Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 216 →- (א) אסור ליהנות וכו' - וכמו שאסור ליהנות באכילה ושתיה עד שיברך ואסמכוהו בש"ס אקרא דכתיב כל הנשמה תהלל יה דמשמע שאף הנשמה תהלל על הנאתה ואיזהו דבר שהוא הנאת הנשמה בלבד הוי אומר זה הריח:(1) Il est interdit de tirer profit, etc. – De même qu'il est interdit de tirer profit de la nourriture et de la boisson avant d'avoir récité la bénédiction. Et les Sages l'ont appuyé dans le Talmud sur le verset où il est écrit : « Que toute âme loue Yah » (Psaumes 150, 6), ce qui implique que même l'âme doit louer D.ieu pour sa jouissance. Et quelle est la chose dont seule l'âme jouit (et non le corps) ? Dis : c'est l'odeur.
séif katan 1
- (ב) עד שיברך - הברכה המבוארת לקמיה בס"ב:(2) Avant d'avoir récité la bénédiction – La bénédiction expliquée plus loin, au séif 2.
séif katan 2
- (ג) קודם שיריח - דבעינן עובר לעשייתן וכמו באכילה ושאר מצות. כתבו האחרונים דאם שכח והריח בלא ברכה ונזכר לאחר שגמר מלהריח הפסיד ברכתו וכמו באכילה לאחר שגמר מלאכול שהפסיד ברכתו הראשונה וכמו שנתבאר בסימן קס"ז ס"ח:(3) Avant de sentir – Car il faut réciter la bénédiction avant l'acte, comme pour la nourriture et les autres mitsvot. Les A'haronim ont écrit que si l'on a oublié et qu'on a senti sans bénédiction, et qu'on s'en est souvenu après avoir fini de sentir, on a perdu sa bénédiction, comme pour la nourriture : après avoir fini de manger, on a perdu sa bénédiction initiale, ainsi qu'il a été expliqué au siman 167, séif 8.
séif katan 3
- (ד) אבל לאחריו וכו' - דלא תקנו ברכה אחרונה רק באכילה ושתיה ולא בריח שהנאה מועטת היא. כתבו הפוסקים היו לפניו שתי ברכות אחת של טעם ואחת של ריח נוטל תחלה המין של טעם בימינו ומברך עליו לפי שהיא חשובה שנכנסת בגוף ואח"כ נוטל של ריח ומברך עליו. עוד נתבאר בפוסקים דדוקא אריח תקנו חכמים ברכה ולא אקול [ר"ל בשומע קול נעים] שאין בו ממש וכן לא תקנו ברכה ארחיצה וכדומה משום דאין נכנסין לגוף:(4) Mais après, etc. – Car les Sages n'ont institué de bénédiction finale que pour la nourriture et la boisson, et non pour l'odeur, qui est une jouissance minime. Les décisionnaires ont écrit : s'il avait devant lui deux bénédictions, l'une pour le goût et l'autre pour l'odeur, il prend d'abord dans sa main droite l'espèce destinée au goût et récite la bénédiction sur elle, car elle est plus importante, puisqu'elle entre dans le corps ; et ensuite il prend l'espèce destinée à l'odeur et récite la bénédiction sur elle. Il a encore été expliqué dans les décisionnaires que les Sages n'ont institué de bénédiction que sur l'odeur, et non sur le son [c'est-à-dire pour celui qui entend un son agréable], qui n'a pas de substance ; de même ils n'ont pas institué de bénédiction sur le bain et les choses semblables, car ces jouissances n'entrent pas dans le corps.
séif katan 4
- (ה) אם זה וכו' - רצה לבאר כיצד מברכין עליו וע"ז קאמר אם זה וכו':(5) Si ce, etc. – Il veut expliquer comment on récite la bénédiction sur une bonne odeur, et c'est à ce propos qu'il dit : « Si ce, etc. »
séif katan 5
- (ו) או מין עץ - ר"ל אע"ג דלאו עץ גמור הוא דרכיך מ"מ כיון דמוציא עלין מעצו מברך בורא ע"ב:(6) Ou une espèce d'arbre – C'est-à-dire : bien que ce ne soit pas un arbre véritable, car sa tige est tendre, néanmoins, puisqu'il fait sortir des feuilles de son bois, on récite « Boré atsé bessamim ».
