Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 200 →- (א) שאכלו כאחד וכו' - ר"ל שהתחילו לאכול כאחד וגמרו שנים מהם תחלה ורוצים לברך בהמ"ז:(1) Qui ont mangé ensemble, etc. – c'est-à-dire qu'ils ont commencé à manger ensemble, que deux d'entre eux ont terminé les premiers et veulent réciter le Birkat HaMazone.
séif katan 1
- (ב) מפסיק על כרחו - ר"ל שאין הדבר תלוי ברצונו אם רוצה להפסיק מסעודתו ולענות אלא מן הדין מחויב לזה כיון שהם רבים נגדו אין צריכים להמתין עליו:(2) S'interrompt malgré elle – c'est-à-dire que la chose ne dépend pas de sa volonté, s'il veut interrompre son repas et répondre ; mais selon la loi il y est obligé, puisqu'ils sont plus nombreux que lui, ils n'ont pas besoin de l'attendre.
séif katan 2
- (ג) בין אינו עונה וכו' - ר"ל שאעפ"כ הם יוצאים ידי זימון כיון שהוא עומד שם ושומע ויכול לענות (ולאפוקי כשיצא לחוץ וכדלעיל בסימן קצ"ד ס"ב) ומיהו הוא בודאי אינו יוצא אא"כ הפסיק וענה עמהם:(3) Ou ne réponde pas, etc. – c'est-à-dire que malgré cela, eux sont quittes du zimoun, puisqu'il se tient là, entend et peut répondre (à l'exclusion du cas où il est sorti dehors, comme plus haut au siman 194, séif 2) ; toutefois lui n'est certainement pas quitte, à moins qu'il ne se soit interrompu et ait répondu avec eux.
séif katan 3
- (ד) אין חיוב זימון חל וכו' - הלשון מגומגם קצת והכוונה דאין חייבים עתה לזמן עם האחד:(4) L'obligation du zimoun ne prend effet, etc. – la formulation est un peu confuse, et l'intention est qu'ils ne sont pas obligés maintenant de faire le zimoun avec le seul qui a terminé.
séif katan 4
- (ה) אינו רשאי - הב"ח חולק ע"ז ודעתו דאין חיוב זימון חל עד שיגמרו כל השלשה את סעודתם ועל כן קודם שגמרו השנים רשאי האחד לברך בפני עצמו ולצאת והעתיקו המ"א להלכה אבל כל האחרונים חולקין עליו ודעתם כהשו"ע דמכיון שהתחילו לאכול ביחד חל מיד חובת זימון עליהם ואין שום אחד מהם שגמר סעודתו קודם רשאי לברך בפ"ע ולצאת מיהו אם היה דבר נחוץ מאד שנוגע להפסד ממון וכדומה אפשר שיש להקל להאחד לברך בפ"ע קודם שגמרו השנים סעודתם ולצאת. אך באופן זה טוב יותר שהשנים יתנהגו בזה לפנים משורת הדין ויפסיקו מסעודתם ויזמן עליהם:(5) N'a pas le droit – Le Ba'h est en désaccord à ce sujet, et son avis est que l'obligation du zimoun ne prend effet que lorsque les trois ont terminé leur repas ; c'est pourquoi, avant que les deux aient terminé, l'un a le droit de bénir seul et de sortir ; et le Maguen Avraham l'a reproduit comme halakha. Mais tous les A'haronim sont en désaccord avec lui, et leur avis est comme le Choulhan Aroukh : dès qu'ils ont commencé à manger ensemble, l'obligation du zimoun leur incombe aussitôt, et aucun d'eux qui a terminé son repas le premier n'a le droit de bénir seul et de sortir. Toutefois, s'il y avait une chose très urgente, touchant à une perte d'argent ou chose semblable, il est possible qu'on puisse être indulgent et permettre à l'un de bénir seul avant que les deux aient terminé leur repas, et de sortir. Mais dans ce cas, il est mieux que les deux se conduisent au-delà de la stricte loi, interrompent leur repas, et qu'il fasse le zimoun pour eux.
séif katan 5
- (ו) עד שיאמר וכו' - דבזה לבד יוצאים ידי ברכת הזימון:(6) Jusqu'à ce qu'il dise, etc. – car par cela seul ils sont quittes de la bénédiction du zimoun.
