Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 205 →- (א) ואפילו בשלם - ומיירי שטובים לאכול בין חיים בין מבושלים וכדמסיים אח"כ גבי פירות וקטניות:(1) Même si on les a cuits – il s'agit de légumes qui sont bons à manger aussi bien crus que cuits, comme il le conclut ensuite au sujet des fruits et des légumineuses.
séif katan 1
- (ב) וקטניות - ודוקא שאוכלן בעודם לחים אבל קטניות ופולין יבשים אין דרכן של ב"א לאכלן חיין אלא מבושלים לפיכך האוכלם חיין מברך שהכל ועיין בסימן ר"ד סק"ט במ"ב:(2) Et légumineuses – seulement lorsqu'on les mange encore fraîches ; mais les légumineuses et les fèves sèches, les gens n'ont pas l'habitude de les manger crues, mais cuites ; c'est pourquoi celui qui les mange crues récite Chéhakol. Et voir au siman 204, Michna Beroura, séif katan 9.
séif katan 2
- (ג) יותר מחיים - מלשון זה משמע דאף כשהם טובים חיין ג"כ כיון שהם יותר טובים כשהם מבושלים מברך שהכל ומ"מ אם דרך רוב ב"א לאכלם ג"כ כשהם חיין מברך בפה"א:(3) Que crus – il ressort de cette formulation que, même lorsqu'ils sont bons crus, puisqu'ils sont meilleurs cuits, on récite Chéhakol (lorsqu'ils sont crus). Néanmoins, si la plupart des gens ont l'habitude de les manger aussi crus, on récite « Boré peri haadama ».
séif katan 3
- (ד) ולאחר בישולם וכו' - וה"ה אם הם כבושים או מלוחים ודרך בני אדם לאכלם עי"ז כשהם חיין מברך בפה"א ולפ"ז מה שקורין קרוי"ט כשכבשן ונעשו חמוצים מברך עליהן בפה"א אף כשהם חיין אבל אם לא כבשן ואכלן חיין שהכל מבושלין בפה"א. שלאטי"ן מעורב עם שמן וחומץ בפה"א אף בחיין. וכ"ז כשלא אכלם תוך הסעודה [אחרונים] ואם אוכל השלאטין עם בשר נעשה טפל להבשר [פמ"ג]:(4) Et après leur cuisson, etc. – et il en va de même s'ils sont marinés ou salés et que les gens ont l'habitude de les manger ainsi : lorsqu'ils sont crus, on récite « Boré peri haadama ». Ainsi, ce qu'on appelle « kroït » (chou), lorsqu'on l'a mariné et qu'il est devenu aigre, on récite sur lui « Boré peri haadama », même lorsqu'il est cru ; mais si on ne l'a pas mariné et qu'on le mange cru, Chéhakol ; cuit, « Boré peri haadama ». La salade mélangée avec de l'huile et du vinaigre : « Boré peri haadama », même crue. Et tout cela, lorsqu'on ne les a pas mangés au cours du repas (A'haronim). Et si l'on mange la salade avec de la viande, elle devient accessoire à la viande (Peri Megadim).
séif katan 4
- (ה) כשהם חיים בפה"א - כתבו האחרונים דדוקא בשומים רכים דאז דרך בני אדם לאוכלן חיים אבל שומים שהזקינו שהם חריפים מאד ואינו ראוי לאוכלן חי [בלא פת] אם אכלו מברך שהכל וכן בבצלים דינא הכי דאם אוכלן רכים בפה"א הזקינו שהכל ועיין בשע"ת שמצדד לומר דאפילו רכים אינו מברך בפה"א רק במדינות שדרך לאוכלן רכים בלא פת אבל במדינותינו שלעולם אין דרך בנ"א לאכול שומים ובצלים חיים אף כשהם רכים בלא פת אין מברך עליהם אלא שהכל וכן מצדד בנשמת אדם לברך שהכל. וע"ש עוד בשע"ת שכתב דבמבושלים בין שומים ובצלים רכים ובין כשהזקינו לעולם אינו מברך אלא שהכל ואפילו בישלן אם בשר:(5) Lorsqu'ils sont crus, « Boré peri haadama » – les A'haronim ont écrit que cela ne concerne que l'ail tendre, car on a alors l'habitude de le manger cru ; mais l'ail qui a vieilli, qui est très piquant et qu'il ne convient pas de manger cru [sans pain], si on l'a mangé, on récite Chéhakol. Et telle est aussi la règle pour les oignons : si on les mange tendres, « Boré peri haadama » ; s'ils ont vieilli, Chéhakol. Et voir le Chaarei Techouva, qui penche pour dire que même tendres, on ne récite « Boré peri haadama » que dans les pays où l'on a l'habitude de les manger tendres sans pain ; mais dans nos pays, où les gens n'ont jamais l'habitude de manger l'ail et les oignons crus sans pain, même lorsqu'ils sont tendres, on ne récite sur eux que Chéhakol ; et le Nichmat Adam penche aussi pour réciter Chéhakol. Et vois encore là, dans le Chaarei Techouva, qui a écrit que pour les légumes cuits, aussi bien l'ail et les oignons tendres que ceux qui ont vieilli, on ne récite toujours que Chéhakol, même si on les a cuits avec de la viande.
