Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 190 →- (א) אחר שסיים וכו' - ר"ל כשמברך בהמ"ז על כוס כמבואר לעיל סימן קפ"ב יברך בפה"ג אחר שסיים בהמ"ז והיינו אפילו אם כבר בירך על היין שבתוך הסעודה שכל מה שאוכל ושותה אחר בהמ"ז סעודה אחרת היא לפי שבהמ"ז היא סילוק והיסח הדעת למה שלפניה:(1) Après avoir terminé, etc. – c'est-à-dire : lorsqu'il récite le Birkat HaMazone sur une coupe, comme il est expliqué plus haut, siman 182, il récitera « Créateur du fruit de la vigne » après avoir terminé le Birkat HaMazone ; et cela même s'il a déjà récité la bénédiction sur le vin pendant le repas, car tout ce qu'on mange et boit après le Birkat HaMazone est un autre repas, puisque le Birkat HaMazone constitue une clôture et un détournement de l'attention de ce qui le précède.
séif katan 1
- (ב) ע"ל סימן רע"א סט"ו - דחוזר ומברך ובמילתא דשייך לסעודה אינו חוזר ומברך בדיעבד:(2) Voir plus loin, siman 271, séif 15 – qu'il doit recommencer la bénédiction (s'il a interrompu) ; mais pour une chose qui relève du repas, il ne recommence pas la bénédiction bediavad (a posteriori).
séif katan 2
- (ג) ואח"כ יטעמו האחרים - שכיון שהוא בירך על כוס זה נכון הוא שישתה הוא תחלה:(3) Et ensuite les autres goûteront – car, puisque c'est lui qui a béni sur cette coupe, il convient qu'il boive le premier.
séif katan 3
- (ד) אם כולם זקוקים - הלשון מגומגם קצת וכונתו כאלו כתב וכן אם כולם זקוקים ור"ל דלא מיבעיא אם יש רק כוס אחד וכולם שותים מכוס זה בודאי נכון לכתחלה שהוא יטעום מקודם ואפילו אם כל אחד כוס ריקן לפניו והוא מערה לאחר ברכה קודם טעימתו מכוסו לכוסם ג"כ אין ראוי שיטעמו הם קודם מאחר שעכ"פ הם זקוקים כולם לכוסו:(4) S'ils dépendent tous – la formulation est un peu confuse, et son intention est comme s'il avait écrit « et de même s'ils dépendent tous », c'est-à-dire : il va sans dire que s'il n'y a qu'une seule coupe et que tous boivent de cette coupe, il convient certainement lekhat'hila (a priori) qu'il goûte d'abord ; mais même si chacun a devant lui une coupe vide et qu'il verse du vin, après la bénédiction et avant de goûter, de sa coupe dans leur coupe, il ne convient pas non plus qu'ils goûtent avant lui, puisqu'en tout cas ils dépendent tous de sa coupe.
séif katan 4
- (ה) אבל אם אינם וכו' - ר"ל אם יש לפני כל אחד כוס יין והוא מוציאם בברכתו והוי כאלו הם מברכין בעצמם אינם צריכין להמתין עליו:(5) Mais s'ils ne dépendent pas, etc. – c'est-à-dire : si chacun a devant lui une coupe de vin, et qu'il les acquitte par sa bénédiction, de sorte que c'est comme s'ils bénissaient eux-mêmes, ils n'ont pas besoin de l'attendre.
séif katan 5
- (ו) אין צריך וכו' - קאי אדלעיל שלא היו זקוקין לכוסו של המברך והטעם דא"צ לשפוך משום דכיון דיצאו בברכתו א"כ כוסות כל אחד מקרי כוס של ברכה:(6) N'a pas besoin, etc. – cela se rapporte au cas précédent, où ils ne dépendaient pas de la coupe de celui qui bénit ; et la raison pour laquelle il n'a pas besoin de verser de sa coupe est que, puisqu'ils se sont acquittés par sa bénédiction, la coupe de chacun est donc appelée « coupe de bénédiction ».
séif katan 6
- (ז) פגום - שאז צריך לשפוך מכוסו לכוסם מעט קודם שטעם ממנו כדי לתקן פגימתם ובזה צריכין ליזהר שלא יטעמו קודם שיטעום הוא תחלה כיון שהם זקוקים לכוסו:(7) Entamée – car alors il doit verser un peu de sa coupe dans la leur avant d'en avoir goûté, afin de réparer leur « entame » ; et dans ce cas il faut prendre garde qu'ils ne goûtent pas avant qu'il ait d'abord goûté lui-même, puisqu'ils dépendent de sa coupe.
