Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 202 →- (א) פירות האילן - בין משבעת המינים ובין שאינם משבעת המינים:(1) Les fruits de l'arbre – qu'ils soient des sept espèces ou qu'ils ne soient pas des sept espèces.
séif katan 1
- (ב) חוץ מהיין וכו' - מפני שהוא סועד הלב ומשמחו קבעו לו ברכה בפני עצמה:(2) Sauf le vin, etc. – parce qu'il soutient le cœur et le réjouit, on lui a fixé une bénédiction propre.
séif katan 2
- (ג) בורא פה"ג - ואפילו זב מעצמו מהענבים בלי דריכה [פמ"ג]. ואם טעה ובירך על היין בפה"ע עיין לקמן בסימן ר"ח סי"ד במ"ב:(3) « Boré peri haguéfèn » – et même s'il a coulé de lui-même des raisins, sans foulage [Peri Megadim]. Et si l'on s'est trompé et qu'on a récité sur le vin « Boré peri haèts », voir plus loin, siman 208, séif 14, dans la Michna Beroura.
séif katan 3
- (ד) בין מבושל - דע"י הבישול אין משתנה היין לגריעותא. ואין חילוק בין אם בישל יין גופא או שבישל הענבים והצמוקים כדי לעשות מהן יין:(4) Ou cuit – car par la cuisson, le vin ne change pas en mal. Et il n'y a pas de différence entre le fait de cuire le vin lui-même ou de cuire les raisins et les raisins secs pour en faire du vin.
séif katan 4
- (ה) דהיינו שנותנין וכו' - ואע"פ שנשתנה טעמיה וריחיה עי"ז ממה שהיה מקודם אפ"ה לא נשתנה היין לגריעותא והיין עיקר לגבי אידך לפיכך מברכין עליו בפה"ג:(5) C'est-à-dire qu'on y met, etc. – et bien que son goût et son odeur aient changé par cela par rapport à ce qu'ils étaient auparavant, même ainsi le vin n'a pas changé en mal, et le vin est l'essentiel par rapport à l'autre (ingrédient) ; c'est pourquoi on récite sur lui « Boré peri haguéfèn ».
séif katan 5
- (ו) דבש ופלפלין - ואפילו שליש דבש ושליש פלפלין ויותר מזה אפ"ה היין עיקר שהם לא באו רק להשביחו ולהטעימו:(6) Du miel et du poivre – et même s'il y a un tiers de miel et un tiers de poivre, ou davantage, même ainsi le vin est l'essentiel, car ceux-ci ne sont venus que pour l'améliorer et lui donner du goût.
séif katan 6
- (ז) בשכר - ושכר של כל המינים שוים בזה לבד ממיני משקין שפוגמים ומפסידין טעם היין מיד שנתערב בהם כ"כ עד שנפסד טעם היין מברך שהכל:(7) À de la bière – et les bières de toutes sortes sont égales à cet égard ; sauf les sortes de liquides qui altèrent et gâtent le goût du vin : dès que le vin y a été mélangé au point que son goût est gâté, on récite « Chéhakol ».
séif katan 7
- (ח) אם הרוב יין וכו' - כדקיי"ל כל שהוא עיקר ועמו טפילה מברך על העיקר ופוטר את הטפילה וכל מין שהוא הרוב הוא העיקר והמיעוט טפל הוא לו:(8) Si la majorité est du vin, etc. – comme nous l'avons établi : toute chose qui est l'essentiel et avec laquelle se trouve un accessoire, on récite la bénédiction sur l'essentiel et elle acquitte l'accessoire ; et toute espèce qui est majoritaire est l'essentiel, et la minorité lui est accessoire.
séif katan 8
- (ט) מברך בפה"ג - והוא שלא נתבטל טעם היין ע"י התערובות:(9) On récite « Boré peri haguéfèn » – à condition que le goût du vin n'ait pas été annulé par le mélange.
séif katan 9
- (י) ואם הרוב שכר וכו' - ולא דמי להא דקי"ל לקמן בסימן ר"ד ס"ה בהג"ה דדי שיש ביין מעט יותר מאחד בששה נגד המים ע"ש דהתם דרך מזיגת יין הוא במים וע"כ לא שייך לומר דיתבטל היין נגד המים שנמזגו בם דנעשה הכל כמין אחד משא"כ בשכר דאין דרך למזוג בם וכשני מינים בעלמא דמי דכל מין שהוא הרוב הוא העיקר ועיין בביאור הגר"א שדעתו לדינא דגם בעניננו שוה למזיגת יין במים:(10) Et si la majorité est de la bière, etc. – Et ce n'est pas comparable à ce que nous établissons plus loin, au siman 204, séif 5, dans la Haga, qu'il suffit que le vin soit un peu plus d'un sixième par rapport à l'eau – vois là-bas ; car là-bas, la manière de couper le vin est avec de l'eau, et c'est pourquoi on ne peut pas dire que le vin soit annulé par rapport à l'eau avec laquelle on l'a coupé, car le tout devient comme une seule espèce ; ce qui n'est pas le cas de la bière, avec laquelle on n'a pas l'habitude de couper le vin, et c'est comme deux espèces quelconques, où toute espèce qui est majoritaire est l'essentiel. Et voir dans le Biour du Gaon de Vilna, dont l'avis pour la halakha est que, dans notre cas aussi, c'est semblable au coupage du vin avec de l'eau.
séif katan 10
- (יא) לכפול הלבן - בגדלו:(11) Une fève blanche – dans sa taille.
séif katan 11
- (יב) בפה"א - דכל דבר שגדל על האילן ואינו עיקר הפרי בפה"א [טור]:(12) « Boré peri haadama » – car toute chose qui pousse sur l'arbre et qui n'est pas l'essentiel du fruit reçoit « Boré peri haadama » [Tour].
séif katan 12
- (יג) ומתוך שלא נודע וכו' - שיש כמה מינים גדולים וקטנים:(13) Et comme la mesure ne nous est pas connue, etc. – car il y a plusieurs espèces (de fèves), grandes et petites.
séif katan 13
- (יד) לעולם מברך וכו' - משום דבדיעבד אם בירך בפה"א על פה"ע יצא כדלקמן בסימן ר"ו. ומ"מ בכגון זה אין לאכול מהם כשיעור שחייב ברכה אחרונה אלא בתוך הסעודה כיון שהוא ספק אם יברך אחריהם מעין ג' או בנ"ר [אהע"ו ומא"מ]:(14) On récite toujours, etc. – parce que bediavad (a posteriori), si l'on a récité « Boré peri haadama » sur un fruit qui requiert « Boré peri haèts », on est quitte, comme plus loin au siman 206. Néanmoins, dans un cas comme celui-ci, on ne doit pas en manger la quantité qui oblige à la bénédiction finale, sauf au cours du repas, puisqu'il y a doute si l'on doit réciter après eux la bénédiction résumant les trois ou « Boré nefachot » [Ateret Zekénim et Maamar Mordekhaï].
séif katan 14
- (טו) גדול ביותר - ואם לפי מראית עין כבר נגמר בישולו אין נ"מ כלל בגדלו ובכל אופן מברך עליו בפה"ע וכן אם החרצנים שלהם נראה מבחוץ בודאי הוא קרוב להתבשל ומברך עליהם בפה"ע לכו"ע:(15) Très gros – Et si, à vue d'œil, sa maturation est déjà achevée, sa taille n'a aucune conséquence, et dans tous les cas on récite sur lui « Boré peri haèts ». Et de même, si leurs pépins sont visibles de l'extérieur, il est certainement proche de la maturité, et l'on récite sur eux « Boré peri haèts » selon tous les avis.
séif katan 15
- (טז) משיוציאו פרי - אע"ג שהם עדיין קטנים ביותר:(16) Dès qu'ils produisent un fruit – bien qu'ils soient encore tout petits.
séif katan 16
- (יז) עפוץ - חמוץ:(17) Âpre (afits) – acide.
