלו שיש בהם י"ח אזכרות כנגד י"ח ברכות שיש בתפלת ערבית ונפטרין בקדיש ועתה שחזרו להתפלל ערבית בבתי כנסיות לא נתבטל מנהג הראשון ומ"מ אין להפסיק בדברים אחרים ויש מן הגדולים שנהגו שלא לאמרם עכ"ל ובזה נבין דברי המחבר:(5) Et même ceux qui ont l'usage de dire, etc. – Et le Tour conclut sur ce point : « Et quant à l'usage d'interrompre par les versets de « Yiréou énénou » (« Que nos yeux voient ») et par le Kaddich, c'est parce qu'aux premiers temps, leurs synagogues étaient dans les champs, et ils craignaient de s'attarder là-bas jusqu'à l'heure de la prière d'Arvit ; on a donc institué de dire ces versets, qui contiennent dix-huit mentions du Nom divin, en regard des dix-huit bénédictions qu'il y a dans la Amida d'Arvit, et ils prenaient congé par le Kaddich. Et maintenant qu'on est revenu à prier Arvit dans les synagogues, le premier usage n'a pas été aboli ; néanmoins, il ne faut pas interrompre par d'autres choses. Et il y a parmi les grands Sages certains qui ont eu l'usage de ne pas les dire. » Fin de citation. Et par cela, nous comprendrons les paroles de l'auteur (le Choulhan Aroukh).
séif katan 5
- (ו) אין להפסיק וכו' - דאותן פסוקים לא מקרי הפסק כיון דתקינו לאומרם הו"ל כגאולה אריכתא [תוספות]:(6) On ne doit pas interrompre, etc. – Car ces versets-là ne sont pas appelés une interruption : puisqu'on a institué de les dire, ils sont comme une bénédiction de délivrance prolongée [Tossefot].
séif katan 6
- (ז) צורך התפלה - ולאו דוקא לקרוא ולהכריז שהוא ר"ח שהוא דאורייתא או להכריז טל ומטר שאם יטעו צריך לחזור אלא אפילו להכריז על הנסים שפיר דמי ואע"ג שאם יטעו ג"כ אין צריך לחזור דמ"מ הוא צורך תפלה. ודוקא במקום זה יכול להפסיק אבל כשהוא עומד בברכת ק"ש בין הפרקים אסור לו להכריז שום דבר:(7) Un besoin de la prière – Et pas seulement pour appeler et annoncer que c'est Roch 'Hodech (néoménie), qui est une obligation de la Torah, ou pour annoncer « tal oumatar » (la demande de la rosée et de la pluie), car s'ils se trompent, il faut recommencer ; mais même pour annoncer « Al hanissim » (le passage des miracles), c'est bien, et bien que, s'ils se trompent à ce sujet, il ne soit pas nécessaire de recommencer, néanmoins c'est un besoin de la prière. Et c'est seulement à cet endroit (entre la délivrance et la Amida) qu'on peut interrompre ; mais lorsqu'on se trouve dans les bénédictions du Chema, entre les sections, il est interdit d'annoncer quoi que ce soit.
séif katan 7
- (ח) לומר ברכו - דגם זה הוא צורך תפלה:(8) De dire « Barekhou » – Car cela aussi est un besoin de la prière.
séif katan 8
- (ט) ועיין לעיל סי' ס"ט - ר"ל דשם בהג"ה מבואר דדוקא בערבית מקילינן לזה אבל לא בשחרית:(9) Et vois plus haut, siman 69 – C'est-à-dire que là-bas, dans la glose (du Rema), il est expliqué que c'est seulement à Arvit que l'on est indulgent pour cela, mais pas à Cha'harit.
séif katan 9
- (י) נהגו לעמוד וכו' - והרבה אחרונים כתבו דיותר טוב שלא לעמוד כדי להראות שאין רוצה לצאת בזה ידי חובת תפלת י"ח אך כשמתפלל עם הצבור וקורא אח"כ ק"ש וברכותיה אז יוכל לומר ברוך ה' וכו' מעומד ועיין מה שנכתוב לקמיה. כתב מ"א בשם רש"ל שיש לומר הושיענו אלהי ישענו והוא פסוק בדברי הימים ולא יאמר הושיענו ה' אלהי ישענו דא"כ הוא מוסיף על י"ח אזכרות:(10) On a l'usage de se tenir debout, etc. – Et beaucoup d'A'haronim ont écrit qu'il est préférable de ne pas se tenir debout pour « Baroukh Hachem leolam », afin de montrer que l'on ne veut pas s'acquitter par cela de l'obligation de la prière des dix-huit bénédictions. Mais lorsqu'on prie la Amida avec la communauté et qu'on lit ensuite le Chema et ses bénédictions, alors on peut dire « Baroukh Hachem » etc. debout ; et vois ce que nous écrirons ci-après. Le Maguen Avraham a écrit, au nom du Rachal, qu'il faut dire « Hochiénou, Elohé yichénou » (« Sauve-nous, D.ieu de notre salut »), qui est un verset des Chroniques (I Chroniques 16, 35), et on ne dira pas « Hochiénou, Hachem Elohé yichénou », car alors on ajouterait aux dix-huit mentions du Nom divin.
