Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 203 →- (א) על התותים הגדלים בסנה - שקורין מוי"ל בע"ר ומאלינע"ס ויש מיני מוי"ל בע"ר שגדילים באילן ומברכין עליו בפה"ע וכן מאלינע"ס שלנו ג"כ ידוע שגדילין באילן שמתקיים משנה לשנה ומברכין עליו בפה"ע [דה"ח וח"א] ושטעני"ל נוס"ל שגדילין על עצי יער צ"ע כי אין טוב כ"כ למאכל כ"א אחר הבישול ודמי לבני אסא המבואר בס"ה ולא דמי לתותים הגדילים באילן שכתבנו דמברך בפה"ע דטובים הם למאכל כשנשתהו על האילן:(1) Sur les mûres qui poussent sur un buisson – qu'on appelle moulbeer (mûres) et malines (framboises). Et il y a des sortes de moulbeer qui poussent sur un arbre, et l'on récite sur elles « Boré peri haèts » ; et de même nos malines, il est aussi connu qu'elles poussent sur un arbre qui subsiste d'année en année, et l'on récite sur elles « Boré peri haèts » [Dérekh Ha'Hayim et 'Hayé Adam]. Et les chtenel nousl (faînes ou noisettes sauvages) qui poussent sur les arbres de la forêt, cela reste à examiner, car elles ne sont pas si bonnes à manger, sauf après cuisson, et c'est semblable aux baies de myrte dont il est question au séif 5 ; et ce n'est pas comparable aux mûres qui poussent sur un arbre, dont nous avons écrit qu'on récite « Boré peri haèts », car elles sont bonnes à manger quand elles sont restées (assez longtemps) sur l'arbre.
séif katan 1
- (ב) שמוציא עליו מעצו - ואז יש על פריו שם פרי עץ אף אם העץ הוא גבעול דק:(2) Qui produit ses feuilles à partir de son bois – et alors son fruit porte le nom de fruit de l'arbre, même si le bois est une tige fine.
séif katan 2
- (ג) דכלה עציו - ופרי שקורין ברומבערי"ן וערפער"ט דעת המ"א וא"ר דיברך עליהם בפה"ע שכן הענף מתקיים ימים הרבה וכי שקל פירא הדר אתי מאותו ענף עצמו. ופירות אדומים שקורין פאזימקע"ס הגדילים בתוך היערות מברך עליהם בפה"א ואפילו אותן הגדילים בגנות מסיק הח"א דנכון לכתחלה שיברך עליהן פה"א ובדיעבד כשבירך בפה"ע יאכל רק מעט כדי שלא תתבטל הברכה ולא יותר. ופירות שגדילין על אילנות קטנות אף שגבהן פחות מג' טפחים כמו יאגד"ש שחורים דעת המ"א ועוד כמה אחרונים לברך עליהן בפה"ע אך העולם נוהגין לברך בפה"א ואפשר דטעמם דלא חשיבי כ"כ פרי. ומיני יאגדע"ש וזורעוויני"ס שמוצצין מהן המשקה וזורקין הקליפה יש דעות בין האחרונים אי מברכין עליהן בפה"א או שהכל אבל על קאלינע"ס אף שגדילין באילן בודאי יש לברך עליהן שהכל שאין האוכל ראוי כלל ואפילו אם בולע עם הקליפה והגרעין מ"מ הלא באמת הקליפה והגרעין אין ראוין לאכילה כלל:(3) Que leur bois disparaît – Et les fruits qu'on appelle brombeeren (mûres de ronce) et erdbeeren (fraises), l'avis du Maguen Avraham et de l'Eliya Rabba est qu'on récite sur eux « Boré peri haèts », car la branche subsiste de nombreux jours, et quand on cueille le fruit, il revient de cette même branche. Et les fruits rouges qu'on appelle poziomkes (fraises des bois), qui poussent dans les forêts, on récite sur eux « Boré peri haadama » ; et même pour ceux qui poussent dans les jardins, le 'Hayé Adam conclut qu'il convient lekhat'hila de réciter sur eux « Boré peri haadama » ; et bediavad, si l'on a récité « Boré peri haèts », on n'en mangera qu'un peu, afin que la bénédiction ne soit pas vaine, et pas davantage. Et les fruits qui poussent sur de petits arbres, même si leur hauteur est inférieure à trois tefa'him (palmes), comme les myrtilles (yagdes noires), l'avis