séif katan 5
- (ו) דמחשבי נשתנו לגריעותא - ומשמע מהאחרונים דה"ה בבצלים מבושלים וכן בירק שקורין זערזי"ך או מה שקורין טראה"ן ונראה דדוקא כשבישל הבצלים בתבשיל עם מים כנהוג אבל מה שדרך לעשות מאכל מבצלים לבד שמבשלין אותן בישול רב עד שמצטמקין וטובין ויפין לאכילה יוכל לברך עליהן בפה"א דהרי הם משתנים לעלויא ע"י בישול הרב:(6) Car ils sont considérés comme s'étant détériorés – il ressort des A'haronim qu'il en va de même pour les oignons cuits, ainsi que pour le légume qu'on appelle « zerzikh » (?) ou ce qu'on appelle « trahn » (?). Et il semble que cela ne concerne que le cas où l'on a cuit les oignons dans un plat avec de l'eau, comme c'est l'usage ; mais le mets qu'on a l'habitude de préparer à partir d'oignons seuls, qu'on fait cuire longuement jusqu'à ce qu'ils réduisent et deviennent bons et agréables à manger, on pourra réciter sur eux « Boré peri haadama », car ils se transforment en mieux par la cuisson prolongée.
séif katan 6
- (ז) מצד עצמן - עיין באחרונים שכתבו דאם היה מבשל ירקות עם בשר [או שטגנן בשומן] שכוונתו ודאי לאכול גם הירקות עצמן בודאי צריך לברך עליהן בפה"א אפילו אם טבע אותן הירקות להשתנות לגריעותא כשמבשלן בלא בשר ושאני הכא דלא ניתנו שומים בתוך הקדרה בשביל עצמן רק כדי ליתן טעם בהבשר אלא דממילא מקבלין הם ג"כ הטעם מהבשר ונשבחו ע"כ מברך עליהן רק כברכת הבשר. ולפ"ז אם טיגן בצלים בשמן או בחמאה כדי להשביחן מברך עליהן בפה"א דהרי הבצלים נשתנו לעילויא ע"י הטיגון והם העיקר אצלו וה"ה כל כה"ג:(7) D'eux-mêmes – voir les A'haronim, qui ont écrit que si l'on a cuit des légumes avec de la viande [ou qu'on les a frits dans de la graisse], avec certainement l'intention de manger aussi les légumes eux-mêmes, il faut certainement réciter sur eux « Boré peri haadama », même si la nature de ces légumes est de se détériorer lorsqu'on les cuit sans viande. Ici c'est différent, car l'ail n'a pas été mis dans la marmite pour lui-même, mais seulement pour donner du goût à la viande ; c'est seulement de fait qu'il reçoit lui aussi le goût de la viande et s'améliore ; c'est pourquoi on ne récite sur lui que la bénédiction de la viande. Selon cela, si l'on a frit des oignons dans de l'huile ou du beurre pour les améliorer, on récite sur eux « Boré peri haadama », car les oignons se sont transformés en mieux par la friture, et ils sont l'essentiel pour lui ; et il en va de même dans tout cas semblable.