séif katan 6
- (ז) בלא ברכה בתחלה - דהיינו שאין צריך עוד הפעם נט"י והמוציא שהרי כשפסק בשביל ברכת הזימון לא הסיח דעתו מלאכול עוד. ואם לא היה דעתו לחזור ולאכול וחוזר ואוכל צריך ברכת המוציא בתחלה וגם נט"י ממילא:(7) Sans bénédiction au début – c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de nouveau d'ablution des mains ni de la bénédiction « Hamotsi », car lorsqu'il s'est interrompu pour la bénédiction du zimoun, il n'a pas détourné son attention de manger encore. Et s'il n'avait pas l'intention de reprendre et de manger, et qu'il reprend et mange, il faut la bénédiction « Hamotsi » au début, et aussi, par voie de conséquence, l'ablution des mains.
séif katan 7
- (ח) וי"א שצריך להפסיק - ס"ל דאף דברכת הזן לאו לגמרי מברכת זימון היא דהרי היחיד אומר אותה ג"כ אפ"ה שייכא לברכת זימון דנברך לבד אינה ברכה שאין בה שם ומלכות וקאי על מה שמברך המזמן אח"כ ברכת הזן:(8) Et certains disent qu'il doit s'interrompre – ils estiment que, bien que la bénédiction « Hazan » ne fasse pas entièrement partie de la bénédiction du zimoun, puisque celui qui est seul la dit aussi, malgré cela elle se rattache à la bénédiction du zimoun, car « Bénissons » seul n'est pas une bénédiction, puisqu'il n'y a ni Nom divin ni mention de la royauté divine, et il se rapporte à ce que celui qui fait le zimoun bénit ensuite, la bénédiction « Hazan ».
séif katan 8
- (ט) עד שיאמר הזן - וחוזר וגומר סעודתו כמו שכתב המחבר ואח"כ מברך מתחלת בהמ"ז כמו שסיים הרמ"א לבסוף והטעם דאף דשמע ברכת הזן מפי המזמן מ"מ הרי צריך לברך כל הבהמ"ז בשביל מה שאכל אח"כ ומסיים הרמ"א עוד דאפי' לא אכל אח"כ אם רק בדעתו היה [בעת שפסק כדי לשמוע ברכת הזימון] לחזור אח"כ לגמור סעודתו כשיברך אח"כ מתחיל מתחלת ברכת הזן דכיון דדעתו היה לאכול עוד מסתמא לא כוון לצאת בברכת הזן מפי המזמן אך אם לא היה בדעתו לאכול עוד ולא אכל כשמברך בהמ"ז מתחיל מן נודה לך כמו בכל מקום כששומע ברכת הזימון ועיין לעיל סימן קפ"ג ס"ז ובמ"ב שם. כתבו הפוסקים דאחד המפסיק לשנים יכול להפסיק כמה פעמים כגון שמתחלה אכלו ג' והפסיק להם א' ואח"כ באו שנים אחרים ואכלו עם האחד יכול זה עוד הפעם להפסיק לשנים אלו דלא שייך לומר פרח זימון מינייהו כיון שנצטרפו עמו שנים שלא זימנו יכולין לזמן עליו וכן פעם ג' ויותר אבל אם היו חמשה בחבורה אחת והפסיק א' לשנים שוב אינו יכול לזמן עם שנים מהנשארים דפרח זימון מינייהו [מ"א וש"א] ומשמע אפילו אכלו אח"כ ביחד [ובספר אבן העוזר חולק ע"ז אך כמה אחרונים מיישבין את דבריו] אבל אם היו ז' או ח' והפסיק לשנים מהם יכול אח"כ להפסיק עוד הפעם להשאר דלא שייך בזה פרח זימון מינייהו כיון שהיה בהן כדי זימון. עוד כתבו הפוסקים כשם שאחד מפסיק לשנים להצטרף לזימון ה"ה שלשה או ארבעה צריכין להפסיק מסעודתם להשלים לעשרה ולברך בשם אך דבזה לכו"ע אין צריכין להפסיק רק עד ברוך אלהינו שאכלנו וכו' ולא יותר ואם אכלו ביחד אחר כך לאחר שהפסיקו יכולין לברך בזימון ולא פרח זימון מינייהו כי לא נצטרפו מעיקרא רק להזכרת השם וכן יכולין אח"כ להצטרף לששה אחרים שאכלו אצלם לזמן בשם דלא שייך לומר פרח זימון דאמירת אלהינו דאכל בי עשרה שכינתא שריא וכן אם יש אפי' חמשה שהפסיקו לחמשה אחרים מצטרפין אח"כ לחמשה אחרים לברכת אלהינו כשאוכלים עכ"פ כזית פת ביחד [אחרונים]:(9) Jusqu'à ce qu'il dise « Qui nourrit » – puis il reprend et termine son repas, comme l'a écrit l'auteur, et ensuite il bénit depuis le début du Birkat HaMazone, comme l'a conclu le Rema à la fin. Et la raison : bien qu'il ait