Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 204 →- (א) ופת שעיפשה - ונתקלקל קצת עי"ז דאלו נתקלקל לגמרי ולא חזי לאכילת אדם אין מברכין עליו כלל וכדלקמיה לענין תבשיל:(1) Et du pain qui a moisi – et qui s'est un peu gâté de ce fait ; car s'il s'était entièrement gâté et n'était plus propre à la consommation humaine, on ne récite sur lui aucune bénédiction, comme il est dit juste après au sujet du plat cuisiné.
séif katan 1
- (ב) ונתקלקל - מיירי ג"כ שנתקלקל קצת ולא לגמרי דאל"ה אפילו שהכל לא שייך לברוכי [ב"י]:(2) Et qui s'est gâté – il s'agit aussi du cas où il s'est un peu gâté et non entièrement ; car sinon, même Chéhakol ne serait pas de mise (Beit Yossef).
séif katan 2
- (ג) שבשלם ושרפם וכו' - היינו ע"י שריפת החום נתבשלו ונתייבשו ונשתנו לגריעותא ועיין מה שכתבנו לעיל בסי' ר"ב ס"ט במ"ב ובה"ל:(3) Que la chaleur a fait mûrir et brûlées, etc. – c'est-à-dire que, par la brûlure de la chaleur, elles ont mûri, séché et se sont détériorées. Voir ce que nous avons écrit plus haut, au siman 202, séif 9, dans la Michna Beroura et le Biour Halakha.
séif katan 3
- (ד) ועל הגובאי - הוא מין חגב טהור ולאפוקי מר' יהודה דאמר שם במשנה כל שהוא מין קללה [שעל הקללה הם באין] אין מברכין עליו:(4) Et sur le gouvaï – c'est une sorte de sauterelle pure (permise à la consommation). Cela vient exclure l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit là, dans la Michna : « Toute chose qui est une sorte de malédiction [car c'est en tant que malédiction qu'elles viennent] – on ne récite pas de bénédiction sur elle. »
séif katan 4
- (ה) ועל המלח - הואיל ויש לו מזה עכ"פ הנאה קצת כשנותן לתוך פיו:(5) Et sur le sel – puisqu'il en tire au moins un certain plaisir lorsqu'il le met dans sa bouche.
séif katan 5
- (ו) ועל המרק - של בשר דאלו של פירות וירקות תליא בפלוגתא עיין בסימן ר"ב סעיף י' וי"א:(6) Et sur le bouillon – de viande ; car pour celui de fruits et de légumes, cela dépend d'une machlokèt (divergence d'opinions) : voir au siman 202, séifim 10 et 11.
séif katan 6
- (ז) כמהין - אותן שמצויים תחת הקרקע ונבראין משומן הארץ ופטריות גדילים על העצים:(7) Les truffes – celles qu'on trouve sous la terre et qui sont créées à partir de la graisse de la terre ; et les champignons poussent sur les arbres.
séif katan 7
- (ח) שהוא הרך - של דקל כשענפיו גדלים בכל שנה ושנה הנוסף בשנה זו רך וחזי לאכילה ובשנה שניה מתקשה ונעשה כעץ:(8) Qui est la partie tendre – du palmier : lorsque ses branches poussent chaque année, la partie ajoutée cette année est tendre et propre à la consommation, et la deuxième année elle durcit et devient comme du bois.
séif katan 8
- (ט) הניתוסף וכו' - דאע"ג דגידולו מן הארץ אפ"ה לא מברכינן עליה אפי' בפה"א אלא שהכל דלא נטעי אינשי האילן אדעתיה למיכל את הקורא כשהוא רך דממעט ענפי האילן אלא שיתקשה ויעשה עץ ויגדל פרי. כתב הט"ז דקטניות רטובין בשל גנות שנזרעין ע"ד לאכול חיין מברך בפה"א אפילו על השרביטין לבד דע"מ כן נזרעו אבל של שדות שדרכן להניחן עד שיתייבשו ולאוכלן מבושלין מברך על הקטניות כשהן חיין אפילו כשהן רטובין שהכל ואם בשלן בפה"א ובפמ"ג מפקפק מאד על דבריו וכן דעת הרבה אחרונים דאין לחלק בין קטניות לקטניות ולעולם מברך עליהן כשהן רטובים בפה"א וכן מנהג העולם [שע"ת] אמנם לענין השרביטין יש דעות בין האחרונים כשאוכלן לבדן בלא הקטניות אם יברך עליהן בפה"א או שהכל וע"כ טוב לכתחלה ליזהר שיאכלן עם הקטניות ויברך על הקטניות לבד בפה"א ולא יברך עוד על השרביטין ואם אירע שאוכל השרביטין לבד יברך שהכל:(9) Qui s'ajoute, etc. – car, bien que sa croissance soit issue de la terre, on ne récite néanmoins pas sur elle, même « Boré peri haadama », mais Chéhakol, car les gens ne plantent pas l'arbre dans l'intention de manger le koura lorsqu'il est tendre, ce qui réduit les branches de l'arbre, mais pour qu'il durcisse, devienne du bois et produise des fruits. Le Taz a écrit que pour les légumineuses fraîches des jardins, qu'on sème dans l'intention de les manger crues, on récite « Boré peri haadama », même sur les cosses seules, car c'est dans ce but qu'elles ont été semées ; mais pour celles des champs, qu'on a l'habitude de laisser jusqu'à ce qu'elles sèchent et de manger cuites, on récite sur les légumineuses crues, même lorsqu'elles sont fraîches, Chéhakol, et si on les a cuites, « Boré peri haadama ». Mais le Peri Megadim émet de sérieux doutes sur ses propos, et tel est aussi l'avis de nombreux A'haronim : il n'y a pas lieu de distinguer entre légumineuses et légumineuses, et on récite toujours sur elles, lorsqu'elles sont fraîches, « Boré peri haadama », et tel est l'usage général (Chaarei Techouva). Cependant, concernant les cosses, il y a des opinions divergentes parmi les A'haronim, lorsqu'on les mange seules sans les légumineuses, sur la question de savoir s'il faut réciter sur elles « Boré peri haadama » ou Chéhakol. C'est pourquoi il est bon, lekhat'hila (a priori), de veiller à les manger avec les légumineuses, et de réciter « Boré peri haadama » sur les légumineuses seules, sans réciter de nouveau sur les cosses ; et s'il arrive qu'on mange les cosses seules, on récite Chéhakol.
