Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 208 →- (א) מברך לאחריהם וכו' - שמתוך חשיבותן שנשתבחה בהן א"י כדכתיב בקרא ארץ חטה ושעורה וגפן ותאנה ורמון ארץ זית שמן ודבש [והוא תמרים שזב מהן דבש] קבעו להן ברכה חשובה בפ"ע לאחריה:(1) On récite après eux, etc. – car, du fait de leur importance, puisque la terre d'Israël a été louée par eux, comme il est écrit dans le verset : « Une terre de blé et d'orge, de vigne, de figue et de grenade, une terre d'olive à huile et de miel » (Deutéronome 8, 8) [il s'agit des dattes, dont coule du miel], on a institué pour eux une bénédiction importante, à part, après les avoir mangés.
séif katan 1
- (ב) חמשת מיני דגן - הם חטה ושעורה וכוסמין ושבולת שועל ושיפון אבל מה שאנו קורין טאטארק"י או מה שאנו קורין טערקשי וויי"ץ לאו בכלל דגן הוא דהם פרי האדמה:(2) Les cinq espèces de céréales – ce sont le blé, l'orge, l'épeautre, l'avoine et le seigle. Mais ce que nous appelons tatarki ou ce que nous appelons terkchi weiz (sarrasin, maïs) n'entre pas dans la catégorie des céréales, car ce sont des fruits de la terre.
séif katan 2
- (ג) ששלקן - צ"ל שחלקן והיינו אחד לשנים או ליותר והוא מה שקורין גרויפי"ן דאלו אם הם שלמים אף שבישלן מבואר בס"ד דמברך בפה"א אכן אם נתמעכו ע"י הבישול אף שמתחלה נתנן בקדרה שלמים לגמרי דהיינו כשהם בקליפתן מ"מ מברך במ"מ כיון שנתמעכו יפה:(3) Qu'on a fait bouillir – il faut lire « qu'on a fendues », c'est-à-dire coupées en deux ou davantage ; c'est ce qu'on appelle graupen (gruau). Car si les grains sont entiers, même si on les a fait cuire, il est expliqué au séif 4 qu'on récite « Boré peri haadama ». Toutefois, s'ils se sont écrasés par la cuisson, même si au départ on les a mis dans la marmite complètement entiers, c'est-à-dire avec leur écorce, on récite néanmoins « Boré miné mezonot », puisqu'ils se sont bien écrasés.
séif katan 3
- (ד) או כתשן - ר"ל אפילו לא חילקן רק שהסיר קליפתן ע"י הכתישה והאחרונים מצדדים דבעינן דוקא שיתדבק ע"י הבישול אז נחשב זה למעשה קדרה דאל"ה נחשב כשלמין בס"ד ועיין מה שכתבנו שם:(4) Ou qu'on a concassées – c'est-à-dire même si on ne les a pas fendues, mais seulement qu'on a ôté leur écorce par le concassage. Et les A'haronim penchent à dire qu'il faut précisément qu'elles se collent entre elles par la cuisson ; alors cela est considéré comme un mets de marmite ; sinon, c'est considéré comme des grains entiers (dont il est question) au séif 4 ; et voir ce que nous avons écrit là.
séif katan 4
- (ה) הריפות וגרש כרמל - הריפות הוא פי' על כתשן וגרש כרמל הוא פי' על חלקן וכל אלו בכלל מעשה קדרה הן:(5) Du gruau (harifot) et du grain grossièrement moulu (guérech), du grain frais (karmel) – harifot est l'explication de « concassées », et guérech karmel est l'explication de « fendues » ; et tous ceux-ci entrent dans la catégorie de mets de marmite.
séif katan 5
- (ו) ודייסא - מקרי כשנתמעך ונתדבק יפה. ומה שכתבו האחרונים שלא לאכול הני שעורים או חטים גנצ"י גערשטי"ן או גרי"ץ שלמים אלא בתוך הסעודה כמ"ש ס"ד היינו כשלא נדבקו ע"י הבישול אבל אם נדבקו ע"י הבישול מברך במ"מ:(6) Et de la bouillie (daïssa) – on l'appelle ainsi lorsqu'elle s'est écrasée et bien collée. Et ce que les A'haronim ont écrit, de ne manger ces grains d'orge ou de blé entiers (gantse gerstn ou grits) que pendant le repas, comme il est écrit au séif 4, c'est lorsqu'ils ne se sont pas collés par la cuisson ; mais s'ils se sont collés par la cuisson, on récite « Boré miné mezonot ».
séif katan 6
- (ז) הרבה יותר מהם - הטעם כיון דהוא בא להטעים ולהכשיר את התבשיל והוא מחמשת המינין דחשיבי הוא העיקר ועיין לקמן בס"ט ובמ"ב שם לענין השיעור שיתחייב לברך על המחיה:(7) Beaucoup plus qu'elles – la raison : c'est que, puisqu'elle (la céréale) vient donner du goût et rendre le plat approprié à la consommation, et qu'elle fait partie des cinq espèces qui sont importantes, c'est elle l'essentiel. Et voir plus loin, au séif 9 et dans la Michna Beroura là-bas, au sujet de la mesure à partir de laquelle on est obligé de réciter « Al ha'mi'hya ».
séif katan 7
- (ח) אלא לדבקו וכו' - ר"ל שלא בא להטעים התבשיל ולא לסעוד הלב רק שיהא התבשיל מדובק לא חשיב ובטיל לגבי התבשיל אפילו נתן לתוכו קמח הרבה:(8) Que pour le lier, etc. – c'est-à-dire qu'elle ne vient ni donner du goût au plat, ni fortifier le cœur, mais seulement pour que le plat soit lié ; elle n'est pas importante et elle est annulée par rapport au plat, même si l'on y a mis beaucoup de farine.
séif katan 8
- (ט) מברך בורא מיני מזונות - ואפילו אם הם המועט כיון שהקמח הוא מחמשת המינין השקדים בטלי לגבייהו:(9) On récite « Boré miné mezonot » – et même si elle (la farine) est en minorité : puisque la farine fait partie des cinq espèces, les amandes sont annulées par rapport à elle.
séif katan 9
- (י) אינו מברך בורא מיני מזונות - דהקמח בטל לגבי הפרי וכנ"ל בס"ב:(10) On ne récite pas « Boré miné mezonot » – car la farine est annulée par rapport au fruit, comme il est dit plus haut, au séif 2.
séif katan 10
- (יא) וטוב להחמיר - משום דבמעשה השקדים הדרך לעשותו נמי לסעוד ולכן קשה לשער אם היה כונתו רק לדבק וע"כ טוב להחמיר:(11) Et il est bien d'être rigoureux – car dans la préparation d'amandes, l'usage est de la faire aussi pour nourrir ; c'est pourquoi il est difficile d'évaluer si son intention était seulement de lier, et c'est pourquoi il est bien d'être rigoureux.
séif katan 11
- (יב) ולגמעו - פי' לאכלו שהיה עב וראוי לאכילה דאלו אם היה רך וראוי רק לשתיה אפילו שלא בתוך הסעודה ועשאו כדי לסעוד הלב ג"כ מברך רק שהכל וכדלקמן בס"ו:(12) Et de l'avaler – c'est-à-dire le manger, car il s'agit d'un cas où cela était épais et propre à être mangé ; car s'il était liquide et propre seulement à être bu, même en dehors du repas, et même si on l'a fait pour fortifier le cœur, on ne récite également que « Chéhakol », comme il est dit plus loin, au séif 6.
séif katan 12
- (יג) ופטור ממנה - צ"ל ממ"נ והקשו האחרונים דאם הוא רק לדבק א"כ בטל לגבי השקדים והרי צריך לברך על פרי בתוך הסעודה ונראה ליישב דכיון שהוא חולה וצריך להשקדים עיקר קביעת סעודתו לכתחלה הוא עליהם והו"ל כקובע סעודתו על הפירות דאינו מברך עליהם וכדלעיל בסימן קע"ז ס"ג עי"ש:(13) Et on en est exempt – il faut lire : de toute façon (quel que soit le cas). Et les A'haronim ont objecté : si c'est seulement pour lier, alors la farine est annulée par rapport aux amandes, et voici qu'il faut réciter une bénédiction sur un fruit pendant le repas ! Et il semble qu'on peut résoudre cela ainsi : puisqu'il est malade et a besoin des amandes, l'essentiel de l'établissement de son repas, dès le départ, porte sur elles, et c'est comme celui qui établit son repas sur des fruits, qui ne récite pas de bénédiction sur eux, comme il est dit plus haut, siman 177, séif 3 ; voir là-bas.