séif katan 7
- (ח) אחר ששתה וכו' - ואם דעתו לשתות עוד לא יברך אחריו אלא לבסוף אחר גמר שתייתו ודוקא כשדעתו לשתות מיד דאל"ה יש לחוש שמא יתעכל דעיכול של שתיה איננו שיעור גדול כ"כ עיין לעיל סימן קפ"ד ס"ה מ"א ועיין בבה"ל:(8) Après avoir bu, etc. – Et s'il a l'intention de boire encore, il ne récitera pas la bénédiction finale maintenant, mais seulement à la fin, après avoir terminé de boire ; et cela seulement s'il a l'intention de boire tout de suite, car sinon, il faut craindre que la boisson ne soit digérée, car le délai de digestion d'une boisson n'est pas une durée si longue. Voir plus haut, siman 184, séif 5, le Maguen Avraham, et voir le Biour Halakha.
séif katan 8
- (ט) שתיית יין - וה"ה בשאר משקין יש ספק זה:(9) La quantité de vin bue – et il en est de même pour les autres boissons : ce doute s'y applique.
séif katan 9
- (י) אם די בכזית - כמו באכילה דקי"ל בכל מקום שיעור אכילה בכזית [והוא כחצי ביצה כמבואר בסימן תפ"ו] ולפ"ז במשקין יחוייב בברכה אחרונה בשליש רביעית דרביעית הוא ביצה וחצי כידוע ועיין סימן רע"א סי"ג מה שכתבתי שם במ"ב ובה"ל:(10) Suffit-il d'un kezayit – comme pour la nourriture, puisque nous tenons partout que la mesure de la consommation est un kezayit [qui équivaut à environ la moitié d'un œuf, comme il est expliqué au siman 486] ; et d'après cela, pour les boissons, on serait tenu à la bénédiction finale pour un tiers de revi'it, car la revi'it équivaut à un œuf et demi, comme on le sait. Et voir siman 271, séif 13, ce que j'ai écrit là-bas dans la Michna Beroura et le Biour Halakha.
séif katan 10
- (יא) או ברביעית - כמו שמצינו בכמה דיני התורה לענין משקין דשיעורן ברביעית:(11) Ou une revi'it – comme nous le trouvons dans plusieurs lois de la Torah concernant les boissons, dont la mesure est une revi'it.
séif katan 11
- (יב) והכא וכו' - פי' דבשאר שתיות שהם רשות יכול גם להסתלק מן הספק באם ישתה פחות מכזית דבזה פטור לכו"ע מלברך אחריו אבל הכא בכוס של ברכת המזון א"א לעשות כן דכיון דטעון כוס צריך עכ"פ לשתות מלא לוגמיו שהוא רוב רביעית והוא הרבה יותר מכזית:(12) Or ici, etc. – Explication : pour les autres boissons, qui sont facultatives, on peut aussi sortir du doute en buvant moins qu'un kezayit, car alors on est dispensé, selon tous les avis, de réciter la bénédiction finale ; mais ici, pour la coupe du Birkat HaMazone, il est impossible de faire ainsi, car puisqu'il requiert une coupe, il faut en tout cas boire « plein ses joues », ce qui est la majeure partie d'une revi'it, et c'est beaucoup plus qu'un kezayit.
séif katan 12
- (יג) שהוא רוב רביעית - היינו באדם בינוני מחזיק שיעורו כך אבל באדם גדול ביותר משערינן במלא לוגמיו דידיה ומ"מ לא בעי לשתות טפי מרביעית:(13) Ce qui est la majeure partie d'une revi'it – c'est-à-dire que chez un homme de taille moyenne, le volume de ses joues contient cette mesure ; mais chez un homme particulièrement grand, on mesure selon « plein ses joues » à lui. Néanmoins, il n'a pas besoin de boire davantage qu'une revi'it.
séif katan 13
- (יד) רביעית שלם - עיין ט"ז שכתב דלעיקר הדין קי"ל במלא לוגמיו ולפיכך אם לא שתה רק כמלא לוגמיו חייב לברך ברכה אחרונה אלא דלכתחלה יראה לשתות רביעית כדי לצאת לכו"ע אכן כל האחרונים דחו דבריו והעלו דכל שלא שתה רביעית שלם בין ביין בין בשאר משקין אין רשאי לברך ברכה אחרונה וכדעת השו"ע עוד הסכימו דאין חילוק בין שאר משקין ובין יין שרף אע"פ דביי"ש מייתבא דעתיה דאינשי בפחות מרביעית דלא חילקו חכמים בשיעורן ודלא כט"ז לקמן בסימן ר"י:(14) Une revi'it entière – Voir le Taz, qui a écrit que selon la stricte loi, nous tenons que la mesure est « plein ses joues », et c'est pourquoi, s'il n'a bu que « plein ses joues », il est tenu de réciter la bénédiction finale ; seulement, lekhat'hila, il veillera à boire une revi'it afin d'être quitte selon tous les avis. Cependant, tous les A'haronim ont rejeté ses propos et ont conclu que tant qu'il n'a pas bu une revi'it entière, que ce soit du vin ou d'autres boissons, il n'a pas le droit de réciter la bénédiction finale, conformément à l'avis du Choulhan Aroukh. Ils ont aussi convenu qu'il n'y a pas de différence entre les autres boissons et l'eau-de-vie (yayin sarouf), bien qu'avec l'eau-de-vie les gens soient rassasiés avec moins qu'une revi'it, car les Sages n'ont pas fait de distinction dans leurs mesures ; et ce, contrairement au Taz plus loin, au siman 210.
