Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 210 →- (א) האוכל - כל האוכלין מצטרפין לכזית לברך עליהן ברכה אחרונה הראויה להן אם משבעת המינין ברכה מעין ג' אם שלא מזיי"ן מינים לענין בנ"ר. אכל חצי זית משבעת המינין וחצי זית אחר מברך אחריהן בורא נ"ר וה"ה כשאכל חצי זית פת וחצי זית מדבר שמברכין בנ"ר מברך בנ"ר וכל המשקין מצטרפין לרביעית האוכל והשותה [דהיינו שאכל פחות מכזית ושתה פחות מרביעית] אין מצטרף אפי' לענין בנ"ר. ציר שע"ג ירק מצטרף לכזית דכל אכשורי אוכלא [משקה הבא למתק אוכל] אוכלא הוא וה"ה בפת השרוי במשקה או ביין או ברוטב אבל אם אכל הפת עם הרוטב בלא טבול אין מצטרף אך אם היה הרוטב של המאכל מדברים שמברכין עליהן כמו על המאכל [ומבואר בסימן ר"ה] אפשר דמצטרף הרוטב להמאכל וצ"ע [ח"א]. אכל הכזית מעט ונשתהה הרבה באכילתו אם יש מתחלת האכילה עד סוף האכילה יותר מכדי אכילת פרס אינו מצטרף [ושיעור פרס עיין לקמן סימן תרי"ב שיש דעות אי ג' ביצים או ד' ביצים והכא מסתברא דאין מצטרף אפילו רק בכדי ג' ביצים דשיעור כזית אפילו בפת לענין בהמ"ז הוא רק דרבנן וכן משמע מח"א]. וכתב הפמ"ג דכ"ז הוא רק לענין שיעור כזית אבל לענין פת כדי שביעה דחיובו הוא מן התורה חייב אף שאכל מעט דהא עכ"פ ושבעת קרינן ביה. היה פת סופגנין שנתפח עד שאין האוירים שבו נרגשים האוכל כזית ממנו כמות שהוא אינו מברך דלפי האמת לא אכל כזית וכן אם היה כזית ונצטמק ונתמעט בשיעורו אין מברכין אחריו אלא א"כ דחזר ונתפח [אחרונים]. ולענין שתיית רביעית אם שתה והפסיק מעט וחזר ושתה עד שהשלים לרביעית יש אומרים דאינו מצטרף וי"א דמצטרף אם לא ששהה מתחלת השתיה עד סוף השתיה יותר מכדי אכילת פרס [מלקמן בסימן תרי"ב ס"י] והגר"א הסכים שם בביאורו דהלכה כדעה זו השניה. והנה לענין שתיית טה"ע וקאפ"ע שהדרך לשתותו כשהוא חם וקשה לשתותו בלא הפסק כדרך שאר משקין כ"א מעט יש מחלוקת רבה בין הפוסקים אם צריך לברך ברכה אחרונה לדעה ראשונה הנ"ל ובמחצית השקל ובח"א מצדדים שלא לברך וכ"כ בדה"ח וכן הוא מנהג העולם. ואנשי מעשה נוהגין שלבסוף שתייתן מניחין כדי שיעור רביעית שיצטנן מעט כדי שיוכל לשתות רביעית בלא הפסק ולברך ברכה אחרונה וטוב לעשות כן כדי לצאת אליבא דכו"ע ובפרט לדעת הגר"א הנ"ל דפסק כדעה שניה דהשיעור הוא כדי אכילת פרס לענין צירוף גם בשתיה בודאי נכון לעשות כן. אם אכל פחות מכשיעור והלך לחוץ וחזר מיד דבודאי צריך לברך שנית בתחלה אפילו בפת יש לעיין אם חזר ואכל פחות מכשיעור בכדי אכילת פרס אם מצטרף דאולי כיון שהלך לחוץ הוי כמו היסח הדעת ועיין במ"א דמצדד דמצטרף:(1) Celui qui mange – tous les aliments se joignent pour former un kezayit, afin de réciter sur eux la bénédiction finale qui leur convient : s'ils sont des sept espèces, la bénédiction méeïn chaloch ; s'ils ne sont pas des sept espèces, pour « Boré nefachot ». Si l'on a mangé un demi-kezayit des sept espèces et un autre demi-kezayit d'une autre espèce, on récite après eux « Boré nefachot » ; et de même, lorsqu'on a mangé un demi-kezayit de pain et un demi-kezayit d'une chose sur laquelle on récite « Boré nefachot », on récite « Boré nefachot ». Et toutes les boissons se joignent pour former un revi'it. Celui qui mange et boit [c'est-à-dire qui a mangé moins d'un kezayit et bu moins d'un revi'it], cela ne se joint pas, même pour « Boré nefachot ». Le jus qui est sur un légume se joint pour former le kezayit, car tout ce qui rend l'aliment approprié [une boisson qui vient adoucir l'aliment] est considéré comme aliment ; et de même pour le pain trempé dans une boisson, ou dans du vin, ou dans une sauce. Mais si l'on a mangé le pain avec la sauce sans l'y tremper, cela ne se joint pas. Toutefois, si la sauce du mets provient de choses sur lesquelles on récite la même bénédiction que sur le mets [et c'est expliqué au siman 205], il est