Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 211 →- הנה מפני שהסימן הזה רבו פרטיו ע"כ אכתוב לו הקדמה קצרה. והוא. תנן [ברכות מ"א] היו לפניו הרבה מינין ר' יהודה אומר אם יש ביניהן מין שבעה עליו הוא מברך וחכמים אומרים מברך על איזה מהן שירצה ואיתא בגמרא אמר עולא מחלוקת כשברכותיהן שוות [כגון זית ותפוח] דר' יהודה סבר מין שבעה עדיף וחכמים אומרים חביב עדיף אבל כשאין ברכותיהן שוות כגון צנון וזית ד"ה מברך ע"ז וחוזר ומברך ע"ז והנה יש דעות בפוסקים דרוב מהן פסקו כר"י דמין שבעה עדיף [וזהו מה שכתוב בס"א] ויש שפסקו כחכמים [וזהו דעת הרמב"ם המובא בס"ב] וגם באין ברכותיהן שוות יש דעות בפוסקים יש אומרים דכונת עולא מה שאמר ד"ה מברך ע"ז וחוזר ומברך ע"ז היינו דכיון שאין ברכותיהן שוות ואין אחד פוטר חבירו לא שייכי זה לזה כלל ויוכל לברך תחלה על צנון בפה"א אף שהזית הוא מין שבעה וגם חביב עליו וי"א דכונת עולא דלד"ה יכול לברך על איזה שירצה תחלה ומסתמא יברך ממילא על החביב אצלו ואלו שתי הדעות נזכרים ג"כ בסעיף א'. גם מבואר שם בס"א וב' מה נקרא חביב אם הרגיל להיות תמיד חביב אצלו או מה שהוא אצלו עתה חביב ומתאוה לו. כל הקודם בפסוק ארץ חטה ושעורה וגו' המדבר שם משבחה של ארץ ישראל הוא מוקדם לברכה אפילו השני חביב עליו יותר ומ"מ זית הוא קודם לגפן משום דחזינן שחלק הכתוב וכתב ארץ פעם שני [ארץ זית שמן ודבש] ונמצא דזית הוא ראשון סמוך לארץ בתרא וגפן הוא רק שלישי לארץ קמא. בפה"ע ובפה"א קודמין לשהכל ויתר הפרטים יבואר הכל בפנים:Voici : puisque ce siman comporte de nombreux détails, j'écrirai pour lui une brève introduction. La voici. Nous avons appris (dans la Michna, Berakhot 41a) : « S'il y avait devant lui plusieurs espèces, Rabbi Yehouda dit : s'il y a parmi elles un fruit des sept espèces, c'est sur lui qu'il récite la bénédiction ; et les Sages disent : il récite la bénédiction sur celle qu'il veut. » Et il est rapporté dans la Guemara : Oula a dit : la machlokèt (divergence) porte sur le cas où leurs bénédictions sont identiques [par exemple une olive et une pomme], car Rabbi Yehouda estime que le fruit des sept espèces a la préséance, et les Sages disent que le fruit préféré a la préséance ; mais lorsque leurs bénédictions ne sont pas identiques, par exemple un radis et une olive, tous s'accordent qu'il récite la bénédiction sur l'un, puis récite de nouveau la bénédiction sur l'autre. Or il y a plusieurs avis chez les décisionnaires : la plupart d'entre eux ont tranché comme Rabbi Yehouda, que le fruit des sept espèces a la préséance [et c'est ce qui est écrit au séif 1], et certains ont tranché comme les Sages [et c'est l'avis du Rambam, rapporté au séif 2]. Et aussi lorsque leurs bénédictions ne sont pas identiques, il y a plusieurs avis chez les décisionnaires : certains disent que l'intention d'Oula, lorsqu'il a dit « tous s'accordent qu'il récite la bénédiction sur l'un, puis récite de nouveau la bénédiction sur l'autre », est que, puisque leurs bénédictions ne sont pas identiques et que l'une ne dispense pas l'autre, elles n'ont aucun rapport entre elles, et il peut réciter d'abord la bénédiction sur le radis, boré peri haadama, bien que l'olive soit des sept espèces et lui soit également plus chère ; et certains disent que l'intention d'Oula est que, selon tous, il peut réciter la bénédiction sur celle qu'il veut en premier, et vraisemblablement il récitera de lui-même la bénédiction sur celle qui lui est chère. Et ces deux avis sont mentionnés également au séif 1. Il est aussi expliqué là, aux séifim 1 et 2, ce qu'on appelle « cher » : si c'est ce qui lui est habituellement toujours cher, ou ce qui lui est cher maintenant et qu'il désire. Tout fruit qui précède dans le verset « Un pays de blé et d'orge, etc. », qui parle là de l'éloge de la terre d'Israël, passe en premier pour la bénédiction, même si l'autre lui est plus cher. Néanmoins, l'olive précède la vigne, car nous voyons que le verset a divisé la liste et a écrit « pays » une seconde fois [« un pays d'oliviers à huile et de miel »] ; il se trouve donc que l'olive est la première, proche du second « pays », alors que la vigne n'est que troisième après le premier « pays ». Boré peri haets et boré peri haadama passent avant chehakol. Et tous les autres détails seront expliqués à l'intérieur.