entendu la bénédiction « Hazan » de la bouche de celui qui fait le zimoun, malgré tout il doit réciter tout le Birkat HaMazone pour ce qu'il a mangé ensuite. Et le Rema conclut encore que, même s'il n'a pas mangé ensuite, s'il avait seulement en tête [au moment où il s'est interrompu pour entendre la bénédiction du zimoun] de reprendre ensuite pour terminer son repas, lorsqu'il bénira ensuite, il commencera au début de la bénédiction « Hazan », car puisqu'il avait l'intention de manger encore, il n'a vraisemblablement pas eu l'intention d'être acquitté par la bénédiction « Hazan » de la bouche de celui qui fait le zimoun. Mais s'il n'avait pas en tête de manger encore et n'a pas mangé, lorsqu'il récite le Birkat HaMazone, il commence à « Nodé lekha » (la deuxième bénédiction), comme partout où l'on entend la bénédiction du zimoun ; et voir plus haut, siman 183, séif 7, et dans la Michna Beroura là-bas. Les décisionnaires ont écrit que celui qui s'interrompt pour deux peut s'interrompre plusieurs fois : par exemple, si d'abord trois ont mangé et que l'un s'est interrompu pour eux, puis que deux autres sont venus et ont mangé avec lui, celui-ci peut encore une fois s'interrompre pour ces deux-là, car on ne peut pas dire que le zimoun s'est envolé d'eux ; puisque deux qui n'ont pas fait le zimoun se sont joints à lui, ils peuvent faire le zimoun en le comptant ; et de même une troisième fois et davantage. Mais s'ils étaient cinq en un seul groupe et que l'un s'est interrompu pour deux, il ne peut plus faire le zimoun avec deux des restants, car le zimoun s'est envolé d'eux (Maguen Avraham et autres décisionnaires) ; et il ressort que c'est ainsi même s'ils ont mangé ensuite ensemble [et le livre Even HaOzer est en désaccord à ce sujet, mais plusieurs A'haronim justifient ses propos]. Mais s'ils étaient sept ou huit et qu'il s'est interrompu pour deux d'entre eux, il peut ensuite s'interrompre encore une fois pour les restants, car on ne peut pas dire dans ce cas que le zimoun s'est envolé d'eux, puisqu'il y avait parmi eux un nombre suffisant pour un zimoun. Les décisionnaires ont encore écrit : de même qu'un seul s'interrompt pour deux afin de se joindre au zimoun, de même trois ou quatre doivent interrompre leur repas pour compléter le nombre de dix et bénir avec la mention du Nom divin ; mais dans ce cas, selon tous, ils n'ont besoin de s'interrompre que jusqu'à « Béni soit notre D.ieu dont nous avons mangé, etc. », et pas davantage. Et s'ils ont mangé ensemble ensuite, après s'être interrompus, ils peuvent bénir avec zimoun, et le zimoun ne s'est pas envolé d'eux, car ils ne s'étaient joints au départ que pour la mention du Nom. Et de même, ils peuvent ensuite se joindre à six autres qui ont mangé auprès d'eux pour faire le zimoun avec le Nom, car on ne peut pas dire que le zimoun s'est envolé en ce qui concerne la mention de « notre D.ieu », car là où dix mangent, la Chekhina (Présence divine) réside. Et de même, s'il y a même cinq personnes qui se sont interrompues pour cinq autres, elles se joignent ensuite à cinq autres pour la bénédiction de « notre D.ieu », lorsqu'elles mangent au moins un kezayit de pain ensemble (A'haronim).
séif katan 9