Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 193 →- (א) פוטר אחד וכו' - ר"ל דבהמוציא אף לכתחלה יכול כ"א לצאת בברכת חבירו:(1) L'un acquitte l'autre, etc. – c'est-à-dire que pour « HaMotsi », même lekhat'hila, chacun peut s'acquitter par la bénédiction de son compagnon.
séif katan 1
- (ב) מצוה לחלק - כלומר דאע"ג דבדיעבד אף בבהמ"ז בודאי יוצא ע"י חבירו המוציאו מ"מ לכתחלה מצוה ליחלק והטעם שחלקו בין בהמ"ז להמוציא דבתחלת הסעודה שקובעים לאכול יחדו דעתן להצטרף משא"כ בסוף הסעודה דעתן להפרד זה מזה הלכך צריך לברך כ"א לעצמו ויש עוד טעם משום דבהמ"ז דאורייתא החמירו בה ועיין בפמ"ג שכתב דנכון לחוש לטעם הראשון וע"כ אף אם לא אכל כדי שביעה דחיובו הוא רק מדרבנן ג"כ מצוה ליחלק ולברך כ"א לעצמו:(2) C'est une mitsva de se séparer – c'est-à-dire que, bien que bediavad, même pour le Birkat HaMazone, on s'acquitte certainement par son compagnon qui l'acquitte, néanmoins, lekhat'hila, c'est une mitsva de se séparer. Et la raison pour laquelle on a distingué entre le Birkat HaMazone et « HaMotsi » est qu'au début du repas, lorsqu'ils s'installent pour manger ensemble, leur intention est de se joindre ; ce qui n'est pas le cas à la fin du repas, où leur intention est de se séparer l'un de l'autre ; c'est pourquoi chacun doit bénir pour lui-même. Et il y a encore une autre raison : puisque le Birkat HaMazone est de la Torah, on a été plus rigoureux à son sujet. Et voir le Peri Megadim, qui a écrit qu'il convient de tenir compte de la première raison ; c'est pourquoi, même s'il n'a pas mangé à satiété, de sorte que son obligation n'est que d'ordre rabbinique, c'est aussi une mitsva de se séparer et que chacun bénisse pour lui-même.
séif katan 2
- (ג) אחד יודע וכו' - עיין לקמן סימן קצ"ז ס"ד במ"ב:(3) Si l'un sait, etc. – voir plus loin, siman 197, séif 4, dans la Michna Beroura.
séif katan 3
- (ד) שיכוין להוציאו - וגם השומע צריך שיכוין לצאת כמ"ש בסימן רי"ג ס"ג ועיין במה שכתבנו שם:(4) Doit avoir l'intention de l'acquitter – et celui qui écoute doit aussi avoir l'intention de s'acquitter, comme il est écrit au siman 213, séif 3 ; et voir ce que nous avons écrit là-bas.
séif katan 4
- (ה) אבל אם אינו וכו' - ולפי זה הנשים יברכו לעצמן וה"ה ע"ה כשאינו מבין ברכת המוציאו ויש פוסקים שסוברין שבלה"ק יוצא אדם ידי חובתו בשמיעה אע"פ שאינו מבין הלשון (משא"כ בשאר לשונות דלכו"ע אינו יוצא אם אינו מבין הלשון) וכן המנהג שנשים יוצאות י"ח בשמיעה מהמברך אע"פ שאינן מבינות כלל ואפילו בקידוש שהוא דאורייתא לכו"ע להנשים אפ"ה יוצאות בשמיעה וכן ע"ה אע"פ שאינן מבינים דברי המקדש [אחרונים] ומ"מ יותר טוב שיאמרו אחרי המברך והמקדש מלה במלה בלחש אם אפשר להם דבזה יצאו לכל הפוסקים ובלא"ה נכון לעשות כן לכו"ע דא"א לכוין ולשמוע היטב וכמבואר לעיל בסימן קפ"ג ס"ז ע"ש:(5) Mais s'il ne comprend pas, etc. – Et d'après cela, les femmes réciteront la bénédiction pour elles-mêmes, et il en est de même pour un ignorant (am haarets) lorsqu'il ne comprend pas la bénédiction de celui qui l'acquitte. Mais certains décisionnaires estiment qu'en langue sainte, on s'acquitte de son obligation par l'écoute même si on ne comprend pas la langue (ce qui n'est pas le cas dans les autres langues, où, selon tous les avis, on ne s'acquitte pas si on ne comprend pas la langue). Et tel est l'usage : les femmes s'acquittent de leur obligation en écoutant celui qui bénit, même si elles ne comprennent pas du tout ; et même pour le Kiddouch, qui est de la Torah pour les femmes selon tous les avis, elles s'acquittent néanmoins par l'écoute ; et de même les ignorants, bien qu'ils ne comprennent pas les paroles de celui qui fait le Kiddouch [A'haronim]. Néanmoins, il vaut mieux qu'ils disent, après celui qui bénit et celui qui fait le Kiddouch, mot à mot, à voix basse, s'ils le peuvent, car ainsi ils sont quittes selon tous les décisionnaires ; et même sans cela, il convient de faire ainsi selon tous les avis, car il est impossible d'être attentif et de bien entendre, comme il est expliqué plus haut au siman 183, séif 7 ; voir là-bas.