séif katan 13
- (יד) דגן חי - כל ה' מינים בכלל והרמ"א חולק בשעורים:(14) Du grain cru – toutes les cinq espèces sont incluses ; et le Rema diverge au sujet de l'orge.
séif katan 14
- (טו) והגרעינין שלמים - ר"ל שלא חילקן מתחלה וגם לא נתמעכו כלל ע"י הבישול אינן חשובין למזון אלא כשאר פרי אדמה נינהו ואם הוסר הקליפה ע"י כתישה יש אומרים דברכתן במ"מ כשנתבשלו דחשיב מעשה קדרה ויש אומרים דברכתן פ"א כיון שגרעינין עצמן שלמים והנכון שלא יאכלם כ"א בתוך הסעודה [לבד סברת התוספות דלקמיה] ועיין לעיל בסוף סק"ו דכשנתדבקו ע"י הבישול יש לסמוך לכתחלה לברך במ"מ ואחריו מעין שלש. אכן שעורים שהוסר קליפתן וגם מקצת מהן גופא ע"י טחינת הריחיים שנעשים קטנים ממה שהיו מקודם [ומצוי זה במין שקורין פערי"ל גרויפי"ן] הנוהגין לברך עליהן במ"מ ולאחריו מעין שלש לכתחלה אף אם לא נתמעכו ע"י הבישול אין למחות בידן:(15) Les grains restant entiers – c'est-à-dire qu'on ne les a pas fendus au départ et qu'ils ne se sont pas du tout écrasés par la cuisson : ils ne sont pas considérés comme une nourriture (mazone), mais ils sont comme les autres fruits de la terre. Et si l'écorce a été ôtée par concassage, certains disent que leur bénédiction est « Boré miné mezonot » lorsqu'ils ont été cuits, car c'est considéré comme un mets de marmite ; et certains disent que leur bénédiction est « Boré peri haadama », puisque les grains eux-mêmes sont entiers. Et il convient de ne les manger que pendant le repas [indépendamment de l'avis des Tossafot rapporté juste après]. Et voir plus haut, à la fin du séif katan 6 : lorsqu'ils se sont collés par la cuisson, on peut s'appuyer, lekhat'hila, pour réciter « Boré miné mezonot » et après eux méeïn chaloch. Toutefois, pour l'orge dont on a ôté l'écorce, et aussi une partie du grain lui-même, par la mouture de la meule, de sorte qu'ils deviennent plus petits qu'ils n'étaient auparavant [et c'est fréquent dans la sorte qu'on appelle perl graupen (orge perlé)], ceux qui ont l'usage de réciter sur eux « Boré miné mezonot » et après eux méeïn chaloch, lekhat'hila, même s'ils ne se sont pas écrasés par la cuisson, on ne doit pas protester contre eux.
séif katan 15
- (טז) רק שהכל - ואם היו מבושלים גם בשעורים מברך עליהן בפה"א [א"ר]:(16) Que « Chéhakol » – et s'ils ont été cuits, même pour l'orge on récite sur eux « Boré peri haadama » [Eliya Rabba].
séif katan 16
- (יז) נסתפקו וכו' - ס"ל דמ"מ כיון שמין דגן הוא אפשר דלענין ברכה אחרונה צריך לברך מעין שלש ואף דעל המחיה אין יכול לומר דאינו מין מזון יאמר על האדמה ועל פה"א כמו שאומרים על העץ ועל פרי העץ אלא דלא מצינו שתקנו נוסח זה ולכך נשאר הדבר אצלם בספק:(17) Ont été dans le doute, etc. – ils pensent que néanmoins, puisque c'est une espèce de céréale, il est possible que, pour la bénédiction finale, il faille réciter méeïn chaloch ; et bien qu'on ne puisse pas dire « Al ha'mi'hya », puisque ce n'est pas une sorte de nourriture (mazone), on dirait « al haadama ve'al peri haadama », comme on dit « al haets ve'al peri haets » ; seulement, nous ne trouvons pas qu'on ait institué cette formule, et c'est pourquoi la chose est restée pour eux dans le doute.
séif katan 17
- (יח) בתוך הסעודה - ואם אירע שאכלו שלא בתוך הסעודה יברך אחריהם בנ"ר כי כן הוא מעיקר הדין:(18) Pendant le repas – et s'il est arrivé qu'on les ait mangés en dehors du repas, on récitera après eux « Boré nefachot », car c'est ainsi selon la stricte loi.
séif katan 18
- (יט) אפילו של חטים - דחשיבי וכ"ש קמח של שעורים:(19) Même de blé – qui est important ; et à plus forte raison de la farine d'orge.
séif katan 19
- (כ) מברך עליו שהכל - דאף דאכל את החטה כשהוא בעין ברכתו בפה"א כנ"ל בס"ד הכא כיון שנשתנה החטה שנטחן עומד להתעלות ולעשות ממנו פת וקודם לזה יצא מכלל פרי ולדרך אכילתו לא בא:(20) On récite sur elle « Chéhakol » – car bien que, si l'on mange le blé tel quel, sa bénédiction soit « Boré peri haadama », comme il est dit plus haut au séif 4, ici, puisque le blé a été transformé, étant moulu, il est destiné à être amélioré et à ce qu'on en fasse du pain ; et avant cela, il est sorti de la catégorie de fruit, et n'est pas encore parvenu à sa manière d'être consommé.
séif katan 20
- (כא) דק דק - ר"ל דזה אינו טוב הקמח לאכילה כלל כשהוא חי ובודאי אינו מברך רק שהכל [משום קצת הנאה דאית ליה בזה] ואפילו נטחן רק קצת וכו' אפ"ה ברכתו רק שהכל:(21) Très fin – c'est-à-dire que cette farine n'est pas du tout bonne à manger lorsqu'elle est crue, et certainement on ne récite que « Chéhakol » [à cause d'un peu de jouissance qu'on en tire] ; et même si elle n'est que peu moulue, etc., malgré tout sa bénédiction n'est que « Chéhakol ».
séif katan 21
- (כב) וללועסו - לאו דוקא דאפילו אם אינו עב כ"כ כיון שאינו רך שיהיה ראוי רק לשתיה מברך עליו במ"מ [אחרונים]:(22) Et mâchée – ce n'est pas précis ; car même si ce n'est pas si épais, puisque ce n'est pas si liquide au point d'être propre seulement à être bu, on récite sur cela « Boré miné mezonot » [A'haronim].
séif katan 22
- (כג) שהכל - דכיון שהמים רבים עליו כ"כ עד שאינו ראוי לאכילה ורק לשתיה אינו בכלל מאכל כלל ומברכין שהכל כברכת המים. וכ"ז הוא דוקא בקמח שממשו אינו בעין ומתבטל בריבוי המים אבל העושה תבשיל ממיני גרויפי"ן שנעשה מה' מיני דגן [כגון הנעשים במדינתנו משעורים ושבולת שועל שנחלק כל גרעין לשנים] ונתן בהם מים הרבה עד שאינו ראוי רק לשרפו שקורין זופ"א אין הגרויפ"ן בטילין לגבי המים כיון שהם בעין ומיני דגן לא בטלי וצריך לברך על הגרויפי"ן במ"מ ומ"מ אפשר שגם המים לא בטלי לגבייהו כיון שעיקרן נעשה רק לשתיה ולא לאכילה וצריך לברך גם על המים שהכל וע"כ יברך תחלה על המים ואח"כ על הגרויפי"ן [כן מתבאר מדברי המ"א בסימן זה ובסימן ר"ה] ובח"א כתב שיותר טוב בזה לברך שהכל על דבר אחר ויוציא את הרוטב. וכ"ז דוקא בה' מיני דגן דלא בטלי אבל בשאר מינים כגון רעצק"ע גרויפי"ן שנעשים בריבוי מים שאינם ראוין לאכילה ורק לזופ"א מברך ברכה אחת שהכל דהגרויפי"ן נתבטלו לגבי המים:(23) « Chéhakol » – car puisque l'eau y est si abondante qu'il n'est pas propre à être mangé mais seulement à être bu, il n'entre pas du tout dans la catégorie de nourriture, et l'on récite « Chéhakol », comme la bénédiction de l'eau. Et tout cela ne vaut que pour la farine, dont la substance n'est pas visible et s'annule dans l'abondance d'eau. Mais celui qui fait un plat avec des sortes de graupen (gruau) faits des cinq espèces de céréales [comme ceux qu'on fait dans notre pays avec de l'orge et de l'avoine, dont chaque grain est fendu en deux], et qui y met beaucoup d'eau, au point qu'il n'est propre qu'à être bu à petites gorgées, ce qu'on appelle zoupe (soupe), les graupen ne sont pas annulés par rapport à l'eau, puisqu'ils sont visibles et que les sortes de céréales ne s'annulent pas ; et il faut réciter sur les graupen « Boré miné mezonot ». Et néanmoins, il est possible que l'eau non plus ne soit pas annulée par rapport à eux, puisque son essentiel est fait seulement pour être bu et non pour être mangé, et qu'il faille réciter aussi sur l'eau « Chéhakol » ; c'est pourquoi on récitera d'abord la bénédiction sur l'eau, et ensuite sur les graupen [c'est ce qui ressort des paroles du Maguen Avraham dans ce siman et au siman 205]. Et le 'Hayé Adam a écrit qu'il est préférable dans ce cas de réciter « Chéhakol » sur une autre chose et d'acquitter ainsi le bouillon. Et tout cela ne vaut que pour les cinq espèces de céréales, qui ne s'annulent pas ; mais pour les autres espèces, comme les graupen de sarrasin (retske) préparés avec beaucoup d'eau, qui ne sont pas propres à être mangés mais seulement en soupe, on récite une seule bénédiction, « Chéhakol », car les graupen sont annulés par rapport à l'eau.