séif katan 10
- (יא) ורוצים לעמוד בתפלה - ואם הם עוסקים עדיין בברכות ק"ש והוא משער שעד שיגיעו הצבור לשמ"ע יוכל לומר ק"ש וברכותיה עד שומר עמו ישראל לעד יעשה כן וידלג ברוך ה' לעולם וכו' ויתפלל שמ"ע עם הצבור דאותן הפסוקים אינן אלא מנהג ויש גדולים שסוברים שאין לאומרו ולכן מוטב לדלג כדי לקיים תפלה בצבור עם סמיכת גאולה לתפלה כן כתבו כמה אחרונים [והנה בדברי הט"ז וא"ר מבואר בהדיא דברוך ה' לעולם וכו' וגם יראו עינינו יאמר אחר התפלה וכן העתיק הח"א וכן משמע קצת במ"א סק"ב אכן במעשה רב כתב דאחר התפלה לא יאמר הפסוקים דברוך ה' לעולם וכו' ומשמע דטעמיה דלא נתקן אלא לאומרו במקומו ולא אחר שכבר התפלל ערבית וע"כ נראה דטוב שלא יחתום ברכת יראו עינינו אלא יאמר עד כי אין לנו מלך אלא אתה ואע"ג דברכה בלא חתימה בעלמא אינה חשובה ברכה כלל מ"מ כיון דאפילו קודם י"ח הוא רק מנהגא בעלמא הבו דלא להוסיף עלה] עוד כתבו במקומות שמקדימין להתפלל ערבית מבע"י ובא לבהכ"נ בשעה שמתחילין ברכו והוא לא התפלל מנחה יתפלל מנחה בעוד שהם קורין ק"ש וברכותיה ואח"כ יתפלל ערבית עם הצבור ואח"כ יקרא ק"ש וברכותיה בלילה אכן אם יהיה לו לתפלת ערבית מנין בלילה ימתין בתפלת מנחה להתפלל בשעה שהצבור מתפללין ערבית ותפלת ערבית יתפלל אח"כ כדינה עם צבור בלילה [פמ"ג]:(11) Et ils veulent se mettre debout pour la Amida – Et s'ils (la communauté) sont encore occupés aux bénédictions du Chema, et qu'il estime que, d'ici à ce que la communauté arrive à la Chemona Esré (Amida), il pourra dire le Chema et ses bénédictions jusqu'à « chomer amo Israël laad », il fera ainsi : il sautera « Baroukh Hachem leolam » etc. et priera la Chemona Esré avec la communauté ; car ces versets ne sont qu'un usage, et il y a de grands Sages qui estiment qu'il ne faut pas le dire ; c'est pourquoi il vaut mieux le sauter, afin d'accomplir la prière en communauté avec le fait de faire suivre la délivrance par la Amida. Ainsi l'ont écrit plusieurs A'haronim. [Or, dans les paroles du Taz et de l'Eliya Rabba, il est expliqué explicitement que « Baroukh Hachem leolam » etc. ainsi que « Yiréou énénou », il les dira après la Amida ; et ainsi l'a recopié le 'Hayé Adam, et cela ressort aussi un peu du Maguen Avraham, séif katan 2. Cependant, dans le Maassé Rav (usages du Gaon de Vilna), il a écrit qu'après la Amida, on ne dira pas les versets de « Baroukh Hachem leolam » etc. ; et il semble que sa raison est que cela n'a été institué que pour être dit à sa place, et non après avoir déjà prié Arvit. C'est pourquoi il paraît qu'il est bon de ne pas conclure la bénédiction de « Yiréou énénou », mais de dire jusqu'à « ki ein lanou melekh ela Ata » (« car nous n'avons de roi que Toi »). Et bien qu'en général une bénédiction sans conclusion ne compte pas du tout comme une bénédiction, néanmoins, puisque même avant la Chemona Esré ce n'est qu'un simple usage, n'y ajoutons pas davantage.] Ils ont encore écrit : dans les endroits où l'on avance la prière d'Arvit alors qu'il fait encore jour, et qu'il arrive à la synagogue au moment où l'on commence « Barekhou », et qu'il n'a pas prié Min'ha, il priera Min'ha pendant qu'ils lisent le Chema et ses bénédictions, et ensuite il priera la Amida d'Arvit avec la communauté, et ensuite il lira le Chema et ses bénédictions la nuit. Cependant, s'il aura pour la prière d'Arvit un minyan (quorum de dix) la nuit, il attendra, pour la prière de Min'ha, de prier au moment où la communauté prie Arvit, et la prière d'Arvit, il la priera ensuite conformément à sa règle, avec une communauté, la nuit [le Peri Megadim].