séif katan 17
- (יח) עד שאינו ראוי וכו' - מבואר מזה דאם עכ"פ נאכלים ע"י הדחק אע"ג שחמוצים ומרים הם כדרך פירות בקטנותם אפ"ה מברך עליהם ברכתם הראויה ובח"א וכן בספר עוללות אפרים פקפקו בדין זה ודעתם דבכגון זה אינו מברך אלא שהכל אם לא שבישלן או שמתקן באור דאז מברך עליו בפה"ע כיון שהוא פרי בעצם אלא שצריך תקון:(18) Au point de n'être pas propre, etc. – Il ressort de cela que si, en tout cas, ils se mangent difficilement, bien qu'ils soient acides et amers comme le sont les fruits quand ils sont petits, même ainsi on récite sur eux la bénédiction qui leur convient. Mais dans le 'Hayé Adam, et de même dans le livre Olelot Efraïm, ils ont émis des doutes sur cette règle, et leur avis est que dans un tel cas on ne récite que « Chéhakol », à moins qu'on ne les ait cuits ou adoucis au feu ; car alors on récite sur eux « Boré peri haèts », puisque c'est un fruit en soi, mais qui a besoin d'être préparé.
séif katan 18
- (יט) אין מברכין עליו כלל - דכעץ בעלמא חשיב ואפי' מתקן ע"י אור ג"כ אין מברך עליו רק שהכל וכדין גרעינין שמתקן לקמן בס"ג. כתב בח"א דלפ"ז מיני פירות שמרקחין ומטגנין בדבש וכיו"ב בעודם קטנים מאד אם לא היו ראוין לאכול קודם ריקוחן כלל אין מברכין עליהם כ"א שהכל לאחר ריקוחן ועיין בבה"ל מה שכתבנו לענין תפוחים:(19) On ne récite sur lui aucune bénédiction – car il est considéré comme du simple bois ; et même si on l'a adouci au moyen du feu, on ne récite sur lui que « Chéhakol », comme la règle des noyaux qu'on a adoucis, plus loin au séif 3. Le 'Hayé Adam a écrit que, d'après cela, les sortes de fruits qu'on confit et qu'on fait frire dans du miel ou de manière semblable alors qu'ils sont encore tout petits, s'ils n'étaient pas du tout propres à la consommation avant d'être confits, on ne récite sur eux que « Chéhakol » après les avoir confits. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit au sujet des pommes.
séif katan 19
- (כ) עד שיראה בהן וכו' - דאז חשיב פרי אבל כ"ז ג"כ דוקא אם לא היו מרים ביותר וכנ"ל:(20) Avant qu'on y voie, etc. – car alors c'est considéré comme un fruit ; mais tout cela aussi uniquement s'ils n'étaient pas amers à l'excès, comme il a été dit plus haut.
séif katan 20
- (כא) מברך וכו' - וכן הסכים המ"א והגר"א וע"ש בביאור הגר"א שמחמיר עוד יותר בענין זה כמו שכתבנו בבה"ל:(21) On récite, etc. – et ainsi ont approuvé le Maguen Avraham et le Gaon de Vilna ; et vois là-bas, dans le Biour du Gaon de Vilna, qu'il est encore plus rigoureux à ce sujet, comme nous l'avons écrit dans le Biour Halakha.
séif katan 21
- (כב) בורא פה"א - היינו אפי' הם מתוקים דעדיין אינם עיקר פרי:(22) « Boré peri haadama » – c'est-à-dire même s'ils sont doux, car ils ne sont pas encore l'essentiel du fruit.
séif katan 22
- (כג) מתוקים - לאו דוקא אלא כל שהחיך נהנה ממנו במקצת והטעם שמברך בפה"ע משום דהם נמי חלק מחלקי הפרי והרבה אחרונים חולקים ע"ז וס"ל דאינו מברך בפה"ע דלא הוי כפרי גופא ואינו מברך עליהם אלא בפה"א וכן הסכמת הגר"א. ואם בירך בפה"ע יצא בדיעבד [דרך החיים] ואם אוכל הגרעין אחר שאוכל הפרי מסתברא דלכו"ע נפטר בברכת בפה"ע שבירך על הפרי משום דהוי טפל לפרי:(23) Doux – pas exactement ; mais tout ce dont le palais tire un certain plaisir. Et la raison pour laquelle on récite « Boré peri haèts » est qu'ils sont eux aussi une des parties du fruit. Mais de nombreux A'haronim contestent cela et pensent qu'on ne récite pas « Boré peri haèts », car ce n'est pas comme le fruit lui-même, et on ne récite sur eux que « Boré peri haadama » ; et tel est l'avis du Gaon de Vilna. Et si l'on a récité « Boré peri haèts », on est quitte bediavad [Dérekh Ha'Hayim]. Et si l'on mange le noyau après avoir mangé le fruit, il est logique que, selon tous les avis, il soit acquitté par la bénédiction « Boré peri haèts » qu'on a récitée sur le fruit, parce qu'il est accessoire au fruit.
séif katan 23
- (כד) מרים - היינו שאינם ראויים לאכול אפילו ע"י הדחק וכנ"ל בסוף ס"ב:(24) Amers – c'est-à-dire qu'ils ne sont pas propres à la consommation, même difficilement, comme plus haut, à la fin du séif 2.
séif katan 24
- (כה) מברך עליהם שהכל - הרבה אחרונים הקשו ע"ז ודעתייהו דלדעת המחבר דגרעינין הוי כפרי גופא א"כ גם במרים ומתקן ע"י איזה דבר נמי מברך עליהם בפה"ע וכמו גבי שקדים המרים המבואר בס"ה ויש מתרצים דאפילו לדעה זו לא עדיפא גרעינין כשקדים גופא שהם עיקר הפרי משא"כ בגרעינין ולהכי אם הם מרים לא מקרי פרי כלל ולא מהני במה שממתקן אח"כ מיהו לדינא אין לזוז מפסק השו"ע דבלא"ה כתבנו מקודם דעת הרבה אחרונים והגר"א מכללם לחלוק על עיקר דינא דמחבר ולדידהו גם גרעינין מתוקין אינו מברך עליהם לכל היותר רק בפה"א דלאו פרי נינהו וממילא במרים ומתקן ע"י האור אינו מברך עליהם אלא שהכל:(25) On récite sur eux « Chéhakol » – De nombreux A'haronim ont objecté à cela ; leur avis est que, selon l'auteur (le Choulhan Aroukh), pour qui les noyaux sont comme le fruit lui-même, alors même quand ils sont amers et qu'on les a adoucis par quelque moyen, on doit aussi réciter sur eux « Boré peri haèts », comme pour les amandes amères dont il est question au séif 5. Et certains répondent que, même selon cet avis, les noyaux ne valent pas mieux que les amandes elles-mêmes, qui sont l'essentiel du fruit, ce qui n'est pas le cas des noyaux ; c'est pourquoi, s'ils sont amers, ils ne sont pas du tout appelés fruit, et le fait de les adoucir ensuite n'est d'aucune utilité. Toutefois, pour la halakha, on ne doit pas s'écarter de la décision du Choulhan Aroukh ; car de toute façon, nous avons écrit plus haut l'avis de nombreux A'haronim, dont le Gaon de Vilna, qui contestent la règle même de l'auteur ; et selon eux, même sur les noyaux doux, on ne récite tout au plus que « Boré peri haadama », car ce ne sont pas des fruits ; et par conséquent, sur les noyaux amers adoucis au feu, on ne récite que « Chéhakol ».
séif katan 25
- (כו) כמות שהוא - בלא תערובות ד"א להחליש כח השמן:(26) Telle quelle – sans mélange d'autre chose pour affaiblir la force de l'huile.
séif katan 26
- (כז) דאזוקי מזיק ליה - ואפילו חושש בגרונו נמי אינו מברך דשמן כמות שהוא אין נהנה ממנו:(27) Parce qu'elle lui fait du mal – et même s'il souffre de la gorge, il ne récite pas non plus de bénédiction, car on ne tire pas de plaisir de l'huile telle quelle.
séif katan 27
- (כח) עם פת - פי' אע"ג דעם פת אינו מזיק ליה השמן ואדרבה נהנה מזה אבל עכ"פ אינו מברך עליו משום דהו"ל פת עיקר ומיפטר בברכת הפת:(28) Avec du pain – explication : bien qu'avec du pain l'huile ne lui fasse pas de mal, et qu'au contraire il en tire du plaisir, en tout cas il ne récite pas de bénédiction sur elle, parce que le pain est l'essentiel, et elle est acquittée par la bénédiction du pain.