séif katan 1
- (א) היו לפניו וכו' - ודוקא שגם דעתו היה לאכול מכולם הא אם אין כולם לפניו או שאין דעתו לאכול מכולם אין שייך בזה דין קדימה:(1) S'il y avait devant lui, etc. – Et cela seulement s'il avait aussi l'intention de manger de tous ; mais si tous ne sont pas devant lui, ou s'il n'a pas l'intention de manger de tous, la loi de priorité ne s'applique pas ici.
séif katan 2
- (ב) ברכותיהם שוות ויש ביניהם וכו' - כגון ענבים ותפוחים:(2) Leurs bénédictions sont identiques et il y a parmi eux, etc. – Par exemple des raisins et des pommes.
séif katan 3
- (ג) ממין שבעה - ר"ל שנשתבחה ארץ ישראל בהן דכתיב ארץ חטה ושעורה וגפן ותאנה ורמון ארץ זית שמן ודבש [זית שמן הוא ד"א זית שעושה שמן. ודבש היינו תמרים שעושין מהן דבש]:(3) Des sept espèces – C'est-à-dire celles par lesquelles la terre d'Israël a été louée, comme il est écrit : « Un pays de blé et d'orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, un pays d'oliviers à huile et de miel » (Deutéronome 8, 8) [« oliviers à huile », c'est-à-dire une sorte d'olive qui produit de l'huile ; et « miel », ce sont les dattes, dont on fait du miel].
séif katan 4
- (ד) מקדים מין שבעה - ואפילו הוא חצי פרי והשאר הם שלמים. ואם שניהם ממין אחד משבעת המינים או ששניהם אינם מין שבעה מקדים השלם ואפילו אם החצי חביב יותר שלם עדיף:(4) Il fait passer en premier le fruit des sept espèces – Et même si c'est un demi-fruit et que les autres sont entiers. Et si tous deux sont d'une même catégorie parmi les sept espèces, ou si aucun des deux n'est des sept espèces, il fait passer en premier le fruit entier ; et même si le demi lui est plus cher, l'entier a la préséance.
séif katan 5
- (ה) אע"פ וכו' - דמעלת מין שבעה עדיף:(5) Même si, etc. – Car la qualité des sept espèces l'emporte.
séif katan 6
- (ו) מקדים החביב - היינו שרגיל להיות תמיד חביב עליו וכדלקמיה:(6) Il fait passer en premier celui qui lui est le plus cher – C'est-à-dire celui qui lui est habituellement toujours cher, comme il est dit plus loin.
séif katan 7
- (ז) ואם אין וכו' - דכיון דאין אחד פוטר חבירו בברכתו אין שייך כאן שום מעלה בהקדמתו ואיזה שירצה יברך עליו ואוכל קודם [הרא"ש]:(7) Et si leurs bénédictions ne sont pas, etc. – Car, puisque l'un ne dispense pas l'autre par sa bénédiction, aucune qualité ne s'attache ici au fait de le faire passer en premier, et il récite la bénédiction sur celui qu'il veut et le mange en premier [le Roch].
séif katan 8
- (ח) כגון צנון וזית - דוקא בזה דברכת הצנון בפה"א אבל אם היה דבר שברכתו שהכל בודאי מברך על הזית תחלה וכדלקמיה בס"ג:(8) Par exemple un radis et une olive – Seulement dans ce cas, où la bénédiction du radis est boré peri haadama ; mais s'il s'agissait d'une chose dont la bénédiction est chehakol, il récite certainement la bénédiction sur l'olive en premier, comme il est dit plus loin, au séif 3.