séif katan 5
- (ו) אינם רשאין ליחלק - דכבר נתחייבו בזימון משאכלו ביחד. ודע דחיוב זימון הוא דוקא כשאכלו פת שחייבין עליו בהמ"ז אבל אם אכלו פירות ואפילו הן משבעה מינים לא כדקי"ל בסימן רי"ג דאין זימון לפירות ויש מחמירין בז' מינים להצריכו זימון ולכן טוב שלא יקבעו ג' ביחד על ז' מינים כדי לאפוקי נפשין מפלוגתא [ב"ח] וברכי יוסף כתב שהמנהג פשוט לקבוע כמה אנשים על פירות מז' מינים וכן לאכול פת הבאה בכיסנין:(6) N'ont pas le droit de se séparer – car ils ont déjà été obligés au zimoun dès lors qu'ils ont mangé ensemble. Et sache que l'obligation du zimoun ne s'applique que lorsqu'ils ont mangé du pain, pour lequel on est tenu au Birkat HaMazone ; mais s'ils ont mangé des fruits, même parmi les sept espèces, non, comme nous le tenons au siman 213, qu'il n'y a pas de zimoun pour des fruits. Et certains sont rigoureux pour les sept espèces et exigent le zimoun ; c'est pourquoi il est bien que trois personnes ne s'installent pas ensemble pour manger des fruits des sept espèces, afin de sortir de la controverse [Ba'h]. Et le Birkei Yossef a écrit que l'usage courant est que plusieurs personnes s'installent ensemble pour manger des fruits des sept espèces, et de même pour manger du pat habaa bekissanin (pâtisserie).
séif katan 6
- (ז) מצוה שיחזרו - היינו אם הוא עמהם בביתם מצוה ליתן לו דבר מה לאכול כדי שיצטרף עמהם ומשמע בגמרא דאף אם הוא שמש המשמשם בסעודה שאין דרכן לאכול אתו ביחד מצוה שיקראו לו לאכול אתם כדי שיוכלו לזמן:(7) C'est une mitsva de rechercher – c'est-à-dire que s'il (le troisième) est avec eux dans leur maison, c'est une mitsva de lui donner quelque chose à manger afin qu'il se joigne à eux. Et il ressort de la Guemara que, même s'il est un serviteur qui les sert pendant le repas, avec qui on n'a pas l'habitude de manger ensemble, c'est une mitsva de l'appeler à manger avec eux afin qu'ils puissent faire le zimoun.
séif katan 7
- (ח) אחר שלישי - ופשוט דאם הוא אחד א"צ לחזור אחר שנים:(8) Un troisième – et il est évident que s'il n'y en a qu'un, il n'est pas nécessaire de rechercher deux autres.
séif katan 8
- (ט) שכולם נתחייבו - כלומר אע"פ שאם ילך אחד ישארו שלשה ויזמנו מ"מ הוא לא יצא ידי חובתו שגם הוא נתחייב בזימון:(9) Car tous ont été obligés – c'est-à-dire que, bien que si l'un s'en allait, il en resterait trois qui feraient le zimoun, néanmoins lui ne serait pas quitte de son obligation, car lui aussi a été obligé au zimoun.