possible que la sauce se joigne au mets ; et cela demande réflexion ['Hayé Adam]. Si l'on a mangé le kezayit peu à peu et qu'on a beaucoup tardé en le mangeant : s'il y a, du début de la consommation jusqu'à la fin de la consommation, plus que le temps de la consommation d'un peras, cela ne se joint pas [et pour la mesure du peras, voir plus loin, siman 612, où il y a des avis divergents : trois œufs ou quatre œufs ; et ici, il est logique de dire que cela ne se joint pas, même au-delà du temps de trois œufs seulement, car la mesure d'un kezayit, même pour le pain, au sujet du Birkat HaMazone, n'est que d'ordre rabbinique ; et c'est aussi ce qui ressort du 'Hayé Adam]. Et le Peri Megadim a écrit que tout cela ne vaut que pour la mesure d'un kezayit ; mais pour celui qui mange du pain à satiété, dont l'obligation de bénir est de la Torah, il est obligé même s'il a mangé peu à peu, car de toute façon on lui applique l'expression « et tu seras rassasié ». S'il s'agissait d'un pain spongieux (soufganin) qui a gonflé au point que ses alvéoles ne sont pas perceptibles, celui qui en mange un kezayit tel quel ne récite pas de bénédiction finale, car en vérité il n'a pas mangé un kezayit ; et de même, s'il y avait un kezayit qui s'est desséché et dont la mesure a diminué, on ne récite pas de bénédiction après lui, à moins qu'il n'ait de nouveau gonflé [A'haronim]. Et au sujet de la consommation d'un revi'it : si l'on a bu, qu'on s'est un peu interrompu et qu'on a de nouveau bu jusqu'à compléter un revi'it, certains disent que cela ne se joint pas, et certains disent que cela se joint, à moins qu'on n'ait tardé, du début de la boisson jusqu'à la fin de la boisson, plus que le temps de la consommation d'un peras [d'après plus loin, siman 612, séif 10] ; et le Gaon de Vilna a admis là-bas, dans son Biour, que la halakha est conforme à ce second avis. Or, au sujet de la consommation de thé et de café, qu'on a l'habitude de boire lorsqu'ils sont chauds, et qu'il est difficile de boire sans interruption comme les autres boissons, mais seulement peu à peu, il y a une grande machlokèt parmi les décisionnaires pour savoir s'il faut réciter la bénédiction finale selon le premier avis susmentionné ; et le Ma'hatsit HaChékel et le 'Hayé Adam penchent à dire de ne pas réciter de bénédiction finale ; et c'est aussi ce qu'a écrit le Dérekh Ha'Haïm, et tel est l'usage de tout le monde. Et les hommes pieux (anché maassé) ont l'usage, à la fin de leur boisson, de laisser la mesure d'un revi'it refroidir un peu, afin de pouvoir boire un revi'it sans interruption et de réciter la bénédiction finale ; et il est bien de faire ainsi, pour être quitte selon tous les avis ; et en particulier selon l'avis du Gaon de Vilna susmentionné, qui a tranché selon le second avis, que la mesure pour la jonction est le temps de la consommation d'un peras, au sujet de la jonction aussi pour la boisson, il convient certainement de faire ainsi. Si l'on a mangé moins que la mesure, qu'on est sorti dehors et qu'on est revenu aussitôt, de sorte qu'il faut certainement réciter à nouveau la première bénédiction, même pour le pain, il y a lieu d'examiner la question : si l'on a de nouveau mangé moins que la mesure dans le temps de la consommation d'un peras, cela se joint-il ? Car peut-être, puisqu'on est sorti dehors, c'est comme un détournement d'attention (hessè'h hadaat). Et voir le Maguen Avraham, qui penche à dire que cela se joint.
