Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 201 →- (א) גדול מברך - היינו הגדול בחכמה שבכל המסובין הוא יהיה המברך בהמ"ז לכולם ואף דהשתא המנהג שכל א' מברך לעצמו בלחש וכדלעיל בסימן קפ"ג מ"מ מנהג ד"א לכבדו שיהיה הוא המזמן ומיירי שכל המסובין הם בעלי בתים שאכלו משלהן דאם היה א' בעה"ב הדבר תלוי בו ליתן לאורח לברך וכדלקמיה או למי שירצה מבני ביתו ויברך ג"כ לבעה"ב. אם הגדול מוציא ליחה [שקורין הוש"ט] יברך אחר כי אין זה נכון שיפסיק הרבה פעמים ויהיה רוקק והאחרים ימתינו [אחרונים]. יש מקומות שנוהגין שנותנין לאבל [שעל אביו ואמו כל י"ב חודש] לברך ודוקא כשכולם שוים דהיינו שכולם אוכלים משלהם אבל כשאוכל מפתו של בעה"ב תלוי ברצון בעה"ב למי שירצה יתן וכ"ש אם רוצה בעצמו לברך:(1) Le plus grand récite la bénédiction – c'est-à-dire que le plus grand en sagesse parmi tous les convives sera celui qui récite le Birkat HaMazone pour tous. Et bien qu'aujourd'hui l'usage soit que chacun récite pour lui-même à voix basse, comme plus haut au siman 183, néanmoins c'est un usage de convenance (derekh erets) de l'honorer pour qu'il soit le mezamen (celui qui conduit l'invitation au zimoun). Et il s'agit du cas où tous les convives sont des maîtres de maison qui ont mangé de ce qui leur appartient ; car si l'un d'eux était le maître de maison, la chose dépend de lui : donner à l'invité de réciter la bénédiction, comme il est dit plus loin, ou à qui il veut parmi les gens de sa maison, et celui-ci bénira aussi le maître de maison. Si le plus grand crache des glaires [ce qu'on appelle housté, la toux], un autre récitera la bénédiction, car il n'est pas convenable qu'il s'interrompe de nombreuses fois pour cracher et que les autres attendent [les A'haronim]. Il y a des endroits où l'on a l'usage de donner à l'endeuillé [pour son père ou sa mère, durant tous les douze mois] de réciter la bénédiction ; et cela uniquement lorsqu'ils sont tous égaux, c'est-à-dire que tous mangent de ce qui leur appartient ; mais lorsqu'il mange du pain du maître de maison, cela dépend de la volonté du maître de maison : il le donnera à qui il veut, et à plus forte raison s'il veut lui-même réciter la bénédiction.
séif katan 1
- (ב) בסוף - הסעודה כל היכא דאי מייתי להו מידי מצו למיכל וכדלעיל בסימן קצ"ז ס"א ע"ש ומסתברא דאם משהה בסעודתיה אין מחוייבין להמתין עליו עד שיגמור סעודתו כדי שיהיה הוא המברך אלא מברך אחר והוא יענה:(2) À la fin – du repas : tant que, si on leur apportait quelque chose, ils pourraient encore manger, comme plus haut au siman 197, séif 1 ; vois là-bas. Et il est logique que s'il s'attarde dans son repas, ils ne sont pas obligés de l'attendre jusqu'à ce qu'il termine son repas pour qu'il soit celui qui récite la bénédiction ; mais un autre récite la bénédiction et lui répond.
séif katan 2
- (ג) אם יש שם אורח - היינו כשהוא אוכל מפתו של בעה"ב:(3) S'il y a là un invité – c'est-à-dire lorsqu'il mange du pain du maître de maison.
séif katan 3
- (ד) מברך אפי' וכו' - ואם יש שם כמה אורחים תלוי לפי דעתו של בעה"ב ואפילו ליתן לקטן שבהם:(4) Récite la bénédiction, même, etc. – Et s'il y a là plusieurs invités, cela dépend de l'avis du maître de maison, même s'il veut donner l'honneur au plus petit d'entre eux.
séif katan 4
- (ה) ומה ברכה מברכו וכו' - בספר לחם חמודות תמה למה אנו משנים נוסח הברכה דבעה"ב ממה שנאמר בש"ס:(5) Et de quelle bénédiction le bénit-il, etc. – Dans le livre Le'hem 'Hamoudot, il s'étonne : pourquoi modifions-nous la formule de la bénédiction du maître de maison par rapport à ce qui est dit dans le Talmud (Berakhot 46a) ?
