Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 225 →- (א) חבירו - ואין חילוק בין איש לאשה והיינו אם רואה אשתו ואמו בתו ואחותו כיון שהוא שמח ונהנה בראייתם. כתבו הפוסקים דאם ראה חכם מחכמי ישראל מברך עליו אשר חלק וכדלעיל בסימן רכ"ד ס"ו וגם שהחיינו אם הוא שלשים יום שלא ראה אותו:(1) Son ami – et il n'y a pas de différence entre un homme et une femme ; c'est-à-dire s'il voit sa femme, sa mère, sa fille ou sa sœur, puisqu'il se réjouit et a plaisir à les voir. Les décisionnaires ont écrit que s'il a vu un sage parmi les sages d'Israël, il bénit pour lui « qui a attribué » (de Sa sagesse), comme il est dit plus haut, siman 224, séif 6, et aussi Chéhé'héyanou s'il y a trente jours qu'il ne l'a pas vu.
séif katan 1
- (ב) לאחר שלשים יום - מראיה ראשונה. ואם קיבל ממנו כתב או שאנשים הודיעוהו משלומו יש דעות באחרונים וספק ברכות להקל:(2) Après trente jours – depuis la première vue. Et s'il a reçu de lui une lettre, ou que des gens l'ont informé de son bien-être, il y a divergence d'opinions chez les A'haronim, et en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent.
séif katan 2
- (ג) אומר שהחיינו וכו' - וכל אלו הברכות הוא בשם ומלכות ואפילו ברכת מחיה מתים [מגן גבורים ושאר הרבה אחרונים דלא כתשובת פ"מ]:(3) Il dit Chéhé'héyanou, etc. – et toutes ces bénédictions se disent avec le Nom divin et la Royauté, même la bénédiction « qui fait revivre les morts » (Maguen Guiborim et de nombreux autres A'haronim, contrairement aux responsa Pné Moché).
séif katan 3
- (ד) מחיה המתים - ואז אין מברך שהחיינו. וטעם ברכה זו כתב בחידושי אגדות לפי שבכל שנה האדם נידון בר"ה ויוה"כ אם למות אם לחיים ואם רואהו אחר ר"ה ויוה"כ זה ואח"כ אין רואה אותו עד אחר ר"ה ויוה"כ הבא הרי עבר עליו דין אם למות אם לאו וע"כ אומר ברוך מחיה מתים שניצול מדין מיתה בר"ה ויוה"כ:(4) Qui fait revivre les morts – et alors il ne bénit pas Chéhé'héyanou. Et la raison de cette bénédiction, il (le Maharcha) l'a écrite dans les 'Hiddouché Aggadot : chaque année, l'homme est jugé à Roch Hachana et Yom Kippour, pour la mort ou pour la vie ; et s'il le voit après ce Roch Hachana et ce Yom Kippour, puis ne le voit plus avant le Roch Hachana et le Yom Kippour suivants, un jugement est passé sur lui, pour la mort ou non. C'est pourquoi il dit : « Béni soit-Il qui fait revivre les morts », car il a été sauvé de la sentence de mort à Roch Hachana et Yom Kippour.
séif katan 4
- (ה) ושלח לו כתבים - ר"ל אע"פ שהריצו כתבים מזה לזה ועי"ז נעשו אוהבים מ"מ כיון שלא נתחבר עמו פנים אל פנים אין מעולה האהבה כ"כ עד שיהיה נהנה ושמח בראייתו. כתב הפמ"ג דאם נתבשר לו שילדה אשתו והוא היה במדינת הים וראהו עתה מברך שהחיינו או מחיה המתים [אם הוא לאחר י"ב חודש] דודאי יש לו שמחה בולדו אף שלא ראהו מעולם:(5) Et que celui-ci lui a envoyé des lettres – c'est-à-dire que bien qu'ils se soient envoyé des lettres l'un à l'autre et soient ainsi devenus amis, néanmoins, puisqu'il ne s'est pas lié avec lui face à face, l'amitié n'est pas si élevée qu'il ait plaisir et se réjouisse de le voir. Le Peri Megadim a écrit que si on lui a annoncé que sa femme a accouché alors qu'il était outre-mer, et qu'il le voit (l'enfant) maintenant, il bénit Chéhé'héyanou ou « qui fait revivre les morts » [si c'est après douze mois], car il éprouve certainement de la joie pour son enfant, bien qu'il ne l'ait jamais vu.