séif katan 1
- (ב) פחות מרביעית - ושיעור רביעית וכזית עיין לעיל בסימן רע"א סקס"ח במ"ב ובה"ל שם ולקמן בסימן תפ"ו במ"ב ובה"ל:(2) Moins d'un revi'it – et pour la mesure du revi'it et du kezayit, voir plus haut au siman 271, séif katan 68, dans la Michna Beroura et le Biour Halakha là-bas, et plus loin au siman 486, dans la Michna Beroura et le Biour Halakha.
séif katan 2
- (ג) מברך תחלה - ואפי' על כל שהוא בין מדבר אוכל בין ממשקה דאסור ליהנות מן העוה"ז בלא ברכה:(3) Récite au début – et même sur une quantité infime, que ce soit d'un aliment ou d'une boisson, car il est interdit de jouir de ce monde-ci sans bénédiction.
séif katan 3
- (ד) ולאחריו וכו' - דבפת הלא כתיב ואכלת ושבעת וברכת וגו' ואין אכילה בכל התורה פחותה מכזית ובשאר דברים כשתקנו חז"ל ברכה אחרונה כעין זה תקנו ובמשקין נמי מדאשכחן בעלמא לענין שתיית משקין אסורין דחיובו ברביעית הכא נמי כשתקנו ברכה אחרונה במשקה בשיעור זה תקנו:(4) Et après, etc. – car pour le pain, il est écrit : « Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras », etc. (Deutéronome 8, 10), et il n'y a pas, dans toute la Torah, de notion de « manger » pour moins d'un kezayit ; et pour les autres choses, lorsque nos Sages, de mémoire bénie, ont institué une bénédiction finale, ils l'ont instituée à l'image de celle-ci. Et pour les boissons également : puisque nous trouvons ailleurs, au sujet de la consommation de boissons interdites, que l'obligation (la culpabilité) commence à un revi'it, ici aussi, lorsqu'ils ont institué une bénédiction finale pour la boisson, ils l'ont instituée pour cette mesure.
séif katan 4
- (ה) גרגיר של ענב - וה"ה יגד"ע אחת או קטנית אחת [א"ר וש"א]:(5) Un grain de raisin – et de même une seule baie de yagdé'a (fruit incertain, peut-être la myrtille) ou une seule légumineuse [Eliya Rabba et Chiouré Kenésset HaGuedola].
séif katan 5
- (ו) שמברכין לאחריו - מפני חשיבותיה ואם נתרסקה קודם אכילה לא מקרי בריה [ע"ת]:(6) On récite une bénédiction après – à cause de son importance ; et si elle s'est écrasée avant d'être mangée, cela ne s'appelle pas briya [Ateret Zekénim].
séif katan 6
- (ז) כמות שהוא - דהיינו עם הגרעין ואפילו אם הגרעין אינו ראוי לאכול כלל כיון שעכ"פ בלע כולו:(7) Telle qu'elle est – c'est-à-dire avec le noyau, et même si le noyau n'est pas du tout propre à être mangé, puisque, de toute façon, il a tout avalé.
séif katan 7
- (ח) אבל אם לקח וכו' - וכ"ש אם נחתך מעט מהפרי גופא. ואם נפל ממנו קצת ע"י בישול כמו שרגילות הוא להתפרפר ג"כ נראה שעי"ז נתבטל ממנו שם בריה:(8) Mais si l'on a retiré, etc. – et à plus forte raison si l'on a coupé un peu du fruit lui-même. Et si un peu du fruit s'en est détaché par la cuisson, comme il a l'habitude de s'effriter, il semble aussi que, par cela, le nom de briya lui ait été retiré.
