Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 223 →- (א) ילדה וכו' - ואפילו לא ראה בעצמו רק שמע כשהיה בעיר אחרת וכן במה שמבואר בס"ב:(1) Si elle a enfanté, etc. – et même s'il ne l'a pas vu lui-même, mais l'a seulement appris alors qu'il était dans une autre ville ; et de même pour ce qui est exposé au séif 2.
séif katan 1
- (ב) זכר - מדסתמו הפוסקים משמע דאפילו היו לו כמה זכרים ותאב שיולד לו בת כדי שיקיים מצות פו"ר אפ"ה אם נולד בת אין מברך ע"ז ומ"מ נ"ל פשוט דבפעם ראשון כשרואה אותה מברך ברכת שהחיינו דמי גרע ממי שרואה את חברו לאחר ל' יום ושמח בראייתו דמברך שהחיינו כדלקמן בסימן רכ"ה ס"א:(2) Un garçon – puisque les décisionnaires ont parlé sans préciser, il en ressort que même s'il avait déjà plusieurs garçons et désirait qu'une fille lui naisse afin d'accomplir la mitsva « soyez féconds et multipliez » (prou ourvou), même ainsi, si une fille est née, il ne bénit pas pour cela. Néanmoins, il me paraît évident que la première fois qu'il la voit, il bénit la bénédiction Chéhé'héyanou : en quoi serait-ce moins que celui qui voit son ami après trente jours et se réjouit de le voir, qui bénit Chéhé'héyanou, comme il est dit plus loin, siman 225, séif 1 ?
séif katan 2
- (ג) מברך הטוב והמטיב - הטוב לו דניחא ליה בזכר וגם טוב לה שגם לה ניחא בבן זכר ואפילו היה להם כבר כמה בנים. ועיין בפמ"ג דאפילו אם לא בירך תיכף כששמע ג"כ יברך לכו"ע דעדיין הטובה נמשכת:(3) Il bénit HaTov vehaMétiv – « Celui qui est bon » pour lui, car un garçon lui convient, et c'est aussi bon pour elle, car un fils lui convient aussi, même s'ils avaient déjà plusieurs fils. Et voir le Peri Megadim : même s'il n'a pas béni immédiatement en l'apprenant, il bénira encore selon tous les avis, car le bien perdure encore.
séif katan 3
- (ד) ואם מתה אשתו וכו' - יש אומרים דהמחבר פליג ע"ז וס"ל דאפילו מתה אשתו בלדתה מברך הטוב והמטיב וכזה ס"ל ג"כ הט"ז לדינא וטעמו של הט"ז דמ"מ יש לה טובה שהשאירה זכר בעולם ע"ש אבל במור וקציעה פליג ע"ז דברכת הטוב והמטיב נתקן רק על הנאה גשמיית ולא על הנאה רוחניית לבד וכן בלחם חמודות ולבוש וח"א כולם העתיקו לדינא כהרמ"א:(4) Et si sa femme est morte, etc. – certains disent que l'auteur (le Choulhan Aroukh) diverge sur ce point et estime que même si sa femme est morte en couches, il bénit HaTov vehaMétiv ; et c'est aussi l'avis du Taz en pratique. La raison du Taz est qu'il y a malgré tout un bien pour elle, puisqu'elle a laissé un garçon au monde (voir là-bas). Mais le Mor OuKetsi'a diverge à ce sujet, car la bénédiction HaTov vehaMétiv n'a été instituée que pour un profit matériel, et non pour un profit uniquement spirituel. Et de même, le Le'hem 'Hamoudot, le Levouch et le 'Hayé Adam ont tous rapporté en pratique l'avis du Rema.
séif katan 4
- (ה) בלידתה - מלשון זה משמע לכאורה דאם מתה איזה שעות אחר לידתה מברך הטוב והמטיב דמכל מקום ניחא היה לה מקודם שמתה ועיין בבה"ל:(5) En couches – de cette formulation, il ressort apparemment que si elle est morte quelques heures après l'accouchement, il bénit HaTov vehaMétiv, car en tout cas elle s'en est réjouie avant de mourir. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 5
- (ו) מברך שהחיינו - על לידת הבן אלא שמתחלה צריך להקדים לברך דיין האמת על מיתתה דברכת דיין האמת היא חובה כדלעיל בסימן רכ"ב ס"ג וברכה זו דשהחיינו י"א שאינה אלא רשות וכדלקמיה:(6) Il bénit Chéhé'héyanou – pour la naissance du fils ; mais il doit d'abord faire précéder la bénédiction Dayan haEmet pour la mort de sa femme, car la bénédiction Dayan haEmet est une obligation, comme il est dit plus haut, siman 222, séif 3, alors que cette bénédiction de Chéhé'héyanou, certains disent qu'elle n'est que facultative, comme il est dit juste après.