séif katan 9
- (י) לולבי גפנים - גם בזה הטעם כמו בקורא:(10) Les vrilles de vigne – ici aussi, la raison est la même que pour le koura.
séif katan 10
- (יא) מתוקים - ושקדים מרים עיין לעיל בסימן ר"ב ס"ה:(11) Douces – et pour les amandes amères, voir plus haut, au siman 202, séif 5.
séif katan 11
- (יב) כשהם רכים בקליפיהם - ואף דקיי"ל לעיל בסימן ר"ב ס"ב בשארי כל האילנות דמשיוציאו שום פרי חשיב תיכף פרי שאני התם דהוא נהנה מגוף הפרי שנוטעין אותו מחמתו אבל הכא בשקדים מתוקים בקטנותם אינו נהנה מן הפרי רק מהקליפה החיצונה ולא נטעי להו אינשי אדעתא דקליפה אלא אדעתא דגרעיניהן כשיתבשלו ודמי לקורא הנ"ל:(12) Lorsqu'elles sont tendres, dans leurs coques – et bien que nous ayons établi plus haut, au siman 202, séif 2, pour tous les autres arbres, que dès qu'ils produisent quelque fruit, celui-ci est aussitôt considéré comme un fruit, là c'est différent, car on tire plaisir du corps même du fruit, pour lequel on plante l'arbre ; mais ici, pour les amandes douces dans leur petitesse, on ne tire pas plaisir du fruit, mais seulement de l'enveloppe extérieure, et les gens ne les plantent pas en vue de l'enveloppe, mais en vue de leurs noyaux une fois mûrs ; cela ressemble donc au koura mentionné plus haut.
séif katan 12
- (יג) שחת - תבואה שלא הביאה שליש וחזי לאכילה ומשום דלא גמר פירא נחית חד דרגא מפה"א לשהכל וה"ה לכל פרי האדמה דלא גמר פירא וחזי לאכילה שהכל [מ"א וש"א]:(13) Cha'hat – une céréale qui n'a pas atteint le tiers de sa maturité et qui est propre à la consommation ; et parce que son fruit n'est pas achevé, elle descend d'un degré, de « Boré peri haadama » à Chéhakol. Il en va de même pour tout fruit de la terre dont le fruit n'est pas achevé et qui est propre à la consommation : Chéhakol (Maguen Avraham et d'autres A'haronim).
séif katan 13
- (יד) חיה - שהוא טוב מבושל יותר מחי וע"כ כשאוכלה חי נשתנית ברכתו לשהכל וכדלקמן בסימן ר"ה ס"א:(14) Crue – car elle est meilleure cuite que crue ; c'est pourquoi, lorsqu'on la mange crue, sa bénédiction se transforme en Chéhakol, comme il est dit plus loin, au siman 205, séif 1.
séif katan 14
- (טו) קימחא דשערי - אפילו הנעשה משבלים שמיבשין דטובים לאכילה קצת ול"ד דשערי דה"ה קמח של כל ה' מיני דגן כמבואר לקמן בסי' ר"ח ס"ה והאי דנקט דשערי דסד"א הואיל וקשה לתולעים שבמעים לא יברך עליה כלל קמ"ל כיון דאית ליה הנאה מיניה בעי ברוכי [גמרא]:(15) La farine d'orge – même celle qui est faite à partir d'épis qu'on fait sécher, qui sont un peu meilleurs à manger. Et cela ne se limite pas à la farine d'orge, car il en va de même pour la farine de chacune des cinq espèces de céréales, comme il est expliqué plus loin, au siman 208, séif 5. Et s'il a mentionné la farine d'orge, c'est parce qu'on aurait pu penser que, puisqu'elle est nocive pour les vers intestinaux, on ne récite aucune bénédiction sur elle ; il nous enseigne donc que, puisqu'on en tire un plaisir, il faut réciter une bénédiction (Guemara).