séif katan 28
- (כט) ופוטר את הטפלה - ואפילו היה שמן הרבה נמי אינו אלא טפל לפת וכ"ז באוכל השמן ללפת בו הפת אבל אם אוכל השמן מפני שחושש בגרונו רק אוכל לזה מעט פת כדי שיוכל לאכול השמן עמו ולא יזיקנו בזה מקרי השמן עיקר ופוטר הפת הטפלה לו וא"צ ליטול ידיו ולברך המוציא ויש חולקים וס"ל דאף בכה"ג הפת עיקר [א"ר ע"ש]:(29) Et elle acquitte l'accessoire – et même s'il y avait beaucoup d'huile, elle n'est qu'accessoire au pain. Et tout cela, lorsqu'on mange l'huile pour accompagner le pain ; mais si l'on mange l'huile parce qu'on souffre de la gorge, et qu'on ne mange pour cela qu'un peu de pain afin de pouvoir manger l'huile avec et qu'elle ne fasse pas de mal, alors l'huile est appelée l'essentiel, et elle acquitte le pain qui lui est accessoire, et on n'a pas besoin de se laver les mains ni de réciter Hamotsi. Et certains contestent et pensent que même dans un tel cas, le pain est l'essentiel [Eliya Rabba ; vois là-bas].
séif katan 29
- (ל) עם מי סלקא - וה"ה אם עירבו עם איזה שאר משקה בענין שנהנה מהשמן עי"ז ואינו מזיקו:(30) Avec de l'eau de bettes – et il en est de même si on l'a mélangée avec quelque autre boisson, de sorte qu'on tire plaisir de l'huile par ce moyen et qu'elle ne fasse pas de mal.
séif katan 30
- (לא) הו"ל שמן עיקר - דמרכך ומרפא את הגרון ואע"ג דהאניגרון מרובה על השמן דלא אזלינן כאן בתר רוב המשקה אלא כל דבר שעיקר כוונתו הוא עיקר לענין הברכה והשני נפטר בברכתו:(31) L'huile est l'essentiel – car elle adoucit et guérit la gorge ; et bien que l'anigaron soit plus abondant que l'huile, car ici on ne suit pas la majorité du liquide ; mais toute chose qui est l'intention principale est l'essentiel pour la bénédiction, et l'autre est acquittée par sa bénédiction.
séif katan 31
- (לב) ומברך עליו בפה"ע - ולאחריו מעין ג' אם שתה כשיעור:(32) Et on récite sur elle « Boré peri haèts » – et après elle, la bénédiction résumant les trois, si l'on a bu la quantité requise.
séif katan 32
- (לג) אניגרון עיקר - ומשמע מדברי הט"ז דמיירי שמי הסילקא הם הרוב לגבי שמן ולפיכך השמן נטפל לו אבל המ"א כתב דאפילו באניגרון מועט נמי אניגרון עיקר כל שאינו לרפואה אלא לאכול ומברך על האניגרון ופוטר השמן:(33) L'anigaron est l'essentiel – Et il ressort des paroles du Taz qu'il s'agit du cas où l'eau de bettes est majoritaire par rapport à l'huile, et c'est pourquoi l'huile lui est accessoire ; mais le Maguen Avraham a écrit que même avec peu d'anigaron, l'anigaron est aussi l'essentiel, tant que ce n'est pas pour une guérison mais pour se nourrir ; et on récite la bénédiction sur l'anigaron et elle acquitte l'huile.
séif katan 33
- (לד) שהכל - כ"כ הרמב"ם שם וכ"מ בתר"י והמג"א תמה דהא מבואר לקמן בסי' ר"ה דברכת מי השלקות הוא בפה"א והגר"א מיישבו דהכא שמתקנו לשתיה הרי הוא כמשקה וברכתו שהכל:(34) « Chéhakol » – c'est ce qu'a écrit le Rambam là-bas, et c'est ce qui ressort des élèves de Rabbénou Yona. Et le Maguen Avraham s'étonne : il est pourtant expliqué plus loin, au siman 205, que la bénédiction sur l'eau des légumes cuits est « Boré peri haadama » ! Et le Gaon de Vilna le résout : ici, comme on la prépare pour la boire, c'est comme une boisson, et sa bénédiction est « Chéhakol ».
séif katan 34
- (לה) מברך בפה"ע - ואע"ג דבמתוקים קטנים אינו מברך אלא שהכל וכדלקמן סימן ר"ד שאני התם דאינו גמר פירא ובודאי לא נטעי להו אדעתא לאכלם קודם שיתבשלו משא"כ הכא דבגדלם לא יהיו ראוין כלל לאכילה נטעי להו שפיר אדעתא למיכל בקטנותם וזהו גמר פירא שלהם:(35) On récite « Boré peri haèts » – et bien que sur les amandes douces, petites, on ne récite que « Chéhakol », comme plus loin au siman 204, là-bas c'est différent, car ce n'est pas un fruit achevé, et certainement on ne les plante pas dans l'idée de les manger avant qu'elles mûrissent ; ce qui n'est pas le cas ici : comme, une fois grandes, elles ne seront plus du tout propres à la consommation, on les plante bien dans l'idée de les manger petites, et c'est là l'achèvement de leur fruit.
séif katan 35
- (לו) ואם מתקן - דכיון דנשתנו למעליותא ע"י המיתוק באור הו"ל כשאר פירות שאין ראוין לאכול חיין ונתבשלו דמברך כשהן מבושלין בפה"ע וכדלקמן בסי"ב:(36) Et si on les a adoucies – car puisqu'elles ont changé en mieux par l'adoucissement au feu, elles sont comme les autres fruits qui ne sont pas propres à être mangés crus et qu'on a cuits, sur lesquels on récite, quand ils sont cuits, « Boré peri haèts », comme plus loin au séif 12.
séif katan 36
- (לז) מברך בפה"ע - וה"ה שאר מיני פירות שהם חמוצים או מרים ואינם ראוים לאכילה כלל ומיתקן או בישלן שמברך בפה"ע דהלא באמת פרי הוא אלא שאינו ראוי לאכילה כך לכך מהני מיתוק:(37) On récite « Boré peri haèts » – et il en est de même des autres sortes de fruits qui sont acides ou amers et ne sont pas du tout propres à la consommation, qu'on a adoucis ou cuits : on récite « Boré peri haèts » ; car en vérité c'est un fruit, mais il n'est pas propre à la consommation tel quel ; c'est pourquoi l'adoucissement est efficace.
séif katan 37
- (לח) על העלין ועל התמרות - שאינן חשובין להקרא פרי העץ:(38) Sur les feuilles et sur les pousses – qui ne sont pas assez importantes pour être appelées fruit de l'arbre.
séif katan 38
- (לט) ועל הקפריסין וכו' - משום דאינו עיקר הפרי. ומ"מ בדיעבד אם בירך על הקפריסין בפה"ע יצא. ולענין קליפת פאמערנצי"ן שטוגנין בדבש יש דעות בין האחרונים אם לברך עליהן שהכל או פה"ע ופרי האדמה וע"כ יש לברך עליהן שהכל ובדיעבד אם בירך פה"ע או פה"א יצא:(39) Et sur les kafrissin, etc. – parce que ce n'est pas l'essentiel du fruit. Néanmoins, bediavad, si l'on a récité sur les kafrissin « Boré peri haèts », on est quitte. Et au sujet de l'écorce d'oranges (pomerantsen) qu'on fait frire dans du miel, il y a des avis parmi les A'haronim : faut-il réciter sur elle « Chéhakol », ou « Boré peri haèts », ou « Boré peri haadama » ? C'est pourquoi il faut réciter sur elle « Chéhakol » ; et bediavad, si l'on a récité « Boré peri haèts » ou « Boré peri haadama », on est quitte.