séif katan 5
- (ו) רשאי - שלא תקנו ליתן לאורח אלא לטובתו כדי שיברכנו וכ"ש אם האורח אינו הגון בעיניו דיש לו לעשות כן:(6) Il en a le droit – car on n'a institué de donner la bénédiction à l'invité que pour son bien (celui du maître de maison), afin qu'il le bénisse ; et à plus forte raison, si l'invité n'est pas convenable à ses yeux, il doit agir ainsi (réciter lui-même).
séif katan 6
- (ז) למי שירצה - היינו דאפילו אם א' סמוך על שלחנו ומשלם לו דמי מזונו שאותו א"צ לברך לבעה"ב ג"כ רשאי ליתן לו לברך:(7) À qui il veut – c'est-à-dire que même si quelqu'un dépend de sa table et lui paie le prix de sa nourriture, de sorte que celui-là n'a pas besoin de bénir le maître de maison, il a quand même le droit de lui donner de réciter la bénédiction.
séif katan 7
- (ח) לא יקדים וכו' - ואמרינן בגמרא דהוא בכלל משניאי אהבו מות שמשניא את התורה בפני ההמון שיאמרו שאינה חשובה כ"כ בראותם שהחכם שפל לפני ע"ה דאף שהוא כהן מעלת התורה גדולה ממעלת הכהונה:(8) Ne fera pas passer avant lui, etc. – Et nous disons dans la Guemara (Méguila 28a) qu'il est inclus dans le verset « tous ceux qui Me haïssent aiment la mort » (Proverbes 8, 36), car il rend la Torah détestable aux yeux de la foule, qui diront qu'elle n'est pas si importante, en voyant que le sage s'abaisse devant l'ignorant ; car bien que celui-ci soit Cohen, le mérite de la Torah est plus grand que le mérite de la prêtrise.
séif katan 8
- (ט) דרך חק וכו' - ר"ל שמקדימו מפני משפט הכהונה:(9) À titre de règle, etc. – c'est-à-dire qu'il le fait passer en premier en raison du droit de la prêtrise.
séif katan 9
- (י) רשות - ר"ל אין בזה פחיתות ערך לת"ח מדאינו מברך בלתי רשותו ואפילו אם הוא אינו כהן יכול ליתן לו רשות לברך:(10) La permission – c'est-à-dire qu'il n'y a là aucune atteinte à la dignité du talmid 'hakham, puisqu'il (l'ignorant) ne récite pas la bénédiction sans sa permission. Et même s'il n'est pas Cohen, il peut lui donner la permission de réciter la bénédiction.
séif katan 10
- (יא) אבל כהן ת"ח וכו' - וה"ה כששניהם אינם חכמים:(11) Mais un Cohen érudit, etc. – Et il en est de même lorsque tous deux ne sont pas des sages (le Cohen passe en premier).
séif katan 11
- (יב) מצוה להקדימו וכו' - ואפילו אם הת"ח הוא גדול ממנו דאין עליו חיוב לכבדו מחמת מצות וקדשתו מ"מ טוב שיקדים הכהן לפניו כיון שהוא ג"כ חכם והעושה כן הוא מאריך ימים:(12) C'est une mitsva de le faire passer en premier, etc. – Et même si le talmid 'hakham (non Cohen) est plus grand que lui, de sorte qu'il n'a pas l'obligation de l'honorer en vertu de la mitsva de « Tu le sanctifieras », néanmoins il est bien qu'il fasse passer le Cohen devant lui, puisque celui-ci est aussi un sage ; et celui qui agit ainsi prolonge ses jours.