séif katan 9
- (ט) וי"א וכו' - ס"ל דגם בזה שייך מעלת הקדימה לברך על מין אחד תחלה אלא דס"ל דלא מקדמינן בזה מין שבעה אלא החביב לו יותר יקדימנו לברך עליו ולאכול תחלה אכן אם שני המינים חביבים אצלו בשוה אז מברך על מין שבעה תחלה ועיין מש"כ במ"ב סקכ"ז בשם הגר"א ועיין בה"ל מש"כ בשם האחרונים דעיקר כי"א הזה שהוא דעת רוב הפוסקים [וגם דאפילו לדעה הראשונה שס"ל דמברך על איזה שירצה מ"מ הלא הברירה היא בידו]:(9) Et certains disent, etc. – Ils estiment que, même dans ce cas, la qualité de priorité s'applique pour réciter la bénédiction sur une espèce en premier ; seulement, ils estiment qu'ici on ne fait pas passer en premier le fruit des sept espèces, mais celui qui lui est le plus cher, il le fait passer en premier pour réciter la bénédiction sur lui et le manger d'abord. Toutefois, si les deux espèces lui sont également chères, il récite alors la bénédiction sur le fruit des sept espèces en premier. Et voir ce que j'ai écrit dans la Michna Beroura, séif katan 27, au nom du Gaon de Vilna ; et voir dans le Biour Halakha ce que j'ai écrit au nom des A'haronim, que l'essentiel (l'avis retenu) est comme ce « certains disent », qui est l'avis de la plupart des décisionnaires [et aussi, même selon le premier avis, qui estime qu'il récite la bénédiction sur celui qu'il veut, néanmoins le choix est entre ses mains].
séif katan 10
- (י) המין שרגיל וכו' - ומשמע מדברי הפוסקים דיתנהג כך יברך על המין שרגיל להיות תמיד חביב עליו ויטעום קצת ממנו ואח"כ יאכל המין שחפץ עכשיו לאכלו ואחר גמר אכילתו יחזור לאכול המין הראשון:(10) L'espèce qui lui est habituellement, etc. – Et il ressort des propos des décisionnaires qu'il doit se conduire ainsi : il récitera la bénédiction sur l'espèce qui lui est habituellement toujours chère et en goûtera un peu, puis il mangera l'espèce qu'il désire manger maintenant ; et après la fin de son repas, il reviendra manger la première espèce.
séif katan 11
- (יא) אפילו אם עתה וכו' - ומ"מ המברך על מה שחביב עתה בעיניו ג"כ יש לו על מי לסמוך דיש פוסקים שסוברים דחביב נקרא מה שהוא חביב עליו עכשיו [ט"ז]:(11) Même si à présent, etc. – Néanmoins, celui qui récite la bénédiction sur ce qui lui est cher maintenant a lui aussi sur qui s'appuyer, car il y a des décisionnaires qui estiment qu'on appelle « cher » ce qui lui est cher maintenant [le Taz].
séif katan 12
- (יב) מקדים החביב - פליג על דעה ראשונה וס"ל דחביב עדיף לעולם ואף דברכותן שוות ויש בהם מין שבעה חביב קודם לברך עליו:(12) Il fait passer en premier celle qui lui est la plus chère – Il (le Rambam) diverge du premier avis et estime que ce qui est cher l'emporte toujours ; et même si leurs bénédictions sont identiques et qu'il y a parmi eux un fruit des sept espèces, ce qui est cher passe en premier pour la bénédiction.
séif katan 13
- (יג) באותה שעה - גם בזה פליג על דעה ראשונה וס"ל דאינו נקרא חביב מה שחביב עליו תמיד אלא מה שחביב עליו באותה שעה. ומשמע מסתימת המחבר דהעיקר כדעה הראשונה שהיא דעת רוב הפוסקים:(13) Sur le moment – Sur ce point aussi, il diverge du premier avis et estime qu'on n'appelle pas « cher » ce qui lui est toujours cher, mais ce qui lui est cher sur le moment. Et il ressort de la formulation non qualifiée de l'auteur (le Choulhan Aroukh) que l'essentiel est conforme au premier avis, qui est l'avis de la plupart des décisionnaires.
séif katan 14
- (יד) בפה"ע קודמת - ואפילו מין השני חביב עליו [מ"א וש"א]:(14) Boré peri haets passe en premier – Et même si l'autre espèce lui est plus chère [le Maguen Avraham et d'autres A'haronim].
séif katan 15
- (טו) שהיא חשובה וכו' - פי' דברכת בפה"ע מבוררת טפי על איזה מברך וחשובה היא מברכת שהכל שאינה רק ברכה כוללת לכל המינים:(15) Car elle est plus importante, etc. – Explication : la bénédiction boré peri haets précise davantage sur quoi il récite la bénédiction, et elle est plus importante que la bénédiction chehakol, qui n'est qu'une bénédiction générale pour toutes les espèces.
séif katan 16
- (טז) וכן בפה"א - חשובה נמי משהכל דמברר בהברכה רק מיני פה"א משא"כ שהכל דכוללת הכל. וע"כ כשמביאים לפניו יי"ש עם מרקחת יברך על המרקחת תחלה אף שהיי"ש חביב עליו יותר [אחרונים]:(16) Et de même boré peri haadama – Elle est elle aussi plus importante que chehakol, car la bénédiction ne désigne que les espèces de « fruits de la terre », ce qui n'est pas le cas de chehakol, qui englobe tout. C'est pourquoi, lorsqu'on lui apporte de l'eau-de-vie avec de la confiture (mirka'hat, fruits confits), il récitera la bénédiction sur la confiture en premier, même si l'eau-de-vie lui est plus chère [les A'haronim].
