Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 221 →- (א) אם היו בצער - אפשר דבא"י שמצוי שם יובש גדול וכשבא עת הגשמים והגשם יורד בזמנו כל אחד שמח בו אפילו בסתמא צריך לברך בפעם ראשון כשיורד ונקט לשון זה לאפוקי אם יורד עוד הפעם למחר וליומא אוחרא ומפמ"ג משמע דאפילו בפעם ראשון א"צ לברך כשהשנים מסודרות כתיקונן ועיין בבה"ל:(1) S'ils étaient dans la détresse – il est possible qu'en Terre d'Israël, où se rencontre une grande sécheresse, lorsque vient la saison des pluies et que la pluie tombe en son temps, chacun s'en réjouisse ; même sans précision (c'est-à-dire même sans détresse préalable), il faut bénir la première fois qu'elle tombe ; et le Choulhan Aroukh a employé cette formulation pour exclure le cas où elle tombe encore une fois le lendemain ou un autre jour. Mais du Peri Megadim, il ressort que même la première fois, il n'est pas nécessaire de bénir lorsque les années sont régulières, comme il se doit. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 1
- (ב) ואינן נעצרין כ"כ - ר"ל ואין להם שמחה בירידת הגשמים ואה"נ אפילו באותן ארצות שרגילין במטר אם נעצרו הגשמים והיה העולם בצער ואח"כ ירדו גשמים שצריך לברך:(2) Et elles ne s'arrêtent pas tellement – c'est-à-dire qu'ils n'éprouvent pas de joie à la chute des pluies. Et en vérité, même dans ces pays habitués à la pluie, si les pluies se sont arrêtées, que le monde était dans la détresse et qu'ensuite des pluies sont tombées, il faut bénir.
séif katan 2
- (ג) רוב ההודאות - ר"ל בריבוי ההודאות:(3) Des nombreuses louanges – c'est-à-dire : D.ieu que l'on loue par la multitude des louanges.
séif katan 3
- (ד) בשותפות וכו' - הטוב והמטיב. שהטיב לו וגם לאחרים עמו דהיינו להשותף ומשמע בהרבה אחרונים דאפילו אם יש לו רק אשה ובנים הם ג"כ בכלל שותפין:(4) En association, etc. – il bénit HaTov vehaMétiv : « Celui qui est bon » envers lui, « et qui fait le bien » aussi à d'autres avec lui, c'est-à-dire à l'associé. Et il ressort de nombreux A'haronim que même s'il n'a qu'une épouse et des enfants, eux aussi sont inclus dans la catégorie des associés.
séif katan 4
- (ה) ואם אין לו וכו' - הרואה נילוס כשהוא קטן וחוזר ורואהו בזמן שהוא גדול ושמח בראיתו מברך שהחיינו אף דאין לו קרקע כיון דהוא בא מזמן לזמן והוא נהנה ושמח בראיתו לא גרע מאדם הרואה את חבירו ושמח בראיתו דמברך שהחיינו אבל הרואה בכל יום אף דביום זה ניתוסף על שלפניו מ"מ לא יברך דקמא קמא בטיל בהנהר. ואם רואה מים שבכלי"ג [הוא חלק מהנילוס שמתפשט בו ג"כ מגודל הנהר] אם כבר ראה המים במקומו בנילוס אין לו לברך על ראית הכלי"ג אבל אם לא ראה אלא עתה בכלי"ג מברך שהחיינו שרגילין העולם לשמוח גם בו:(5) Et s'il n'a pas, etc. – celui qui voit le Nil lorsqu'il est bas, puis le revoit au moment où il est en crue, et se réjouit de le voir, bénit Chéhé'héyanou, bien qu'il n'ait pas de terre, puisque cette crue vient d'une période à l'autre et qu'il en jouit et se réjouit de la voir ; ce n'est pas moins que le cas d'une personne qui voit son ami et se réjouit de le voir, qui bénit Chéhé'héyanou. Mais celui qui le voit chaque jour, bien que ce jour-là le fleuve ait augmenté par rapport au précédent, ne bénira néanmoins pas, car l'eau de chaque jour précédent se fond dans le fleuve. Et s'il voit l'eau du Khalig [c'est une partie du Nil dans laquelle l'eau se répand aussi, du fait de la crue du fleuve] : s'il a déjà vu l'eau à sa place, dans le Nil, il ne doit pas bénir sur la vue du Khalig ; mais s'il ne l'a vue que maintenant, dans le Khalig, il bénit Chéhé'héyanou, car les gens ont aussi l'habitude de s'en réjouir.
séif katan 5
- (ו) מברך שהחיינו - לבד ולא הטוב ומטיב ואפילו יש לו שותף כותי לא מקרי שותף לזה [מ"א ע"ש טעמו]:(6) Il bénit Chéhé'héyanou – seul, et non HaTov vehaMétiv. Et même s'il a un associé non juif (Kouti), celui-ci n'est pas appelé associé à cet égard (Maguen Avraham ; voir là-bas sa raison).
séif katan 6
- (ז) י"א דהשומע שירדו וכו' - ר"ל אף שלא ראה בעצמו רק שמע מאחרים שירדו גשמים בשדה שלו אחר העצירה וכנ"ל ג"כ שייך ברכת הטוב והמטיב והיינו כשהשדה שלו הוא בשותפות וכנ"ל ברואה בעצמו ואם השדה שייך לו לבדו מברך שהחיינו וכנ"ל. ואם אין לו שדה אינו מברך כלל ואפי' ברכת מודים הנ"ל דברכה זו לא נתקנה אלא ברואה בעצמו ולא בשומע [מ"א וח"א] ובשיטה מקובצת מסיק בסוף דבריו דאין חילוק כלל בין רואה לשומע ויכול לברך ברכת מודים אפילו בשומע. ומ"מ נראה דספק ברכות להקל:(7) Certains disent que celui qui entend qu'il est tombé, etc. – c'est-à-dire que même s'il ne l'a pas vu lui-même, mais a seulement entendu d'autres que des pluies sont tombées sur son champ après l'arrêt des pluies, comme mentionné plus haut, la bénédiction HaTov vehaMétiv s'applique aussi ; et cela lorsque son champ est en association, comme mentionné plus haut pour celui qui voit lui-même. Et si le champ lui appartient à lui seul, il bénit Chéhé'héyanou, comme plus haut. Et s'il n'a pas de champ, il ne bénit pas du tout, pas même la bénédiction « Modim » (« Nous Te sommes reconnaissants ») mentionnée plus haut, car cette bénédiction n'a été instituée que pour celui qui voit lui-même, et non pour celui qui entend (Maguen Avraham et 'Hayé Adam). Mais dans la Chita Mekoubétset, il conclut à la fin de ses propos qu'il n'y a aucune différence entre celui qui voit et celui qui entend, et qu'on peut bénir la bénédiction Modim même en entendant. Néanmoins, il semble qu'en cas de doute sur les bénédictions, on soit indulgent (on ne bénit pas).
séif katan 7