séif katan 7
- (ח) על המים שבשלו - ואם שרה ירקות במים כתב הב"י בסימן ר"ב דדינו כמבושל וכדקי"ל בעלמא דכבוש כמבושל ומ"מ ברוטב של אוגערקעס שהכבישה הוא רק בשביל האוגערקעס לבד שיחמיצו ואין כונתו בשביל מי הכבישה כלל מברך על הרוטב שהכל [ט"ז בר"ב סק"י וכ"כ הא"ר] [ובמקום שמנהג רוב אנשי העיר לטבול בו פת במי האוגערקעס יצטרך לברך פה"א אף כששותה המשקין לבד] עוד כתב שם א"ר דה"ה ברוטב של קומפוש"ט ובמדינותינו קורין אותן קרוי"ט שמברך שהכל [ואין זה נראה לפי מנהג מדינותינו שאוכלין הרוטב כמו הקומפוש"ט עצמו] וכ"ז בשאוכל רוטב של קרוי"ט חיין אבל כשבשלן עם הקרוי"ט ורוצה לשתות הרוטב לבד מודה הט"ז דמברך פה"א כעל שאר מי שלקות ורוטב של בוריקע"ס חמוצין שקורין ראסי"ל אף אם בשלן לבדן משמע מהט"ז שמברך בפה"א כיון דנכבשו בהן הבוריקעס וכונת הכבישה הוא גם בשבילן ודרך ללפת בו הפת וכן מצדד הח"א ומ"מ בשותה אותן חיין מסתברא דמברך עליהן שהכל משום דרוב אכילתן הוא ע"י בישול. ומשקה בארש"ט העשויה ממי סובין וקמח מברך עליהן שהכל בין כששותה אותן חיין או מבושלין [אחרונים]:(8) Sur l'eau dans laquelle on a cuit – et si l'on a fait tremper des légumes dans l'eau, le Beit Yossef a écrit au siman 202 que leur règle est comme celle d'un légume cuit, comme nous l'établissons en général : « ce qui est mariné est comme ce qui est cuit ». Néanmoins, pour la saumure des « ogourkes » (concombres marinés), où le marinage ne se fait que pour les concombres seuls, afin qu'ils aigrissent, sans aucune intention pour l'eau du marinage, on récite sur la saumure Chéhakol (Taz, siman 202, séif katan 10 ; et ainsi l'a écrit l'Eliya Rabba) [et dans un lieu où l'usage de la plupart des habitants de la ville est d'y tremper du pain, dans l'eau des concombres, il faudra réciter « Boré peri haadama », même lorsqu'on boit le liquide seul]. L'Eliya Rabba a encore écrit là qu'il en va de même pour la saumure du « kompost », qu'on appelle dans nos pays « kroït » (choucroute) : on récite Chéhakol [mais cela ne paraît pas convenir selon l'usage de nos pays, où l'on mange la saumure comme le « kompost » lui-même]. Et tout cela, lorsqu'on consomme la saumure du chou cru ; mais lorsqu'on l'a cuite avec le chou et qu'on veut boire la saumure seule, le Taz reconnaît qu'on récite « Boré peri haadama », comme sur toute autre eau de cuisson. Et pour la saumure des betteraves aigres, qu'on appelle « rossel », même si on les a cuites seules, il ressort du Taz qu'on récite « Boré peri haadama », puisque les betteraves y ont été marinées, que l'intention du marinage est aussi pour elle (la saumure), et qu'on a l'habitude d'y accompagner le pain ; et le 'Hayé Adam penche aussi dans ce sens. Néanmoins, lorsqu'on la boit crue, il semble logique qu'on récite sur elle Chéhakol, parce qu'on la consomme surtout cuite. Et la boisson « barcht », faite d'eau de son et de farine, on récite sur elle Chéhakol, qu'on la boive crue ou cuite (A'haronim).
séif katan 8
- (ט) בהם ירקות וכו' - ר"ל שרוצה לגמוע המים לבד דאלו אם אוכלן עם הירק אין שייך שום ברכה על המים דנעשין טפלה לירק:(9) Dans laquelle on a cuit des légumes, etc. – cela signifie qu'on veut boire l'eau seule ; car si on la mange avec le légume, aucune bénédiction ne s'applique à l'eau, car elle devient accessoire au légume.
séif katan 9
- (י) מברך וכו' - ודוקא כששלקן כדי לאכול גם את הירקות דאלו בישל הירקות או שראן לצורך מימיהן לבד לשתות אותן אין מברך עליהן אלא שהכל ולכן המשקה שעושין בפסח מתפוחים וכל כה"ג אין מברך עליהן אלא שהכל:(10) On récite, etc. – et cela seulement lorsqu'on les a fait bouillir pour manger aussi les légumes ; car si l'on a cuit les légumes, ou qu'on les a fait tremper, en vue de leur eau seule, pour la boire, on ne récite sur elle que Chéhakol. C'est pourquoi la boisson qu'on prépare à Pessa'h à partir de pommes, et tout cas semblable, on ne récite sur elle que Chéhakol.