séif katan 15
- (טז) ושכר שעורים - הואיל והוא צלול ועומד לשתיה אינו נחשב בכלל תבשיל של ה' מיני דגן שיברך בורא מיני מזונות שאין מברכין במ"מ אלא על מאכל כמ"ש בסימן ר"ח ס"ו ומשמע בתוספות דף ל"ח ד"ה האי דאפילו יש בהן כזית בכדי אכילת פרס ג"כ לא מברכינן עליה אלא שהכל נ"ב:(16) Et la bière d'orge – puisqu'elle est limpide et destinée à être bue, elle n'est pas comptée parmi les plats cuisinés des cinq espèces de céréales, sur lesquels on récite « Boré minei mezonot », car on ne récite « Boré minei mezonot » que sur un aliment, comme il est écrit au siman 208, séif 6. Et il ressort des Tossafot (Berakhot 38a, passage commençant par « Haï ») que, même s'il s'y trouve un kezayit (volume d'une olive) de céréale dans le temps de consommation d'un peras (demi-pain), on ne récite pas non plus sur elle autre chose que Chéhakol (Nichmat Adam).
séif katan 16
- (יז) ועל מי שעורים וכו' - ג"כ מטעם הנ"ל שלא נעשה כ"א לשתיה:(17) Et sur l'eau d'orge, etc. – également pour la raison susmentionnée : elle n'a été faite que pour être bue.
séif katan 17
- (יח) עשבי דדברא וכו' - ואפילו הם טובים לאכול כמו עשב שקורין [שצאוו"ע] שהן עלים חמוצים ואפי' לאחר שבשלם שהוא מאכל שרים מברכין שהכל דאינו חשוב כ"כ לפרי אבל על שאלאטען וכיו"ב שנזרעו מברכין בפה"א [ח"א]:(18) Les herbes des champs, etc. – et même si elles sont bonnes à manger, comme l'herbe qu'on appelle « chtchav » (oseille), qui sont des feuilles acides, et même après les avoir cuites, ce qui en fait un mets de princes, on récite Chéhakol, car ce n'est pas assez important pour être considéré comme un fruit ; mais sur la salade et autres légumes de ce genre qu'on a semés, on récite « Boré peri haadama » ('Hayé Adam).
séif katan 18
- (יט) שאינם נזרעים - ודוקא בעשבים דאינם חשובין מצד עצמם ולא מצד זריעה דגדלים בלא זריעה אבל פירות שהן טובים למאכל אפילו גדלים ביערים מאליהן כמו פזימקע"ס וכדומה יש לברך עליהן בפה"א:(19) Qui ne sont pas semées – et cela ne concerne que les herbes, qui ne sont importantes ni par elles-mêmes ni du fait d'un semis, puisqu'elles poussent sans semis ; mais les fruits qui sont bons à manger, même s'ils poussent d'eux-mêmes dans les forêts, comme les « pozimkes » (fraises des bois) et autres, il faut réciter sur eux « Boré peri haadama ».
séif katan 19
- (כ) ועל כמון - קימ"ל. וכסבור אליינדר"י בלעז:(20) Et sur le cumin – « kimmel » (carvi) ; et la coriandre se dit « aliyandri » en langue vernaculaire.
séif katan 20
- (כא) דלטעמא עבידי וכו' - ומיירי בין ברטובין ובין ביבשין. וכן אם רקחן בדבש נמי שהכל [א"ר ופמ"ג]:(21) Car ils sont faits pour donner du goût, etc. – il s'agit aussi bien d'épices fraîches que sèches. De même, si on les a confites dans le miel, c'est aussi Chéhakol (Eliya Rabba et Peri Megadim).
séif katan 21
- (כב) ולא לאכילה - אכן אם שלק את האני"ס מברך על מימיו בפה"א דלהכי קיימא להטעים דבר המתבשל בו:(22) Et non pour être mangés – cependant, si l'on a fait bouillir l'anis, on récite sur son eau « Boré peri haadama », car il est destiné à cela : donner du goût à ce qui cuit avec lui.
séif katan 22
- (כג) עד שראוי לשתות - דאף דמתחלתו היה יין כיון שנשתנה ונעשה חומץ אבד מעלתו:(23) De sorte qu'il est propre à être bu – car, bien qu'à l'origine ce fût du vin, puisqu'il s'est transformé et est devenu du vinaigre, il a perdu sa qualité (de vin).
séif katan 23
- (כד) אינו מברך - ודוקא בחומץ חזק שנתחמץ כ"כ שמבעבע כשמשליכין אותו על הארץ אבל בחומץ שאינו חזק כ"כ ודאי אית ליה הנאה מיניה ובעי ברוכי:(24) On ne récite aucune bénédiction – et cela ne concerne qu'un vinaigre fort, tellement aigri qu'il bouillonne lorsqu'on le jette sur le sol ; mais pour un vinaigre qui n'est pas si fort, on en tire certainement du plaisir et il faut réciter une bénédiction.
séif katan 24
- (כה) ריחיה חלא וכו' - סעיף זה וסעיף ד' באו לבאר אודות יין שהתחיל להתקלקל ומטבעו שמתחלה מתקלקל ריחו ואח"כ טעמו:(25) Son odeur est celle du vinaigre, etc. – ce séif et le séif 4 viennent expliquer la règle d'un vin qui a commencé à se gâter ; or, par nature, c'est d'abord son odeur qui se gâte, et ensuite son goût.
séif katan 25
- (כו) כל שבני אדם וכו' - היינו בשלא נעשה עדיין טעמיה חלא גמורה רק שהתחיל טעמיה להתחמץ קצת עד שבני אדם נמנעין לשתותו מפני זה ברכתו שהכל:(26) Tout vin que les gens, etc. – c'est-à-dire lorsque son goût n'est pas encore devenu celui d'un vinaigre complet, mais que son goût a seulement commencé à aigrir un peu, au point que les gens s'abstiennent de le boire à cause de cela : sa bénédiction est Chéhakol.