séif katan 5
- (ו) בר מצוה - היינו כשנעשה בן י"ג ויום אחד ועכשיו נהגו שלא לברך עד שעה שהנער מתפלל בצבור בתורת ש"ץ או שהוא קורא בתורה בשבת ראשונה שאז נודע לרבים שהוא בר מצוה. מצוה על האדם לעשות סעודה ביום שנעשה בנו בר מצוה כיום שנכנס לחופה והיינו ביום שנכנס לשנת י"ד וטעם הסעודה משום דעכשיו נעשה איש ישראל שנצטוה במצות התורה. ואם הנער דורש הוי סעודת מצוה אפילו אינו באותו יום:(6) Bar mitsva – c'est-à-dire lorsqu'il atteint l'âge de treize ans et un jour. Et maintenant, on a l'usage de ne bénir qu'au moment où le garçon prie en public en tant qu'officiant (chelia'h tsibour), ou lorsqu'il lit dans la Torah le premier Chabbat, car alors il est connu du public qu'il est bar mitsva. C'est une mitsva pour l'homme de faire un repas le jour où son fils devient bar mitsva, comme le jour où il entre sous le dais nuptial ('houppa) ; c'est-à-dire le jour où il entre dans sa quatorzième année. La raison du repas est que maintenant il devient un homme d'Israël, à qui sont ordonnées les mitsvot de la Torah. Et si le garçon fait une drasha (un discours de Torah), c'est un repas de mitsva, même si ce n'est pas ce jour-là.
séif katan 6
- (ז) שפטרני מענשו וכו' - פי' דעד עכשיו נענש האב כשחטא הבן בשביל שלא חנכו למצות התורה ועכשיו שנעשה איש מחוייב הוא להתחזק בעצמו למצות הש"י. ודע דאע"פ ששוב אין עליו ענין חינוך מ"מ יש על האב מצות הוכחה כשרואה שאינו מתנהג כשורה וכשאינו מוחה בידו נענש עליו דלא גרע משאר ישראל וכידוע מה שאחז"ל כל מי שיש לו למחות באנשי ביתו ואינו מוחה נתפס בעון אנשי ביתו. וכל מי שיש לו למחות באנשי עירו ואינו מוחה וכו':(7) « Qui m'a exempté du châtiment, etc. » – c'est-à-dire que jusqu'à maintenant, le père était puni lorsque le fils fautait, parce qu'il ne l'avait pas éduqué aux mitsvot de la Torah ; et maintenant qu'il est devenu un homme, il est lui-même tenu de se renforcer dans les mitsvot d'Hachem, béni soit-Il. Et sache que bien qu'il n'y ait plus sur lui (le fils) d'obligation d'éducation, il incombe néanmoins au père la mitsva de réprimande lorsqu'il voit qu'il ne se conduit pas correctement ; et s'il ne proteste pas, il est puni pour lui, car ce n'est pas moins que pour tout autre Juif, comme on connaît ce qu'ont dit nos Sages, de mémoire bénie : quiconque peut protester contre les gens de sa maison et ne proteste pas est saisi pour la faute des gens de sa maison ; et quiconque peut protester contre les gens de sa ville et ne proteste pas, etc.
séif katan 7
- (ח) וטוב לברך בלא וכו' - משום שלא הוזכרה ברכה זו בגמרא וכן העתיק בדה"ח אמנם דעת הגר"א בביאורו דמאחר שהוזכרה ברכה זו במדרש ומהרי"ל עשה כן הלכה למעשה יש לברך בשם ומלכות ועיין בח"א שכתב ג"כ דהמברך לא הפסיד:(8) Et il est bien de bénir sans, etc. – parce que cette bénédiction n'est pas mentionnée dans la Guemara ; et c'est aussi ce qu'a rapporté le Dérekh Ha'Hayim. Toutefois, l'avis du Gaon de Vilna dans son Biour est que, puisque cette bénédiction est mentionnée dans le Midrach et que le Maharil l'a faite en pratique, il faut bénir avec le Nom divin et la Royauté. Et voir le 'Hayé Adam, qui a aussi écrit que celui qui bénit (ainsi) n'a pas perdu.