séif katan 39
- (מ) שמיעכן ביד ועשה וכו' - פי' אף שנתרסק עי"ז לגמרי אפ"ה מברכין פרי העץ משום דכיון דעדיין ממשן קיים שייך לברך עליהם פרי העץ וה"ה לענין פה"א כגון ער"ד עפי"ל שמיעכן ועשאן כעיסה:(40) Qu'on a écrasées à la main pour en faire, etc. – explication : bien qu'elles aient été complètement réduites en purée par cela, même ainsi on récite « Boré peri haèts », parce que, puisque leur substance subsiste encore, il convient de réciter sur elles « Boré peri haèts ». Et il en est de même pour « Boré peri haadama », par exemple des pommes de terre (erdepfel) qu'on a écrasées et dont on a fait comme une pâte.
séif katan 40
- (מא) הנקרא פאווידל"א - שעושין מגודגדניות ושאר מינים שמוציאין גרעיניהן ומבשלין אותם עד שהם נימוחו לגמרי:(41) Appelée povidla – qu'on fait avec des cerises et d'autres espèces, dont on retire les noyaux et qu'on fait cuire jusqu'à ce qu'elles fondent complètement.
séif katan 41
- (מב) וי"א לברך עליהם שהכל - בזה נחלקו האחרונים יש מהם שסוברים דהי"א לא פליג כ"א אפאווידלא משום שנימוחו לגמרי ולא ניכר צורתן כלל אבל בדין המחבר דמיירי בתמרים שנתרסקו שניכר תוארן וצורתן אף כשמתרסקין לגמרי מודו דמברך פה"ע ויש מהם שסוברין דהי"א פליג גם אדין המחבר וס"ל דכיון דנתרסקו לגמרי מברך שהכל ולדינא אין נ"מ בזה דאף אם נימא דהי"א פליג גם אתמרי' שנתרסקו מ"מ להלכ' קי"ל כדעת המחבר דהיכא שממשן קיים לא נשתנית ברכתן ורק בפאווידלא שאבד כל צורתו ולא ניכר כלל מה הוא אז לכתחלה מברך שהכל וכהכרעת הרמ"א דבברכה זו יוצא על הכל בדיעבד [אכן לענין ברכה אחרונה אין עצה אי אתרמי לענין דברים שהוא משבעה מינים וכדאיתא בסימן ר"ח סי"ג דברכת בנ"ר אינה פוטרת מעין ג' ולא מעין ג' פוטרת בנ"ר אם לא שיאכל גם פרי משבעת המינים וגם דבר שברכתו בנ"ר לפטור גם את זה ממ"נ [פמ"ג] ואם אין לו נראה לי שיוכל לברך מעין שלש כי כן משמע מלשון הרמ"א דתופס לעיקר הדין שברכתו פה"ע]:(42) Et certains disent de réciter sur elles « Chéhakol » – Sur ce point, les A'haronim divergent. Certains d'entre eux pensent que les « certains disent » ne divergent qu'au sujet de la povidla, parce qu'elle a fondu complètement et que sa forme n'est plus du tout reconnaissable ; mais pour la règle de l'auteur, qui traite de dattes réduites en purée, dont l'aspect et la forme sont reconnaissables même quand elles sont complètement écrasées, ils admettent qu'on récite « Boré peri haèts ». Et certains d'entre eux pensent que les « certains disent » divergent aussi sur la règle de l'auteur, et pensent que, puisqu'elles ont été complètement écrasées, on récite « Chéhakol ». Pour la halakha, cela n'a pas de conséquence : car même si l'on disait que les « certains disent » divergent aussi au sujet des dattes écrasées, néanmoins, pour la halakha, nous établissons selon l'avis de l'auteur que là où leur substance subsiste, leur bénédiction n'a pas changé ; et seulement pour la povidla, qui a perdu toute sa forme et dont on ne reconnaît plus du tout ce que c'est, alors lekhat'hila on récite « Chéhakol », selon la décision du Rema, car par cette bénédiction on est quitte pour tout bediavad [toutefois, pour la bénédiction finale, il n'y a pas de solution s'il s'agit de choses des sept espèces ; comme il est dit au siman 208, séif 13, la bénédiction « Boré nefachot » n'acquitte pas de celle résumant les trois, et celle résumant les trois n'acquitte pas de « Boré nefachot » ; à moins de manger aussi un fruit des sept espèces et aussi une chose dont la bénédiction est « Boré nefachot », pour s'acquitter aussi de celle-ci, quoi qu'il en soit [Peri Megadim]. Et s'il n'en a pas, il me semble qu'il peut réciter la bénédiction résumant les trois, car c'est ce qui ressort de la formulation du Rema, qui tient pour la règle essentielle que sa bénédiction est « Boré peri haèts »].
séif katan 42
- (מג) לברך שהכל - וע"כ מיני אגרע"ס וייגדע"ס ומאלינע"ס וכיו"ב שסוחטין אותן ומרקחין אותם בדבש וצוקע"ר מברכין עליהם שהכל כיון שהם מרוסקים ונימוחים לגמרי ואבד מהם צורתן ובדיעבד אם בירך עליהם ברכתו הראויה יצא:(43) De réciter « Chéhakol » – C'est pourquoi les sortes de groseilles à maquereau (agrest), de baies (yagdes), de framboises (malines) et semblables, qu'on presse et qu'on confit dans du miel et du sucre, on récite sur elles « Chéhakol », puisqu'elles sont écrasées et ont complètement fondu, et ont perdu leur forme ; et bediavad, si l'on a récité sur elles la bénédiction qui leur convient, on est quitte.
séif katan 43
- (מד) יצא - ואם רוב דרך אכילת אותן פירות הוא ע"י ריסוק אף לכתחלה מברך ברכתו הראויה בין לענין פה"ע או פרי האדמה כגון מאכל שמבשלין מדלועין שקורין קירבעס וכן אינגבע"ר ושארי בשמים שחוקים שאוכלין עם צוקער מברכין בפה"א ועיין לקמן סי' ר"ח ס"ח בהג"ה מדינים אלו:(44) On est quitte – Et si la manière habituelle de manger ces fruits est majoritairement en purée, même lekhat'hila on récite la bénédiction qui leur convient, que ce soit « Boré peri haèts » ou « Boré peri haadama » ; par exemple un mets qu'on cuisine avec des courges, appelées kirbes ; et de même le gingembre (ingber) et les autres épices moulues qu'on mange avec du sucre : on récite « Boré peri haadama ». Et voir plus loin, siman 208, séif 8, dans la Haga, au sujet de ces règles.
séif katan 44
- (מה) הזב מהתמרים - וה"ה היוצא ע"י כתישה וסחיטה:(45) Qui coule des dattes – et il en est de même de celui qui sort par écrasement et pressage.
séif katan 45
- (מו) עליו שהכל - דמה דכתיב בתורה זית שמן ודבש היינו תמרים היוצא מהן דבש אבל דבש גופא זיעה בעלמא הוא ואינו בכלל פרי:(46) Sur lui « Chéhakol » – car ce qui est écrit dans la Torah, « olive à huile et miel » (Deutéronome 8, 8), désigne les dattes dont sort le miel ; mais le miel lui-même n'est qu'une simple exsudation et n'est pas inclus dans la catégorie de fruit.
séif katan 46
- (מז) על משקין היוצאין וכו' - כגון יין תפוחים וכה"ג בין אי איתרמי שיצא מאליהן ובין שיצא ע"י כתישה וסחיטה ברכתן שהכל דזיעה בעלמא הוא דאין נקרא משקה אלא היוצא מן הזיתים והענבים בלבד:(47) Sur les liquides qui sortent, etc. – par exemple le cidre de pommes et semblables : qu'il soit sorti de lui-même ou par écrasement et pressage, leur bénédiction est « Chéhakol », car c'est une simple exsudation ; car n'est appelé boisson (au sens de produit du fruit) que ce qui sort des olives et des raisins seulement.
séif katan 47
- (מח) סופי ענבים - היינו ענבים הנמצאים בגפנים בימות החורף שאין מתבשלין לעולם ועושין מהם חומץ:(48) Les raisins de fin de saison – c'est-à-dire les raisins qui se trouvent sur les vignes durant les jours d'hiver, qui ne mûrissent jamais, et dont on fait du vinaigre.