séif katan 6
- (ז) בברכה זו - פי' בברכת שהחיינו מפני שהיא רק רשות [שעיקר ברכת שהחיינו נתקן על דבר הבא מזמן לזמן כמועדים וכדומה] ומזה נתפשט שרבים מקילים בכל הברכות כיוצא באלו אבל אינו נכון דמאי דאיתמר בגמרא שהיא רשות איתמר:(7) Pour cette bénédiction – c'est-à-dire la bénédiction Chéhé'héyanou, parce qu'elle n'est que facultative [car la bénédiction Chéhé'héyanou a été instituée essentiellement pour une chose qui revient d'une période à l'autre, comme les fêtes et autres choses semblables]. Et c'est de là que s'est répandu le fait que beaucoup sont indulgents pour toutes les bénédictions semblables à celles-ci ; mais ce n'est pas correct, car ce qui a été dit dans la Guemara qu'elle est facultative a été dit (uniquement de celle-là).
séif katan 7
- (ח) מת אביו - וה"ה שאר אדם כשר שאדם מצטער עליו דהוא בכלל שמועות רעות מיהו העולם נוהגין לברך בלא שם ומלכות ואינו נכון ועכ"פ על ת"ח שמת שצריך בודאי להתאונן ולהתמרמר ע"ז וכן על קרוביו שחייב להתאבל עליהם ודאי יזכור הברכה בשם ומלכות:(8) Si son père est mort – il en est de même pour toute autre personne honnête pour laquelle on éprouve de la peine, car cela fait partie des mauvaises nouvelles. Toutefois, les gens ont l'usage de bénir sans mentionner le Nom divin et la Royauté, et ce n'est pas correct. En tout cas, pour un érudit (talmid 'hakham) décédé, sur lequel il faut certainement se lamenter et s'affliger, ainsi que pour ses proches, pour lesquels il est tenu de prendre le deuil, il mentionnera certainement la bénédiction avec le Nom et la Royauté.
séif katan 8
- (ט) ג"כ שהחיינו - היינו מתחלה דיין האמת כנ"ל באות ו' ואח"כ שהחיינו על הנכסים שנשארו לו מאתו [רמב"ם] ואף דיותר היה מתרצה שלא ימות אביו ולא יירשנו מ"מ יכול לברך שהחיינו דאין ברכה זו תלויה בשמחה אלא בדבר שמגיע לו תועלת ממנו ואע"פ שמתערב עמה צער ואנחה [ת' הרשב"א סי' רמ"ה]:(9) Aussi Chéhé'héyanou – c'est-à-dire d'abord Dayan haEmet, comme il est dit plus haut (séif katan 6), puis Chéhé'héyanou pour les biens qui lui sont restés de lui (Rambam). Et bien qu'il aurait préféré que son père ne meure pas et ne pas en hériter, il peut néanmoins bénir Chéhé'héyanou, car cette bénédiction ne dépend pas de la joie, mais d'une chose dont il tire un avantage, même si de la peine et des soupirs s'y mêlent (responsa du Rachba, siman 245).
séif katan 9
- (י) במקום שהחיינו - ר"ל ששוב לא יברך שהחיינו כיון שיש בזה טובה גם לאחיו ויוכל לברך ברכת טוב ומטיב. א"ל שמתה אשתו והניחה ממון מברך דיין האמת על מיתתה ושהחיינו על ירושתה:(10) Au lieu de Chéhé'héyanou – c'est-à-dire qu'il ne bénira plus Chéhé'héyanou, puisqu'il y a là un bien aussi pour ses frères, et qu'il peut bénir la bénédiction HaTov vehaMétiv. Celui dont la femme est morte et a laissé de l'argent bénit Dayan haEmet pour sa mort et Chéhé'héyanou pour son héritage.