du Maguen Avraham et de plusieurs autres A'haronim est de réciter sur eux « Boré peri haèts » ; mais l'usage général est de réciter « Boré peri haadama », et peut-être leur raison est-elle qu'ils ne sont pas si importants comme fruits. Et les sortes de yagdes et de groseilles (zourevinès) dont on suce le jus et dont on jette la peau, il y a des avis parmi les A'haronim : récite-t-on sur elles « Boré peri haadama » ou « Chéhakol » ? Mais sur les kalines (baies de viorne), bien qu'elles poussent sur un arbre, il faut certainement réciter « Chéhakol », car la nourriture n'est pas du tout propre (à la consommation) ; et même si on les avale avec la peau et le pépin, néanmoins, en vérité, la peau et le pépin ne sont pas du tout propres à la consommation.
séif katan 3
- (ד) על המאוזי"ש בפה"א - ג"כ הטעם כמו בתותים:(4) Sur les bananes, « Boré peri haadama » – la raison est aussi la même que pour les mûres.
séif katan 4
- (ה) שהכל - דלא חשיבי לברך עליהן בפה"ע דכמו עץ בעלמא נינהו ולא דמי לתותים שבס"א דחשובין עכ"פ פרי אף שגדילים נמי בסנה דהוא כאילן סרק דהם טובים לאכילה חיים כשהם שוהים הרבה על הסנה ומתבשלין אלא שאין הענף מתקיים משנה לחברתה אבל כאן מיירי בפירות גרועים כגון תפוחים קטנים ואגסים קטנים הגדילים בעצי היער שאינם ראוים לאכילה כשהם חיים וע"כ אינם חשובין בכלל פרי ואפילו בשלם ולכן מברך עליהם שהכל ואגוזים קטנים הנלקטים בעצי היער שהם טובים לאכילה פרי גמור הוא ומברך ע"ז בפה"ע. וכן על [אגרע"ס] ובל"א (קאסטעה"ר בערי"ן) אף שגדילי' על קוצים נהגו העולם לברך בפה"ע אבל על פרי אדום שגדל על קוצים שקורין בל"א (האנפוטין) וכ"ש על המינים שגדל על אטדין וקורין בל"א (שלוים קערשין) ובלשון פולין (פיאניצעס) מברכין שהכל שאינן חשובין וגם שגדילין על אטדין:(5) « Chéhakol » – car ils ne sont pas assez importants pour qu'on récite sur eux « Boré peri haèts », car ils sont comme du simple bois ; et ce n'est pas comparable aux mûres du séif 2, qui sont en tout cas considérées comme un fruit, bien qu'elles poussent elles aussi sur un buisson, qui est comme un arbre stérile, car elles sont bonnes à manger crues quand elles restent longtemps sur le buisson et mûrissent, simplement la branche ne subsiste pas d'une année à l'autre. Mais ici, il s'agit de fruits de mauvaise qualité, comme les petites pommes et les petites poires qui poussent sur les arbres de la forêt, qui ne sont pas propres à être mangées crues ; c'est pourquoi elles ne sont pas considérées comme faisant partie des fruits, même si on les a cuites ; c'est pourquoi on récite sur elles « Chéhakol ». Mais les petites noix (noisettes) qu'on cueille sur les arbres de la forêt, qui sont bonnes à manger, sont un fruit véritable, et l'on récite sur elles « Boré peri haèts ». Et de même, sur les [agrest], en langue vernaculaire (kosteherbeeren), bien qu'elles poussent sur des épines, l'usage général est de réciter « Boré peri haèts » ; mais sur le fruit rouge qui pousse sur des épines, qu'on appelle en langue vernaculaire (hanpoutin, cynorrhodon), et à plus forte raison sur les espèces qui poussent sur des ronces (atadin), qu'on appelle en langue vernaculaire (chlouyim kerchen, prunelles) et en polonais (pianitses), on récite « Chéhakol », car elles ne sont pas importantes et qu'en outre elles poussent sur des ronces.