séif katan 48
- (מט) שבישלם ושרפם וכו' - היינו שע"י שריפת החום נתבשלו ונתייבשו ונשתנו לקלקולא [רש"י] ושארי מפרשים פירשו דנובלות היינו מין תמרים שאין מתבשלין על האילן ואין נכשרין לאכילה אלא תולשין אותן ומחממין אותן בעפר ומתבשלין או נותנין אותן במחצלאות או בתבן להתחמם עד שיתבשלו:(49) Que la chaleur a fait mûrir et a brûlées, etc. – c'est-à-dire que par la brûlure de la chaleur, elles ont mûri, séché et changé en mal [Rachi]. Et d'autres commentateurs ont expliqué que les novlot sont une espèce de dattes qui ne mûrissent pas sur l'arbre et ne sont pas propres à la consommation ; mais on les cueille et on les réchauffe dans la terre, et elles mûrissent ; ou bien on les met dans des nattes ou dans de la paille pour qu'elles se réchauffent jusqu'à mûrir.
séif katan 49
- (נ) מברך שהכל - ואחריהם בנ"ר ולא דמי לס"ב גבי בוסר דאפילו לא הגיע לכפול הלבן דמברכין עליו בפה"א ומ"ש סופי ענבים דמברכין עליהם שהכל י"ל דשאני התם דענבים מעליא נינהו אלא שלא נגמרו עדיין משא"כ הכא דמקולקלים הם דאין עומדין אלא לחומץ ולא עדיפי ממשקין היוצאין מהן דברכתן רק שהכל וזהו ג"כ טעם היש מפרשים בנובלות תמרים דמברכין עליהן שהכל דגריעי משאר תמרים שאין מתבשלין על האילן לעולם:(50) On récite « Chéhakol » – et après eux, « Boré nefachot ». Et ce n'est pas comparable au séif 2, au sujet du raisin vert, où même s'il n'a pas atteint la taille d'une fève blanche, on récite sur lui « Boré peri haadama » ; et pourquoi sur les raisins de fin de saison récite-t-on « Chéhakol » ? On peut dire que là-bas c'est différent, car ce sont de bons raisins, simplement pas encore achevés ; ce qui n'est pas le cas ici, où ils sont gâtés, car ils ne sont destinés qu'au vinaigre, et ils ne valent pas mieux que les liquides qui sortent d'eux, dont la bénédiction est seulement « Chéhakol ». Et c'est aussi la raison de certains commentateurs au sujet des novlot de dattes, sur lesquelles on récite « Chéhakol » : car elles sont inférieures aux autres dattes, puisqu'elles ne mûrissent jamais sur l'arbre.
séif katan 50
- (נא) פירות ששראן - מעל"ע דבזה רגילין ליתן טעם במים:(51) Des fruits qu'on a fait tremper – un jour entier (vingt-quatre heures), car dans ce cas ils donnent habituellement du goût à l'eau.
séif katan 51
- (נב) אלא שהכל - דלא הוי אלא זיעה בעלמא כדלעיל ס"ח ולא דמי למיא דסילקא ודכולהו שלקי דמברכין עלייהו בפה"א וכדלקמן בסימן ר"ה ס"ב משום דהתם רוב אכילת אותן ירקות הוא ע"י שליקה משא"כ הכא בפירות דלאו דרכייהו למישלק או לכבשן אלא לאוכלם בעין לכן לא אמרינן שיהיו שליקתן וכבישתן כמותן מיהו בפירות שרוב אכילתן הוא ע"י בישול או כבישה מי שליקתן וכבישתן כמותן ומברך עלייהו בפה"ע לכו"ע וכ"ז בפירות שמתחלת נטיעתם נטעי להו אדעתא לאוכלם מבושלים או כבושים אבל בפירות שדרכן לאוכלן חיים רק שיש שמיבשין אותן ואח"כ מבשלין אותן אין מברך על רוטבן לעולם רק שהכל אע"ג דדרך כולן לבשלן כשהן יבשין מ"מ תחלת נטיעתן לא נטעי להו אדעת ליבשן אלא לאוכלן חיין ולענין פלוימי"ן יבשים או קרשי"ן כתב הח"א דבמדינות שגדילים שם הרבה מסתמא נטעי להו ברובא אדעתא ליבשן וא"כ ברכתן של רוטבן בפה"ע:(52) Que « Chéhakol » – car ce n'est qu'une simple exsudation, comme plus haut au séif 8. Et ce n'est pas comparable à l'eau de bettes et à celle de tous les légumes cuits, sur lesquelles on récite « Boré peri haadama », comme plus loin au siman 205, séif 2 ; parce que là-bas, la consommation de ces légumes se fait majoritairement par cuisson, ce qui n'est pas le cas ici pour les fruits, qu'on n'a pas l'habitude de cuire ou de mariner, mais de manger tels quels ; c'est pourquoi nous ne disons pas que leur eau de cuisson et de marinade soit comme eux. Toutefois, pour les fruits dont la consommation se fait majoritairement par cuisson ou marinade, leur eau de cuisson et de marinade est comme eux, et l'on récite sur elle « Boré peri haèts » selon tous les avis. Et tout cela concerne les fruits qu'on plante dès le départ dans l'idée de les manger cuits ou marinés ; mais pour les fruits qu'on a l'habitude de manger crus, et que certains font seulement sécher puis cuire, on ne récite jamais sur leur jus que « Chéhakol » ; bien que tous aient l'habitude de les cuire quand ils sont secs, néanmoins, au départ, on ne les plante pas dans l'idée de les faire sécher mais de les manger crus. Et au sujet des prunes (flaumen) sèches ou des cerises (karchen), le 'Hayé Adam a écrit que dans les pays où elles poussent en abondance, on les plante vraisemblablement en majorité dans l'idée de les faire sécher ; et dans ce cas, la bénédiction de leur jus est « Boré peri haèts ».
séif katan 52
- (נג) שאם נכנס וכו' - ר"ל בשטועמין ומרגישין שיש טעם הפרי במים המבושלין או השרויין מברכין בפה"ע ולא אמרינן שאינו אלא טעם קלוש וזיעה בעלמא כדאמרינן בס"ח לענין סחיטת פירות דיותר נכנס טעם הפרי במים ע"י בישול מאלו סחט הפרי בעצמו כשהוא חי. ולענין הלכה פסקו האחרונים דלכתחלה יברך שהכל ובדיעבד אם בירך בפה"ע יצא ועיין בר"ה ס"ב מה ששייך לעניננו:(53) Que si le goût est entré, etc. – c'est-à-dire que lorsqu'on goûte et qu'on sent qu'il y a le goût du fruit dans l'eau de cuisson ou de trempage, on récite « Boré peri haèts » ; et nous ne disons pas que ce n'est qu'un goût faible et une simple exsudation, comme nous le disons au séif 8 au sujet du pressage des fruits ; car le goût du fruit entre davantage dans l'eau par la cuisson que si l'on pressait le fruit lui-même cru. Et pour la halakha, les A'haronim ont tranché que lekhat'hila on récite « Chéhakol », et bediavad, si l'on a récité « Boré peri haèts », on est quitte. Et voir au siman 205, séif 2, ce qui se rapporte à notre sujet.
séif katan 53
- (נד) מברך עליהם שהכל - מיירי ששותה המים בפני עצמן אבל אם אוכל הפירות עצמן ושותה המים ג"כ מסתברא דלכו"ע אין צריך לברך עליהם לא ברכה ראשונה ולא אחרונה דנעשה טפל להפרי ואם עיקר כונתו בשביל המים ואכל איזה מהפירות מתחלה ובירך בפה"ע צ"ע אם יברך שנית על המרק שהכל דלהרא"ש כבר יצא בברכת פה"ע וע"כ יברך על ד"א תחלה שהכל:(54) On récite sur elle « Chéhakol » – il s'agit du cas où l'on boit l'eau seule ; mais si l'on mange les fruits eux-mêmes et qu'on boit aussi l'eau, il est logique que, selon tous les avis, on n'ait pas besoin de réciter sur elle ni bénédiction initiale ni bénédiction finale, car elle devient accessoire au fruit. Et si son intention principale est pour l'eau, et qu'il a mangé d'abord quelques fruits en récitant « Boré peri haèts », cela reste à examiner s'il doit réciter une seconde fois « Chéhakol » sur le bouillon, car selon le Roch il est déjà quitte par la bénédiction « Boré peri haèts » ; c'est pourquoi il récitera d'abord « Chéhakol » sur une autre chose.