séif katan 9
- (י) יכולים ליחלק - עשרה לכאן ועשרה לכאן ונמצא שכולם זמנו בשם:(10) Ils peuvent se séparer – dix d'un côté et dix de l'autre, de sorte que tous ont fait le zimoun avec le Nom divin.
séif katan 10
- (יא) אינן מחויבין לחלק - היינו דלא אמרינן טוב יותר להתחלק כדי להרבות בברכות ועיין בד"מ שדעתו דאדרבה שמצוה מן המובחר שלא להתחלק בין בעשרים ובין בששה משום ברוב עם הדרת מלך רק דמדינא אין איסור בדבר אם יתחלקו ויש שחולקים ע"ז וס"ל כיון שיש בכל כת ג"כ מקצת רוב עם וגם נתקיים מצות ברכת זימון בכל חד וחד ולהכי שקולים הם ויכול לעשות כמו שירצה אפילו לכתחלה:(11) Ils ne sont pas obligés de se séparer – c'est-à-dire que nous ne disons pas qu'il vaut mieux se séparer afin de multiplier les bénédictions. Et voir le Darkei Moché, dont l'avis est qu'au contraire, c'est une mitsva de la meilleure manière de ne pas se séparer, que ce soit à vingt ou à six, en raison du principe « Dans la multitude du peuple est la gloire du Roi » ; seulement, selon la stricte loi, il n'y a pas d'interdit s'ils se séparent. Et certains le contestent et estiment que, puisqu'il y a aussi dans chaque groupe une certaine « multitude du peuple », et que la mitsva de la bénédiction du zimoun est accomplie dans chacun, les deux options sont équivalentes, et on peut faire comme on veut, même lekhat'hila.
séif katan 11
- (יב) אחר עשרה - כדי שיהיו יכולים לברך בשם ועיין באחרונים דאפילו אם הם שבעה מצוה לחזר אחר עוד שלשה ועיין במש"כ לעיל בסק"ז:(12) Dix personnes – afin qu'ils puissent bénir avec le Nom divin. Et voir chez les A'haronim que, même s'ils sont sept, c'est une mitsva de rechercher trois autres ; et voir ce que nous avons écrit plus haut, séif katan 7.
séif katan 12
- (יג) לשמוע ברכת הזימון - דאם היו יכולין לשמוע ברכת זימון מפי המזמן אף דכל ברכת המזון אינם יכולין לשמוע מרחוק לא היו רשאין ליחלק על ג' אלא ישמעו ברכת זימון לבד מפי המזמן וברהמ"ז יברכו כ"א בפני עצמו בלחש וכמבואר לעיל סימן קפ"ג ס"ז:(13) Entendre la bénédiction du zimoun – car s'ils pouvaient entendre la bénédiction du zimoun de la bouche de celui qui la conduit, même s'ils ne peuvent pas entendre de loin tout le Birkat HaMazone, ils n'auraient pas le droit de se séparer en groupes de trois ; mais ils entendraient seulement la bénédiction du zimoun de la bouche de celui qui la conduit, et réciteraient le Birkat HaMazone chacun pour soi à voix basse, comme il est expliqué plus haut, siman 183, séif 7.
séif katan 13
- (יד) ואינם רשאים וכו' - דאם היו יכולין ליחלק לעשרה עשרה לא היו רשאין ליחלק לחבורה של ג' כדי שלא יפסידו מלהזכיר הזימון בשם:(14) Et qu'ils n'avaient pas le droit, etc. – car s'ils pouvaient se séparer en groupes de dix chacun, ils n'auraient pas le droit de se séparer en groupes de trois, afin de ne pas perdre la mention du Nom divin dans le zimoun.
séif katan 14
- (טו) בקול רם - כדי להשמיע ברכת הזימון לכל העשרה:(15) À voix haute – afin de faire entendre la bénédiction du zimoun à tous les dix.