séif katan 5
- (ו) בני אסא - היינו ענבים קטנים שרגילין להמצא בהדסים:(6) Les baies de myrte – c'est-à-dire de petits grains, qui se trouvent habituellement sur les myrtes.
séif katan 6
- (ז) אלא שהכל - דלא חשיבי והו"ל כפירות שמוציאין אילני סרק:(7) Que « Chéhakol » – car ils ne sont pas importants, et c'est comme les fruits que produisent les arbres stériles.
séif katan 7
- (ח) שמרקחים אותו - אשמעינן דע"י ריקוח שמרקחין אותו בדבש לא נשתנה ברכתו מאלו אכלו חי דברכתו בפה"א וכדלעיל בסי' ר"ב בסי"ח:(8) Qu'on confit – il nous apprend que par le fait de le confire dans du miel, sa bénédiction n'a pas changé par rapport au cas où on le mangerait cru, où sa bénédiction est « Boré peri haadama », comme plus haut au siman 202, séif 18.
séif katan 8
- (ט) אותו יבש - ר"ל אף דזנגביל יבש אין מברכין עליו כלל וכבסימן ר"ב סט"ז הכא דע"י ריקוח נעשה ראוי לאכילה חוזר לברכתו הראויה [ואין להקשות מאגוז רך דאיתא שם בסי"ד דאף שנתקן ע"י בישול בדבש מ"מ ברכתו שהכל דהתם הפרי לא הגיע עדיין זמן בישולו משא"כ הכא דהפרי כבר נתבשל אלא שמחמת יבשותו לא היה ראוי לאכילה ולכן מהני כשמרקחו ועושהו ראוי] וה"ה כשמרקחין פלפלין יבשין ג"כ ברכתו בפה"א:(9) Si on le confit sec – c'est-à-dire que bien que sur le gingembre sec on ne récite aucune bénédiction, comme au siman 202, séif 16, ici, puisque par la confiserie il devient propre à la consommation, il revient à la bénédiction qui lui convient [et on ne peut pas objecter à partir de la noix tendre dont il est question là-bas au séif 14, où, bien qu'elle ait été préparée par cuisson dans le miel, sa bénédiction est néanmoins « Chéhakol » ; car là-bas, le fruit n'avait pas encore atteint le temps de sa maturité, ce qui n'est pas le cas ici, où le fruit a déjà mûri, mais à cause de sa sécheresse il n'était pas propre à la consommation ; c'est pourquoi le confire et le rendre propre est efficace]. Et il en est de même quand on confit du poivre sec : sa bénédiction est aussi « Boré peri haadama ».
séif katan 9
- (י) ראוי לאכילה - וכן כשצולין זנגביל ואוכלין אותן לרפואה כיון דחזי לאכילה ע"י כך אבל ציטוו"ר מברך שהכל כיון דעביד לטעמא ולא לאכילה. מרקחת של חזרת (שקורין קריין) ברכתו שהכל אבל מרקחת של (רעטיך) משמע מכמה אחרונים דברכתו בפה"א ואפילו אם עושה מקליפתן ג"כ לא נשתנית הברכה:(10) Propre à la consommation – et de même quand on fait griller le gingembre et qu'on le mange comme remède, puisqu'il est propre à la consommation par ce moyen. Mais sur la zédoaire (tsitvar), on récite « Chéhakol », puisqu'elle sert à donner du goût et non à être mangée. La confiture de raifort (qu'on appelle kreyn) : sa bénédiction est « Chéhakol » ; mais pour la confiture de radis noir (retikh), il ressort de plusieurs A'haronim que sa bénédiction est « Boré peri haadama » ; et même si on la fait avec leur peau, la bénédiction ne change pas non plus.