séif katan 54
- (נה) להרא"ש - קאי על סעיף הקודם דהביא פלוגתא בזה וקאמר דלמעשה פשוט דנקטינן כדעה ראשונה לברך שהכל דיוצא בזה גם לדעת הרא"ש דהא בלא"ה על כל הדברים אם אמר שהכל יצא ובברכה אחרונה ג"כ אין נ"מ בכל הפירות דהא ברכה אחרונה שלהן אינה אלא בורא נ"ר אבל בפירות של ז' מינים כגון צמוקים ותאנים שמברכין עליהם באחרונה מעין ג' בזה יש להסתפק היכי נעביד דאם יש להמים דין הפרי יש לברך עליו מעין ג' באחרונה ואם אין להם דין הפרי בעצמם אין לברך עליו אלא ב"נ ובאלו אין האחת פוטרת חברתה אפי' דיעבד:(55) Selon le Roch – cela se rapporte au séif précédent, qui a rapporté une divergence à ce sujet ; et il dit qu'en pratique il est simple que nous suivions le premier avis, de réciter « Chéhakol », car on est quitte par là aussi selon l'avis du Roch, puisque de toute façon, pour toutes choses, si l'on a dit « Chéhakol », on est quitte. Et pour la bénédiction finale non plus, il n'y a pas de conséquence pour tous les fruits, puisque leur bénédiction finale n'est que « Boré nefachot » ; mais pour les fruits des sept espèces, comme les raisins secs et les figues, sur lesquels on récite à la fin la bénédiction résumant les trois, il y a lieu de douter comment agir : car si l'eau a le statut du fruit, il faut réciter sur elle à la fin la bénédiction résumant les trois, et si elle n'a pas le statut du fruit lui-même, il ne faut réciter sur elle que « Boré nefachot » ; et pour celles-ci, l'une n'acquitte pas l'autre, même bediavad.
séif katan 55
- (נו) אלא בתוך הסעודה - דבהמ"ז פוטרת ברכה שלאחריהם בין שתהיה מעין ג' בין שתהיה בנ"ר:(56) Qu'au cours du repas – car le Birkat HaMazone acquitte la bénédiction d'après, qu'elle soit celle résumant les trois ou « Boré nefachot ».
séif katan 56
- (נז) ואם משך וכו' - פי' הא דהשוינו צמוקים לתאנים אינו אלא בשהיו מעורבים הצמוקים עם הרוטב דעדיין שם רוטב ומרק עליהם אבל בשמשך המים מן הצמוקים הו"ל המים יין גמור ומברך עליהם בפה"ג ודעת המג"א דל"ד במשיכה נעשה יין אלא אפילו כשמעורבים כל שלא שראן אדעתא לאכול הצמוקים רק למשוך ולשתות המים אפילו שתה מהכלי כשמעורבים ביחד דין יין יש לו והמגן גבורים מפרשו כפשוטיה דדוקא בשמשך אלא דמיירי בשלא נשרה עדיין ג' ימים ולכך אין לו דין יין לענין ברכת בפה"ג אא"כ משכן והפרידן מהצמוקים:(57) Et si on a tiré, etc. – explication : le fait que nous ayons assimilé les raisins secs aux figues ne vaut que lorsque les raisins secs étaient mélangés avec le jus, car le nom de jus et de bouillon s'applique encore à eux ; mais lorsqu'on a tiré l'eau des raisins secs, l'eau est du vin véritable, et l'on récite sur elle « Boré peri haguéfèn ». Et l'avis du Maguen Avraham est que ce n'est pas uniquement par le soutirage qu'elle devient du vin ; mais même quand ils sont mélangés, tant qu'on ne les a pas fait tremper dans l'idée de manger les raisins secs, mais seulement pour tirer et boire l'eau, même si l'on a bu du récipient alors qu'ils sont mélangés ensemble, elle a le statut de vin. Et le Maguen Guiborim l'explique au sens simple, que c'est uniquement quand on a soutiré ; mais il s'agit du cas où l'eau n'a pas encore trempé trois jours ; c'est pourquoi elle n'a pas le statut de vin pour la bénédiction « Boré peri haguéfèn », à moins qu'on ne l'ait soutirée et séparée des raisins secs.
séif katan 57
- (נח) וברכה אחת וכו' - היינו על הגפן ועל פה"ג ועיין באחרונים דאפילו לא רמיא ג' ואתא ד' והטעם דכיון שהצמוקים יפים כח הפרי העומד בתוכן נותן טעם חזק:(58) Et la bénédiction unique, etc. – c'est-à-dire « Al haguéfèn ve'al peri haguéfèn ». Et voir dans les A'haronim que c'est ainsi même si l'on n'a pas mis trois (mesures d'eau pour une de raisins secs) et qu'il en est venu quatre ; et la raison : puisque les raisins secs sont beaux, la force du fruit qui se trouve en eux donne un goût fort.
séif katan 58
- (נט) שאם ידרוך אותם - ר"ל בלא שריה יצא מהן לחלוחית אז אם שראן הו"ל יין גמור:(59) Tels que si on les foulait – c'est-à-dire que, sans trempage, il en sortirait de l'humidité ; alors, si on les a fait tremper, c'est du vin véritable.
séif katan 59
- (ס) שום לחלוחית וכו' - ר"ל ומברכין עליהם שהכל לכו"ע ואע"פ שנמתקו קצת המים אינו אלא זיעה בעלמא:(60) Aucune humidité, etc. – c'est-à-dire qu'on récite sur elle « Chéhakol » selon tous les avis ; et bien que l'eau se soit un peu adoucie, ce n'est qu'une simple exsudation.
séif katan 60
- (סא) שטובים חיים ומבושלים - ואפילו הם טובים יותר כשהם מבושלים כיון שכשהם חיים טובים ג"כ והרבה ב"א אוכלים אותם כן:(61) Qui sont bons crus et cuits – et même s'ils sont meilleurs cuits, puisque crus ils sont bons aussi et que beaucoup de gens les mangent ainsi.
séif katan 61
- (סב) כגון תפוחים ואגסים - שקורין בערנע"ס שאותן פירות טובים ג"כ לאכול כשהם חיין. ויש מיני תפוחים שהם חמוצים ואין ראוין לאכול לרוב בני אדם כשהם חיין רק ע"י בישול מברך שהכל כשהם חיין ועיין לקמן בסימן ר"ג במ"ב סק"ה לענין תפוחי יער:(62) Comme les pommes et les poires – qu'on appelle barnes ; car ces fruits sont bons aussi à manger crus. Et il y a des sortes de pommes qui sont acides et ne sont pas propres à être mangées crues par la plupart des gens, mais seulement par la cuisson : on récite sur elles « Chéhakol » quand elles sont crues. Et voir plus loin, siman 203, dans la Michna Beroura, séif katan 5, au sujet des pommes sauvages.
séif katan 62
- (סג) ואם אין דרך וכו' - ר"ל שרוב בני אדם אוכלים אותו כשהם מבושלים:(63) Et s'il n'est pas d'usage, etc. – c'est-à-dire que la plupart des gens les mangent cuits.
séif katan 63
- (סד) כשהם חיים וכו' - הטעם כיון שדרך אכילת אותן פירות לרוב בני אדם הוא ע"י בישול דוקא לא מקרי עיקר פרי כ"ז שלא בא לכלל זה ועיין בא"ר סי' ר"ה ובח"א שדעתם דאפילו טובים ג"כ לאכול חיין כיון שדרך רוב בני אדם לאכול אותן ע"י בישול דוקא מברך שהכל:(64) Crus, etc. – la raison : puisque la manière de manger ces fruits pour la plupart des gens est uniquement par la cuisson, ce n'est pas appelé l'essentiel du fruit tant qu'il n'est pas arrivé à cet état. Et voir dans l'Eliya Rabba, siman 205, et dans le 'Hayé Adam, dont l'avis est que même s'ils sont bons aussi à manger crus, puisque la plupart des gens ont l'habitude de les manger uniquement cuits, on récite sur eux crus « Chéhakol ».