séif katan 8
- (ט) מברך שהחיינו - ואינה אלא רשות דאי לא מברך לא מיענש. ומ"מ ראוי ליזהר שלא לבטלה [א"ר ע"ש]:(9) Il bénit Chéhé'héyanou – et ce n'est que facultatif, car s'il ne bénit pas, il n'est pas puni. Néanmoins, il convient de veiller à ne pas l'omettre (Eliya Rabba ; voir là-bas).
séif katan 9
- (י) ביד חבירו - דעיקרה נתקן על שמחת הלב שמשמח על צמיחת פרי חדש:(10) Dans la main de son ami – car elle a été instituée essentiellement pour la joie du cœur, qui se réjouit de la pousse d'un fruit nouveau.
séif katan 10
- (יא) עד שעת אכילה - דמי שאין לבו שמח בראייתו רק באכילתו לכו"ע מברך רק אאכילתו ולכך נהגו תמיד בזה משום לא פלוג ועיין בפמ"ג שכתב דלכתחלה נכון לברך שהחיינו קודם ואח"כ יברך ברכה הראויה לה וה"ה אם טועם מעט ואח"כ מברך שהחיינו אפשר דג"ז טוב הוא ובדיעבד אם בירך שהחיינו אחר הברכה שבירך על האכילה קודם שהתחיל לטעום ג"כ אין זה הפסק ע"ש:(11) Avant le moment de le manger – car celui dont le cœur ne se réjouit pas à sa vue mais seulement en le mangeant, selon tous les avis, ne bénit que lorsqu'il le mange ; c'est pourquoi on a l'usage de procéder toujours ainsi, afin de ne pas faire de distinction. Et voir le Peri Megadim, qui a écrit que lekhat'hila (a priori) il est bon de bénir d'abord Chéhé'héyanou, et ensuite la bénédiction qui convient au fruit ; et de même, s'il goûte un peu et bénit ensuite Chéhé'héyanou, il est possible que cela aussi soit bien ; et bediavad (a posteriori), s'il a béni Chéhé'héyanou après la bénédiction qu'il a dite pour manger, avant de commencer à goûter, ce n'est pas non plus une interruption (voir là-bas).
séif katan 11
- (יב) עד שנגמר וכו' - ר"ל דאף דלענין ברכה על הפרי קי"ל בסימן ר"ב ס"ב דמברכין על הבוסר [בגפנים] בפה"ע משהגיעו לשיעור פול הלבן ובשאר כל האילנות משיוציאו פרי שהוא ראוי לאכול ע"י הדחק הכא לענין שהחיינו אין לברך עד שיהיה נגמר תשלום גידולו שיהיה טוב למאכל ואפילו בדיעבד אם בירך מקודם שנגמר ברכתו היא לבטלה. ועיין במ"א שהביא דדעת הרדב"ז הוא דכשהגיע לפול הלבן [ומסתמא ה"ה בשאר כל האילנות משיוציאו פרין] כיון שמברך עליו ברכתו הראוי לו כשאוכלו יוכל ג"כ לברך עליו שהחיינו ולענין דיעבד יש לסמוך עליו שלא לחזור ולברך:(12) Avant que la croissance ne soit achevée, etc. – c'est-à-dire que bien que, pour la bénédiction sur le fruit, nous retenions (plus haut, siman 202, séif 2) qu'on bénit sur le boser [de la vigne] Boré peri ha'ets (« qui crée le fruit de l'arbre ») dès qu'il a atteint la taille d'une fève blanche, et pour tous les autres arbres dès qu'ils produisent un fruit comestible à la rigueur, ici, pour Chéhé'héyanou, on ne doit pas bénir avant que sa croissance ne soit entièrement achevée, de sorte qu'il soit bon à manger ; et même bediavad, s'il a béni avant qu'elle soit achevée, sa bénédiction est prononcée en vain. Et voir le Maguen Avraham, qui rapporte que l'avis du Radbaz est que lorsqu'il a atteint la taille de la fève blanche [et vraisemblablement il en est de même pour tous les autres arbres dès qu'ils produisent leurs fruits], puisqu'on bénit sur lui la bénédiction qui lui convient lorsqu'on le mange, on peut aussi bénir sur lui Chéhé'héyanou ; et bediavad, on peut s'appuyer sur lui pour ne pas bénir de nouveau.