séif katan 10
- (יא) בנה וכו' - וה"ה אם קנה בית ודוקא כשבנה או קנה לעצמו אבל אם יש לו שותפות בגוה כ"א מהשותפים מברך הטוב והמטיב [גמרא] וע"כ קהל שבנו או קנו בהכ"נ יעמוד ש"ץ ויברך בקול רם הטוב והמטיב להוציא את כולם:(11) S'il a construit, etc. – il en est de même s'il a acheté une maison. Et seulement lorsqu'il a construit ou acheté pour lui-même ; mais s'il y a des associés, chacun des associés bénit HaTov vehaMétiv (Guemara). C'est pourquoi une communauté qui a construit ou acheté une synagogue : l'officiant (chelia'h tsibour) se lèvera et bénira à voix haute HaTov vehaMétiv pour en acquitter tous (les membres).
séif katan 11
- (יב) בית חדש - ה"ה אם נשרף וחזר ובנאו אבל אם סתרו וחזר ובנאו יש דעות באחרונים בזה וספיקו להקל. ואם הוסיף בו איזה שורה בגובה לכו"ע יש לברך:(12) Une maison neuve – il en est de même si elle a brûlé et qu'il l'a reconstruite. Mais s'il l'a démolie puis reconstruite, il y a divergence d'opinions chez les A'haronim à ce sujet, et en cas de doute on est indulgent. Et s'il y a ajouté une rangée (un étage) en hauteur, selon tous les avis il faut bénir.
séif katan 12
- (יג) כלים חדשים - בין מלבושים ובין כלי תשמיש ושתיה ואכילה וכיו"ב אם הם דברים שלב האדם שמח בהם עני בראוי לו ועשיר בראוי לו ועיין בסעיף וי"ו אכן אם הוא עשיר גדול שאפילו כלים יקרים וחשובים אין נחשבים לו ואין שמח בהן לא יברך. ובקניית ספרים יש דעות בין האחרונים אם יברך עליהם משום דמצות לאו ליהנות ניתנו ובח"א מצדד דאם היה מהדר אחר זה הספר ושמח בקנייתו דמברך שהרי ברכה זו נתקנה על השמחה ולא על התשמיש וכדלקמיה בס"ד וכ"כ במור וקציעה וע"כ אין למחות ביד המברך:(13) Des objets neufs – qu'il s'agisse de vêtements ou d'ustensiles d'usage, pour boire et manger, et autres choses semblables, si ce sont des choses dont le cœur de l'homme se réjouit : le pauvre selon ce qui lui convient, et le riche selon ce qui lui convient ; et voir le séif 6. Cependant, s'il est très riche, au point que même des objets précieux et importants ne comptent pas pour lui et qu'il ne s'en réjouit pas, il ne bénira pas. Et pour l'achat de livres, il y a divergence d'opinions parmi les A'haronim sur la question de savoir s'il bénit pour eux, du fait que les mitsvot n'ont pas été données pour en tirer jouissance. Le 'Hayé Adam penche pour dire que s'il recherchait ce livre et se réjouit de son acquisition, il bénit, puisque cette bénédiction a été instituée pour la joie et non pour l'usage, comme il est dit juste après, au séif 4 ; et c'est aussi ce qu'a écrit le Mor OuKetsi'a. C'est pourquoi on ne doit pas protester contre celui qui bénit.
séif katan 13
- (יד) היה לו וכו' - מירושת אבותיו דמ"מ כלי זה חדש הוא לענין קניה וכתב עוד דאפילו קנה וחזר וקנה דבזה אף לענין קניה לאו חדש הוא שהרי יש לו כלים כאלו קנויות מכבר אפ"ה כלי זו חדשה היא אצלו:(14) Il en avait, etc. – par exemple de l'héritage de ses pères ; car néanmoins cet objet est neuf quant à l'acquisition. Et il a écrit en outre que même s'il a acheté puis acheté de nouveau, cas où, même quant à l'acquisition, ce n'est pas nouveau puisqu'il a déjà acquis auparavant de tels objets, même ainsi cet objet est neuf pour lui.
séif katan 14
- (טו) שהחיינו - ויזהר לברך תיכף קודם שיתרגל ויסתלק השמחה ממנו:(15) Chéhé'héyanou – et il veillera à bénir immédiatement, avant qu'il ne s'y habitue et que la joie ne le quitte.