séif katan 17
- (יז) איזה מהם וכו' - ואין תלוי כלל בחביב לדעה הראשונה שבס"א דהא אין ברכותיהן שוות ולי"א שם מיירי הכא ששניהם חביבים עליו בשוה:(17) Celle qu'il veut, etc. – Et cela ne dépend nullement de ce qui est cher selon le premier avis du séif 1, puisque leurs bénédictions ne sont pas identiques ; et selon le « certains disent » de là-bas, il s'agit ici du cas où tous deux lui sont également chers.
séif katan 18
- (יח) וי"א שבפה"ע קודם - והסכימו האחרונים דנכון לנהוג כי"א הזה אם שניהם שוים בחביבות אכן אם פה"א חביב עליו יותר מברך על החביב כנ"ל בס"א וכן אם פה"א הוא מין שבעה כגון קליות של חטים ותפוח או אחד משבעת המינים יש לו לברך תחלה על החטה שהוא מין שבעה וקודמת בפסוק:(18) Et certains disent que boré peri haets passe en premier – Et les A'haronim ont conclu qu'il convient de se conduire selon ce « certains disent » si les deux sont également chers ; toutefois, si le fruit dont la bénédiction est boré peri haadama lui est plus cher, il récite la bénédiction sur celui qui lui est cher, comme il est dit plus haut, au séif 1. Et de même, si le fruit dont la bénédiction est boré peri haadama est des sept espèces, par exemple des grains de blé grillés (kelayot) et une pomme, ou l'un des autres fruits des sept espèces, il doit réciter la bénédiction d'abord sur le blé, qui est des sept espèces et précède dans le verset.
séif katan 19
- (יט) כל הקודם וכו' - דמקרא זה חושב המינים שנשתבחה בהן א"י וכל המוקדם בפסוק הוא יותר חשוב מהמאוחר לפיכך הוא קודם לברכה וחטה ושעורה דקרא דקודמין לשארי המינים הוא דוקא שעשה מהן תבשיל להרבה פוסקים וכדלקמיה בס"ה:(19) Tout fruit qui précède, etc. – Car ce verset énumère les espèces par lesquelles la terre d'Israël a été louée, et tout fruit qui précède dans le verset est plus important que celui qui le suit ; c'est pourquoi il précède pour la bénédiction. Et le fait que le blé et l'orge du verset précèdent les autres espèces ne vaut que lorsqu'on en a fait un mets cuit, selon de nombreux décisionnaires, comme il est dit plus loin, au séif 5.
séif katan 20
- (כ) קודם לברכה - אף כשהמין השני הוא חביב יותר. וכתבו האחרונים דחשיבות מין שבעה להקדים ראשון לשני הוא רק כשנגמר הפרי אבל אם לא נגמר כגון זית קודם שגדל הנץ אף שהוא ראשון לארץ בתרא חשוב יותר המאוחר ממנו דמה שנשתבחה בהן א"י הוא רק בגמר פרי וכן כל כה"ג:(20) Précède pour la bénédiction – Même lorsque l'autre espèce est plus chère. Et les A'haronim ont écrit que l'importance des sept espèces, pour faire passer le premier du verset avant le second, ne vaut que lorsque le fruit est arrivé à maturité ; mais s'il n'est pas arrivé à maturité, par exemple une olive avant qu'elle ait atteint le stade de la floraison (nets), bien qu'elle soit la première après le second « pays », celui qui la suit est plus important, car ce par quoi la terre d'Israël a été louée ne concerne que le fruit à maturité ; et de même pour tout cas semblable.
séif katan 21
- (כא) וארץ בתרא - דכן הוא סדר המקרא ארץ חטה ושעורה וגפן ותאנה ורמון ארץ זית שמן ודבש ומארץ שבאמצע הוי התחלת סדר וכל הסמיך לו חשוב יותר מהמאוחר שבארץ קמא:(21) Et le second « pays » – Car tel est l'ordre du verset : « Un pays de blé et d'orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, un pays d'oliviers à huile et de miel » ; et à partir du mot « pays » qui est au milieu commence une nouvelle série, et tout ce qui lui est proche est plus important que ce qui est plus éloigné dans la série du premier « pays ».
séif katan 22
- (כב) תמרים קודמין - דדבש שבקרא הוא תמרים שיוצא מהן דבש [ב"י]:(22) Les dattes précèdent – Car le « miel » du verset, ce sont les dattes, dont on tire du miel [le Beit Yossef].