séif katan 12
- (יג) לפתוח ראשון - בקריאת התורה ולברך ראשון בסעודה בברכת המוציא ובבהמ"ז וכן להוציא בקידוש דוקדשתו הוא לכל דבר שבקדושה וכתבו הפוסקים דבכלל לפתוח ראשון הוא להיות ראש המדברים בכל קבוץ עם ולדרוש תחלה וה"ה בישיבה ידבר בראש ועיין במ"א שמצדד דהלימוד מוקדשתו הוא דאורייתא (ולא אסמכתא בעלמא) ומ"מ אם הכהן רוצה לחלוק כבוד לאחר בכל זה רשאי ורק בקריאת התורה אינו יכול למחול וכדלעיל בסימן קל"ה במ"ב סק"ט אמרי' בגמרא דהכהן יטול מנה יפה ראשון [ור"ל שישראל צריך ליתן לכהן מנה יפה ראשון לכל המסובין] והיינו דוקא בחברים המסובין בסעודה או בצדקה אבל כשהכהן חולק איזה שותפות עם חבירו ישראל לא דאדרבה אמרינן בגמרא כל הנותן עינו בחלק יפה אינו רואה סימן ברכה לעולם וצ"ע למה אין נזהרין עכשיו להקדים לכהן לכל הנך מילי [מ"א וע"ש שמצדד למצוא קצת טעם למנהג ומ"מ לכתחלה בודאי יש ליזהר בזה]. טוב להקדים הלוי ג"כ לישראל אם הם שוין בחכמה בבהמ"ז ובהמוציא וכן בנתינת הצדקה דהא מקדימין אותו בקריאה ג"כ לפני ישראל:(13) Pour ouvrir en premier – dans la lecture de la Torah ; et pour bénir en premier au repas, pour la bénédiction de Hamotsi et pour le Birkat HaMazone ; et de même pour acquitter les autres au Kiddouch ; car « Tu le sanctifieras » vaut pour toute chose de sainteté. Et les décisionnaires ont écrit qu'est inclus dans « ouvrir en premier » le fait d'être le premier des orateurs dans toute assemblée de gens, et de prêcher (lidroch) en premier ; et de même, dans une assemblée (yechiva), il parlera en tête. Et voir le Maguen Avraham, qui penche vers l'avis que ce qui est appris de « Tu le sanctifieras » est de la Torah (et non un simple appui, asmakhta). Néanmoins, si le Cohen veut céder l'honneur à un autre en tout cela, il en a le droit ; seulement pour la lecture de la Torah, il ne peut pas renoncer (à son droit), comme plus haut au siman 135, dans la Michna Beroura, séif katan 9. Nous disons dans la Guemara que le Cohen prend la belle part en premier [c'est-à-dire que l'Israël doit donner au Cohen la belle part en premier parmi tous les convives] ; et cela uniquement pour des compagnons attablés à un repas, ou pour la tsedaka ; mais lorsque le Cohen partage une association avec son compagnon Israël, non ; car au contraire, nous disons dans la Guemara : quiconque pose son œil sur la belle part ne voit jamais de signe de bénédiction. Et cela reste à examiner (tsarikh iyoun) : pourquoi ne prend-on pas garde aujourd'hui à faire passer le Cohen en premier pour toutes ces choses [Maguen Avraham ; et vois là-bas qu'il penche à trouver une certaine justification à l'usage ; néanmoins, lekhat'hila (a priori), il faut certainement y prendre garde]. Il est bien de faire passer aussi le Lévi avant l'Israël, s'ils sont égaux en sagesse, pour le Birkat HaMazone et pour Hamotsi, ainsi que pour la distribution de la tsedaka ; car on le fait bien passer aussi avant l'Israël pour la lecture de la Torah.
séif katan 13
- (יד) שנותנים לו לברך - ר"ל אורח שנותנים לו לברך בהמ"ז ואינו מברך מקצר ימיו משום דבדין כשהאורח מברך לבעה"ב וכנ"ל ובזה שנמנע לברך את בעה"ב שהוא מזרע אברהם שנאמר בו ואברכה מברכיך ומכלל הן אתה שומע לאו נמצא גורם קללה לעצמו וכתב המ"א ודוקא כשמברכין על הכוס דאז החיוב על האורח לברך את בעה"ב. ונ"ל שר"ל שבלא זה אין גורם קללה אבל בודאי אין נכון לאדם לדחות מצוה הבאה לידו:(14) À qui l'on donne l'honneur de réciter la bénédiction – c'est-à-dire un invité à qui l'on donne de réciter le Birkat HaMazone et qui ne le récite pas : il abrège ses jours, parce que, selon la règle, lorsque l'invité récite la bénédiction, il bénit le maître de maison, comme il a été dit plus haut ; et en s'abstenant de bénir le maître de maison, qui est de la descendance d'Avraham, à propos duquel il est dit : « Je bénirai ceux qui te bénissent » (Genèse 12, 3) – et de l'affirmatif tu entends le négatif – il se trouve qu'il provoque une malédiction pour lui-même. Et le Maguen Avraham a écrit : et cela uniquement lorsqu'on récite la bénédiction sur la coupe, car alors l'invité a l'obligation de bénir le maître de maison. Et il me semble qu'il veut dire que sans cela, il ne provoque pas de malédiction ; mais il n'est certainement pas convenable pour quelqu'un de repousser une mitsva qui se présente à lui.
séif katan 14
- (טו) לברך - שיהיה הוא המזמן ומוציא אחרים ידי חובתן ולא לשמוע ולענות אמן שאף שהשומע כעונה ועונה אמן כמוציא ברכה מפיו מ"מ ממהרין ליתן שכר תחלה להמברך:(15) Pour réciter la bénédiction – qu'il soit lui-même le mezamen et acquitte les autres de leur obligation, et non pas seulement écouter et répondre Amen ; car bien que celui qui écoute soit comme celui qui répond, et que celui qui répond Amen soit comme celui qui prononce la bénédiction de sa bouche, néanmoins on se hâte de donner la récompense d'abord à celui qui récite la bénédiction.
séif katan 15