séif katan 26
- (כז) שמרי יין - היינו בשלא נתן עליהם מים אלא שתה אותם גופא ומפני שיש בהם לחלוחית יין מברך בפה"ג. ואף דשמרים אזוקי מזיק אפשר דמיירי שמצץ רק הלחלוחית מהם:(27) La lie de vin – c'est-à-dire lorsqu'on n'y a pas mis d'eau, mais qu'on l'a bue telle quelle ; et parce qu'elle contient une humidité de vin, on récite « Boré peri hagafen ». Et bien que la lie soit nocive, il est possible qu'il s'agisse du cas où l'on n'en a sucé que l'humidité.
séif katan 27
- (כח) שלשה מדות וכו' - מיירי בשמרים של ענבים שדרכו אותן שנעשה בלי תערובות מים אבל ביין צמוקים שלנו שנשרה מתחלה הצמוקים עם מים א"כ גם בלחלוחית יין שיש בהשמרים מעורב מתחלתו הרבה מים וכשנותן עוד מים בודאי נתבטל כח היין שהיה בו תחלה:(28) Trois mesures, etc. – il s'agit de la lie de raisins qu'on a foulés, faite sans adjonction d'eau ; mais pour notre vin de raisins secs, où l'on fait d'abord tremper les raisins secs dans l'eau, l'humidité de vin contenue dans la lie est déjà mélangée dès l'origine à beaucoup d'eau, et lorsqu'on y ajoute encore de l'eau, la force du vin qui s'y trouvait au départ est certainement annulée.
séif katan 28
- (כט) ואם מצא פחות וכו' - ודוקא בשמרים ומשום דלחלוחית יין שיש בהן אינו חשוב כ"כ אבל יין גופא שיצא מדריכת ענבים אם שפך עליהם מים אפי' יותר משלשה חלקי' עד קרוב לששה ג"כ יין גמור הוא וכדלקמי' בהג"ה ובעינן רק שיהיה בו טעם יין שראוי לשתיה ע"י מזיגה זו ודרך בני אדם לשתותו במקום יין ע"י מזיגה זו דאל"ה אמרינן דבטלה דעתו אצל כל אדם:(29) Mais si l'on en a retrouvé moins, etc. – cela ne concerne que la lie, parce que l'humidité de vin qu'elle contient n'est pas si importante ; mais pour le vin lui-même, issu du foulage des raisins, si l'on y a versé de l'eau, même plus de trois parts, jusqu'à près de six, c'est aussi du vin à part entière, comme il est dit juste après dans la glose du Rema ; il faut seulement qu'il ait un goût de vin propre à être bu avec ce coupage, et que les gens aient l'habitude de le boire en guise de vin avec ce coupage ; car sinon, nous disons que son opinion (de celui qui le boit ainsi) est annulée face à celle de tout le monde.
séif katan 29
- (ל) אלא שהכל - ואחריו ברכת בנ"ר:(30) Que Chéhakol – et après, la bénédiction « Boré nefachot ».
séif katan 30
- (לא) ובלבד שלא יהא וכו' - דברי הג"ה אין לו ביאור דהמחבר הלא בא להחמיר דביינות שלנו לא סגי שיהיה רק רביעית יין ואפילו אם הדרך באותו מקום לעשות מזיגה גדולה הלא פחות מרביעית יין בודאי לא מהני אפילו ביינות שלהם שהיו חזקים ומהרמ"א משמע דמהני עד קרוב לששה חלקים מים ובאמת דדברי האגור לא קאי על שמרים דבשמרים השיעור כמו שכתב המחבר והוא מיירי ביין ענבים גופא כשמוזגו עם מים דעד קרוב לששה שם יין עליו וכנ"ל:(31) Et à condition que le vin ne soit pas, etc. – les propos de la glose n'ont pas d'explication (évidente) : l'auteur (le Choulhan Aroukh) vient en effet être rigoureux, en disant que pour nos vins il ne suffit pas qu'il y ait seulement un quart de vin ; et même si l'usage dans ce lieu est de faire un fort coupage, moins d'un quart de vin ne suffit certainement pas, même pour leurs vins qui étaient forts ; or il ressort du Rema que cela suffit jusqu'à près de six parts d'eau. En vérité, les propos de l'Agour ne portent pas sur la lie — car pour la lie, la mesure est celle qu'a écrite l'auteur —, mais il parle du vin de raisin lui-même lorsqu'on le coupe d'eau : jusqu'à près de six parts, il garde le nom de vin, comme il a été dit plus haut.
