Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 209 →- (א) אין מחזירין אותו - זהו דעת הרמב"ם אבל רוב הפוסקים וכמעט כולם חולקים עליו והסכימו דלא אזלינן בתר דעתו כיון שבפיו הוציא ברכה שאינה ראויה לאותו המין לא יצא ומחזירין אותו וכתבו האחרונים דכן יש להורות:(1) On ne le fait pas recommencer – c'est l'avis du Rambam ; mais la plupart des décisionnaires, et presque tous, divergent de lui et se sont accordés pour dire qu'on ne suit pas son intention : puisque de sa bouche il a prononcé une bénédiction qui ne convient pas à cette espèce, il n'est pas quitte, et on le fait recommencer. Et les A'haronim ont écrit que c'est ainsi qu'il faut enseigner en pratique.
séif katan 1
- (ב) וי"א שאם לקח וכו' - וכן הלכה [אחרונים]:(2) Et certains disent que si l'on a pris, etc. – et telle est la halakha [A'haronim].
séif katan 2
- (ג) על דעת וכו' - היינו אע"ג דבשעה שהזכיר שם ומלכות שהוא עיקר הברכה היה דעתו על ברכה שאינה ראויה לאותו המין כלל אפ"ה כיון שחתימת הברכה הזכיר בפיו כהוגן יצא בדיעבד:(3) Avec l'intention, etc. – c'est-à-dire que, bien qu'au moment où il a mentionné le Nom divin et Sa royauté, qui sont l'essentiel de la bénédiction, son intention portait sur une bénédiction qui ne convient pas du tout à cette espèce, malgré cela, puisqu'il a prononcé de sa bouche la conclusion de la bénédiction comme il se doit, il est quitte bediavad.
séif katan 3
- (ד) שהרי אף אם סיים - ונמצא שאף לפי מחשבתו היתה ברכה הראויה לאותו המין:(4) Car même si l'on avait terminé – il se trouve donc que même selon sa pensée, c'était une bénédiction qui convient à cette espèce.
séif katan 4
- (ה) ובירך בא"י וכו' - היינו אפילו בעת תחלת הברכה היה סבור שהוא יין ונמצא שהיה תחלת הברכה וסופה שלא כהוגן אפ"ה כיון שעקר תוך כ"ד וסיים כהוגן יצא:(5) Et qu'on a récité « Béni sois-Tu, Hachem », etc. – c'est-à-dire que même si, au moment du début de la bénédiction, il pensait que c'était du vin, de sorte que le début de la bénédiction et sa fin n'étaient pas comme il se doit, malgré cela, puisqu'il l'a révoquée dans le délai d'une parole et a terminé comme il se doit, il est quitte.
séif katan 5
- (ו) ותוך כדי דיבור - אבל לאחר כדי דיבור לא מהני עקירתו וחוזר ומברך. ודע דהא דמקילינן בדיעבד בתוך כדי דיבור דוקא בברכות דרבנן אבל בבהמ"ז שהוא דאורייתא אם אירע כה"ג כגון שאכל לחם וטעה וסבר שאכל פירות והתחיל לברך בא"י אמ"ה על העץ ועל פרי העץ ונזכר שהוא לחם וסיים הזן את העולם וכו' כהוגן צריך לחזור ולברך ודוקא באופן זה שציירנו אבל אם טעה וסבר על הלחם שאכל שהוא אחד מחמשת המינים והתחיל לברך בא"י אמ"ה על המחיה ונזכר יכול לסיים הזן את העולם כולו וכו' ויצא דמחיה נמי מזון הוא. כתבו האחרונים מי שאומר אחר ברכת היין בורא מאורי האש ונזכר שצריך להקדים בשמים וסיים בורא מיני בשמים יצא ידי בשמים וחוזר ומברך בא"י אמ"ה בורא מאורי האש ודוקא כשנתכוין בשעת הזכרת שם ומלכות על הבשמים שנקט בידו ונכשל בלשונו ואמר בורא מאורי האש אבל כשנתכוין על האש יצא ידי ברכת מאורי האש ואח"כ מברך ברכה אחרת על הבשמים דהא על האש ג"כ צריך לברך והסדר אינו מעכב. ולענין ברכת השחר אם טעה בפוקח עורים ומלביש ערומים וכדומה נתברר לעיל בסימן מ"ו במ"ב סק"כ עי"ש:(6) Et dans le délai d'une parole – mais après le délai d'une parole, sa révocation n'est pas efficace, et il recommence la bénédiction. Et sache que ce qu'on est indulgent bediavad dans le délai d'une parole, c'est seulement pour les bénédictions d'ordre rabbinique ; mais pour le Birkat HaMazone, qui est de la Torah, s'il est