séif katan 23
- (כג) תחלה - היינו אפילו לזיתים שהיא ראשונה לארץ בתרא:(23) D'abord – C'est-à-dire même avant les olives, qui sont les premières après le second « pays ».
séif katan 24
- (כד) היא חשובה - שגם ברכת בורא מיני מזונות היא ברכה מבוררת כמו ברכת היין והרי היא קודמת ליין בקרא. ונקט הרמ"א מחמשת מיני דגן להשמיענו דאף כוסמין ושבולת שועל ושיפון מזון הנעשה מהן ג"כ קודמין ליין דהם ג"כ בכלל חטים ושעורים:(24) Est plus importante – Car la bénédiction boré miné mezonot est elle aussi une bénédiction précise, comme la bénédiction du vin, et elle (la céréale) précède le vin dans le verset. Et le Rema a précisé « des cinq espèces de céréales » pour nous apprendre que même l'aliment fait d'épeautre, d'avoine et de seigle précède lui aussi le vin, car ils sont eux aussi inclus dans le blé et l'orge.
séif katan 25
- (כה) לאחר ששוה וכו' - מלשון זה משמע דחטים ושעורים דקודמין הוא רק מהשוה להן בסמיכה לארץ כמו חטים לזיתים ושעורים לדבש [שהוא תמרים] אבל שעורים [היינו מזון הנעשה מהן כמו שמפרש בסעיף ה'] לזיתים לא אבל הלבוש כתב דברכת במ"מ היא קודמת לכל וכן הסכימו הרבה אחרונים:(25) Lorsqu'il lui est égal, etc. – Il ressort de cette formulation que le blé et l'orge ne précèdent que ce qui leur est égal en proximité par rapport au mot « pays », comme le blé par rapport aux olives et l'orge par rapport au miel [c'est-à-dire les dattes], mais l'orge [c'est-à-dire l'aliment qui en est fait, comme il l'explique au séif 5] par rapport aux olives, non. Mais le Levouch a écrit que la bénédiction boré miné mezonot précède tout, et c'est ce qu'ont conclu de nombreux A'haronim.
séif katan 26
- (כו) תבשיל או פת - והם קודמים לשארי מינים אף אם הם חביבים אצלו יותר:(26) Un mets cuit ou du pain – Et ils précèdent les autres espèces, même si celles-ci lui sont plus chères.
séif katan 27
- (כז) אינה קודמת וכו' - אלא בפה"ע תקדים ומשמע במ"א דדוקא אם הפה"ע חביב יותר אצלו אז הוא קודם אף שהוא מאוחר בקרא אבל אם שניהם חביבים בשוה חטה קודמת אכן בביאור הגר"א משמע דלפי מה שמבואר לעיל בס"א דהיכא שאין ברכותיהן שוות לא אזלינן כלל בתר מין שבעה ה"ה הכא לא אזלינן כלל בתר מוקדם ועל איזה שירצה יברך תחלה. ומ"מ אם החטה חביבה יותר אצלו מסתברא דיברך עליה תחלה דגם שם הלכה כהי"א דחביב קודם כמש"כ שם:(27) Celle-ci ne passe pas avant, etc. – Mais il fera passer en premier la bénédiction boré peri haets. Et il ressort du Maguen Avraham que c'est seulement si le fruit dont la bénédiction est boré peri haets lui est plus cher qu'il passe en premier, bien qu'il soit postérieur dans le verset ; mais si les deux sont également chers, le blé passe en premier. Toutefois, il ressort du Biour du Gaon de Vilna que, selon ce qui est expliqué plus haut au séif 1, à savoir que lorsque leurs bénédictions ne sont pas identiques on ne tient nullement compte des sept espèces, de même ici on ne tient nullement compte de ce qui est premier dans le verset, et il récite la bénédiction d'abord sur celui qu'il veut. Néanmoins, si le blé lui est plus cher, il est logique qu'il récite la bénédiction d'abord sur lui, car là aussi la halakha est conforme au « certains disent » selon lequel ce qui est cher passe en premier, comme je l'ai écrit là-bas.