séif katan 8
- (ט) הגרעין - ולא מבעיא אם הגרעינין ראוי ג"כ לאכלן בודאי ע"י חסרונן נתבטל שם בריה מהפרי ואפילו אם היו מהמינין שאין ראוי לאכול אותן כלל ג"כ נתבטל הפרי מתורת בריה עי"ז. ואם נמצא בתוך הגרעין גופא דבר שראוי לאכול ואכל מה שבתוך הגרעין וזרק קליפתו הקשה (כעין פלוימי"ן שלנו) דעת המ"א וא"ר דזה ג"כ הוי בכלל בריה אחרי שעכ"פ אכל מה שראוי לאכול ממנו:(9) Le noyau – il va sans dire que si les noyaux sont aussi propres à être mangés, certainement, par leur absence, le nom de briya a été retiré au fruit ; mais même s'ils étaient d'espèces qui ne sont pas du tout propres à être mangées, le fruit perd aussi par cela le statut de briya. Et si l'on trouve à l'intérieur du noyau lui-même une chose propre à être mangée, et qu'on a mangé ce qui est à l'intérieur du noyau et jeté sa coque dure (comme nos floymen, prunes), l'avis du Maguen Avraham et de l'Eliya Rabba est que cela aussi entre dans la catégorie de briya, puisque, de toute façon, on a mangé ce qui, en lui, est propre à être mangé.
séif katan 9
- (י) של יין - וה"ה שאר משקין:(10) Du vin – et de même les autres boissons.
séif katan 10
- (יא) על כזית - דהוא שליש רביעית דאפשר דלענין משקה ג"כ משערינן כמו באכילה בכזית:(11) Sur un kezayit – qui est un tiers de revi'it ; car il est possible que pour la boisson aussi on mesure comme pour la nourriture, par un kezayit.
séif katan 11
- (יב) אלא פחות וכו' - ובדיעבד אם שתה כזית ואין לו רביעית טוב ליזהר שלא ישתה עד רוב רביעית וכ"ש שלא ישתה כשיעור ביצה שהוא שני חלקי רביעית די"א דעל שעורים אלו יש לברך ברכה אחרונה ועיין לעיל סימן ק"ץ סקי"ד מה שכתבנו שם:(12) À ne pas boire moins, etc. – et bediavad, si l'on a bu un kezayit et qu'on n'a pas de quoi compléter un revi'it, il est bien de faire attention à ne pas boire jusqu'à la majorité d'un revi'it, et à plus forte raison à ne pas boire la mesure d'un œuf, qui est deux tiers de revi'it, car certains disent que pour ces mesures il faut réciter la bénédiction finale. Et voir plus haut, siman 190, séif katan 14, ce que nous avons écrit là-bas.
séif katan 12
- (יג) הטועם וכו' - דאע"ג דאסור ליהנות מן העוה"ז בלא ברכה אפילו כל שהוא בין באכילה בין בשתיה היינו כשמכוין לאכול ולשתות אבל הכא שאין כונתו אלא לטעום לידע אם צריך מלח או תבלין א"צ ברכה לא לפניה ולא לאחריה ואפילו אם הוא אוכל קצת מהמאכל אחר הבישול [שאין ביכלתו לתקן אז המאכל] ורק לידע אם הוא טוב ג"כ מצדדים הא"ר והפמ"ג דגם זהו בכלל טעימה אחרי שאין כונתו לשם אכילה:(13) Celui qui goûte, etc. – car bien qu'il soit interdit de jouir de ce monde-ci sans bénédiction, même pour une quantité infime, que ce soit en mangeant ou en buvant, c'est lorsqu'on a l'intention de manger et de boire ; mais ici, où l'on n'a d'autre intention que de goûter, pour savoir s'il faut du sel ou des épices, on n'a pas besoin de bénédiction, ni avant ni après. Et même si l'on mange un peu du mets après la cuisson [lorsqu'on ne peut plus alors corriger le mets], seulement pour savoir s'il est bon, l'Eliya Rabba et le Peri Megadim penchent à dire que cela aussi entre dans la catégorie de « goûter », puisque son intention n'est pas de manger.