séif katan 23
- (כד) הכוסס - פי' שאכלו כשהוא חי:(24) Celui qui croque – c'est-à-dire qui le mange lorsqu'il est cru.
séif katan 24
- (כה) האורז - ריי"ז דוחן היר"ז בל"א [ב"י ולבוש] ויש מפרשים איפכא וע"כ יש מחמירין דלא יאכלם כשנתמעכו אלא תוך הסעודה או שיברך עליהם שהכל מחמת ספק ובלחם חמודות כתב דסוגיין דעלמא אורז ריי"ז דוחן היר"ז וכן מוכח בברכי יוסף ומטה יהודה וכן מצאתי במעשה רב מהנהגות הגר"א דאורז הוא ריי"ז ומברך עליהם במ"מ:(25) Le riz (orez) – orez, c'est le reiz (riz), et do'han, le hirz (millet) en langue allemande [Beit Yossef et Levouch] ; et certains expliquent l'inverse, et c'est pourquoi certains sont rigoureux et disent qu'on ne les mangera, lorsqu'ils se sont écrasés, que pendant le repas, ou qu'on récitera sur eux « Chéhakol » à cause du doute. Et le Le'hem 'Hamoudot a écrit que l'opinion générale est que orez est le reiz et do'han le hirz ; et c'est aussi ce qui ressort du Birké Yossef et du Maté Yehouda ; et j'ai trouvé de même dans le Maassé Rav, parmi les usages du Gaon de Vilna, que orez est le reiz, et on récite sur eux « Boré miné mezonot ».
séif katan 25
- (כו) עד שנתמעך - היינו אפילו נתמעך קצת ע"י הבישול אבל כשהם עדיין שלמים מברך בפה"א ואפשר דאפילו אם רק הוסר קליפת האורז כמו בשלנו ג"כ לא מקרי שלמים ומברך עליהם במ"מ [פמ"ג] ומ"מ אם בירך בפה"א משמע שם דיוצא בזה עי"ש:(26) Jusqu'à ce qu'il se soit écrasé – c'est-à-dire même s'il s'est un peu écrasé par la cuisson ; mais lorsqu'ils (les grains) sont encore entiers, on récite « Boré peri haadama ». Et il est possible que même si l'on a seulement ôté l'écorce du riz, comme c'est le cas chez nous, cela non plus ne s'appelle pas « entiers », et qu'on récite sur eux « Boré miné mezonot » [Peri Megadim]. Et néanmoins, si l'on a récité « Boré peri haadama », il ressort de là qu'on est quitte ; voir là-bas.
séif katan 26
- (כז) פת - וה"ה תבשיל:(27) Du pain – et de même un plat cuisiné.
séif katan 27
- (כח) מברך עליו בורא מיני מזונות - דפת שלו או תבשילו משביע וסועד הלב כמו מה' מיני דגן ועדיף משאר מיני קטניות ומ"מ לא חשיב פת שלו כלחם גמור של ה' מיני דגן לברך המוציא:(28) Il récite sur lui « Boré miné mezonot » – car son pain ou son plat rassasie et fortifie le cœur comme ceux des cinq espèces de céréales, et il est supérieur aux autres sortes de légumineuses. Et néanmoins, son pain n'est pas considéré comme un pain véritable des cinq espèces de céréales, pour réciter « HaMotsi ».
séif katan 28
- (כט) בורא נפשות - דבהמ"ז או ברכה מעין שלש אינם אלא בחמשה מינין מפני חשיבותן:(29) « Boré nefachot » – car le Birkat HaMazone ou la bénédiction méeïn chaloch ne s'appliquent qu'aux cinq espèces, à cause de leur importance.
séif katan 29
- (ל) והוא שלא יהא וכו' - היינו דאף שבחמשה מיני דגן קי"ל לעיל בס"ב דאם עירבן בשארי מינין אפילו הם המיעוט אזלינן בתרייהו אורז אינו חשוב כ"כ וע"כ אם עשה תבשיל או פת וקמח דשארי מינין הם הרוב מברך עליו כברכת אותן המינין:(30) Et ce, à condition qu'il ne soit pas, etc. – c'est-à-dire que, bien que pour les cinq espèces de céréales nous ayons établi plus haut, au séif 2, que si on les a mêlées à d'autres espèces, même si elles sont la minorité, on suit les céréales, le riz n'est pas aussi important ; c'est pourquoi, si l'on a fait un plat ou un pain, et que la farine des autres espèces est la majorité, on récite sur lui la bénédiction de ces espèces.
séif katan 30
- (לא) לבדו - ה"ה אם הוא הרוב ונקט לבדו לאשמועינן רבותא דאפ"ה אין מברכין ברכה אחרונה כ"א בנ"ר:(31) Seul – il en est de même s'il est la majorité ; et le Choulhan Aroukh a dit « seul » pour nous apprendre une nouveauté : même ainsi, on ne récite comme bénédiction finale que « Boré nefachot ».
séif katan 31
- (לב) הוא הרוב וכו' - וכן פסקו הרבה אחרונים:(32) Est la majorité, etc. – et c'est ainsi qu'ont tranché beaucoup d'A'haronim.
séif katan 32
- (לג) על פת דוחן וכו' - דאף דהם פרי אדמה וע"י שנעשה פת אישתני למעליותא מ"מ כיון דעי"ז יצא מתורת פרי אין יכול לומר פרי האדמה והמוציא אין מברכין אלא בה' מינים ולכן מברכין שהכל ואפשר לומר עוד טעם מפני שאין דרך אכילתו בכך שאין דרך לעשות פת מזה ע"כ יברך שהכל. והנה לפי טעם זה במדינות שדרכן לעשות פת מטערקע"שי וויי"ץ לכאורה ברכתן בפה"א כיון שדרכן בכך [פמ"ג] אבל בתשובת ח"ס סימן נו"ן מסיק דבכל מקום אין מברכין בפה"א מטעם דלא נטעי אדעתא דהכי אלא לעופות ופטום אווזות וע"ד הדוחק בני אדם עושין מהן פת ואין זה עיקר פריין ואין לברך עליהן בפה"א ע"ש אך מסתפק שם דאולי הוא בכלל אורז שברכתו על הפת ועל התבשיל הוא במ"מ וע"כ הנכון לכתחלה שלא יאכלם אלא תוך הסעודה:(33) Sur le pain de millet, etc. – car bien qu'ils soient des fruits de la terre et que, en étant transformés en pain, ils aient été améliorés, néanmoins, puisque par cela ils sont sortis du statut de fruit, on ne peut dire « peri haadama », et « HaMotsi » ne se récite que sur les cinq espèces ; c'est pourquoi on récite « Chéhakol ». Et l'on peut dire encore une autre raison : parce que ce n'est pas sa manière d'être consommé, puisqu'on n'a pas l'habitude d'en faire du pain ; c'est pourquoi on récitera « Chéhakol ». Or, selon cette raison, dans les pays où l'on a l'habitude de faire du pain de terkchi weiz (maïs), il semblerait que leur bénédiction soit « Boré peri haadama », puisque telle est leur habitude [Peri Megadim]. Mais dans les responsa du 'Hatam Sofer, siman 50, il conclut qu'en tout lieu on ne récite pas « Boré peri haadama », pour la raison qu'on ne les plante pas dans ce but, mais pour les volailles et l'engraissement des oies, et c'est de façon forcée que les gens en font du pain ; ce n'est pas l'essentiel de leur fruit, et on ne doit pas réciter sur eux « Boré peri haadama » ; voir là-bas. Mais il est dans le doute là-bas pour savoir si peut-être il entre dans la catégorie du riz, dont la bénédiction, sur le pain et sur le plat, est « Boré miné mezonot » ; c'est pourquoi il convient, lekhat'hila, de ne les manger que pendant le repas.