séif katan 12
- (יג) בראיה שניה - דהרי אנן נהגינן דאין מברכין עד שעת אכילה אף שראה כמה פעמים מקודם. ואם לא בירך בשעת אכילה ראשונה שוב לא יברך על אכילה שניה וכ"ש שלא יברך על אותה אכילה עצמה אף שעדיין לא נתעכל הפרי [אחרונים]:(13) À la deuxième vue – car nous avons l'usage de ne pas bénir avant le moment de manger, bien qu'il l'ait vu plusieurs fois auparavant. Et s'il n'a pas béni lorsqu'il l'a mangé la première fois, il ne bénira plus lorsqu'il le mangera la deuxième fois ; et à plus forte raison, il ne bénira pas pour ce même repas, même si le fruit n'est pas encore digéré (A'haronim).
séif katan 13
- (יד) כשיאכל גינד"ש וכו' - ר"ל אע"פ שכולם נכנסים תחת סוג מין אחד מ"מ כשני מינים הם לענין ברכת זמן כי שתי שמחות הן ועיין במ"א ובשארי אחרונים שכתבו דאפילו אם אין חלוקין בשמן אם חלוקין בטעמן כגון תאנים לבנים ותאנים שחורים ב' מינים הן לזה וצריך לברך על כל אחד ברכת שהחיינו כשאין באין לפניו בבת אחת וכן ב' מיני אגסים או תפוחים או אגוזים ג"כ צריך לברך על כ"א שהחיינו. [ובביאור הגר"א מפקפק בכל זה ודחה ראיותיהן ומשמע שדעתו דכיון שבעצם הוא מין אחד די במה שבירך בפעם ראשונה וכן בספר מור וקציעה הביא בשם אביו החכם צבי ג"כ כעין זה ממש אמנם לבסוף מצדד שם דאף דבאמת לשארי ענינים נקראין מין אחד מ"מ לענין ברכת שהחיינו דנתקן על השמחה שבלב מסתברא דנתחדש לו על כל דבר שמחה בפני עצמו וניחא פסק השו"ע ע"ש]:(14) Lorsqu'il mangera des guindas, etc. – c'est-à-dire que bien qu'ils entrent tous dans la catégorie d'une seule espèce, ils sont néanmoins comme deux espèces pour la bénédiction du temps (Chéhé'héyanou), car ce sont deux joies. Et voir le Maguen Avraham et d'autres A'haronim, qui ont écrit que même s'ils ne diffèrent pas par leur nom, s'ils diffèrent par leur goût, par exemple des figues blanches et des figues noires, ce sont deux espèces à cet égard, et il faut bénir sur chacune Chéhé'héyanou, lorsqu'elles ne viennent pas devant lui en même temps ; et de même, pour deux sortes de poires, de pommes ou de noix, il faut aussi bénir sur chacune Chéhé'héyanou. [Mais le Biour du Gaon de Vilna émet des doutes sur tout cela et réfute leurs preuves ; et il ressort que son avis est que, puisqu'il s'agit essentiellement d'une seule espèce, il suffit de ce qu'il a béni la première fois. Et de même, le livre Mor OuKetsi'a rapporte au nom de son père, le 'Hakham Tsvi, exactement la même chose ; toutefois, à la fin il penche là-bas pour dire que bien qu'en vérité, pour d'autres questions, elles soient appelées une seule espèce, néanmoins, pour la bénédiction Chéhé'héyanou, instituée pour la joie du cœur, il est logique qu'il éprouve une joie nouvelle pour chaque chose en particulier ; et la décision du Choulhan Aroukh se comprend bien. Voir là-bas.]