séif katan 6
- (ז) כמו המוס"ק - ובלשון לעז פיז"ם ובשמים זה בא מן החיה לפיכך מברך עליה בורא מיני בשמים. ודע שמוס"ק זה יש אומרים שבא מזיעת חיה ויש אומרים שבא מדם של חיה אחת שמתקבץ בצוארה ואח"כ מתייבש ונעשה בושם ולפי סברא זו האחרונה יש שרצו לאסרו עכ"פ לתת בקדירה להטעים בריחו את התבשיל דדם אסור באכילה והרבה פוסקים מתירים אפילו לתת בקדירה דאזלינן בתר השתא והשתא לאו דם הוא אלא עפרא בעלמא שנותן ריח טוב ועיין בא"ר שמצדד להורות כדבריהם ובפמ"ג במשב"ז מצדד ג"כ דיש לסמוך על דבריהם להקל אף לכתחלה ביש ששים כנגדו בתבשיל:(7) Comme le musc – En langue vernaculaire « bisam ». Ce parfum provient d'un animal ; c'est pourquoi on récite sur lui « Boré miné bessamim ». Et sache que ce musc, certains disent qu'il provient de la sueur d'un animal, et certains disent qu'il provient du sang d'un certain animal, qui s'amasse dans son cou, puis se dessèche et devient un parfum. Selon ce dernier avis, certains ont voulu l'interdire, du moins pour le mettre dans une marmite afin de donner au plat le goût de son parfum, car le sang est interdit à la consommation. Mais de nombreux décisionnaires permettent même de le mettre dans une marmite, car on se règle sur son état actuel, et actuellement ce n'est pas du sang, mais simplement de la poussière qui donne une bonne odeur. Voir l'Eliya Rabba, qui penche pour trancher selon leur avis ; et le Peri Megadim, dans les Michbetsot Zahav, penche aussi pour dire qu'on peut s'appuyer sur leur avis pour être indulgent, même lekhat'hila (a priori), lorsqu'il y a dans le plat soixante fois son volume.
séif katan 7
- (ח) ראוי לאכילה - כאתרוג ותפוח או פרי אדמה שמריח ריח טוב. ואפילו אינו ראוי לאכול בפ"ע אלא ע"י תערובות וכמו שיתבאר בסוף הסעיף:(8) Propre à la consommation – Comme un etrog et une pomme, ou un fruit de la terre qui dégage une bonne odeur. Et même s'il n'est pas propre à être mangé seul, mais seulement en mélange, comme cela sera expliqué à la fin du séif.
séif katan 8
- (ט) הנותן וכו' - עיין בא"ר שכתב דמש"ס ופוסקים משמע שצריך לומר אשר נתן בלשון עבר:(9) « Qui donne », etc. – Voir l'Eliya Rabba, qui a écrit que d'après le Talmud et les décisionnaires, il ressort qu'il faut dire « acher natan » (qui a donné), au passé.
séif katan 9
- (י) או לאכלו ולהריח בו - ואיזה מהם יברך תחלה עיין בא"ר שמסיק דבכגון זה שהריח והאכילה הוא בחד פירא מוטב לברך על הריח תחלה דמקרבא הנייתא שתיכף כשאוחזו בידו מריח ואח"כ יברך על האכילה וכ"כ ג"כ המאמר מרדכי ע"ש. ובפמ"ג נתן עצה אחרת בזה והוא שיטעום קצת מן הפירי ויברך עליה ברכת האכילה ולא יכוין אז ליהנות מן הריח ואח"כ יברך ברכת אשר נתן וכו' ויריח:(10) Ou pour le manger et le sentir – Et laquelle des deux bénédictions doit-il réciter en premier ? Voir l'Eliya Rabba, qui conclut que dans un cas comme celui-ci, où l'odeur et la consommation concernent un seul fruit, il vaut mieux réciter d'abord la bénédiction sur l'odeur, car sa jouissance est plus proche : dès qu'il le tient dans sa main, il sent son odeur ; et ensuite il récitera la bénédiction sur la consommation. Et c'est ce qu'a écrit aussi le Maamar Mordekhaï, voir là-bas. Et le Peri Megadim a donné un autre conseil à ce sujet : goûter un peu du fruit en récitant sur lui la bénédiction de la consommation, sans avoir alors l'intention de jouir de l'odeur, et ensuite réciter la bénédiction « Acher natan, etc. » et sentir.
séif katan 10
- (יא) אע"פ שהוא וכו' אינו מברך - דהויא לזה כדבר שלא נעשה להריח שאין מברכין עליו אע"ג שנותן ריח ונהנה וכמו שמבואר לקמן סי' רי"ז ס"א:(11) Bien qu'il dégage une bonne odeur, etc., il ne récite pas de bénédiction – Car pour celui-ci, c'est comme une chose qui n'a pas été faite pour être sentie, sur laquelle on ne récite pas de bénédiction, bien qu'elle dégage une odeur et qu'on en jouisse, ainsi qu'il est expliqué plus loin, siman 217, séif 1.
séif katan 11
- (יב) ועל כולם - בין שהריח בעץ או בעשב או בפרי שמריח:(12) Et pour tous – Qu'il ait senti un arbre, une herbe ou un fruit odorant.
séif katan 12
- (יג) יצא - שלשון ברכה זו כוללת הכל כמו ברכת שהכל שכוללת כל מיני אכילה ושתיה. ודעת איזה אחרונים שבדיעבד אם בירך אריח שהכל יצא דלא עדיף ריח שהנאה מועטת היא מאכילה ושתיה שהנאתם מרובה ואעפ"כ יוצאים בשהכל ודעת מגן גבורים שאפילו בדיעבד לא יצא דאין זו מטבע שטבעו חכמים בברכות ולא נתקן ברכת שהכל כ"א אאכילה ושתיה:(13) Il est quitte – Car la formulation de cette bénédiction inclut tout, comme la bénédiction Chéhakol, qui inclut toutes les sortes d'aliments et de boissons. Et l'avis de certains A'haronim est que bediavad (a posteriori), si l'on a récité Chéhakol sur une odeur, on est quitte, car l'odeur, qui est une jouissance minime, n'est pas supérieure à la nourriture et à la boisson, dont la jouissance est grande, et pourtant on en est quitte par Chéhakol. Mais l'avis du Maguen Guiborim est que même bediavad on n'est pas quitte, car ce n'est pas la formule que les Sages ont fixée pour les bénédictions sur les odeurs, et la bénédiction Chéhakol n'a été instituée que pour la nourriture et la boisson.