séif katan 33
- (לד) ופליז"ו - בתר"י כתוב פניצ"ו והכל אחד והוא מין שהוא זיין יותר משאר מיני קטניות וקמ"ל דאפ"ה מברכין על פתו שהכל כשאר קטניות:(34) Et de panic (palizo) – chez Rabbénou Yona il est écrit panitso, et c'est la même chose ; c'est une espèce plus nourrissante que les autres sortes de légumineuses, et le Choulhan Aroukh nous apprend que, malgré cela, on récite sur son pain « Chéhakol », comme pour les autres légumineuses.
séif katan 34
- (לה) מברך שהכל וכו' - וה"ה על תבשיל הנעשה מקמח שלהן וכדלקמיה:(35) On récite « Chéhakol », etc. – et de même pour un plat fait de leur farine, comme il est dit juste après.
séif katan 35
- (לו) משאר מיני קטניות - וה"ה מדוחן לפי מה שפסק המחבר מקודם דדוחן שוה לקטניות:(36) Avec d'autres sortes de légumineuses – et de même avec le millet, selon ce qu'a tranché l'auteur (le Choulhan Aroukh) précédemment, que le millet est assimilé aux légumineuses.
séif katan 36
- (לז) נשארו שלמים - לאו דוקא שלמים אלא כל שלא נתמעכו לגמרי שעדיין ניכר קצת תוארן וצורתן ברכתן בפה"א וע"כ מה שאנו קורין (רעצינ"ע קאש"ע) מברכין בפה"א [אחרונים]:(37) Sont restées entières – « entières » n'est pas précis : tant qu'elles ne se sont pas complètement écrasées, de sorte qu'on reconnaît encore un peu leur aspect et leur forme, leur bénédiction est « Boré peri haadama » ; c'est pourquoi, sur ce que nous appelons (retsine kache, bouillie de sarrasin), on récite « Boré peri haadama » [A'haronim].
séif katan 37
- (לח) נתמעכו לגמרי - היינו דוקא שעשה תבשיל מקמח של קטניות שאין דרך אכילתן בכך או שמיעך אותן דרך כלי מנוקב שהן דקין מאד כקמח (או מה שנעשה מן רעצקע שאנו קורין מל"ך גרופי"ן) אבל כשבישל הקטניות שלמין ומיעך אותן בכף עיקר דרך אכילתן בכך ועוד שממשן קיים ומברך בפה"א:(38) Se sont complètement écrasées – c'est-à-dire seulement si l'on a fait un plat avec de la farine de légumineuses, ce qui n'est pas leur manière d'être consommées, ou qu'on les a écrasées à travers un ustensile percé, de sorte qu'elles sont très fines comme de la farine (ou ce qu'on fait avec le sarrasin, que nous appelons mel'h groupen) ; mais lorsqu'on a fait cuire les légumineuses entières et qu'on les a écrasées avec une cuillère, c'est l'essentiel de leur manière d'être consommées ; et de plus, leur substance subsiste ; et l'on récite « Boré peri haadama ».
séif katan 38
- (לט) או שאינן וכו' - כמ"ש בסימן ר"ה ס"א:(39) Ou qu'elles ne sont pas, etc. – comme il est écrit au siman 205, séif 1.
séif katan 39
- (מ) מברך שהכל - ובדיעבד שבירך בפה"א כתב בח"א דיצא:(40) Il récite « Chéhakol » – et bediavad, si l'on a récité « Boré peri haadama », le 'Hayé Adam a écrit qu'on est quitte.
séif katan 40
- (מא) מברך במ"מ וכו' - כנ"ל בס"ב עי"ש:(41) On récite « Boré miné mezonot », etc. – comme il est dit plus haut, au séif 2 ; voir là-bas.
séif katan 41
- (מב) מברך המוציא ובהמ"ז - דפת גמור הוא:(42) On récite « HaMotsi » et le Birkat HaMazone – car c'est un pain véritable.
séif katan 42
- (מג) בכדי אכילת פרס - פרס הוא חצי ככר של עירוב י"א שלשה ביצים וי"א ארבעה וכזית הוא חצי ביצה ומשערינן בו כל האיסורים שאם אוכל כזית איסור ושהא באכילתו יותר משיעור אכילת פרס אינו מצטרף למלקות ולחיוב חטאת וה"נ לענין בהמ"ז דבעינן דוקא שיאכל כזית דגן אין מצטרף השיעור כזית שלו אלא בכדי שיוכל לאכלו בתוך שיעור אכילת פרס וא"כ אינו מברך בהמ"ז אא"כ היה מעורב בו קמח דגן אחד משמינית עכ"פ דאז אם יאכל מהפת ארבעה ביצים יהיה מזה כזית דגן ויתחייב בבהמ"ז:(43) Dans le temps de la consommation d'un peras – le peras est la moitié du pain de l'érouv ; certains disent qu'il équivaut à trois œufs, et certains disent quatre ; et le kezayit est la moitié d'un œuf. Et c'est par cela qu'on mesure tous les interdits : si l'on mange un kezayit d'interdit et qu'on prend pour le manger plus que la durée de consommation d'un peras, cela ne se joint pas pour rendre passible des coups de fouet ou de l'obligation d'apporter un sacrifice expiatoire ('hatat). Et de même ici pour le Birkat HaMazone : puisqu'il faut précisément qu'on mange un kezayit de céréale, sa mesure d'un kezayit ne se joint que si l'on peut le manger dans la durée de consommation d'un peras. S'il en est ainsi, on ne récite le Birkat HaMazone que s'il y était mêlé au moins un huitième de farine de céréale ; car alors, si l'on mange de ce pain la mesure de quatre œufs, il y aura là un kezayit de céréale, et l'on sera obligé de réciter le Birkat HaMazone.
séif katan 43
- (מד) בתחלה מברך המוציא וכו' - כדקי"ל לקמן בסימן ר"י דברכה ראשונה א"צ שיעור דאפילו על משהו יש לברך ברכה הראויה לאותו המין ומיני דגן חשיבי ולא נתבטלו בתערובתן בשום גווני כיון שנרגש טעמן:(44) Au début on récite « HaMotsi », etc. – comme nous l'établissons plus loin au siman 210 : la première bénédiction ne requiert pas de mesure, car même sur une infime quantité on doit réciter la bénédiction qui convient à cette espèce ; et les sortes de céréales sont importantes et ne s'annulent dans leur mélange en aucune façon, puisque leur goût se perçoit.
séif katan 44
- (מה) טעם דגן - הלא"ה לא חשיבי ובטיל ומברך שהכל ובנ"ר:(45) Un goût de céréale – sinon, elles ne sont pas importantes et sont annulées, et l'on récite « Chéhakol » et « Boré nefachot ».
séif katan 45
- (מו) ולבסוף וכו' - אפילו לא אכל רק כזית מהפת:(46) Et à la fin, etc. – même si l'on n'a mangé qu'un kezayit du pain.
séif katan 46
- (מז) על המחיה - רבים מהאחרונים נתקשו בזה דלא מצינו כיוצא בזה בברכות דמתחלה המוציא ולבסוף על המחיה ועוד דמאי שנא מהא דכתב לענין בישול בקדרה דאין מברך לבסוף רק בנ"ר מחמת דאין בו כדי אכילת פרס וה"נ לענין פת ומחמת זה באמת הגיה הגר"א דצ"ל גם כאן ולבסוף בנ"ר והרבה אחרונים טרחו ליישב דברי השו"ע [עיין בא"ר ובמטה יהודה] ומחמת זה ראוי לירא שמים שלא יאכל פת כזה אלא בתוך הסעודה ומ"מ הנוהג כדברי השו"ע אין למחות בידו דכן סתמו הרבה אחרונים לדינא ודע עוד דה"ה אם בהפת היה מעורב קמח דגן כזית בכדי א"פ אלא שהוא לא אכל רק מקצת מהפת שלא היה שיעור כזית דגן מכל הזיתים שאכל ג"כ אינו מברך בהמ"ז אלא על המחיה לדעת השו"ע או בנ"ר לדעת הגר"א:(47) « Al ha'mi'hya » – beaucoup d'A'haronim ont trouvé cela difficile, car nous ne trouvons rien de semblable dans les bénédictions : au début « HaMotsi » et à la fin « Al ha'mi'hya » ! De plus, en quoi est-ce différent de ce qu'il a écrit au sujet de la cuisson dans une marmite, qu'on ne récite à la fin que « Boré nefachot », parce qu'il n'y a pas un kezayit dans le temps de la consommation d'un peras ? Il devrait en être de même pour le pain ! À cause de cela, en vérité, le Gaon de Vilna a corrigé le texte en disant qu'il faut lire ici aussi : « et à la fin “Boré nefachot” ». Et beaucoup d'A'haronim se sont efforcés de justifier les paroles du Choulhan Aroukh [voir l'Eliya Rabba et le Maté Yehouda]. À cause de cela, il convient à celui qui craint le Ciel de ne manger un tel pain que pendant le repas ; et néanmoins, celui qui se conduit selon les paroles du Choulhan Aroukh, on ne doit pas protester contre lui, car beaucoup d'A'haronim l'ont tranché ainsi sans réserve pour la loi. Et sache encore qu'il en est de même si, dans le pain, était mêlée assez de farine de céréale pour un kezayit dans le temps de la consommation d'un peras, mais que lui n'a mangé qu'une partie du pain, de sorte qu'il n'y avait pas la mesure d'un kezayit de céréale dans tous les kezayit qu'il a mangés : il ne récite pas non plus le Birkat HaMazone, mais « Al ha'mi'hya » selon l'avis du Choulhan Aroukh, ou « Boré nefachot » selon l'avis du Gaon de Vilna.