séif katan 14
- (טו) אינו חוזר ומברך - ואפילו אם שתי ליה אחר מ"ם יום שנתחזק היין ויש לו טעם אחר מן מוהל הענבים מ"מ הכל שמחה אחת היא דבעת שראה אז שאכל הענבים ידע שהיין יצא מהם ועיין באחרונים שהביאו די"א דמ"מ צריך לברך שהחיינו גם על היין החדש משום דיש בו שמחה יתירה מבענבים וע"כ טוב שאם בירך שהחיינו על הענבים אזי כשישתה יין חדש יברך תחלה שהחיינו על איזה מין חדש או על מלבוש כדי לפטור גם את היין [אבל אם בירך תחלה שהחיינו על היין דעת הע"ת דלכו"ע אינו חוזר לברך שהחיינו על הענבים] וכ"ז דוקא כששותה את היין כשהוא תירוש שהוא ניכר שהוא יין חדש אבל אם אינו שותהו עד שהוא יין אפילו לא בירך שהחיינו על הענבים אינו מברך עליו שהחיינו אף שהוא יודע שהוא יין חדש משום דאינו ניכר בין חדש לישן [אחרונים]:(15) Il ne bénit pas de nouveau – et même s'il le boit après quarante jours, lorsque le vin s'est affermi et a un autre goût que le jus des raisins ; néanmoins, tout cela est une seule joie, car au moment où il a vu les raisins, lorsqu'il a mangé les raisins, il savait que le vin en sortirait. Et voir les A'haronim, qui rapportent que certains disent qu'il faut néanmoins bénir Chéhé'héyanou aussi sur le vin nouveau, parce qu'il y a en lui une joie plus grande que dans les raisins. C'est pourquoi il est bon, s'il a béni Chéhé'héyanou sur les raisins, que lorsqu'il boira du vin nouveau, il bénisse d'abord Chéhé'héyanou sur quelque espèce nouvelle ou sur un vêtement, afin d'en acquitter aussi le vin [mais s'il a béni d'abord Chéhé'héyanou sur le vin, l'avis de l'Olat Tamid est que, selon tous les avis, il ne bénit pas de nouveau Chéhé'héyanou sur les raisins]. Et tout cela uniquement lorsqu'il boit le vin alors qu'il est encore moût, où il est reconnaissable que c'est du vin nouveau ; mais s'il ne le boit pas avant que ce soit devenu du vin, même s'il n'a pas béni Chéhé'héyanou sur les raisins, il ne bénit pas Chéhé'héyanou sur lui, bien qu'il sache que c'est du vin nouveau, parce qu'on ne distingue pas entre le nouveau et l'ancien (A'haronim).
séif katan 15
- (טז) שאינו מתחדש וכו' - ר"ל שאפילו בימות החורף אינו משתנה ממראיתו כגון אתרוג וכה"ג שדר באילנו משנה לשנה שכיון שעומד בירקותו כל השנה אין הנאה נרגשת בחידושו וכן בא למעט דבר שאין לו זמן קבוע לגידולו וכדלקמיה בהג"ה וכן דבר שאינו גידולי קרקע כגון עופות ודגים שנזדמנו לו אפילו אותן שלא טעם ממינן מעולם אפ"ה אין מברך עליהם שהחיינו דזה המין אינו חדש בעצם דאע"פ שהוא לא אכל מהם אחרים אכלו מהם. על כמהין ופטריות אין לברך שהחיינו דגם להם אין זמן קבוע גם מאויר הן גדלין ולא מקרקע [פמ"ג]. על ריח המתחדש משנה לשנה כמו ורד וכיו"ב שאר דברים שנעשו להריח יש דעות בפוסקים אי מברך עליהם זמן ונהגו שלא לברך [שע"ת בסי' רט"ז] י"א שעל גדיים וטלאים שרגילים להתחדש פעמים בשנה שמברכין עליהם שהחיינו וצ"ע [מ"א] והעולם נהגו שלא לברך ע"ז:(16) Qui ne se renouvelle pas, etc. – c'est-à-dire que même pendant les jours d'hiver, son aspect ne change pas, comme le cédrat (etrog) et autres semblables, qui reste sur son arbre d'année en année : puisqu'il demeure vert toute l'année, on ne ressent pas de plaisir à sa nouveauté. Et cela vient aussi exclure une chose qui n'a pas de période fixe de croissance, comme il est dit juste après dans la glose du Rema ; et de même une chose qui ne pousse pas de la terre, comme des volailles et des poissons qui se sont présentés à lui, même ceux dont il n'a jamais goûté l'espèce : même ainsi, il ne bénit pas sur eux Chéhé'héyanou, car cette espèce n'est pas nouvelle en soi ; bien que lui n'en ait pas mangé, d'autres en ont mangé. Sur les truffes et les champignons, on ne doit pas bénir Chéhé'héyanou, car eux non plus n'ont pas de période fixe, et de plus ils poussent de l'air et non de la terre (Peri Megadim). Sur un parfum qui se renouvelle d'année en année, comme la rose et autres choses semblables destinées à être senties, il y a divergence d'opinions chez les décisionnaires sur la question de savoir si l'on bénit sur eux la bénédiction du temps, et on a l'usage de ne pas bénir (Chaaré Techouva, siman 216). Certains disent que sur les chevreaux et les agneaux, qui se renouvellent habituellement deux fois par an, on bénit Chéhé'héyanou, et cela demande réflexion (Maguen Avraham) ; et les gens ont l'usage de ne pas bénir pour cela.
