Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 189 →- (א) לא יאמר תתברך - שכבר אמר ברוך אתה ה':(1) On ne dira pas « Tu seras béni » – car il a déjà dit « Béni sois-Tu, Hachem ».
séif katan 1
- (ב) החי - כי בקצת סדורים היה כתוב המלך החי הטוב וכו':(2) « Le Vivant » – car dans quelques livres de prières était écrit « le Roi vivant, bon, etc. »
séif katan 2
- (ג) כ"א בבית האבל - וכדלקמיה בס"ב:(3) Sauf dans la maison de l'endeuillé – et comme il est dit plus loin, au séif 2.
séif katan 3
- (ד) שלשה מלכיות וכו' - וטעם כל זה הוא דברכת הטוב והמטיב אינו מן התורה אלא שחכמים תקנוה על הרוגי ביתר שניתנו לקבורה ואמרו הטוב שלא הסריחו והמטיב שנתנו לקבורה וקבעוה לברכת המזון מפני שכולה הודאה ושבח על הטובה שהטיב עמנו וגם זו מן הטובות וסמכוה לברכת בונה ירושלים מפני שכשנחרבה ביתר נגדעה קרן ישראל ואינה עתידה לחזור עד שיבוא בן דוד ומפני שכבר סיימו ברכות שהם מן התורה וזו היא מדרבנן לא מקרי זו ברכה שהיא סמוכה לחברתה ולהכי פותחת בברוך [ומה שאין אנו חותמים בה בברוך אע"פ שהיא ברכה ארוכה מפני שמתחלה תקנוה במטבע קצר שלא הוזכר בה אלא הטוב והמטיב לכל ואח"כ הוסיפו בה יתר הדברים] ותקנו בה ג' מלכיות מפני שכבר תקנו להזכיר מלכות בית דוד בבונה ירושלים וכיון שמזכירין מלכות בית דוד היה ראוי להזכיר גם מלכות שמים אלא מפני שאין זה דרך כבוד להזכיר בסמוך ממש מלכותא דשמיא למלכות בו"ד רצו להשלימה ולהזכיר בברכת הטוב והמטיב מלכות כנגדה ואגב שתקנו להזכיר מלכות כנגד ברכת רחם תקנו להזכיר עוד פעם מלכות כנגד ברכת הארץ שלא הוזכר גם בה מלכות (ואע"פ שמעיקר הדין אין צריך בה מלכות שהיא סמוכה לברכת הזן ובה נזכר מלכות) וכיון שאומרים בה ג' מלכיות אומרים בה ג"כ ג' הטבות מפני שעיקר הברכה היא על שם ההטבה דהיינו הטוב והמטיב וכיון שאומרים בה ג' הטבות והיא ברכת הודאה כמו שכתבנו אומרים ג"כ ג' תגמולות עכ"ל הלבוש:(4) Trois mentions de la royauté, etc. – Et la raison de tout cela est que la bénédiction « le Bon et le Bienfaisant » (HaTov veHaMétiv) n'est pas de la Torah, mais ce sont les Sages qui l'ont instituée au sujet des tués de Betar qui furent remis pour être enterrés ; et ils dirent « le Bon », car les corps ne s'étaient pas décomposés, « et le Bienfaisant », car ils furent remis pour l'enterrement. Et ils l'ont fixée dans le Birkat HaMazone parce que celui-ci est entièrement reconnaissance et louange pour le bien qu'Il nous a fait, et cela aussi fait partie des bienfaits. Et ils l'ont accolée à la bénédiction « Qui reconstruit Jérusalem » parce que, lorsque Betar fut détruite, la corne d'Israël fut abattue, et elle ne reviendra pas avant que ne vienne le fils de David. Et puisqu'on a déjà terminé les bénédictions qui sont de la Torah, et que celle-ci est d'ordre rabbinique, elle n'est pas appelée une bénédiction accolée à sa voisine ; c'est pourquoi elle commence par « Béni ». [Et si nous ne la concluons pas par « Béni », bien que ce soit une bénédiction longue, c'est parce qu'à l'origine on l'a instituée sous une formule courte, où n'était mentionné que « le Bon et le Bienfaisant envers tous », et ensuite on y a ajouté le reste des paroles.] Et on y a institué trois mentions de la royauté, parce qu'on avait déjà institué de mentionner la royauté de la maison de David dans la bénédiction « Qui reconstruit Jérusalem » ; et puisqu'on mentionne la royauté de la maison de David, il aurait convenu de mentionner aussi la royauté du Ciel ; mais comme il n'est pas respectueux de mentionner tout à côté la royauté du Ciel et la royauté d'un être de chair et de sang, ils ont voulu la compléter en mentionnant dans la bénédiction « le Bon et le Bienfaisant » une mention de la royauté en correspondance avec elle. Et du moment qu'ils ont institué de mentionner la royauté en correspondance avec la bénédiction « Ra'hem » (« Aie pitié »), ils ont institué de mentionner encore une fois la royauté en correspondance avec la bénédiction de la terre (Birkat HaArets), où la royauté n'était pas non plus mentionnée (bien que, selon la stricte loi, elle n'ait pas besoin de mention de la royauté, puisqu'elle est accolée à la bénédiction « HaZan » (« Qui nourrit »), dans laquelle la royauté est mentionnée). Et puisqu'on y dit trois mentions de la royauté, on y dit aussi trois bienfaits, car l'essentiel de la bénédiction porte sur le bienfait, c'est-à-dire « le Bon et le Bienfaisant » ; et puisqu'on y dit trois bienfaits, et que c'est une bénédiction de reconnaissance, comme nous l'avons écrit, on dit aussi trois rétributions. Fin de citation du Levouch.