séif katan 13
- (יד) אגוז מוסקא"ט וכו' - פי' אם רוצה להריח בו:(14) La noix muscade, etc. – Explication : s'il veut la sentir.
séif katan 14
- (טו) ועל קנילה - שקורין צימערינג:(15) Et sur la cannelle – Qu'on appelle en yiddish « tsimering ».
séif katan 15
- (טז) וקלאו"ו - שקורין נעגעל"ך ואע"ג דכל הני הם מיני בשמים מ"מ עיקרייהו לאכילה קיימי [רא"ש] ועיין באחרונים שמפקפקין לענין קלאו"ו והרבה מהן מסכימין שטוב יותר לברך בורא מ"ב על ריחה. כתבו האחרונים המריח בקאוו"י כתושה והיא חמה שריחה נודף ואדם נהנה מאותו ריח צריך לברך ברכת אשר נתן וכו':(16) Et le clou de girofle – Qu'on appelle « negelekh ». Et bien que tous ceux-là soient des espèces d'aromates, néanmoins leur destination principale est la consommation [Roch]. Et voir les A'haronim, qui émettent des doutes au sujet du clou de girofle, et beaucoup d'entre eux s'accordent à dire qu'il est préférable de réciter « Boré miné bessamim » sur son odeur. Les A'haronim ont écrit : celui qui sent du café moulu et chaud, dont l'odeur se répand, et qui jouit de cette odeur, doit réciter la bénédiction « Acher natan, etc. »
séif katan 16
- (יז) על הורד - הוא מה שאנו קורין רוזא"ש וקמ"ל בזה אע"פ שראוי לאכילה ע"י מרקחת ומברכין עליה כמבואר בסימן ר"ד סי"א אפ"ה לא נוכל לברך על ריחה אשר נתן ריח טוב בפירות כיון שאין עקרה עומד לאכילה אלא להריח אלא מברכין בורא עצי בשמים. והיינו על הורדים הגדלים באילנות אבל אלו הגדלים בקרקע מברכין בורא עשבי בשמים [ב"י] ובביאור הגר"א משמע שמצדד דאם מוציא עליו מעצו והוא מתקיים משנה לשנה [דהיינו שאין העץ מתייבש וכלה בחורף] יברך בורא עצי בשמים ואפשר שגם הב"י מודה לזה וצ"ע:(17) Sur la rose – C'est ce que nous appelons « rosas ». Et le Choulhan Aroukh nous enseigne par là que, bien qu'elle soit propre à la consommation sous forme de confiture, et qu'on récite sur elle une bénédiction (de consommation) comme il est expliqué au siman 204, séif 11, néanmoins nous ne pouvons pas réciter sur son odeur « Acher natan réa'h tov bapérot », puisqu'elle n'est pas destinée principalement à la consommation mais à être sentie ; on récite plutôt « Boré atsé bessamim ». Et cela concerne les roses qui poussent sur des arbres ; mais celles qui poussent dans le sol, on récite sur elles « Boré issvé bessamim » [Beit Yossef]. Et dans le Biour du Gaon de Vilna, il ressort qu'il penche pour dire que si la plante fait sortir ses feuilles de son bois et qu'elle subsiste d'une année à l'autre [c'est-à-dire que le bois ne se dessèche pas et ne disparaît pas en hiver], on récitera « Boré atsé bessamim » ; et il est possible que le Beit Yossef aussi admette cela. La question demande réflexion.
séif katan 17
- (יח) עור הנדי - ט"ס וצ"ל עוד הנדי וביאורו עץ בושם הבא מארץ הודו כי עוד הוא עץ בלשון ערבי והנדי היינו מארץ הודו ששם גידולם [הגר"א] ועיין בשע"ת מש"כ בשם מחזיק ברכה:(18) L'écorce ('or) d'un arbre de l'Inde – C'est une faute de copiste, et il faut lire « 'oud de l'Inde ». Son explication : un bois aromatique venant de l'Inde, car « 'oud » signifie « bois » en arabe, et « hindi » signifie « de l'Inde », où il pousse [Gaon de Vilna]. Et voir le Chaarei Techouva, ce qu'il a écrit au nom du Ma'hziq Berakha.
séif katan 18
- (יט) מי הורד - היינו בין מי הלחלוחית שיצא מן הורד ע"י סחיטתו ובין מה שיצא ע"י שנשרה ונתבשל במים ואפילו למאן דס"ל בסימן ר"ב ס"י דמי שריית פירות אינו כפירות עצמן היינו לענין ברכת אכילה לבד ולא לענין ברכת הריח:(19) L'eau de rose – C'est-à-dire aussi bien le liquide qui sort de la rose quand on la presse que ce qui en sort quand on l'a fait tremper et cuire dans de l'eau. Et même selon celui qui pense, au siman 202, séif 10, que l'eau de trempage des fruits n'est pas comme les fruits eux-mêmes, cela ne concerne que la bénédiction de la consommation, et non la bénédiction de l'odeur.