séif katan 16
- (יז) מברכין עליו שהחיינו - בכל פעם ופעם כיון דעכ"פ בא מזמן לזמן:(17) On bénit Chéhé'héyanou – chaque fois, puisqu'en tout cas il revient d'une période à l'autre.
séif katan 17
- (יח) דעומד כל השנה בקרקע - ר"ל שיש ירק שדרכו לעמוד כל השנה בקרקע וברכת שהחיינו לא נתקן אלא בדבר הבא מזמן לזמן אכן באמת אינו מצוי זה כ"א באיזה ירקות ולא בכולן ואפשר משום דאין לחלק בין ירק לירק [פרישה] ויש לפרש עוד דכונת רמ"א במה שכתב דעומד כל השנה בקרקע היינו שמטמינין אותו בקרקע בבורות ועומד כל ימות השנה ואינו ניכר בין ירק חדש שגדל בשנה זו לישן שגדל אישתקד משא"כ פירות אע"ג דיש מטמינין אותן הו"ל מיעוטא דמיעוטא ולא חיישינן להו [מ"א] ולפ"ז פשוט דאין לברך שהחיינו על פרי אדמה שקורין (ער"ד עפי"ל) דהרי דרך העולם להטמין אותם בבורות בחורף ומתקיים זמן רב. ובשם של"ה כתבו האחרונים דאין לברך שהחיינו על שום ירק חדש וכן על לחם חדש דאין ניכר בין חדש לישן והעולם יטעו ויבואו לידי ברכה לבטלה וכתב המ"א דמ"מ מברכין על הריפות שעושין מדגן חדש שניכרין היטב שהם חדשים אכן במור וקציעה חולק ע"ז דאחרי שאין מינכר בטעמו אין יתרון להם ע"ש ויש למעט בברכות. ובקטניות כשהן חדשים וניכרין שהן חדשים כגון שהם ירוקים עדיין במקצת נראה שיוכל לברך שהחיינו וכן משמע בא"ר. על מיני לפתן שקורין מיירי"ן וריבי"ן ואוגערקע"ס מברכין עליהם שהחיינו [א"ר ודה"ח]:(18) Car il reste toute l'année dans la terre – c'est-à-dire qu'il y a des légumes qui restent habituellement toute l'année dans la terre, et la bénédiction Chéhé'héyanou n'a été instituée que pour une chose qui revient d'une période à l'autre. Cependant, en vérité, cela ne se rencontre que pour certains légumes et non pour tous ; et c'est peut-être parce qu'on ne distingue pas entre un légume et un autre (Pericha). On peut encore expliquer que l'intention du Rema, en écrivant « car il reste toute l'année dans la terre », est qu'on le cache dans la terre, dans des fosses, et qu'il se conserve toute l'année, de sorte qu'on ne distingue pas entre un légume nouveau, qui a poussé cette année, et un ancien, qui a poussé l'an dernier ; ce qui n'est pas le cas des fruits : bien que certains les cachent, c'est une infime minorité, et on ne s'en préoccupe pas (Maguen Avraham). D'après cela, il est évident qu'on ne doit pas bénir Chéhé'héyanou sur le fruit de la terre appelé Erdäpfel (pommes de terre), puisque les gens ont l'habitude de les cacher dans des fosses en hiver et qu'elles se conservent longtemps. Et au nom du Chla, les A'haronim ont écrit qu'on ne doit bénir Chéhé'héyanou sur aucun légume nouveau, ni sur le pain nouveau, car on ne distingue pas entre le nouveau et l'ancien, et les gens se tromperaient et en viendraient à une bénédiction prononcée en vain. Le Maguen Avraham a écrit que néanmoins on bénit sur les gruaux faits de céréale nouvelle, qui sont bien reconnaissables comme nouveaux ; cependant, le Mor OuKetsi'a conteste cela, car puisque la nouveauté n'est pas perceptible dans leur goût, ils n'ont pas d'avantage (voir là-bas) ; et il faut restreindre les bénédictions. Pour les légumineuses, lorsqu'elles sont nouvelles et qu'on reconnaît qu'elles sont nouvelles, par exemple lorsqu'elles sont encore un peu vertes, il semble qu'on puisse bénir Chéhé'héyanou ; et c'est aussi ce qui ressort de l'Eliya Rabba. Sur les sortes de garnitures appelées Möhren (carottes), Rüben (navets) et ogourkès (concombres), on bénit Chéhé'héyanou (Eliya Rabba et Dérekh Ha'Hayim).