séif katan 15
- (טז) לאפוקי אם מכרן וכו' - ואפילו אם הם חדשים שלא נשתמש בהם עדיין מ"מ כיון שכבר דש בהן לית בהן שמחה:(16) Pour exclure le cas où il les a vendus, etc. – et même s'ils sont neufs, qu'il ne s'en est pas encore servi ; néanmoins, puisqu'il les a déjà eus en main (litt. « foulés »), ils ne lui procurent pas de joie.
séif katan 16
- (יז) בשעת הקנין וכו' - ודוקא אם קנה בגד שראוי ללובשו תיכף אבל אם קנה שום דבר שאינו ראוי ללובשו או להשתמש בו כמו שהוא רק שצריך ליתן לאומן לתקן לא יברך שהחיינו עד שעה שילבש הבגד או ישתמש בהכלי:(17) Au moment de l'acquisition, etc. – et seulement s'il a acheté un vêtement qu'il peut revêtir immédiatement ; mais s'il a acheté une chose qu'on ne peut pas revêtir ni utiliser telle quelle, et qu'il faut la donner à un artisan pour l'arranger, il ne bénira Chéhé'héyanou qu'au moment où il revêtira le vêtement ou utilisera l'objet.
séif katan 17
- (יח) מלביש ערומים - היינו קודם שהחיינו. אכן אם לובש הבגד שחרית יכול לצאת בברכת מלביש ערומים שמברך בברכת השחר [אחרונים]:(18) « Qui habille ceux qui sont nus » – c'est-à-dire avant Chéhé'héyanou. Cependant, s'il revêt le vêtement le matin, il peut s'acquitter par la bénédiction « qui habille ceux qui sont nus » qu'il récite dans les bénédictions du matin (A'haronim).
séif katan 18
- (יט) הוא ובני ביתו - אבל אם קנה כלים לו וכלים לב"ב מברך על שלו שהחיינו ועל של ב"ב מברך הטוב והמטיב דטוב הוא לדידיה שזכה שיהיו ב"ב מלובשים במלבושי כבוד והמטיב לאחריני הם ב"ב שנהנין בטובה זו ודוקא אם קנה בשביל אשתו וזרעו אבל אם קנה בשביל עבדו ושפחתו לא מקרי טוב לדידיה דהוי כאלו מכר להם בשכרן שמגיע להם אם לא שגם הוא משתמש בהכלים האלו:(19) Lui et les gens de sa maison – mais s'il a acheté des objets pour lui et des objets pour les gens de sa maison, il bénit Chéhé'héyanou sur les siens et HaTov vehaMétiv sur ceux des gens de sa maison : « Celui qui est bon » envers lui-même, qui a eu le mérite que les gens de sa maison soient vêtus de vêtements honorables, « et qui fait le bien » à d'autres, c'est-à-dire les gens de sa maison, qui profitent de ce bien. Et seulement s'il a acheté pour sa femme et ses enfants ; mais s'il a acheté pour son serviteur et sa servante, ce n'est pas appelé « bon pour lui », car c'est comme s'il les leur avait vendus en échange du salaire qui leur est dû, à moins que lui aussi se serve de ces objets.
séif katan 19
- (כ) במתנה - היינו דוקא כלים או בגדים שהמקבל משמח בזה אבל לא מעות שעי"ז מתבייש יותר ולא יוכל ע"ז לברך:(20) En cadeau – c'est-à-dire seulement des objets ou des vêtements dont celui qui reçoit se réjouit ; mais non de l'argent, car par là il éprouve plutôt de la honte, et il ne pourra pas bénir pour cela.