séif katan 19
- (כ) הלבונה - הוא קטף יוצא משרשי עץ:(20) L'encens – C'est une résine qui sort des racines d'un arbre.
séif katan 20
- (כא) והמצטיכי - הוא מין עץ ששרף שלו נותן ריח טוב:(21) Et le mastic – C'est une espèce d'arbre dont la sève donne une bonne odeur.
séif katan 21
- (כב) על שמן אפרסמון - הוא צרי בלשון המקרא וחותכין העץ ומקלפין אותו ונוטף שמן ממנו ומוזכר בש"ס הצרי אינו אלא שרף הנוטף מעצי הקטף:(22) Sur l'huile de baumier – C'est le tsori (baume) dans la langue de la Bible. On entaille l'arbre et on en ôte l'écorce, et de l'huile en coule. Et il est mentionné dans le Talmud : « Le tsori n'est rien d'autre que la sève qui coule des arbres à résine. »
séif katan 22
- (כג) בורא שמן ערב - מפני שנמצא בא"י והוא חשוב קבעו לו ברכה בפני עצמה להורות על חשיבותו ואם בירך בורא ע"ב אם יצא בדיעבד עיין בב"ח ופמ"ג:(23) « Boré chémen arev » – Parce qu'il se trouve en Terre d'Israël et qu'il est précieux, ils lui ont fixé une bénédiction propre, pour indiquer son importance. Et si l'on a récité « Boré atsé bessamim », est-on quitte bediavad ? Voir le Ba'h et le Peri Megadim.
séif katan 23
- (כד) שכתשו וכו' עד שחזר - פי' שלא נתן בתוכו שום בשמים אלא שמחמת כתישת או טחינת הזית התחיל השמן להיות ריחו נודף:(24) Qu'on a pilée, etc., jusqu'à ce que son odeur redevienne – Explication : on n'y a mis aucun aromate, mais c'est du fait du pilage ou du broyage de l'olive que l'huile a commencé à dégager une odeur forte.
séif katan 24
- (כה) בורא עצי בשמים - שהזית גדל על העץ וה"ה משאר פירות שגדלין על העץ אם עשה כה"ג ואם היה זה מפירות שאין גדלין על העץ שטחנם וכתשם ומריח שמנם אינו מברך עליהם רק בורא מיני בשמים [פמ"ג] והא דאין מברכין על כל אלו הנותן ריח טוב בפירות כמו באתרוג וכיוצא בו דהתם שאני שגדל עם הריח אבל הכא אין הריח גדל עמם אלא בא ע"י כתישה וטחינה שנעשית בידי אדם אין שייך לברך הנותן וכו' שלא ניתן בו הריח מתחלתו ושייך טפי לברך עליו בורא ע' בשמים על שהוטבע בו כח הבושם בפנימיותו:(25) « Boré atsé bessamim » – Car l'olive pousse sur un arbre. Et il en est de même des autres fruits qui poussent sur un arbre, si on les a traités de cette façon. Mais s'il s'agissait de fruits qui ne poussent pas sur un arbre, qu'on a broyés et pilés et dont on sent l'huile, on ne récite sur eux que « Boré miné bessamim » [Peri Megadim]. Et la raison pour laquelle on ne récite pas sur tous ceux-là « Hanoten réa'h tov bapérot », comme pour l'etrog et les fruits semblables, est que là-bas c'est différent : le fruit pousse avec son odeur. Mais ici, l'odeur ne pousse pas avec eux ; elle vient du pilage et du broyage, faits de main d'homme. Il ne convient donc pas de réciter « Hanoten, etc. », puisque l'odeur n'y a pas été mise dès l'origine, et il convient davantage de réciter sur elle « Boré atsé bessamim », parce que la force du parfum a été imprimée dans son intérieur.
séif katan 25
- (כו) שמן שבשמו - ר"ל שנתן בו בשמים כדי שיריח השמן וה"ה מים ושאר משקין שנתן בהם הבשמים [ח"א]:(26) Une huile qu'on a parfumée – C'est-à-dire qu'on y a mis des aromates pour que l'huile sente bon. Et il en est de même de l'eau et des autres liquides dans lesquels on a mis des aromates ['Hayé Adam].
séif katan 26
- (כז) כמו שמן המשחה - אין הכונה שעשאו בשיעור ובמדה כמו שמן המשחה דזה אסור אלא הוא מראה לנו שדרך לבשם שמן בבשמים וכמו שמצינו בשמן המשחה שהיו מבשמים אותו:(27) Comme l'huile d'onction – L'intention n'est pas qu'on l'ait faite selon la quantité et la mesure de l'huile d'onction, car cela est interdit ; mais le Choulhan Aroukh nous montre qu'on a l'habitude de parfumer l'huile avec des aromates, comme nous le trouvons pour l'huile d'onction, qu'on parfumait.
séif katan 27
- (כח) עצים ובשמים - ר"ל בין עשבי בשמים ובין מיני בשמים:(28) Des arbres et des aromates – C'est-à-dire aussi bien des herbes aromatiques que d'autres espèces de parfums.