séif katan 31
- (לב) כי אז וכו' - ואם היין יותר מאחד מששה במים שם יין עליו ובלבד שיהיה בו טעם וריח של יין ודרך בני אדם לשתות יין במזיגה כזו וכנ"ל בסוף סקכ"ט ודע דדברי הג"ה זו מיירי ג"כ ביין חי שנעשה מתחלה בלי תערובת מים ולכך ראוי שיתוסף עליו אח"כ הרבה מים ויהיה שם יין עליו אבל ביין צמוקים שלנו שנתערב מתחלה הצמוקים בהרבה מים אין שייך כלל אח"כ מזיגה כזו ואפילו פחות מזה מתבטל שם יין עי"ז ועיין לקמן בסי' רע"ב במ"ב סקט"ז ששם נתבאר היטב דין זה:(32) Car alors, etc. – et si le vin représente plus d'un sixième par rapport à l'eau, il garde le nom de vin, à condition qu'il ait le goût et l'odeur du vin et que les gens aient l'habitude de boire le vin avec un tel coupage, comme il a été dit plus haut, à la fin du séif katan 29. Sache que les propos de cette glose traitent aussi d'un vin pur, fait à l'origine sans adjonction d'eau ; c'est pourquoi il est apte à ce qu'on y ajoute ensuite beaucoup d'eau tout en gardant le nom de vin. Mais pour notre vin de raisins secs, où les raisins secs ont été mélangés dès l'origine à beaucoup d'eau, un tel coupage ultérieur n'est pas du tout envisageable, et même avec moins que cela, le nom de vin est annulé de ce fait. Voir plus loin, au siman 272, Michna Beroura, séif katan 16, où cette règle est bien expliquée.
séif katan 32
- (לג) ודאי בטל - אפילו יש בו טעם יין ואף דבעלמא קי"ל טעם כעיקר דאורייתא הכא לא חשיב טעם דכקיוהא בעלמא דמי. ואם נתערב יין בשאר משקין עיין לעיל בסימן ר"ב ס"א בהג"ה ובמ"ב מש"כ שם:(33) Il est certainement annulé – même s'il a un goût de vin. Et bien qu'en général nous tenions que « le goût est comme la substance » de la Torah, ici le goût n'est pas pris en compte, car il est comme une simple acidité. Et si du vin s'est mélangé à d'autres boissons, voir plus haut, au siman 202, séif 1, dans la glose et ce que nous avons écrit là dans la Michna Beroura.
séif katan 33
- (לד) שעושים מחרצנים וכו' - היינו לאחר שנסחט היין מהענבים נותנים מים על החרצנים לקלוט טעם היין שנשאר בהם וזהו הנקרא תמד:(34) Qu'on fait à partir des marcs de raisin, etc. – c'est-à-dire qu'après avoir exprimé le vin des raisins, on verse de l'eau sur les marcs pour qu'elle absorbe le goût du vin qui y est resté ; c'est ce qu'on appelle temed (piquette).
séif katan 34
- (לה) כשנעצרו בקורה - ועי"ז יצא מהענבים כמעט כל הלחלוחית שבהם:(35) Lorsqu'ils ont été pressés au pressoir – car de ce fait, presque toute l'humidité contenue dans les raisins en est sortie.
séif katan 35
- (לו) מברכין עליו בפה"ג - שדינם כצמוקים ומ"מ דוקא כשיש בו טעמו של יין וריחו וכנ"ל בסקל"ב לענין יין שנתערב במים:(36) On récite sur cela « Boré peri hagafen » – car leur règle est comme celle des raisins secs (trempés). Néanmoins, cela ne vaut que s'il a le goût et l'odeur du vin, comme il a été dit plus haut, au séif katan 32, au sujet du vin mélangé à de l'eau.
séif katan 36
- (לז) זגים וכו' - ר"ל שאחר שהוציאו היין מן הענבים ונשארו הזגים נתן עליהם תאנים או שאר פירות לחזק כח היין הנשאר בהם ולהוסיף באדמימותו [תשב"ץ]:(37) Des peaux de raisin, etc. – cela signifie qu'après avoir extrait le vin des raisins, et qu'il ne restait que les peaux, on a mis sur elles des figues ou d'autres fruits pour renforcer la force du vin qui y restait et pour accentuer sa couleur rouge (Tachbets).
séif katan 37
- (לח) כל כח התאנים וכו' - דהתאנים היה בהם כל כחם שלא נתמצו מקודם והזגים אע"פ שהם הרוב הרי יצא מהם כבר עיקר הלחלוחית. ומסתברא דאפילו רמי תלתא ואתי ד' ויותר ג"כ לא מהני דלעולם אמרינן דעיקר המשקין הוא מהתאנים:(38) Toute la force des figues, etc. – car les figues avaient toute leur force, n'ayant pas été pressées auparavant, tandis que des peaux, bien qu'elles soient la majorité, l'essentiel de l'humidité est déjà sorti. Et il semble logique que, même si l'on a mis trois mesures d'eau et qu'on en a retrouvé quatre ou plus, cela ne suffise pas non plus, car nous disons toujours que l'essentiel de la boisson provient des figues.
séif katan 38
- (לט) ואין לברך בפה"ג - אלא שהכל דהוי כשכר תאנים דברכתו שהכל ועיין מ"א דלענין ברכה אחרונה יש להסתפק בזה דהתשב"ץ לא ברירא ליה סברא זו כ"כ ומספיקא פסק דמברך שהכל דיוצא בזה על כל דבר וע"כ לענין ברכה אחרונה יראה לשתות רביעית יין גמור ויברך על הגפן לפטור גם משקה זו:(39) Et on ne doit pas réciter « Boré peri hagafen » – mais Chéhakol, car c'est comme de la bière de figues, dont la bénédiction est Chéhakol. Voir le Maguen Avraham : concernant la bénédiction finale, il y a lieu d'avoir un doute à ce sujet, car ce raisonnement n'était pas si clair pour le Tachbets, et c'est en raison du doute qu'il a tranché qu'on récite Chéhakol, car par cette bénédiction on s'acquitte pour toute chose. C'est pourquoi, concernant la bénédiction finale, on veillera à boire un revi'it de vin véritable et à réciter « Al haguéfen », afin d'acquitter également cette boisson.