séif katan 15
- (טז) ויקפיד עליהם - במה שעושין חבורות לעצמן. וה"ה אם צריכין ללכת לדבר מצוה ואין להם שהות להמתין שתתבטל המצוה שרשאין לחלק לג' ג' כ"כ המ"א ובח"א מגמגם בזה ופוסק דעכ"פ כשלא נשארו עשרה בלעדם בודאי אסור לצאת אפילו לדבר מצוה. ומ"מ אם הוא מצוה דאורייתא אפשר דיש להקל בכל גווני ועיין בפמ"ג:(16) Et leur en tiendrait rigueur – du fait qu'ils forment des groupes à part. Et il en est de même s'ils doivent partir pour une chose de mitsva et n'ont pas le temps d'attendre, car la mitsva serait perdue : ils ont le droit de se séparer en groupes de trois ; ainsi l'a écrit le Maguen Avraham. Mais le 'Hayé Adam émet des réserves à ce sujet et tranche qu'en tout cas, lorsqu'il ne reste pas dix personnes sans eux, il est certainement interdit de partir, même pour une chose de mitsva. Néanmoins, s'il s'agit d'une mitsva de la Torah, il est possible qu'il faille être indulgent dans tous les cas ; et voir le Peri Megadim.
séif katan 16
- (יז) ברכת זימון שהרי וכו' - אבל אם היו יכולין לשמוע ברכת זימון לא היו רשאין ליחלק וכנ"ל בסקי"ג והאחרונים חולקים ע"ז משום דנהי דקי"ל בסימן קפ"ג דהאידנא מברכין כ"א מהמסובין כל הבהמ"ז בלחש מ"מ צריכין לשמוע היטב גם לדברי המברך ולומר עמו בלחש כל מלה ומלה ולענות אמן על כל ברכה וברכה ועכ"פ עד הזן את הכל בודאי צריכין להאזין גם לדברי המברך דעד שם הוא ברכת הזימון כדלקמן בסימן רי"ש בהג"ה וא"כ אף אם יכולין לשמוע ברכת זימון מפי המברך כל שאין יכולין לשמוע מלה במלה מפי המברך עד הזן את הכל מוטב להם ליחלק ג' ולברך בלא שם ממה שלא יצאו כלל ידי חובת זימון מדינא. כתבו האחרונים היכא שיש מסיבה גדולה יש ליתן לברך ברכת הזימון למי שקולו חזק כדי שישמעו כל המסובין וכנ"ל:(17) La bénédiction du zimoun, puisque, etc. – mais s'ils pouvaient entendre la bénédiction du zimoun, ils n'auraient pas le droit de se séparer, comme il a été dit plus haut, au séif katan 13. Mais les A'haronim le contestent, car bien que nous tenions au siman 183 que, de nos jours, chacun des convives récite tout le Birkat HaMazone à voix basse, néanmoins ils doivent aussi bien entendre les paroles de celui qui bénit, dire avec lui à voix basse chaque mot et répondre Amen à chaque bénédiction ; et en tout cas, jusqu'à « qui nourrit tout » (HaZan et hakol), ils doivent certainement prêter l'oreille aussi aux paroles de celui qui bénit, car jusque-là c'est la bénédiction du zimoun, comme il est dit plus loin, au siman 200, dans la Haga. Et dès lors, même s'ils peuvent entendre la bénédiction du zimoun de la bouche de celui qui bénit, tant qu'ils ne peuvent pas entendre mot à mot de la bouche de celui qui bénit jusqu'à « qui nourrit tout », il vaut mieux pour eux se séparer en groupes de trois et bénir sans le Nom divin plutôt que de ne pas du tout s'acquitter de l'obligation du zimoun selon la loi. Les A'haronim ont écrit que lorsqu'il y a une grande assemblée, il faut confier la bénédiction du zimoun à quelqu'un dont la voix est forte, afin que tous les convives entendent, comme il a été dit ci-dessus.