séif katan 28
- (כט) ואם סיננו - פי' דכ"ז מיירי בשנשאר עכ"פ מעט מן עיקר הבושם לתוכו לפיכך מברכין ברכת אותו מין אבל אם סיננו וכו':(29) Et si on l'a filtrée – Explication : tout cela (ce qui précède) traite du cas où il est resté au moins un peu de la substance de l'aromate à l'intérieur ; c'est pourquoi on récite la bénédiction de cette espèce. Mais si on l'a filtrée, etc.
séif katan 29
- (ל) בורא שמן ערב - וכמו באפרסמון:(30) « Boré chémen arev » – Comme pour le baumier.
séif katan 30
- (לא) שאין לו עיקר - ואינו אלא ריח קלוש בעלמא ואין מברכין עליו וכעין דמבואר לקמן בסימן רי"ז לענין מריח בכלים שהם מוגמרים:(31) Qui n'a pas de substance – Ce n'est qu'une odeur ténue, et on ne récite pas de bénédiction sur elle ; c'est semblable à ce qui est expliqué plus loin, au siman 217, au sujet de celui qui sent des vêtements imprégnés de fumigations.
séif katan 31
- (לב) מלהריח בו - כדי שלא יכניס עצמו בספק ברכה [והיינו כשאין לו אלא בושם זה אבל כשיש לו בשמים אחרים מברך עליהם עצי או מיני ויוצא גם ע"ז] ועיין באחרונים דמסקי דמי שאין רוצה להחמיר ע"ע מותר לו לכתחלה להריח ולברך בורא מיני בשמים. וצריך להזהיר שביוה"כ לוקחים מיני שפיריטו"ס המריחים להריח בו ואינם מברכין כלל ויותר מזה ששופכין על בגד פשתן שיריח בו וזה אסור דמולידין ריח בבגד. ואותן שפיריטו"ס שקורין (שלאקוואסער) אין לברך ע"ז כלל שאינו מריח כלל [ח"א]:(32) De la sentir – Afin de ne pas se mettre dans un doute concernant la bénédiction. [Et cela, lorsqu'il n'a que ce parfum ; mais lorsqu'il a d'autres aromates, il récite sur eux « atsé » ou « miné » et s'acquitte aussi pour celui-ci.] Et voir les A'haronim, qui concluent que celui qui ne veut pas être rigoureux envers lui-même a le droit, même lekhat'hila, de sentir et de réciter « Boré miné bessamim ». Et il faut mettre en garde : à Yom Kippour, on prend des sortes d'alcools parfumés pour les sentir, et on ne récite aucune bénédiction ; et pire encore, on en verse sur un tissu de lin pour le sentir, et cela est interdit, car on produit ainsi une odeur dans le vêtement. Et ces alcools qu'on appelle « chlakvasser », on ne récite sur eux aucune bénédiction, car ils ne sentent pas du tout bon ['Hayé Adam].
séif katan 32
- (לג) סימלק וחילפי דימא - אע"ג דקלח שלהם אינו קשה כשל עץ אפ"ה כיון דמוציא עליו מעצו כשאר אילנות בכלל עץ הוא ומברך בורא ע"ב:(33) Le simlak et le 'hilfé dima – Bien que leur tige ne soit pas dure comme celle d'un arbre, néanmoins, puisqu'ils font sortir leurs feuilles de leur bois comme les autres arbres, ils entrent dans la catégorie de l'arbre, et on récite « Boré atsé bessamim ».
séif katan 33
- (לד) רוסמארי"ן - ובביאור הגר"א חולק והוכיח דלדעת היש מפרשים והוא תר"י חלפי דימא הוא רוסמארי"ן:(34) Le romarin – Et dans le Biour du Gaon de Vilna, il est en désaccord et il démontre que, selon l'avis de ceux qui sont désignés par « certains expliquent » – à savoir les élèves de Rabbénou Yona – le 'hilfé dima est le romarin.
séif katan 34
- (לה) הוא שבולת נרד וכו' - והוא מה שקורין בימינו ספיגינאר ומעלה ריח טוב ובעלי בתים נוהגים באיזה מקומות ליתן זה למים שהכהנים נוטלים ידיהם לדוכן כדי שיהיה עי"ז ריח טוב ואין נכון לעשות כן דהא מוליד ריחא במים ביו"ט דאסור:(35) C'est le nard en épi, etc. – C'est ce qu'on appelle de nos jours « spiginar », et il dégage une bonne odeur. En certains endroits, les maîtres de maison ont l'habitude d'en mettre dans l'eau avec laquelle les Cohanim se lavent les mains avant de monter sur l'estrade (pour la bénédiction sacerdotale), afin qu'il y ait ainsi une bonne odeur ; mais il ne convient pas de faire cela, car on produit ainsi une odeur dans l'eau à Yom Tov, ce qui est interdit.
séif katan 35
- (לו) סיגלי - הם מין דודאים הנזכר במקרא:(36) Les siglé – C'est une sorte de doudaïm (mandragores) mentionnés dans la Bible.