séif katan 39
- (מ) לצמאו - נראה דלאו דוקא לצמאו ממש אלא בסתמא כל שהחיך נהנה מהמים מסתמא הוא צמא קצת וצריך לברכה דאם אינו צמא כלל לא היה החיך נהנה ממנו:(40) Pour sa soif – il semble que ce ne soit pas précisément pour une vraie soif ; mais, de façon générale, chaque fois que le palais tire plaisir de l'eau, il a vraisemblablement un peu soif et il faut une bénédiction ; car s'il n'avait pas du tout soif, le palais n'en tirerait pas plaisir.
séif katan 40
- (מא) חנקתיה אומצא - שעמד לו דבר אכילה בגרונו:(41) Un morceau de nourriture lui est resté en travers de la gorge – c'est-à-dire qu'un aliment s'est arrêté dans sa gorge.
séif katan 41
- (מב) ושתה מים - דוקא מים שאין החיך נהנה מהם כ"א כששותה לצמאו אבל כששותה שאר משקים או אוכל חתיכת פת שהחיך נהנה מהם אף שאין שותהו ואוכלו עכשיו כ"א להעביר האומצא חייב לברך עליו בתחלה וסוף כדלקמיה בס"ח. כששותה מים בבוקר לרפואה לא יברך ואם גם לצמאו יברך [סי' ר"י יעב"ץ]:(42) Et qu'il boit de l'eau – seulement de l'eau, dont le palais ne tire plaisir que lorsqu'on la boit pour sa soif ; mais s'il boit d'autres boissons ou mange un morceau de pain, dont le palais tire plaisir, bien qu'il ne les boive et ne les mange maintenant que pour faire passer le morceau, il est tenu de réciter sur eux une bénédiction au début et à la fin, comme il est dit juste après, au séif 8. Celui qui boit de l'eau le matin comme remède ne récite pas de bénédiction ; et si c'est aussi pour sa soif, il récite la bénédiction (siman 210 ; Yaavets).
séif katan 42
- (מג) אם טעמם טוב וכו' - ר"ל אע"פ שאינו תאב להם כלל ואינו אוכלם אלא מחמת אונס חליו כיון שעכ"פ החיך נהנה מהם ולאפוקי אם הם רעים שאין לו הנאה מזה אע"פ שמתרפא מהם אינו מברך כלל:(43) Si leur goût est bon, etc. – cela signifie : bien qu'il n'en ait aucune envie et qu'il ne les mange que sous la contrainte de sa maladie, puisque, quoi qu'il en soit, le palais en tire plaisir (il récite une bénédiction). Cela exclut le cas où ils sont mauvais, de sorte qu'il n'en tire aucun plaisir : bien qu'il en soit guéri, il ne récite aucune bénédiction.
séif katan 43
- (מד) מברך עליהם וכו' - עיין לקמן בסי"א בהג"ה מה שנכתב שם במ"ב:(44) On récite sur eux, etc. – voir plus loin, au séif 11, dans la glose, ce qui est écrit là dans la Michna Beroura.
séif katan 44
- (מה) אע"ג דהחיך וכו' - ולא דמי למש"כ לקמיה בסעיף ט' באוכל איסור מפני הסכנה דמברך עליו כיון דעכ"פ נהנה אף דגם שם אכילתו ע"י אונס שאני התם דהאונס אינו על האכילה גופא משא"כ הכא שהאכילה גופא הוא ע"י אונס שאונסים אותו לאוכלו לא שייך בזה לחייבו לברך על הנאתו כיון שהוא בע"כ כן היא סברת הרמ"א והסכימו עמו הרבה אחרונים ויש חולקים ע"ז וס"ל דכיון שסוף סוף נהנה גרונו מזה חשיבא אכילה וצריך לברך ע"ז וכההיא דס"ט ועיין בח"א שהכריע דבפת אם אכל כדי שביעה דבהמ"ז שלו הוא מה"ת יברך:(45) Bien que le palais, etc. – et cela ne ressemble pas à ce qui est écrit juste après, au séif 9, au sujet de celui qui mange un aliment interdit à cause d'un danger, qui récite une bénédiction puisqu'il en tire malgré tout un plaisir, bien que là aussi il mange sous la contrainte : là c'est différent, car la contrainte ne porte pas sur l'acte de manger lui-même ; alors qu'ici, où l'acte de manger lui-même est contraint, puisqu'on le force à manger, il n'y a pas lieu de l'obliger à réciter une bénédiction sur son plaisir, puisque c'est malgré lui. Tel est le raisonnement du Rema, et de nombreux A'haronim se sont rangés à son avis ; mais certains le contestent et estiment que, puisque finalement sa gorge en tire plaisir, c'est considéré comme un acte de manger et il faut réciter une bénédiction, comme dans le cas du séif 9. Et voir le 'Hayé Adam, qui a tranché que pour du pain, s'il en a mangé à satiété, de sorte que son Birkat hamazon (bénédiction après le repas) est de la Torah, il récite la bénédiction.