séif katan 20
- (כא) לו ולנותן - שאם המקבל עני הוא טובה לנותן שזיכהו הש"י לעשות צדקה ואם המקבל עשיר שמח הנותן שמקבל ממנו והוי טובה גם לנותן [הרא"ש בביאור דברי הירושלמי]. והנה יש מאחרונים שחולקים על פסק זה וס"ל דלפי מסקנת גמרא דידן לא נתקנה ברכה זו כ"א בדאית להו לאחריני ג"כ טובה גשמיית ולפ"ז כשניתן לו כלים במתנה צריך המקבל לברך ברכת שהחיינו ולא ברכת הטוב ויש דנקטי לדינא כפסק השו"ע ויברך ברכת הטוב ולא שהחיינו ולמעשה נראה דטוב יותר לנהוג בזה לברך ברכת שהחיינו ולא ברכת הטוב כאשר ביררנו בבה"ל ומ"מ במקום שנוהגין שעושין הלבשה לנערים יתומים כ"א מהיתומים יברך מלביש ערומים וברכת הטוב והמטיב דהא איכא בזה טובה עוד לכמה נערים וברכת שהחיינו לא יברכו דבמקום שמברכין ברכת הטוב ס"ל לרוב הפוסקים דאין מברכין שהחיינו:(21) Pour lui et pour le donateur – car si celui qui reçoit est pauvre, c'est un bien pour le donateur, qu'Hachem, béni soit-Il, lui a donné le mérite de faire la tsedaka ; et si celui qui reçoit est riche, le donateur se réjouit que celui-ci accepte de lui, et c'est un bien aussi pour le donateur (le Roch, dans l'explication des propos du Talmud de Jérusalem). Or il y a des A'haronim qui contestent cette décision et estiment que, selon la conclusion de notre Guemara (le Talmud de Babylone), cette bénédiction n'a été instituée que lorsque les autres ont, eux aussi, un bien matériel ; d'après cela, lorsqu'on lui donne des objets en cadeau, celui qui reçoit doit bénir la bénédiction Chéhé'héyanou et non la bénédiction HaTov. Et certains retiennent en pratique la décision du Choulhan Aroukh : il bénira la bénédiction HaTov et non Chéhé'héyanou. En pratique, il semble qu'il soit préférable de se conduire en cela en bénissant Chéhé'héyanou et non la bénédiction HaTov, comme nous l'avons clarifié dans le Biour Halakha. Néanmoins, dans un endroit où l'on a l'usage d'habiller les jeunes orphelins, chacun des orphelins bénira « qui habille ceux qui sont nus » et la bénédiction HaTov vehaMétiv, puisqu'il y a là un bien pour plusieurs autres jeunes gens encore ; et ils ne béniront pas Chéhé'héyanou, car là où l'on bénit HaTov, la majorité des décisionnaires estiment qu'on ne bénit pas Chéhé'héyanou.
séif katan 21
- (כב) כגון חלוק וכו' - וה"ה שאר כלים שאין חשובים ואין דרך לשמוח בהם:(22) Par exemple une chemise, etc. – il en est de même pour d'autres objets qui ne sont pas importants et dont on n'a pas l'habitude de se réjouir.
séif katan 22
- (כג) וי"א דאפילו עני וכו' - ס"ל דדוקא בגד צמר וכדומה דבר שיש בהם חשיבות קצת דמי לדבר הבא מזמן לזמן דסתם ב"א מתחדשים להם לפרקים מועטים ושייך ע"ז שהחיינו משא"כ אלו שרגילים תמיד להתחדש לסתם ב"א ואין שייך ע"ז לברך שהחיינו לזמן הזה:(23) Et certains disent que même un pauvre, etc. – ils estiment que seul un vêtement de laine ou une chose semblable, qui a une certaine importance, ressemble à une chose qui revient d'une période à l'autre, car les gens ordinaires n'en renouvellent qu'à de rares intervalles, et Chéhé'héyanou s'y applique ; ce qui n'est pas le cas de ces objets-ci, que les gens ordinaires ont l'habitude de renouveler constamment, et pour lesquels il n'y a pas lieu de bénir « qui nous a fait vivre… jusqu'à ce moment ».
séif katan 23
- (כד) וכן נוהגין - עיין במ"א וביאור הגר"א שהרדב"ז מכריע לעני לברך ועיין בפמ"ג ובדה"ח שפסקו דלמעשה יש לנהוג דאפילו עני לא יברך על כלים שאינם חשובים כאלו:(24) Et tel est l'usage – voir le Maguen Avraham et le Biour du Gaon de Vilna, que le Radbaz tranche qu'un pauvre doit bénir. Et voir le Peri Megadim et le Dérekh Ha'Hayim, qui ont tranché qu'en pratique, il faut se conduire ainsi : même un pauvre ne bénira pas pour des objets sans importance comme ceux-ci.
séif katan 24
- (כה) בהמה - אפי' טמאה ואפי' הוא ממין אחר רק שתפור תחתיו מעורות בהמה:(25) Animal – même impur (non cachère), et même s'il (le vêtement) est d'une autre matière, mais qu'on a cousu en dessous des peaux d'animal.
séif katan 25