séif katan 36
- (לז) גדל בגינה וכו' - הטעם דמחלקינן בין גינה לשדה הוא משום דהגדל בגינה נעבד ומשקים אותם ואע"פ שעצו מתייבש מתקיים הוא לשנה הבאה אבל דדברא מתייבש כעשב והולך לו:(37) S'il pousse dans un jardin, etc. – La raison pour laquelle nous distinguons entre jardin et champ est que ce qui pousse dans un jardin est cultivé et arrosé, et bien que son bois se dessèche, il subsiste pour l'année suivante ; mais celui des champs se dessèche comme l'herbe et disparaît.
séif katan 37
- (לח) היו לפניו - פי' ורוצה להריח בהם. ואם בירך וכו': כנ"ל בס"ב אלא דשם מיירי שנקט עצי בשמים או עשבי בשמים בידו ובירך עליהם בורא מ"ב והכא מיירי שנקט רק מיני בשמים ובברכתו כוון להוציא גם את העצי בשמים ועשבי בשמים אפ"ה יצא שברכה זו שייך בדיעבד גם עליהם:(38) S'il y avait devant lui – Explication : et il veut les sentir. « Et s'il a récité, etc. » (dans la glose du Rema) : c'est comme plus haut, au séif 2 ; sauf que là, il s'agit du cas où il a pris en main des arbres aromatiques ou des herbes aromatiques et a récité sur eux « Boré miné bessamim », tandis qu'ici, il s'agit du cas où il n'a pris que d'autres espèces de parfums et a eu l'intention, par sa bénédiction, d'acquitter aussi les arbres aromatiques et les herbes aromatiques : néanmoins il est quitte, car cette bénédiction convient aussi pour eux bediavad.
séif katan 38
- (לט) מברך על כל אחד וכו' - ר"ל אין לו לפטור עצמו בברכה כוללת אחת דהיינו בברכת בורא מ"ב אלא לכתחלה צריך לברך על כל אחד בפ"ע. ויברך בתחלה על עצי בשמים ועשבי בשמים ואח"כ יברך על שאר מינים בורא מ"ב וכמו דקי"ל לעיל סימן רי"א ס"ג לענין ברכת הפירות. נתערבו כמה מינים יחד או שהם באגודה אחת וא"א להריח מכל מין בפ"ע מברך עליהם בורא מ"ב [א"ר ודה"ח] מיהו משמע בא"ר דטוב לקטום מהאגודה איזה מין כדי שיוכל לברך עליו ברכתו הראוי לכתחלה. יצא - היינו כשכיון בהדיא להוציא כל המינים ואי לא"ה לא וכמו לענין ברכת הפירות כשיש לפניו דבר שברכתו פה"ע ופה"א ויש לפניו דבר שברכתו שהכל אינו יוצא בסתמא בברכת שהכל על הכל וכנ"ל בסי' ר"ו. כ' האחרונים דכשם שברכת עצי בשמים אינו פוטר לברכת עשבי בשמי' כן ברכת עשבי בשמי' אינו פוטר לברכת עצי בשמים דבעשבים איננו נכלל עץ:(39) Il récite sur chacun, etc. – C'est-à-dire qu'il ne doit pas s'acquitter par une seule bénédiction générale, à savoir « Boré miné bessamim », mais lekhat'hila il doit réciter une bénédiction sur chacun séparément. Et il récitera d'abord les bénédictions sur les arbres aromatiques et les herbes aromatiques, et ensuite il récitera sur les autres espèces « Boré miné bessamim », comme nous l'avons établi plus haut, au siman 211, séif 3, au sujet de la bénédiction des fruits. Si plusieurs espèces se sont mélangées ensemble, ou qu'elles sont en un seul bouquet et qu'il est impossible de sentir chaque espèce séparément, il récite sur elles « Boré miné bessamim » [Eliya Rabba et Dérekh Ha'Hayim]. Toutefois, il ressort de l'Eliya Rabba qu'il est bien de détacher du bouquet une certaine espèce, afin de pouvoir réciter sur elle la bénédiction qui lui convient lekhat'hila. « Il est quitte » (dans la glose du Rema) : c'est-à-dire lorsqu'il a eu explicitement l'intention d'acquitter toutes les espèces ; sinon, non. Comme pour la bénédiction des fruits : lorsqu'il a devant lui une chose dont la bénédiction est « Boré peri ha'ets » ou « Boré peri haadama », et qu'il a devant lui une chose dont la bénédiction est Chéhakol, il n'est pas quitte sans intention particulière par la bénédiction Chéhakol pour le tout, comme plus haut au siman 206. Les A'haronim ont écrit que, de même que la bénédiction « Boré atsé bessamim » n'acquitte pas la bénédiction « Boré issvé bessamim », de même la bénédiction « Boré issvé bessamim » n'acquitte pas la bénédiction « Boré atsé bessamim », car l'arbre n'est pas inclus dans les herbes.