séif katan 28
- (כח) קודמת לברכת במ"מ - פי' כגון שיש שלחן ערוך לפניו לאכול פת וגם רוצה לאכול לחמניות דברכתן במ"מ ואפילו כשאוכלן בתוך הסעודה [כגון שבלילתן רכה ואוכלן לתענוג ולא לשובע וכדלעיל בסימן קס"ח ס"ח] מצוה שיטול ידיו ויברך המוציא תחלה על הפת דברכת המוציא חשובה ואח"כ יברך במ"מ על הלחמניות דאי מיירי בשאר תבשילין בלאו טעמא דברכת המוציא חשובה צריך לברך תחלה על הפת ולפטור ממילא את התבשיל דאי יברך תחלה על התבשיל נמצא גורם ברכה שא"צ ואסור [מ"א]:(28) Passe avant la bénédiction boré miné mezonot – Explication : par exemple, s'il a une table dressée devant lui pour manger du pain et qu'il veut aussi manger des petits pains dont la bénédiction est boré miné mezonot, et même lorsqu'il les mange au cours du repas [par exemple si leur pâte est liquide et qu'il les mange pour le plaisir et non pour se rassasier, comme il est dit plus haut, siman 168, séif 8], c'est une mitsva qu'il se lave les mains et récite hamotsi d'abord sur le pain, car la bénédiction hamotsi est plus importante, et ensuite il récitera boré miné mezonot sur les petits pains. Car s'il s'agissait d'autres mets cuits, même sans la raison que la bénédiction hamotsi est plus importante, il faudrait réciter la bénédiction d'abord sur le pain et dispenser ainsi d'office le mets cuit ; car s'il récitait d'abord la bénédiction sur le mets cuit, il se trouverait provoquer une bénédiction inutile, ce qui est interdit [le Maguen Avraham].
séif katan 29
- (כט) שהדבר השני חשוב - כגון שהלחם משעורים והמזונות מחטים [אחרונים] וה"ה כל כה"ג שהדבר השני הוא חשוב בעצם יותר מהדבר הראשון:(29) Même si l'autre chose est plus importante – Par exemple si le pain est d'orge et l'aliment de mezonot de blé [les A'haronim] ; et il en est de même pour tout cas semblable, où l'autre chose est intrinsèquement plus importante que la première.
séif katan 30
- (ל) או חביב עליו - ר"ל שבאמת אינו חשוב יותר מהראשון אך בעיניו הוא חביב יותר. ופשוט דה"ה אם הוא חביב וחשוב ביחד:(30) Ou plus chère pour lui – C'est-à-dire qu'en réalité elle n'est pas plus importante que la première, mais à ses yeux elle est plus chère. Et il est évident qu'il en est de même si elle est à la fois plus chère et plus importante.
séif katan 31
- (לא) אם אינו רוצה - ואפילו רוצה לאכול משניהם אך שלא הביאו עדיין החביב לפניו א"צ להמתין:(31) S'il ne veut pas – Et même s'il veut manger des deux, mais qu'on ne lui a pas encore apporté celle qui lui est chère, il n'a pas besoin d'attendre.
séif katan 32
- (לב) ובלבד שיהא דעתו וכו' - ואפילו היו שניהם לפניו בשעת ברכה בעינן שיתכוין לו בפירוש לפוטרו דאינו בדין שיפטור מי שאינו חשוב את החשוב דרך גררא אלא בכונה אבל אם בירך על החשוב פוטר את שאינו חשוב אפילו לא נתכוין בפירוש לפוטרו כיון שהיה מונח לפניו על השלחן בשעת ברכה ואם הביאו לו אחר שכבר כלה המין הראשון צריך לחזור ולברך ואם הביאו לו אחר שבירך אבל עדיין לא כלה אכילתו יש דעות בפוסקים וספק ברכות להקל [כ"ז מבואר בסימן ר"ו עי"ש באחרונים ובמ"ב סקכ"ב] ולכתחלה מבואר שם ברמ"א דיש ליזהר לכוין לפטור את אשר יביאו לו אח"כ:(32) À condition qu'il ait eu l'intention, etc. – Et même si tous deux étaient devant lui au moment de la bénédiction, il faut qu'il ait explicitement l'intention de la dispenser, car il n'est pas juste que ce qui n'est pas important dispense ce qui est important de manière accessoire, mais seulement avec intention. Mais s'il a récité la bénédiction sur ce qui est important, il dispense ce qui n'est pas important, même s'il n'a pas eu explicitement l'intention de le dispenser, puisque celui-ci était posé devant lui sur la table au moment de la bénédiction. Et si on le lui a apporté après qu'il a déjà terminé la première espèce, il doit réciter de nouveau la bénédiction ; et si on le lui a apporté après qu'il a récité la bénédiction mais qu'il n'a pas encore terminé de manger, il y a plusieurs avis chez les décisionnaires, et en cas de doute sur les bénédictions on est indulgent (on ne récite pas) [tout cela est expliqué au siman 206 ; voir là chez les A'haronim et dans la Michna Beroura, séif katan 22]. Et lekhat'hila, il est expliqué là dans le Rema qu'il faut veiller à avoir l'intention de dispenser ce qu'on lui apportera ensuite.