séif katan 64
- (סה) כשהם מבושלים בפה"ע - וה"ה אם היה להיפך שדרך אכילת בני אדם אותן הפירות הוא רק כשהם חיין כגון אגוזים וכה"ג אינו מברך ברכת פה"ע כ"א כשהם חיים וכשהם מבושלים שהכל. וברכה אחרונה בורא נפשות אפילו אי אתרמי בשבעת המינים בכה"ג:(65) Cuits, « Boré peri haèts » – et il en est de même dans le cas inverse : si la manière dont les gens mangent ces fruits est seulement crus, comme les noix et semblables, on ne récite la bénédiction « Boré peri haèts » que lorsqu'ils sont crus, et cuits, « Chéhakol » ; et la bénédiction finale est « Boré nefachot », même s'il s'agit des sept espèces dans un tel cas.
séif katan 65
- (סו) ר"ל נויאי"ט - פי' שכבר נגמר גידולו ופוצעים אותו וזורקים ממנו הקליפה שהיא כעץ ולוקחין הגרעין ומטגנין בדבש ונקרא בל"א נויאי"ט:(66) C'est-à-dire nouyaït – explication : une noix dont la croissance est déjà achevée ; on la casse, on en jette la coquille, qui est comme du bois, on prend l'amande et on la fait frire dans du miel ; et cela s'appelle en langue vernaculaire nouyaït.
séif katan 66
- (סז) מברך עליו וכו' - ואע"ג דאגוזים דרכן לאכול חיים ואם היה מבשלם במים משתנים לגריעותא אפ"ה כשמתקנין אותו ע"י טיגון בדבש הרי הם משתנים למעליותא ע"י הדבש והו"ל כדבר שטובים חיין ומבושלין. וגם קמ"ל דלא אמרינן בזה דהדבש עיקר וליברך עליה ברכת שהכל כברכת הדבש וכדמבואר כעין זה לקמן בסימן ר"ה ס"א בהג"ה דבזה דאין הדבש בא בשביל עצמו כ"א בשביל ליתן טעם בהאגוז הו"ל האגוז עיקר והדבש טפל ומברכין בפה"ע וה"ה כל מיני פירות כה"ג [פה"ע או פה"א] שדרכן להאכל רק חיים ואם היה מבשלו במים היה משתנה ברכתו לשהכל אם טיגנן בשמן או בדבש מברך ברכתו הראויה להן:(67) On récite sur elle, etc. – Et bien que les noix se mangent habituellement crues, et que si on les cuisait dans l'eau elles changeraient en mal, même ainsi, lorsqu'on les prépare en les faisant frire dans du miel, elles changent en mieux grâce au miel, et c'est comme une chose qui est bonne crue et cuite. Et il nous apprend aussi que nous ne disons pas ici que le miel est l'essentiel et qu'il faudrait réciter sur elle la bénédiction « Chéhakol », comme la bénédiction du miel – comme il est expliqué dans un cas semblable plus loin, au siman 205, séif 1, dans la Haga – car ici, le miel ne vient pas pour lui-même mais pour donner du goût à la noix ; la noix est donc l'essentiel et le miel l'accessoire, et l'on récite « Boré peri haèts ». Et il en est de même de toutes les sortes de fruits dans un tel cas [« Boré peri haèts » ou « Boré peri haadama »], qui se mangent habituellement seulement crus, et dont la bénédiction changerait en « Chéhakol » si on les cuisait dans l'eau : si on les a fait frire dans l'huile ou dans le miel, on récite la bénédiction qui leur convient.
séif katan 67
- (סח) בפה"ע - כתבו האחרונים דאפילו אין האגוז שלם אלא כתות ושבור כמו שדרך לעשות כשמטגנין אותן אפ"ה לא נשתנית ברכתו ומיהו עכ"פ בעינן שלא יהיה כתות ושחוק ביותר שיהא ניכר עכ"פ קצת דבמעוך שאין ניכר צורתו לגמרי אין מברכין עליו אלא שהכל:(68) « Boré peri haèts » – les A'haronim ont écrit que même si la noix n'est pas entière mais pilée et brisée, comme on a l'habitude de le faire quand on la fait frire, même ainsi sa bénédiction n'a pas changé. Toutefois, il faut en tout cas qu'elle ne soit pas pilée et broyée à l'excès, de sorte qu'elle soit au moins un peu reconnaissable ; car une noix écrasée dont la forme n'est plus du tout reconnaissable, on ne récite sur elle que « Chéhakol ».
séif katan 68
- (סט) אגוז רך וכו' - שלא נגמר גידולו וקליפתו עדיין אינו קשה ולוקחין אותו למרקחת ביחד עם הקליפה העליונה ומטגנים אותם כן בדבש:(69) Une noix tendre, etc. – dont la croissance n'est pas achevée et dont la coquille n'est pas encore dure ; on la prend pour en faire une confiture avec l'écorce extérieure, et on la fait frire ainsi dans du miel.
séif katan 69
- (ע) נוס מושקאד"ה - אין זה אגוז מושקא"ט האמור בסי"ז דשם פרי גמור הוא:(70) Nous moscada – ce n'est pas la noix muscade mentionnée au séif 17, car celle-là est un fruit achevé.
séif katan 70
- (עא) מברך עליו שהכל - ואע"ג דע"י הדבש נתקן הפרי וטוב לאוכלו מ"מ כיון שהוא רך עדיין ונאכל ביחד עם קליפתו אינו מברך עליו אלא שהכל דלא נטעי להו אדעתא למיכל כשהם רכים בקליפתן אלא לאכול הפרי עצמה כשיתבשלו וכמו דקי"ל לקמן בסימן ר"ד ס"א לענין שקדים הרכין דברכתן נמי שהכל מטעם זה וכ"ש הכא שבלא טיגון אינו ראוי כלל בעודו רך לאכילה שמר הוא וכל תיקונו הוא ע"י דבש. והנה כ"ז הוא דוקא משום שלא נגמר הפרי ולא נטעי אדעתא דהכי וכמ"ש מה שאין כן בפרי גמורה כשאינו ראוי לאכול חי כ"א ע"י טיגון בודאי מברך עליו ברכתו הראויה לו [אחרונים]:(71) On récite sur elle « Chéhakol » – Et bien que par le miel le fruit ait été amélioré et qu'il soit bon à manger, néanmoins, puisqu'il est encore tendre et se mange avec sa coquille, on ne récite sur lui que « Chéhakol » ; car on ne les plante pas dans l'idée de les manger tendres avec leur coquille, mais pour manger le fruit lui-même quand il aura mûri ; comme nous l'établissons plus loin, au siman 204, séif 1, au sujet des amandes tendres, dont la bénédiction est aussi « Chéhakol » pour cette raison. Et à plus forte raison ici, où, sans friture, elle n'est pas du tout propre à la consommation tant qu'elle est tendre, car elle est amère, et toute sa préparation se fait par le miel. Or tout cela vaut uniquement parce que le fruit n'est pas achevé et qu'on ne le plante pas dans cette idée, comme nous l'avons écrit ; ce qui n'est pas le cas d'un fruit achevé qui n'est pas propre à être mangé cru mais seulement par friture : on récite certainement sur lui la bénédiction qui lui convient [A'haronim].
séif katan 71
- (עב) וכן אותם וכו' - צ"ל והן אותם וכו' דהא זהו ג"כ כוונת המחבר:(72) Et de même ces, etc. – il faut lire : « et ce sont ces, etc. », car c'est aussi l'intention de l'auteur (il ne s'agit pas d'un cas nouveau).
séif katan 72
- (עג) על הסוקאר - פי' שבארצותם גדלים קנים מתוקין וסוחטין אותם ומבשלין מימיהם עד שיקפה וידמה למלח [רמב"ם]:(73) Sur le sucre (soukar) – explication : dans leurs pays poussent des cannes douces ; on les presse et on fait cuire leur jus jusqu'à ce qu'il se fige et ressemble à du sel [Rambam].
séif katan 73
- (עד) שהכל - דלא עדיפי מדבש תמרים דחשבינן ליה רק כזיעה בעלמא וברכתו שהכל וכ"ש בזה שנשתנו ע"י הבישול [רמב"ם]:(74) « Chéhakol » – car ils ne valent pas mieux que le miel de dattes, que nous considérons seulement comme une simple exsudation et dont la bénédiction est « Chéhakol » ; et à plus forte raison ici, où ils ont changé par la cuisson [Rambam].