séif katan 39
- (מ) עיין לעיל סימן רי"א - ר"ל דשם איתא פלוגתא כעין זה בס"ג לענין פה"ע ופה"א אם צריך להקדים פה"ע וה"נ בעניננו. ודע דשם הסכימו האחרונים דמה שהוא חביב לו תמיד יותר צריך להקדימו אך אם שניהם חביבין אצלו בשוה נכון יותר להקדים הפה"ע וה"ה הכא אם חביבין אצלו שניהם בשוה נכון יותר להקדים העצי בשמים שהיא ברכה מבוררת ופרטית ביותר ואח"כ יברך עשבי בשמים:(40) Voir plus haut, siman 211 – C'est-à-dire que là-bas, au séif 3, il y a une divergence semblable au sujet de « Boré peri ha'ets » et « Boré peri haadama » : faut-il faire passer en premier « Boré peri ha'ets » ? Et il en est de même dans notre sujet. Et sache que là-bas, les A'haronim se sont accordés à dire que ce qui lui est toujours le plus cher doit passer en premier ; mais si les deux lui sont également chers, il est plus convenable de faire passer en premier « Boré peri ha'ets ». Et de même ici : si les deux lui sont également chers, il est plus convenable de faire passer en premier la bénédiction des arbres aromatiques, qui est une bénédiction plus précise et plus particulière, et ensuite il récitera celle des herbes aromatiques.
séif katan 40
- (מא) להריח בהם - דאלו שמן שהביא לסוך ידיו להעביר מהם זוהמת האוכלים אין מברך וכמ"ש בסימן רי"ז ס"ב ע"ש בבה"ל מה שנכתוב בזה:(41) Pour les sentir – Car si c'est une huile qu'on a apportée pour s'en oindre les mains afin d'en ôter la graisse des aliments, on ne récite pas de bénédiction, comme il est écrit au siman 217, séif 2 ; voir là-bas, dans le Biour Halakha, ce que nous écrirons à ce sujet.
séif katan 41
- (מב) אם ברכותיהן שוות - כגון שהשמן היה מבושם בעצי בשמים שמברכין על השמן בורא עצי בשמים כמבואר בס"ו:(42) Si leurs bénédictions sont identiques – Par exemple si l'huile était parfumée avec des arbres aromatiques, de sorte qu'on récite sur l'huile « Boré atsé bessamim », comme il est expliqué au séif 6.
séif katan 42
- (מג) מברך על ההדס - הטעם דהדס הוא גוף העץ הנקרא בשמים והשמן אין הריח מעצמו אלא קולטו מאחר הלכך הדס חשיבא טפי ולהכי מברך עליו ופוטר השמן בברכתו. וכשמברך עליו נוטל ההדס בימין והשמן בשמאל דעל דבר שמברך נוטלו בימינו:(43) Il récite la bénédiction sur le myrte – La raison : le myrte est le corps même de l'arbre appelé aromate, tandis que l'huile n'a pas l'odeur d'elle-même, mais l'absorbe d'autre chose ; c'est pourquoi le myrte est plus important, et c'est pourquoi on récite la bénédiction sur lui et on acquitte l'huile par sa bénédiction. Et lorsqu'il récite la bénédiction sur lui, il prend le myrte dans la main droite et l'huile dans la main gauche, car la chose sur laquelle on récite la bénédiction, on la prend dans la main droite.
séif katan 43
- (מד) ואם אינם שוות - כגון שהיה שמן שמבושם בעשבי בשמים שברכתו בורא עשבי בשמים או שהיה שמן אפרסמון דמבואר בס"ד דברכתו הוא בורא שמן ערב וא"כ אין יכול לברך על ההדס עצי ולפטור את השמן:(44) Et si elles ne sont pas identiques – Par exemple s'il s'agissait d'une huile parfumée avec des herbes aromatiques, dont la bénédiction est « Boré issvé bessamim », ou d'huile de baumier, dont il est expliqué au séif 4 que la bénédiction est « Boré chémen arev » ; dans ce cas, il ne peut pas réciter sur le myrte « atsé » et acquitter l'huile.
séif katan 44
- (מה) מברך על ההדס תחלה - ואע"ג דשמן אפרסמון ריחו מחמת עצמו ולא קלט מאחרים וגם ברכתו חשובה שמזכיר ומיחד שמן בברכתו אפ"ה הדס שהוא כברייתו וקיים בגופו חשיב טפי [הרא"ה]:(45) Il récite la bénédiction sur le myrte en premier – Et bien que l'huile de baumier tienne son odeur d'elle-même et ne l'ait pas absorbée d'autres choses, et qu'en outre sa bénédiction soit importante, puisqu'on mentionne et désigne spécifiquement l'huile dans sa bénédiction, néanmoins le myrte, qui est tel qu'il a été créé et subsiste dans sa substance, est plus important [le Réa].
séif katan 45
- (מו) להריח בהם - לאפוקי אם מעשן בשביל לבטל הסרחון אין מברכין עליו כלל ואף שנהנה מהבשמים מאד וכדלקמן בסימן רי"ז:(46) Pour les sentir – Pour exclure le cas où l'on fait des fumigations afin de supprimer une mauvaise odeur : on ne récite alors aucune bénédiction, même si l'on jouit beaucoup des aromates, comme il sera expliqué plus loin, au siman 217.
séif katan 46
- (מז) קודם שיגיע וכו' - דבעינן לכתחלה עובר לעשייתן. ובדיעבד יכול לברך אף בעת שמריח:(47) Avant que l'odeur ne lui parvienne, etc. – Car il faut lekhat'hila réciter la bénédiction avant l'acte. Et bediavad, il peut réciter la bénédiction même pendant qu'il sent.