séif katan 10
- (יא) הזנגביל עיקר - ואפילו רקחו עו"ג אין בו משום בשול עו"ג שהרי נאכלין חיין ע"י תערובות צוקע"ר אבל שאר כל מיני פירות או ירקות וכן עלי ורדים כל שאינו ראוי לאכול אותו חי אם בשלן או רקחן נכרי אסורים משום בשול עו"ג:(11) Le gingembre est l'essentiel – et même si un non-Juif (ovèd kokhavim) l'a confit, il n'y a pas là d'interdit de cuisson des non-Juifs (bichoul akoum), puisqu'il se mange cru, mélangé avec du sucre. Mais toutes les autres sortes de fruits ou de légumes, ainsi que les pétales de rose, tout ce qui n'est pas propre à être mangé cru, si un non-Juif les a cuits ou confits, ils sont interdits à cause de la cuisson des non-Juifs.
séif katan 11
- (יב) שחוקים - היינו אף כשהם שחוקין ונימוחים לגמרי עד שאין ניכר בהם תארן הראשון כלל אפ"ה לא נשתנית ברכתן עי"ז לכו"ע דדרך הבשמים לכתוש באופן זה:(12) Moulues – c'est-à-dire même quand elles sont moulues et ont complètement fondu, au point que leur aspect premier n'est plus du tout reconnaissable : même ainsi, leur bénédiction n'a pas changé par cela, selon tous les avis, car la manière habituelle des épices est de les piler de cette façon.
séif katan 12
- (יג) הבשמים עיקר - היינו אפילו כשהיה צוקע"ר הרוב ומעט בשמים וכעין שנוהגין בינינו לעשיית מאגע"ן פולווע"ר שמערבין צוקע"ר הרבה עם אינגבע"ר כתוש אפ"ה האינגבע"ר עיקר והצוקע"ר טפל להן דאינו בא רק למתקו ואין לברך עליהן:(13) Les épices sont l'essentiel – c'est-à-dire même quand le sucre était majoritaire avec un peu d'épices, comme on a l'habitude chez nous de faire de la poudre pour l'estomac (magen pulver), où l'on mélange beaucoup de sucre avec du gingembre pilé : même ainsi, le gingembre est l'essentiel et le sucre lui est accessoire, car il ne vient que pour l'adoucir, et on ne doit pas réciter de bénédiction sur lui.
séif katan 13
- (יד) צנון וכו' - דאע"ג שסופו להקשות כעץ אם אין תולשו בעתו אפ"ה מברכין עליו בפה"א דנטעי אינשי אדעתא לאוכלו כשהוא רך [גמ'] ועי' בח"א ובנ"א שמצדד דבצנון שלנו שהוא מר [ואין דרך לאכול בלא פת] לא חשיבא כ"כ ומברך עליו שהכל אמנם הגר"ז בסי' ר"ה מוכיח מהח"י דמ"מ מברך עליו בפה"א:(14) Le radis, etc. – car bien qu'il finisse par durcir comme du bois si on ne l'arrache pas en son temps, même ainsi on récite sur lui « Boré peri haadama », car les gens le plantent dans l'idée de le manger quand il est tendre [Guemara]. Et voir dans le 'Hayé Adam et dans le Nichmat Adam, qui penche vers l'avis que notre radis, qui est amer [et qu'on n'a pas l'habitude de manger sans pain], n'est pas si important, et qu'on récite sur lui « Chéhakol ». Cependant, le Rav Chnéour Zalman (Choulhan Aroukh HaRav), au siman 205, démontre à partir du 'Hok Yaakov que néanmoins on récite sur lui « Boré peri haadama ».
séif katan 14