séif katan 33
- (לג) עליו בברכתו - ואם היה מונח לפניו אתרוג וזית אף דאתרוג היה חביב עליו יותר קיי"ל לעיל בס"א דמברך על הזית שהוא ממין שבעה ונפטר ממילא אף בסתמא האתרוג ואם הוא בירך על האתרוג בסתמא לא נפטר הזית [ב"י בשם רשב"א] ומ"מ לפי מה שהבאנו שם בבה"ל הרבה ראשונים דס"ל ג"כ כדעת הרמב"ם המובא שם בס"ב דחביב עדיף אף לגבי מין שבעה נהי דלכתחלה בודאי טוב לנהוג כדעה הראשונה שהיא סתמית ולברך על הזית מ"מ בדיעבד שבירך על החביב כדעת הרמב"ם וסייעתו לכאורה בודאי לא יחזור ויברך על הזית דלשיטתם היא ברכה לבטלה וכבר כתב שם הט"ז דמאן דעביד כרמב"ם ג"כ שפיר עביד. ויותר נ"ל דאפילו אם הוא מברך על הזית טוב שיכוין בהדיא לפטור גם האתרוג אחרי דהאתרוג חביב לו יותר ולדעת הרמב"ם וסייעתו אינו יוצא בזה ממילא על האתרוג וכן כל כה"ג היכא שיש דעות בפוסקים על איזה דבר יברך בתחלה יהיה זהיר בשעת ברכה לכוין לפטור שניהם דבלא"ה יש חשש דאוכל המין השני בלא ברכה:(33) De l'inclure dans sa bénédiction – Et s'il y avait posé devant lui un cédrat (etrog) et une olive, bien que le cédrat lui fût plus cher, nous tenons plus haut, au séif 1, qu'il récite la bénédiction sur l'olive, qui est des sept espèces, et que le cédrat est dispensé d'office, même sans intention explicite ; et s'il a récité la bénédiction sur le cédrat sans intention explicite, l'olive n'est pas dispensée [le Beit Yossef au nom du Rachba]. Néanmoins, d'après ce que nous avons rapporté là, dans le Biour Halakha, de nombreux Richonim qui estiment eux aussi, comme l'avis du Rambam rapporté là au séif 2, que ce qui est cher l'emporte même face aux sept espèces, certes lekhat'hila il est certainement bien de se conduire selon le premier avis, qui est cité sans attribution (comme avis principal), et de réciter la bénédiction sur l'olive ; néanmoins, bediavad (a posteriori), s'il a récité la bénédiction sur ce qui lui est cher, selon l'avis du Rambam et de ceux qui le suivent, apparemment il ne récitera certainement pas de nouveau la bénédiction sur l'olive, car selon leur position ce serait une bénédiction prononcée en vain ; et le Taz a déjà écrit là que celui qui agit comme le Rambam agit bien lui aussi. Et il me semble en outre que, même s'il récite la bénédiction sur l'olive, il est bien qu'il ait explicitement l'intention de dispenser aussi le cédrat, puisque le cédrat lui est plus cher et que, selon l'avis du Rambam et de ceux qui le suivent, il n'en est pas quitte d'office pour le cédrat. Et de même pour tout cas semblable où il y a plusieurs avis chez les décisionnaires sur la chose sur laquelle il récitera la bénédiction en premier : il veillera, au moment de la bénédiction, à avoir l'intention de dispenser les deux, car sinon il y a lieu de craindre qu'il mange la seconde espèce sans bénédiction.
séif katan 34
- (לד) ואיהו לאו ממין שבעה - אע"ג דכוסמין מין חטין ושבולת שועל ושיפון מין שעורים מ"מ כיון דאין נזכרין בהדיא בקרא אין בהם חשיבות מין שבעה כ"כ כמו המפורשים בהדיא בקרא:(34) Et que celui-ci ne soit pas des sept espèces – Bien que l'épeautre soit une espèce de blé, et l'avoine et le seigle des espèces d'orge, néanmoins, puisqu'ils ne sont pas mentionnés explicitement dans le verset, ils n'ont pas l'importance des sept espèces autant que ceux qui sont explicitement mentionnés dans le verset.