séif katan 47
- (מח) בקדירה - ר"ל ולא היה בהקמח של מיני דגן כזית בכדי אכילת פרס [או שהיה בהקמח כשיעור והוא לא אכל עד שיעור כזית וכנ"ל באות הקודם] דאף דבתחלה מברך במ"מ וכנ"ל בס"ב אבל על המחיה אינו יכול לברך אלא על שעור כזית דגן וע"כ מברך רק ברכת בנ"ר בשביל יתר המינים המעורבים בתבשיל זה. ועיין בביאור הלכה שביארנו דלאו דוקא תערובות קמח בקמח דאינו מנכר כ"כ המיני דגן דה"ה אם עירב ה' מיני דגן עם דבש ותבלין או שאר מינים וכההיא דס"ב הנ"ל ג"כ בעינן שיהא מהחמשה מיני דגן כזית בכדי א"פ ואי לא"ה אינו מברך ברכה אחרונה אלא בנ"ר וע"כ מיני [גרויפין] מה' מיני דגן שמבשל עם בולבע"ס וקטניות וכיו"ב אין לברך לבסוף על המחיה אלא דוקא כשאכל מהמיני דגן כזית בכדי אכילת פרס. ומ"מ לענין פת כיסנין שמעורב בתבלין הרבה [כגון צוקע"ר לעק"ך] נוהגין העולם לברך עליו לבסוף על המחיה כשיש בו כזית אף שבמין דגן לבדו שנמצא בו אין בו שיעור כזית ואולי שטעמם מפני שהתבלין בא להכשיר את האוכל מצטרף עם האוכל גופא לשיעור וכדאיתא כעין זה במ"א סימן ר"י. ולכתחלה טוב ליזהר לשער שיהיה בהקמח שיעור כזית:(48) Dans une marmite – c'est-à-dire qu'il n'y avait pas dans la farine de quoi faire, de sortes de céréales, un kezayit dans le temps de la consommation d'un peras [ou bien il y avait dans la farine la mesure, mais lui n'a pas mangé jusqu'à la mesure d'un kezayit, comme il est dit au paragraphe précédent] : car bien qu'au début on récite « Boré miné mezonot », comme il est dit plus haut au séif 2, on ne peut réciter « Al ha'mi'hya » que sur la mesure d'un kezayit de céréale ; c'est pourquoi on ne récite que la bénédiction « Boré nefachot », pour les autres espèces mêlées à ce plat. Et voir dans le Biour Halakha, où nous avons expliqué que cela ne vaut pas seulement pour un mélange de farine dans de la farine, où les sortes de céréales ne sont pas si reconnaissables ; il en est de même si l'on a mêlé les cinq espèces de céréales à du miel et des épices ou d'autres espèces, comme dans le cas du séif 2 ci-dessus : il faut aussi qu'il y ait, des cinq espèces de céréales, un kezayit dans le temps de la consommation d'un peras ; sinon, on ne récite comme bénédiction finale que « Boré nefachot ». C'est pourquoi, pour les sortes de [graupen] des cinq espèces de céréales que l'on fait cuire avec des pommes de terre (boulbes), des légumineuses et autres, on ne doit réciter à la fin « Al ha'mi'hya » que si l'on a mangé des sortes de céréales un kezayit dans le temps de la consommation d'un peras. Et néanmoins, pour la pat haba'a bekissnin (pâtisserie) mêlée de beaucoup d'ingrédients [comme le tsouker lekekh, gâteau au sucre], tout le monde a l'usage de réciter après elle « Al ha'mi'hya » lorsqu'il y a un kezayit, bien que la céréale seule qui s'y trouve n'atteigne pas la mesure d'un kezayit. Et peut-être leur raison est-elle que les ingrédients qui viennent rendre l'aliment approprié se joignent à l'aliment lui-même pour atteindre la mesure, comme il est rapporté quelque chose de semblable dans le Maguen Avraham, siman 210. Et lekhat'hila, il est bien de faire attention à évaluer qu'il y ait dans la farine la mesure d'un kezayit.
séif katan 48
- (מט) מברך תחלה במ"מ - וגם בזה בעינן דוקא שיהיה מנכר קצת טעם דגן דאם היה רק משהו בעלמא מקמח דגן ולא מנכר טעמו כלל בטל לגבי יתר המינים ומברך שהכל:(49) On récite d'abord « Boré miné mezonot » – dans ce cas aussi, il faut précisément qu'un peu de goût de céréale soit perceptible ; car s'il n'y avait qu'une infime quantité de farine de céréale et que son goût n'était pas du tout perceptible, elle est annulée par rapport aux autres espèces, et l'on récite « Chéhakol ».
séif katan 49
- (נ) מעין שלש - נוסח הברכה בא"י אמ"ה על המחיה ועל הכלכלה ועל תנובת השדה ועל ארץ חמדה טובה ורחבה שרצית והנחלת לאבותינו לאכול מפריה ולשבוע מטובה רחם ה' אלהינו על ישראל עמך ועל ירושלים עירך ועל ציון משכן כבודך ועל מזבחך ועל היכלך ובנה ירושלים עיר הקודש במהרה בימינו והעלנו לתוכה ושמחנו בבנינה ונאכל מפריה ונשבע מטובה [ויש שאין אומרים ונאכל מפריה ונשבע מטובה] ונברכך עליה בקדושה ובטהרה כי אתה ה' טוב ומטיב לכל ונודה לך על הארץ ועל המחיה בא"י על הארץ ועל המחיה [ונקראת ברכה זו מעין שלש לפי שיש בה מעין ג' ברכות שבברכת המזון דהיינו נגד ברכת הזן אומרים כאן על המחיה או על הגפן או על העץ ונגד ברכה שניה שעל הארץ ועל המזון אומרים כאן ועל ארץ חמדה טובה וכו' ונגד ברכה ג' שהיא בונה ירושלים אומרים כאן ובנה ירושלים ונגד הטוב והמטיב שהיא ברכה ד' בברכת המזון אומרים ג"כ כי אתה ה' טוב ומטיב ואף ע"פ שיש בברכה זו מעין ד' ברכות נקראת מעין ג' לפי שעיקר בהמ"ז מן התורה הם רק ג' ברכות והטוב והמטיב הוא מדרבנן] ועל פירות אומר על העץ ועל פרי העץ ועל תנובת השדה ועל ארץ וכו' ועל יין אומר על הגפן ועל פרי הגפן ועל תנובת השדה ועל ארץ וכו' ולענין חתימה דיין מבואר בסעיף הסמוך:(50) Méeïn chaloch – la formule de la bénédiction est : « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde, pour la nourriture et pour la subsistance, pour le produit des champs, et pour la terre désirable, bonne et vaste que Tu as voulu donner en héritage à nos pères, pour manger de ses fruits et se rassasier de ses bienfaits. Aie pitié, Hachem notre D.ieu, d'Israël Ton peuple, de Jérusalem Ta ville, de Sion, demeure de Ta gloire, de Ton autel et de Ton sanctuaire ; et reconstruis Jérusalem, la ville sainte, rapidement de nos jours, fais-nous-y monter, réjouis-nous de sa reconstruction, que nous mangions de ses fruits et nous rassasiions de ses bienfaits [et certains ne disent pas « que nous mangions de ses fruits et nous rassasiions de ses bienfaits »], et nous Te bénirons pour elle dans la sainteté et la pureté. Car Toi, Hachem, Tu es bon et Tu fais du bien à tous, et nous Te rendons grâce pour la terre et pour la nourriture. Béni sois-Tu, Hachem, pour la terre et pour la nourriture. » [Et cette bénédiction est appelée méeïn chaloch parce qu'elle contient un condensé des trois bénédictions du Birkat HaMazone : c'est-à-dire, en regard de la bénédiction « Hazane », on dit ici « pour la nourriture », ou « pour la vigne », ou « pour l'arbre » ; en regard de la deuxième bénédiction, « pour la terre et pour la nourriture », on dit ici « et pour la terre désirable, bonne », etc. ; en regard de la troisième bénédiction, « Boné Yerouchalaïm », on dit ici « et reconstruis Jérusalem » ; et en regard de « Hatov vehamétiv », la quatrième bénédiction du Birkat HaMazone, on dit aussi « car Toi, Hachem, Tu es bon et Tu fais du bien ». Et bien que cette bénédiction contienne un condensé de quatre bénédictions, elle est appelée « condensé de trois », parce que l'essentiel du Birkat HaMazone de la Torah n'est que de trois bénédictions, et « Hatov vehamétiv » est d'ordre rabbinique.] Et pour les fruits, on dit « pour l'arbre et pour le fruit de l'arbre, pour le produit des champs et pour la terre », etc. ; et pour le vin, on dit « pour la vigne et pour le fruit de la vigne, pour le produit des champs et pour la terre », etc. ; et au sujet de la conclusion pour le vin, c'est expliqué au séif suivant.