séif katan 17
- (יח) שהשנים קבעו - קביעות נקרא כשיושבים ואוכלים על שלחן אחד או במפה אחת אפילו כל אחד אוכל מככרו וכמבואר לעיל בסימן קס"ז סי"א ועיין לעיל שם בסי"א בביאור הגר"א דדעתו שם דבעה"ב עם בני ביתו שישבו לאכול הוי קביעות ומצטרפי אפילו בלא שלחן אחד:(18) Que deux se sont installés – on appelle « installation fixe » (keviout) le fait d'être assis et de manger à une même table ou sur une même nappe, même si chacun mange de son propre pain, comme il est expliqué plus haut au siman 167, séif 11. Et voir plus haut, là-bas au séif 11, le Biour du Gaon de Vilna, dont l'avis est qu'un maître de maison avec les membres de sa famille qui se sont assis pour manger constitue une installation fixe, et qu'ils se joignent même sans une même table.
séif katan 18
- (יט) בגמר האכילה - חל עלייהו חובת זימון עי"ז שאכלו לבסוף ביחד ומשמע מזה הא אם לא גמרו גם סוף אכילה ביחד כגון שבא אחד לאכול אצל שנים אחר שכבר התחילו לאכול וגם גמרו סעודתן שלא בזמן אחד אותן שגמרו מקודם רשאין לברך בפני עצמן דעכ"פ התחלה או גמר בעינן ביחד ומ"מ אם המתינו לאחר אכילתם ולא ברכו עד שגמר גם השלישי לאכול חייבין לזמן ואין רשאין ליחלק ואע"ג שלא גמרו ביחד כל היכי דאי מייתי להו מידי מצי למיכל מינייהו כמו גמרו ביחד דיינינן להו וכעין ההיא דריש סימן קצ"ז ע"ש:(19) À la fin du repas – l'obligation du zimoun leur incombe du fait qu'ils ont mangé ensemble à la fin. Et il en ressort que si en revanche ils n'ont pas non plus terminé ensemble la fin du repas, par exemple si l'un est venu manger auprès de deux après qu'ils avaient déjà commencé à manger, et qu'ils ont aussi terminé leur repas à des moments différents, ceux qui ont terminé d'abord ont le droit de bénir à part, car il faut en tout cas que le début ou la fin du repas soit ensemble. Néanmoins, s'ils ont attendu après leur repas et n'ont pas béni jusqu'à ce que le troisième aussi ait fini de manger, ils sont tenus de faire le zimoun et n'ont pas le droit de se séparer ; car bien qu'ils n'aient pas terminé ensemble, tant que, si on leur apportait quelque chose, ils pourraient en manger, nous les considérons comme ayant terminé ensemble ; et c'est semblable au cas du début du siman 197 ; voir là-bas.
séif katan 19
- (כ) ומ"מ אם וכו' - הוא כמו אבל:(20) Et néanmoins, si, etc. – cela équivaut à « mais ».
séif katan 20
- (כא) בלא קבע - היינו שלא אכלו בדרך קבע בישיבה ועל שלחן אחד ואפילו התחילו לאכול בשלשה מתחלת הסעודה ועד סופה:(21) Sans installation fixe – c'est-à-dire qu'ils n'ont pas mangé de manière fixe, assis, à une même table ; et cela, même s'ils ont commencé à manger à trois depuis le début du repas jusqu'à sa fin.
séif katan 21
- (כב) הוא שמש - שדרך אכילתו בלא ישיבת קבע לכך הוא מצטרף בכל גווני:(22) Qu'il ne soit un serviteur – dont la manière de manger est sans s'asseoir de façon fixe ; c'est pourquoi il se joint dans tous les cas.
séif katan 22
- (כג) כ"מ שרשאין ליחלק - היינו שאכלו השלשה בלא קביעות וכן בעשרים או בששה אף שע"פ דין רשאים ליחלק מ"מ עדיף טפי שלא ליחלק:(23) Partout où ils ont le droit de se séparer – c'est-à-dire lorsque les trois ont mangé sans installation fixe ; et de même à vingt ou à six, bien que selon la loi ils aient le droit de se séparer, il est néanmoins préférable de ne pas se séparer.