séif katan 11
- (יב) יתפלל עמהם - דתפלת הצבור עדיפא ממסמך גאולה לתפלה דערבית [ואפילו אם הצבור מתפללין מבע"י אפ"ה יתפלל עמהם ויקרא ק"ש וברכותיה כשיגיע זמנה ועיין לעיל בסי' רל"ג ס"א מתי יוכל להתפלל שמ"ע דערבית מבעוד יום] אבל כ"ז דוקא כשהוא משער שלא יוכל להשיג אח"כ מנין להתפלל עמהם דאל"ה אין לו לבטל מצות סמיכת גאולה לתפלה:(12) Il priera avec eux – Car la prière en communauté a priorité sur le fait de faire suivre la délivrance par la Amida à Arvit [et même si la communauté prie alors qu'il fait encore jour, il priera malgré tout avec eux, et il lira le Chema et ses bénédictions lorsque son heure arrivera ; et vois plus haut, au siman 233, séif 1, à partir de quand on peut prier la Chemona Esré d'Arvit alors qu'il fait encore jour]. Mais tout cela ne vaut que lorsqu'il estime qu'il ne pourra pas trouver ensuite un minyan pour prier avec eux ; car sinon, il ne doit pas annuler la mitsva de faire suivre la délivrance par la Amida.
séif katan 12
- (יג) אחר ברכת עצמו - שהוא סיום ברכת ק"ש ואזיל המחבר לטעמיה במה שפסק בסימן רט"ו ס"א עי"ש:(13) Après sa propre bénédiction – Qui est la fin des bénédictions du Chema ; et l'auteur (le Choulhan Aroukh) suit là son propre raisonnement, conformément à ce qu'il a tranché au siman 215, séif 1 ; vois-y.
séif katan 13
- (יד) ולא יענה וכו' - כי היא אינה שייך לברכת ק"ש והויא ככל ברכה מיוחדת שאין עונה אמן אחר ברכת עצמו:(14) Et il ne répondra pas, etc. – Car elle (la bénédiction de « Yiréou énénou ») n'appartient pas aux bénédictions du Chema, et elle est comme toute bénédiction particulière, après laquelle on ne répond pas « Amen » après sa propre bénédiction.
séif katan 14
- (טו) המלך בכבודו - באומרו תמיד ימלוך עלינו לא יהיה כונתו בלשון בקשה שמתפלל שימלוך עלינו דהיינו לקרב הגאולה שאין תפלה בחתימת הברכה אלא יהיה כונתו בלשון שבח שהקב"ה ימלוך לעולם [מ"א]:(15) Le Roi dans Sa gloire – En disant « tamid yimlokh alénou » (« Il régnera toujours sur nous »), son intention ne sera pas sur le mode de la requête, qu'il prie pour qu'Il règne sur nous, c'est-à-dire pour rapprocher la délivrance, car il n'y a pas de prière (de requête) dans la conclusion d'une bénédiction ; mais son intention sera sur le mode de la louange : que le Saint, béni soit-Il, règne à jamais [le Maguen Avraham].
séif katan 15
- (טז) וע"ל סי' רט"ו - ר"ל ששם כתב הרמ"א שבמדינותינו אין נוהגין לענות אחר ברכת עצמו אפילו אחר ברכת שומר עמו ישראל לעד:(16) Et vois plus haut, siman 215 – C'est-à-dire que là-bas, le Rema a écrit que dans nos contrées, on n'a pas l'usage de répondre « Amen » après sa propre bénédiction, même après la bénédiction « chomer amo Israël laad ».
séif katan 16