séif katan 13
- (יד) עד רביעית - ועד בכלל אבל יתר מרביעית כיון שהוא הנאה יתירה חשיב כמו שמתכוין לאכילה. ועיין במ"א שכתב דעד רביעית דשרי היינו אפילו לטעום מהרבה קדירות ומיהו אם כונתו לאכול מעט אסור לעשות הרבה פעמים דהו"ל אכילה מעלייתא. ולענין טעימה איזה דבר אוכל לידע אם הוא טוב מצדדים האחרונים דשיעורו הוא רק עד כזית. ודע דאף שבשו"ע כתב אין צריך לברך ממילא אסור לברך דהו"ל ברכה לבטלה [אחרונים]:(14) Jusqu'à un revi'it – y compris le revi'it lui-même ; mais plus qu'un revi'it, puisque c'est une jouissance supplémentaire, c'est considéré comme s'il avait l'intention de manger. Et voir le Maguen Avraham, qui a écrit que la permission jusqu'à un revi'it vaut même pour goûter de nombreuses marmites ; cependant, si son intention est de manger un peu, il est interdit de le faire de nombreuses fois (sans bénédiction), car ce serait une véritable consommation. Et au sujet de goûter un aliment pour savoir s'il est bon, les A'haronim penchent à dire que sa mesure est seulement jusqu'à un kezayit. Et sache que, bien que le Choulhan Aroukh ait écrit « n'a pas besoin de réciter de bénédiction », de ce fait il est interdit de réciter une bénédiction, car ce serait une bénédiction prononcée en vain [A'haronim].
séif katan 14
- (טו) ואפילו אם הוא בולעו - ואם הוא פולט מותר אפילו ביותר מרביעית בלי ברכה גם לדעה זו:(15) Et même s'il l'avale – et s'il recrache, c'est permis, même pour plus d'un revi'it, sans bénédiction, également selon cet avis.
séif katan 15
- (טז) טעון ברכה - אפילו בכל שהוא כיון שיש לו הנאת מעיו:(16) Cela requiert une bénédiction – même pour une quantité infime, puisqu'il a la jouissance de son ventre.
séif katan 16
- (יז) כשחוזר ופולט - דבזה התירו כשכונתו רק לטעימה בעלמא כיון שאין לו רק הנאת החיך מהתבשיל שטעם או מהאוכל שלעס. ואותן שנותנין עשב שקורין טאב"ק לתוך שפופרת ומדליקין אותו ושואבין העשן בפיהם נסתפק המ"א בזה אי הוי כטועם ופולט והאחרונים החליטו בפשיטות שאין לברך על עישון הטאב"ק הזה:(17) Lorsqu'il recrache ensuite – car dans ce cas les Sages l'ont permis, lorsque son intention n'est que de simplement goûter, puisqu'il n'a que la jouissance du palais, du plat qu'il a goûté ou de l'aliment qu'il a mâché. Et ceux qui mettent une herbe qu'on appelle tabac (tabak) dans un tuyau (une pipe), l'allument et aspirent la fumée dans leur bouche, le Maguen Avraham a été dans le doute à ce sujet, pour savoir si c'est comme celui qui goûte et recrache ; et les A'haronim ont tranché simplement qu'on ne doit pas réciter de bénédiction sur cette fumée de tabac.
séif katan 17
- (יח) ואז אפילו וכו' - וע"כ הלועס לתינוק כיון שאינו בולע אפילו להרבה א"צ ברכה:(18) Et alors, même, etc. – c'est pourquoi celui qui mâche de la nourriture pour un bébé, puisqu'il n'avale pas, même pour une grande quantité, n'a pas besoin de bénédiction.
séif katan 18
- (יט) וספק ברכות להקל - היינו באפילו אם הוא בולע לא יברך כיון שאין כונתו לאכילה וכסברא הראשונה. והנה המ"א חולק על השו"ע והרמ"א וס"ל דבבולע לכו"ע חייב לברך אבל כמה אחרונים החליטו עם פסק הרמ"א דהוא ספק ברכה ולא יברך ולכתחלה טוב ליזהר הרוצה לבלוע שיתכוין ליהנות ממנו בתורת אכילה ויברך עליו [ח"א]:(19) Et en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent – c'est-à-dire que même s'il avale, il ne récitera pas de bénédiction, puisque son intention n'est pas de manger, conformément au premier avis. Or, le Maguen Avraham diverge du Choulhan Aroukh et du Rema, et pense que lorsqu'il avale, selon tous les avis il est obligé de réciter une bénédiction ; mais plusieurs A'haronim ont tranché avec la décision du Rema, que c'est un doute sur la bénédiction et qu'on ne la récitera pas. Et lekhat'hila, il est bien que celui qui veut avaler fasse attention à avoir l'intention d'en jouir à titre de consommation, et récite la bénédiction dessus ['Hayé Adam].
séif katan 19