séif katan 50
- (נא) של פירות דחוצה לארץ - ר"ל כשהן משבעת המינים:(51) Pour les fruits de l'étranger – c'est-à-dire lorsqu'ils sont des sept espèces.
séif katan 51
- (נב) ועל הפירות - שאין יכול לומר פירותיה כיון שאינם מפירות של א"י ואפילו הובאו לא"י ואכלן שם כיון שגדלו בחו"ל [ע"ת וא"ר]:(52) « Ve'al hapérot » – car on ne peut pas dire « ses fruits », puisqu'ils ne sont pas des fruits de la terre d'Israël ; et même s'ils ont été apportés en terre d'Israël et qu'on les y a mangés, puisqu'ils ont poussé hors de la terre d'Israël [Eliya Rabba, et Ateret Zekénim].
séif katan 52
- (נג) על הארץ ועל פירותיה - שמשבח להש"י על נתינתו לנו את הארץ שמוציאה אותן פירות:(53) « Al haarets ve'al peroteha » – car on loue D.ieu, béni soit-Il, de nous avoir donné la terre qui produit ces fruits.
séif katan 53
- (נד) אוכל מפירות הארץ - ר"ל כשיודע שהם מפירות הארץ אבל בספק כגון בחו"ל הסמוכה לא"י יאמר על הפירות וה"ה כשאוכל בא"י ואינו יודע אם הם מפירות הארץ או שהובאו מחו"ל יברך ג"כ על הארץ ועל הפירות:(54) On mange des fruits de la Terre d'Israël – c'est-à-dire lorsqu'on sait qu'ils sont des fruits de la Terre d'Israël ; mais en cas de doute, par exemple hors de la terre d'Israël, dans une région proche de la terre d'Israël, on dira « ve'al hapérot ». Et de même, lorsqu'on mange en terre d'Israël et qu'on ne sait pas s'ils sont des fruits de la Terre d'Israël ou s'ils ont été apportés de l'étranger, on récitera aussi « al haarets ve'al hapérot ».
séif katan 54
- (נה) אינו חותם וכו' - דכמו בה' מיני דגן אומר בחתימתו על הארץ ועל המחיה וכן בפרי העץ אומר בחתימתו על הארץ ועל הפירות כן בפרי הגפן צריך ג"כ להזכיר ארץ בחתימה ומ"מ בדיעבד אם לא הזכיר ארץ כתב המ"א דיצא:(55) On ne conclut pas, etc. – car de même que pour les cinq espèces de céréales on dit dans la conclusion « al haarets ve'al ha'mi'hya », et que pour le fruit de l'arbre on dit dans la conclusion « al haarets ve'al hapérot », de même pour le fruit de la vigne il faut aussi mentionner « la terre » dans la conclusion. Et néanmoins, bediavad, si l'on n'a pas mentionné « la terre », le Maguen Avraham a écrit qu'on est quitte.
séif katan 55
- (נו) על הארץ ועל פה"ג וכו' - טעם המחבר משום דיש דעות בין הפוסקים יש מראשונים דס"ל דכמו בפתיחת הברכה מתחילין ביין על הגפן ועל פה"ג משום שבחו ועילויו כן צריך להזכיר שבחו גם בחתימת הברכה ויש מראשונים דס"ל דבחתימת הברכה די אם יזכיר סתם ועל הפירות ואין לשנות נוסחתו משארי ברכות ולכך סתם המחבר להורות דיכול לעשות כמו שירצה ועיין באחרונים דמשמע מהם דהמנהג לחתום על הארץ ועל פרי הגפן. ומ"מ בדיעבד אם סיים על הארץ ועל הפירות בודאי יצא:(56) « Al haarets ve'al peri haguéfen », etc. – la raison de l'auteur (le Choulhan Aroukh) est qu'il y a des avis divergents parmi les décisionnaires : certains Richonim pensent que, de même qu'à l'ouverture de la bénédiction on commence, pour le vin, par « al haguéfen ve'al peri haguéfen » en raison de sa valeur et de sa supériorité, de même il faut mentionner sa valeur aussi dans la conclusion de la bénédiction ; et certains Richonim pensent que dans la conclusion de la bénédiction il suffit de mentionner simplement « ve'al hapérot », et qu'on ne doit pas changer sa formule de celle des autres bénédictions. C'est pourquoi l'auteur s'est exprimé sans trancher, pour enseigner qu'on peut faire comme on veut. Et voir chez les A'haronim : il ressort d'eux que l'usage est de conclure « al haarets ve'al peri haguéfen ». Et néanmoins, bediavad, si l'on a conclu « al haarets ve'al hapérot », on est certainement quitte.
séif katan 56
- (נז) מזכירין בה - בין על מיני מזונות ובין על היין ועל פירות הארץ:(57) On y mentionne – que ce soit pour les aliments de céréales (miné mezonot), pour le vin ou pour les fruits de la Terre d'Israël.
séif katan 57
- (נח) מעין המאורע - היינו קודם שאומר כי אתה ה' טוב ומטיב יאמר בשבת ורצה והחליצנו ביום השבת הזה וביום טוב אומר וזכרנו לטובה ביום חג פלוני הזה וכן בר"ח יאמר וזכרנו לטובה ביום ר"ח הזה ובדיעבד אפילו לא הזכיר מעין המאורע יצא:(58) L'événement du jour – c'est-à-dire qu'avant de dire « car Toi, Hachem, Tu es bon et Tu fais du bien », on dira le Chabbat : « Ourtsé vehahalitsénou beyom haChabbat hazé » (Agrée et fortifie-nous en ce jour de Chabbat) ; le Yom Tov, on dit : « Vezokhrénou letova beyom 'hag untel hazé » (Souviens-Toi de nous pour le bien en ce jour de la fête d'untel) ; et de même à Roch 'Hodech, on dira : « Vezokhrénou letova beyom Roch Ha'hodech hazé ». Et bediavad, même si l'on n'a pas mentionné l'événement du jour, on est quitte.
séif katan 58
- (נט) אבל לא וכו' - דהא אפילו בבהמ"ז אינו מחוייב להזכיר מצד הדין רק מצד מנהגא וכאן ליכא מנהג כלל ע"ז [הגר"א]:(59) Mais pas, etc. – car même dans le Birkat HaMazone, on n'est pas obligé de les mentionner selon la loi, mais seulement en vertu de l'usage ; et ici, il n'y a pas du tout d'usage à ce sujet [Gaon de Vilna].
séif katan 59
- (ס) ויקדים המחיה - לפי שברכתו במ"מ שהיא חשובה ומבוררת וגם קודמין בפסוק ואח"כ יין שג"כ חשוב ויש לו ברכה בפרטיות:(60) On mettra en premier « ha'mi'hya » – parce que sa bénédiction (initiale) est « Boré miné mezonot », qui est importante et précise ; et aussi les céréales viennent en premier dans le verset ; et ensuite le vin, qui est aussi important et a une bénédiction particulière.