séif katan 14
- (טו) יטעום אחד מהמסובין - דכיון שהמסובין שמעו מתחלה את הברכה והוא כוון עליהם להוציאם מהני טעימתם לכולם ועיין בבה"ל מה שכתבנו בשם חי' רע"א:(15) L'un des convives goûtera – car, puisque les convives ont entendu dès le début la bénédiction et que celui qui bénit a eu l'intention de les acquitter, la dégustation de l'un d'eux est valable pour tous. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit au nom des 'Hidouchei Rabbi Akiva Eiger.
séif katan 15
- (טז) ואין שתיית וכו' - דבעינן שיטעום בעצמו או אחד מהמסובין שיעור הנאה שתתיישב דעתו עליו והיינו כמלא לוגמיו:(16) Et la boisson de deux, etc. – car il faut que celui qui a béni goûte lui-même, ou l'un des convives, une quantité procurant une jouissance qui le rassasie, c'est-à-dire « plein ses joues ».
séif katan 16
- (יז) שיטעמו כולם - היינו טעימה בעלמא וא"צ מלא לוגמיו רק לאחד. והנה הכא איירי המחבר רק לענין מצות שתיית הכוס ולפי מה שביאר המחבר לעיל בס"ג דלצאת ידי ספק יראה לשתות רביעית שלם לא יצוייר מה שכתב דמצוה מן המובחר שיטעמו כולם בכוס המחזיק רביעית אם לא שהוא מחזיק יותר מרביעית:(17) Que tous goûtent – c'est-à-dire une simple dégustation, et il n'est nécessaire de boire « plein ses joues » que pour un seul. Or, ici, l'auteur (le Choulhan Aroukh) ne traite que de la mitsva de boire la coupe ; et d'après ce que l'auteur a expliqué plus haut, au séif 3, que pour sortir du doute on veillera à boire une revi'it entière, on ne peut se représenter ce qu'il a écrit – que la mitsva de la meilleure manière est que tous goûtent – dans une coupe qui contient seulement une revi'it, à moins qu'elle ne contienne plus qu'une revi'it.
séif katan 17
- (יח) סימן רע"א - דיש מי שאומר דשתיית כולם מצטרפין למלא לוגמיו ועיין לקמן בסימן רע"א ס"ק ס"ט במ"ב:(18) Siman 271 – où il y a un avis selon lequel la boisson de tous se combine pour atteindre « plein ses joues » ; et voir plus loin, siman 271, séif katan 69, dans la Michna Beroura.
séif katan 18
- (יט) צריך לברך - דמסתמא אינו מכוין לצאת בברכת המברך מאחר שאינו יודע אם יגיע לו וכתב המ"א דאם המסובין נתכונו בהדיא אם יגיע להם הכוס שיצאו בברכתו יוצאין בזה אם גם המברך נתכוין להוציא בברכתו כל אחד מהמסובין וכן הסכימו הרבה אחרונים. ואך יזהרו כולם מי שרוצה לטעום מן הכוס על סמך ברכת המברך שלא ישיחו עד שיטעמו מן הכוס כדי שלא יהיה הפסק בין הברכה להטעימה:(19) Doit réciter lui-même la bénédiction – car, sans précision, il n'a pas l'intention de s'acquitter par la bénédiction de celui qui bénit, puisqu'il ne sait pas si la coupe lui parviendra. Et le Maguen Avraham a écrit que si les convives ont eu explicitement l'intention, au cas où la coupe leur parviendrait, de s'acquitter par sa bénédiction, ils s'en acquittent ainsi, à condition que celui qui bénit ait lui aussi eu l'intention d'acquitter par sa bénédiction chacun des convives ; et de nombreux A'haronim en ont convenu. Mais tous ceux qui veulent goûter de la coupe en s'appuyant sur la bénédiction de celui qui bénit doivent prendre garde de ne pas converser avant d'avoir goûté de la coupe, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre la bénédiction et la dégustation.
séif katan 19