séif katan 23
- (כד) עדיף טפי לזמן - עיין במ"א שהקשה דמהרבה פוסקים משמע לענין שלשה שאכלו בלא קבע דאין אחד יכול להוציא חבירו בביהמ"ז וממילא גם לענין זימון אין רשאין וע"ש שהאריך בזה ואף דיש איזה אחרונים שדחו ראייתו לענין זימון מ"מ יותר מסתבר כדבריו וכן בפמ"ג כתב ג"כ דבמקום שאין אחד יכול להוציא חבירו בבהמ"ז אם יכולים להצטרף לענין זימון צ"ע למעשה ומסיים דבעשרה שיש הזכרת השם אפשר דאסור לכ"ע לזמן באין חייבין וכן משמע בחיי אדם כלל מ"ח דין ז':(24) Il est préférable de faire le zimoun – voir le Maguen Avraham, qui a objecté qu'il ressort de nombreux décisionnaires, au sujet de trois personnes qui ont mangé sans installation fixe, que l'un ne peut pas acquitter son compagnon pour le Birkat HaMazone, et par conséquent ils n'en ont pas non plus le droit pour le zimoun ; et voir là-bas, où il s'est étendu à ce sujet. Et bien que quelques A'haronim aient réfuté sa preuve concernant le zimoun, néanmoins ses propos sont plus plausibles. Et de même, le Peri Megadim a écrit lui aussi que, là où l'un ne peut pas acquitter son compagnon pour le Birkat HaMazone, la question de savoir s'ils peuvent se joindre pour le zimoun reste à examiner en pratique ; et il conclut qu'à dix, où il y a mention du Nom divin, il est possible que, selon tous les avis, il soit interdit de faire le zimoun lorsqu'on n'y est pas obligé. Et c'est ce qui ressort aussi du 'Hayé Adam, règle 48, loi 7.
séif katan 24
- (כה) אם היו רוכבים וכו' - סעיף זה כלשונו ממש מובא לעיל בסימן קס"ז סעיף י"ב אלא דשם מיירי לענין להוציא בברכת המוציא והכא מיירי לענין צירוף זימון ודין אחד לשניהן וכבר ביארתי שם במ"ב באר היטב ע"ש:(25) S'ils étaient à cheval, etc. – ce séif est rapporté mot pour mot plus haut, au siman 167, séif 12 ; seulement, là-bas il s'agit d'acquitter autrui par la bénédiction « HaMotsi », et ici il s'agit de se joindre pour le zimoun, et la loi est la même pour les deux. Et je l'ai déjà bien expliqué là-bas dans la Michna Beroura ; voir là-bas.
séif katan 25
- (כו) הולכים ואוכלים לא - וביושבין בעגלה ואוכלין ביחד כשהם נוסעין עיין בסימן קס"ז מה שכתבתי בשם המ"א שמסתפק בזה ובח"א הכריע דבזה וכן בכל מקום שיש ספק בשלשה יזמנו אבל בעשרה יש לחוש להזכרת השם לבטלה. ומ"מ נ"ל דיזמן בלא שם דהא בדיעבד יצא בעשרה אף אם לא הזכיר השם וכדלעיל בסוף סימן קצ"ב:(26) S'ils marchaient en mangeant, non – Et pour ceux qui sont assis dans une voiture et mangent ensemble pendant qu'ils voyagent, voir au siman 167 ce que j'ai écrit au nom du Maguen Avraham, qui est dans le doute à ce sujet ; et le 'Hayé Adam a tranché que dans ce cas, et de même partout où il y a un doute, à trois ils feront le zimoun, mais à dix, il faut craindre de prononcer la mention du Nom divin en vain. Néanmoins, il me semble qu'il fera le zimoun sans le Nom divin, puisque bediavad, à dix, on est quitte même si on n'a pas mentionné le Nom, comme il est dit plus haut, à la fin du siman 192.