arrivé un cas semblable, par exemple qu'il a mangé du pain et s'est trompé, pensant avoir mangé des fruits, et a commencé à réciter « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde, al haets ve'al peri haets », puis s'est souvenu que c'était du pain et a terminé « Hazane et haolam », etc., comme il se doit, il doit recommencer la bénédiction. Et ce, seulement de la manière que nous avons décrite ; mais s'il s'est trompé et a pensé, au sujet du pain qu'il a mangé, que c'était un mets de l'une des cinq espèces, et a commencé à réciter « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde, al ha'mi'hya », puis s'est souvenu, il peut terminer « Hazane et haolam koulo », etc., et il est quitte, car la mi'hya aussi est une nourriture (mazone). Les A'haronim ont écrit : celui qui dit, après la bénédiction du vin (à la Havdala), « Boré meoré haech » et se souvient qu'il faut faire précéder la bénédiction des aromates, et termine par « Boré miné bessamim », est quitte pour les aromates, et récite à nouveau « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde, Boré meoré haech ». Et ce, seulement lorsqu'il avait l'intention, au moment de la mention du Nom et de la royauté, de réciter la bénédiction sur les aromates qu'il tenait en main, et qu'il a trébuché dans ses paroles et dit « Boré meoré haech » ; mais lorsqu'il avait l'intention de réciter la bénédiction sur le feu, il est quitte de la bénédiction « meoré haech », et ensuite il récite une autre bénédiction sur les aromates, car sur le feu aussi il doit réciter une bénédiction, et l'ordre n'est pas indispensable. Et au sujet des bénédictions du matin, s'il s'est trompé dans « Pokéa'h ivrim » et « Malbich aroumim » et autres semblables, cela a été clarifié plus haut au siman 46, dans la Michna Beroura, séif katan 20 ; voir là-bas.
séif katan 6
- (ז) ובירך בפה"ג - וכונתו היתה להוציא גם האחרים בברכתו:(7) Et qu'il a récité « Boré peri haguéfen » – et son intention était d'acquitter aussi les autres par sa bénédiction.
séif katan 7
- (ח) דהא דעתו היה וכו' - אמר שני טעמים לפטור אחד כיון שדעתו לשתות שאר יין ואפילו לא היה אז אותו היין לפניו והביאו לו אח"כ חל הברכה עליהם [ואף דכוס זה היה מים והתחיל לשתותו אפ"ה לא מקרי הפסק כיון שלא הפסיק בדיבור בינתים] ואפילו לא היה דעתו בהדיא לשתות יותר ורק בסתמא כיון שהוציא אחרים בברכתו שיהיו יכולים לשתות היין שלפניהם נמצא שלא היתה ברכתו לבטלה ולכן מותר גם לו לשתות שאר יין. והנה הרמ"א אזיל לשיטתו בסימן ר"ו ס"ג בהגהה שס"ל שם דהיכא שלא היה דעתו בהדיא ורק בסתמא צריך לחזור ולברך ולכן בעניננו נמי כתב דהא דעתו וכו' אבל לפמש"כ שם במ"ב ובה"ל דיש כמה פוסקים שסוברין דאפילו בסתמא כל שהיו לפניו על השלחן בשעת ברכה ממילא חל הברכה על כולם ואין צריך לחזור ולברך כשנשפך הכוס שבירך עליו א"כ ה"ה בעניננו כשנמצא מים ושותה כוס אחר יין שהיה לפניו בכל גווני א"צ לחזור ולברך:(8) Car son intention était, etc. – il a donné deux raisons pour l'exempter. L'une : puisque son intention était de boire d'autre vin, même si ce vin n'était pas alors devant lui et qu'on le lui a apporté ensuite, la bénédiction s'applique à eux [et bien que ce verre ait été de l'eau et qu'il ait commencé à le boire, malgré cela cela ne s'appelle pas une interruption, puisqu'il n'a pas interrompu par une parole entre-temps]. Et l'autre : même s'il n'avait pas explicitement l'intention de boire davantage, mais seulement de façon indéterminée, puisqu'il