séif katan 45
- (מו) מפני הסכנה - כגון חולה שצריך לאכול מאכלות אסורות לרפואתו וכ"ש אם אוכל מאכל של היתר בזמן האיסור כגון חולה ביוה"כ דמברכין עליו וכדלקמן בסימן תרי"ח בסופו:(46) À cause d'un danger – par exemple un malade qui doit manger des aliments interdits pour sa guérison ; et à plus forte raison s'il mange un aliment permis au moment où il est interdit (de manger), par exemple un malade à Yom Kippour : on récite sur cela une bénédiction, comme il est dit plus loin, à la fin du siman 618.
séif katan 46
- (מז) מברך עליו - דכיון דסכנתא הוא התירא קאכיל ואדרבה מצוה קעביד להציל נפשו ואין זה בכלל שאר דבר איסור דקי"ל לעיל בסימן קצ"ו שאין מברכין עליו:(47) Récite sur cela une bénédiction – car, puisqu'il s'agit d'un danger, il mange quelque chose de permis ; bien au contraire, il accomplit une mitsva en sauvant sa vie. Ce n'est donc pas inclus dans les autres choses interdites, au sujet desquelles nous avons établi plus haut, au siman 196, qu'on ne récite pas de bénédiction sur elles.
séif katan 47
- (מח) תחלה וסוף - דאע"ג שברצונו לא היה אוכל דבר זה כ"א מחמת אונס חליו מ"מ כיון שכבר הוא חולה וחפץ להתרפאות במאכל ומשקה זה חשיבא אכילה שיש בה הנאה. ואם הוא דבר שנפשו קצה בזה א"כ אין החיך נהנה ממנו ואין צריך לברך ע"ז:(48) Au début et à la fin – car, bien que de son plein gré il n'aurait pas mangé cette chose, sinon à cause de la contrainte de sa maladie, néanmoins, puisqu'il est déjà malade et souhaite guérir par cet aliment et cette boisson, cela est considéré comme un acte de manger qui procure du plaisir. Et si c'est une chose qui le dégoûte, alors le palais n'en tire pas plaisir et il n'a pas besoin de réciter de bénédiction sur cela.
séif katan 48
- (מט) דבש דבורים וכו' - דהוא בכלל דבר שאין גידולו מן הארץ [ב"י]:(49) Le miel d'abeilles, etc. – car il est inclus dans la catégorie des choses dont la croissance n'est pas issue de la terre (Beit Yossef).
séif katan 49
- (נ) הרי הוא כשאר דבש - דנתבאר בסי' ר"ב ס"ח דמברך עליו שהכל ולסימנא בעלמא נקטיה ובאמת אפילו החולקין בדבש תמרים מודו בדבש דבורים דאע"ג דהדבורים מכניסין מי פירות לתוך גופן ומוצצין מהן ועי"ז נעשה הדבש מ"מ אין טעם הפירות נרגש כלל בהדבש [ב"ח]:(50) Est comme les autres miels – dont il a été expliqué au siman 202, séif 8, qu'on récite sur eux Chéhakol ; il ne l'a mentionné que comme simple repère. En vérité, même ceux qui divergent au sujet du miel de dattes reconnaissent la règle pour le miel d'abeilles : car, bien que les abeilles fassent entrer dans leur corps le jus des fruits et le sucent, et que de ce fait le miel se forme, néanmoins le goût des fruits n'est pas du tout perceptible dans le miel (Ba'h).
séif katan 50
- (נא) הם עיקר וכו' - דהדבש אינו אלא הכשר לדבר המרוקח שמכשירו ומתקנו לאכילה. וכן שקדים המחופין בצוקע"ר אף שהם מחופין לגמרי מברך בפה"ע דאף שצוקע"ר הרבה מהפרי הפרי עיקר [פמ"ג]:(51) Ils sont l'essentiel, etc. – car le miel n'est qu'une préparation pour la chose confite, qui la rend apte et l'apprête à la consommation. De même, pour les amandes enrobées de sucre, même si elles sont entièrement enrobées, on récite « Boré peri ha'ets », car, bien qu'il y ait beaucoup plus de sucre que de fruit, le fruit est l'essentiel (Peri Megadim).
séif katan 51
- (נב) כתושים ביותר - דוקא שניכר מהותו ותארו אבל אם נימוח לגמרי עד שנפסד צורתו העצמי מברך לכתחלה שהכל כמבואר לעיל סי' ר"ב ס"ז בהג"ה ע"ש ועיין לעיל סי' ר"ג ס"ז ובמ"ב שם:(52) Très écrasés – seulement lorsque leur nature et leur aspect restent reconnaissables ; mais s'ils se sont entièrement dissous au point que leur forme propre a disparu, on récite lekhat'hila Chéhakol, comme il est expliqué plus haut, au siman 202, séif 7, dans la glose ; vois là-bas. Et voir plus haut, au siman 203, séif 7, et la Michna Beroura là-bas.