séif katan 10
- (יא) שמברך וכו' - וכ"ז במיני ירקות אבל לביבות שבשלן במים [פארפיל לאקשין קניידליך] ואינו רוצה לאכול הלביבות רק לשתות המים לבד הוא ספק אם יברך עליהן במ"מ כהלביבות או שהכל וע"כ יקח מעט מהלביבות ויברך במ"מ וגם יברך על ד"א שברכתו שהכל ויאכל משני המינים כשיעור כדי שיוכל לברך על המחיה וגם בנ"ר [וזה דוקא בענין זה שעיקר רצונו הוא רק לאכול את הרוטב של הלביבות אבל אם רוצה לאכול גם הלביבות עצמן כדרך העולם מברך על הלביבות במ"מ ופוטר בזה את הרוטב ג"כ לכו"ע מטעם טפל] ואם בישל רק מעט לביבות בהרבה מים ועיקר כונת תבשילו הוא רק בשביל המים שהרוטב כמעט צלול בזה בודאי אין המים בטלים ללביבות ומברך על המים שהכל ועל הלביבות במ"מ [מ"א וש"א] ובח"א כתב שגם בזה יותר טוב שיברך שהכל על ד"א וכנ"ל:(11) Que l'on récite, etc. – et tout cela concerne les sortes de légumes ; mais pour des pâtes qu'on a cuites dans l'eau [« farfel », « lokchen », « kneidlekh »] et qu'on ne veut pas manger les pâtes, mais seulement boire l'eau, il y a un doute : doit-on réciter sur elle « Boré minei mezonot », comme pour les pâtes, ou Chéhakol ? C'est pourquoi on prendra un peu des pâtes et on récitera « Boré minei mezonot », et on récitera aussi la bénédiction sur une autre chose dont la bénédiction est Chéhakol ; et on mangera des deux sortes la mesure requise pour pouvoir réciter « Al hami'hya » et aussi « Boré nefachot » [et cela seulement dans ce cas, où son intention principale est seulement de consommer le bouillon des pâtes ; mais s'il veut manger aussi les pâtes elles-mêmes, comme tout le monde, il récite « Boré minei mezonot » sur les pâtes et acquitte par là aussi le bouillon, selon tous les avis, en raison de la règle de l'accessoire]. Et si l'on a cuit seulement un peu de pâtes dans beaucoup d'eau, et que l'intention principale de sa cuisson est uniquement l'eau, de sorte que le bouillon est presque limpide, dans ce cas l'eau n'est certainement pas annulée par rapport aux pâtes, et on récite sur l'eau Chéhakol et sur les pâtes « Boré minei mezonot » (Maguen Avraham et d'autres A'haronim). Et le 'Hayé Adam a écrit que, dans ce cas aussi, il est préférable de réciter Chéhakol sur une autre chose, comme il a été dit plus haut.
séif katan 11
- (יב) אע"פ שאין בהם וכו' - ודוקא כשבישל הירק במים בעלמא שאין בהם טעם בעצמו ונרגש בו רק טעם הירק אבל אם בישל הירק בחומץ או במשקה העשויה ממי סובין וקמח [שקורין קוואס] שיש בהן טעם בפני עצמן אין נגרר המשקה אחר הירק ומברך עליו שהכל כששותה אותם בפני עצמו וה"ה במשקה בארש"ט שהוא מי שריית בוריקעס חמוצין שבישל בהם ירקות עם בשר ורוצה לשתות אותם לבדו אין מברך על הבארש"ט שהכל משום טעם בשר שנקלט בו וכדלקמיה אלא בפה"א כיון שיש להמשקה טעם עצמו מבלתי הבשר [ט"ז] ומ"מ כשאוכל גם הבשר נראה שיותר טוב שיברך על הבשר שהכל ויכוין לפטור גם את הרוטב דמסתברא דכשאוכל ביחד הרוטב טפל לגבי הבשר:(12) Bien qu'elle n'ait, etc. – seulement lorsqu'on a cuit le légume dans de l'eau simple, qui n'a pas de goût propre et dans laquelle on ne perçoit que le goût du légume ; mais si l'on a cuit le légume dans du vinaigre, ou dans une boisson faite d'eau de son et de farine [qu'on appelle « kvass »], qui ont un goût propre, la boisson ne suit pas le légume, et on récite sur elle Chéhakol lorsqu'on la boit seule. Et il en va de même — mais en sens inverse — pour la boisson « barcht », qui est l'eau de trempage des betteraves aigres, dans laquelle on a cuit des légumes avec de la viande et qu'on veut boire seule : on ne récite pas sur le « barcht » Chéhakol à cause du goût de la viande qu'il a absorbé, comme il est dit juste après, mais « Boré peri haadama », puisque la boisson a un goût propre, indépendamment de la viande (Taz). Néanmoins, lorsqu'on mange aussi la viande, il semble préférable de réciter Chéhakol sur la viande en ayant l'intention d'acquitter aussi le bouillon, car il est logique que, lorsqu'on les mange ensemble, le bouillon soit accessoire par rapport à la viande.