séif katan 60
- (סא) ועל פה"ג ועל הפירות - במ"א מצדד שלא לומר רק ועל הפירות וכן משמע בביאור הגר"א ומנהג העולם כהשו"ע וברכה שא"צ לא שייך כאן דאין מוסיף שם א"כ אין קפידא שיאמר פה"ג ופירות ועכ"פ בדיעבד אם לא אמר פה"ג בודאי אין חוזר [ח"א]:(61) « Ve'al peri haguéfen ve'al hapérot » – le Maguen Avraham penche à dire qu'on ne dise que « ve'al hapérot », et c'est aussi ce qui ressort du Biour du Gaon de Vilna ; mais l'usage de tout le monde est conforme au Choulhan Aroukh. Et la question de « bénédiction non nécessaire » ne s'applique pas ici, car on n'ajoute pas de Nom divin ; s'il en est ainsi, il n'y a pas d'inconvénient à dire « peri haguéfen » et « pérot ». Et en tout cas, bediavad, si l'on n'a pas dit « peri haguéfen », on ne recommence certainement pas ['Hayé Adam].
séif katan 61
- (סב) שגם הם וכו' - הא לא"ה אין ברכה מעין ג' פוטרת בנ"ר וכן להיפך [אחרונים]:(62) Car elles aussi, etc. – car sans cela, la bénédiction méeïn chaloch n'acquitte pas ce qui requiert « Boré nefachot », et de même inversement [A'haronim].
séif katan 62
- (סג) פרי העץ הם - פי' אלא שמפני שאין חשובין כ"כ לא קבעו עליהן ברכה זו ועכשיו שמברך בלא"ה ברכה זו פוטרת ודוקא אם אכל תפוחים עצמן אבל סחטן ושתה מימיהן אינו נפטר בברכת על העץ דלאו פרי הוא כלל:(63) Elles sont des fruits de l'arbre – c'est-à-dire que, seulement parce qu'elles ne sont pas si importantes, on n'a pas institué pour elles cette bénédiction ; et maintenant qu'on récite de toute façon cette bénédiction, elle les acquitte. Et ce, seulement si l'on a mangé les pommes elles-mêmes ; mais si on les a pressées et qu'on a bu leur jus, on n'est pas acquitté par la bénédiction « al haets », car ce jus n'est pas du tout un fruit.
séif katan 63
- (סד) ושתה יין - ואפילו להפוסקים שסוברין דבחתימה שבברכת היין מסיים על הארץ ועל הפירות כנ"ל בסעיף י"א מ"מ כיון דפתיחה הוא מזכיר רק גפן אין תפוחים בכלל ואינו יוצא [מ"א] ויש מאחרונים שכתבו דאם סיים בברכת היין על הארץ ועל הפירות אפשר דיוצא גם על התפוחים. וע"כ יש ליזהר היכא שאוכל תפוחים ושותה יין שיברך תחלה בנ"ר על התפוחים או שיסיים בברכת היין על הארץ ועל פה"ג:(64) Et bu du vin – et même selon les décisionnaires qui pensent que, dans la conclusion de la bénédiction du vin, on termine « al haarets ve'al hapérot », comme il est dit plus haut au séif 11, néanmoins, puisque dans l'ouverture on ne mentionne que la vigne, les pommes n'y sont pas incluses, et l'on n'est pas quitte [Maguen Avraham]. Et certains A'haronim ont écrit que si l'on a conclu la bénédiction du vin par « al haarets ve'al hapérot », il est possible qu'on soit quitte aussi pour les pommes. C'est pourquoi il faut faire attention, lorsqu'on mange des pommes et qu'on boit du vin, à réciter d'abord « Boré nefachot » sur les pommes, ou à conclure la bénédiction du vin par « al haarets ve'al peri haguéfen ».
séif katan 64
- (סה) וכ"ש אם אכל בשר וכו' - טעם הכ"ש דיין ותפוחים הם עכ"פ תרווייהו מין עץ כ"ש מה שאינו מין עץ:(65) Et à plus forte raison si l'on a mangé de la viande, etc. – la raison du « à plus forte raison » : le vin et les pommes sont en tout cas tous deux une espèce provenant de l'arbre ; à plus forte raison ce qui n'est pas une espèce provenant de l'arbre.
séif katan 65
- (סו) וה"ה אם וכו' - עיין לקמן בסימן רי"ב לענין עיקר וטפל מה שכתבנו שם:(66) Et de même, si, etc. – voir plus loin au siman 212, au sujet de l'aliment principal et de l'aliment accessoire, ce que nous avons écrit là.
séif katan 66
- (סז) לברך עליהם בפה"ע - דלא תימא דענבים נמי פה"ג נינהו ויפטרו בדיעבד בברכת היין קמ"ל דלא:(67) Réciter sur eux « Boré peri haets » – afin que tu ne dises pas que les raisins aussi sont « fruit de la vigne » et qu'ils seraient acquittés, bediavad, par la bénédiction du vin ; il nous apprend que non.
séif katan 67
- (סח) צריך להזכיר על וכו' - ור"ל דלא תימא דיוצא בברכת על הגפן שמברך על היין אלא צריך להזכיר ג"כ על העץ ויכלול עם ברכת הגפן בברכה אחת וכנ"ל בסי"ב:(68) Il faut mentionner « al », etc. – c'est-à-dire : afin que tu ne dises pas qu'on est quitte par la bénédiction « al haguéfen » qu'on récite pour le vin ; mais il faut mentionner aussi « al haets », et l'inclure avec la bénédiction « al haguéfen » en une seule bénédiction, comme il est dit plus haut au séif 12.
séif katan 68
- (סט) אם בדיעבד וכו' - וה"ה אם שתה יין ונתכוין לפטור הענבים דיצא כמ"ש סימן ר"ו ס"ב עי"ש [אחרונים. וע"ש במ"ב מה שכתבנו בזה וה"ה לעניננו]. ואינו דומה לסי"ד דהתם לא כוון בפירוש בברכת פה"ג לפטור הענבים לכן אמרינן דממילא לא מיפטרי דלכתחלה יש לו לברך על כל אחד ברכה מיוחדת:(69) Si, bediavad, etc. – et de même, si l'on a bu du vin en ayant l'intention d'acquitter les raisins, on est quitte, comme il est écrit au siman 206, séif 2 ; voir là-bas [A'haronim ; et voir là-bas, dans la Michna Beroura, ce que nous avons écrit à ce sujet, et il en est de même pour notre cas]. Et ce n'est pas semblable au séif 14, car là-bas on n'a pas eu explicitement l'intention, par la bénédiction « Boré peri haguéfen », d'acquitter les raisins ; c'est pourquoi nous disons qu'ils ne sont pas acquittés d'eux-mêmes, puisque, lekhat'hila, on doit réciter sur chacun une bénédiction particulière.
séif katan 69
- (ע) על הענבים בפה"ג וכו' - ואם בירך על היין בורא פה"ע יש דעות בין הפוסקים יש אומרים דיצא בדיעבד וי"א דלא יצא וספק ברכות להקל:(70) Sur les raisins « Boré peri haguéfen », etc. – et si l'on a récité sur le vin « Boré peri haets », il y a des avis divergents parmi les décisionnaires : certains disent qu'on est quitte bediavad, et certains disent qu'on n'est pas quitte ; et en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent (on ne récite pas à nouveau).
séif katan 70
- (עא) ומים - וה"ה כל מיני משקין אף החשובים ביותר:(71) Et de l'eau – et de même toutes les sortes de boissons, même les plus importantes.
séif katan 71
- (עב) אין לו לברך וכו' - מיירי כשקבע על היין ואז פוטר אפילו לא היו המשקין לפניו בשעת ברכה או דמיירי שהיו המשקין לפניו בשעת ברכה ואז פוטר אפילו לא שתה רק כוס אחד אבל אם לא קבע וגם לא היו המשקין לפניו בשעת ברכה אז צריך לברך על המשקין לאחריהם כשם שצריך לברך עליהם לפניהם וכמבואר לעיל בסי' קע"ד במ"ב סק"ג ע"ש:(72) On ne doit pas réciter, etc. – il s'agit du cas où l'on s'est installé (kava) pour boire du vin ; alors le vin acquitte les autres boissons même si elles n'étaient pas devant lui au moment de la bénédiction ; ou bien il s'agit du cas où les boissons étaient devant lui au moment de la bénédiction, et alors le vin les acquitte même s'il n'a bu qu'un seul verre. Mais s'il ne s'est pas installé, et que les boissons n'étaient pas non plus devant lui au moment de la bénédiction, alors il faut réciter une bénédiction après les boissons, de même qu'il faut réciter sur elles une bénédiction avant, comme il est expliqué plus haut au siman 174, dans la Michna Beroura, séif katan 3 ; voir là-bas.