séif katan 52
- (נג) ורדים בפה"א - היינו רוזי"ן בל"א ואע"ג דפרי עץ הם שגדילים על האילן מ"מ כיון שאינן עיקר הפרי דזרע שלהם הם עיקר הפרי והעלים שמרקחין אותם הם הפרחים ע"כ מברך בפה"א וכן על הלוינדר"א בל"א מברך בפה"א דאע"פ שהלוינדר"א גדילים באילן דעיקר הפרי הם גודגדניות השחורות שגדלים באותו אילן ודומה ממש לדין ורדים [אחרונים] וא"ת כיון דורדים לא חזיא לאכילה לא חיין ולא מבושלין אלא א"כ הם מבושלים עם דבש א"כ הו"ל דבש עיקר וי"ל דאדרבה כיון שעיקר תיקון הורדים לאכילה אינו אלא עם דבש הו"ל דבש טפל שהרי אינו בא אלא להכשיר הורד לאכילה והו"ל כפירות שאין נאכלין חיין שמברך עליהם אחר בישולם ברכה ראויה להם [כדלקמן בריש סימן ר"ה] ואין אנו אומרין שיברך עליהם שהכל מפני שהמים המובלעים בהם הכשירום לאכילה [ב"י]:(53) Les roses, « Boré peri haadama » – c'est-à-dire les « Rosen » en langue allemande. Et bien que ce soient des fruits d'arbre, puisqu'ils poussent sur l'arbuste, néanmoins, comme ce n'est pas l'essentiel du fruit — leurs graines étant l'essentiel du fruit, et les pétales qu'on confit étant les fleurs —, on récite pour cette raison « Boré peri haadama ». De même, sur la « lavendra » (?) en langue allemande, on récite « Boré peri haadama » : bien que la « lavendra » pousse sur un arbuste, l'essentiel du fruit est constitué des baies noires qui poussent sur ce même arbuste, et c'est tout à fait semblable à la règle des roses (A'haronim). Et si tu objectes : puisque les roses ne sont propres à la consommation ni crues ni cuites, sauf si elles sont cuites avec du miel, alors le miel devrait être l'essentiel ! On peut répondre : au contraire, puisque l'essentiel de la préparation des roses pour la consommation ne se fait qu'avec du miel, le miel est accessoire, car il ne vient que pour rendre la rose apte à la consommation ; c'est comme des fruits qui ne se mangent pas crus, sur lesquels on récite, après leur cuisson, la bénédiction qui leur convient [comme il est dit plus loin, au début du siman 205], et nous ne disons pas qu'on doive réciter sur eux Chéhakol parce que l'eau qui y est absorbée les a rendus aptes à la consommation (Beit Yossef).
séif katan 53
- (נד) אלא לרפואה וכו' - הטעם דאף דנהנה אין זה עיקר הנאתו כיון שאין הבריאים רגילין לאכול אותו בכך שעומד רק לרפואה:(54) Mais seulement comme remède, etc. – la raison en est que, bien qu'il en tire du plaisir, ce n'est pas là l'essentiel de son plaisir, puisque les gens en bonne santé n'ont pas l'habitude de le manger ainsi, car il est destiné uniquement à servir de remède.
séif katan 54
- (נה) מברכין עליו שהכל - ועיין בבדק הבית שכתב שרוב הפוסקים חולקים ע"ז וכן הסכימו האחרונים דצריך לברך עליו ברכה הראויה לו כיון שעכ"פ נהנה:(55) On récite sur elle Chéhakol – voir le Bedek HaBayit, qui a écrit que la plupart des décisionnaires contestent cela ; et c'est aussi ce qu'ont conclu les A'haronim : il faut réciter sur elle la bénédiction qui lui convient, puisque, quoi qu'il en soit, on en tire du plaisir.
séif katan 55
- (נו) על העיקר וכו' - עיין לקמן סימן רי"ב שם מבואר כל פרטי דין עיקר וטפל:(56) Sur l'essentiel, etc. – voir plus loin, au siman 212, où sont expliqués tous les détails de la règle de l'essentiel et de l'accessoire.
séif katan 56
- (נז) הרי הוא עיקר - המ"א ושארי האחרונים הסכימו דהוא דוקא בחמשת מיני דגן אמרינן דהיכא דבא ליתן טעם אף שהוא מיעוט הוא העיקר וכדלקמן בסימן ר"ח ס"ב אבל בשארי מינים אזלינן בתר רובא:(57) Elle est essentielle – le Maguen Avraham et les autres A'haronim ont conclu que ce n'est que pour les cinq espèces de céréales que nous disons que, lorsqu'elles viennent donner du goût, même si elles sont en minorité, elles sont l'essentiel, comme il est dit plus loin, au siman 208, séif 2 ; mais pour les autres espèces, on suit la majorité.
séif katan 57
- (נח) שיש שם ממשות - ולפי הסכמת אחרונים כנ"ל אף ביש ממשות לא אזלינן בתרייהו רק בתר רובא:(58) Qu'il y a là une substance réelle – et selon la conclusion des A'haronim mentionnée plus haut, même lorsqu'il y a une substance réelle, on ne les suit pas, mais seulement la majorité.
séif katan 58
- (נט) שהוא מסופק וכו' - עיין לעיל סוף סי' ר"ב מ"ב ד"ה ואם:(59) Dont la bénédiction est douteuse, etc. – voir plus haut, à la fin du siman 202, Michna Beroura, passage commençant par « Veim ».
séif katan 59
- (ס) יברך שהכל - דבדיעבד יוצא בשהכל על כל דבר וכאן כיון שמסופק כדיעבד דמי [ב"י] ומ"מ אם הוא דבר שיכול לפטרו תוך הסעודה עדיף טפי [מ"א]:(60) On récite Chéhakol – car bediavad (a posteriori), on s'acquitte par Chéhakol pour toute chose, et ici, puisqu'on est dans le doute, c'est comme un cas de bediavad (Beit Yossef). Néanmoins, s'il s'agit d'une chose qu'on peut acquitter au cours du repas (par la bénédiction sur le pain), c'est préférable (Maguen Avraham).
séif katan 60