a acquitté d'autres personnes par sa bénédiction pour qu'elles puissent boire le vin qui est devant elles, il se trouve que sa bénédiction n'a pas été prononcée en vain ; c'est pourquoi il lui est permis, à lui aussi, de boire d'autre vin. Or, le Rema suit ici sa propre position du siman 206, séif 3, dans la glose, où il pense que, lorsque l'intention n'était pas explicite mais seulement indéterminée, il faut recommencer la bénédiction ; c'est pourquoi, dans notre cas aussi, il a écrit « car son intention était », etc. Mais d'après ce que nous avons écrit là-bas dans la Michna Beroura et le Biour Halakha, à savoir que plusieurs décisionnaires pensent que même de façon indéterminée, tout ce qui était devant lui sur la table au moment de la bénédiction, la bénédiction s'applique d'elle-même à tout, et qu'il n'a pas besoin de recommencer la bénédiction lorsque le verre sur lequel il a récité la bénédiction s'est renversé, alors il en est de même dans notre cas : lorsqu'il s'est avéré que c'était de l'eau et qu'il boit un autre verre de vin qui était devant lui, dans tous les cas il n'a pas besoin de recommencer la bénédiction.
séif katan 8
- (ט) כל הברכות וכו' - משום שהן מד"ס וספיקא דרבנן לקולא ועיין לעיל סימן קס"ז ס"ט במ"ב:(9) Pour toutes les bénédictions, etc. – parce qu'elles sont des paroles des Scribes (d'ordre rabbinique), et qu'en cas de doute dans une loi rabbinique, on est indulgent. Et voir plus haut, siman 167, séif 9, dans la Michna Beroura.
séif katan 9
- (י) חוץ מבהמ"ז - והוא שאכל כדי שביעה דאז הוא מחוייב מן התורה ועיין לעיל קפ"ד ס"ד במ"ב. והנה מהמחבר משמע שסתם כהרמב"ם וסמ"ג שסוברין דברכה מעין שלש שמברכין על שבעת המינים הוא מדרבנן אבל באמת יש הרבה ראשונים שסוברין שהוא מדאורייתא וע"כ כתבו האחרונים דמי שאכל כדי שביעה מפירות או תבשיל של שבעת המינים ונסתפק לו אם בירך אחריו יאכל עוד מאותו המין שיעור כזית ויברך אחריו ויוציא עי"ז גם הספק שלו ועיין בפמ"ג שמצדד דאם אין לו מאותו המין יקח ממין אחר שהוא משבעת המינין כגון שאכל פרי עץ יקח מיני מזונות ויכלול בהברכה:(10) Sauf le Birkat HaMazone – et ce, lorsqu'il a mangé à satiété, car alors il est obligé de le réciter de la Torah ; et voir plus haut siman 184, séif 4, dans la Michna Beroura. Or, il ressort de l'auteur (le Choulhan Aroukh) qu'il a tranché sans réserve comme le Rambam et le Semag, qui pensent que la bénédiction méeïn chaloch qu'on récite sur les sept espèces est d'ordre rabbinique. Mais en vérité, il y a beaucoup de Richonim qui pensent qu'elle est de la Torah ; c'est pourquoi les A'haronim ont écrit que celui qui a mangé à satiété des fruits ou d'un plat des sept espèces, et qui a un doute pour savoir s'il a récité la bénédiction après, mangera encore de la même espèce la mesure d'un kezayit et récitera la bénédiction après, et acquittera par cela aussi son doute. Et voir dans le Peri Megadim, qui penche à dire que s'il n'a pas de la même espèce, il prendra d'une autre espèce qui fait partie des sept espèces ; par exemple, s'il a mangé un fruit de l'arbre, il prendra des aliments de céréales (miné mezonot) et inclura les deux dans la bénédiction.
séif katan 10
- (יא) של תורה - ועיין בסימן מ"ז במ"ב סק"א מ"ש לענין ברכת התורה אם נסתפק:(11) De la Torah – et voir au siman 47, dans la Michna Beroura, séif katan 1, ce qui est écrit au sujet de la bénédiction de la Torah lorsqu'on a un doute.
séif katan 11