séif katan 72
- (עג) שברכת היין פוטרתן וכו' - ואפילו אם אירע שהביאו המשקין אחר שנמלך והסיח דעתו משתיית היין דאז בודאי צריך לברך ברכה ראשונה על המשקין [דלא עדיף מיין גופא] אפ"ה א"צ לברך בנ"ר כיון שקבע מתחלה על היין נטפל הכל ליין ונפטר בברכתו:(73) Car la bénédiction du vin les acquitte, etc. – et même s'il est arrivé qu'on ait apporté les boissons après qu'il a changé d'avis et a détourné son attention de la consommation du vin, auquel cas il faut certainement réciter une première bénédiction sur les boissons [car elles ne valent pas mieux que le vin lui-même], malgré cela il n'a pas besoin de réciter « Boré nefachot » : puisqu'il s'est installé au départ pour le vin, tout devient accessoire par rapport au vin et est acquitté par sa bénédiction.
séif katan 73
- (עד) שאם אכל וכו' - ר"ל שלא בתוך הסעודה דאלו בתוך הסעודה אפילו קודם בהמ"ז ודאי ג' ברכות פוטרן:(74) Car si l'on a mangé, etc. – c'est-à-dire en dehors du repas ; car pendant le repas, même avant le Birkat HaMazone, certainement les trois bénédictions les acquittent.
séif katan 74
- (עה) דייסא - וה"ה שאר מיני תבשילין שהם מה' מיני דגן ואף דכל זה הוא זיין יותר מתמרים אפ"ה כיון דאית להו עילויא אחרינא בפת שפת נעשית עיקר ממיני דגן לא שייך ברכת שלשה כ"א בפת. ודע דלדינא הסכימו כמה אחרונים שלא כדעת המחבר אלא דדייסא וכן כל שהוא ממיני דגן בדיעבד בהמ"ז פוטרתן דכיון דהוא זיין לא גריעא מתמרים [וכ"ש בפת כיסנין דודאי בהמ"ז פוטרתן]:(75) De la bouillie (daïssa) – et de même les autres sortes de plats cuisinés qui sont des cinq espèces de céréales. Et bien que tout cela soit plus nourrissant que les dattes, malgré cela, puisqu'elles ont une autre supériorité sous forme de pain, car le pain est fait essentiellement des sortes de céréales, la bénédiction de trois ne s'applique qu'au pain. Et sache que, pour la loi, plusieurs A'haronim se sont accordés, contrairement à l'avis de l'auteur (le Choulhan Aroukh), pour dire que la bouillie, ainsi que tout ce qui est fait des sortes de céréales, bediavad, le Birkat HaMazone les acquitte : puisque c'est nourrissant, ce n'est pas inférieur aux dattes [et à plus forte raison la pat haba'a bekissnin, que le Birkat HaMazone acquitte certainement].
séif katan 75
- (עו) אבל ביין וכו' - ר"ל אפילו כששתה שלא בתוך הסעודה גם כן בדיעבד פוטרו כשבירך עליו ברכת המזון והטעם משום דיין זיין וסועד הלב כמו לחם ועיין בה"ל:(76) Mais pour le vin, etc. – c'est-à-dire que même lorsqu'on l'a bu en dehors du repas, bediavad, il (le Birkat HaMazone) l'acquitte lorsqu'on a récité sur lui le Birkat HaMazone ; et la raison est que le vin nourrit et fortifie le cœur comme le pain. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 76
- (עז) על התמרי' - דתמרים נמי זיין כעין מיני דגן ושייך בהו בדיעבד בהמ"ז משא"כ שאר פירות אפי' מז' המינים אפי' בדיעבד אין יוצא בבהמ"ז:(77) Sur les dattes – car les dattes aussi sont nourrissantes, à la manière des sortes de céréales, et le Birkat HaMazone s'applique à elles bediavad ; ce qui n'est pas le cas des autres fruits, même des sept espèces : même bediavad, on n'est pas quitte par le Birkat HaMazone.
séif katan 77
- (עח) אלא ברכת הזן וכו' - אע"ג שאין בו מעין שלש מ"מ כיון שכבר גמר הזן את הכל שוב אין יכול לומר הברכות הנותרות שלא נתקנו לכתחלה על היין והתמרים:(78) Que la bénédiction de « Hazane », etc. – bien qu'elle ne contienne pas le condensé des trois (bénédictions), néanmoins, puisqu'il a déjà terminé la bénédiction « Hazane » entièrement, il ne peut plus dire les bénédictions restantes, qui n'ont pas été instituées à l'origine pour le vin et les dattes.
séif katan 78
- (עט) ואם נזכר וכו' - דלכתחלה הלא בודאי יש לו לברך ברכה שיכלול מעין שלש כדין:(79) Et si l'on s'en est souvenu, etc. – car lekhat'hila, certainement, il doit réciter une bénédiction qui inclut le condensé des trois, selon la loi.
séif katan 79
- (פ) ודבר שברכתו וכו' - ומיירי שיין אין לו [דאי יש לו הלא יכול להוציא עצמו מספק דיברך על היין בפה"ג ועל מין אחר בנ"ר ויצא ממ"נ] ורוצה ליקח דבר אחר שברכתו ג"כ מעין שלש ויכלול ג"כ באמצע ברכה מספק על הגפן וכו' וכמו בסי"ב והטעם דאסור דשמא ברכתו בנ"ר ואין שייך פה שם גפן כלל ומוטב שלא להזכיר כלל ומ"מ אם יש לו על איזה דבר לברך בנ"ר יברך דשמא ברכתו בנ"ר ומה שיוכל לתקן יתקן:(80) Et une chose dont la bénédiction, etc. – il s'agit du cas où il n'a pas de vin [car s'il en a, il peut se sortir du doute : il récitera ensuite sur le vin « Boré peri haguéfen » (et sa bénédiction finale) et sur une autre espèce « Boré nefachot », et sera quitte de toute façon], et il veut prendre une autre chose dont la bénédiction est aussi méeïn chaloch, et inclure aussi au milieu de la bénédiction, à cause du doute, « al haguéfen », etc., comme au séif 12. Et la raison pour laquelle c'est interdit : peut-être sa bénédiction est-elle « Boré nefachot », et la mention de la vigne n'a ici aucune pertinence ; il vaut mieux ne pas la mentionner du tout. Et néanmoins, s'il a quelque chose sur quoi réciter « Boré nefachot », il récitera cette bénédiction, car peut-être la bénédiction de la boisson est-elle « Boré nefachot » ; et ce qu'il peut réparer, il le réparera.
séif katan 80
- (פא) ויכלול עמו וכו' - ואם אכל פרי עץ ואינו יודע אם הוא משבעת המינים ואין לו פרי אחר שהוא משבעת המינים להוציאו בברכת מעין שלש כתב המ"א דיוכל ליקח יין וה"ה אחד מה' מיני דגן שברכתו ג"כ מעין שלש ויוסיף לכלול בהברכה על העץ ועל פרי העץ ויצא ממ"נ דאף אם הפרי זו אינה משבעת המינים שייך לומר עליה פרי העץ וכנ"ל בסי"ג:(81) Et inclure avec elle, etc. – et si l'on a mangé un fruit de l'arbre et qu'on ne sait pas s'il est des sept espèces, et qu'on n'a pas d'autre fruit des sept espèces pour s'en acquitter par la bénédiction méeïn chaloch, le Maguen Avraham a écrit qu'on peut prendre du vin, et de même l'une des cinq espèces de céréales, dont la bénédiction est aussi méeïn chaloch, et ajouter, en l'incluant dans la bénédiction, « al haets ve'al peri haets » ; et l'on est quitte de toute façon, car même si ce fruit n'est pas des sept espèces, il convient de dire à son sujet « fruit de l'arbre », comme il est dit plus haut au séif 13.
séif katan 81
- (פב) מספק - ודעת הט"ז והסכימו אתו כמה אחרונים לדינא דלא אמרינן סברא זו רק לענין לכתחלה דהיינו שישתה משקה זו ויסמוך לענין ברכה אחרונה על סמך שיכלול אח"כ בתוכה שום תוספת אבל לענין דיעבד דהיינו שכבר שתה משקה שיש לו ספק מוטב שיכלול בתוכה ממה שישאר בלי ברכה אחרונה כלל:(82) À cause du doute – et l'avis du Taz, avec lequel plusieurs A'haronim se sont accordés pour la loi, est qu'on n'applique ce raisonnement qu'au sujet de lekhat'hila, c'est-à-dire boire cette boisson en s'appuyant, pour la bénédiction finale, sur le fait qu'on y inclura ensuite un ajout. Mais au sujet de bediavad, c'est-à-dire lorsqu'on a déjà bu une boisson au sujet de laquelle on a un doute, il vaut mieux l'inclure dans la bénédiction que de rester sans aucune bénédiction finale.
séif katan 82