séif katan 12
- (יג) עם בשר וכו' - דהירקות נותנין טעם בהמרק והבשר נותן טעם בהמרק וטעם הבשר הוא חשוב יותר הלכך הוא עיקר וע"כ אפילו הוא אוכל המרק לבד מברך שהכל. ומ"מ אם אוכל הירק עם המרק ביחד אין צריך לברך כ"א על הירק דהמרק נעשה טפל גם להירק ודע עוד דהירק גופא בודאי לא נעשה טפל להבשר כיון שבא למזון ולשובע [פמ"ג]:(13) Avec de la viande, etc. – car les légumes donnent du goût au bouillon et la viande donne du goût au bouillon, mais le goût de la viande est plus important ; c'est pourquoi elle est l'essentiel ; et c'est pourquoi, même s'il mange le bouillon seul, il récite Chéhakol. Néanmoins, s'il mange le légume avec le bouillon ensemble, il n'a besoin de réciter de bénédiction que sur le légume, car le bouillon devient aussi accessoire au légume. Sache encore que le légume lui-même ne devient certainement pas accessoire à la viande, puisqu'il sert de nourriture et pour rassasier (Peri Megadim).
séif katan 13
- (יד) אם סחטן וכו' - דיותר יוצא טעם הירק ע"י בישול מעל ידי סחיטה ולכן אפילו בפירות שדרכו למיסחטינהו גם כן ברכתן שהכל ואפילו אם כתשן נמי דינא הכי:(14) Si on les a pressés, etc. – car le goût du légume sort davantage par la cuisson que par le pressage ; c'est pourquoi, même pour les fruits qu'on a l'habitude de presser, leur bénédiction est aussi Chéhakol ; et même si on les a pilés, la règle est la même.
séif katan 14
- (טו) לחתיכות קטנות - כיון שניכר עדיין תארן וצורתן במקצת וע' לעיל סי' ר"ב סעיף ז' במ"א סקי"ח ולקמן בסימן ר"ח סקל"ח במ"ב:(15) En petits morceaux – puisque leur aspect et leur forme restent encore quelque peu reconnaissables. Et voir plus haut, au siman 202, séif 7, dans le Maguen Avraham, séif katan 18, et plus loin, au siman 208, séif katan 38, dans la Michna Beroura.
séif katan 15
- (טז) ברכתן - בין דבר שברכתו בפה"א או בפה"ע:(16) Leur bénédiction – qu'il s'agisse d'une chose dont la bénédiction est « Boré peri haadama » ou « Boré peri ha'ets ».
séif katan 16
- (יז) מפני כך - ושומשמין שטחנן נשתנית ברכתן מפה"א לשהכל מפני שאין צורתן עליהן כלל [מ"א] ודעת האע"ו דאפי' טחנן מברך בפה"א אם לא שעשה מהן משקין דאז ברכתן שהכל והובא בשע"ת:(17) Pour autant – mais pour le sésame qu'on a moulu, sa bénédiction change de « Boré peri haadama » en Chéhakol, parce que sa forme n'est plus du tout reconnaissable (Maguen Avraham). Et l'avis du Even HaOzer est que, même si on l'a moulu, on récite « Boré peri haadama », sauf si l'on en a fait une boisson, car alors sa bénédiction est Chéhakol ; cela est rapporté dans le Chaarei Techouva.
séif katan 17
- (יח) הלפת כשהוא חי וכו' - הלפת טוב שיותר מבושל מחי [טור] ולפת הוא מה שאנו קורין מייארי"ן וריבי"ן ועיין במ"א שמפקפק בדין זה ועיין בטור שמביא ג"כ שיש גאונים שסוברין לברך על חי בפה"א ועיין בח"א שכתב דתלוי אם דרך בנ"א באותו מקום לאוכלן חיין ועיין בנ"א שהאריך בזה:(18) Le navet : lorsqu'il est cru, etc. – le navet est meilleur cuit que cru (Tour). Le navet est ce que nous appelons « meyren » et « riben » (?). Voir le Maguen Avraham, qui émet des doutes sur cette règle ; et voir le Tour, qui rapporte aussi que certains Guéonim estiment qu'on récite sur le navet cru « Boré peri haadama » ; et voir le 'Hayé Adam, qui a écrit que cela dépend de l'habitude des gens de ce lieu de le manger cru ; et voir le Nichmat Adam, qui s'est étendu sur ce sujet.
séif katan 18