séif katan 35
- (לה) דעבדי מינייהו פת - וגם הם בכלל חטה ושעורה דקרא עכ"פ [דחטה ושעורה קודמין לגפן ותאנה ורמון] וכתב המ"א דדוקא הני דחשיב כאן אבל זיתים עם תבשיל של שבולת שועל זיתים קודמין משום דמוקדמין בקרא אבל כמה אחרונים חלקו ע"ז וכנ"ל בס"ק כ"ה עי"ש. ועתה נבוא לבאר סדר המעלות בקצרה. וכל המאוחר מחבירו הוא גרוע מחבירו. המוציא [אפילו מפת של שבולת שועל ושיפון]. במ"מ על מעשה קדרה דחטים. במ"מ על מעשה קדירה דשעורים. במ"מ על מעשה קדרה דשיבולת שועל ושיפון שהוא ג"כ מין שעורים [ובמ"מ דשעורים כיון דשעורה מפורש בקרא קודם להן ואפילו לכוסמין שהוא מין חטים הוא ג"כ קודם]. בפה"ג. זיתים. תמרים. וענבים. תאנה. ורמון. בפה"ע ופה"א. שהכל. ובכל אלו אין משגיחין על החביב כלל דמי שהוא מאוחר מחבירו אפילו הוא חביב יותר כגון שהיה חביב לו השהכל אפ"ה הפה"א קודם לו וכן בכל הנ"ל. בפה"ע ובפה"א אזלינן בתר החביב אפילו השני מין זיי"ן. היו שניהם חביבין אזלינן בתר מין זיי"ן. ואם אחד מהן מוקדם בפסוק כגון שכוסס קליות חטה דברכתו בפה"א ואוכל זית יקדים חטה דהוא קודם בקרא כ"כ המ"א והגר"א פליג ע"ז וכמו שכתבנו לעיל בסקכ"ז עי"ש. שניהם אינן מין זיי"ן יש להקדים פה"ע אם שוים בחביבות הא לא"ה חביב קודם וכנ"ל. וכן שניהם פה"א או שניהם שהכל אזלינן בתר חביב. והנה מה נקרא חביב אנן בני אשכנז נמשכין אחר הרא"ש וסייעתו שהוא המין הרגיל להיות חביב אצלו כמ"ש בס"א ואם שניהם חביבים אצלו אזלינן אחר איזה שחפץ עתה כמ"ש בס"ב לרמב"ם. ברכת אכילה ושתיה אפילו ברכת שהכל קודמת לברכת הריח:(35) En ce qu'on en fait du pain – Et ils sont aussi inclus, en tout cas, dans le blé et l'orge du verset [car le blé et l'orge précèdent la vigne, le figuier et le grenadier]. Et le Maguen Avraham a écrit que cela vaut seulement pour ceux qu'il énumère ici ; mais pour des olives avec un mets cuit d'avoine, les olives passent en premier, car elles précèdent dans le verset. Mais plusieurs A'haronim ont contesté cela, comme il est dit plus haut, au séif katan 25 ; voir là. Et maintenant, venons-en à expliquer brièvement l'ordre des préséances ; et tout ce qui est après un autre est inférieur à lui : hamotsi [même sur du pain d'avoine ou de seigle] ; boré miné mezonot sur un mets cuit de blé ; boré miné mezonot sur un mets cuit d'orge ; boré miné mezonot sur un mets cuit d'avoine et de seigle, qui sont aussi des espèces d'orge [et boré miné mezonot d'orge, puisque l'orge est explicitement mentionnée dans le verset, les précède, et elle précède même l'épeautre, qui est une espèce de blé] ; boré peri haguéfen ; les olives ; les dattes ; et les raisins ; la figue ; et la grenade ; boré peri haets et boré peri haadama ; chehakol. Et dans tous ceux-là, on ne prête nullement attention à ce qui est cher : celui qui vient après un autre, même s'il est plus cher, par exemple si la chose sur laquelle on dit chehakol lui était chère, néanmoins boré peri haadama passe avant elle ; et de même pour tout ce qui précède. Pour boré peri haets et boré peri haadama, on suit ce qui est cher, même si l'autre est des sept espèces. Si tous deux étaient chers, on suit le fruit des sept espèces. Et si l'un d'eux précède dans le verset, par exemple s'il croque des grains de blé grillés, dont la bénédiction est boré peri haadama, et mange une olive, il fera passer en premier le blé, car il précède dans le verset ; ainsi l'a écrit le Maguen Avraham, et le Gaon de Vilna diverge sur ce point, comme nous l'avons écrit plus haut au séif katan 27 ; voir là. Si aucun des deux n'est des sept espèces, il faut faire passer en premier boré peri haets s'ils sont également chers ; sinon, ce qui est cher passe en premier, comme il est dit plus haut. Et de même, si tous deux sont boré peri haadama ou tous deux chehakol, on suit ce qui est cher. Et quant à ce qu'on appelle « cher », nous, les Ashkénazes, suivons le Roch et ceux qui le suivent : c'est l'espèce qui lui est habituellement chère, comme il est écrit au séif 1 ; et si tous deux lui sont chers, on suit celle qu'il désire maintenant, comme il est écrit au séif 2 selon le Rambam. La bénédiction sur la nourriture et la boisson, même la bénédiction chehakol, passe avant la bénédiction sur les parfums.
séif katan 36