séif katan 18
- (יט) אחר גמרו - ר"ל שיהיה נגמר לגמרי וטוב למאכל ועיין לעיל בסקי"ב. כתבו האחרונים בשם הירושלמי דמצוה לאכול מעט מכל מין חדש בשנה והטעם כדי להראות שחביב עליו בריאתו של הקב"ה:(19) À sa maturité complète – c'est-à-dire qu'il soit entièrement achevé et bon à manger ; et voir plus haut, séif katan 12. Les A'haronim ont écrit au nom du Talmud de Jérusalem que c'est une mitsva de manger un peu de chaque espèce nouvelle dans l'année ; et la raison est de montrer que la création du Saint, béni soit-Il, lui est chère.
séif katan 19
- (כ) והקפח דהיינו וכו' - ובבכורות [דף מ"ה] משמע דהוא אריך וקטין ולפי שדק הוא אינו יכול לסבול קומתו ונכפף ודומה כמי שחוליותיו שמוטות [מ"א]:(20) Un kipéa'h, c'est-à-dire, etc. – et dans le traité Bekhorot [page 45], il ressort que c'est une personne grande et mince : parce qu'il est mince, il ne peut pas supporter sa taille et se courbe, et ressemble à celui dont les vertèbres sont déboîtées (Maguen Avraham).
séif katan 20
- (כא) שכל שערותיו וכו' - ונולד כך ממעי אמו דאי נעשה לו זה אח"כ אומר דיין האמת:(21) Dont tous les cheveux, etc. – et il est né ainsi du ventre de sa mère ; car si cela lui est arrivé par la suite, il dit Dayan haEmet.
séif katan 21
- (כב) הקטע - שנקטעו לו ידיו:(22) L'amputé – dont les mains ont été coupées.
séif katan 22
- (כג) הסומא - משתי עיניו:(23) L'aveugle – des deux yeux.
séif katan 23
- (כד) דקות - היינו שיש לו נקודות כעדשים אדומים קצת אלא שבין עדשה לעדשה יש לובן צח ומבהיק ועל שם אותו הלובן נקרא בהקנין [מחה"ש ועיין בא"ר ובפמ"ג אכן אם שכיח שם הרבה אנשים כזה מסתברא דאין זה גנאי ולא שינוי שיברך ע"ז דיין האמת ומשנה הבריות וכ"ש אם נעשה זה ע"י חום השמש ועתידין להסתלק נראה דלכו"ע אין לברך ע"ז]:(24) Petits (points) – c'est-à-dire qu'il a des points comme des lentilles légèrement rouges, mais qu'entre une lentille et l'autre il y a une blancheur claire et éclatante ; et c'est à cause de cette blancheur qu'il est appelé bohakanin [Ma'hatsit HaChékel ; et voir l'Eliya Rabba et le Peri Megadim. Cependant, si de nombreuses personnes ainsi se rencontrent couramment là-bas, il est logique que ce ne soit pas une disgrâce ni un changement pour lequel il bénirait Dayan haEmet et « qui varie les créatures » ; et à plus forte raison si cela est survenu à cause de la chaleur du soleil et doit disparaître, il semble que, selon tous les avis, on ne doive pas bénir pour cela].
séif katan 24
- (כה) ממעי אמם - קאי אכולהו לבד אקיטע:(25) Depuis le ventre de leur mère – cela se rapporte à tous, sauf à l'amputé.
séif katan 25
- (כו) מברך דיין האמת - שבא לו זה ע"י עונש:(26) Il bénit Dayan haEmet – car cela lui est arrivé par un châtiment.