séif katan 26
- (כז) שלא לזמן וכו' - האחרונים חולקים ע"ז וכהיום המנהג שמזמנין ובהרחמן אומרים הרחמן הוא ישלח לנו ברכה מרובה בהליכתנו ובישיבתנו עד עולם ונוכל לומר הרחמן הוא יברך את בעה"ב הזה וקאי על בעל הסעודה. ומכ"ש אם כל אחד אוכל משלו שאז אפילו בבית ישראל אומרים הרחמן הוא יברך אותנו וכו' ואם אוכלין במלון ביום דרך עראי בבית עו"ג אפשר דאין זה קביעות ואין מזמנין [מ"א] וטוב שלא יקבעו אז שלשתן יחד ויצאו מידי ספק [פמ"ג]:(27) De ne pas faire de zimoun, etc. – Les A'haronim le contestent, et de nos jours l'usage est de faire le zimoun ; et dans le « HaRa'hamane », on dit : « Que le Miséricordieux nous envoie une bénédiction abondante dans nos allées et venues et dans notre séjour, à jamais » ; et nous pouvons dire « Que le Miséricordieux bénisse ce maître de maison », ce qui se rapporte à l'hôte du repas. Et à plus forte raison si chacun mange de ses propres biens, car alors, même dans une maison juive, on dit « Que le Miséricordieux nous bénisse », etc. Et s'ils mangent dans une auberge, de jour, de manière passagère, dans la maison d'un non-Juif, il est possible que ce ne soit pas une installation fixe et qu'on ne fasse pas le zimoun [Maguen Avraham] ; et il est bien qu'alors les trois ne s'installent pas ensemble, et ils sortiront ainsi du doute [Peri Megadim].
séif katan 27
- (כח) אינם רשאים ליחלק - היינו אפילו רוצה לגמור סעודתו קודם שיגמרו האחרים כיון שהחיוב של זימון חל כבר עליו בהתחלת אכילה שלו:(28) N'ont pas le droit de se séparer – c'est-à-dire même si l'un veut terminer son repas avant que les autres ne terminent, puisque l'obligation du zimoun lui incombe déjà dès le début de son repas.
séif katan 28
- (כט) כל אחד לשנים - עיין בביאור הלכה:(29) Chacun s'est interrompu pour les deux autres – voir le Biour Halakha.
séif katan 29
- (ל) אפי' אכלו אח"כ - דכבר פרח זימון מינייהו ע"י שזימנו עליהם מקודם ומ"מ בהמ"ז חייבים לברך מתחלת ברכת הזן וכדלקמן בסימן רי"ש בהג"ה:(30) Même s'ils ont mangé ensuite – car le zimoun leur a déjà échappé du fait qu'on a fait le zimoun sur eux auparavant. Néanmoins, ils sont tenus de réciter le Birkat HaMazone à partir du début de la bénédiction « HaZan », comme il est dit plus loin, au siman 200, dans la Haga.
séif katan 30
- (לא) ואינם רשאים ליחלק - כיון שנועדו עתה יחדו וכל אחד בא מחבורה שכבר נתחייב שם בזימון ואף דנתבאר בס"ו בהג"ה דאסור ליפרד מחבורה של ג' שעי"ז מפסיד הזימון שלהם וא"כ היה לכל אחד ואחד לחזור לחבורה שלו י"ל דמיירי הכא שנתפרדה חבורתם הראשונה א"נ לפי מה דמבואר לקמן בסי' רי"ש בא"ר וש"א דבמקום שיש אונס או הפסד ממון מותר לאחד לגמור סעודתו מקודם שגמרו השנים ולברך בפני עצמו מיירי הכא ג"כ בכה"ג שהיו אלו השלשה מוכרחין למהר ולגמור סעודתן מקודם ולכן אם נזדמנו אלו השלשה ביחד יזמנו בפני עצמן:(31) Et n'ont pas le droit de se séparer – puisqu'ils se sont maintenant réunis ensemble, et que chacun vient d'un groupe où il était déjà obligé au zimoun. Et bien qu'il ait été expliqué au séif 6, dans la Haga, qu'il est interdit de se séparer d'un groupe de trois, car on leur fait ainsi perdre leur zimoun, de sorte que chacun aurait dû retourner à son groupe, on peut répondre qu'il s'agit ici du cas où leur premier groupe s'est dispersé ; ou bien, d'après ce qui est expliqué plus loin au siman 200 par l'Eliya Rabba et d'autres A'haronim, qu'en cas de contrainte ou de perte d'argent il est permis à l'un de terminer son repas avant que les deux autres n'aient terminé et de bénir à part, il s'agit ici aussi d'un tel cas, où ces trois-là étaient contraints de se hâter et de terminer leur repas avant les autres ; c'est pourquoi, si ces trois-là se retrouvent ensemble, ils feront le zimoun entre eux.