séif katan 4
- (ה) המלך הטוב - אין לומר אל שבכל יום וכו' דמשמע ח"ו שיש שתי רשויות ואותו אל שבכל יום אנו מברכין אלא יאמר אל בכל יום וכו' ויותר נכון שלא לומר כלל מלת אל שהרי כבר אמר האל אבינו. בבהמ"ז בעה"ב מסיים ונאמר אמן שאין יכול לגזור אומר ואמרו אמן משא"כ בברכת עושה שלום במרומיו שהוא שבח של הקב"ה וכל ישראל מצווין אומר ואמרו אמן. אחר הרחמן יש לענות אמן וכן אחר כל תחנה ובקשה אע"פ שאין בה שם [כל בו ושל"ה]. יאמר ונשא ברכה מאת ה' כלשון הפסוק ישא ברכה מאת ה'. נוהגים לומר בשבת ויו"ט ור"ח מגדול ובחול מגדיל ויתר דקדוקים שבנוסח בהמ"ז עיין בא"ר סימן קפ"ז שהאריך בזה:(5) Le Roi bon – On ne doit pas dire « le D.ieu qui chaque jour (El chébekhol yom), etc. », car cela laisserait entendre, à D.ieu ne plaise, qu'il y a deux puissances, et que c'est ce D.ieu-là (celui « qui chaque jour ») que nous bénissons ; il dira plutôt « D.ieu, chaque jour (El bekhol yom), etc. » ; et il est plus juste de ne pas dire du tout le mot « D.ieu » (El) à cet endroit, puisqu'il a déjà dit « le D.ieu notre Père ». Dans le Birkat HaMazone, le maître de maison conclut (dans le « HaRa'hamane » le concernant) « et disons Amen » (venomar amen), car il ne peut pas leur ordonner « et dites Amen » ; ce qui n'est pas le cas dans la bénédiction « Celui qui fait la paix dans Ses hauteurs », qui est une louange du Saint, béni soit-Il, et tout Israël en a l'obligation : on dit « et dites Amen ». Après chaque « HaRa'hamane » (« Le Miséricordieux »), il faut répondre Amen, de même qu'après toute supplication et requête, même si elle ne contient pas le Nom divin [Kol Bo et Chla]. On dira « et qu'il emporte une bénédiction de la part d'Hachem » (venissa berakha), selon les termes du verset « il emportera une bénédiction de la part d'Hachem » (Psaumes 24, 5). On a l'usage de dire, le Chabbat, le Yom Tov et Roch 'Hodech, « Migdol », et en semaine « Magdil » (dans le verset « Il fait de grandes délivrances à Son roi »). Et pour les autres précisions de la formule du Birkat HaMazone, voir l'Eliya Rabba, siman 187, qui s'est étendu sur ce sujet.
séif katan 5
- (ו) בבית האבל אומר - בין כשהאחרים האוכלין עמו מברכין ובין כשהוא עצמו מברך ואם בעינן לזה עשרה או לא עיין ביו"ד סימן שע"ט ובאחרונים שם:(6) Dans la maison de l'endeuillé, on dit – que ce soient les autres qui mangent avec lui qui récitent la bénédiction, ou que ce soit lui-même qui la récite. Et quant à savoir s'il faut pour cela dix hommes ou non, voir dans le Yoré Déa, siman 379, et chez les A'haronim là-bas.
séif katan 6
- (ז) הטוב והמטיב - לפ"ז אין אומר בבית האבל ג' הטבות וג' גמולות וכן הוא בב"י ועיין בב"ח פה ובש"ך שם סימן שע"ט שאין סוברים כן:(7) Bon et bienfaisant – D'après cela, on ne dit pas, dans la maison de l'endeuillé, les trois bienfaits et les trois rétributions ; et il en est ainsi dans le Beit Yossef. Et voir le Ba'h ici et le Chakh là-bas (Yoré Déa), siman 379, qui ne sont pas de cet avis.
séif katan 7