séif katan 47
- (מח) אבל לא וכו' - דסמוך לעשייתן עכ"פ בעינן ולא שתהיה מרוחקת הברכה מההנאה. ובדיעבד יצא כל שלא הפסיק בינתים וכדלעיל בסימן ר"ו ס"ה ע"ש:(48) Mais on ne récitera pas, etc. – Car il faut au moins que la bénédiction soit proche de l'acte, et non que la bénédiction soit éloignée de la jouissance. Et bediavad, il est quitte tant qu'il n'a pas fait d'interruption entre-temps, comme plus haut, au siman 206, séif 5 ; voir là-bas.
séif katan 48
- (מט) בורא עצי בשמים - ולא נשתנה ברכתו אע"פ שנשרף ע"י הגימור אין שריפתו נקרא מכלה אותו אדרבה הוא גורם שתעלה תמרתו וריחו נודף [לבוש]:(49) « Boré atsé bessamim » – Et sa bénédiction ne change pas, bien qu'il soit brûlé par la fumigation : sa combustion n'est pas considérée comme ce qui le détruit ; au contraire, elle fait que sa colonne de fumée s'élève et que son odeur se répand [Levouch].
séif katan 49
- (נ) עשבי בשמים - העי"ן בחירק והשי"ן בשו"א והבי"ת רפויה [פמ"ג] וע"ש שמביא עוד דעת אחרת בזה:(50) Issvé bessamim – Le 'ayin avec un 'hirik, le chin avec un chva et le beit sans daguech [Peri Megadim] ; et voir là-bas, où il rapporte encore un autre avis à ce sujet.
séif katan 50
- (נא) המריח באתרוג וכו' - אין הכונה שנטלו בידו לצאת ואגב אורחיה העלה ריח דבזה לכו"ע אין לברך וכדלעיל בס"ב כיון דאין מתכוין להריח אלא איירי כגון שנטלו לצאת ולהריח דבכה"ג פסקינן לעיל דמברך על אכילה ועל הריח וסובר דעה ראשונה דה"ה בזה דמברך על נטילת האתרוג ועל הריח:(51) Celui qui sent un etrog, etc. – L'intention n'est pas le cas où il l'a pris en main pour s'acquitter de la mitsva et qu'en passant il a dégagé une odeur, car dans ce cas, de l'avis de tous, il ne faut pas réciter de bénédiction, comme plus haut au séif 2, puisqu'il n'a pas l'intention de sentir. Il s'agit plutôt du cas où il l'a pris pour s'acquitter de la mitsva et pour le sentir ; car dans un tel cas nous avons tranché plus haut qu'on récite une bénédiction sur la consommation et sur l'odeur, et le premier avis pense qu'il en est de même ici : on récite une bénédiction sur la prise de l'etrog et sur l'odeur.
séif katan 51
- (נב) וי"א שאינו מברך - דלאו לריח עבידא כיון שהוא של מצוה וכתב מ"א בשם רש"ל דדוקא בשעת נטילתו למצוה אבל קודם לכן או אח"כ מברך לכו"ע ויש שחולקין בזה ועיין בבה"ל:(52) Et certains disent qu'il ne récite pas de bénédiction – Car il n'est pas destiné à l'odeur, puisqu'il est réservé à la mitsva. Et le Maguen Avraham a écrit au nom du Rachal que cela ne vaut que pendant qu'on le prend pour la mitsva ; mais avant ou après, on récite la bénédiction de l'avis de tous. Et certains sont en désaccord à ce sujet ; voir le Biour Halakha.
séif katan 52
- (נג) לכך נכון וכו' - כדי לצאת מידי ספק ברכה. ואם מריח בו דעת מג"א שלא לברך וכן דעת הגר"א בביאורו:(53) C'est pourquoi il convient, etc. – Afin de sortir du doute concernant la bénédiction. Et s'il le sent, l'avis du Maguen Avraham est de ne pas réciter de bénédiction, et tel est aussi l'avis du Gaon de Vilna dans son Biour.
séif katan 53
- (נד) דהמריח וכו' יש לו לברך - כמו בשאר פירות שעומדים לאכילה ויש להם ריח שמברך עליהם כשנוטל אותם כדי להריח בהם:(54) Que celui qui sent, etc., doit réciter une bénédiction – Comme pour les autres fruits destinés à la consommation et qui ont une odeur, sur lesquels on récite une bénédiction lorsqu'on les prend afin de les sentir.
séif katan 54
- (נה) וי"א דאין לברך עליו - דאין זה ריח חשוב שיהא ראוי לברך עליו [ב"י בסי' רצ"ז]:(55) Et certains disent qu'on ne récite pas de bénédiction sur lui – Car ce n'est pas une odeur importante, qui serait digne qu'on récite sur elle une bénédiction [Beit Yossef, au siman 297].
séif katan 55
- (נו) לכך אין להריח בו - ואם מריח אין מברך עליו [מ"א]:(56) C'est pourquoi il ne faut pas le sentir – Et s'il le sent, il ne récite pas de bénédiction sur lui [Maguen Avraham].
séif katan 56