séif katan 74
- (עה) וכן המוצץ - פי' שמוצץ קני הסוקר בעצמם:(75) Et de même celui qui suce – explication : qui suce les cannes à sucre elles-mêmes.
séif katan 75
- (עו) שהכל - ג"כ מטעם הנ"ל דהא הקנה בעצמו הוא עץ בעלמא וא"א לאוכלו אלא שיש בו מתיקות וא"כ לא עדיף המוצץ את המתיקות מהעץ מאלו סחט את הזיעה הזאת ושתאו. וכתב בח"א דה"ה הלועס שורש שקורין לאקעריץ ג"כ אין מברך אלא שהכל דגם הוא עץ בעלמא אלא שיש בו טעם מתוק. ודע דאף שהשו"ע סתם לדינא דעל הסוקר ועל הקנים ברכתו שהכל באמת יש בזה דעות בין הראשונים כמו שמובא בטור וב"י ומספיקא פסק לברך שהכל דבזה יוצא בדיעבד לכו"ע ואולם בדיעבד אם בירך בפה"ע או בפה"א יצא וכן בצוקער שלנו שנעשה מבוריקע"ס ג"כ יש לברך לכתחלה שהכל ובדיעבד אם בירך בפה"א יצא וכמו שבארתי הכל בבה"ל ע"ש:(76) « Chéhakol » – aussi pour la raison mentionnée ci-dessus : car la canne elle-même est du simple bois et on ne peut pas la manger, mais elle contient de la douceur ; dans ce cas, sucer la douceur du bois ne vaut pas mieux que si l'on pressait cette exsudation et qu'on la buvait. Et le 'Hayé Adam a écrit qu'il en est de même de celui qui mâche la racine qu'on appelle réglisse (lakrits) : on ne récite que « Chéhakol », car elle aussi est du simple bois, mais elle a un goût doux. Et sache que, bien que le Choulhan Aroukh ait tranché sans réserve pour la halakha que la bénédiction sur le sucre et sur les cannes est « Chéhakol », en vérité il y a à ce sujet des avis parmi les Richonim, comme il est rapporté dans le Tour et le Beit Yossef ; et à cause du doute, il a tranché de réciter « Chéhakol », car par celle-ci on est quitte bediavad selon tous les avis. Cependant, bediavad, si l'on a récité « Boré peri haèts » ou « Boré peri haadama », on est quitte. Et de même pour notre sucre, qui est fait de betteraves (bourikes), il faut aussi réciter lekhat'hila « Chéhakol », et bediavad, si l'on a récité « Boré peri haadama », on est quitte, comme je l'ai tout expliqué dans le Biour Halakha ; vois là-bas.
séif katan 76
- (עז) וזנגביל - הוא מה שקורין (אינגבער):(77) Et le gingembre – c'est ce qu'on appelle (ingber).
séif katan 77
- (עח) וכל כיוצא - כגון גלגי"ן וציטוו"א:(78) Et tout ce qui est semblable – comme le galanga (galgan) et la zédoaire (tsitva).
séif katan 78
- (עט) שאין דרך וכו' - פי' והוא אכלן לבדן לפיכך אין מברך עליהם כלום שאין הנאה באכילתן כשהם יבשים ואם אכלן עם צוקער וכדומה מברך בורא פה"א [פמ"ג]:(79) Qu'on n'a l'habitude, etc. – explication : et il les a mangés seuls ; c'est pourquoi il ne récite sur eux aucune bénédiction, car il n'y a pas de plaisir à les manger quand ils sont secs. Et s'il les a mangés avec du sucre ou semblable, il récite « Boré peri haadama » [Peri Megadim].
séif katan 79
- (פ) בפה"ע - דפרי הוא ורגילין ג"כ לאכלו ביובש. ומי שיש לו שלשול ונותן לתוך השכר מושקא"ט כדי שיעצור אם אינו צמא ואינו שותה אלא לרפואה המושקא"ט עיקר והשכר טפל ומברך בפה"ע כמו גבי שמן לעיל בס"ד ואם הוא תאב לשתות השכר גם בלא רפואה אע"פ שנותן לתוכו המושקא"ט לרפואה השכר עיקר ומברך שהכל ופוטר את המושקא"ט וה"ה גבי שמן לעיל כשהוא תאב לשתות מי אניגרון והשכר אע"פ שנותן לתוכו השמן לרפואה מברך על השכר לבד אם הם הרוב:(80) « Boré peri haèts » – car c'est un fruit, et on a aussi l'habitude de la manger sèche. Et celui qui a la diarrhée et met de la muscade dans la bière pour qu'elle la retienne : s'il n'a pas soif et ne boit que pour se soigner, la muscade est l'essentiel et la bière l'accessoire, et il récite « Boré peri haèts », comme pour l'huile plus haut au séif 4 ; et s'il désire boire la bière même sans but de guérison, bien qu'il y mette la muscade pour se soigner, la bière est l'essentiel, et il récite « Chéhakol » et elle acquitte la muscade. Et il en est de même pour l'huile plus haut : lorsqu'il désire boire l'eau d'anigaron ou la bière, bien qu'il y mette l'huile pour se soigner, il récite la bénédiction sur la bière seule, si elles sont majoritaires.
séif katan 80
- (פא) בפה"א - כי הוא גדל על הארץ כמו קנים ורגילין ג"כ לאוכלו ביובש:(81) « Boré peri haadama » – car elle pousse sur la terre comme des roseaux, et on a aussi l'habitude de la manger sèche.
séif katan 81
- (פב) רטובים וכו' - דזנגביל לאו פירא הוא אלא שרשים מן העץ תחת הקרקע ופלפלין אע"ג דגדילין על אילן כיון דאין נוטעין אלא ע"ד שיתייבשו ויאכלו רובן שחוקין בתערובת כתבלין ואין נאכלין לבדן אלא לפעמים קרוב הדבר שיברכו ע"ז שהכל כמו קורא בריש סימן ר"ד אלא לפי שמעט מהן נאכלין ברטיבותן אדעתא דהכי נמי נטעי קצת לכן מברכין עליהן בפה"א:(82) Frais, etc. – car le gingembre n'est pas un fruit, mais des racines de la plante sous la terre ; et le poivre, bien qu'il pousse sur un arbre, puisqu'on ne le plante que dans l'idée qu'il sèche et qu'on le mange majoritairement moulu, mélangé comme condiment, et qu'on ne le mange seul que parfois, il serait presque justifié de réciter sur lui « Chéhakol », comme pour le cœur de palmier (koura) au début du siman 204 ; mais parce qu'une petite partie se mange fraîche, on le plante aussi un peu dans cette idée ; c'est pourquoi on récite sur eux « Boré peri haadama ».
séif katan 82
- (פג) ושאינן עיקר הפרי וכו' - כנ"ל בס"ו ועיין לקמן בריש סימן ר"ו במ"ב:(83) Et ceux qui ne sont pas l'essentiel du fruit, etc. – comme plus haut au séif 6 ; et voir plus loin, au début du siman 206, dans la Michna Beroura.
séif katan 83
- (פד) ואם הוא מסופק - היינו אחר שלמד ואינו יכול לברר אבל מי שלא למד לא יאכל עד שילך אצל חכם ללמדו ברכות [גמרא]:(84) Et si l'on doute – c'est-à-dire après avoir étudié sans pouvoir éclaircir (la question) ; mais celui qui n'a pas étudié ne mangera pas avant d'aller chez un sage pour qu'il lui enseigne les bénédictions [Guemara].
séif katan 84
- (פה) בפה"א - שאף אם הוא פה"ע יצא בדיעבד בברכת פה"א כדלקמן בסי' ר"ו:(85) « Boré peri haadama » – car même si sa bénédiction est « Boré peri haèts », on est quitte bediavad par la bénédiction « Boré peri haadama », comme plus loin au siman 206.
séif katan 85
- (פו) מה הוא - היינו שמא הוא מין שברכתו שהכל:(86) Ce que c'est – c'est-à-dire que c'est peut-être une espèce dont la bénédiction est « Chéhakol ».
séif katan 86