séif katan 26
- (כז) דדוקא וכו' - קאי על ברכת דיין האמת דאינו שייך אלא למי שמצטער ומצדיק הדין אבל ברכת משנה הבריות לא שייך במצטער דוקא מידי דהוי אפיל וקוף:(27) Que seulement, etc. – cela se rapporte à la bénédiction Dayan haEmet, qui ne s'applique qu'à celui qui éprouve de la peine et reconnaît la justice du jugement ; mais la bénédiction « qui varie les créatures » ne s'applique pas uniquement à celui qui éprouve de la peine, de même que pour l'éléphant et le singe.
séif katan 27
- (כח) אבל על עובד כוכבים - מילתא דפסיקא נקט וה"ה לכל מי שאינו מצטער עליו:(28) Mais sur un idolâtre – il a mentionné un cas tranché (typique), et il en est de même pour quiconque pour lequel il n'éprouve pas de peine.
séif katan 28
- (כט) ואינו מברך וכו' - זה קאי גם אברכת משנה הבריות [ט"ז] ור"ל דאפילו ראה כושי אחר [וכה"ג שארי דברים הנ"ל] אחר שלשים יום ג"כ אינו מברך והטעם דעל שינוי אין שייך לברך רק פעם ראשון שרואה הדבר והשינוי גדול בעיניו ומשמע מהט"ז דכ"ש דקאי המחבר אברכת דיין האמת אמנם בספר נהר שלום כתב דלענין דיין האמת שהוא דוקא על קרובו ואוהבו שמצטער עליו מסתברא דאם רואה זה עוד על קרובו אחר בודאי נתגדל עליו עוד הצער יותר ושייך לברך ע"ז דיין האמת:(29) Et on ne bénit, etc. – cela se rapporte aussi à la bénédiction « qui varie les créatures » (Taz) ; c'est-à-dire que même s'il a vu un autre Kouchi [ou de même les autres choses mentionnées plus haut] après trente jours, il ne bénit pas non plus. Et la raison est que, pour un changement, il n'y a lieu de bénir que la première fois qu'il voit la chose, lorsque le changement est grand à ses yeux. Et il ressort du Taz qu'à plus forte raison l'auteur (le Choulhan Aroukh) se rapporte à la bénédiction Dayan haEmet. Toutefois, le livre Nehar Chalom a écrit que pour Dayan haEmet, qui ne concerne que son proche ou son ami pour lequel il éprouve de la peine, il est logique que s'il voit encore cela sur un autre proche, sa peine a certainement encore augmenté, et il y a lieu de bénir pour cela Dayan haEmet.
séif katan 29
- (ל) וי"א וכו' - ולמעשה יש להורות דיברך אחר ל' בלא שם ומלכות [א"ר עי"ש]:(30) Et certains disent, etc. – et en pratique, il faut enseigner qu'il bénira après trente jours sans mentionner le Nom divin et la Royauté (Eliya Rabba ; voir là-bas).
séif katan 30
- (לא) משלשים יום - פי' שלא ראה אחר כיוצא בו תוך ל' יום [מ"א]:(31) Tous les trente jours – c'est-à-dire qu'il n'a pas vu un autre semblable à lui dans les trente jours (Maguen Avraham).
séif katan 31
- (לב) הרואה וכו' ובריות נאות - בין זכרים בין נקבות. ועכשיו לא נהגו כלל לברך ברכה זו [ח"א ע"ש טעמו] ומ"מ נכון לברך בלא שם ומלכות:(32) Celui qui voit, etc., et de belles créatures – qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes. Et maintenant, on n'a pas du tout l'usage de bénir cette bénédiction ('Hayé Adam ; voir là-bas sa raison) ; néanmoins, il est bon de bénir sans mentionner le Nom divin et la Royauté.
séif katan 32
- (לג) עובד כוכבים - היינו ראיה בעלמא דמותר אבל להסתכל בו ביותר ולהתבונן בדמותו אסור [מ"א] ואסור לומר כמה נאה כותי זה משום לא תחנם [גמרא]:(33) Un idolâtre – c'est-à-dire qu'il s'agit d'une simple vue, qui est permise ; mais le regarder longuement et contempler son apparence est interdit (Maguen Avraham). Et il est interdit de dire « comme ce non-Juif est beau », à cause de l'interdit « tu ne leur feras pas grâce » (Deutéronome 7, 2) (Guemara).
séif katan 33
- (לד) ולא על אחרים - אפילו לאחר שלשים יום:(34) Ni sur d'autres – même après trente jours.
séif katan 34