séif katan 31
- (לב) ואפילו לא אכלו וכו' - וקשה הא קי"ל לעיל סימן קפ"ד דבהמ"ז צריך לברך דוקא במקום שאכל וא"כ כל אחד ואחד צריך לחזור למקום שאכל מתחלה יש מתרצים דהכא מיירי בעקרו בשוגג ממקומם דבזה לא מטרחינן אותו לחזור למקומו לדעת הרמב"ם וכנ"ל שם בסעיף א' וכן פסקו שם האחרונים במקום הדחק ובעניננו נמי כיון דכאן יכול לזמן וכשיחזור לשם יברך ביחידי כשעת הדחק דמי ועוד י"ל דה"ק ואפילו לא אכלו יחד כלומר אלא כל אחד אכל בפני עצמו שלא קבעו דאינם חייבים בזימון כמ"ש ס"ב הכא חייבין כיון שכבר נתחייבו:(32) Et même s'ils n'ont pas mangé, etc. – Et c'est difficile, car nous tenons plus haut, au siman 184, que le Birkat HaMazone doit être récité précisément à l'endroit où l'on a mangé ; dès lors, chacun devrait retourner à l'endroit où il a mangé initialement ! Certains répondent qu'il s'agit ici du cas où ils ont quitté leur place par inadvertance, auquel cas on ne lui impose pas de retourner à sa place selon l'avis du Rambam, comme il a été dit là-bas au séif 1, et ainsi l'ont tranché les A'haronim là-bas en cas de nécessité ; et dans notre cas aussi, puisqu'ici il peut faire le zimoun, alors que s'il retourne là-bas il bénira seul, cela équivaut à un cas de nécessité. Et on peut encore répondre que voici ce qu'il veut dire : « et même s'ils n'ont pas mangé ensemble », c'est-à-dire que chacun a mangé à part sans s'installer ensemble, de sorte qu'ils ne seraient pas tenus au zimoun, comme il est écrit au séif 2 ; ici, ils y sont tenus puisqu'ils y ont déjà été obligés.
séif katan 32
- (לג) פרח זימון מינייהו - ובזה דוקא אם לא אכלו אח"כ יחדו אבל אם אכלו אח"כ יחד מצטרפין ואינו דומה להא דסעיף ה' דהא לא זימנו עליהם מקודם [חי' רע"א בשם תר"י]:(33) Le zimoun leur échappe – et cela seulement s'ils n'ont pas mangé ensemble ensuite ; mais s'ils ont mangé ensemble ensuite, ils se joignent ; et ce n'est pas comparable au cas du séif 5, car ici on n'a pas fait le zimoun sur eux auparavant [Hidouchei Rabbi Akiva Eiger au nom de Rabbénou Yona].
séif katan 33
- (לד) כיון שחבריהם זימנו - עיין בביאור הלכה:(34) Puisque leurs compagnons ont fait le zimoun – voir le Biour Halakha.
séif katan 34
- (לה) ובא אחד וכו' - היינו אחד מן השוק אכל מעט בסוף סעודתן ונצטרף עמהם ולישנא לכל חבורה שכתב המחבר לאו דוקא דאפילו רק לחבורה אחת א"כ פרח זימון מן אחד ולא נשאר כאן אלא שנים:(35) Et qu'une autre personne est venue, etc. – c'est-à-dire que quelqu'un venu du marché a mangé un peu à la fin de leur repas et s'est joint à eux. Et l'expression « dans chaque groupe » qu'a écrite l'auteur (le Choulhan Aroukh) n'est pas précise, car même si cela n'est arrivé que dans un seul groupe, le zimoun échappe alors à l'un d'eux, et il ne reste ici que deux.
séif katan 35
- (לו) מותר ליפרד וכו' - ומיירי שכל החבורות היו מתחלה ג"כ בבית זה אלא שלא נצטרפו ביחד דאל"ה הלא צריך לברך בהמ"ז במקומו:(36) Il est permis de se séparer, etc. – et il s'agit du cas où tous les groupes se trouvaient depuis le début dans cette même maison, mais ne s'étaient pas joints ensemble ; car sinon, il faudrait réciter le Birkat HaMazone à sa place (là où l'on a mangé).
séif katan 36